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Modernisation du système pénitentiaire

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  • #46

    Dimanche 8 juin 2008 -- Le directeur de l'Administration pénitentiaire Mokhtar Fellioun a indiqué, hier, en marge du Colloque international que le point noir du système pénitentiaire dans notre pays reste «l'exiguïté» dans les prisons. Et d'ajouter «c'est un obstacle pour nous. Actuellement, l'espace vital du détenu est de 1,09 m² et nous espérons le porter à 9 m² pour les chambres semi-collectives et 7 m² pour les chambres individuelles». Le directeur de l'Administration pénitentiaire a soutenu que le rôle de l'administration pénitentiaire est de «rentabiliser» la détention du prisonnier. Autrement dit, l'administration pénitentiaire n'a aucun intérêt à lui faire subir cette exiguïté. Mokhtar Fellioun indique que 13 prisons seront réceptionnées en 2009, alors que 60 autres, datant de la période coloniale, vont être remplacées par des prisons dont la construction et l'architecture s'inspirent des normes en usage dans le monde. Le nombre des détenus est de 59.000, dont 65% ont moins de 30 ans. Quant aux récidivistes, ils représentent, selon Mokhtar Fellioun, 42 à 43% des détenus. Ils sont repris généralement pour vol. Ce pourcentage est plus élevé dans d'autres pays, a t-il conclu.

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    • #47

      Lundi 9 juin 2008 -- Désormais, l’Algérie sera dotée, à partir de 2010 d’une stratégie de gestion des prisons, un système complet qui obéit aux seules normes universelles basées sur le respect des droits de l’Homme et des droits des détenus. Cette stratégie, qui fera l’objet, à partir de juin 2008 jusqu’en juin 2010, d’une coopération algéro-britannique, sera ensuite généralisée à travers l’ensemble des maisons d’incarcération réparties sur le territoire national. Elle touchera les anciennes prisons appelées dans un futur proche à une réadaptation infrastructurelle et un profond changement de gestion, mais également les nouvelles maisons d’arrêt, appelées elles aussi, dans le cadre du désengorgement des actuelles prisons, à jouer un rôle majeur dans les changements qui devront intervenir à partir de 2010, date butoir de l’entrée en vigueur de cette stratégie. Celle-ci, inspirée du document de base établi entre les deux experts britanniques de l’Institut international des études pénitentiaires de Londres (IPCS), devra permettre, du coup, de donner un nouveau souffle au système pénitentiaire algérien qui vient de bénéficier d’une loi qualifiée par les Britanniques d’un texte de réforme digne de ce nom.

      Hier, lors de la cérémonie symbolique organisée à Ben Aknoun, le DG de l’administration pénitentiaire, Mokhtar Felioune, a souligné l’importance de ce document basé sur 17 critères et composé essentiellement de 36 lois internationales, régionales et des conventions ratifiées par l’Algérie. Mettant en avant les réformes engagées dans son secteur, M. Felioune dira aux présents que depuis 2005, date de la promulgation de la loi relative à la réforme pénitentiaire, les prisons algériennes ont connu une réelle métamorphose : droit des prisonniers à la communication extérieure, des visites prolongées, des libertés et des autorisations de sortie, amélioration du cadre de vie (santé, infrastructures sportives et culturelles, enseignement et formation professionnelle, prise en charge psychologique, pour ne citer que ceux-là), tous ces volets viennent s’ajouter aux programmes de visites au profit des organisations non gouvernementales et à la société civile. Ainsi, depuis 2005, près de 20 000 personnes incarcérées ont bénéficié de ces droits, sans compter les 3 000 candidats qui ont brillamment réussi à décrocher leur BEM et baccalauréat en 2007, et ce, en plus des 14 000 détenus formés dans plusieurs spécialités. M. Felioune mettra également en valeur la nouvelle application Intranet qui permet de contrôler et d’avoir des renseignements en temps réel sur la population carcérale. La formation des ressources humaines a également été évoquée, avec en appoint 5 720 fonctionnaires formés et 29 116 autres fonctionnaires qui ont bénéficié de formations spécialisées.

