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Illegal migrants in Algeria

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  • #46

    Lundi 14 Avril 2008 -- Le Gouvernement a décidé, suite à un accord avec la commission juridique du parlement, de tripler les peines contre toute personne impliquée dans l’introduction d’un étranger en Algérie de manière illégale. La personne coupable sera condamnée à une amende de 300 millions de centimes, en vertu des amendements qui ont été apportées au projet de loi de la résidence des étrangers.

    M. Messaoud Chihoub, président de la commission juridique, administrative et des libertés, a déclaré aux journalistes qu’il a reçu, hier, à son bureau, que les personnes concernées par cette amende sont celles qui facilitent aux étrangers l’accès au territoire national, les transportent à l’intérieur de l’Algérie, les hébergent, ou leur apportent une aide quelconque.

    Il a indiqué que cette peine était de 100 millions de centimes avant que 48 amendements ne soient apportés à cette loi. Elle vise à lutter contre les réseaux de trafic des personnes et contre l’atteinte à la souveraineté des frontières et du territoire algérien.

    Evoquer l’émigration clandestine, ajoute Chihoub, nous mène directement à parler des frontières Sud, d’où transitent des centaines d’Africains chaque année. Il a indiqué que le réseau de trafic des personnes utilise des moyens du crime organisé, notamment le terrorisme et le trafic de drogues.

    Il a expliqué que les membres de la commission ont refusé 15 amendements apportés par les députés dans le cadre de la révision du texte du projet de loi relatif à la résidence des étrangers, et ont accepté 15 autres. La commission a introduit 6 amendements et 9 autres, après un accord avec le Gouvernement. Il a révélé qu’une matière, proposée par la commission, a été ajoutée à cette loi. Il s’agit de certaines catégories de personnes, contre lesquelles une décision d’extradition a été prononcée.

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    • #47

      April 14, 2008 -- The Algerian government plans to impose a 3 million-dinar fine on people involved in assisting illegal immigration to Algeria, officials announced on Sunday (April 13th). Noting that the heavy penalty is part of the amendments of the foreigner’s residency law, parliamentarian Messaoud Chihoub said the measure aims to combat human trafficking networks, protect the Algerian borders and curb organised crime, terrorism and drug smuggling, El Khabar reported.

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      • #48

        April 15, 2008 -- A government plan imposing new conditions on all foreigners entering, residing and travelling in Algeria was presented to legislators on Wednesday (April 9th). Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni, who introduced the draft bill to a session of the National Popular Assembly (APN), said the measure would help security officers check identification and combat terrorism and criminal activity more effectively.

        The law governing foreigners has been in effect for 41 years; proponents of the bill argue that Algeria's security situation, along with developments in international law, have made it obsolete. "Today, Algeria must deal with organised crime in the economic sector, drug trafficking and arms smuggling in relation to terrorism," said the minister, explaining that on the international level, particularly in the European Union, legislation has been adapted to tighten immigration controls.

        The new law would facilitate foreigners' legal entry and circulation while also cracking down on illegal immigration, smuggling and security violations. It sets up incremental penalties against smuggling networks, organisations transporting illegal immigrants and companies employing foreigners on the black market.

        Foreigners who wish to fix their permanent residence in Algeria will be issued residence permits valid for two years. Those on placements or having a work contract may, depending on their situation, obtain residence permits for less than two years. However, the law provides for the possible issuance of a ten-year residence permit for foreign nationals who have settled in Algeria for a continuous and legal stay of seven years or more.

        Beyond this, the law will make biometric passports obligatory for diplomatic representation, with fingerprints and photographs being taken from foreigners at border posts or when police checks are carried out within the country. Travel insurance and stamp duty for the permit are also obligatory.

        However, a plan to set up holding centres for illegal immigrants awaiting repatriation is drawing criticism from parliamentarians. Some deputies asked for this provision to be completely cancelled, denouncing the measure as incompatible with freedom and saying it sacrifices humanity to benefit security.

