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Modernisation du système pénitentiaire

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  • #31

    Samedi 12 Avril 2008 -- Nous apprenons de sources concordantes qu’un détenu âgé d’une quarantaine d’années est décédé jeudi à la prison El-Qasba d’Oran. L’homme se trouvait incarcéré au pénitencier, depuis juste un mois, suite à une condamnation de 4 ans de prison ferme pour faux et usage de faux. Pour l’heure, peu de précision ne nous a été donnée sur les circonstances de ce décès, il faudra probablement une autopsie pour en déterminer les causes exactes. C’est là en fait le 4e décès enregistré depuis le début de l’année au pénitencier d’Oran, les 3 détenus qui ont trouvé le mort souffraient, semble-t-il, pour l’un de diabète, l’autre d’un cancer et le 3e de la tuberculose. Il y a un peu plus d’un mois, le procureur général près la cour d’Oran avait, à l’époque, indiqué à la presse, les causes de ces trois précédents décès, rappelant même qu’en 2007, ce sont 15 détenus qui étaient morts durant leur incarcération à la prison d’Oran. Le PG en voulant expliquer cette situation, des cas de ces décès importants au sein de la prison, avait fait état en premier lieu de la surpopulation carcérale comme étant la cause première. Le nombre de détenus serait de 3 800 dont une bonne partie est condamnée par les 9 cours de l’ouest du pays.

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    • #32

      Mardi 15 Avril 2008 -- Le directeur général des établissements pénitenciers, Mokhtar Filioune, a indiqué hier aux journalistes, à l’Ecole supérieure de la magistrature d’Alger, que le peu de mesures de grâce prononcées par le président, ces dernières années, a empêché la réduction du nombre des prisonniers.

      Il a également nié que l’augmentation des taux de criminalité ait conduit à la surcharge des établissements de rééducation. Filioune n’a pas révélé le nombre de prisonniers en Algérie, mais les statistiques officielles indiquent 50 000 détenus à la fin 2007, dont la majeure partie est impliqués dans des affaires de terrorisme ou ce qu’on appelle « les affaires » spéciales.

      Filioune a précisé, en marge de l’atelier de travail sur le programme de la formation des directeurs de prison, avec le parrainage de l’école des prisons françaises, que les séances de formation reçues par plus de 10 000 fonctionnaires du secteur en 2007, « ont permis de relever les capacités des fonctionnaires, tout en les entraînant à traiter la prise en charge psychologique des prisonniers ».

      El Khabar a interrogé le directeur général des prisons au sujet de l’indignation d’un grand nombre de prisonniers et de leurs familles, sur la violence pratiquée par les agents de sécurité contre les détenus, et si l’administration pénitentiaire poursuit ceux qui ont été impliqués dans des violences. Il a alors minimisé le sujet en déclarant : « Il y a bien sûr quelques agents qui ont été poursuivis, soit pour des raisons professionnelles ou des dépassements (contre les prisonniers), mais leur nombre est très faible ».

      Il a aussi indiqué que l’administration pénitentiaire « veille à la crédibilité de ses efforts pour le respect des droits des prisonniers, c’est pourquoi elle est tenue d’appliquer la loi contre les agents dont les dépassements ont été prouvés, quant aux formes de poursuite, elles sont généralement disciplinaires et administratives ».

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      • #33

        Mardi 15 Avril 2008 -- «La population carcérale en Algérie a connu une augmentation cette année», a indiqué hier Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire, suggérant en des termes à peine voilés que cela est dû plutôt au nombre réduit de grâces présidentielles qu’à la hausse de la criminalité dans le pays.

        M. Felioune, qui intervenait en marge d’un atelier de formation du personnel de l’administration qu’il dirige, organisé à l’Ecole supérieure des magistrats, a souligné les efforts d’humanisation des prisons algériennes, indiquant que, dans cet objectif, la formation a été érigée en pierre angulaire de la réforme destinée à élever le niveau de compétence et la vulgarisation de la culture des droits de l’Homme.

        Il a rappelé la formation continue assurée au profit des directeurs et cadres depuis 2003, en précisant que plus de 10 000 fonctionnaires en ont bénéficié, à côté de la formation de base dispensée au personnel paramédical de 2002 à 2007. «Dans cet objectif, 227 cadres de l’administration pénitentiaire ont bénéficié de formation à l’étranger, en France et dans d’autres pays européens. 65 directeurs d’établissement ont également reçu une formation d’adaptation à l’étranger», a-t-il affirmé.

