Announcement

Collapse
No announcement yet.

Modernisation du système pénitentiaire

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • #76

    Mardi 20 Janvier 2009 -- L’Inspection Générale des services pénitentiaires a été installée officiellement, hier. Elle a été chargée du développement de la performance et de la gestion des établissements pénitentiaires et de leur modernisation. M. Mokhtar Felioune, Directeur Général de l’Administration pénitentiaire, a déclaré que cette inspection est en mesure d’imposer plus de transparence dans les prisons. L’inspection générale des services pénitentiaires, qui a été installée par le Directeur Général de l’Administration pénitentiaire à la place du Ministre de la Justice Garde des Seaux, sera constituée de magistrats et d’ex Directeurs d’établissements pénitentiaires. M. Felioune a indiqué, à ce propos, que cette institution a été créée pour renforcer le contrôle périodique qui est pris en charge par les présidents des Cours et des tribunaux en plus du contrôle extérieur établi par les Organisations Non Gouvernementales ONG et les associations représentant la société civile en plus des médias, afin d’assurer plus de transparence dans la gestion des prisons. De ce fait, l’inspection générale de l’Administration pénitentiaire est appelé à « renforcer les mécanismes de contrôle et d’apporter des propositions en mesure d’assurer la consécration effective des méthodes modernes concernant la protection des Droits de l’Homme et l’amélioration du traitement des prisonniers ». Cette inspection générale des services pénitentiaires veillera également à inspecter et à gérer l’ensemble des prisons et centres de détention des mineurs et entreprises environnementales ».

    Comment


    • #77

      Mardi 27 janvier 2009 -- La réinsertion sociale des détenus a été l’objet d’un débat, hier, au forum d’El Moudjahid. Cette rencontre a permis à M. Felioune, du ministère de la Justice, d’annoncer l’octroi, par l’Union européenne, de 17 millions d’euros aux ONG algériennes. Les impacts qu’engendre le casier judiciaire ont des répercussions incontestables qui nuisent à leur recrutement par les employeurs. Afin de remédier à cette situation, le ministère de la Justice compte, désormais, procéder à la révision des textes de loi relatifs à l’utilisation du casier judiciaire pour faciliter la réinsertion sociale des détenus libérés.

      C’est ce qu’à annoncé hier, Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire, en marge d’une conférence-débat portant sur la réforme pénitentiaire et la réinsertion des détenus à travers le sport, organisée par le centre de presse du quotidien El-Moudjahid. Il s’agit, indique-t-il, de «l’amendement de trois textes de loi régissant l’utilisation du casier judiciaire : la loi de 1972, la loi sur la concurrence commerciale et le code de procédure pénale». Cette initiative vise, dit-il, à «la levée des obstacles rencontrés par les détenus demandeurs d’emploi».

      M. Felioune, qui a refusé de répondre aux questions non inscrites à l’ordre du jour, à savoir la réinsertion des détenus à travers le sport, a cependant tenu à rappeler à l’ordre les responsables de la Commission nationale de la promotion et de la protection des droits de l’homme, qui, dans son dernier rapport annuel, a mis l’accent sur des réalités dans les prisons algériennes, dont celle des malades mentaux qui y séjournent sans être suivis par des psychiatres. Pour M. Felouine, «les 29 malades mentaux incarcérés à la prison de Blida sont pris en charge par l’hôpital psychiatrique Franz-Fanon».

      En outre, l’invité du forum a rendu hommage aux associations caritatives «pour le grand rôle qu’elles jouent dans la réinsertion des détenus libérés». La palme revient à l’association Ouled El Houma, présidée par Abderrahmane Bergui, l’invité d’honneur de la rencontre. Cette association a le mérite d’organiser, pour la première fois, la coupe d’Algérie de football des détenus, qui s’est déroulée en 2006 au centre pénitentiaire de Sidi Bel Abbès. Intervenant lors du débat, M. Bergui a révélé que son association «ne ménage aucun effort pour aider bénévolement la jeunesse algérienne, en général, et les détenus libérés, en particulier».

      Pour répondre aux besoins de ces associations, M. Felioune a annoncé qu’une enveloppe de 17 millions d’euros, dégagée par le ministère de la Justice, en collaboration avec la Commission européenne, sera bientôt allouée aux différentes associations activant dans le cadre de la réinsertion des détenus. Et d’ajouter qu’un programme d’encouragement de la réinsertion sociale des détenus sera bientôt lancé à travers différentes wilayas du pays. Ce programme, dit-il, qui sera lancé, dans un premier temps, dans les wilayas des Hauts Plateaux, a pour objectif de permettre aux détenus «une activité à utilité publique à l’extérieur des prisons».

