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Children at work in Algeria

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  • Children at work in Algeria



    Mekki Abdelhak, the executive director of the national board for health promotion and the development of scientific research forum, unveiled yesterday that different studies that were undertaken by the organisation showed that the number of working children is increasing, to the extent that it reaches between 250,000 and 300,000.

    The executive manager, in a press conference held in the organisation's headquarters in Hussein Dey, revealed a study done by the organisation and which was completed with this year's data about this phenomenon. Abdelhak talked about other levels of working children who may even be living in slavery, but it is hard to evaluate its extent.

    The study that took place about the phenomenon last year, covered 2,979 children (including 702 girls) in eighten wilayas (Ain Defla, Blida, Bejaia, Boumerdes, Bouira,Tipaza, Tizi Ouzou). The study showed that 56% of respondents had stopped their study in the intermediate phase, and 31% have no more than primary level, and 31% said that they left schools for social and familial reasons.

    The list of jobs that are being done by children includes cigarettes and bread selling, where 354 kids are selling bread. 28% are working away from their families, and 53% of these cases said the cause of starting working is to help their families, and 75% confirm that they give the money to their families.

    >>>Source<<<

  • #2
    Journée internationale de la lutte contre le travail des enfants :


    Mercredi 13 Juin 2007 -- Le rapport mondial, établi en 2006 par le Bureau international du travail (BIT), indique une régression de l’utilisation des enfants dans le monde du travail. Ce recul ne pousse pourtant ?* aucun optimisme. Plus de 2 millions d’enfants âgés de moins de 16 ans, ?* travers le monde, sont privés de leur enfance et travaillent souvent dans des conditions qui les exposent ?* tous les dangers.

    En instaurant le 12 juin Journée internationale de la lutte contre le travail des enfants, l’Organisation internationale du travail s’est tracée pour objectif “la lutte contre le travail des enfants avec comme priorité absolue l’élimination des pires formes (du travail”. Cette exploitation prend diverses formes extrêmes : la traite des enfants, le travail domestique, le travail dans les mines… Cette année et afin d’éradiquer le travail des enfants dans l’agriculture, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a organisé hier ?* Alger une rencontre ?* laquelle ont pris part les représentants du BIT, de l’Unicef et du ministère de l’Agriculture.

    Selon Sadek Ben El-Hadj Hocine du BIT, 70% des enfants, qui travaillent, sont dans le secteur de l’agriculture. En Algérie, ce phénomène n’est évidemment pas inconnu. Tali Hocine, du ministère de l’Agriculture, a tenté d’expliquer cette situation par les traditions sociales vivaces en milieu rural et surtout par la nature des exploitations agricoles : “60 % des exploitations algériennes sont de type familial dont la surface n’excède pas 5 hectares. La participation des enfants aux travaux est partielle, pendant les vacances et se présente surtout sous forme d’aide familiale ?* laquelle toute la famille contribue.”

    Une manière d’édulcorer la situation dans notre pays, où il serait difficile d’ignorer le travail des enfants “mais cette situation n’est pas comme on pourrait le croire” a affirmé le représentant du ministère de l’Agriculture.

    À cette appréciation, le représentant de l’Unicef ?* Alger a rétorqué : “Tolérance zéro ! Car l’Unicef soutient que la place d’un enfant est ?* l’école. Un enfant scolarisé est un enfant protégé.” Il dira, par ailleurs, que l’Unicef a mené une enquête auprès de 30 000 foyers algériens d’où il est ressorti que le taux de scolarisation des enfants est de 97%. Ce résultat reste ?* valider. “Ce taux est appréciable, mais pourquoi ne pas viser un taux de 100% car les enfants exclus exercent ?* différentes activités. Ils vendent du pain, des cigarettes, des sachets… Nous ne sommes pas dans les pires formes de travail, mais cette situation n’est pas sans risque pour les enfants”, a notamment déclaré le représentant de l’Unicef ?* Alger, qui a conclu que notre pays a pris plusieurs mesures dont la ratification des conventions internationales et la mise sur pied d’une commission interministérielle pour la prévention de l’utilisation des enfants ?* des fins économiques.

    Le secrétaire général du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale est revenu sur ces derniers aspects en indiquant que l’âge légal, en Algérie, pour travailler est de 16 ans.

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    • #3
      Between 250,000 and 300,000 children work in Algeria, the National Foundation for the Promotion of Health and Research Development announced Tuesday (June 12th) at an international conference held in Algiers on the occasion of World Day against Child Labour. Algerian and foreign experts attended the event, which aimed at quantifying the phenomenon and finding effective ways to fight it. The Ministry of Labour, Employment and Social Security presented a draft law outlawing child labour. The ministry claims that the new law is crucial, despite the fact that current law enumerates severe penalties for the exploitation of minors, including pecuniary penalties and three months in prison for those who take on an employee under the age of 16. The government has not proposed any mechanisms to better enforce either the current or proposed law. Algeria plans instead to create a permanent observatory of children problems, local press reports.

