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Modernisation du système pénitentiaire

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  • #16
    Mercredi 28 Novembre 2007 -- Le directeur général de l'administration générale des établissements pénitentiaires, M. Mokhtar Felioune, a indiqué hier, à Alger, que 50 établissements pénitentiaires ont déjà été dotés de publiphone (centre téléphonique) parmi les 127 prisons que compte le pays.

    Dans un entretien à l'APS, M. Felioune a affirmé que les détenus du reste des autres établissements et, condamnés définitivement, pourront bénéficier des services des centres téléphoniques au premier semestre 2008. Le responsable a rassuré quant à l'efficacité du système installé qui permet l'enregistrement automatique des appels dès la formation des numéros qui ne peuvent en aucun cas être effacés ou changés pendant une durée d'un an. Le système permet également grâce à un double écouteur de suivre toute la communication et de l'interrompre ou la réécouter si nécessaire, même après plusieurs années, a-t-il rappelé.

    M. Felioune a également expliqué que les détenus payent les appels au moyen de cartes qu'ils déposent au niveau des responsables de la prison et les récupèrent au moment d'effectuer l'appel, précisant que le prix des appels est plus bas que celui pratiqué hors des prisons puisque ces dernières ne prennent pas de bénéfice.

    Le coût des centres téléphoniques est estimé à environ 750 000 DA a relevé M. Felioune, ajoutant que le détenu doit présenter le numéro qu'il souhaite contacter à l'avance. La mise à la disposition des détenus de centres téléphoniques payants pour leur permettre de contacter leurs proches fait partie du volet réforme pénitentiaire du programme de la réforme de la justice, visant l'humanisation de ces établissements et l'amélioration des conditions d'incarcération.

    Le centre pilote a été inauguré à l'établissement d'El-Harrach par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz, le 29 juillet dernier...

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    • #17

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      • #18
        Mardi 4 décembre 2007 -- Après des rencontres de formation des greffiers et des magistrats au mois de novembre dernier, un colloque national de formation au profit de 40 cadres de l’administration pénitentiaire et centrale a été ouvert hier à la résidence des magistrats à Alger en présence de MM. Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire, et Salah Rahmani, directeur du projet Appui à la réforme de la justice.

        Quatre experts espagnols, en l’occurrence le directeur du centre d’éducation pour les jeunes à l’Alzina, un magistrat à la 8e section de l’audience provinciale de Barcelone et professeur associé de droit pénal dans le département de droit pénal de l’université Pompeu Fabra de Barcelone, une psychologue du centre pénitentiaire Quatre Camins ainsi qu’un psychiatre pénitentiaire de Brians de l’Association internationale pour l’administration et les politiques générales espagnoles (FIAP), ont animé la rencontre.

        Cette dernière a pour thème central «Comment concilier enfermement, coercition, amendement et préparation à la réinsertion dans la vie sociale» et son objectif est de définir et répertorier les actions et méthodes de travail à retenir et à mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie des personnes détenues et préparer leur réinsertion sociale en s’inspirant des systèmes pénitentiaires européens contemporains les plus performants, à l’instar du système espagnol jouissant d’une bonne réputation.

        Le séminaire abordera, entre autres, le développement du savoir-faire professionnel, l’explication des connaissances permettant aux personnels de remplir leurs fonctions, le renforcement de l’esprit d’équipe, l’exposition des normes internationales en la matière ainsi que le problème de la multirécidive.

        Cette rencontre entre dans le cadre du programme de coopération algéro- européen intitulé Appui à la réforme de la justice en Algérie et financé par la Commission européenne à hauteur de 15 millions d’euros et de 2 millions par l’Algérie.

        Un programme de formation de magistrats, de greffiers, de cadres du ministère de la Justice et de l’administration pénitentiaire et d’auxiliaires de justice a été lancé au mois d’octobre dernier et s’étalera jusqu’en 2009.

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        • #19

          Mercredi 23 Janvier 2008 -- C’est aujourd’hui que le siège flambant neuf de l’administration pénitentiaire sera inauguré par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz. Celui-ci procédera également au lancement de la toute nouvelle application de gestion de la population carcérale.