      Comment


      • #78

        Mardi 27 janvier 2009 -- Plusieurs points ont été abordés lors du forum de la radio Soummam, notamment la mise en place des projets de réinsertion des ex-détenus et celui des travaux d’utilité publique préconisés par le ministère de la Justice. Le procureur général de la cour de Béjaïa a également évoqué la prochaine réalisation d’une maison d’arrêt à Oued Ghir d’une capacité de 1 000 places et dont le taux d’avancement avoisinerait 45 %. Une autre prison de 300 places est également prévue à Akbou et sera livrée prochainement. Le procureur général Abdelhak Mellah a toutefois reconnu certaines insuffisances, mais il reste néanmoins convaincu que les choses commencent à se décanter grâce au traitement des dossiers en instance. «Même si beaucoup reste à faire, la justice a considérablement évolué en se rapprochant davantage du citoyen», a encore souligné M. Abdelhak Mellah. L’homme de loi a signalé que les bâtiments de la cour viennent d’être réhabilités. Dans ce chapitre, il a cité les services qui ont un rapport direct avec le citoyen. «Notre souci est de faciliter les services à nos concitoyens. Il ne faut pas oublier que notre institution est habilitée à fournir différents types de document ayant un lien direct avec la justice aux justiciables», a indiqué le procureur général. M. Mellah a souligné que, désormais, les citoyens n’auront plus de tracas à se faire lorsqu’il s’agit de constituer un dossier administratif ou de retirer un document.

        Comment


        • #79

          Mercredi 28 janvier 2009 -- Les Directeurs des établissements pénitentiaires ont insisté sur la nécessité de consacrer des aides financières et matérielles supplémentaire à ces établissements, afin d’améliorer leur situation et les équiper de moyens et potentialités en mesure d’améliorer la situation des prisonniers. Ils ont, notamment, appelé à adapter les établissements pénitentiaires aux normes internationales que l’Algérie s’est engagée à respecter. L’Algérie dépense, chaque année, plus de 1 108 milliards de centimes pour la gestion de 127 établissements pénitentiaires, contenant 59 mille détenus. Dans les rapports des Directeurs des établissements pénitentiaires, qui ont été présentés lors de la réunion d’hier, une grande augmentation dans le volume des budgets consacrés à la gestion des prisons a été enregistrée, suite aux réformes que ces dernières ont subies au cours des trois dernières années. Dans ce cadre, le Directeur Général des Prisons, M. Mokhtar Felioune, a déclaré que le programme des réformes et de la promotion des établissements pénitentiaires continuera l’année prochaine, notamment avec la réalisation de 13 établissements pénitentiaires d’une capacité de 19 mille prisonniers, dans le cadre du programme de réalisation de 81 prisons. Ce même responsable a affirmé que 29 prisonniers atteints de maladies mentales sont sous contrôle médical à l’hôpital Frantz Fanon à Blida.

          Comment


          • #80

            Mercredi 28 janvier 2009 -- Les directeurs de prisons ont présenté, hier, les bilans de leurs établissements pénitentiaires desquels il ressort que les détenus se sentent, de plus en plus concernés, par un apprentissage ou par «la poursuite des études en vue de l'obtention de diplômes». Les différentes mesures prises par les pouvoirs publics allant dans le sens de la réinsertion des détenus ont été stimulantes pour ces derniers qui ont adhéré à la politique de réforme» a indiqué le directeur de l'administration pénitentiaire Mokhtar Fellioune.

            Selon ce dernier «le problème de surpopulation serait le seul handicap qui empêche l'administration pénitentiaire de mener à bien la réforme». En effet, la population carcérale, au niveau national, est actuellement de près de 54.000 incarcérés, et celui des établissements pénitentiaires est de 127, alors que 81 autres sont en cours de réalisation, dont 13 d'une capacité de 19.000 places seront réceptionnés l'année en cours.

            Le SG du ministère de la Justice, Messaoud Boufarcha, dans son intervention est revenu sur les différents textes promulgués depuis 2005 relatifs à l'organisation des prisons et à la réinsertion des prisonniers et qui ont été suivis par d'autres textes d'application notamment celui relatif à l'instauration d'une inspection générale de l'administration pénitentiaire et qui sont, selon lui, des instruments adéquats pour concrétiser les objectifs de la réforme.

            «Nous cherchons surtout une plus grande coopération avec les associations», dira encore Fellioune qui ajoute qu'il existe un pourcentage élevé des prisonniers âgés de moins de 30 ans qui purgent des peines pour des délits mineurs et méritent d'être pris en charge pendant leur séjour en prison. Autrement dit, ces pensionnaires sont aisément récupérables et méritent, selon Fellioune, une réinsertion rapide, une fois sortis de prison.