        Responding to the MPs' outcry, Zerhouni said, "This does not mean that Algeria will forget the position it has taken on solidarity with the public and its human rights principles [or] that it will close in on itself."

        One researcher who has carried out considerable work on the subject of migration finds the parliamentarians' concerns to be valid. Saïb Musette said that "the most questionable point" of the draft bill is "the creation of holding centres and the possibility given to walis to expel people, which is not in accordance with the conventions ratified by Algeria as part of its protection of migrants’ rights."

        "I would like to have been able to see the text and compare it with the Moroccan or Tunisian measures," Musette added.

        Despite press coverage of the debate in the National Popular Assembly, there has been little popular reaction in Algeria.

        Business manager Salaheddine Badaoui said he was totally unaware of the draft law. "I’ll go and find out straight away," he told Magharebia.

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        • #49

          Lundi 21 Avril 2008 -- Dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, les services de la Police judiciaire de Saïda ont procédé, avant-hier, à l’arrestation de quatre ressortissants étrangers de nationalité syrienne, âgés entre 32 et 36 ans, au centre-ville de Saïda en situation irrégulière. Lors de l’interrogatoire, les quatre ressortissants étrangers ont déclaré qu’ils ne possèdent aucun document officiel autorisant leur séjour sur le territoire algérien. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Saïda, ils ont été placés en détention préventive pour immigration clandestine.

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          • #50

            Mardi 22 Avril 2008 -- Le phénomène de l’immigration clandestine ne cesse d’amplifier, malgré les mesures en vigueur pour l’endiguer. Selon une étude de la Gendarmerie nationale, qui reprend les statistiques relatives aux activités de ses unités dans le cadre de la lutte, le phénomène a atteint des proportions alarmantes. L’étude remonte aux sources de cette hasardeuse aventure, dresse les profils des clandestins, les itinéraires et les modes opératoires des filières.

            Le choix de l’Algérie par les candidats est motivé par le facteur géographique. La proximité du pays avec l’Afrique, le Sahel, grand pourvoyeur de clandestins, et l’Europe, avec une bande frontalière particulièrement immense et une porte maritime, font augmenter les chances de traversée. Si les conditions socioéconomiques et les conflits sont les principales raisons qui poussent les jeunes à tenter l’aventure, l’Algérie demeure un des rares pays de la région à traiter convenablement les clandestins arrêtés. Toutefois, note l’étude, l’accélération du phénomène risque d’induire des difficultés pour le pays, surtout qu’il est établi qu’il a des liens avec d’autres formes de criminalité comme le trafic de drogue, de fausse monnaie et de documents ainsi que la contrebande. Cela d’autant qu’il est appelé à persister compte tenu des déséquilibres économiques entre le Nord et le Sud.

            Le renforcement du dispositif de la gendarmerie a donné ses fruits tant le nombre d’affaires traitées a baissé de 2%, mais le nombre de personnes arrêtées n’a pas cessé d’augmenter. La trouvaille de la voie maritime, côtes est et ouest, a encouragé les potentiels immigrants clandestins à se concentrer sur l’Algérie. En 2007, dans 1 550 affaires, 6 988 étrangers ont été arrêtés. Soit une hausse de 2% en termes d’affaires, mais 13% de plus en termes de nombre d’étrangers appréhendés, par rapport à 2006. Outre les villes de l’extrême Sud, première étape des clandestins africains, les villes côtières de l’Oranie et de l’Est en sont particulièrement affectées. Oran, Tlemcen, Aïn Témouchent, Annaba et El-Tarf sont les destinations prisées. Elles offrent l’avantage des courtes distances des côtes espagnoles et italiennes. Même Alger n’a pas échappé, à un moindre degré, à la ruée de ces étrangers en transit.