      Ceci pour arriver à dire que la coopération algéro-britannique n’est pas le fruit du hasard et relève de la volonté du ministère de la Justice d’aller de l’avant pour moderniser ce secteur. Ainsi en plus des pays, comme la France, l’Espagne, la Suisse, la Belgique et autres organisations comme l’Unicef et le Pnud, l’Algérie a engagé un ambitieux programme de coopération avec le Royaume-Uni. Cela fera dire à l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Alger, M. Anderson, présent à la cérémonie aux côtés du représentant de l’ambassade de France à Alger et des deux experts de l’IPCS, que “cet important projet a vu le jour suite à l’appel de l’Algérie à l’expertise britannique en la matière. Cette deuxième étape constitue un nouveau départ, mais également une étape complémentaire à celle de 2007-2008. Et à travers ces échanges, nous allons voir en commun accord ce qui pourrait se traduire concrètement pour l’adapter aux prisons algériennes. Et je tiens à remercier vivement M. Felioune pour avoir tenu ses engagements et montré sa pleine volonté à fructifier cette étroite coopération dans le souci de protéger les droits de l’Homme et les droits des prisonniers”.

      Emboîtant le pas à M. Anderson, M. Barclay de l’IPCS de Londres dira que l’avantage de la loi algérienne réside aussi dans le fait que l’administration pénitentiaire est en contact permanent avec les prisons, d’une part, et la société civile, d’autre part. “Cela constitue en lui-même un élément positif. Tout ce que nous entreprenons, nous le faisons en parfait accord avec les responsables algériens, à leur tête M. Felioune qui a démontré que son administration ne lésinera pas sur les moyens matériels et humains pour donner un nouveau visage au système pénitentiaire algérien. Notre objectif est ainsi d’arriver à une gestion meilleure des prisons conformément à ce qui se fait dans les pays développés et mettre fin à la surcharge des maisons de rétention”, dira encore M. Barclay. Celui-ci a mis en évidence les difficultés de gestion dans les prisons, la nécessité de mettre le paquet sur les droits de l’Homme, la sécurité des infrastructures et le bon usage du document de base établi entre l’Algérie et le Royaume-Uni. “On ne peut pas changer les choses du jour au lendemain ! Cela demande beaucoup de travail de fond et d’imagination. Car, notre objectif est aussi d’arriver à diminuer le nombre de victimes du phénomène de la violence et réduire ainsi le nombre de prisonniers”, conclut M. Barclay. Il faut noter que la deuxième étape de coopération se fera à travers quatre prisons modèles choisies sur des critères définis, à savoir Tidjelabine (Boumerdès), Boufarik (Blida), Boussouf (Constantine) et El-Harrach (Alger), selon M. Ali Djelouli, directeur du projet algéro-britannique.

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      • #48

        Mardi 10 Juin 2008 -- Pas moins de 30 cadres, psychologues, médecins et pharmaciens, exerçant au niveau des établissements pénitentiaires algériens prendront part dimanche prochain à un cycle de formation de 5 jours en Espagne. Parmi les bénéficiaires de cette formation, une psychologue, un chef du service de la réinsertion et une pharmacienne exerçant au niveau du centre de Boussouf et celui du Koudiat à Constantine. Lors de ce stage, plusieurs thèmes seront développés par les experts espagnols appelés à initier leurs homologues algériens aux expériences européennes dans le domaine. Des questions telles que “la dimension internationale de la justice” et “l’entraide judiciaire dans les affaires pénales”, seront traitées.Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un programme d’appui à la réforme de la justice en Algérie dans le cadre des accords entre la Commission européenne et l’Algérie. Parmi les activités soutenues par ce projet, on compte un programme de formation au profit des cadres du ministère algérien de la Justice. Ouvert en octobre 2007, ce chantier s’étalera jusqu’en 2009.

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        • #49

          Mardi 17 Juin 2008 -- L'Union européenne (UE) a décidé d'accorder 17 millions d'euros pour appuyer la réforme pénitentiaire en Algérie, selon une convention de financement signée mardi à Alger, a annoncé le directeur général de l'administration pénitentiaire algérienne. «L'UE financera ce programme d'une durée de quatre ans à hauteur de 17 millions d'euros», a indiqué à la presse Mokhtar Felioun, en marge de la cérémonie de signature de cette convention. Le ministère algérien de la justice participera à ce programme à hauteur de 1,5 million d'euros, a précisé M. Felioun.