            Et d'indiquer sur ce plan, que quatre autres centres de réinsertion (après celui inauguré en juillet dernier à Blida) seront réceptionnés à la fin de l'année. Ces centres se chargeront de l'orientation de ces ex-détenus pour leur réinsertion à travers le micro-crédit ou par un travail. Lesdits centres seront construits à Oran, Ouargla, Chlef et Sétif. Au ministère de la Justice l'on reconnaît, également, que le cauchemar des prisonniers, une fois libérés, est celui d'être des «démunis» ne pouvant pas postuler à certains postes. «Bien qu'ayant payé sa dette envers la société, un ex-détenu a toutes les chances de ne pas être inséré».

            Revenant à la rencontre d'hier qui se poursuit aujourd'hui en présence de cadres du ministère de la Justice, de juges d'application des peines et des directeurs d'établissements pénitentiaires, M. Fellioune dira que celle-ci, a également pour but d'identifier les problèmes que peut rencontrer la population carcérale.

            L'espace carcéral, l'amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et agents pénitentiaires par l'application de mesures et primes incitatives, la ressource humaine et la formation sont autant d'éléments qui contribuent amplement à l'amélioration de l'image des prisons, selon le même responsable.

            Sur un autre registre M. Fellioune a nié l'existence de personnes atteintes de maladies mentales parmi les détenus, soulignant que la loi l'interdit «formellement» et que les accusés dont la maladie mentale est prouvée par le procureur général sont orientés vers les services de psychiatrie avant leur jugement. Il a ajouté que 29 accusés atteints de maladies psychiatriques dans la région centre du pays ont été transférés vers l'hôpital psychiatrique «Frantz Fanon» de Blida.

            Comment


            • #81

              February 20, 2009 -- A new amendment to the Algerian penal code set to take effect on April 1st will allow convicts to spend their sentences not behind bars but in community service. It will also help reduce the number of inmates in Algerian prisons and reintegrate some of them back into society.

              "[The amendment] is a step that is in line with progress made in the science of punishment, in terms of improving the treatment of individuals deprived of their freedom," Prison and Rehabilitation Service Director Mokhtar Felioune said. "It is also a procedure intended to ensure that human rights are respected."

              The amendment, which passed on January 20th, is the first of its kind in the country. To be eligible, convicts should be sentenced to no more than three years in prison and have no previous criminal background. They should also show willingness to carry out work of benefit to society rather than go to prison. They will be under daily supervision.

              The duration of community service sentences will range from 40 to 600 hours for adults and from 20 to 300 hours for minors. It will be up to the judge to decide the nature of the work to be carried out, which will be organised by village councils, charities and local authorities.

              Offenders receiving community service sentences will keep their original jobs and continue to lead their normal lives, according to officials. However, a judge can withdraw the sentence at any time on health, family or social grounds or where the convict does not fulfil the commitments he or she has made. If so, the judge may then apply a conventional sentence instead.

              "It is intended to strengthen the respect for human rights by offenders and facilitate their reintegration back into society," said Mohamed Amara, the director of judicial and legal affairs at the Ministry of Justice.

              To help work out the details and implement the new amendment, the government has already formed a squad led by the Prison and Rehabilitation Service and comprised of 21 ministerial sectors. The Algerian Muslim Scouts and Algerian Red Crescent will also participate. The squad started holding consultative meetings earlier this month. A draft procedural outline is expected within the next few weeks.

              Public and government institutions will submit requests to host convicts. It will be the judges' task to select where a convict is to be transferred for community service.

              "Community service is a practical embodiment of the concepts of re-education and social integration of convicts," Felioune added. "When convicts spend the sentence period in community service, they are spared from dealing with perpetrators of serious crimes who are sentenced to years in jail."

              Public institutions and authorities will submit requests to receive convicts, said Felioune. Based on the site's needs, a decision will be taken as to the ideal locations for particular convicts.

              The amendment will also reduce the number of inmates in Algerian prisons. Government statistics show that there are currently more than 55,000 inmates in the country's 127 correctional facilities. The government is working to set up 81 new jails by 2013, some of them to replace old jails that date back to the French occupation era. Thirteen new jails are also scheduled to be opened before the end of next year, with a capacity of 19,000 inmates.

              Ghania, a mother, said that she was relieved when she heard the news.

              "My son was just sentenced to six months imprisonment," she said. "He had never been in trouble with the law before. He’s a quiet boy who works hard. He just had an argument with another boy in our neighbourhood and then his whole life was turned upside-down."

              The argument turned brutal, Ghania said. Her son pushed the other boy, who fell and hit his head. He was badly hurt and made a complaint.