            Et ça continue. Au 1er trimestre de l’année en cours, la GN a traité 547 affaires et interpellé 2 379 étrangers en situation irrégulière. Soit une hausse de 20% par rapport à la même période de l’année précédente (457). Mais le nombre d’interpellés a diminué sensiblement, 2 094, soit 74%. Il a été relevé que des étrangers sont impliqués dans divers trafics. Depuis la mise en place du dispositif espagnol de surveillance suite aux incidents de Mellila, les clandestins ont changé d’itinéraire, passant par le Sénégal pour atteindre les îles Canaries, traversée qui connaît sont lot de morts noyés en raison surtout de la vétusté des embarcations utilisées.

            Par ailleurs, la crise économique au Maroc a poussé des fournées de travailleurs à venir clandestinement en Algérie. Ils sont particulièrement dans le bâtiment, maçons, plâtriers et même des travailleurs agricoles. En 2007, 624 Marocains ont été arrêtés. Depuis 1996, les Marocains ont représenté 8% des étrangers irréguliers en Algérie. Des étrangers d’autres nationalités, n’ayant pas pu rejoindre l’Europe, ont opté pour l’installation et le travail (au noir) en Algérie. Les candidats africains à l’immigration clandestine suivent initialement les mêmes itinéraires avant de se retrouver à Assamakha, ville nigérienne frontalière de l’Algérie. Là, ils sont pris en charge par des passeurs qui les ramènent soit à Aïn Guezzam ou jusqu’à Tamanrasset. Ceux en provenance du Mali sont ramenés à Tinzaouatine, puis Tamanrasset.

            Du sud vers le nord

            Ensuite, c’est la traversée du pays, du Sud vers le Nord, via In-Salah, Ghardaïa avant d’arriver à Oran et Tlemcen. Des réseaux de passeurs se chargent, là aussi, d’acheminer les clandestins vers le Maroc rejoindre l’Espagne via les deux enclaves, Mellila et Ceuta. Pour les partants à destination d’Italie, ils atterrissent à Djanet et sont acheminés en Libye pour tenter de rejoindre le pays de la Botte.

            Toutefois, si le phénomène se limitait au transit concernant l’Algérie, les risques seraient minimes. Nombre de clandestins dissuadés par les dispositifs européens durcis sont tentés de s’installer en Algérie. Chose qui, à terme, comporte des risques. En effet, le risque de transmission de maladies comme le sida n’est pas à écarter — Tamanrasset comme le montrent les chiffres est la plus touchée par le sida — la présence massive de clandestins risque également de provoquer un déséquilibre de la population.

            En plus de la contrebande, des trafics en tous genres, la proximité du Sahel, grand marché de trafic d’armes et de munitions, comporte un sérieux danger sécuritaire. Surtout depuis l’alliance entre les contrebandiers et les groupes terroristes. L’immigration par voie maritime s’est davantage aggravée malgré les risques et tous les accidents ayant entraîné la mort en haute mer. Le renforcement des dispositifs de surveillance des côtes n’a pas dissuadé pour autant les candidats.

            L’étude a dressé le profil ainsi que le mode opératoire, avec observation et suggestions pour venir à bout du phénomène. Pour les chiffres, en 2007, la GN a traité 114 affaires et interpellé 2 055 individus dont 1 071 nationaux. Le phénomène — désormais consacré harraga — a connu une hausse de 50% de 2006 à 2007. Au 1er trimestre 2008, 100 personnes ont été interpellées dans 12 affaires traitées. Soit une hausse de 300% en termes d’affaires et 669 % en termes d’arrestations.

            Le mode opératoire des harragas est simple. Huit à dix individus, d’une moyenne d’âge de 19 à 40 ans, se regroupent, cotisent pour l’achat d’une embarcation, dont le prix se situe dans une fourchette de 400 000 à 800 000 DA, que leur procure un passeur. Avec option boussole de navigation et GPS pour leur indiquer les points de débarquement. Les GPS saisis par les autorités espagnoles et italiennes sur les harragas indiquent tous Gabo de Gâta (Almeria) et Cap Rosa (Sardaigne).

