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Museums, art galleries, theatres and cultural organisations

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  • #31

    Mercredi 18 Février 2009 -- Un projet d’extension du musée du Hodna de la ville de M’sila et un autre pour la construction d’un nouveau siège pour le musée d’arts plastiques Etienne Dinet ont été retenus pour 2009. Créé en 1993 et récemment doté du statut de musée national, le musée du Hodna, tel qu’il est maintenant, assume tant bien que mal sa mission avec des galeries trop étroites. En l’absence de terrain attenant, l’extension du musée dont la superficie est de 223 m² s’effectuera en hauteur. Un terrain d’assiette a été par ailleurs trouvé à Boussaada pour accueillir le projet du futur musée Etienne Dinet créé dans la maison même où vécut cet artiste entre 1905 et 1929 mais qui s’est révélée inadaptée, en raison de son exiguïté, pour un tel équipement et pour recevoir la bibliothèque dépendant du musée. Le lancement des travaux de réalisation du nouveau siège aura lieu au cours du premier trimestre 2009 et la maison de l’artiste demeurera une structure dépendante du musée. Les montants des deux opérations n’ont pas encore été précisés. Le musée du Hodna contient une collection de restes d’animaux et de végétaux fossilisés, des pièces préhistoriques, des vestiges romains et byzantins ainsi que des antiquités de la période médiévale de la ville de Mohammadia (actuelle M’sila). Le musée Dinet a reçu sa première œuvre d’art (un portrait) en 1995 et se compose de deux petits bâtiments : la maison de l’artiste et son atelier.

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    • #32

      Mardi 3 Mars 2009 -- Le musée des arts plastiques et de l’artisanat traditionnel de Taghit dégage des lampées bienfaitrices de culture, malgré une discrétion totale du lieu, situé au pied des dunes. Il convient de noter que cet insolite musé a été inauguré en 2002, en tant qu’espace culturel local. Il fait aussi office d’atelier de travail et de formation en artisanat traditionnel et est consacré aux arts plastiques. On notera d’ailleurs que des artistes du cru y exposent souvent leurs œuvres. Dans une originalité et une authenticité non démenties par l’architecture du musée qui est construit en toub (argile), la structure dispose ainsi de six maisonnées à la stylistique traditionnelle, où sont exposées en permanence une centaine de toiles, œuvres de quelques artistes connus qui caressent l’espoir secret de voir ce lieu étendre son art un peu plus loin que les dunes de Taghit. Un vœu pieu, partagé par l’artiste Ben M’barek, qui confie que l’équipe d’artistes impliqués dans le projet d’expansion du musée a présenté un dossier, dans ce sens, aux autorités de la wilaya ainsi qu’au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, qui ont donné le feu vert. La délicate question relative à la préservation de ce musée est aussi posée, du fait que les toiles qui y sont exposées courent un risque certain de détérioration. Par ailleurs, certains murets ont été affectés par les intempéries d’octobre dernier. Heureusement, les travaux artistiques n’ont pas tous été endommagés.

      Dans la palette des artistes présents, le figuratif classique côtoie l’abstraction moderne et les artistes rendent compte des multiples facettes de la vie dans les régions sahariennes, en utilisant souvent la technique de la peinture à l’huile ou encore celle du sable. Des portraits, des paysages naturels et des toiles abstraites, qui captivent le regard du visiteur lui donnant libre cours pour interpréter leur contenu, sont exposés. On trouve également dans ce musée, des travaux réalisés en bois sculpté, des collections de roches fossiles et des peaux d’animaux vivant dans cet écosystème. Il en est de même concernant des pièces d’artisanat traditionnel, comme de la poterie locale, des ustensiles de cuisine, des objets divers, nécessaires à la vie domestique, des masques de la culture africaine, des peaux de reptiles (crocodile, boa, naja), de gazelles et des coquilles d’œufs d’oiseaux. L’histoire de la région y est également relatée avec des copies de textes et des témoignages de la première pénétration de la colonisation, ainsi que des citations d’historiens ayant visité la Saoura. En somme, ce musée qui reste méconnu a besoin de sortir de l’anonymat. Ce ne sera possible que grâce à la relance du tourisme, selon l’artiste qui vit et veille sur les lieux comme un ermite isolé.

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      • #33
        Tarek Chaouch :


        Mardi 31 Mars 2009 -- Le musée du Bardo bénéficie actuellement de travaux de restauration des locaux abritant les réserves et la salle de «préhistoire» qui constitue d’attrait du Musée national d’ethnographie et de préhistoire de la capitale. Les travaux de réhabilitation de cette grande aile du musée seront lancés incessamment au 2e trimestre 2009. La restauration totale du monument sera achevée sans nul doute à la fin de l’année 2010, comme l’ont précisé les responsables de cette structure muséale au passé riche en découvertes et en objets conservés. Les travaux de réhabilitation des salles concernées sont divisés comme suit : «La première partie des travaux portant sur la restauration du patio et des salles qui l’entourent (les salles de la culture touarègue, de la culture maghrébine et des costumes traditionnels divers) a été achevée en 2007, tandis que la deuxième partie, c’est-à-dire la finalisation des travaux de la cour de marbre, célèbre pour son jet d’eau et qui a été une scène pour plusieurs prises de vues, du hammam (bains) et des salles qui donnent sur la terrasse sont en cours de restauration», a indiqué Mlle Fatima Azzoug, conservatrice du Musée national du Bardo. «Ces espaces, abritant le diwan, la galerie de la favorite et les salles des armes et des instruments de musique seront pour la première fois intégrés au circuit déambulatoire du musée», a précisé la responsable, ajoutant qu’à l’issue des travaux de restauration de toutes les salles d’exposition, seront engagés au fur et à mesure des miniprojets consistant notamment en la «revalorisation» du bassin sur une mise en scène et un éclairage spécifique. Pour l’instant, il est à noter que «la partie préhistoire du musée est toujours ouverte au public», a indiqué la conservatrice, rappelant que l’opération de restauration du monument a été réalisée «par secteurs afin de ne pas pénaliser le public et lui permettre ainsi de continuer à fréquenter le musée».

