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Modernisation du système pénitentiaire

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  • #91
    Nordine Mzalla :


    Dimanche 7 Juin 2009 -- Qui peut mieux raconter la prison que ses locataires ? Nous avons rencontré Rachid, M. du moins nous l’appellerons ainsi pour préserver son anonymat. Rachid a la cinquantaine bien entamée et n’aurait jamais imaginé entrer un jour en prison. Père de famille sans histoire, il a cependant eu ce tort de conduire en état d’ivresse et de provoquer un accident heureusement sans dégât corporel. Il a été condamné ?* trois mois de prison ferme en plus d’une forte amende et d’une contrainte ?* la réparation du véhicule qu’il a percuté. Récit d’un séjour dans une prison du centre du pays.

    Le Jeune Indépendant : Pensiez-vous un jour vous retrouver en prison ?

    Rachid. M : Non… vraiment, jamais ! D’abord parce que je ne suis ni voleur, ni violent et qu’en général pour les petits délits que nous commettons, on se dit souvent que l’Etat (Dawla) est clément. Mais cette fois j’ai payé ma faute : j’ai un peu trop bu ?* cause de certains petits problèmes avec l’un de mes fils qui m’exaspère et vlan ! je me suis retrouvé au commissariat de police.

    Comment s’est passé ce séjour ?* l’ombre ?

    Je peux dire plutôt bien malgré ma gêne au départ de me retrouver dans ces beaux draps. Quand on est incarcéré pour la première fois pour un délit pas vraiment prémédité, le plus grand problème est, ?* mon avis, la honte qui nous étrangle. On pense ?* la famille, au village, ?* toutes ces personnes avec qui on partage respect et amitié, et qui vont apprendre la nouvelle. C’est très dur psychologiquement. Surtout que j’avais commencé ?* faire la prière et m’écarter de cette satanée boisson avant de rechuter. Et puis après, il y a cette crainte de côtoyer des malfrats en cellule, des personnes dures, voire sauvages mais l?* encore j’ai été très surpris…

    Vous voulez dire…

    Oui, j’ai rencontré en fait un peu mon quartier en prison pour ne pas dire ma société. Dans notre cellule, qui ressemble davantage ?* un dortoir d’internat, nous étions plus de vingt « locataires » et croyez-moi, les voyous au sens strict du terme étaient bien minoritaires. Incroyable destin des hommes : j’ai dormi, joué aux dominos avec un ex-directeur de banque et son caissier, avec des élus d’une APC, un repenti, un ex-contrôleur financier d’une wilaya, un autre monsieur qui était en charge de police communale, des entrepreneurs… Bref, des hommes comme vous et moi mais qui finissent par se compromettre par amour du gain facile ou par penchant pour le vice comme cela a été mon cas.

    Comment se comporte l’encadrement pénitentiaire vis-?*-vis des détenus ?

    Curieusement, c’est ?* l’intérieur, derrière les barreaux, que les hommes reprennent un peu goût ?* la politesse, ?* la générosité, l’écoute, le partage, l’échange… Les matons (gardiens) sont en général très compréhensifs et adaptent leur comportement au genre du détenu. J’en ai vu de très fermes, hommes de poigne avec des jeunes trop violents. Ces mêmes gardiens peuvent s’occuper d’un condamné toute une nuit ?* le veiller quand ce dernier déprime ou souffre de quelques maux. Lorsque le climat est serein, la prison se transforme en une sorte de club étrange où chacun peut prévoir les gestes de l’autre, où le rire nerveux remplace parfois les cris des nouveaux arrivants. C’est souvent avec ces derniers, pas encore habitués ?* l’enfermement, que les difficultés surviennent.

    Les gardiens ne passent-ils jamais ?* tabac les détenus un peu difficiles ?