            La première est distante de 94 km de Aïn Témouchent et la seconde de 130 km de Annaba. Les harragas mettent entre 6 et 10h de traversée pour atteindre les côtes espagnoles et 12 à 15h pour rejoindre les côtes italiennes. Une fois les préparatifs terminés, les candidats sont emmenés de nuit dans un endroit choisi préalablement pour l’embarquement. Avec l’expérience dans le traitement de ces affaires ainsi que le travail de renseignement, la GN a découvert l’existence de filières spécialisées dans “ce commerce” de clandestins. Selon des estimations, les “passeurs” prélèvent entre 3 000 et 5 000 euros par personne. Des propriétaires de chalutier, notamment espagnols sont complices du trafic de clandestins qu’ils aident moyennant une commission allant de 100 000 à 180 000 DA.

            Le profil du “harrag” n’est pas complètement cerné tant il a changé et évolué. Il peut être un homme, âgé entre 19 et 40 ans, chômeur et sans niveau d’instruction. Désormais, ces paramètres ne sont plus valables même si une majorité de clandestins répond à ce profil. Peut-être une femme. On y trouve des jeunes, âgés entre 16 et 18 ans. Des universitaires et des fonctionnaires. Ils peuvent venir de toutes les régions du pays. Ils peuvent également être des étrangers.

            L’étude recommande, enfin, pour lutter efficacement contre ce phénomène, le renforcement du dispositif juridique par l’introduction de sévères sanctions contre les réseaux de passeurs, le recensement des embarcations et le contrôle de leurs achats et ventes. La sensibilisation, à travers des campagnes comme les journées organisées par la GN, implication des associations afin de sensibiliser les jeunes et l’opinion publique. Cela, en plus du renforcement des dispositifs, notamment la surveillance aérienne de la GN et des gardes-côtes.

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            • #51

              Mercredi 23 Avril 2008 -- Les éléments de la Gendarmerie nationale de Hassi-R’mel ont mis la main sur dix immigrants clandestins de nationalités nigérienne et malienne, sur la RN1 reliant Laghouat à Ghardaïa. Six d’entre eux, de nationalité nigérienne, ont été arrêtés à Bellil. Les quatre autres, de nationalité malienne, ont été arrêtés au lieudit Tilghemt relevant de la commune de Hassi R’mel et distant d’environ 90 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Laghouat.

              Les mis en cause ont pénétré dans le territoire national à travers les wilayas frontalières du Sud. Ils seraient en possession de visas falsifiés. Leur intention était de rejoindre la frontière algéro-marocaine en passant par les wilayas de l’ouest du pays. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Laghouat, ce dernier a ordonné leur mise en détention préventive en attendant le complément d’enquête les concernant et leur jugement pour les chefs d’inculpation d’émigration clandestine et faux et usage de faux, pour ensuite décider de les reconduire dans leur pays d’origine.

              Par ailleurs, un groupe, composé de 45 clandestins de nationalité africaine, a été intercepté et arrêté dans la nuit de lundi à mardi lors d'une patrouille nocturne effectuée par les éléments de la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale de Maghnia. Le groupe en question, en provenance du Maroc, avouera s'être introduit frauduleusement en territoire algérien afin de fuir la sévère répression actuellement menée par les autorités marocaines qui ne leur laisse aucun répit. Les clandestins en question ont été surpris par les gendarmes alors qu'ils étaient en train d'ériger plusieurs ghettos dans une zone dissimulée et inaccessible située à l'intérieur de l'oued frontalier de Maghnia plus communément connu sous l'appellation de “Oued Jorgii'”.