        Cet établissement a été classé monument historique en 1985. Le Musée national du Bardo a été construit à la fin du XVIIIe siècle pour servir de résidence d’été et accueillir les notables de l’époque. La première partie a été construite dans la typologie de la maison mauresque de la Médina, avec introduction de quelques variantes spécifiques comme la forme des jardins, des potagers et des fontaines. La «villa» a subi des extensions en 1875, consistant en de grands espaces avec des hauteurs sous plafonds éclairées par une série de verrières, utilisés à l’époque comme écuries et réserves. Le Musée national du Bardo, situé dans la banlieue algéroise de Mustapha-Pacha, s’appelait le musée du Bardo avant de prendre son nom actuel en 1985.Il aurait été bâti, à la fin du XVIIIe siècle, par un riche tunisien exilé, Hadj Ben Omar. Un Français nommé Joret procéda à son extention en 1879. En 1930, l’édifice est inauguré comme musée de préhistoire et d’ethnographie à l’occasion du centenaire de la colonisation de l’Algérie. La collection préhistorique comprend des objets du paléolithique et du néolithique, avec une belle collection de figures préhistoriques, et d’œufs d’autruches utilisés comme bouteilles et ustensiles par les premiers hommes. Le musée abrite des collections algériennes mais également étrangères. Généralement, les objets préhistoriques proviennent des fouilles ou sont acquis dans le cadre d’échanges avec les institutions des pays étrangers. Quant aux pièces ethnographiques, celles-ci sont acquises par achat ou par dons. La pièce maîtresse de ce lieu demeure le squelette de Tin Hinan, reine des Touareg, souvent assimilée à la reine Antinéa.

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        • #34

          Dimanche 5 Avril 2009 -- Le projet du musée régional du littoral à Annaba va-t-il voir le jour ? Pourrait-on enfin croire à la naissance d’une culture de l’environnement, qui fait cruellement défaut partout dans le pays ? Annoncé depuis plusieurs années dans le cadre des projets de valorisation et de promotion de l’environnement, le projet en question vient de refaire surface à la faveur d’une réunion consacrée récemment à la présentation de son étude technique.

          L’on retiendra, à prime abord, que ce projet sera implanté au site de la citadelle Hafside, sur les hauteurs de la ville, à proximité de l’hôpital Ibn Sina et de la vieille ville. Apparemment, c’est un cadre idéal, offrant toutes les conditions favorables pour qu’un large public connaisse tout ce qui a trait à la mer. La citadelle Hafside, qui fut édifiée au XIIIe siècle, avait été transformée par l’occupant français en caserne. Aujourd’hui, elle fait l’objet de travaux d’aménagement pour abriter des activités récréatives et autres loisirs. Néanmoins, cette opération enregistre des retards à cause, semble-t-il, d’un problème de financement, à en croire la direction de l’éducation. Avec les musées prévus à Tipaza et Oran, celui régional du littoral de Annaba est appelé en premier lieu à contribuer à l’instauration d’une culture écologique qui continue de faire défaut.

          Il ciblera les jeunes, en particulier, en les sensibilisant sur le respect de l’environnement et la nécessité de sa protection car leur avenir en dépend grandement. Ce projet représente également un début de solution concrète aux problèmes de l’environnement, ne serait-ce qu’au plan de la prise de conscience face à la pollution et à la dégradation du cadre de vie. Faut-il rappeler que la cité du Jujube, qualifiée jadis de Coquette, offre aujourd’hui une image hideuse, qui ne sied guère à sa stature de ville méditerranéenne où la pollution occasionne annuellement des dégâts se chiffrant à des sommes faramineuses ? Selon l’étude réalisée par un bureau de l’Hexagone (sachant que la France est un pays qui a une réputation dans le domaine de l’écologie), ce musée régional du littoral prévoit la création d’espaces où seront transposés et transportés des échantillons représentant toute la richesse du fond marin.

          La superficie du site de la citadelle, de l’ordre de 13 000 m2, permet d’accueillir beaucoup de ces espaces devant permettre au visiteur de découvrir un autre monde, celui de la mer, et se familiariser en même temps avec le concept de la biodiversité marine au niveau du littoral, depuis Annaba, Jijel et Skikda, jusqu’à El Kala (El Tarf). Ces espaces seront complétées, dit-on, par d’autres qui ont été programmés dans ce cadre pour abriter des activités culturelles et artistiques, qui font grandement défaut à Annaba, nonobstant des événements d’animation conjoncturels et sporadiques organisés souvent en été ou durant le mois de Ramadhan, n’attirant pas un grand public. Le bureau d’étude français a estimé le coût de réalisation du musée régional du littoral entre 600 et 800 millions de dinars. Ce montant sera-t-il revu à la baisse compte tenu des répercussions de la crise financière mondiale sur l’Algérie ?