              "If community service had existed at the time," she said, "he wouldn't be behind bars now. I'm sad for my son but happy for all those who will avoid prison."

              Comment


              • #82

                Samedi 4 Avril 2009 -- Les détenus qui croupissent dans les trois établissements pénitentiaires que compte la wilaya viennent de bénéficier d’un programme supplémentaire de formation et ce, à la faveur d’un grand nombre de conventions signées entre la direction de la formation professionnelle et de l’apprentissage de la wilaya d’Aïn Témouchent et les établissement concernés. Ce plan de formation permettra aux jeunes détenus, une fois élargis, de s’intégrer facilement dans le monde du travail et, par ricochet, dans la vie active. C’est ce que nous venons d’apprendre de M. Kaddour Mouffok Zenagui, chef de service à la DFP. En effet, ce dernier nous précisera que cette formation concernera pas moins de 179 détenus qui sont répartis à travers plusieurs groupes. Ainsi, en ce qui concerne l’établissement pénitentiaire d’Aïn Témouchent, les détenus stagiaires sont répartis sur 7 groupes de 30 détenus en moyenne et qui suivront une formation dans les spécialités de l’informatique, soudure, maçonnerie, couture, pâtisserie, coiffure hommes et coiffure dames pour la gent féminine. Au niveau de la prison de Béni-Saf, les détenus auront droit, selon leurs vœux, à une formation en sculpture sur bois et horticulture, tandis que ceux de la maison d’arrêt de haï Moulay-Mustapha, au chef-lieu de wilaya, la formation est limitée à trois spécialités, à savoir la maçonnerie, l’informatique et la soudure. Cette formation est appelée à être renouvelée chaque semestre.

                Par ailleurs, la direction de la formation professionnelle vient d’engager des négociations qui, selon M. Kaddour Mouffok, sont très avancées, avec l’Agence nationale de l’emploi au niveau de la wilaya d’Aïn Témouchent pour l’insertion d’anciens stagiaires issus des différents centres de la formation professionnelles. Une convention devra être signée incessamment entre les deux institutions dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (Daip). Ce qui permettra aux nombreux ex-stagiaires de rejoindre leurs ateliers pour une formation continue dans la mesure où ces derniers bénéficieraient d’une formation supplémentaire qui sera sanctionnée par un diplôme. Plusieurs réunions ont eu lieu avec un grand nombre de maître-artisans qui ont manifesté leur désir de faire partie de ce plan de formation où, d’après notre interlocuteur qui s’est basé sur les premiers chiffres de l’opération de recensement qui vient d’être entamée, la formation sur la pierre de taille enregistre un engouement avec l’inscription de pas moins de 25 jeunes qui seront pris en charge par la DFP et l’Anem.

                Il va sans dire que M. Saïd Benchérif, responsable de la Sarl Promaisse dont la carrière de marbre est implantée sur les hauteurs du village socialiste Aurès El-Meïda, rattachée à la commune de Hammam Bou-Hadjar, a été pour beaucoup dans la réussite de ce projet et ce, à travers sa présence quasi constante lors des différentes manifestations et autres journées portes ouvertes organisées à travers toute la wilaya au profit des jeunes en livrant les secrets de la pierre de taille qui peut constituer un véritable trésor pour de nombreux chômeurs. La femme au foyer n’a pas été en reste puisqu’un groupe de 300 femmes est inscrit au niveau des différents centres dans des spécialités qui répondent à leurs vœux. Enfin, M. Mouffok nous fera savoir qu’en ce qui concerne la prochaine rentrée 2009/2010, 3 annexes des CFPA changeront de statut et seront donc érigées par décret en centre de formation professionnelle ; ils auront donc leurs propres budgets. Il s’agit des annexes des CFPA de haï Moulay-Mustapha, de Aïn Kihel et d’Oulhassa. Ainsi, dès l’année prochaine, la wilaya de Aïn Témouchent comptera un institut national de la formation professionnelle, 10 CFPA et 2 annexes, celles de Béni-Saf et de Aïn Tolba et ce, pour une capacité globale de 3 600 postes de formation.