    Franchement je n’ai pas vu, au cours de mes 90 jours de détention, d’abus de ce genre. En général, les gardiens sont très humains et connaissent bien les pensionnaires. Quand il y a dérapage, ils se contentent de maîtriser le détenu excité ou qui pique sa crise. La plupart des violences éclatent entre les détenus. Certains sont toxicomanes et souffrent du manque, d’autres se reprochent mutuellement une «mouchardise » qui les aurait conduits en prison. Ce sont souvent des délinquants, locataires les plus difficiles pour le personnel pénitencier et pour le reste des détenus.

    Vous avez l’air de n’avoir aucun reproche ?* faire au milieu carcéral. N’y aurait-il rien ?* redire alors que les Algériens libres, ?* l’extérieur, se plaignent de tant de dysfonctionnements ?

    Moi je raconte ce que j’ai vécu. La prison me semblait plus difficile que cela. Sur le plan relationnel, les conditions sanitaires, la literie, la cantine… je n’ai vraiment rien ?* dire… Peut-être que les personnes condamnées ?* de longues peines peuvent exiger plus. Par contre, de ce que j’ai entendu et vu, il reste un problème en amont de la cellule : les procédures judiciaires encore trop longues, telles l’instruction, la détention provisoire. Mais les spécialistes sauront certainement mieux en parler que moi. La prison, c’est surtout la conscience qui prend un coup, parce que c’est une sanction qui signifie que vous avez fait du mal ?* la société. C’est la pire des choses pour un homme.

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    • #92

      Jeudi 18 Juin 2009 -- Bon point pour la réforme judiciaire : un centre de réinsertion des détenus devra ouvrir ses portes prochainement près de la gare routière de Béjaïa. C’est ce qu’a révélé Abdelhak Melah, procureur général près la cours de Béjaïa, lors d’un point de presse tenu samedi dernier. Ce magistrat du parquet présentait le bilan de la dernière session criminelle qui vient de se clôturer. Sur les 58 affaires enrôlées, le tribunal criminel de Béjaïa en a eu ?* statuer sur 53, lors de sa deuxième session qui s’est tenue du 2 au 31 mai dernier. Pas moins de 146 accusés ont défilé ?* la barre. Seulement 5 affaires ont été reportées. Deux sont liées au terrorisme. Une seule condamnation ?* mort a été prononcée pendant que 5 accusés ont été condamnés ?* perpétuité. Le tribunal a eu ?* prononcer 44 acquittements. Une première affaire inédite dans les annales judiciaires de Béjaïa : un médiateur agréé par le tribunal a pu régler un litige commercial opposant un particulier ?* l’Opgi.

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      • #93

        Mercredi 15 Juillet 2009 -- Dans le cadre des actions relatives ?* la réforme du système pénitentiaire visant l’amélioration et l’humanisation des conditions de détention des détenus, un nouvel établissement pénitentiaire, d’une capacité d’accueil de 1000 places, est en cours de réalisation dans la localité de Sidi Abdeldjebar, relevant de la commune de Mamounia, ?* 2 km du chef-lieu de la wilaya de Mascara. Cette nouvelle infrastructure qui s’étend sur une superficie de 11 ha comptera des centres de santé et autres permettant d’assurer un enseignement et une formation professionnelle aux détenus visant ?* augmenter leur chance de réinsertion sociale. Les travaux de réalisation de cette infrastructure pénitentiaire qui s’effectuent selon les normes internationales ont été confiés ?* une entreprise chinoise pour un budget de 190 milliards de cts. Le taux d’avancement de l’exécution du projet est ?* l’ordre de 30 %, nous dit-on.