          Le programme établi avec la Commission européenne, concerne la prise en charge de la réinsertion sociale de la population pénitentiaire, la formation du personnel, qui absorbera le tiers du budget global, la sécurité générale et la modernisation des systèmes d'information, a ajouté M. Felioun.

          Un premier projet d'appui à la réforme de la justice en Algérie, d'un montant global de 17 millions d'euros, dont 15 millions financés par la Commission européenne est en cours de réalisation depuis octobre 2004. Ce projet concerne notamment la formation des magistrats, des greffiers et auxiliaires de justice.

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          • #50

            Mercredi 18 Juin 2008 -- Dans le cadre de la poursuite de la réforme de la justice et des établissements pénitentiaires, une deuxième convention de financement d’un projet de coopération d’appui à la réforme du secteur pénitentiaire en Algérie avec la Commission européenne a été signée hier au siège du ministère de la Justice. Cette convention vise à mettre les établissements pénitentiaires algériens aux normes modernes et universelles. Le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Messaoud Boufercha, l’a d’ailleurs confirmé en indiquant qu’il est attendu de ce projet «une expertise de pointe afin de mettre en place une politique pénitentiaire moderne aux normes internationales».

            Pour sa part, l’ambassadeur de l’Union européenne à Alger, M. Plasa Wolfgang, a estimé que «des conditions doivent être mises en place pour propulser le développement économique, humain et social, notamment l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme, la séparation des pouvoirs et la mise en place d’un système judiciaire indépendant et efficace». Il a considéré que le projet signé est une nouvelle preuve de l’engagement du gouvernement algérien à mettre en place ces conditions, notamment dans le domaine judiciaire. M. Wolfgang a indiqué dans ce sillage que le projet vise en particulier à l’amélioration des conditions de détention et à favoriser la réinsertion des détenus dans la vie économique et sociale du pays. Les résultats attendus de cette convention, selon lui, sont une meilleure réinsertion sociale et économique des détenus par un soutien de la société civile, et l’amélioration des compétences du personnel pénitentiaire par l’intégration de bonnes pratiques et innovations expérimentées dans des contextes comparables.

            Il est également attendu du programme «une amélioration des conditions de vie en détention avec la réhabilitation des centres de détention, une meilleure administration et sécurisation des établissements par la mise en œuvre d’équipements modernes et l’introduction d’un modèle de gestion rénové», a-t-il encore affirmé. L’ambassadeur estime qu’avec les deux projets signés entre l’Algérie et l’UE «nous allons contribuer efficacement à la mise en œuvre des réforme du système judiciaire algérien». Il est à rappeler justement qu’une première convention a été signée en octobre 2004 avec la Commission européenne relative au programme d’appui à la réforme de la justice. Cette convention, dont la mise en application est en cours, englobe trois des quatre axes du programme de la réforme de la justice engagée par l’Algérie depuis 1999.

            Les axes portent sur la révision de la législation, la valorisation des ressources humaines la modernisation de l’appareil de la justice et la réforme du secteur pénitentiaire. La Commission européenne a accompagné dans sa première convention la mise en œuvre des trois premiers volets du programme, mettant l’accent sur le développement institutionnel, la réforme des organes judiciaires, la formation du personnel et la modernisation informatique. Afin de soutenir le programme dans son intégralité, la deuxième convention, signée hier, a ciblé la réforme du secteur pénitentiaire et la réinsertion sociale des détenus. Précisons enfin que la convention de financement du programme d’appui à la réforme du secteur pénitentiaire a une durée d’exécution de quatre années et qu’il sera financé à hauteur de 17 millions d’euros par la Commission européenne et bénéficiera d’un apport de 1,5 million d’euros mis à la charge du ministère de la Justice. Le tiers du budget réservé au programme de la convention est consacré à la formation.

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            • #51

              June 18, 2008 -- Algeria signed an agreement with the EU on Tuesday (June 17th) to co-finance a project reforming the country's prison system, local press reported. The European Commission will provide 17 million euros and Algeria will contribute 1.5 million euros. "The 4-year project includes development of a new prison policy targeting the re-education and social reintegration of the prisoners," APS quotes Algerian prison administration chief Moktar Felioun as saying.