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          • #35
            Tarek Chaouch :


            Jeudi 9 Avril 2009 -- Le patrimoine immatériel et les traditions en voie de disparition semblent être une véritable préoccupation pour le Musée national des arts et traditions populaires : un palais ancien situé en pleine Basse Casbah, plus connu sous le nom poétique de la belle Khedaouedj El-Amia. Les chercheurs et employés divers du musée, sous la houlette de Mme Amamra, digne enfant des lieux, ne se lassent pas de vivifier les anciennes traditions, composant des scènes en temps réel pour faire redécouvrir les notes d’antan à travers la tradition. Une exposition présente divers objets et ustensiles usuels reflétant les arts et traditions populaires.

            Le musée, dans le cadre du printemps des arts qui englobe toutes les structures muséales nationales de la capitale, trouve ainsi le moyen de faire «hadja oua ferdja», c’est-à-dire joindre l’utile à l’agréable, grâce à un après-midi culturel organisé lundi dernier au sein de ce palais légendaire. La fête était donc au rendez-vous comme si c’était réel. Le spectacle était assuré par une mariée et un marié, castés comme il se doit par les différents animateurs de cette initiative, qui a adopté, dans la rigueur, les vraies traditions en usage dans l’Algérois. Au programme de ce cérémonial, dont l’animation musicale était assurée bien évidemment par une troupe de «zernadjia», figurait le rituel du henné du marié et de la mariée, accompagné de traditionnels «takdim» ou plutôt «taâlilate», de minichants poétiques et émouvants qui mettent en valeur les qualités des futurs époux. Le tout appuyé par quelques «boqalate» bien senties, qui sont ancrées dans une tradition bien féminine, et qui consistent en la lecture de courts poèmes, en rime ou en prose, dédiés aux personnes aimées absentes, et qui touchent à tous les domaines, qu’ils soient sentimentaux, interpellant la chance, le sort, le retour ou la découverte de l’être aimé... Il faut dire que lors de ce cérémonial, un intérêt particulier a également été accordé aux costumes authentiques portés par les mariés au moment du rituel du henné : pour la femme, un peignoir en satin rose et un châle brodé à la main ; et pour l’homme un seroual «testifa » (à plis), un «h’zam» (ceinture en soie qui entoure la taille de manière élégante), avec une «gh’lila» (gilet brodé avec du fil d’or), une «chéchia» (couvre-chef d’origine turque) en feutrine rouge ainsi qu’un burnous blanc. Cette grande fête, organisée en collaboration avec l’association culturelle El-Qalaâ a pour objectif de mieux faire connaître, particulièrement aux jeunes générations, les us, coutumes et traditions d’antan, a indiqué M. Rachid Bouteldja, responsable du département animation.

            Par ailleurs, il a rappelé que la préservation et la perpétuation du patrimoine immatériel «est l’une des plus importantes missions» du musée. «Les attachés de recherche font actuellement un inventaire des us et coutumes de différentes régions du pays, comme les mariages, les chants et le rituel accompagnant le tissage des tapis, le cérémonial du henné, la cueillette des olives», a confié le conservateur du musée, précisant que les étapes de ce travail consistent en le recensement, l’identification et l’enregistrement. «L’identification est l’étape la plus importante de l’inventaire car elle permet d’identifier l’authenticité des thèmes développés, la transmission orale n’étant pas toujours très fidèle», a-t-il ajouté. Il a souligné, en outre, «l’apport de tous, institutions, personnes physiques, maisons des Jeunes et associations», dans la préservation du patrimoine et l’établissement de cet inventaire. Il est à rappeler que parmi les activités organisées, dans le cadre du patrimoine immatériel, le Musée national des arts et traditions populaires a déjà organisé des après-midi culturels consacrés à «Boughendja» (cérémonie d’incantation un peu carnavalesque car faisant appel à un personnage déguisé éponyme ou à un objet symbolique de ce personnage, organisée lors de la sécheresse), à Yennayer (nouvel an amazigh inscrit dans le calendrier agraire et païen) et à «Boqalas». Le 15 avril, il est prévu une activité patrimoniale autour du mariage traditionnel («ôrf» de Sidi Maâmar), sans oublier une prochaine cérémonie qui nous permettra de partir à la découverte des Ouled Naïl. Voilà un printemps de la tradition qui n’en finira pas, dans sa grande générosité, de nous ouvrir les portes du palais pour les plus belles fêtes, les fêtes de la mémoire.