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      • #4
        Mercredi 21 novembre 2007 -- Pour mieux prendre en charge l’enfant et lui apprendre ses droits socio-juridiques, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) a procédé, hier, ?* Alger, ?* l’installation du conseil scientifique de l’Observatoire des droits de l’enfant (ODE) composé d’une centaine de personnalités nationales : diplomates, médecins, avocats et économistes.

        En marge de cette cérémonie d’installation dudit conseil, le président de la Forem, M. Mostefa Khiati, a signé une convention, première du genre, avec le bareau national des avocats. L’objectif de cette convention est de prendre en charge les enfants démunis où issus des familles démunies, a précisé le président de la Forem avant de signaler le rôle primordial du conseil scientifique de l’ODE dans l’élaboration d’études traitant les cas et situations des enfants en Algérie, ?* l’image des enfants abondonnés ou maltraités, des enfants nés sous X, etc.

        L’Observatoire assumera également la tâche de l’évaluation de la situation des cas de ces enfants dans notre pays. Ce même responsable de la Forem a fait remarquer, dans ce sillage, le manque flagrant des études fiables sur le vécu de cette frange de la société en Algérie.

        Plus explicite, M. Khiati a illustré son réquisitoire par la situation des enfants travaillant au noir, et ce en s’appuyant sur l’étude réalisée en 2006 par son organisation. Il a indiqué ainsi que plus d’un million d’enfants de moins de 18 ans travaillent au noir.

        Sur ce nombre, il existe près de 500 000 enfants âgés de moins de 16 ans alors que les 300 000 autres enfants ne vont pas ?* l’école. Il a rappelé par ailleurs que quelque 9 000 enfants sont maltraités. Le professeur Khiati révèle que 10 000 enfants souffrent chaque année de différentes formes de maltraitance au sein de leurs familles avant de mettre en avant le fait que les chiffres qu’établit le ministère de la Solidarité nationale ne sont pas fiables.

        Interrogé sur la multiplication des cas de kidnapping d’enfants dans notre pays notamment durant ces derniers mois, le professeur Khiati estime que c’est un phénomène nouveau qui prend des proportions alarmantes. Il a signalé ?* ce sujet que la Forem vise essentiellement la sensibilisation des parents sur les bonnes méthodes d’éducation, tout en mettant en exergue l’absence de communication et d’information au sein de la société sur la prise en charge des enfants.

        La Forem plaide inlassablement pour la mise en place d’«un code de l’enfance pour mieux le protéger au lieu d’une loi pour sa protection». Il convient de souligner que l’Observatoire des droits de l’enfant a mis en place ?* la disposition des enfants, des parents ou de toute autre personne un numéro vert national (1555) pour toute assistance ou orientation psychologique ou judiciaire.

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        • #5
          December 28, 2007 -- The Algerian commission for health development and the promotion of research estimated the number of working children at 300,000.

          According to an inquiry on children’s employment in Algeria, carried out by Child’s Rights Watch which included 8 towns of the center of Algeria, namely: Algiers , Tizi Ouzou, Ain Defla, Bejaia, Boumerdes, Blida and Bouira, some 2,979 kids whose age range from 4 to 17 are working as cigarettes’ sellers, shepherds and, unfortunately, drug dealers and prostitutes.

          Figures show that 6% of these children are less than 10 years old, whereas 63% belong to 13-16 of age category. 77% of these children workers are boys and of course the remaining 23% are girls.

          Released data showed that 31% of these children still go to school and work at the same time, 37.5% of them drop out school, and 31% of the children decided to quit the school benches on their will.

          As to the reasons that push these children to work, the investigation concluded that 53% of them live in precarious social conditions and that they contribute with their earnings to feed their families and share the everyday burden.

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          • #6
            Hayet Zitouni :


            Mercredi 4 Juin 2008 -- Le département d’État américain a publié, mercredi 4 juin, son rapport annuel sur la traite des êtres humains. Aux côtés de quatorze pays dont des pays du Golfe, l’Algérie figure dans ce classement des Etats les plus exposés ?* ce phénomène.

            Le rapport classe l’Algérie notamment en raison de sa position géographique qui « est une zone de transit de population d’origine sahélienne vers l’Europe pour l’exploitation sexuelle et les servitudes involontaires ». Selon les chiffres d’une Organisation Non Gouvernementale anonyme citée dans le rapport, ce sont 9 000 migrants d’Afrique sub-saharienne résidant en Algérie qui seraient victimes de ces trafics.