              Parmi les clandestins arrêtés dont la plupart sont de nationalité malienne et nigérienne, figure un ressortissant de nationalité guadeloupéenne. Par ailleurs, signalons que neuf d'entre les clandestins arrêtés ont décliné de fausses identités et de fausses nationalités, ceux-ci ont été cependant rapidement confondus par les gendarmes grâce au nouveau système d'identification (Afis) actuellement mis en service.

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              • #52

                Mercredi 7 Mai 2008 -- Le service de la Police judiciaire de Sidi Bel-Abbès a traité des affaires liées à l’immigration clandestine, durant le mois d’avril écoulé, dans lesquelles sont impliqués plusieurs individus de diverses nationalités. Ainsi, 10 ressortissants marocains ont été arrêtés, présentés devant la justice pour séjour irrégulier puis reconduits aux frontières. Le même service a également procédé à l’établissement des formalités judiciaires à l’encontre de neuf ressortissants étrangers, à savoir : 4 Marocains, 3 Égyptiens, 1 Palestinien et 1 Jordanien pour séjour irrégulier sur le territoire algérien, et à l’encontre d’un ressortissant libyen pour conduite en état d’ivresse. La cellule de communication a aussi indiqué que les éléments de PJ ont procédé au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la falsification de documents officiels et d’escroquerie constitué de 2 Maliens et de 2 Nigériens qui sont aussi poursuivis en justice pour immigration clandestine.

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                • #53

                  Dimanche 11 Mai 2008 -- Depuis le début de l’année en cours, les unités de la Gendarmerie nationale et les services de la police de la wilaya de Ghardaïa ont mis la main sur pas moins de 200 immigrants clandestins de différentes nationalités africaines. Pour la plus part d’entre eux, ils sont D’origine nigérienne ou malienne, nous dit-on. Selon des sources bien informées, la majorité de ces immigrants clandestins a été arrêtée dans la région de Goléa à une centaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Ghardaïa.

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                  • #54

                    Dimanche 11 Mai 2008 -- Le cadavre d'un clandestin de nationalité africaine non identifié a été retrouvé dans la matinée du 9 mai 2008 à proximité de la cité El-Izza à Maghnia. La mort, selon les premières constations médicales, serait due à un arrêt cardiaque, apprend-on de source bien informée. Le cadavre a été transféré à la morgue de l'hôpital de la ville de Maghnia pour une autopsie afin de déterminer les véritables causes du décès.

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                    • #55

                      Mercredi 14 Mai 2008 -- Le ministre de l’Intérieur, Nourredine Yazid Zerhouni, a refusé de parler de l’acceptation par l’Algérie de la demande européenne concernant l’établissement de centres de transit pour les immigrés clandestins, en attendant de les extrader vers leur pays d’origine. Il a répondu lorsqu’on l’a interrogé sur le sujet : « Je n’agis ni ne travaille pour l’intérêt d’aucun pays hormis le mien ».

                      Zerhouni a nié catégoriquement l’existence d’un quelconque lien entre « les centres d’attente » inclus dans la loi relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers, et les « centres d’accueil » que des pays européens comme la France, l’Espagne et l’Italie veulent voir établis par les pays de l’Afrique du Nord sur leurs territoires, en attente de l’extradition des immigrés africains clandestins vers leurs pays d’origine ; ces immigrés transitent par notre pays afin de rejoindre la rive nord de la Méditerranée.

                      El Khabar a interrogé le ministre de l’Intérieur hier, au Conseil de la Nation, après l’approbation de la loi sur le séjour des étrangers, pour savoir si la création de centres n’équivaut pas finalement à satisfaire la revendication de l’Europe qui se plaint de vagues d’immigration provenant d’Afrique. Le ministre a déclaré : « Il ne faut pas mélanger les deux choses, les centres d’attente, et non d’accueil, que nous voulons sont différents de ce que s’imaginent les Européens, et on peut expliquer les choses ainsi : lorsque les services de sécurité arrêtent un résident illégal, ils le conduisent à un centre d’attente, où il demeure, en attendant que nous contactions l’ambassade de son pays, pour nous assurer qu’il porte la nationalité de ce pays. Nous donnons après cela l’occasion à l’ambassade de prendre les mesures nécessaires afin de l’extrader, et elle en prend la charge ».