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            • #36
              Nacima Chabani :


              Mardi 14 Avril 2009 -- L’exposition a été étrennée, dimanche en fin d’après-midi, dans une des magnifiques ailes du musée du Bardo. Intitulée « La dinanderie, un art de vivre citadin », cette exposition donne un large aperçu sur la richesse et la diversité de la dinanderie algérienne entre le XIXe et le xxe Siècle. La directrice du musée national du Bardo, Fatima Azzoug, estime que cette exposition n’a pas la prétention de vouloir exhiber toutes les facettes de la dinanderie algérienne mais de mettre en évidence, d’une part, un patrimoine matériel vivant, d’autre part, de tisser des liens entre l’institution muséale et les collectionneurs. Ces derniers contribuent, à leur manière, à la préservation et à la sauvegarde de notre patrimoine. Plus de quatre-vingt pièces ethnographiques classées par thématique dans des vitrines, se laissent voir avec un réel ravissement. Cette collection appartient, en fait, à Mohamed Saddek Messikh. Un fervent collectionneur privé qui a toujours mis au service de la culture ses imposantes collections d’une valeur inestimable. La plupart de ces pièces usuelles renvoient à un passé lointain où la population de l’époque, algéroise, constantinoise ou encore tlemcienne, s’en servait dans la vie courante avec un réel plaisir. Parmi ces objets travaillés avec précision et ingéniosité, nous retrouvons des bassines de bain « tassa », des écuelles « setla », de petits seaux à puiser « kolla », un seau de hammam « mahbas el hammam », une aiguière « wadhaya », des coupes pour ablutions, des écuelles prophylactiques, des pyxides « tefaye », un fait-tout « tadjine », un plat à dessert « tebsi », une assiette à couvercle « tabsi achawat », des cafetières à manche « djezoua », des encensoirs « bekhara », des moulins « rihiwa ».

              Le visiteur est comme ensorcelé par les lignes élancées et souples et le décor sombre et complexe de ces objets, renfermant des siècles d’histoire. Pour l’attachée de conservation,Farida Bakouri, la vaste gamme d’ustensiles représente un patrimoine mobilier et un art de vivre commun aux maghrébins dont la similitude de leur mode d’existence et leurs besoins matériels requièrent les mêmes ustensiles de cuisine et de ménage. « Le travail du cuivre en Afrique du Nord s’est généralisé à la faveur de l’arrivée des Ottomans (XVIe) suite à l’annexion de l’Algérie et la Tunisie comme provinces de leur empire. L’usage du cuivre s’est répandu à partir de constantinople où dans les palais des sultans et les demeures des notables on utilisait d’innombrables ustensiles dans les cuisines lors des cérémonies ». Par ailleurs, il est important de mentionner que le musée national du Bardo possède une collection de dinanderie comptant environ trois cents pièces. Chaque année, le musée essaie d’acquérir de nouvelles pièces ethnographiques datant d’avant 1960. « La dinanderie, un art de vivre citadin » est un voyage auquel, Mohamed Saddek Messikh convie plus d’un. Ce collectionneur averti nous fait remonter dans le temps et l’espace, pour découvrir la diversité des modes et des traditions citadines et rurales algériennes. Un détour du côté du musée national du Bardo s’impose.

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              • #37

                Dimanche 24 Mai 2009 -- L’annonce en a été faite par les responsables de la culture, en marge de la célébration simultanée du Mois du patrimoine et de la Journée internationale des musées qui coïncide avec le 18 mai de chaque année et qui a été consacrée à la sensibilisation en faveur d’un tourisme durable, responsable et éthique : un musée régional en construction dans la ville de Djelfa viendra bientôt enrichir le patrimoine muséal et culturel de la région. En effet, en plus du musée communal et de l’annexe du Musée du moudjahid, la population de Djelfa et celle des wilayas limitrophes pourront bientôt profiter des avantages de cette nouvelle infrastructure culturelle et scientifique qui répondra aux normes modernes en vigueur dans le domaine. Spacieux, ce projet futuriste, qui fournira un nombre très important de documents historiques et autres pièces racontant l’héritage culturel de la capitale des Hauts-Plateaux, sera directement relié à Internet, offrant aux utilisateurs, les chercheurs et les étudiants essentiellement, l’opportunité de disposer d’une banque de données considérable qui les aidera dans leurs multiples investigations, participant du coup à la sauvegarde de la mémoire collective de toute la région.

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                • #38

                  Dimanche 19 Juillet 2009 -- Evènement rare dans le paysage culturel oranais depuis quelques années, l'ouverture d'une galerie d'art, à la fois espace de décoration, de conseil déco, de peinture et de mobilier contemporain. Le «Carré Harmony» crée sa mode depuis quelques jours. Habitué au cycle des librairies qui se transforment en fast-foods et à la déculturation de la dernière décennie, Oran vient d'accueillir dans la fausse discrétion l'ouverture d'un espace multivocations, art design, ambiances et déco, dédié à la peinture mais aussi à l'esthétique du «goût» contre le mauvais goût que les fortunes du marché libre et du capitalisme de bazar arrivent à peine à masquer sous la course aux chinoiseries en matière d'ameublement.

