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L’Algérie a besoin de 22 000 imams supplémentaires

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  • L’Algérie a besoin de 22 000 imams supplémentaires


    Le ministre des Affaires Religieuses, Bouabdellah Ghlamellah, a déclaré hier à Constantine qu’il y avait un déficit en matière d’imams à travers le pays, assurant l’existence de 22 000 imams, alors que l’Algérie a besoin de 22 000 autres afin de combler le déficit.

    Le ministre des Affaires religieuses a débuté la conférence spécifique aux imams, qui entre dans le cadre des festivités de la journée du savoir comme chaque année, mais cette fois la conférence vise à l’application du projet du système national de l’activité religieuse, qui œuvre à revoir la cadre référentiel du discours des mosquées afin qu’il soit en adéquation avec le discours national qui condamne les actions terroristes qui ont eu lieu récemment, selon les propos du directeur des affaires religieuses de la wilaya.

    Le ministre a indiqué que la mosquée est le fondement principal de la société, précisant que les dernières explosions rappellent ce qui s’est passé au début des années 80, lorsque la mosquée était la victime, et que certains faisaient douter les musulmans sur leur islamité.

    Le ministre a ajouté que le slogan cette fois est le retour de la mosquée à la société, et cela en appelant à l’établissement de relations humaines, ainsi qu’au respect de la nation, à la paix, et à la solidarité.

    Le ministre a nié dans une déclaration à la presse en marge de l’ouverture de la conférence, que le nombre réduit des imams, soit relatif à la baisse de leur revenu, mais plutôt le manque de sécurité, comme il a assuré que toutes les conditions sécuritaires sont, à présent réunies, afin de les protéger.


  • #2
    Jeudi 26 Avril 2007 -- “22 000 imams assurent le fonctionnement du système national des activités religieuses. Les besoins du système en matière de ressources humaines sont aussi importants. C’est-à- dire, le manque s’élève à hauteur de 22 000 autres imams”.

    C’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires religieuses, M. Bouabdallah Ghoulamallah, en marge de la réunion qu’il a tenue, hier à Constantine, avec les imams de la wilaya. Une réunion qui s’inscrit, selon le ministre, dans le cadre d’une série de rencontres visant à vulgariser les lignes de conduite du système national des activités religieuses et d’expliquer aux imams leurs missions dans la société et ce, afin de dénoncer les pratiques et doctrines, étrangères aux préceptes de l’islam tels que perçus par la société algérienne, ayant amené des jeunes à perpétrer des attentats kamikazes le 11 avril dernier.

    Le ministre a révélé que son département est en train de préparer un programme de formation et de recrutement pour parer au déficit en matière de ressources humaines. Par ailleurs, M.Ghoulamallah a précisé que l’imam, aujourd’hui, est protégé par la loi et personne ne peut l’agresser ou lui ôter sa tribune comme avant. “Des charlatans ont squatté la mosquée vers la fin des années 1970 et le début des années 1980 pour semer le doute chez les Algériens à même de déstabiliser les liens de confiance entre le peuple algérien et son gouvernement en véhiculant des valeurs fondamentalistes. Ces gens ont envoyé des jeunes Algériens à combattre le communisme en Afghanistan, lesquels, endoctrinés par la suite, ont constitué le noyau des groupes terroristes en Algérie”, s’est-il indigné.

    M.Ghoulamallah, qui s’est félicité d’un retour relatif de confiance entre les Algériens et leurs mosquées depuis les années 2000, a exhorté les participants à cette rencontre à consentir plus d’efforts afin de renforcer la présence de l’imam dans la société et gagner davantage la confiance du peuple. “Il est déraisonnable qu’on écoute des femmes algériennes en train de solliciter, par le biais des chaînes satellitaires, les prêches chez les oulémas orientaux. C’est un fait qui témoigne du fait qu’elles ne font plus foi en leurs imams et concitoyens et c’est ce qu’a semé l’intégrisme chez nous”, a-t-il martelé.

    Le ministre a aussi appelé les imams de prêcher, lors de la prière de vendredi, à l’unité du peuple algérien, à la paix et à la réconciliation et également à dénoncer l’extrémisme et la violence. Et de souligner que le salaire perçu par l’imam ne doit pas faire la primauté dans la fonction de l’Imamat. “C’est vrai que les imams sont mal payés. Ce point peut probablement être pris en en charge dans la nouvelle loi relative à la Fonction publique, mais il ne doit pas faire la priorité auprès de ces hommes religieux”, a-t-il dit.

    Sur un autre chapitre, M.Ghoulamallah a précisé que les statistiques de son département n’expriment aucune présence de la tendance chiite en Algérie. “Il ne faut pas confondre les positions politiques de certains, suite à la victoire du parti chiite libanais contre l’armée israélienne et l’enthousiasme qu’ont manifesté les Algériens à la croyance au chiisme. Dieu merci, nous n’avons pas des gens qui exercent des husseiniates (pratiques sanguines exercées). Il est à signaler que la réunion a été sanctionnée par un communiqué du Haut Conseil scientifique de Constantine, instance dépendant de la direction des affaires religieuses de la wilaya qui a jugé anti-religieux les attentats du 11 avril dernier et donné une instruction aux imams de lutter contre ces pratiques contraires aux valeurs de l’islam.

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    • #3
      Jeudi 26 avril 2007 -- Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, a estimé que l’Algérie a besoin de 22 000 nouveaux imams afin d’encadrer l’ensemble des mosquées. Intervenant, hier à Constantine, lors d’une réunion consacrée au rôle des imams, le ministre a appelé les participants à combattre toute forme d’intégrisme et de terrorisme en Algérie.

      Cet appel a été lancé particulièrement à l’endroit des responsables locaux du secteur qui encadrent 202 mosquées et 40 lieux de culte. Constantine compte 180 imams ainsi que 48 mourchidas. Le ministre a fait ensuite remarquer que «la mosquée et les imams ont été longtemps sujets à des critiques, ajoutant, un peu plus loin, qu’on imputait souvent la responsabilité des crimes terroristes à ce secteur.

      Il a ajouté que «les citoyens nous reprochent notre passivité et notre incapacité à faire face aux propos de certains illuminés qui ont prêché la mort et ont divisé le peuple algérien». C’est dans cet esprit que le ministre a décidé de tenir la première séance de mise au point avec les imams de Constantine pour les inciter à unifier leurs prêches du vendredi.

      Ils sont appelés à jouer un rôle plus soutenu dans la vie des citoyens en les appelant à consolider leur union, à se rassembler autour de la nation et à s’imprégner davantage de la personnalité historique musulmane et algérienne. En outre les imams sont invités par la tutelle à investir la vie de tous les jours sur tous les plans : social, culturel et scientifique.

      La mosquée doit être, a ajouté le ministre, un lieu où les Algériens se rapprochent de la religion et de la nation par des prêches qui favorisent un meilleur ancrage de la religion et renforcent les fondements de l’identité algérienne.

      La rencontre s’est terminée par la lecture du communiqué des imams de Constantine qui ont réitéré leur soutien à la concorde civile, et à la lutte contre toutes formes d’intégrisme ainsi que la nécessité de consacrer l’identité musulmane algérienne.

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