                Comment


                • #83

                  Samedi 18 Avril 2009 -- La direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion vient de signer une convention avec l’Agence nationale de la gestion des microcrédits (ANGEM) pour faire bénéficier des jeunes détenus de droit commun qui sont sur le point de purger leur peine d’un microcrédit leur permettant d’accéder au monde du travail une fois en liberté. C’est ce qui a été avancé, ce jeudi, en marge de la célébration de la Journée nationale du savoir à Annaba par le parquet général. Ainsi, toutes les directions pénitentiaires algériennes relevant des 36 cours de justice ont été instruites à l’effet de sensibiliser les détenus éligibles au dispositif. Cependant, la wilaya de Annaba avec ses deux prisons, Bouzaâroura et Lalalick, qui abritent plus de 1400 prisonniers, dont 40 femmes, est retenue au titre de wilaya pilote en attendant que l’opération soit généralisée à travers les différentes wilayas du pays. En effet, l’opération de dépôt des dossiers a été déjà entamée pour les postulants qui purgent les derniers six mois de leur peine pour qu’ils soient étudiés par les juges d’application des peines. Les souscripteurs au dispositif peuvent bénéficier d’une enveloppe allant de 30 000 à 400 000 DA selon l’importance de leur projet proposé. Par ailleurs, selon les mêmes sources, une commission locale mixte regroupant des cadres pénitentiaires et judiciaires, des représentants des autorités locales dans le secteur de l’emploi et de la formation professionnelle sera installée incessamment. La mission qui lui a été assignée porte sur la mise en place des mécanismes permettant aux détenus de bénéficier de postes d’emplois contractuels avec les entreprises publiques. Un prélude, en quelque sorte, à l’éventuelle annulation du casier judiciaire dans la liste des documents administratifs nécessaires pour le dossier d’emploi dans les sociétés publiques.

                  Comment


                  • #84
                    Farid Mataoui :


                    Dimanche 19 Avril 2009 -- Notre premier ministre a déclaré que les conditions de détentions dans les prisons algériennes sont meilleures que celles des prisons européennes. Il a énuméré un nombre des avantages que l’on y trouve, notamment, « la formation et l’accès de la presse et de la télévision à ces dernières, ainsi qu’une meilleure alimentation que celle que l’on retrouve dans nos hôpitaux ». Certains penseraient que notre premier ministre soit entrain de délirer, mais ce qui est certain c’est qu’il a eu raison dans certains de ses propos et qu’il soit passé a coté de la plaque dans plusieurs de ces derniers. Nos prisonniers pourraient être dans des conditions meilleures que nos malades, ça c’est juste, étant qu’ils se nourrissent des couffins qui leur sont apportés par leurs familles, qui manquent ces jours-ci du « fruit » de la pomme de terre,….et puis on pourrait appeler les repas qui sont donnés dans nos hôpitaux par tous les noms, sauf des repas…ça en est une dans l’une des assiettes de la table du premier ministre.

                    Par ailleurs, je me demande de quelle formation en parle-t-il puisque les formateurs dans nos instituts spécialisés en ont vraiment besoin d’un recyclage, qu’en est-il alors de la formation dans nos prisons ?. Si le premier ministre insinuait par ces propos la volonté de former les prisonniers et les appeler à acquérir le sens de la citoyenneté et l’amour de la patrie, en les informant de ce qui s’est passé et de ce qui se passe dans les prisons européennes, plus particulièrement Allemande…et ça en est la deuxième, qui sera expliquée par celle, ci-dessous, permettant à notre premier ministre et à nos prisonniers de comprendre ce qui s’est passé dans une prison en Allemagne. Le tribunal de Bonn en Allemagne a décidé d’indemniser deux prisonniers de 6 700 euros, parce qu’ils ont été placés avec deux autres détenus dans deux petites cellules dans la prison de Rheinbach. Le juge a considéré dans son verdict que l’autorité du pénitencier a « dépourvu » les deux prisonniers de leur liberté…où ?, dans leur prison. On se demande est-ce que notre premier ministre soit au courant de cela ?...ça en est la troisième, que nous aimerions qu’elle fasse partie de ses connaissances.

                    Pour ce qui est de permettre à nos prisonniers de suivre ce qui est diffusé sur « l’unique », ça en est une autre peine d’un autre genre, et ce qui est certain c’est que le prisonnier appelé à passer une peine de détention précise, a le droit de la purger en moitié s’il est obligé à suivre ce qui est diffusé par l’« unique », puisque suivre les programmes de cette dernière multiplie l’effet et la durée du réchauffement télévisé et non pas climatique….et ç’en est la quatrième et nous laissons à la parabole de notre ministre le choix de la chaîne qu’il préfère regarder. La déclaration de notre premier ministre n’est pas drôle puisqu’il n’y a pas un sage qui pourrait la prendre au sérieux. Ce qui est drôle par contre c’est que notre premier ministre a offensé un grand espace de notre conscience et de la conscience du peuple qu’il a été chargé de gérer une partie de ses affaires et qui a emprisonné une logique en nous, en parlant de la situation dans nos prisons et l’état de ses prisonniers…ça en est la troisième que nous préférons libérer de la prison virtuelle du premier ministre, dont il aurait visité quelques-uns de ses pavillons dans son rêve, à qui nous disons beaux rêves Monsieur le Premier Ministre.