                  Le Carré Harmony a été créé par Nadya Zahraoui, une jeune Algérienne partisane de la promotion active, pour creuser le filon peu investi de l'esthétique high et art plastique et celui du mobilier haut de gamme. Le projet est mené par une promotrice qui a su rentabiliser ses formations européennes diverses et son expérience (licence en traduction de trois langues : arabe, français et anglais, et l'espagnol comme langue complémentaire. Une bonne formation dans le transport maritime de marchandise et le commerce international. Et, depuis bientôt 2 ans, une formation dans une école française comme décoratrice d'intérieur). Ce projet se veut une alternative à la «culture bibelots» et celle des paysages kitch des importations massives. L'idée de cet espace «mixte» ? Par «goût d'indépendance, envie de création de quelque chose d'original qui soit en relation avec mes goûts, ma vision de la vie et ma pratique de l'art», explique Nadya Zahraoui. Pour elle, le CV de son espace est simple. «Au plan art et déco, je propose des produits de marque (mobilier et accessoires) et, surtout, pas de n'importe quel style. Généralement, quand on est marchand de mobilier, on ne pense pas faire dans tel ou tel style particulier. On achète de tout, pourvu que cela ne soit pas cher, pour vendre beaucoup et en même temps avoir de la bonne marge, c'est-à-dire le plus de bénéfice possible. Au Carré Harmony, on va pour acheter du contemporain et rien que cela ! Autre originalité du projet, toujours au plan art et déco, le Carré Harmony fait aussi fonction de conseil. C'est, en quelque sorte, un service de paysagiste qu'on propose... Notre rapport au client ne vise pas seulement à lui fourguer coûte que coûte, de façon mercantiliste, tel ou tel produit : on le conseille en fonction de ses goûts, des caractéristiques de son lieu de vie ou de travail, de son environnement, etc. L'autre aspect qui fait l'originalité du Carré Harmony, c'est bien sûr l'Espace Arts plastiques. «Il n'était pas envisageable que nous proposions des mobiliers de marque et en même temps des tableaux reproduits en série industrielle, c'est-à-dire du toc...».

                  Espace à vocations croisées, le Carré Harmony a donc été «inauguré» par un vernissage dès son ouverture, il y a quelques jours, regroupant les oeuvres d'une flopée d'artistes algériens, dont Abdelkader Belkhorissat, Abdelkader Mahboub, Ahmed Hamidi, Malika Lakhdari, Mustapha Souadji. Un vernissage sous le titre «Présences vives», qui rappelle, paradoxalement, qu'Oran n'en connaît plus depuis quelque temps déjà, ou seulement dans des espaces restreints, peu médiatisés et sans effet d'appel important sur des publics hors le cercle des «intimes» et des initiés. Ce cycle d'exposition est pour deux mois, selon un calendrier que l'on explique être éclectique et ouvert à toutes les tendances. Au Carré Harmony, «c'est justement sa vocation : faire connaître nos artistes locaux et nationaux, et même, parmi eux, certains qui vivent et travaillent à l'étranger», explique Nadya. «À l'occasion de mes déplacements, j'ai rencontré quelques-uns d'entre eux qui se sont dits prêts à venir. Je ne dis pas les noms, je garde cela comme surprise. Et ce sera, au plus tard, à la rentrée prochaine. Je compte faire venir également des artistes de nationalité étrangère. Il y a déjà dans mon agenda une Italienne, qui a exposé dans de prestigieuses galeries et tout récemment à Dubaï. Son nom ? Benedita Segala... Là-dessus, je dois quand même préciser que l'Espace Arts plastiques bénéficie du soutien précieux et du parrainage d'un grand artiste de chez nous : Abdelkader Belkhorissat, directeur de l'Ecole des beaux-arts de Sidi-Bel-Abbès».

                  Le Carré Harmony est sis au 46, rue Alnakib Hamri (angle Général Ferradou), Gambetta

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                  • #39

                    Samedi 10 Octobre 2009 -- Moussa Mediene doit avoir deux raisons pour se féliciter. La première est d'avoir réalisé un voeu qu'il caressait depuis longtemps : ouvrir une galerie d'art à Oran. En réussissant cette entreprise, il tente de reprendre une tradition familiale. Dans les années soixante, son père détenait une librairie sous les arcades, transformée par bonheur en magasin de cartes postales et d'oeuvres d'art. Par ailleurs, un des ses frères a ouvert au début des années 90 la galerie d'art Alpha, fermée depuis un moment. Mais, pour se distinguer de ses prédécesseurs, Moussa a choisi « Lotus » pour sa galerie à lui. Elle abritera des manifestations artistiques (expositions de peinture) et commercialisera des livres d'art. Elle est sise rue Ho Chi Minh, parallèle à la rue Larbi Ben M'hidi. La seconde raison de satisfaction de notre ancien confrère est la réussite de la cérémonie d'ouverture de sa galerie. Ses amis journalistes, des professeurs d'universités et de médecine et des artistes et comédiens se sont déplacés pour assister à l'inauguration. Parmi ceux qui ont honoré son invitation, on relèvera le nouveau consul général de France, installé dans ses fonctions à peine une quinzaine de jours. On citera aussi le directeur du CCF (Centre culturel français), nommé lui aussi à Oran tout récemment. On a remarqué aussi la présence du directeur de l'Institut Cervantès. De ce point de vue là, Moussa a été bien servi. En début de soirée d'avant-hier, il y avait foule devant le lieu abritant la nouvelle galerie. Pour l'inauguration, Moussa a essayé de frapper fort. Parmi les exposants on indiquera Salah Hioun, directeur du Musée de Cherchell, un peintre qui se passe de toute présentation. Il a invité aussi le peintre Dokman, un artiste coté sur la place d'Alger. Mahjoub Benbella a compté également parmi les présents. Moussa nous a permis de découvrir un pan de l'oeuvre picturale de Mohamed Bahloul, connu à Oran et ailleurs en tant qu'expert économiste. Belkhorissat a lui aussi consenti à participer à cette exposition. On notera que Djahida Houadef d'Alger, elle aussi exposante, n'a pu faire le déplacement à Oran. Pour diversifier d'une part et pour découvrir à ses invités un autre art, Moussa a invité Medjahed Kouider, un sculpteur dont les oeuvres ont attiré l'attention. Pour Moussa, la réussite de l'exposition qu'abrite sa galerie «Lotus» se mesure par le nombre de toiles et de sculptures déjà acquises par certains visiteurs.