        Il a rappelé qu’après l’ouverture d’une école nationale de l’administration pénitentiaire, il fallait procéder à la formation des formateurs et à la révision du programme de formation du personnel. «Un programme moderne qui va de pair avec la nouvelle politique du secteur dont le but est d’assurer une meilleure prise en charge des détenus», a ajouté M. Felioune. Et ce, avant de minimiser le nombre de cas d’agents poursuivis pour erreurs professionnelles ou des dépassements.

        Au sujet de l’atelier de formation, animé en présence de la directrice de l’administration pénitentiaire française, Valérie Decroix, et de la délégation qui l’accompagne, dont l’objectif est de faire l’évaluation de la formation des cadres de son administration, entre formateurs et directeurs d’établissement, il a indiqué que «les résultats d’évaluation ont montré une volonté de poursuivre la formation en vue d’acquérir des connaissances scientifiques les plus développées dans le monde».

        Les bénéficiaires de la formation à l’école d’Agen en France ont, lors des débats, fait état de leur satisfaction quant à l’acquisition de compétences, notamment dans les méthodes de travail, et la sécurité et exprimé le besoin d’une formation complémentaire. Certains se sont montrés dubitatifs quant à l’applicabilité des connaissances acquises dans un milieu différent.

        A l’ouverture des travaux, M. Felioune a retracé les étapes successives de coopération entre les écoles pénitentiaires des deux pays, qui a connu un renforcement depuis la conclusion d’un arrangement en 2004, suivi d’un protocole d’accord de jumelage en 2006. Il devait exprimer son souhait que les deux administrations, algérienne et française, exploitent toutes les opportunités de coopération bilatérale.

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        • #34

          Mercredi 16 Avril 2008 -- Le président de la commission consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, Farouk Ksentini, a plaidé en faveur de ce qu’il a appelé : « une amélioration sensible dans l’exercice des établissements pénitenciers à travers tout le pays », et il a considéré que les commentaires au sujet des évènements de la prison d’El Harrach sont « exagérés ».

          Lorsque El Khabar lui a demandé d’exposer la vision de la commission au sujet de la situation des prisons, Ksentini a déclaré : « après des visites de terrain dans un nombre d’établissements de rééducation, il s’est avéré que les choses vont en s’améliorant au niveau matériel et humain ».

          On comprend d’après Farouk Ksentini que l’amélioration perçue par sa commission « concerne la formations des gardiens et l’amélioration de leur niveau culturel, dans l’attente de projets matériels liés à de nouvelles installations pour les prisonniers ».

          Farouk Ksentini n’a pas manqué l’occasion de répondre aux commentaires qui ont circulé dans les coulisses de la commission des droits de l’Homme, avant-hier, à Genève, suite à la présentation de la révision de l’Algérie, et il a indiqué que « le rapport remis par M. Mourad Medelci était à la hauteur ».

          Ksentini pense que les questions posées à la délégation algérienne sur la torture, l’état d’urgence ou les droits de la femme « constituent une attaque habituelle d’organisations internationales afin de faire pression sur nous au lieu de nous encourager dans ce que nous entreprenons ».

          Le plus étrange est que Ksentini déclare : « Comment peuvent-ils nous demander le moment où nous permettrons aux délégués de la commission onusienne de visiter l’Algérie ? L’Algérie n’est pas un gourbi, où quiconque peut venir à n’importe quel moment ».

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          • #35

            Jeudi 17 Avril 2008 -- Ce n’est pas par manque de prisonniers mais en raison de la vétusté que l’Algérie ferme ses prisons. «50 établissements pénitentiaires vont fermer leurs portes à la fin de l’année 2009», c’est ce qu’a indiqué hier, le directeur général de l’administration pénitentiaire, Mokhtar Felioune en marge de la cérémonie de sortie des promotions de notaires et de huissiers de justice. «Certaines de ces prisons vont être démolies puisque les conditions d’incarcération ne répondent pas aux normes. La majorité de ces établissements datent de l’ère coloniale» a-t-il ajouté. Quelques établissements seront transformés en musées, comme la prison de Serkadji par exemple.