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        • #94

          Jeudi 16 Juillet 2009 -- Trois cent deux détenus, dont cent treize ayant suivi un enseignement et une formation ou ayant subi avec succès, durant leur incarcération, les examens des cycles moyen, secondaire et universitaire et les différents modules de la formation professionnelle, ont été graciés par les autorités judiciaires de la wilaya de Tlemcen, et ce dans le cadre des mesures de grâce collective prises par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ?* l'occasion de la célébration du 47e anniversaire de l'Indépendance nationale. Selon le juge chargé de l'application des peines de la cour de Tlemcen, M. Aliouche Farouk, ces mesures, qui s'inscrivent dans le cadre des valeurs de clémence et de pardon, «visent ?* susciter l'émulation dans le milieu pénitentiaire et l'encouragement des personnes détenues ?* s'amender par le savoir et la connaissance en vue d'une réinsertion sociale réussie». Notre source précise que les détenus concernés par l'ordonnance portant mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que les détenus condamnés pour avoir commis ou tenté de commettre certains faits énumérés limitativement, notamment les faits de terrorisme et de subversion, sont exclus du bénéfice des mesures de grâce décidées par les deux décrets présidentiels. Notons que pour l'année en cours, 7 détenus ont décroché le baccalauréat et 50 ont eu le BEM, alors que 106 détenus ont réussi ?* l'enseignement moyen et 31 autres ?* l'enseignement secondaire.

          Par ailleurs, dans le cadre du programme de la réinsertion des détenus, 35 détenus mineurs bénéficient, du 12 au 28 juillet, de vacances et de loisirs ?* Honaïne. Cette initiative est parrainée par l'association des Scouts musulmans algériens (SMA) et elle consacre le souci des autorités judiciaires de reconstruire la personne détenue pour qu'elle devienne un élément positif dans la société. Selon M. Aliouche Farouk, les SMA ont été choisis notamment en raison de leur expérience et de leur emprise sur les mineurs et les jeunes. «Cela fait six ans que les SMA s'associent ?* la direction générale des établissements pénitentiaires. «On remarque en fait que le choix de la société civile permet la non-stigmatisation des détenus et qu'au terme de ce programme, le détenu trouve enfin un relais efficace pour l'entourer et l'aider dans la phase la plus importante du processus de réinsertion qu'est le retour vers la société», a notamment expliqué ?* notre journal le juge chargé de l'application des peines. À noter aussi que le groupe des détenus mineurs (âgés de moins de 17 ans) visitera les sites historiques archéologiques relatifs ?* la civilisation arabo-musulmane et la médina de Honaïne.

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          • #95

            Jeudi 23 Juillet 2009 -- Dans la petite cour de la prison d'El Harrach, des détenus nouvellement bacheliers discutent avec leurs parents, sourient et évoquent l'avenir sous les regards discrets des gardiens. La matinée commence et la chaleur est suffocante, ce mercredi, dans ce vieux pénitencier d'El Harrach où une quinzaine de prisonniers, hommes et femmes, ont étudié et obtenu leur baccalauréat ou leur brevet d'enseignement moyen (BEM) - qui sanctionne la fin des études au collège - source d'espoir pour eux. Assis en tenue de ville aux cotés de leurs parents quelque peu tendus, ils attendent d'être récompensés par une délégation officielle comprenant le ministre de la Justice Tayeb Belaiz et celui de l'Education nationale, Boubakeur Benbouzid.

            Entourée de sa famille, Razika, 30 ans, condamnée ?* perpétuité, est derrière les barreaux depuis six ans mais affiche une réussite scolaire étonnante. "J'ai choisi les études pour éviter de perdre mon temps pour rien et de faire quelque chose d'inintéressant", résume Razika, la tête recouverte d'un voile islamique. "J'ai toujours souhaité enseigné les mathématiques, mais le destin a voulu que j'entre en prison. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée l?*", ajoute-t-elle calmement, en restant discrète sur les raisons de sa condamnation. Razika a obtenu son baccalauréat en lettres et sciences humaines et compte poursuivre en prison des études universitaires en droit du travail. Elle espère obtenir un allégement de sa peine en récompense de ses efforts dans les études.