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              • #52

                Jeudi 26 juin 2008 -- Une délégation d’experts britanniques, dirigée par MM. Alister Bailey et Colin Allen du Centre international des études sur les prisons (King’college London international Center of Prisons Studies), a séjourné dernièrement à Alger. La délégation a profité de sa présence dans la capitale pour se rendre au siège de l’association Ouled El Houma, et féliciter son président, Abderrahmane Bergui et son équipe, qui ont réalisé un travail remarquable et dont les efforts en direction des jeunes détenus ont été appréciés de tous. L’association, rappelle-t-on, s’est distinguée par plusieurs activités au sein des établissements pénitentiaires, notamment en organisant des tournois de football qui ont redonné un peu plus d’humanité à ces prisons et surtout aux jeunes détenus qui ont trouvé là, un formidable moyen de défoulement. Il faut noter que depuis sa désignation par le ministère de la Justice, en qualité d’expert au sein de la commission nationale de la réinsertion des jeunes détenus, M. Bergui ne ménage pas ses efforts pour remplir à bien sa mission. La visite des Britanniques a eu un réel impact. Pour le mois prochain, un riche programme a été tracé avec les mini-olympiades qui se dérouleront au centre pénitentiaire de Tazoult, avec tous les établissements de l’est du pays, les 2 et 5 juillet un mini-marathon sera organisé au profit des détenus d’El Harrach et le 31 juillet, des mini-olympiades qui mettront en compétition des détenus de l’Ouest à Bel abbès.

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                • #53

                  Lundi 30 Juin 2008 -- Un détenu de la maison d’arrêt d’Oran est décédé le 26 juin dernier à l’hôpital alors qu’il était gardé en observation. De source médicale, l’on apprendra que l’homme, âgé de 35 ans, est mort des suites de la tuberculose contractée lors de son incarcération.

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                  • #54

                    Jeudi 3 juillet 2008 -- L’ancienne direction des transports de la wilaya de Blida, au centre-ville, a été rénovée et mise à la disposition du ministère de la Justice pour abriter la première direction extérieure de réinsertion sociale pour ex-détenus, inaugurée hier par M. Tayeb Belaïz. Cette direction a pour vocation de prendre en charge les détenus remis en liberté après avoir purgé leur peine. La prise en charge embrasse plusieurs domaines puisque le personnel de cette nouvelle administration regroupe, notamment, des psychologues, un représentant de l’action sociale et un autre de la jeunesse et des sports. Six mois avant sa libération, le détenu est informé de l’existence de ce centre et, s’il le désire, y est orienté afin de suivre un programme de réinsertion. Il y trouvera des personnes spécialisées dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle. Le centre est préalablement informé de toutes les données utiles concernant le détenu, afin de pouvoir concocté un programme de réinsertion adapté. Ce centre fait également office de trait d’union entre le détenu et les associations ou la société civile, ainsi qu’avec sa famille. Toute personne libérée après avoir purgé sa peine, y compris pour affaire de terrorisme, peut entrer en contact avec cette direction extérieure de réinsertion sociale, la première du genre en Algérie et dans le monde arabe. Aussi, Tayeb Belaïz n’a-t-il pas manqué d’estimer que c’est «une très bonne initiative qu’il faudra étendre à toutes les wilayas, au niveau des 36 cours de justice».

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                    • #55

                      Jeudi 10 juillet 2008 -- C’est ce qu’a déclaré hier M. Tayeb Belaïz, ministre de la Justice, garde des Sceaux, lors de l’installation du nouveau président de la cour, M. Hacene Noui, et Nourredine Fekari en qualité de procureur général, dans une cérémonie à laquelle ont pris part les autorités de la wilaya d’Annaba. Dans son intervention, le ministre de la Justice a fait un large tour d’horizon de la réforme de la justice, faisant état de la réalisation de 13 établissements pénitentiaires d’ici 2012 qui s’inscrivent dans le cadre du programme d’urgence, et dont le taux d’avancement des travaux est estimé actuellement à hauteur de 30 %. Ces réalisations, ajoute le ministre, entrent dans le programme quinquennal qui est de l’ordre de 81 établissements carcéraux à travers le territoire national. Le ministre a aussi ajouté que l’effectif total des magistrats d’ici 2009 atteindra 45 000.