            M.Felioune a également évoqué la réalisation de 13 centres de rééducation, d’une capacité globale de 19 000 places. Ces nouvelles prisons seront bâties principalement dans les Hauts-Plateaux. Afin d’atténuer la tension enregistrée due à une surpopulation carcérale, le responsable du secteur a précisé qu’un programme d’urgence a été inscrit dans ce sens. Les chantiers de 10 prisons ont déjà été lancés, a-t-il précisé. En matière de réinsertion sociale aussi, le premier responsable des pénitenciers a signalé que le nombre des détenus scolarisés et admis dans la formation professionnelle est en nette augmentation d’une année à une autre.

            Cette année, l’augmentation a atteint 60% par rapport à 2006. La journée d’hier a été marquée par une cérémonie de sortie d’une promotion de 1 000 notaires et 1 000 huissiers de justice. Ils ont suivi une formation auprès des notaires et huissiers de justice en exercice. Avant la sortie de cette promotion, le nombre des notaires et des huissiers de justice en exercice était, rappelle-t-on, de près de 960 notaires et 890 huissiers de justice qui activent sur tout le territoire national. Pour le président de la Chambre nationale des notaires, Me Achi Hami Abdelhamid, l’événement est «grandiose, puisque le nombre d’auxiliaires de la justice a doublé».

            Les promotions sorties ont effectué un stage de neuf mois. La formation est basée sur deux aspects: la pratique se fait au niveau des bureaux avec des auxiliaires qui ont déjà de l’expérience, alors que pour le volet théorique, le ministère leur a assuré des conférences périodiques au sein des universités. Concernant l’exécution des décisions, M.Chérif Mohamed Ali, président de la Chambre nationale des huissiers de justice affirme qu’«elle a atteint 90%. Elle représentait, il y a quelques années, un taux de 62%. C’est la première au monde». Pour ce qui est de la formation continue, M.Chérif a fait état «d’un projet de création d’une Ecole nationale de formation des huissiers de justice aux procédures d’exécution civiles qui comptent, à elles seules, près de 400 articles».

            Cela en plus des contacts dans le domaine de l’assistance technique entre la Chambre algérienne des huissiers de justice et son homologue français. A cette occasion, le ministère a organisé un Colloque national destiné aux notaires et huissiers de justice sur «la déontologie des professions d’huissier de justice et de notaire», avec la participation d’huissiers de justice français, de magistrats et de cadres du ministère de la Justice. Dans son allocution, M.Belaïz, ministre de la Justice et garde des Sceaux estime que «les réformes entamées depuis 8 ans seront poursuivies à travers l’adaptation et la révision du dispositif législatif dont l’objectif final est d’élever la qualité du service public de la justice aux standards modernes et au niveau des aspirations du citoyen». Cet axe «prioritaire» pour M.Belaïz, s’acheminera vers le renforcement des dispositifs légaux de protection et de promotion des droits de l’homme.

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            • #36

              Dimanche 20 Avril 2008 -- Une cérémonie a été organisée au sein de l’établissement pénitentiaire de Djelfa à l’occasion de la Journée du savoir. Les détenus, de différents âges, ont brillé à cette occasion par l’exhibition de leurs talents, comme le chant, le théâtre, la poésie, etc. C’était pour eux une opportunité pour s’exprimer autrement. Dans cette prison, près de 78% des détenus poursuivent des études ou des formations. Il faut noter que certains ont été honorés lors de cette cérémonie, les uns pour leur succès dans des concours, les autres pour leur bonne conduite.

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              • #37

                Lundi 21 Avril 2008 -- Les ministères des Travaux Publics, de l’Habitat et de l’Agriculture ont demandé à l’administration pénitentiaire un nombre de prisonniers, pour les employer dans des projets. Ces derniers bénéficieront, en contre partie, d’un salaire mensuel d’environ 7 mille dinars. Par ailleurs, le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, a annoncé qu’un nombre de détenus dans quelques établissements pénitentiaires participeront à des travaux de réalisation de l’autoroute Est-ouest.

                Cette question a fait partie des recommandations d’une commission, comprenant les représentants de huit ministères, en collaboration avec l’administration pénitentiaire, dans une réunion tenue, hier, au siège de la direction des prisons et des établissements de rééducation à Alger. Cette commission a appelé à la formation d’un groupe de travail interministériel regroupant les ministères des Travaux Publics, l’Agriculture, la construction, la formation, la solidarité et l’emploi. Ils discuteront la question de l’emploi des prisonniers dans des activités concernant les secteurs des travaux publics, l’irrigation et la construction.