                      La France, l’Espagne et l’Italie avaient proposé aux pays du Maghreb à la fin 2005 de créer des centres d’hébergement des immigrés qui sont arrêtés sur leur territoire, en attendant que les pays européens étudient leurs situations, et décident de leur extradition ou pas vers leur pays d’origine.

                      Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a annoncé que la population algérienne avoisine les 36 millions de personnes, selon les premiers indices du recensement général de la population lancé en avril et terminé la semaine dernière. Il a promis de présenter, dans un mois, les résultats précis du recensement.

                      Dans un autre contexte, M. Zerhouni a indiqué que le passeport électronique sera adopté officiellement avant la fin 2010, indiquant que cela se fera conformément aux lois internationales relatives à ce sujet. Il a également révélé que le prochain passeport électronique va être délivré la semaine prochaine à titre d’essai.

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                      • #56

                        Jeudi 22 mai 2008 -- 83 personnes étrangères de diverses nationalités ont été arrêtées à Aïn Defla par les services de la gendarmerie de cette wilaya, pour immigration clandestine, durant les 4 derniers mois de cette année. Parmi ces personnes, on compte 72 de nationalité nigérienne, 4 syrienne, 2 marocaine ainsi que d’autres nationalités. Selon le chargé de la communication des services de la gendarmerie, qui a animé un point de presse en marge des portes ouvertes sur ce corps, organisées depuis hier et jusqu’au 23 de ce mois au niveau de la maison de la culture Ibn Badis du chef-lieu de la wilaya, 16 personnes parmi les 83 arrêtées ont été placées sous mandat de dépôt lors de leur présentation devant la justice, alors que 65 autres ont eu des décisions pour quitter le territoire national.

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                        • #57

                          Mardi 27 Mai 2008 -- Adrar est un point de passage pour les candidats à l’Eldorado européen, en passant par le Maroc pour atteindre le détroit de Gibraltar ou le sud de la Tunisie pour se rendre sur les côtes Italiennes. Le développement rapide socio-économique de cette capitale du Touat attire de plus en plus de jeunes africains, notamment les Sahéliens à la recherche du travail. Leurs caractéristiques physiques, semblables à ceux des autochtones, leur permettent de se fondre facilement parmi la population et d’échapper ainsi aux contrôles. Aussi, leurs qualifications dans les domaines de la couture, de la broderie, de la sculpture sur bois, de l’artisanat et de la cordonnerie leur facilitent l’accès à l’emploi illégal. Certains nationaux encouragent l’installation de ces immigrants spécialisés dans l’art de la couture traditionnelle soudanaise et vont jusqu’à les expatrier pour pouvoir les exploiter ensuite.

                          Transportés puis hébergés, parfois même en famille, ils sont enfermés dans des locaux d’ateliers clandestins, à l’abri des inspections tant des services de sécurité que de l’inspection du travail ou de la CNAS. Ils sont en général surexploités et sous-payés au vu du dividende que soutirent les revendeurs de leurs produits (tuniques, Balthazars, robes africaines, etc.). Certains entrepreneurs les engagent comme une main d’œuvre à bas prix pour les travaux fastidieux, comme les fondations et les forages. Cependant, ces dernières années ce flux migratoire a pris des proportions considérables et inquiétantes dans la mesure où certains membres de cette petite communauté clandestine, nouvellement créée, s’adonnent à des actes relevant du droit commun, comme le vol, la prostitution, le faux et l’usage du faux, la fabrication de faux billets de banque et de faux documents de voyage, etc.

