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Lecture on "Islam in the United States" in Al Hamma National Library

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  • Lecture on "Islam in the United States" in Al Hamma National Library

    May 19, 2007 -- As part of its 'American corner' cultural activities, the American embassy in Algiers, jointly with the Algerian National Library, will host a conference of which the central theme will be " Islam in the United States".

    The lecture will be anchored by Professor Abdelwahab Hechiche of the University of South Florida. His presence in Algeria comes within the framework of the "Fulbright" program and he is currently assigned to the department of political science of the university of Algiers for the academic year 2006-2207.

    'The American corner' is a joint venture between the Algerian Ministry of Culture and the National Library of Algiers. This cultural space enables a better understanding of American history, culture and society, which is mostly unknown to the general public in Algeria.

    A multitude of literary works in English, French and even Arabic, which deal with history, politics, media, science and language learning are put at the disposal of the subscribers. In addition, the 'American corner' organizes film screenings, seminars and training dedicated to English teachers.


  • #2
    Mercredi 23 mai 2007 -- Sous le thème «L’islam aux Etats-Unis», le docteur américain Abdelwahab Hechiche a, lors d’une conférence débat organisée lundi conjointement par l’ambassade américaine à Alger et la Bibliothèque nationale d’El-Hamma au siège de cette dernière, battu en brèche les dimensions historique, démographique, identitaire, idéologico-morale et politique de l’islam aux Etats-Unis d’Amérique.

    Même s’il reconnaît que «l’Amérique, société et Etat, étaient ignorants du monde en général et du monde arabo-musulman en particulier», le Dr Hechiche estime que la religion musulmane est «florissante» au pays d’Abraham Lincoln. Du point de vue historique d’abord, le professeur en sciences politiques et relations internationales à l’université de Floride du Sud nous apprend que l’existence de la religion musulmane sur le continent américain ne date pas d’hier.

    Ses origines remontent, selon lui, au moins, aux premières «traites négrières» à travers lesquelles, dit-il, «il est certain que des esclaves africains étaient arrivés en Amérique avec une spiritualité musulmane». D’autres spécialistes estiment, quant à eux, que l’islam dans le Nouveau Monde était antérieur à Christophe Colomb.

    Mais M. Hechiche indique qu’il n’existe pas d’arguments scientifiques solides qui pourraient confirmer cette hypothèse. S’agissant du côté démographique, le conférencier indique que les statistiques montrent qu’à partir des années 1990, les musulmans forment, du point de vue du nombre, la deuxième communauté aux Etats-Unis derrière, bien sur, la communauté chrétienne.

    Avec les émigrés qui prennent ensuite la nationalité américaine, comme c’est le cas du Dr Hechiche, qui est d’origine algéro-tunisienne, un phénomène de reconversion d’autres Américains non musulmans à la religion du Prophète Mohammed fait qu’aujourd’hui, les Etats-Unis comptent pas moins de 6 millions de musulmans.

    «Cette donne inquiète certains Américains, notamment les Juifs», a dit M. Hechiche qui note que le phénomène de reconversion s’est accentué à partir de la première guerre du Golfe suite à l’invasion du Koweït par l’Irak. «Beaucoup de soldats américains ayant pris part à cette guerre sont revenus reconvertis à l’islam et beaucoup d’autres l’ont fait après leur retour au pays», a-t-il relevé en signalant que ce phénomène est également fortement présent dans les prisons et chez les couches déclassées et défavorisées.

    Par ailleurs, «l’effet mode», notamment après la reconversion du célèbre boxeur Mohamed Ali dans les années 1960-1970 et celle, plus récente, d’autres vedettes du sport, notamment du basket – l’un des sports favoris des Américains –, a encore «boosté» cette tendance des Américains à se revendiquer de la religion d’Allah.

    Cela dit, l’orateur n’omet pas de relever que des épisodes, tels «l’affaire» des otages américains arrêtés pendant plus de 400 jours par Khomeiny après la révolution islamique iranienne en 1979 jusqu’aux fameux attentats du 11 septembre 2001 revendiqués par El-Qaïda, ont contribué à donner une image hostile de l’islam et du musulman.