                M. Mokhtar Fellioun, directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion a déclaré à la presse que l’administration pénitentiaire compte employer des prisonniers dans la réalisation de l’autoroute Est-ouest. Toutefois, il n’a pas déterminé la date ni le nombre de détenus qui sont concernés par cette opération. Il a indiqué, à la même occasion, que le taux de récidive varie entre 40 et 45% par an. Si le nombre global de prisonniers est estimé à 50 mille, il y aura environ 20 mille récidivistes qui commettront un crime ou un délit.

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                • #39

                  Samedi 3 mai 2008 -- Le directeur régional de l’Organisation internationale de la réforme pénale a indiqué que la situation des prisonniers dans les établissements pénitentiaires algériens «est meilleure que celle des détenus dans des prisons Britanniques et dans d’autres pays européens». Il a déclaré que l’institution qu’il représente ne s’intéresse pas aux cas d’atteinte aux Droits de l’Homme à l’intérieur des prisons.

                  Le responsable algérien, M. Tahar Boumedra, directeur régional de l’organisation a rencontré le directeur général des prisons algériennes, M. Mokhtar Felioune et le directeur général des prisons Soudanaises, M. Mohammed Abdellah, Mercredi passé au siège de la direction à El Biar à Alger. Le but de cette rencontre était de présenter les résultats de la visite d’une délégation de l’administration pénitentiaire Soudanaise à quelques prisons algériennes.

                  M. Tahar Boumedra a indiqué, suite à une visite sur le terrain, que les services présentés aux locataires d’une prison à l’instar de la prison d’El Harrach, sont meilleurs que ceux présentés à des détenus dans des prisons du sud de la Grande Bretagne et même dans plusieurs pays européens.

                  Interrogé par El Khabar, concernant d’éventuels rapports reçus par son organisation sur de mauvais traitements infligés à des prisonniers algériens, le même responsable a indiqué que son organisation ne s’intéresse pas aux cotés relatifs aux Droits de l’Homme dans les établissements pénitentiaires mais à l’accompagnement des programmes de la réforme appliqués dans ces dernières.

                  M. Boumedra a fait l’éloge du « niveau d’enseignement et de formation dans les prisons algériennes ». Il a déclaré que des responsables de prisons étrangères n’arrivent pas à croire quand on les informe du nombre de prisonniers algériens qui obtiennent des diplômes chaque année.

                  M. Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire a indiqué que l’organisation de la réforme criminelle a accompagné le programme de la réforme dans les prisons algériennes pendant deux ans. Elle a également offert des équipements d’entrainement sportif à quelques prisons.

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                  • #40

                    Dimanche 11 Mai 2008 -- Quinze directeurs d’établissement pénitentiaire se rendront demain en Espagne où ils suivront un stage professionnel en matière de « gestion des établissements pénitentiaires conformément aux critères internationaux ». Ce voyage d’étude qui s’étalera du 12 au 30 mai, ajoute le communiqué, s’inscrit dans le cadre de l’« application du programme de soutien à la réforme de la justice dans son volet consacré aux prisons et en collaboration avec la Commission européenne ». Les participants prendront connaissance de la gestion de la direction générale de l’administration des prisons de Catalogne, notamment en matière de réinsertion des détenus, de la justice des mineurs et des mesures alternatives.

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                    • #41

                      Mercredi 21 Mai 2008 -- Faisant référence aux résultats du rapport établi par le CICR sur la situation des détenus et leur évolution dans les prisons algériennes, le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, M. Mokhtar Felioune, qui s’exprimait hier lors d’une visite d’inspection dans les prisons à Boumerdès, a indiqué que le traitement des détenus était satisfaisant. M. Felioune, qui ne donne pas plus de détails, invite tout un chacun à découvrir les rapports de visite du Comité International de la Croix Rouge (CICR) qui donnent plus de précisions et d’informations sur la situation jugée très satisfaisante des détenus incarcérés dans les prisons algériennes. Tout en rejetant catégoriquement les accusations sur l’existence de prisons secrètes en Algérie, il a précisé que «de nombreux experts venus de plusieurs pays, notamment des Européens, ont effectué des visites d’inspection et évalué le degré de respect de l’Algérie des droits des détenus et des droits de l’homme». Il a tenu à souligner que le CICR «procède régulièrement à des visites inopinées sur les lieux de garde à vue et dans les prisons en Algérie, depuis 1999».