                      Le garde des Sceaux mettra l’accent particulièrement sur l’outil humain qu’il a qualifié de propulseur de la réforme du secteur de la justice, et dont la formation à l’étranger prend la part du lion avec une moyenne de 30 formations par mois. M. Belaïz a déclaré : «L’impact de la réforme, nous l’avons devant nous. Nous avons relevé des défis énormes, notamment en matière d’allégement de l’administration, en introduisant l’outil informatique. Nous avons humanisé les maisons d’arrêt. Nous avons enregistré plus de 800 visites d’ONG dans nos établissements carcéraux et qui n’ont relevé aucune atteinte aux droits de l’homme.» Et de conclure : «Et ceci est le signe de la bonne réforme d’un secteur qui veut se mettre au diapason des pays du droit.» Le commis de l’Etat a aussi évoqué le volet qualitatif et quantitatif du secteur qui devient, selon lui, plus performant d’année en année. M. Belaïz, après l’installation du nouveau procureur général et du président de la cour, a visité le site de la nouvelle cour d’Annaba.

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                      • #56

                        July 11, 2008 -- Human rights organisations and advocates will have access to Algerian prisons and detention centres, Algerian Justice Minister Tayeb Belaiz was reported as saying by Echorouk on Wednesday (July 9th). In related news, Mohamed Amara, the Director General of Legal Affairs at the Justice Ministry, said some proposed amendments to the criminal code would strengthen the presumption of innocence.

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                        • #57

                          Samedi 12 juillet 2008 -- «Les organisations non gouvernementales [ONG] internationales sont invitées à visiter nos différentes maisons d’arrêt.» Cette invitation a été lancée mercredi dernier à partir de Annaba par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz. Les portes des prisons seront ouvertes aux ONG internationales pour apprécier les conditions de détention de toute la population carcérale algérienne mais à une condition. «Elles sont tenues de consigner la vérité dans un rapport après leur visite», a-t-il dit en marge de la cérémonie d’installation officielle du président et du procureur général près la cour de justice de Annaba. En invitant les organisations non gouvernementales à «consigner la vérité», M. Tayeb Belaïz réagit, encore une fois et à n’en pas douter, aux accusations mentionnées dans le rapport de l’ONU faisant état de l’existence de prisons secrètes en Algérie mais également à tous ceux qui remettent en cause le respect des droits de l’Homme en Algérie.

                          Le ministre tient à afficher la volonté de l’Etat à construire une justice autonome et performante dans ses prestations. La stratégie nationale des réformes de la justice «repose sur le respect des droits de l’Homme, l’humanisation des structures de rééducation et la création de pôles spécialisés dans la lutte contre le crime organisé», a insisté M. Belaïz en rappelant les acquis réalisés dans ce secteur «à la faveur de l’application des réformes, visant la promotion de l’institution judiciaire et juridique et sa qualification en vue de l’adapter aux exigences dictées par les mutations socioéconomiques et culturelles que connaît le pays». Des actions qui vont permettre à l’Algérie d’atteindre les normes internationales dans ce secteur. Ce qui va permettre à la justice algérienne d’obtenir le feu vert pour ses demandes d’extradition, notamment celle, qui est en ce moment sous les feux de la rampe, de Abdelmoumene Khalifa.

                          M. Belaïz, en lançant l’invitation à des ONG internationales, semble avoir «froissé» les organisations nationales. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) n’a pas manqué d’ailleurs de «prendre note de cette ouverture» et de lancer, dans un communiqué, «un appel pressant à ses partenaires internationaux qui, par le passé, ont exprimé ce vœu, de formuler leurs demandes dans les plus brefs délais». Mais tout en relevant «une fois de plus que les ONG algériennes en général et la LADDH en particulier ne sont pas traitées au même titre que les ONG internationales». La Ligue, qui «prend l’opinion publique à témoin» de cette volonté des pouvoirs publics d’«exclure et de marginaliser les ONG nationales», rappelle qu’elle a, par le passé et à plusieurs occasions, formulé cette demande restée sans réponse. Elle s’est déclarée, aujourd’hui, «prête et désireuse de mener une telle mission en toute indépendance et en toute objectivité».

