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Deux experts américains au chevet de la mosquée Pacha d’Oran

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    Jeudi 19 juillet 2007 -- A réfection des mosquées Pacha, édifiée en 1789 dans le quartier populaire de Sidi El Houari, et Abdallah Ben Salam, à Oran, part d’un bon pied. Les travaux de restauration de ces deux sites historiques ne devraient pas tarder à s’amorcer, et sous les meilleurs auspices. En effet, deux experts américains, spécialisés dans la restauration des sites et monuments historiques, sont en visite de travail à Oran. Il s’agit d’un ingénieur architecte, Steve Kelly, et d’un ingénieur en sismologie, Terrence Paret, tous deux professeurs à l’université de Chicago, aux Etats-Unis. Dès leur arrivée à Oran, les deux spécialistes américains ont effectué une visite sur le site des deux mosquées.

    Durant près d’une semaine, les deux experts entreprendront des fouilles et une inspection minutieuse des monuments «malades». «Je suis un médecin de 50 ans devant un malade de 500 ans. Je dois comprendre ce qui se passe et ce que ressent ce monument ancien», dira Steve Kelly. Pour illustrer le propos, l’architecte donnera quelques exemples d’expériences de restauration et de réhabilitation de certains monuments dans le monde, notamment une synagogue à Chicago, la tour de Pise en Italie, la mosquée de Jérusalem à Moscou et d’autres encore. Les deux spécialistes présenteront ensuite les techniques de restauration des monuments historiques ayant fait leurs preuves à travers le monde, en insistant sur leur fiabilité et en soulignant la nécessité d’impliquer toutes les disciplines requises pour la restauration des sites et des monuments historiques menacés d’effondrement.

    Différentes étapes sont suivies dans les opérations de restauration des structures anciennes fragilisées par le poids du temps. «Il faut d’abord connaître l’histoire de la structure, l’anamnèse, faire son diagnostic et préconiser une thérapie», notera le professeur qui, explicitant les diapositives projetées, ajoutera : «Nous devons comprendre comment les changements sont intervenus dans telle ou telle structure, étudier son environnement immédiat et les contraintes existantes.»

    Pour cela, l’expert américain expliquera que «tous les documents existants, les dessins picturaux, les plans architecturaux, les photos prises peuvent aider à comprendre ce qui s’est produit dans la structure concernée. Comme ce fut le cas de la mosquée de Jérusalem qui, très endommagée, a été reconstruite à partir d’une carte postale», indiquera-t-il encore. Il y a également l’analyse visuelle du bâtiment et la phase du travail en laboratoire où les matériaux sont analysés et testés. Il conclura en affirmant que «tout repose sur un bon diagnostic qui doit être établi par une équipe pluridisciplinaire et compétente, sans compter qu’il faut minimiser les interventions».

    Pour son collègue, spécialiste en sismologie et mouvements du sol, «l’analyse sismique est très importante dans toute étude de restauration». Illustrations à l’appui, il expliquera comment de vieilles bâtisses subissent les mouvements du sol et comment on peut détecter les failles au niveau de ces structures.

    Pour ce qui est de la mosquée Ben Salam, elle devra subir un démontage de la façade qui a subi un écartement de 5 cm de la droite vers la gauche. L’écartement a finalement produit un degré de résistance important, selon les membres du bureau d’études Ibdaa.

    La mosquée du Pacha, sur les murs de laquelle des fractures sont visibles, «fait face aux mêmes problèmes générés par les aléas climatiques et l’usure du temps», diront des architectes, en charge du dossier de restauration, qui révéleront qu’un lien entre cette mosquée et le palais du Bey a été établi. Ainsi, ces deux édifices bénéficieront des techniques modernes de réhabilitation et de restauration.

    A signaler que ce projet a été pris en charge par l’ambassade des Etats-Unis qui a fait un don de 100 000 dollars. 35 000 dollars, représentant la première tranche de ce don, ont été remis samedi dernier aux chargés du projet de restauration qui entre dans le cadre d’un vaste programme initié par les pouvoirs publics et incluant d’autres sites similaires à travers le pays.

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