                    Comment


                    • #85

                      Mardi 12 Mai 2009 -- Le tribunal criminel près la cour de Bordj Bou-Arréridj a condamné, avant-hier, un gardien de l’établissement carcéral d’Ermayal à 5 ans de prison ferme pour le chef d’inculpation de pratiques sexuelles sur un détenu. L’affaire remonte au 14 novembre 2008. Le détenu a accusé un gardien, B. F, âgé de 39 ans, de l’avoir harcelé sexuellement et qu’il lui a fourni de la drogue en contrepartie. “Depuis mon affectation à la cuisine, au mois de juillet, le surveillant n’a pas cessé de me harceler”, dira-t-il. Le directeur de la prison et le parquet ont immédiatement ouvert une enquête. Le responsable du magasin de la prison en question a, à cet effet, confirmé les dires de la victime. Le gardien, lui, a nié les faits et a déclaré devant le tribunal qu’il avait signé le PV sous la menace d’une affectation.

                      Comment


                      • #86

                        Jeudi 14 Mai 2009 -- Échecs et prison ont toujours fait bon ménage car rien de tel que le noble jeu pour s’évader et tuer le temps terriblement long de l’incarcération. Sortir du fini de la cellule vers l’infini des 64 cases. Le témoignage de joueurs de premier plan incarcérés est venu confirmer à quel point les échecs les ont aidés à supporter la claustration. Ainsi en a été pour Maxim Dlugy, joueur américain d’origine russe, champion du monde junior et fort GMI et analyste financier. Accusé de malversations financières, il a été incarcéré 2 longues années dans une prison russe. Selon son témoignage, seuls les échecs lui ont permis de ne pas perdre pied. Alors qu’il s’était plus ou moins éloigné de l’échiquier pour raisons professionnelles avant son incarcération, il s’est replongé dans la compétition dès sa libération. Les échecs, très pratiqués dans les prisons occidentales et encouragés pour les vertus de calme, de concentration et de réflexion qu’ils véhiculent, restent au stade embryonnaire dans les centres de rééducation et de réinsertion algériens. Pour y remédier, une séance de travail a eu lieu hier au siège de l’administration pénitentiaire, entre M. Felioun, directeur général de l’administration pénitentiaire et Mme Taous Ameyar, présidente de la FADE accompagnée de M. Madani Benhadi, directeur technique national. À l’issue de la rencontre, il a été convenu l’élaboration d’un programme de formation d’initiateurs pour développer la pratique des échecs dans les 127 prisons algériennes.

                        Comment


                        • #87

                          Mardi 19 Mai 2009 -- Le protocole du Directeur Général des Prisons, M. Mokhtar Felioune, est actuellement en prison depuis près de deux mois, suite à un scandale financier relatif à la disparition de 8 milliards de centimes des fonds des œuvres sociales. Le secrétaire, le chauffeur personnel, ainsi que le serveur du Directeur Général des prisons, M. Felioune ont également été accusés dans cette affaire. Une source responsable près d’un service administratif annexé à la justice a révélé à El Khabar les résultats de l’enquête administrative menée à la Direction Générale des prisons, supervisée personnellement par M. Mokhtar Felioune. Elle a révélé l’implication de quelques personnes dans «l’égarement» de fonds de la commission des œuvres sociales.

                          Le plus attirant dans ce dossier c’est que les impliqués dans ce scandale sont les employés les plus proches du Directeur Général, qui travaillent sous ses ordres et qui appliquent directement ses directives. Il s’agit du responsable du protocole près de la direction générale des prisons, El Hadj Bakhti, qui a été placé en détention provisoire dans la prison d’El Harrach, secrétaire personnel du Directeur Général, ainsi que son chauffeur personnel et son serveur. Si le premier se trouve actuellement en prison c’est parce qu’il était le chargé de l’organisation près de ladite commission. Quant aux trois autres, ils ont été suspendus jusqu’à la fin de l’enquête. Ces derniers ont bénéficié de prêts de la commission des œuvres qu’ils n’ont pas remboursés.

                          La même source a indiqué que les sommes qui se sont évaporées ont été estimées, après l’enquête administrative, à huit milliards de centimes, soit 80 millions de dinars. L’enquête a également révélé qu’un nombre de directeurs de l’administration centrale ont bénéficié de prêts de la même caisse, qu’ils n’ont également pas remboursés après la fin des échéanciers, estimés à une partie des huit milliards qui se sont évaporés. Notons également que d’autres fonctionnaires près de l’administration pénitentiaire ont bénéficié de prêts sous prétexte qu’ils étaient victimes du tremblement de terre de 2003. Cela arrive dans un moment où la plupart des fonctionnaires près des établissements pénitentiaires ont été privés de primes de scolarisation soustraites des fonds des œuvres sociales.