          Depuis l’année 2005, date de la promulgation de 14 textes de loi annonçant la modernisation du système pénitentiaire, où des associations nationales et internationales, des organisations non gouvernementales (ONG), au même titre que les auxiliaires de la justice, ont eu à vérifier par eux-mêmes la grande mue opérée dans les enceintes des prisons algériennes. C’est ce qui ressort d’un entretien à bâtons rompus accordé à Liberté par le directeur de l’administration pénitentiaire, M. Mokhtar Felioune, qui a dressé un bilan exhaustif des deux premières années de la réforme engagée en 2005. Un bilan “satisfaisant”, selon lui, et qui fait ressortir, à première vue, que les prisons algériennes ont connu un changement de fond avec la mise en vigueur des normes et des standards internationaux dans leurs gestion et dotations, le traitement du détenu, la formation et le recrutement des personnels qualifiés et spécialisés.

          Et si d’intenses efforts sont quotidiennement consentis pour une meilleure prise en charge des détenus, il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire, notamment le désengorgement des 127 centres pénitentiaires qui étouffent réellement avec l’augmentation incessante de la population carcérale. Une donne que connaissent toutes les prisons du monde, certes, mais qui tend à s’accentuer tant que les 13 nouveaux centres placés sous l’égide de l’administration pénitentiaire, d’une capacité de 19 000 places, ne sont pas encore réceptionnés.

          Humanisation des prisons, qu’en est-il ?

          L’humanisation des prisons en Algérie, comme partout dans le monde d’ailleurs, a toujours fait l’objet de controverses et de critiques de la part des ONG, des organisations des droits de l’homme, des associations et même des parents de détenus. Prenant le taureau par les cornes, l’administration pénitentiaire a, dès l’année 2005, misé sur la formation des ressources humaines, notamment en partenariat avec des pays d’Europe où des dizaines de cadres ont bénéficié de sessions de cycles de formation et de recyclage spécialisés.

          Ainsi pas moins de 16 779 personnes ont été formées, dont 4 954 cadres ont reçu des formations de base et 11 825 ont bénéficié de la formation continue, ajoutés aux centaines de cadres formés dans les instituts et les écoles algériennes spécialisées. Mieux, la tutelle, partant du constat que la modernisation de ce système est un volet lourd dans la réforme de la justice, a sensiblement augmenté les crédits, les dotations et les moyens matériels. À titre illustratif, 213 399 couvertures ignifuges (ininflammables), 77 076 lits, 153 fauteuils dentaires, 140 ambulances d’évacuation des urgences (ce chiffre atteindra 300 en juin 2008) et 41 laboratoires d’analyses ont été acquis au profit des établissements pénitentiaires.

          Et ce n’est point ces acquis, à eux seuls, qui ont changé les choses dans les prisons algériennes ! En effet, l’administration pénitentiaire a misé gros sur le recrutement des personnels spécialisés et qualifiés pour améliorer les conditions de détention. Selon M. Felioune, son département a fait appel à des centaines de compétences, dont 387 médecins généralistes, 422 psychologues, 180 chirurgiens-dentistes, 12 pharmaciens, 76 assistantes sociales et 112 cadres de la jeunesse et des sports pour écouter, encadrer, traiter et réinsérer les détenus dans les prisons. Cela sans compter les pavillons exclusivement réservés aux prisonniers dans les hôpitaux civils en cas de nécessité urgente d’hospitalisation. L’environnement immédiat du prisonnier a également connu un sensible changement. C’est ainsi que tous les quartiers de prisons sont dotés de 3 239 téléviseurs, 250 000 livres, revues et journaux, 120 microtels, 65 billards, 301 baby-foot et 200 tables de tennis.

          Respect des droits de l’homme et souplesse des mécanismes de libération

          Depuis l’année 2005, les prisons algériennes ont connu une réelle métamorphose sur le plan des droits des détenus et sur le régime de la rééducation et de la réinsertion. Ainsi, et selon M. Felioune, un détenu condamné définitivement peut bénéficier d’une liberté conditionnelle pour des raisons strictement médicales. À condition qu’il ait déjà accompli une partie de la peine de sa condamnation. Sur un autre plan, le prisonnier peut quitter l’établissement pénitentiaire, sans surveillance, et revenir en fin de journée. Comme le prisonnier peut aussi bénéficier d’une semi-liberté de 10 jours, une sorte de “récompense” accordée pour sa bonne conduite. En 2005-2006, ce sont 4 557 prisonniers qui ont bénéficié de la liberté conditionnelle, 891 de la semi-liberté, 4 016 de la permission de sortie et 510 libérés et réinsérés dans le cadre de l’activité d’intérêt général. Sans compter 2 331 détenus affectés, entre 2003 et 2006, sur les établissements du milieu ouvert et les chantiers extérieurs.