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                    • #40
                      Jaoudet Gassouma :


                      Mercredi 4 Novembre 2009 -- Il est toujours un fait que nous avons plaisir à découvrir ; le fait d’ouvrir de nouveaux espaces aux artistes de tous bords et de tous genres. C’est ainsi que nous avons eu le loisir de découvrir un espace ensoleillé par les œuvres de quelques plasticiens, mis en valeur par sieur Kamel Djebbar, revenu de France depuis quelque temps pour se consacrer à la fabrication, tenez-vous bien, de piscines. Mais il possède en fait un grand espace qu’il a dédié à la chose artistique. C’est ce que nous avons pu constater à l’occasion d’une sympathique collation, organisée la semaine dernière pendant l’inauguration du showroom de Soleilo aquaplaisir. Au programme, donc, quelques artistes peintres et photographes. Priorité aux dames pour la présentation de Mme Zouina Bahriz pour la monstration de quelque dix-sept travaux quelque peu d’inégales valeurs mais qui montrent un talent certain, du paysage et des portraits, mais aussi et surtout, d’aptitudes à très bien représenter nos amis les animaux. Au menu donc pour Mme Bahri, qui étudie le dessin dans la maison des jeunes de Dar El-Beïda, de bonnes aquarelles, du crayon à profusion. Une visite rassérénante pour ceux qui sont stressés. Nawel Hadj Abdelhafid, elle, travaille dans la couleur et la lumière. Cette photographe, dans un quotidien indépendant, nous emmène en visite à travers ses photos dans un chemin africain. Elle fait donc un travail de portraits africains divers, où elle a profité du passage du Festival panafricain pour nous monter l’espoir à travers quelques portraits connus comme d’Amazigh Kateb, Khaled, Youssou N’dour, avec également les premiers passages sur l’esclavage et l’asservissement, pour aller ensuite vers la libération et la lumière. Nawel Hadj Abdelhafid sera probablement à Beyrouth pour un futur projet d’exposition, qui illustrera à travers la photo les similitudes entre l’Algérie et le Liban. Cinq toiles aussi, des huiles venues de Jijel, en plus de la présence de Smaïl Maakni, que l’on a vu dans quelques bonnes rencontres autour des arts plastiques, avec ses paysages touareg et kabyle, et une suite de parcours tout autant intéressante avec Nadia Cherrak, avec ses cuivres repoussés et ses compositions dessinées qui possèdent une essence intéressante. Un peu comme les six œuvres de l’excellent Mohamed Rani, qui maîtrise le portrait en pied, l’huile et l’aquarelle, et qui nous fait montre d’une très bonne appréciation de ses sujets, tant sur le traité de la couleur que sur la perspective et la composition générale. C’est donc une bien belle petite exposition, un peu menée à la va-vite. Mais il est à gager que le public, quand il le voudra, trouvera un accueil chaleureux pas très loin de la ville de Bou Ismaïl. Pour une fois que l’art trouve le loisir de se réfugier dans une zone industrielle…

                      Renseignements au (0776) 19.57.08

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                      • #41

                        Jeudi 5 Novembre 2009 -- Après deux ans de travaux inhérents à la restauration du musée de Cherchell, l’équipe algéro-allemande s’est réunie autour d’une conférence scientifique au Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques, ce mardi 3 novembre. Avant d’apprécier une série de communications liées au projet de restauration du musée de Cherchell, l’assistance s’est enquise du fait que cet édifice culturel a changé récemment de statut. Erigé en musée national, la Direction de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel, représentée par M. Mourad Bouteflika, espère que «le projet de restauration du musée de Cherchell se poursuive avec le partenaire allemand pour intégrer tous les aspects qui permettront de le mettre à niveau». Lors de cette première conférence scientifique d’archéologie algéro-allemande, accueillie dans la salle de projection du Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques d’Alger, M. Bouteflika a précisé que «la publication de l’arrêté portant (re)classification du musée de Cherchell est en train de s’effectuer». Sa direction espère aussi que «cette (re)classification donnera lieu à une extension de l’espace du musée et donc à une réorganisation de toutes les collections qu’il contient». D’après M. Paul Hoffmann (restaurateur à Berlin) dans sa communication, près de 200 objets appartenant au musée doivent être restaurés (ils ont subi des fissures ou des cassures) et (re)stabilisés sur de nouveaux socles de marbre antisismiques. Socles aux notions esthétiques à respecter. Aussi, le traitement scientifique des sculptures, leur interprétation et leur datation constituent-ils la base du concept du nouveau musée de Iol-Césarée (l’île de sable de Césarée). Un musée appelé à être doté d’une extension selon Mme Christa Landwehr (archéologue à Freiburg), car ses huit pièces et sa cour centrale ne peuvent contenir tout le patrimoine archéologique actuel de Cherchell, là où Juba II le roi de Maurétanie, installé par l’empereur Auguste, a dû s’atteler à la création d’une résidence royale, non sans se référer selon les études – communication d’Elisabeth Faulstich (archéologue à Cottbus) – à la ville romaine d’Alexandrie. Les similitudes entre les deux cités sont nombreuses, notamment l’aspect architectural des deux phares respectifs. L’équipe mixte de ces chercheurs, composée également d’architectes, s’inscrit dans le cadre d’une convention signée en 2008 entre le ministère de la Culture, représenté par l’Office national de gestion des biens culturels et l’Institut allemand d’archéologie. Cette équipe prend également en considération la réorganisation du parcours muséal. Dans son intervention, Mme Jane Müller (archéologue à Munich), a expliqué l’apport d’une didactique exclusivement consacrée à ce musée. Le visiteur en général, les groupes d’enfants ou les groupes scolaires peuvent bénéficier d’un mode d’emploi pour une meilleure accumulation des connaissances.