            Mais des enfants algériens seraient par ailleurs vendus pour remplir des taches domestiques ou exploités comme vendeurs des rues, selon ce rapport.

            Et le gouvernement algérien n’aurait pas pris la mesure du phénomène selon les rédacteurs. «Il n’a pas fait d’efforts significatifs pour l’élimination de ces trafics », écrivent ils. Le gouvernement, selon eux, n’a pas pris de mesures législatives pour lutter contre cela, refuserait d’enquêter sur ces questions et ne protègerait pas assez les victimes. Les rédacteurs de ce rapport avancent que ces quatorze pays risquent des sanctions de la part des États-Unis.

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            • #7

              Jeudi 12 juin 2008 -- L’établissement public de santé de proximité de Ghazaouet (EPSP) a organisé, ?* l’occasion de la journée mondiale contre le travail de l’enfant, une journée d’études portant sur le thème « travail des jeunes ». A cet effet, plusieurs communications relatives au thème (le travail des jeunes) ont été programmées.

              Le Dr Sekkal, maître-assistante en médecine de travail, au CHU de Tlemcen, axe son intervention sur les causes et les conséquences de ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes dans notre société.

              Selon la conférencière, le travail des enfants n’est pas l’apanage des pays pauvres, mais c’est toujours la pauvreté et, ?* un degré moindre, l’échec scolaire qui en sont les principales causes. Elle évoque aussi les effets parfois dramatiques qui en résultent, entre autres, l’enfant est susceptible d’être malade très jeune.

              Quant ?* sa consoeur Dr Méziane, spécialiste en médecine de travail au CHU de Tlemcen, elle oriente son intervention sur la protection des jeunes sur les lieux du travail une fois recrutés et pendant la période d’apprentissage. Elle aborde la protection technique et médicale en milieu du travail.

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              • #8

                Samedi 14 Juin 2008 -- Cette année, l'OIT (Organisation internationale du Travail) consacre la Journée mondiale contre le travail des enfants, qui se célèbre chaque 12 juin et ce, depuis 2002, aux enfants exploités dans les mines et les carrières. C'est d'ailleurs le thème animé, la semaine dernière, par la cellule de formation de l'EPSP (Etablissement public de la Santé de proximité) de Béni-Saf en direction des stagiaires du CFPA de Béni-Saf. Une action qui vient s'ajouter dans son large programme d'information et de sensibilisation au profit de la population dans le domaine de la Santé publique. Quatre médecins (médecine du travail, épidémiologie) ont participé ?* cette séance et ont brossé un large tableau sur ce fléau qui, malheureusement, continue de faire son bout de chemin notamment dans le travail au noir, l'embauche devient un délit lorsqu'il intervient avant l'âge légal du travail, qui est de 18 ans. Cependant, un enfant peut être embauché dès l'âge de 16 ans, pour des travaux réalisables pour cet âge, si ce recrutement est effectué sur la base d'un contrat de travail et en bonne et due forme, relève-t-on. Alors, il se trouve qu'il y a plus de 250 millions d'enfants qui travaillent dans le monde, dont 1.000.000 dans les mines et les carrières, signe d'emblée le Dr Karaouzene, médecin du travail.

                En Algérie, et selon une étude réalisée en 2007, ils sont 500.000 enfants ?* fréquenter le monde du travail dont 40 % encore scolarisés. Toujours en Algérie, selon une autre étude (pourtant vieille de 9 ans), 5 % des enfants qui travaillent ont entre 5 et 18 ans et 1,8 % ont entre 14 et 18 ans. Soit que la plupart (93 %) des enfants qui travaillent, ou exploités, ont entre 14 et 18 ans, dont 36 % sont embauchés dans le commerce (vendeurs, serveurs...). L'animateur associera le travail des enfants dans les mines ou les carrières, au travail, aussi rude et dangereux, effectué par des enfants, bien sûr, dans les galeries (creusage des puits comme les foggaras au sud du pays...) et les chantiers ?* ciel ouvert tels les sablières ou autres. Les conditions de travail défavorables, les risques d'accidents et de maladies dangereuses seront évoqués. Les conséquences, sur l'enfant qui travaille en bas âge, sont notamment la déformation physique (dos, squelette...), les maladies telles l'ankylostomiase (vers dans les intestins), la Nystagnus (yeux) ou la silicose (poumons). Les raisons qui poussent l'enfant ?* abandonner les bancs d'école et aller travailler sont multiples, surtout d'ordre social (pauvreté, analphabétisme, échecs scolaires). Souvent aussi, des enfants suivent leurs parents pour faire le même métier.