          L’environnement extérieur est également pris en considération par les centres pénitentiaires. Outre l’élargissement de la liste des personnes et des organismes autorisés à visiter les détenus, les prisons ont augmenté le nombre de visites de 2 à 4 par mois. Et si l’usage du téléphone cellulaire est strictement interdit, l’administration pénitentiaire a prévu des lignes téléphoniques accessibles aux prisonniers.

          Autant de conditions qui s’ajoutent au droit du détenu aux recours, aux plaintes, à une aide sociale et financière lors de sa libération (pour les personnes démunies) et au parloir rapproché au profit des mineurs et des femmes. L’instauration de la commission de l’application des peines, de la commission de l’aménagement des peines, du comité interministériel de coordination des activités de rééducation et de réinsertion sociale (composée de 22 représentants ministériels chargés de concrétiser les actions arrêtées) et des services extérieurs de réinsertion sociale des détenus sont autant de mécanismes mis en place depuis 2005 pour booster une réforme souhaitée du système pénitentiaire qui était, dans les années de braise, en état de stagnation. La souplesse des mécanismes mis en place par le département de Belaïz témoigne, deux ans après leur mise en vigueur, de la volonté de multiplier les formes inhérentes au respect des droits de l’homme.

          Un volet autrefois soulevé par les ONG et autres organismes et qui, aujourd’hui, est pris en charge dans le cadre d’un arsenal législatif et réglementaire de pas moins de 14 textes de loi adoptés en 2005 pour humaniser le milieu carcéral. Cela étant dit, selon M. Felioune, les prisons algériennes sont visitées et inspectées chaque mois par des magistrats spécialisés, en plus des rencontres périodiques entre les directeurs de prison avec les détenus, choisis dans chaque quartier des centres pénitentiaires pour recenser leurs doléances.

          Plus d’espace dans les prisons en 2008-2009

          Le directeur de l’administration pénitentiaire, M. Mokhtar Felioune, ne cache pas, cependant, le côté négatif de cette réforme, même si un plan de solutions radicales est en cours.

          “Le surpeuplement des prisons est le maillon faible de nos prisons. D’ici 2009, le problème d’espace ne se posera plus, notamment avec la réception de 13 nouveaux centres pénitentiaires de 19 000 places dans le Sud et les Hauts-Plateaux”, dit-il. Mais pourquoi le Sud et les Hauts-Plateaux ? M. Felioune estime que ce projet apportera un plus à son département et, bien plus, à l’amélioration des conditions de détention en milieu carcéral. Du coup, le choix du Sud et des Hauts-Plateaux se veut une manière de renforcer l’action de développement durable dans ces régions d’Algérie qui nécessitent des actions de reboisement d’envergure et la croissance du taux d’intégration des populations. Cela, en attendant la réalisation de 66 autres centres pénitentiaires à l’horizon fin 2009. Ces centres sont placés sous l’égide des walis qui auront la tâche du suivi et de la réception de ces ouvrages. Quant aux 13 centres placés sous l’égide de l’administration pénitentiaire, ils seront réalisés par des entreprises chinoises.

          Ce volet non négligeable participera sans doute à l’amélioration des conditions sanitaires et d’hygiène et influera positivement sur le cadre de vie des prisonniers, même si le milieu carcéral est fait avant tout pour rééduquer et réinsérer les personnes condamnées.

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          • #20

            Mercredi 23 Janvier 2008 -- Selon M. Felioune, cette application, qualifiée de “révolutionnaire, d’acquis important”, se décline comme un réseau Intranet, relié à toutes les prisons avec une base de données consolidée à l’échelle nationale. Dotée d’un logiciel intelligent, réalisé à 100% par des compétences algériennes, cette nouvelle application, par ailleurs non encore généralisée dans le monde, servira à connaître le profil des détenus depuis leur incarcération jusqu’au jour de leur libération, en passant par leur transfert, leur traitement, leur comportement et leur insertion. Cela permettra à l’administration pénitentiaire de connaître également les filiations complètes, les cas de récidive, l’âge et le niveau d’instruction des détenus.