                          Comment


                          • #88

                            Dimanche 7 Juin 2009 -- La réforme pénitentiaire engagée dans le sillage de la réforme de la justice il y a quatre ans a pour objectif essentiel d’améliorer les conditions carcérales. La loi n°05- 04 du 6 février 2005 portant code de l’organisation pénitentiaire et de la réforme sociale des détenus, ainsi que les quatorze textes d’application, constituent l’arsenal juridique mis en place par le ministère de la Justice en vue de réaliser cet objectif. «Les actions relatives à la réforme pénitentiaire visent à renforcer l’humanisation des conditions de détention, la réhabilitation de la rééducation et de la réinsertion sociale des détenus ainsi que l’amélioration du fonctionnement et de la sécurité des établissements pénitentiaires» explique-t-on au niveau du ministère de la Justice.

                            La mise en œuvre de cette réforme a été menée à travers les mesures d’urgence, d’une part, et des actions envisagées à moyen et long termes, d’autre part. En vue de pallier les insuffisances enregistrées au niveau des établissements pénitentiaires, notamment en matière de conditions de détention, un effort spécial a été consenti par l’Etat, en exécution des recommandations de la Commission nationale de réforme de la justice. Les premières actions urgentes menées ont consisté essentiellement en l’élargissement des capacités d’accueil par la réception de nouvelles structures pénitentiaire et l’amélioration des conditions de détention. Une nette amélioration était alors constatée, grâce à l’effort consenti par l’Etat, notamment en matière d’alimentation (augmentation du prix de la journée alimentaire à 56 DA en 2001), d’hygiène, et de couverture sanitaire… Tout ceci s’est traduit notamment par la rénovation totale du matériel de couchage des détenus, l’acquisition d’ambulances et de matériel médical (fauteuils dentaires, équipements de radiologie, ECG, etc.) le recrutement de praticiens médicaux et paramédicaux et l’augmentation du nombre de visites des détenus par leurs familles.

                            S’agissant des perspectives, la réforme visera, dans le respect des règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, à assurer un équilibre entre les fonctions de sécurité et de rééducation et la peine privative de liberté. D’importants projets ont été initiés alors dans ce sens. À commencer par la révision du code de l’administration pénitentiaire : «Le niveau d’évolution sociale atteint par notre pays commande la révision de ce code pour définir une nouvelle politique pénitentiaire, conforme aux normes universelles en matière de préservation des droits, des libertés et de la dignité humaine.» Entre autres grandes lignes tracées également dans le cadre de la réforme, on citera notamment, la réduction de la surpopulation des établissements pénitentiaires, la poursuite de l’amélioration des conditions de détention et de prise en charge médicale, la poursuite du renforcement de l’action de rééducation, et enfin l’approfondissement de l’effort de revalorisation des ressources humaines.

                            Comment


                            • #89

                              Dimanche 7 Juin 2009 -- Le problème de la surpopulation carcérale fait partie des grands obstacles qui continuent de gêner les efforts déployés pour l’humanisation des conditions d’incarcération, même s’il est prévu l’augmentation du nombre des établissements pénitentiaires. Le plan quinquennal prévoit la construction en 2009 de 42 nouveaux pénitenciers d’une capacité 36 000 places. Le ministère de la Justice gère actuellement 127 établissements pénitentiaires répartis à travers le territoire. Ils sont implantés dans leur quasi-totalité autour des grandes villes. Par ailleurs, pas moins de 58 300 prisonniers séjournent actuellement dans les 127 établissements pénitentiaires du pays. Si, ailleurs, la superficie consacrée aux détenus est comprise entre 9 et 12 m², en Algérie, elle est de 1,8 m² par détenu, selon le directeur général de l’administration pénitentiaire, M. Mokhtar Felioun. En plus, «il y a lieu de constater que, sur les 127 établissements, 10 sont classés en réadaptation. C’est dire combien il est difficile de respecter l’obligation de séparation des différentes catégories de détenus. Si elle a apparemment des raisons d’ordre organisationnel pour l’établissement, elle constitue aux yeux de la loi de fait du principe intangible de l’individualisation des peines et du traitement des détenus», a encore indiqué M. Felioun.