                On peut observer aussi des actes volontaires comme chez les enfants qui travaillent durant les grandes vacances d'été, sur les lieux publics, souvent pour économiser un peu d'argent pour la rentrée scolaire. Et même cette activité peut avoir un effet négatif, telle l'incitation ?* la délinquance juvénile. En terme de protection et de droits, la charte de l'Unicef rappelle que les enfants ont eux aussi leurs droits comme le droit ?* la santé, ?* l'éducation, ?* un nom, l'information, loisirs.... Pour protéger les enfants de toute forme d'agression, l'Algérie, et ?* l'instar de plusieurs pays du monde, a des lois pénales pour punir tout contrevenant que le Dr Madouri a si bien décortiqué ?* l'assistance. Pour note, la convention Unicef des droits des enfants a été ratifiée le 20 novembre 1989. L'Algérie a été, le 26 janvier 1990, l'un des premiers ?* signer cette convention, et de même, l'a ratifié le 16 avril 1993.

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                • #9

                  Samedi 14 juin 2008 -- Durant l'année 2007 et pendant le premier semestre de l'année en cours, nous n'avons enregistré, dans notre wilaya, aucune infraction relative au travail des enfants de moins de 16 ans. Mais cela ne veut nullement dire que ce phénomène n'existe pas ?* Constantine !». Cette déclaration nous a été faite par l'inspecteur du travail de la wilaya de Constantine, en marge de la journée d'information organisée jeudi pour la célébration de la Journée mondiale de prévention et de lutte contre le travail des enfants. M. Lemloum précise «que ses brigades d'inspection éprouvent beaucoup de difficultés pour déceler les infractions dans la mesure où les enfants concernés et leurs parents eux-mêmes, qui préfèrent garder un silence complice, ne facilitant pas la tâche aux agents des brigades de contrôle dont l'efficacité, selon notre interlocuteur, ne peut être mise en cause pour expliquer ces statistiques négatives.

                  Ces derniers ont pourtant effectué 4.600 interventions pendant l'année 2007 et elles en sont ?* 2.300 pour le premier semestre de l'année en cours. L'inspecteur du travail de la wilaya explique que les mécanismes de contrôle, mis en place pour débusquer les infractions ?* la législation concernant le travail des enfants de moins de 16 ans, s'articulent autour de brigades mobiles qui effectuent des sorties d'inspection et de contrôle conjointement avec les services des impôts, de la santé, ceci indépendamment d'un programme de travail exécuté en solo par l'inspection. Leurs domaines d'intervention se situent essentiellement dans le secteur privé parmi les activités de services, comme les établissements publics (cafés restaurants) et les ateliers de mécanique.

                  Pour revenir ?* la journée d'études qui s'est tenue ?* un niveau régional et a réuni les délégués de six wilayate de l'Est, en l'occurrence Mila, Jijel, Sétif, Oum El-Bouaghi, Skikda et Constantine, celle-ci a permis d'examiner, ?* travers une dizaine de communications, les risques qui peuvent surgir dans le travail de enfants n'ayant pas atteint l'âge légal, exception faite pour le système d'apprentissage. Cette rencontre a permis aussi de mettre en évidence la réglementation du travail qui régit ce type d'activité, d'informer par la même occasion les partenaires sociaux, les parents et les associations sur les problèmes sociaux, sanitaires, psychologiques, etc. provoqués par ce phénomène.

                  Selon M. Rabehi, inspecteur du travail pour la région de Constantine, le projet de nouveau code du travail, actuellement en préparation, ne manquera pas de prendre en charge la question du travail des enfants qui n'ont pas atteint l'âge légal par un renforcement de la législation en vigueur afin de donner une protection spéciale aux enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge légal de travail». Toutefois, précise-t-il, dans la législation actuelle, outre l'amende, le code pénal prévoit des sanctions allant jusqu'?* des peines de prison pour les contrevenants, y compris les parents qui acceptent que leurs enfants travaillent dans des conditions qui mettent en danger leur santé physique et morale».

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                  • #10
                    Hasna Yacoub :


                    Samedi 14 juin 2008 -- Le phénomène du travail des enfants est «quasi inexistant» en Algérie, a affirmé mercredi dernier ?* Alger l’inspecteur général du travail. «Notre pays n’est absolument pas concerné par ce phénomène», a déclaré M. Khiat Mohamed, lors d’une conférence organisée par le parti du Front de libération nationale (FLN) ?* l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants. Il a rappelé, ?* ce propos, les deux enquêtes réalisées par l’inspection du travail ayant trait au respect de l’âge du travail dans le secteur formel et qui ont démontré l’«absence de ce phénomène dans le cadre du contrat de travail». M. Khiat a cependant relevé l’existence en Algérie du phénomène des «enfants travaillant pour leur compte afin d’aider leurs familles», soulignant que cette situation «requiert davantage d’efforts pour qu’il y soit mis fin». Le responsable de l’inspection du Travail a indiqué, ?* ce sujet, que des dispositions dissuasives seront introduites dans le nouveau code du travail pour endiguer ce phénomène.