            Pour "encourager les prisonniers ?* poursuivre des études en prison afin de mieux préparer leur réinsertion dans la société, une remise de peine de 24 mois est accordée aux prisonniers qui obtiennent le baccalauréat ou le BEM", dit ?* l'AFP Mokhtar Felioune, directeur général de l'administration pénitentiaire. Mais Razika "est condamnée ?* perpétuité et ne peut pas bénéficier de cette grâce", ajoute M. Felioune. "Nous n'avons enregistré aucun cas de récidive parmi les détenus ayant obtenu le baccalauréat et bénéficié d'une grâce", affirme M. Felioune.

            À la première rangée, Mourad, 30 ans et détenu de droit commun, a obtenu un baccalauréat en lettres et sciences humaines avec mention très bien. Une performance exceptionnelle en milieu carcéral et même en Algérie où le taux de réussite cette année a été de 45,05%. Il a déj?* obtenu un bac en 2007 et 2008, dans d'autres filières. En prison depuis 2005, il lui reste ?* purger 27 mois derrière les barreaux pour une raison que lui aussi préfère taire. Il compte s'inscrire ?* l'université et devenir interprète, dit-il. Un projet qui plait ?* sa mère, venue de Kabylie, avec un autre de ses fils, assister ?* la cérémonie de remise des cadeaux et les "retrouvailles" sont chaleureuses.

            La réussite au bac et au BEM est devenue une vraie motivation pour les détenus dans les prisons car ils peuvent, outre la remise de peine de 24 mois, bénéficier de la liberté conditionnelle pour poursuivre leurs études ou d'un régime de semi-liberté. Celui-ci leur permet de se rendre ?* l'université le jour avant de revenir dormir en prison, dit M. Felioune. En 2009, 531 détenus ont obtenu le baccalauréat sur 1.347 candidats - et 120 d'entre eux ont été libérés - et 1.404 sur 2.840 candidats ont eu le BEM, selon les chiffres officiels. "Nous avons 41.000 détenus qui poursuivent des études dans les prisons, soit 74,52% de la population carcérale", indique M. Felioune.

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            • #96
              Amel Blidi :


              Jeudi 23 Juillet 2009 -- Derrière les murs de la prison, certains détenus se découvrent de nouvelles vocations. Plus de 500 prisonniers ont décroché leur baccalauréat, sésame pour l’ouverture des portes de l’université, et 1.404 ont obtenu le brevet d’enseignement moyen. Dans le grand hall de la prison d’El Harrach, les lauréats du baccalauréat (en polo blanc et baskets neuves) et ceux du BEM (en polo rouge) ne cachaient pas leur joie lors de la cérémonie organisée hier par le ministère de la Justice pour les récompenser. C’est que le bac est considéré comme le moyen le plus rapide de sortir de prison. Même s’ils ne bénéficient pas de grâce présidentielle, ils pourront, au moins, sortir pendant quelques heures pour aller ?* l’université et voir la vie hors des murs. Pour d’autres, le bac est une revanche sociale. Même si une éventuelle libération paraît inconcevable compte tenu de la gravité du crime commis, les études sont comme un exutoire.

              La meilleure performance a été réalisée par Razika, qui a obtenu son bac série sciences expérimentales avec mention « très bien » et une moyenne de 17,22/20. Razika est calme, réservée, presque rêveuse. De beaux yeux verts, le visage encadré par un voile de couleur mauve, la jeune fille répond timidement aux questions des journalistes. « J’ai choisi les études pour éviter de perdre mon temps ?* ne rien faire ou ?* faire quelque chose d’inintéressant », dit-elle. Condamné ?* perpétuité, ses notes ne pourront pas la sauver de la prison. Son crime ? Elle ne veut pas en parler. Nous apprendrons que dans un moment de colère, hors d’elle, elle a porté un coup mortel ?* son mari. D’autres gardent encore l’espoir d’entamer une nouvelle vie. Accompagné de sa mère qui ne cache pas ses larmes (de joie, précise-t-elle), B. Z. (que nous appellerons Bilal) a obtenu son bac pour la seconde fois. Après avoir entamé des études de droit, il prévoit d’intégrer la faculté des sciences politiques. Il ne lui reste plus que sept mois pour recouvrer sa liberté. « En plus du baccalauréat, il a fait une excellente année universitaire. J’en suis très fière », nous dit sa mère dans un grand sourire.