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                        • #42

                          Vendredi 6 Novembre 2009 -- Le musée de Cherchell a été érigé récemment en musée national, a-t-on appris auprès de la direction de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel au ministère de la Culture. "Nous espérons que le projet de restauration au musée de Cherchell se poursuive avec le partenaire allemand pour intégrer tous les aspects qui nous permettront de mettre à niveau ce musée érigé récemment en musée national", a indiqué à l'APS le directeur de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel, Mourad Bouteflika. "La publication de l'arrêté portant reclassification du musée de Cherchell est en train de s'effectuer et nous espérons que cette reclassification donnera lieu à une extension de l'espace du musée et donc à une réorganisation de toutes les collections qu'il contient", a-t-il ajouté, en marge de la 1re conférence scientifique d'archéologie algéro-allemande portant sur l'aboutissement des travaux de restauration du musée. Cette coopération algéro-allemande dans le domaine de la restauration du musée de Cherchell s'inscrit dans le cadre d'une convention signée en 2008 entre le ministère de la Culture, représenté par l'Office national de gestion des biens culturels et l'Institut allemand d'archéologie, a-t-on indiqué à l'ouverture de la conférence, soulignant que les travaux de restauration ont impliqué des statues datant de l'époque antique et d'autres objets préhistoriques que contenait le musée. Outre la restauration des objets du musée, ce projet algéro-allemand aspire également à "réorganiser toutes les collections qu'il contient afin de lui donner un nouveau concept muséal et une nouvelle configuration", a relevé M. Bouteflika. Les travaux de restauration menés par une équipe mixte composée d'architectes, d'archéologues et de restaurateurs se sont déroulés en deux phases, à savoir la rénovation d'une collection de plus de 300 objets et la réorganisation du parcours muséal du musée lui-même, selon les explications du chef de projet de restauration de la statuaire de Cherchell, Aïcha Merazka Hioun. La fabrication de nouveaux socles de marbre antisismiques faisait également partie du programme de restauration, dont les travaux ont débuté à la fin du mois de septembre dernier et se sont achevés en six semaines, a-t-elle ajouté.

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                          • #43

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                            • #44

                              Jeudi 24 Décembre 2009 -- Initié en 2003, le projet de musée de géologie à Béjaïa a été réalisé peu de temps après, dans l’enceinte du Parc national de Gouraya. Une aire protégée composée de trois écosystèmes, marin, lacustre et forestier. Juste après l’entrée du musée, la visite commence dans une succession logique de rappels des notions élémentaires sur la structure intime de la matière. La géologie a, en effet, des relations étroites avec la physique et la chimie. Le projet de création d’un musée de géologie à Béjaïa a été initié en 2003 et réalisé, peu de temps après, dans l’enceinte du parc national de Gouraya. Une aire protégée composée de trois écosystèmes (marin, lacustre et forestier) qui lui confèrent une grande importance biologique et écologique. Et c’est également dans les locaux du siège de ce même parc que s’est tenue la première réunion de travail, en avril 2005, qui a regroupé, d’abord, le parc national de Gouraya, le Groupe d’études sur l’histoire des mathématiques à Bougie Médiéval et une association à but non lucratif fondée en 1991 et ayant pour mission d’exhumer les témoignages historiques sur les activités scientifiques à Béjaïa, présidée par le professeur Djamil Aïssani. Ce dernier dispensa le premier cours de mathématiques pour géologues au département de géologie de l’université de Constantine, en 1978. L’autre partenaire a été le professeur Yves Bodeur, enseignant de géologie à l’université de Nantes (France), qui, outre ses précieuses connaissances ainsi que son savoir-faire dans son domaine de prédilection, mit à la disposition du musée ses échantillons personnels, fruit de 40 ans de travail sur le terrain, affirme-t-on. À noter qu’il est natif de Béjaïa. II va sans dire que l’une des priorités des géniteurs du musée de géologie a consisté, dès les premières strates des fondations du musée, en l’initiation de projets de coopération pour alimenter et développer les collections de la géologie de l’Algérie et de celle de la région de Béjaïa, est-il expliqué. Une entreprise fort fructueuse, concrétisée grâce à la mise à contribution de différentes institutions avec lesquelles des conventions ont été signées. Il s’agit, notamment, de l’université de Jijel (Sonia Kaoula et son équipe), de l’université de Béjaïa (Mourad Hassissen), de l’université de Constantine, de l’Ecole nationale polytechnique d’Alger, du CRAAG et du CNRPAH .