                    Pour étayer ses dires, il dira que seuls 156 enfants âgés de moins de 16 ans (âge légal du travail en Algérie) ont été recensés comme employés dans différentes entreprises, selon une enquête réalisée par les services de l’inspection du Travail en 2006. Il a précisé que ce résultat a été obtenu sur 3 953 établissements occupant un effectif de 28 840 travailleurs salariés. Ces chiffres représentent 0,54 contre 0,56% lors de l’enquête effectuée en 2002 (95 enfants), soulignant que ces données confirment que la situation en Algérie «n’est nullement inquiétante et que notre pays n’est pas du tout concerné par les cas de pires formes de travail des enfants». Ces statistiques ne prennent pas en compte, précisons-le, le travail informel.

                    A préciser également que la sortie du premier responsable de l’inspection du Travail s’est avérée nécessaire après les informations publiées dernièrement dans un rapport au Caire selon lesquelles «1 900 000 enfants travailleraient en Algérie». Elle vient démentir également le rapport annuel du département américain publié, la semaine dernière, ?* Washington et classant l’Algérie parmi «la liste noire des 14 pays qui risquent des sanctions pour leur mauvais bilan en termes de trafic d’êtres humains». Selon le rapport américain, l’Algérie est accusée d’«exploitation sexuelle, travail des enfants, trafic d’immigrants, travail forcé». Le ministre de la Solidarité qui a décidé de mener sa propre enquête sur l’affaire d’enfants exploités, s’est montré outré par de tels rapports et a tenu ?* préciser que «l’esclavage n’existe pas, l’exploitation n’existe pas en Algérie. Je m’inscris en faux contre ceux qui disent que l’Algérie accepte l’exploitation de ses enfants».

                    Réagissant au rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) faisant état que 1,9 million d’enfants sont exploités en Algérie, le ministre est sorti de ses gonds : «Ce chiffre est inacceptable», a-t-il clamé. Sans nier l’existence d’enfants qui travaillent en Algérie, il ajoute : «Je démens complètement qu’il existe des enfants exploités.» M. Ould Abbes a promis de saisir l’OIT : «Je vais saisir l’organisation comme je l’ai fait avec le Congrès américain qui a publié un rapport accablant sur les droits de l’Homme en Algérie.» M. Ould Abbes, qui a chargé un groupe de travail d’enquêter sur le terrain, invite même les partis politiques intéressés ?* rejoindre ce groupe. Il a affirmé que certaines associations ont avancé de fausses informations aux organisations étrangères. «Le représentant diplomatique des Etats-Unis ?* Alger a reconnu que ce sont les associations qui ont fourni ces chiffres», a expliqué le ministre.

                    S’il est vrai que l’Algérie déploie énormément d’efforts pour la protection des enfants et qu’elle a ratifié de nombreuses conventions internationales dans ce sens, il est vrai aussi que beaucoup d’enfants algériens travaillent dans le secteur informel. Leur nombre n’est sûrement pas de 1 900 000 mais il reste important. Les enfants algériens ne sont pas forcément «esclaves» comme l’a souligné M. Ould Abbes mais une meilleure protection est ?* instaurer. Car, il suffit de rappeler que des enfants abandonnent les bancs de l’école pour vendre du pain au bord des autoroutes.

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                    • #11

                      Samedi 14 Juin 2008 -- Si les autorités concernées parlent encore de phénomène minime, le travail des enfants n’en est pas moins une pratique ?* risque qui porte atteinte aux jeunes enfants et qu’il est urgent d’éradiquer. La Journée mondiale contre le travail des enfants est célébrée le 12 juin de chaque année. Décidée par le Bureau international du travail, elle a pour but d’attirer, aux quatre coins du monde, l’attention sur la gravité de ce phénomène qui porte atteinte aux plus jeunes, une tranche de la société censée pourtant bénéficier d’une protection spéciale. Pour cette année, la journée de sensibilisation est placée sous le slogan «L’éducation est la bonne réponse au travail des enfants», un phénomène dû, rappellent les spécialistes, au chômage des parents, ?* la faiblesse des revenus familiaux ainsi qu’?* la déperdition scolaire. Lié directement au travail informel, le phénomène de prolifération de la main-d’œuvre infantile ne peut être freiné qu’?* travers des actions concrètes contre ces activités hors-la- loi. Lors d’une journée d’étude organisée ce jeudi par l’Inspection du travail du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, les intervenants ont noté que les mesures ?* prendre contre le travail des enfants ne peuvent être suivies d’effet qu’avec la prise en charge des éléments qui sont ?* l’origine du travail des enfants. L’Algérie, selon les responsables du ministère du Travail, ?* travers son programme national de prévention et de lutte contre le travail des enfants, a mis en œuvre une stratégie intersectorielle et ratifié les principales conventions internationales relatives ?* l’enfance.