            Cette application, qui sera par ailleurs inaugurée incessamment par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz, sera gérée par une cellule basée au siège flambant neuf de l’administration pénitentiaire situé à Ben Aknoun. “Cette application nous soulagera certainement, notamment des frais inhérents aux milliers de courriers, des retards dans le traitement des dossiers des détenus et des envois incessants des fax. Cela nous permettra, du coup, d’exploiter des données en temps réel et d’établir des tableaux de profils et de mieux contrôler l’évolution des détenus à travers toutes les prisons d’Algérie”, nous dit encore M. Felioune.

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            • #21

              Mercredi 23 Janvier 2008 -- Maillon fort de la réforme pénitentiaire, la formation des détenus constitue un volet important dans les prisons algériennes. Cette année, près de 18 000 détenus bénéficieront d’une formation et se présenteront aux différentes sessions des brevets, du BEM et du bac. Selon M. Felioune, près de 8 000 détenus jouiront du droit à des formations professionnelles, alors que 2 313 détenus subiront l’épreuve du BEM et 1 300 autres prisonniers les épreuves du baccalauréat. Cela va sans dire qu’un plan a été déployé pour que ce chiffre atteigne 19 000 à 20 000 détenus d’ici 2009. Il y a lieu de relever que le nombre de détenus formés dans les 127 centres pénitentiaires est passé de 1 739 en 2002 à 11 454 en 2005-2006. Un challenge que veut relever l’administration pénitentiaire pour mener à terme un processus de réforme aussi ambitieux et qui nécessite du temps, des moyens et une politique de mise à jour adaptée aux normes et aux standards universels, conformément aux textes de loi et de conventions ratifiées par l’Algérie.

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              • #22

                Jeudi 24 Janvier 2008 -- Désormais, les détenus dangereux seront interrogés à distance à partir des tribunaux et des cours de justice, soit en qualité de prévenu ou en qualité de témoin si nécessité, pour évacuer les affaires courantes ou des procès qui risquent de traîner devant les juridictions compétentes. Si cette nouvelle méthode, qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation du secteur de la justice, permet sans aucun doute de simplifier la procédure aux juges d’instruction et d’éviter les reports incessants des affaires, donc un gain de temps, il est évident également que l’interrogatoire à distance des détenus dangereux répond également à la donne sécuritaire.

                En effet, le transfert et le déplacement des détenus dangereux comme les terroristes, les grands trafiquants et les têtes de réseau de crime organisé sont trop risqués et, par voie de conséquence, assujettis à des mesures de convoyage drastiques, voire impossibles dans certaines zones vu l’éloignement de certains pénitenciers du pays, des cours de justice et des aléas ; des risques parfois inutiles de faire déplacer ces prisonniers condamnés d’une wilaya à une autre.

                C’est ce qui ressort des déclarations du ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz, qui a procédé, hier, à l’inauguration du nouveau siège de la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. Lors d’une démonstration du logiciel de gestion de la population carcérale, une application lancée à la même occasion, les intervenants ont évoqué la nécessité d’aller vers un texte de loi plus clair concernant cette nouvelle procédure, par ailleurs très souhaitée en ces temps qui courent.

                Du coup, il est question que le département de Belaïz propose un texte de loi relatif à ce volet dont la teneur et la richesse seront éventuellement développées avant d’être adopté par les deux Chambres du Parlement. Par ailleurs, il serait question de généraliser, dans le futur, cette procédure aux prisonniers condamnés dans des affaires de droit commun, notamment, et ce, après l’implantation de nouvelles prisons dans les Hauts-Plateaux et le sud du pays.

                Sur un autre plan, le ministre de la Justice s’est attardé sur la prise en charge médicale des quelque 60 000 détenus internés dans les 127 prisons du pays. Avouant que beaucoup reste à faire, M. Belaïz a annoncé la création d’une commission au niveau de son département. Celle-ci sera chargée du suivi des traitements médicaux administrés à chaque détenu, depuis le jour de son incarcération jusqu'au jour de sa libération, le cas fatal et échéant jusqu'au jour de son décès dans un pénitencier.