              Bilal explique que les détenus préfèrent passer plusieurs fois leur bac pour maximiser leurs chances de bénéficier d’une grâce présidentielle ainsi que d’une réduction de peine. En général – mais peut-être est-ce les circonstances de la cérémonie – les détenus louent les conditions de vie dans leur prison. « Je suis ?* Serkadji. Dans notre salle, il y a 30 ?* 35 prisonniers. La nourriture est propre. Il est possible de prendre deux douches par semaine. Ça se passe bien », confie Bilal. Pour sa part, Kenza, qui a obtenu son BEM avec une moyenne de 13,28, a vu sa peine diminuée de 27 mois alors qu’elle a été condamnée ?* 8 ans de prison. Elle raconte que dans sa salle, « il y a 42 femmes ». «Nous avons la climatisation, il y a aussi une bibliothèque. Parfois, il y a des disputes. Mais ça peut arriver même ?* la maison», nuance-t-elle. Le directeur général de l’administration pénitentiaire, Mokhtar Felioune, a estimé dans son allocution d’ouverture que «tous les moyens ont été mis ?* la disposition des détenus». « Il y aurait ainsi une chaîne de télévision intérieure baptisée El Amel. » Les détenus ont également, selon lui, accès ?* la radio et aux journaux. 1404 lauréats ont été admis ?* l’examen de passage en cinquième année. Le nombre de détenus qui suivent des cours d’alphabétisation et de formation professionnelle est de l’ordre de 41 000. En tout, 74% des détenus ont une activité (dessin, éducation physique...).

              Parmi les 3.977 prisonniers graciés, une quarantaine a pu bénéficier d’un micro-crédit pour faciliter leur réinsertion. Selon M. Felioune, le ministère de la Justice a apporté une aide ?* près de 4.000 détenus pour se réinsérer dans la société après leur libération, Le ministre a mis en garde contre le risque de « complexer » les détenus libérés, car ils ont payé leur dette ?* la société par une peine privative de liberté, soulignant le rôle de la presse et de la société civile dans ce domaine. Présent ?* la cérémonie d’hier, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, s’est dit prêt ?* apporter de l’aide (en matière de livres notamment) aux détenus qui souhaitent passer le bac. Il s’est montré étonné du fait que dans les prisons, les hommes réussissent mieux que les femmes au bac, alors que dans les écoles, les filles sont généralement plus studieuses. En 2009, 531 détenus ont obtenu le baccalauréat sur 1.347 candidats et 120 d’entre eux ont été libérés, alors que 1.404 sur 2.840 prisonniers ont eu le BEM, selon les chiffres officiels. Pas moins de 2.140 détenus ont ainsi décroché leur baccalauréat depuis l’année 2002. Le responsable de l’administration pénitentiaire, M. Felioune, a souligné, ?* ce propos, que son département n’a pas enregistré de récidive parmi les détenus ayant obtenu leur bac.