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                          • #58

                            Dimanche 20 juillet 2008 -- Dans un point de presse animé hier, le procureur général par intérim de la cour de justice de Tizi Ouzou, M. Abdelhamid Riacha, a annoncé le projet de réalisation de deux établissements pénitenciers d’une capacité de 300 places chacun, au niveau des daïras de Draâ El-Mizan et d’Azazga. Le projet s’inscrit dans le cadre de la réforme du système pénitencier et la mise à niveau des institutions concernées. Actuellement à Tizi Ouzou, les centres de rééducation et de réinsertion sociale des détenus ne répondent plus aux normes requises au niveau international, a tenu à expliquer le conférencier. Les deux établissements, dont les travaux n’ont pas encore été lancés, seront réalisés pour un coût de 350 millions de dinars.

                            Concernant la maison d’arrêt de Draâ El-Mizan, elle sera implantée sur un terrain de 7 hectares et l’étude est déjà finalisée. Pour le deuxième projet à Azazga et après des problèmes de choix du site, il a été retenu une assiette de terrain à Fréha. L’étude n’est cependant pas entamée. Le secteur de la justice dans la wilaya de Tizi Ouzou se renforcera également par l’ouverture prochaine d’un nouveau tribunal à Azazga. Les travaux, qui ont démarré en mars 2 007, sont avancés à 72%, a signalé le même responsable, qui a évoqué également l’extension du tribunal de Larbaâ Nath Iraten et la réhabilitation de ceux de Tigzirt, de Tizi Ouzou et de Draâ El-Mizan. Un réaménagement qui permettra, selon notre interlocuteur, d’intégrer un couloir spécial pour les handicapés et des guichets de réception et d’orientation.

                            M. Riacha a abordé, en outre, les deux précédentes sessions criminelles de l’année 2008 qui ont vu la programmation de 158 affaires, dont 113 ont été traitées et 45 reportées. Le nombre d’accusés impliqués est de 361. Notons par ailleurs que la grâce présidentielle concernera, pour cette année, 67 détenus ayant réussi à leurs examens de fin d’année respectifs. Parmi eux, 25 bénéficieront de la liberté définitive, tandis que 42 autres feront l’objet d’un allègement des peines. Sur un autre dossier et dans le cadre du processus de réforme de la justice, le procureur général par intérim a annoncé certaines mesures pour permettre une meilleure célérité dans la délivrance du casier judiciaire et du certificat de nationalité. Les citoyens auront en effet la possibilité d’obtenir leur document 15 minutes seulement après le dépôt de dossier.

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                            • #59

                              Mercredi 30 juillet 2008 -- Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a ordonné le transfert des détenus souffrant de l'asthme des pénitenciers situés dans des régions à climat humide vers des établissements implantés dans des régions à climat sec afin d'atténuer leur souffrance. Lors d'une visite d'inspection des différents services de l'établissement de rééducation et de réinsertion d'El-Harrach, en marge d'une cérémonie de distinction des détenus lauréats du baccalauréat et du brevet de l'enseignement moyen (BEM), le ministre a souligné l'importance d'assurer aux détenus une bonne prise en charge sanitaire, ordonnant le transfert de ceux souffrant d'asthme vers les établissements carcéraux des régions intérieures du pays, tout en garantissant aux détenus atteints de maladies chroniques des "conditions particulières", notamment en les rapprochant de leurs familles.

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                              • #60

                                Jeudi 31 juillet 2008 -- La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme(CNCPPDH) s'est "félicitée" des résultats positifs et encourageants de la politique de réinsertion sociale des détenus qui est "le fruit de la réforme de la Justice engagée par l'Etat algérien". Pour la CNCPPDH, priver un détenu de sa liberté est loin d'être une mesure de représailles de la part du système de défense sociale mais plutôt une opportunité pour le détenu de se réviser et s'apprêter à un nouveau départ dans la vie socio-économique et professionnelle.

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