                              Le musée, édifice autonome de deux étages sis à Sidi Ouali, à l’intérieur du parc national de Gouraya, a été réalisé, est-il affirmé, selon les normes professionnelles. Il est constitué de deux salles d’exposition, d’une bibliothèque spécialisée et d’une salle de conférences. La salle de géologie générale est le premier «bain» géologique, le voyage initiatique en direction des grands domaines de la géologie. Puis glissement en douceur vers la section de minéralogie. Celle-ci présente les principaux minéraux, regroupés par familles. Il y est également question de pétrographie ou science des roches. Ainsi, nous apprenons que les roches sont, elles aussi, regroupées en grandes familles : roches plutoniques formées dans les profondeurs de l’écorce terrestre, roches volcaniques issues des volcans, roches métamorphiques qui résultent de la transformation sous de fortes pressions et à hautes températures de toutes les autres roches. Les roches sédimentaires, elles, sont souvent formées de fossiles entiers ou fragmentés. Des vitrines sont consacrées à la paléontologie, science qui étudie les restes des organismes qui vécurent sur la terre au cours des temps géologiques. De petits panneaux explicatifs à l’intérieur des vitrines montrent l’organisation biologique des principaux groupes de fossiles, tandis que d’autres, à l’extérieur, évoquent ce que pouvaient être les paysages sous-marins à différentes époques. Il y a aussi les vitrines consacrées aux roches sédimentaires, et les vitrines centrales, dans la même salle, présentent des thèmes complémentaires (tectonique, plis et failles, structures sédimentaires). Tout autour de la salle, de grands panneaux illustrent la structure du globe et d’autres problèmes théoriques et, en hauteur, couronnant le tout, une fresque géante relate l’essentiel de l’histoire de l’univers, de notre planète Terre et de quelques-uns de ses habitants depuis l’origine (le Big Bang) jusqu’à l’homme des cavernes. La salle du bas abrite la géologie régionale, la géologie de l’Algérie, de la région Béjaïa, de Jijel et de Gouraya, ainsi que différents aspects tels que les ressources minières et pétrolières, la sismicité, l’eau… Des cartes et de nombreuses coupes géologiques servent de support pédagogique. La bibliothèque spécialisée, offrant les commodités essentielles et indispensables à la concentration dans des séances de lecture, disposait, jusqu’à il y a quatre années, de 600 ouvrages spécialisés et est dotée, en particulier, d’un fond exceptionnel d’ouvrages anciens sur la géologie de l’Algérie. Enfin, une salle de conférences correctement équipée. Tel est donc ce joyau scientifique, culturel et pédagogique, dont la capitale des Hammadides, chère à Ibn Khaldoun, s’enorgueillit. Le musée de géologie de Béjaïa est à visiter.

                              Musée géologique de Béjaïa, Sidi Ouali, Parc national de Gouraya, 06000 (Algérie)
                              Téléphone : 213(0)34 212 782
                              E-mail : pngouraya@wissal.dz
                              Site Web : Parc National de Gouraya

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                              • #45

                                Lundi 4 Janvier 2010 -- Le Musée national du Bardo d’Alger publie prochainement un ouvrage sur les sculptures de la préhistoire. Le musée détient plus de vingt pièces de sculpture de la préhistoire provenant des régions du Hoggar et du Tassili (sud d’Algérie). D’après Mlle Fatima Azzoug, directrice de l’institution muséale, «la publication de cet ouvrage, qui sera à la fois une référence pour les chercheurs et pourra être lu aussi par un lectorat profane en la matière, entre dans le cadre de la série d’ouvrages programmée par notre institution, qui en a déjà réalisé trois, à savoir les Bijoux de la protohistoire, les Bijoux d’Algérie et les Nouvelles acquisitions du Musée national du Bardo.» De son côté, Mlle Adila Talbi, préhistorienne et attachée de conservation chargée de cette collection, a expliqué que «ces sculptures, on les attribue à la période récente de la préhistoire, c’est-à-dire la période néolithique, et elles sont de formes anthropomorphiques (formes humaines) et zoomorphiques (formes animales)». Elle a également précisé que les pièces de sculptures zoomorphiques représentent pour la majorité des bœufs et des caprins, mais aussi des antilopes, des rongeurs et d’autres animaux, tels que les fennecs et les poissons. «Un grand nombre de ces sculptures appartient à des collectionneurs privés, et une partie a déjà été publiée», a confié l’attachée de conservation. Elle a ajouté qu’une partie des pièces est au niveau du Musée national du Bardo et une autre au musée de l’Homme à Paris (France). Qu’en est-il du nombre ? «À ce jour, on ne connaît pas le nombre de pièces découvertes», a indiqué Mlle Talbi à propos de ces pièces, de matières variées (roches sédimentaires, volcaniques ou métamorphiques) et qui ont fait l’objet d’un mémoire de DEA dont elle est l’auteur. L’ouvrage richement illustré doit faire l’objet d’une publication. Il comprend deux parties principales, l’une consacrée à l’inventaire des statuettes et l’autre à leur identification. Le Musée national du Bardo d’Alger a également comme projet de publier un ouvrage sur la collection amérindienne du musée ainsi qu’un autre sur le café traditionnel en Algérie.

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