                      Le directeur de l’administration pénitentiaire, qui était accompagné de M. Hadj Djillani, directeur général de l’ONFED (Office national de l’enseignement et de la formation à distance) et du procureur général, M. Bacha Boumediène, s’est rendu dans les centres pénitentiaires d’El-Harrach et de Tidjellabine pour s’enquérir du déroulement des épreuves des examens nationaux pour les élèves suivant des cours à distance. Selon M. Felioune, plus de 10 734 candidats issus de la population carcérale dont 125 femmes passeront le baccalauréat dans 642 centres d’examens dont 117 sont implantés au niveau des établissements de rééducation relevant du ministère de la Justice. Les candidats aux différents examens sont en nette augmentation, a indiqué le représentant du ministre de la Justice, ajoutant que plus de 1 344 candidats sont inscrits au bac pour cette année contre 1 200 en 2007 et 2 543 au BEM contre 1 630 en 2007. M. Felioune a expliqué cet engouement pour les examens par la mesure prise en juillet 2006 par le président de la République qui avait décidé de gracier les candidats reçus aux différents examens. Enfin, il convient de noter qu’un programme de visites dans les établissements de réinsertion a été établi par les services de l’administration pénitentiaire.

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                      • #42

                        Lundi 26 Mai 2008 -- Désormais, les détenus pourront se servir d’un téléphone dans l’enceinte même de leur établissement pénitentiaire pour contacter famille, proches et autres amis. Une initiative qui a suscité une très vive satisfaction parmi la population carcérale. Selon les organisations internationales qui ont élaboré des rapports sur la situation des personnes incarcérées dans les prisons algériennes, la préservation des droits de l’homme dans notre pays a atteint un seuil très satisfaisant. Selon des sources très crédibles, le rapport du CICR, inviolable, fait cas et prend bonne note, à travers l’analyse de la situation des droits de l’homme en Algérie, de l’engagement pris par les autorités algériennes quant demeurer dans le strict respect des droits humains, en toute transparence.

                        Indépendamment des multiples actions engagées dans le but de développer les prisons algériennes et de prendre en charge sur différents volets la population carcérale, notamment en matière de santé, d’éducation et de dispositifs de réinsertion sociale, la stratégie mûrement réfléchie et élaborée par la direction de l’administration générale pénitentiaire gagne du terrain avec, entre autres, cette nouvelle disposition prise pour faciliter les contacts entre les détenus et l’extérieur, notamment leur famille. Ce qui permet, selon un avocat, d’asseoir un «véritable équilibre social dans la famille». En effet, depuis le lancement de cette opération de mise à disposition du téléphone, les détenus se «bousculent» pour s’entretenir, à tour de rôle, avec leur famille, leurs proches ou leurs amis. Une véritable petite révolution festive chez la majorité des prisonniers. Elles sont des dizaines de milliers de familles à pleurer d’émotion et de satisfaction du fait de pouvoir parler au téléphone avec leurs enfants et proches condamnés à purger une peine d’emprisonnement.

                        A l’exemple, hadja Zohra, que nous avons rencontrée devant les portes de la prison d’El-Harrach, venue rendre visite à son fils Mokhtar, condamné à une peine de 10 ans. Elle nous a parlé avec grande émotion de la nouvelle formule mise en place par l’administration pénitentiaire quant à offrir aux détenus la possibilité de téléphoner. Et de nous confier : «Maintenant, à chaque fois que le téléphone sonne, c’est toute la famille qui se précipite vers l’appareil. Depuis ces deux dernières semaines, mes enfants, mes sœurs, tous les membres de ma famille ont réussi a discuter au moins quelques instants avec mon fils». Et d’ajouter : «Vu mon éloignement et le manque de moyens, je ne pouvais me rendre souvent à Alger. Le téléphone est une bénédiction et je remercie vivement l’Etat algérien, à sa tête notre président Abdelaziz Bouteflika, pour avoir asséché nos larmes.»