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              • #97

                Jeudi 23 Juillet 2009 -- Le casier judiciaire ne constitue plus désormais une contrainte pour les ex-détenus en quête de réinsertion sociale et professionnelle. Le casier vierge est officiellement une règle généralisée ?* tous les citoyens, y compris les repentis élargis dans le cadre de la réconciliation nationale. «C’est une règle générale. Tous les ex-détenus peuvent retirer un casier judiciaire vide. L’objectif étant la réhabilitation de tous les citoyens», a déclaré, hier, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz, en marge d’une cérémonie en l’honneur des détenus lauréats aux examens de fin de cycles (moyen et secondaire) organisée au centre pénitentiaire d’El-Harrach. Précisant que cette mesure est déj?* entrée en application, le ministre a fait savoir qu’»?* présent, 1 500 ex-détenus ont pu retirer leur casier judiciaire vidé de tout antécédent». Rappelons que M. Belaïz a déclaré, en juin dernier, que «près de 1,2 million d’ex-détenus peuvent retirer un casier judiciaire vide». Le ministre avait précisé alors que ces mesures concernent des personnes qui avaient été condamnées ?* 5 ou 10 ans de prison. Cette mesure entrant dans le cadre de la réforme de la justice vise essentiellement la réinsertion professionnelle des ex-détenus. Mais cela ne va-t-il pas pénaliser notamment, les employeurs, lesquels ont le plein droit de se renseigner sur le passé de toute éventuelle recrue ? «Ils n’ont pas d’autre choix», selon Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), qui soutient mordicus la mesure prise par le département de Belaïz. «Il faut se débarrasser de la contrainte du casier judiciaire pour permettre le recyclage et la réinsertion de tous les détenus élargis», a soutenu M. Ksentini, qui a accompagné M. Belaïz hier, au centre pénitentiaire d’El-Harrach. Interrogé pour savoir si cette mesure sera aussi élargie aux terroristes repentis, tel qu’il a été revendiqué récemment par l’ex-»émir» du GSPC Hassan Hattab, M. Ksentini a laissé entendre que «sans cela, la charte pour la paix et la réconciliation nationale serait vidé de son sens». Allons-nous donc droit vers une amnistie générale ? Ksentini : « On en n’est pas encore l?* certes, mais il est nécessaire de réhabiliter et recycler tout terroriste qui se rend et demande pardon !». Par ailleurs, M. Belaïz s’est montré «satisfait» des «avancées réalisées dans le cadre des institutions de rétention», notamment en matière de la prise en charge, sur tous les plans, des détenus ?* travers les différents centres pénitentiaires. Preuve en est, pour le ministre, le nombre de lauréats des examens de fin de cycle, qui va crescendo depuis le lacement de la réforme en 2003. A titre illustratif, le nombre de lauréats du baccalauréat est passé de 86 en 2003 ?* 531 en 2009. Sur un autre registre, le ministre a fait part du retour ?* la tradition du travail d’intérêt général dont l’application est imminente. L’autre système du travail d’utilité publique est déj?* appliqué depuis 3 ans, a indiqué, de son côté, M. Mokhtar Fellioune, DG de l’Administration pénitentiaire, soulignant que les détenus intégrés dans ce système ouvrent droit ?* une rémunération. Les salaires atteignent l’équivalent de 10 % ?* 60 % du salaire national minimum garanti.

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                • #98

                  Algeria, July 23, 2009 -- Some 4,000 former prisoners in Algeria were reintegrated into the society last year thus giving them a new lease of life, the Minister of Justice, Tayeb Belaïz, said on Wednesday. The ongoing reintegration process will allow former detainees to sit examinations, said Belaïz at a graduation ceremony held at the El-Harrach re-education centre in Algiers, with former prisoners among those who passed out. After they have passed their exams, the detainees are released so that they can pursue their studies. The external services in charge of their reintegration help them to register at the university, find a job or set up small businesses. According to the Minister, the banks collaborate by granting loans to the numerous businesses set up by former detainees. The ministry follows up the reintegration process to reduce the occurrence of second offences or to simply eliminate it.

                  The goal of reintegration is part and parcel of the prisons' work plan. The Algerian Department of Justice has made arrangements for a successful reintegration of former detainees into prison centres by providing them with proper training and teaching. In July last year four external services in charge of reintegration were set up in Blida in central Algeria, Oran in the west and Setif in the east. Twelve other centres are expected to be set up in other areas. The ministry is in charge of monitoring people under different reintegration schemes, namely, those who are released on parole, have partial release or temporary suspension of their sentences.They benefit from the support of educators, psychologists and social workers.