                “À partir d’aujourd’hui, la responsabilité incombe aux médecins traitants et aux directeurs de prison. Mais surtout aux médecins. Je veux que cette nouvelle application prenne en charge et dans le détail le volet relatif à la santé des détenus. Et dans tous les cas de figure, je vais envoyer une expertise sur place pour faire la lumière sur telle ou telle maladie ou sur un décès d’un quelconque détenu dans une prison algérienne”, a déclaré M. Belaïz, comme pour relancer son engagement pris devant les députés il y a près de dix jours et relatif à l’amélioration des conditions de détention, d’une part, et du respect des droits de l’Homme dans les prisons, d’autre part.

                Pour revenir à la nouvelle application dotée d’un logiciel révolutionnaire, M. Belaïz a estimé que ses concepteurs “devaient mettre des lignes rouges quant à l’accès de certaines informations susceptibles et sensibles”. À l’heure actuelle, cette application est dotée de 220 000 fichiers et reliée, avec une interface déclinée comme une plate-forme d’Intranet. Elle sera gérée par 830 techniciens récemment formés par la Direction générale de l’administration pénitentiaire que gère M. Mokhtar Felioune.

                Signalons que M. Belaïz a effectué une visite à la résidence des magistrats, endommagée par l’attentat suicide du 11 décembre 2007. La réhabilitation de cette structure, qui rouvrira par ailleurs ses portes à partir du 10 février prochain, a nécessité une enveloppe financière de 60 millions de dinars et la mobilisation h/24 de 112 ouvriers hautement qualifiés. “La réhabilitation de cette structure est une manière de montrer encore une fois notre fermeté de faire face au terrorisme”, a conclu le ministre de la Justice.

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                • #23

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                  • #24

                    Jeudi 6 Mars 2008 -- Pour la seconde fois, les prisons algériennes ouvrent leurs portes à une délégation composée de deux experts britanniques du Centre international pour les études sur les prisons (ICPS) de King’s College, durant la période du 8 au 18 mars prochains. Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la mise à niveau du système pénitentiaire algérien, selon les normes internationales, financé par Global Opportunities Fund du ministère britannique des Affaires étrangères, va permettre aux deux experts d’avoir de nouveau des entretiens avec les responsables de l’administration pénitentiaire algérienne et de visiter des établissements afin de constater les améliorations apportées ces derniers mois dans le cadre de la réforme.

                    Il est à rappeler qu’une délégation algérienne, composée d’une dizaine de cadres de l’administration pénitentiaire, s’est rendue au Royaume-Uni pour une session de formation au mois de janvier dernier, dans le cadre du même projet. Les experts britanniques dispenseront, durant leur séjour en Algérie, une formation de quatre jours pour près d’une trentaine de cadres sur «la planification stratégique pour la gestion des établissements pénitentiaires et les mécanismes d’application des normes internationales».

                    Par ailleurs, et toujours dans le cadre de la réforme de la justice et du système pénitentiaire, des magistrats, exerçant dans des pôles pénaux spécialisés, participeront ce samedi et jusqu’au 12 mars prochain, en Espagne, à un stage de formation sur les tribunaux pénaux à compétence territoriale élargie. Selon un communiqué du ministère de la Justice, rendu public hier, les participants à cette session de formation, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de soutien à la réforme judiciaire, en coopération avec la Commission européenne, aborderont plusieurs thèmes, dont la coopération judiciaire internationale, l’extradition des criminels, les techniques d’investigation dans les domaines spécialisés, le crime organisé et la cybercriminalité.

                    Ce stage animé par des experts permettra aux magistrats de mieux connaître le fonctionnement des juridictions spécialisées en Espagne, notamment celles se rapprochant des tribunaux pénaux à compétence territoriale élargie nouvellement introduits dans la législation algérienne. Les participants visiteront au cours de ce stage l’unité spécialisée en cybercriminalité. Et dans le cadre de la poursuite de la formation continue des magistrats au niveau national, une formation de quatre jours est prévue sur le rôle et les prérogatives du président du tribunal à l’Ecole supérieure de la magistrature. Cette formation qui sera animée par des experts algériens va également aborder les relations entre le président du tribunal et le procureur général. A signaler enfin qu’au niveau de la cour d’Alger, le ministère de la Justice a initié, depuis quelques semaines déjà, une formation pour les journalistes afin de permettre à ces derniers une meilleure compréhension de ce secteur.