                      Par ailleurs, dans le cadre de la stratégie engagée par le secteur, une commission intersectorielle de prévention et de lutte contre le travail des enfants a été mise en place au cours de l’année 2003. Elle est chargée de coordonner l’intervention des différents départements ministériels dans le cadre d’un plan d’action national adopté en 2003 et qui est toujours en cours. Pour ce qui est des actions réalisées, selon le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, il s’agit notamment de l’organisation de journées d’information et de sensibilisation en direction des parents d’élèves, l’élaboration d’une leçon inaugurale aux enfants scolarisés portant sur les droits de l’enfant et les conséquences du phénomène du travail des enfants, ainsi que plusieurs autres actions de sensibilisation. Ceci alors qu’une enquête réalisée en 2002 par les services de l’Inspection du travail a révélé que sur 5 847 entreprises contrôlées employant un effectif de 165 895 personnes, il a été constaté que 95 jeunes travailleurs, n’atteignant pourtant pas l’âge légal, y exercent une activité salariale, soit un pourcentage de 0,56%. Une deuxième enquête a été réalisée par les mêmes services en 2006. Celle-ci révèle que sur 3 853 établissements occupant un effectif de 28 840 travailleurs salariés, il a été enregistré 156 enfants qui n’ont pas atteint l’âge de 16 ans, soit un pourcentage de l’ordre de 0,54 %. Le Bureau international du travail a relevé en 2006 dans son dernier rapport une baisse des effectifs des enfants qui travaillent ?* travers le monde et qui sont passés, entre 2000 et 2004, de 246 millions ?* 218 millions.

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                      • #12

                        Samedi 14 Juin 2008 -- A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, qui se tient chaque année le 12 juin, l’inspection régionale du Travail, relevant de la wilaya d’Oran, a organisé, mercredi dernier, une journée de sensibilisation et d'information sur la prévention et la lutte contre le travail des enfants. La rencontre a eu lieu au siège de l'Institut national de la formation professionnelle. Durant cette rencontre, le constat du «vide» statistique concernant le nombre d’enfants qui travaillent ?* Oran, ou ailleurs au niveau national, est en grande partie dû au fait que les enfants exercent généralement dans le secteur privé où l’employeur échappe aux impôts, et ce, faute de déclaration de la nature de l’activité et du nombre d’employés. Ce qui ne facilite pas l’intervention de l’inspection du Travail. Cette journée de sensibilisation a permis ?* l’assistance de prendre connaissance des textes et règlements en vigueur relatifs ?* l’interdiction des pires formes de travail des enfants, de même qu’?* l’âge légal du travail et aux droits de l’enfant.

                        Durant son intervention, l’inspecteur régional du Travail de la wilaya d’Oran a fait savoir que deux études ont été réalisées en 2002 et 2006 au niveau national par l’inspection du Travail ; l’une a révélé qu’au niveau des 5 847 entreprises inspectées, sur les 16 895 employés qu’elles comptent, 95 n’ont pas atteint l’âge légal du travail, soit un taux de 0,56%. Quant ?* celle de 2006, réalisée au niveau de 3 853 établissements, sur un effectif de l’ordre de 28 840 travailleurs salariés, 156 n’ayant pas atteint 16 ans, soit un taux de 0,54%. Selon l’intervenant, ces deux études permettent de confirmer que l’Algérie n’est nullement inquiétée et non concernée par les pires formes du travail des enfants. S’agissant de la région ouest recouvrant six wilayas (Oran, Mascara, Mostaganem, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen et Aïn Témouchent), en 2006, une étude avait touché 394 entreprises employant 2 115 travailleurs, et 12 cas d’enfants de moins de seize ans y exerçant ont été relevés alors que 19 cas de mineurs n’ayant pas d’autorisation de leurs tuteurs ont été signalés par les inspecteurs lors de cette enquête.