                              Le système pénitentiaire algérien compte trois catégories d’établissements. Les établissements de prévention, au nombre de 80, sont destinés à recevoir les prévenus, les condamnés à des peines d’emprisonnement dont la durée est égale ou inférieure à trois mois à purger, et les contraignables par corps. Les établissements de rééducation, au nombre de 35, sont destinés à recevoir les prévenus, les condamnés dont la durée de la peine d’emprisonnement est inférieure à un an à purger ainsi que les contraignables par corps. Les établissements de réadaptation, au nombre de 10, sont destinés à recevoir les condamnés à des peines d’emprisonnement d’une durée égale ou supérieure à un an, les condamnées à des peines de réclusion et les délinquants d’habitude quelle que soit la durée de leurs peines. À l’intérieur de ces quatre types d’établissements, les détenus doivent être en principe logés dans des quartiers dans lesquels sont placés distinctement les détenus prévenus, les condamnés à des peines privatives de liberté, les contraignables par corps, les mineurs et les femmes. La difficulté réside fondamentalement dans le fait que les structures pénitentiaires sont héritées dans leur majorité de l’époque coloniale, époque à laquelle aucun critère architectural n’a prévalu, ni dans l’implantation géographique ni dans la division structurelle interne des prisons. Le seul objectif prévalant à l’époque étant celui de la répression.

                              Comment


                              • #90

                                Dimanche 7 Juin 2009 -- Et pour cause, nombres d’aspects n’ont malheureusement pas été pris en compte par les pouvoirs centraux qui ne sembleraient pas du coup interpellés, note l’avocate qui dit parler «en connaissance de cause», par les nombreux cas d’agressions physiques signalés dans différentes prisons du pays ou encore par les proportions alarmantes prises ces derniers temps par le phénomène de l’homosexualité à l’intérieur des prisons. Elle se félicite toutefois «des progrès» enregistrés en matière de prise en charge sanitaire et pédagogique des prisonniers. Me Benbraham a aussi plaidé pour «le droit à la vie» des détenus, un préalable qui passe selon elle par un certain nombre d’«aspects». Le premier aspect a trait, selon l’avocate, au droit des détenus d’avoir une fenêtre sur l’extérieur. «Cela les aidera à mieux supporter la contrainte de la prison». «Le contact avec l’extérieur est très important», précise-t-elle. L’avocate recommande que les détenus aient davantage accès aux moyens de communication tel que le téléphone aux fins de communiquer avec leurs proches. «Cela leur permettra de garder le lien aussi fort que jamais avec les leurs de même que cela est censé atténuer un tant soit peu leur détresse», signale-t-elle. Le second aspect évoqué par l’avocate est relatif à la mauvaise - à la limite du catastrophique -, prise en charge des maladies chroniques chez les détenus. À ce propos, notre interlocutrice se dit «surprise» par les nombreux cas de décès dus aux «grosses maladies» au sein des établissements pénitenciers. Les détenus sont-ils suffisamment «protégés» sur les plans moral et physique ? «Non», répond, catégorique, notre interlocutrice qui appelle à la généralisation de la surveillance par caméras 24h/24. Elle ne manque pas de signaler, à ce propos, les nombreux cas d’agressions enregistrés à l’intérieur des établissements pénitenciaires. L’avocate a en outre appelé à la généralisation de la liberté conditionnelle à l’échelle nationale et à ne plus en faire une mesure d’exception. «On devrait faire de la détention une exception et de la liberté un droit», suggère l’avocate qui met en exergue la nécessité de privilégier le sacro-saint droit à la présomption d’innocence. Me Benbraham a par ailleurs plaidé pour «le rapprochement conjugal» au sein des prisons comme c’est le cas en Arabie saoudite. Ce rapprochement présente l’avantage d’éviter «les déviations sexuelles» de l’épouse et permet, également, de réduire le phénomène de l’homosexualité qui fait actuellement rage à l’intérieur des prisons. «On devrait permettre à l’épouse de voir son époux au moins un fois tous les quinze jours. De cette manière, on contribuera à garder intacts les liens familiaux», ajoute Benbraham qui indique que bien des maladies sociales telles que la prostitution et l’homosexualité seront de cette manière définitivement extirpées de notre société. L’avocate a, d’autre part, regretté que les détenus n’aient toujours pas accès au monde du travail en raison des «lourds antécédents» qu’ils traînent tel un boulet. Outre la réhabilitation sociale, notre interlocutrice plaide pour la réhabilitation judiciaire des détenus. Celle-ci, «compliquée» selon elle, devrait répondre aux textes de loi. Au sujet des peines de prison commuées en des travaux d’utilité publique, notre interlocutrice estime que cette mesure qu’on tente de faire passer pour une «nouveauté», n’en est pas une du fait qu’elle date de 1972.

                                Comment

                                Unconfigured Ad Widget

                                Collapse
                                Working...
                                X