                        Le directeur général de l’administration pénitentiaire, M. Mokhtar Félioun, que nous avons contacté, indique qu’un peu plus de 50 centres d’incarcération sur 135 sont déjà dotés de téléphones à carte, et ce depuis la semaine dernière. Et d’indiquer que cette opération sera prochainement élargie à l’ensemble des prisons. Il y a lieu de noter que les centres pénitentiaires se trouvant dans les grandes villes d’Algérie et dans le Sud ont tous été dotés de téléphones à carte. La réglementation interne permet au prisonnier d’acheter une carte de 100 DA et de bénéficier de 5 minutes d’appel par semaine. Une initiative qu’il convient de saluer !

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                        • #43

                          Mercredi 4 Juin 2008 -- Des experts du ministère de la Justice britannique ont effectué une visite d’inspection au pénitencier d’El Harrach à Alger, afin de s’informer des conditions de détention en Algérie et aider à élever la prestation des établissements pénitenciers. Deux experts du ministère de la Justice britannique se trouvent depuis peu de temps en Algérie, dans le cadre d’un programme de travail financé par le ministère des Affaires étrangères britannique en collaboration avec le ministère de la Justice algérien, afin de s’informer du fonctionnement des établissements pénitenciers et de rééducation, et former l’administration des prisons à la gestion des pénitenciers. El Khabar a appris de sources suivant le dossier que la délégation britannique a visité l’école de formation des gardiens de prison dans la wilaya de Bouira, alors qu’elle est arrivée hier à la prison d’El Harrach, où elle a visité un nombre de cellules, pour prendre connaissance des conditions de détention et leur degré de conformité aux standards internationaux. Selon les sources, le ministère de la Justice va procéder, le 8 juin prochain, à l’annonce officielle du début de la deuxième étape du plan précité, qui sera supervisé par le centre britannique d’études dans le domaine de la réforme des prisons. Signalons que le directeur des prisons au ministère de l’Intérieur britannique avait déclaré au mois de septembre dernier que « la révision du système pénal en Algérie est nécessaire », étant donné que le code pénal en vigueur « place tous les fauteurs en prison sans aucune raison qui le justifie, ce qui a créé un état d’encombrement dans les pénitenciers ».

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                          • #44

                            June 4, 2008 -- Two experts from the British International Centre for Prison Studies visited the El Harrach prison in Algiers on Tuesday (June 3rd), El Khabar reported. The visit was aimed at assessing conditions in the prison and bringing them up to par with international standards, as part of a co-operation programme between the British Foreign Office and Algeria's Justice Ministry.

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                            • #45

                              Jeudi 5 juin 2008 -- Le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, M. Mokhtar Felioune, a affirmé hier que l’Algérie et la Grande-Bretagne s’attellent à mettre en place un programme de partenariat à l’occasion de la visite en Algérie d’une délégation d’experts britanniques dans le domaine de la promotion des établissements pénitentiaires. M. Felioune a assuré que cette mission est strictement liée à un cadre de coopération mutuelle entre les deux pays. «La délégation britannique a pour mission de mettre en œuvre le programme de partenariat élaboré entre les deux parties», a-t-il déclaré au Jeune indépendant.

                              Une mission britannique, représentée par deux représentants du ministère de la Justice, s’était rendue au courant de cette semaine à la prisons d’El-Harrach à Alger et à l’école de formation des gardiens de prison dans la wilaya de Bouira. Elle a effectué une visite de travail conformément au plan-cadre signé entre les deux parties. Ces experts dépêchés par le ministère de la Justice britannique sont, depuis quelque temps, en Algérie afin de mettre en œuvre le programme de partenariat élaboré entre le ministère de la Justice algérien et le ministère des Affaires étrangères britannique avec, pour objectif, améliorer l’administration et la gestion des prisons. Ces deux experts ont eu à constater le niveau de développement atteint dans les centres de détention algériens, notamment une meilleure prise en charge des détenus sur le plan humain.

                              M. Felioune a souligné l’annonce sous peu du prolongement de l’opération de développement des centres de détention en partenariat avec la Grande-Bretagne. Le ministère de la Justice prévoit, le 8 juin prochain, l’annonce officielle du début de la deuxième étape du plan précité, qui sera supervisé par le centre britannique d’études dans le domaine de la réforme des prisons. Il convient de souligner que ce plan d’action algéro-britannique entre dans le cadre des réformes pénitentiaires engagées par le département de M. Tayeb Belaïz en 2005.

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