                        Une représentante de la formation professionnelle ?* Oran, pour sa part, fera savoir ?* l’assistance qu’annuellement les services de la formation professionnelle ?* Oran reçoivent 3 000 enfants âgés de 15 ans et qu’actuellement elle compte entre 7 000 et 7 800 apprentis. Et de conclure : «L’objectif de la formation professionnelle est d’empêcher l’exploitation de ces enfants qui peuvent suivre des formations et de leur permettre d’entrer dans le monde du travail plus mûrs avec un bagage professionnel leur permettant de mieux s’orienter vers des métiers qu’ils maîtrisent et en connaissant les règles, les devoirs et les droits de chacun.»

                        Parmi les raisons qui poussent les enfants ?* aller travailler, l’oisiveté et la misère ; l’oisiveté survient une fois que l’enfant a quitté l’école. Abondant dans ce sens, le représentant de l’éducation notera, chiffres ?* l’appui, que le taux d’abandon de l’école n’est pas aussi significatif pour constituer l’une des principales raisons du travail de ces enfants. Pour la rentrée scolaire 2006/2007, au niveau du cycle primaire, sur les 160 888 inscrits, environ 0,5% des élèves ont quitté l’école. Au niveau du moyen, sur les 83 607 inscrits, l’on enregistre un taux de 2% de déperdition scolaire, alors qu’au niveau du secondaire, sur les 32 092 inscrits, on a un pourcentage de 1,4%. Tous ces chiffres et ces statistiques ne peuvent malheureusement pas refléter la réalité car ils n’incluent pas tous ces enfants qui ramassent du plastique, fouillent dans les ordures, les porteurs, les mendiants qui obéissent ?* des cercles mafieux qui les exploitent. La prise de conscience de tous et la lutte contre le travail des enfants est plus que jamais une affaire de tous.

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                        • #13

                          Jeudi 31 juillet 2008 -- Le Conseil national économique et social (Cnes) a rendu public, hier, le rapport national sur le développement humain en 2007. C’est lors d’une rencontre organisée ?* la résidence El-Mithak et ?* laquelle a pris part un important panel d’invités (des experts, des représentants du mouvement associatif, des universitaires, des représentants diplomatiques, des représentants du patronat ?* l’image du patron de Cevital) que ce rapport a été rendu public. Expliquant que le rapport 2007 sur le développement humain comme étant “positif”, Mohamed Seghir Babès, le président du Cnes, qui marquera l’ouverture des travaux de la rencontre par une locution liminaire dira que l’élaboration expliquera ceci par le fait qu’“il y a eu sur l’ensemble des indices des avancées satisfaisantes”. “Nous sommes rentrés dans d’autres types d’imparités”, explique-t-il ?* ce propos. Interrogé lors d’un point de presse organisé ?* l’issue de la lecture du rapport, le président du Cnes mettra le doigt sur deux insuffisances majeures qui marquent le développement humain en Algérie durant l’exercice 2007. L’analphabétisation et la déscolarisation des garçons, en l’occurrence. Évoquant le problème d’analphabétisation, le président du Cnes tiendra ?* souligner la persistance de ce phénomène dans notre pays malgré “toutes les politiques intenses engagées par le gouvernement ?* ce propos depuis l’indépendance”. Cette analphabétisation qui touche plus les femmes que les hommes requièrent des mesures dira Babès : “Il y a impératif ?* prendre en charge ce problème par les pouvoirs publics”, explique-t-il ?* ce sujet. Aussi, dans le rapport de 2007 sur le développement humain en Algérie, il est précisé que l’indice national d’instruction “reste peu élevé”. Ceci est la conséquence directe du “niveau d’alphabétisation qui demeure relativement faible”. Dans le même ordre d’idées, il est expliqué que malgré les progrès réalisés en matière de scolarisation et d’alphabétisation “l’écart entre femmes et hommes reste élevé de l’ordre de 17 points en 2006”. S’agissant de la scolarisation, il a été ainsi mis en évidence un certain nombre d’insuffisances : le taux net d’admission ?* l’enseignement primaire est considéré comme étant insuffisant. Il est de l’ordre de 92,83%. Le taux de survie d’une cohorte ?* la 5e année primaire est de l’ordre de 95,2% et ?* la 9e AF de 66,20%. Il existe ?* ce sujet de fortes déperditions scolaires : 536 000 par an dont 68,92% dans le cycle obligatoire particulièrement le moyen. À ce propos, il est précisé dans le rapport qu’il existe une parité vers l’équilibre avec 98 filles pour 100 garçons. “La tendance ?* l’équilibre de la parité s’expliquerait ?* la fois par une plus grande présence des filles dans les cycles moyen et secondaire du fait de leur réussite dans ces cursus et du fait d’une déscolarisation des garçons.” C’est du moins les conclusions rendues par le rapport du développement du Cnes. Ce phénomène de la déscolarisation des garçons a attiré l’attention de plusieurs des participants. À commencer par le président du Cnes. M. Babès, qui relèvera l’importance et l’émergence de ce phénomène, expliquera aux journalistes dans le point de presse qu’il a tenu ?* l’issue de la rencontre d’hier qu’il est impératif de se pencher sur ce problème de déscolarisation des garçons : “Il faut chercher ?* approfondir cette question pour comprendre les raisons qui font que les garçons sont sujets ?* la déscolarisation par rapport aux filles. Tout comme il faut chercher ?* connaître les répercussions de ce constat.” D’ailleurs, parmi les recommandations phares exprimées par le nouveau représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en Algérie Steven A. Ursino, aux pouvoirs publics algériens, est l’impératif de s’assurer de la continuité de l’enseignement chez les jeunes : “Il faut veiller ?* ce que les jeunes scolarisés complètent leur cursus scolaire”, dira en substance A. Ursino en guise de recommandations. Aussi, dans le domaine de l’enseignement supérieur, il a été noté l’existence d’une parité défavorable ?* l’égard des garçons. À ce propos, il a été estimé que le mode de progression au niveau de l’enseignement supérieur est “rigide”. D’où d’importantes déperditions. D’autres insuffisances caractérisent l’enseignement supérieur : “L’absence de passerelles entre les cycles court et long ; dégradation du taux d’encadrement au niveau magistral, faible rendement interne et la difficile insertion des diplômés.”