    Loin des considérations arithmétiques et chiffrées de la donne démographique, la donne identitaire des musulmans américains est plus compliquée par les origines de chacun d’eux. Il est vrai que comme l’indique notre enseignant détaché dans le cadre du programme «Fulbright» auprès du département des sciences politiques de l’Université d’Alger, il existe des «différences» entre l’islam afro-américain noir, l’islam arabe et celui d’autres communautés d’origine asiatique.

    Mais étant un pays «qui résout les problèmes», comme le dit M. Hechiche, les Etats-Unis commencent à se pencher sérieusement sur cette situation pour la «comprendre». Cela est arrivé, indique-t-il, jusqu’au point que des présidents américains, à l’image de Bill Clinton ou de l’actuel locataire de la Maison-Blanche George W. Bush, «reçoivent des personnalités représentant les musulmans et présentent leurs vœux aux musulmans, notamment à l’occasion du mois de ramadan et de la fête de l’Aïd El-Fitr».

    Le conférencier relève en outre «une autre grande qualité de la société américaine», le dialogue en l’occurrence, à travers lequel, fait-il savoir, beaucoup de musulmans américains se font convier par leurs concitoyens juifs ou chrétiens pour parler de l’islam dans les synagogues et les églises.

    De plus en plus de musulmans américains, notamment les étudiants, affirme M. Hechiche, «contribuent à faire connaître l’islam aux autres Américains» afin, poursuit-il, «de le faire sortir des stéréotypes entretenus par les mass media et le cinéma hollywoodien.

    «La trinité musulman-arabe-terroriste a été entretenue par les mass media et Hollywood plus que tous les autres», a regretté le professeur Hechiche. Sur le plan de la vie quotidienne dans la société, le Dr Hechiche assure que contrairement à ce qui est observé en Europe, «il n’y a pas de problèmes de voile ou de barbe en Amérique dès lors que le concerné ne remet pas en cause la liberté» qui est, après tout, l’essence même de la société américaine.

    «Il y a possibilité pour n’importe qui, y compris pour les musulmans, de devenir influent aux Etats-Unis, à condition que l’on respecte la démocratie et les lois américaines», déclare le conférencier qui fait savoir que beaucoup d’associations et de groupes de pression musulmans commencent à voir le jour aux Etats-Unis.

    «Ces associations ressemblent, y compris dans leurs dénominations aux lobbys juifs», relève l’orateur qui indique toutefois qu’»elles (ces associations) sont loin encore d’avoir la même influence qu’eux (les lobbys juifs)». Malheureusement, «cette grande liberté américaine a été exploitée par des gens pour des intentions qui ne sont pas toujours saines», regrette encore M. Hechiche qui explique que par cette attitude, «ces gens ont fait beaucoup de mal à beaucoup de gens».

    D’où, selon lui, les mesures sécuritaires, prises notamment après le 11 septembre 2001, sont «devenues nécessaires et justifiées pour et par la sécurité politique des Etats-Unis». Le conférencier n’a pas voulu justement s’étaler sur la politique extérieure américaine jugée par certains intervenants comme étant hostile au monde arabo-musulman et qui relèvent, à juste titre, que tous les efforts dont avait parlé le conférencier «répondent plus aux libertés internes en Amérique».

    Néanmoins, M. Hechiche reconnaît que «la politique extérieure américaine est critiquable», mais estime que le président Bush «pourrait avoir eu de bonnes intentions» dans ses décisions d’envahir l’Afghanistan et l’Irak entre autres.

    Il ajoute que la politique comme la société américaine sont influencées par le problème du Moyen-Orient. Selon lui, le président Bush, «qui est d’un caractère influençable», a été «certainement influencé par le rôle joué par les évangélistes et les néoconservateurs».

    M. Hechiche, qui se dit être un homme de paix, est catégorique : «Tant qu’on ramène un problème politique à un problème religieux, on ne pourra pas travailler pour la paix.»

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