                          La justice affirme avoir eu a traiter, au courant de l’année 2007, plus de 280 cas où étaient impliqués des étrangers issus de près de 9 nationalités africaines différentes, comme le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Congo, le Burkina Fasso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigeria et le Libéria. La sûreté nationale de la wilaya d’Adrar atteste que ce fléau prend de l’ampleur si l’on prend acte des statistiques des 4 premiers mois de l’année 2008, où 178 immigrants clandestins ont été interceptés et arrêtés, contre 301 pour toute l’année 2007. La gendarmerie nationale confirme aussi cette hypothèse par des chiffres : 58 clandestins africains, y compris des femmes, dont 37 Maliens, 13 Nigériens, 3 Burkinabais, 3 Ivoiriens, un Ghanéen et un Mauritanien ont fait l’objet d’arrestations au cours du premier trimestre 2008, contre 118 pour l’année 2007. Les personnes en position irrégulière et n’ayant commis aucune infraction sont en général reconduites, dans de bonnes conditions, à la frontière puis remises en liberté, nous affirme un responsable.

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                          • #58

                            Jeudi 29 Mai 2008 -- Les gardes-frontières de Remblais (Tlemcen) ont appréhendé cinq Chinois dépourvus de pièces d’identité, qui ont franchi clandestinement nos frontières en provenance du Maroc. Ils ont été remis aux éléments du poste de police judiciaire de Maghnia et présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Maghnia, qui les a condamnés à une peine de deux mois de prison avec sursis, assortie d’expulsion. Ils ont été reconduits aux frontières marocaines par les gardes-frontières de la même unité.

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                            • #59

                              Mercredi 4 Juin 2008 -- Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a indiqué que plus de 12 000 immigrés clandestins Africains ont été arrêtés, l’année passée, et extradés vers leurs pays. Il a expliqué que l’Algérie a mis en place les mesures sécuritaires pour empêcher toute infiltration des terroristes dans les caravanes d’immigrés clandestins au Sud. Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a déclaré, hier, que les services de sécurité ont réussi en 2007 à arrêter 12 291 immigrés clandestins Africains, qui ont tenté de pénétrer en Algérie via les wilayas du Sud. Il a déclaré, lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse nationale que l’Algérie a extradé ces derniers vers leurs pays d’origine, et que l’Algérie a fait de son mieux pour protéger leur dignité. Le ministre a évoqué ce dossier lors de sa présentation des mesures de sécurité prises par l’Algérie au Sud pour empêcher tout croisement entre le terrorisme et réseaux d’immigration clandestine. Il a déclaré dans ce cadre : « il y a une coopération sécuritaire avec les pays voisins, notamment le Mali, pour empêcher toute infiltration des terroristes parmi les caravanes des immigrés clandestins qui viennent en Algérie ». Le ministre a indiqué que la wilaya de Tamanrasset a enregistré le plus grand nombre d’Africains à pénétrer en Algérie. Il s’est basé sur des statistiques récentes présentées, hier, par le wali de cette wilaya, devant le Conseil du Gouvernement.

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                              • #60

                                Algiers, June 4, 2008 (AKI) -- Algerian authorities have detained 12,000 illegal immigrants in the past year, according to the Minister for Communication, Abdel Rashid Boukrazaza.

                                Algerian daily, El-Khabar, quoted the minister on the latest figures.

                                "Our authorities have stopped more than 12,000 people in the past year as they were trying to secretly immigrate from sub-Saharan African countries," he said.

                                "We stopped them and sent them home, in order to maintain order and security as well as the sovereignty of our country."

                                The Algerian minister discussed the issue with journalists on government measures to stop al-Qaeda terrorists from crossing the Sahara and entering the country, and drug traffickers from using Algeria as a transit point to Europe.

                                "Security cooperation is underway with neighbouring countries and in particular, Mali, and there is no way that terrorists can infiltrate the country with migrants."

                                Boukrazaza denied reports that the biggest concentration of illegal immigrants from the south of Africa were in the Algerian region of Tamanrasset.

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