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                          • #14

                            Mercredi 3 Septembre 2008 -- À deux semaines de la rentrée scolaire 2008/2009, des employeurs sans scrupules continuent ?* exploiter des enfants mineurs ?* Béchar. Ces misérables qui n’ont pas les moyens pour passer des vacances au bord de la mer sont exploités par des transporteurs, des commerçants de fruits et légumes et parfois par des entrepreneurs. Dans le besoin, ces enfants acceptent des salaires dérisoires afin de venir en aide financièrement ?* leurs parents. Selon M. A., 14 ans, qui travaille depuis 2 mois comme receveur dans un taxi collectif, le revenu modeste de ses parents le pousse ?* travailler pendant les vacances pour acheter les fournitures scolaires et les vêtements, et pour aider son père ?* faire face aux dépenses de la rentrée sociale et du mois de Ramadhan.

                            Contacté, un employeur qui a requis l’anonymat, nous a déclaré que ces jeunes garçons cherchent surtout ?* occuper leur temps et n’exigent que la moitié du salaire d’un adulte. Ces mineurs qui ne sont pas déclarés sont soumis ?* un travail dur durant plusieurs heures et sont généralement livrés ?* eux-mêmes en cas d’accident. Pour M. Baki, ex-inspecteur du Travail de Béchar, qui a été muté dernièrement ?* Tamanrasset, ses éléments ont entamé des opérations de contrôle durant la saison estivale pour mettre fin ?* ce travail illégal et pour sensibiliser les employeurs sur l’âge légal du travail.

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                            • #15

                              Dimanche 30 Novembre 2008 -- Ils ont entre 10 et 12 ans. Occupant le terrain l'année durant, rien ne les empêche d'être ?* l'heure le matin. On les observe se mouvoir dans un décor de désolation. Il y a les lève-tôt qui, dès l'aube, envahissent les décharges publiques ?* la recherche d'un trésor introuvable. Ces gamins se sont spécialisés dans la récupération. Tout y passe: plastique, verre, ferraille... et pain rassis ! D'autres se donnent rendez-vous aux abords du marché central des fruits et légumes, ainsi que devant les magasins de produits alimentaires (souk Libya). Des corps frêles croulant sous le poids des marchandises ?* décharger des camions, en contrepartie d'un pécule de misère. Parfois, la rude concurrence les pousse ?* se chamailler entre eux, chacun voulant «sa part». Indifférents aux conditions climatiques, la canicule de l'été ou le froid glacial de l'hiver, ils bravent tout, pourvu qu'ils puissent rentrer chez eux avec le peu d'argent possible. Ces quelques sous viendront en aide ?* leurs familles respectives : c'est leur façon de contribuer modestement au budget familial. Une autre catégorie de «petits bonshommes» prend possession des artères et places publiques : ce sont les vendeurs de journaux ?* la criée. Sur les terrasses des cafés, dans les boutiques, ils viennent vous proposer votre journal, le regard ailleurs. On peut citer aussi les laveurs de voitures ou les apprentis mécaniciens. Toute cette population juvénile (sous la moindre couverture sociale ou si peu) broie du noir dans un silence assourdissant. Pris dans l'engrenage d'un système social sans merci, ces «bambins» continuent de vivoter au gré des circonstances. Des exclus ne sachant quoi faire d'autre. Des enfants qui ne le sont plus.

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