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                    • #25

                      Jeudi 6 mars 2008 -- Alistair Bailey et Andy Barclay, deux experts d'un centre international de recherches, chargés du suivi du programme de réforme du système pénitentiaire en Algérie, initié en collaboration avec l'ambassade de Grande-Bretagne, sont attendus à Alger à partir de samedi, pour une visite d'une dizaine de jours (du 8 au 18 mars), annonce un communiqué du ministère de la Justice. Au programme de cette visite, les experts britanniques auront à encadrer un stage de quatre jours sur la stratégie de gestion des prisons et les mécanismes d'application des normes internationales, au profit de 27 cadres représentant différents services de l'administration pénitentiaire.

                      Il est prévu, en outre, la mise en place d'un atelier de travail en collaboration avec une dizaine d'associations, autour du thème: «rôle de la société civile et son apport dans la réussite de l'application des normes internationales en matière d'insertion des détenus». Enfin, les deux experts britanniques, qui auront à rencontrer de nombreux responsables du secteur et le groupe d'experts algériens chargé du projet de coopération, effectueront une visite dans trois maisons d'arrêt.

                      Au vu des progrès enregistrés en matière de coopération durant la première phase, le communiqué indique, que les experts britanniques évoqueront avec leurs homologues algériens, l'éventualité d'étendre le programme pour une deuxième phase. L'escale algérienne de MM. Bailey et Barclay, intervient six mois après leur dernière visite à Alger. En septembre dernier, les deux experts ont eu à visiter, trois prisons algériennes, le centre de détention pour mineurs de Sétif et la direction générale des prisons. M. Barclay avait souligné, à l'issue de cette visite, que «la transparence qui marque la réforme du système pénitentiaire est un signe fort de la volonté de l'Algérie d'améliorer les conditions de ses détenus et à atteindre les standards internationaux». Le même expert avait souligné que l'Algérie a développé et mis en place un système de réforme qui a été bien réfléchi. Estimant, qu'il y a un grand changement d'attitude des cadres de l'administration pénitentiaire, depuis le début des réformes, M. Barclay a souligné que ces cadres ont compris que leur mission n'est pas de garder des détenus en prison, mais plutôt de prendre soin d'eux et de penser à leur réinsertion.

                      Le même interlocuteur reconnaîtra, cependant, l'existence d'un problème de surpeuplement carcéral. Il a affirmé que l'Algérie est dans la bonne direction, mais il faut savoir que la stratégie de réforme adoptée s'étale sur une dizaine d'années au moins et que le changement ne pourra se faire ressentir que dans les années à venir.

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                      • #26

                        Samedi 15 Mars 2008 -- Les deux experts anglais qui séjournent actuellement en Algérie, dans le cadre de la coopération algéro-britannique dans le secteur de la justice, ont rencontré, au courant de la semaine écoulée, des représentants de la société civile, pour la majorité des responsables du mouvement associatif, pour débattre des normes universelles en matière de prise en charge et de la réinsertion sociale des détenus. Aux yeux des experts anglais, la société civile, notamment les associations qui activent en étroite collaboration avec l’administration générale pénitentiaire, peut réellement être d’un apport positif dans la réforme de ce secteur et jouer un rôle prépondérant dans la réinsertion et la rééducation des détenus en milieu pénitentiaire.

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                        • #27

                          Samedi 15 Mars 2008 -- Le procureur général près la Cour l’Oran a annoncé le décès de trois détenus au sein de l’établissement pénitencier de cette ville, depuis le début de l’année, dont un tuberculeux. M. Sâad Allah a révélé, pour la première fois, le décès de 15 détenus dans la même prison, l’année dernière, en plus du décès d’un jeune âgé de moins de 30ans, atteint du Sida.

                          Lors de la tournée de formation des journalistes, le procureur général près la Cour d’Oran a donné, avant-hier, des explications sur les cas de décès enregistrés dans la prison d’Oran. Il a également affirmé le décès d’un prisonnier tuberculeux. Deux autres détenus sont morts suite à des maladies pulmonaires et à des difficultés respiratoires, a-t-il ajouté.

                          Il a expliqué ces décès par la surcharge dans les prisons, chose que la plupart des rapports des organisations non-gouvernementales qui se sont rendus dans les prisons algériennes ont révélée. Le nombre de détenus dans ces prisons est estimé à 3800, inculpés par 9 Cours de l’Ouest du pays.

                          Ce rapport a indiqué le décès d’un jeune âgé de moins de 30ans, atteint de Sida. Ce qui amène à s’interroger sur les conditions de la prise en charge de ces derniers dans les établissements pénitenciers qui enregistrent une surcharge. Il a indiqué que ce virus se propage très facilement et de différentes manières.

                          Par ailleurs, des sources ont révélé à El Khabar, qu’un autre détenu est décédé dans la clinique de cette prison, Mercredi dernier, suite à une simple extraction dentaire. Ce dernier a eu des complications car il était diabétique.

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                          • #28

                            Dimanche 30 Mars 2008 -- Des cadres de l’administration pénitentiaire prendront part du 31 mars au 4 avril à un voyage d’étude en Espagne organisé par le ministère de la Justice sur le thème « Formation, réinsertion et gestion et dynamique de sécurité au sein des établissements pénitentiaires ». Ce voyage permettra aux participants de prendre connaissance du réseau intégral de l’administration pénitentiaire, de la justice des mineurs, des mesures alternatives ainsi que du système de sécurité dans l’établissement pénitentiaire de Catalogne.

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                            • #29

                              Mardi 1 Avril 2008 -- L’insertion des détenus a été dernièrement au centre de la rencontre régionale qui a regroupé dix wilayas. Les représentants des établissements pénitentiaires, de la justice, des services de sécurité, des affaire religieuses et des psychologues, se disent très bien au fait de la situation et que leurs institutions cernent très bien le problème.

                              Cependant, l’avis des ex-détenus et celui des familles des actuels prisonniers est tout à fait autre. La colère se lisait clairement dans leurs regards au moment où ils nous ont lancé : “Quelle intégration ?” Un détenu, B. Samir, originaire de Guelma, qui a purgé une peine de 14 ans, écopée à 20 ans, à l’établissement pénitentiaire de Tazoult (Lambèse) à Batna, a profité, durant sa détention, pour préparer et obtenir le baccalauréat. Actuellement, à 41 ans et titulaire d’un DEA, il est en troisième année de droit. Il se dit déçu surtout du comportement de l’administration qui été la première à le rejeter. “J’ai réussi un examen de greffier, oral et écrit, mais je n’été pas admis au poste à cause de mon casier judiciaire”, dira-t-il.

                              Le retour dans la société pour cette catégorie est en effet un véritable dilemme. La première à être condamnée par les membres de l’Organisation nationale pour la réinsertion des détenus est sans aucun doute l’autorité, représentée par les élus locaux, qui néglige toute forme de dialogue qui la rapprocherait de ces personnes, dont une grande partie sont des jeunes. “La preuve, c’est que durant les journées d’études et les rencontres, on invite les P/APC, mais généralement ils ne se présentent pas.”

                              D’autre part, on fustige au sein de l’organisation l’absence du ministère délégué chargé de la famille et de la condition féminine, qu’on juge carrément loin de la famille algérienne, ou du moins de certaines catégories. Une grande partie des délinquants sont issus de milieux défavorisés. Le manque et le besoin sont les premiers moteurs de tous les maux.

                              Alors, en plus d’avoir un parent ou un enfant emprisonné, la famille se trouve dans la nécessité de lui assurer el quofa (le panier), un véritable souci. “Il faut savoir qu’elle ne coûte pas moins de 2 000 DA. C’est une charge que beaucoup ne peuvent assurer”, témoigne la mère d’un détenu à la prison de Beber à Khenchela. “Une aide à ces familles est plus que nécessaire, il ne faut surtout pas les pénaliser par la faute de l’un des leurs”, lancera une autre. Et pour que le malheur de ces familles ne perdure pas, surtout après la sortie de prison de leur proche, il faut que ce dernier soit intégré dans un travail. “C’est une autre forme de combat contre tout type de crimes. Sachant que plus de 55% des détenus actuels ont récidivé.” La solution, selon le président de l’organisation, Amar Hamdini, est l’implication de chacun dans les soucis de la société.

                              La politique pénale est parfaitement adaptée aux orientations de l’organisation qui voit dans “la punition un moyen de protéger la société”, d’après un juge d’instruction, près la cour de Batna, qui ajoute que “la peine n’est qu’un moyen de développement des capacités intellectuelles et morales des détenus, cela par le biais de la formation, études et pratique sportive” mais qui ne trouvent pas l’écho souhaité une fois le concerné à l’extérieur.

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