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                  • #99

                    July 23, 2009 -- There was an obvious sense of joy in the small courtyard of Algiers' El Harrach prison on Wednesday (July 22nd). The inmates were cheerful and proud: it was graduation day. At least 530 inmates passed the baccalaureate exams this year and more than 1,400 received certificates in secondary education (BEM) as part of a government programme to encourage inmates to pursue education while in prison. "A new life is opening up to me," said one inmate who gave his name as B.Z. Earning his bac for the second time seven months before his release, B.Z. went on to pursue studies in law. Once he completes the law programme he plans to enter the political science department. "I'm very proud of him," said his mother, wiping away tears of joy.

                    The Algerian government encourages inmates to follow their dreams of education. It offers a 24-month sentence reduction to those who receive a bac degree or BEM, with the exception of those with life sentence. If successful bac candidates wish to pursue university degrees, they are allowed to leave the penitentiary between 7:30am and 6:30pm to attend classes at the university. When they leave prison for a fresh start, inmates can only hope for the better. "They have repaid their debt to society by serving their sentence," said Minister of Justice Tayeb Belaiz, at the graduation ceremony on Wednesday. He encouraged the public to treat the inmates as normal citizens once they are out to encourage them to reintegrate into society.

                    According to the head of the prison service at the ministry of justice, Mokhtar Felioune, since Algerian inmates were first allowed to sit for the exams in 2002, more than 2,100 inmates have received baccalaureate diplomas in different fields. Around 41,000 inmates are currently registered in the literacy and vocational training courses. In total, he said, 74% of the inmates are involved in activities such as art, physical education, vocational training and distance learning.

                    With support and counselling from his department, Felioune also said that more than 4,000 have been successfully reintegrated into society. Some have been able to get bank loans and start their own businesses. Amongst those who participated in these educational programmes, no re-offence incidents have been recorded. "Everything has been provided for the prisoners," Felioune said in his opening remarks on Wednesday. He said his department spares no efforts to help inmates educate themselves, including an internal television channel called El Amel and access to radio and newspapers.

                    Razika, 30, is one of the remarkable success stories. She did not want to talk about her offence, but she did say that she was sentenced to life in prison. That did not discourage her though. She applied to take the bac exams and was accepted. For months, schoolbooks were her only companion. "I'd always wanted to be a math teacher, but fate dictated that I should go to prison," she said. Her efforts paid off – when the results came, Razika received 17.22 out of 20; one of the highest in Algeria.

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                    • Samedi 25 Juillet 2009 -- Venant des wilayas de Souk-Ahras, Annaba, Blida, Batna, Biskra, Sétif, Boumerdès, Alger, Relizane, Tiaret et Oran, 35 détenus mineurs, âgés de moins de 16 ans, dont certains n'ont jamais vu la mer, séjournent en bord de mer ?* Honaïne (50 kilomètres de Tlemcen) durant 15 jours, du 12 au 28 juillet. Ces détenus, choisis par une commission composée de psychologues et de représentants de l'administration pénitentiaire, qui a pris en considération l'aspect psychologique en premier lieu, sont installés dans le lycée des Frères Mezeraï, flambant neuf, qui domine la grande bleue. Dans ce camp d'été qui nous a accueilli mercredi dernier, en compagnie de MM. Boukaci Brahim et Alliouche Farouk, respectivement procureur général-adjoint et juge chargé de l'application des peines ?* la cour de justice de Tlemcen, les détenus mineurs apprennent ?* aimer autrui, ?* corriger leurs comportements dans les établissements de rééducation et surtout ?* s'amuser... «Les encadreurs scouts, hautement compétents, assistés de spécialistes, de psychologues, de médecins et d'un imam, prendront en charge la gestion du camp, la concrétisation du programme de formation inspiré du programme des scouts adopté dans la formation des jeunes et la réinsertion des détenus mineurs», a affirmé M. Boukaci Brahim, au cours d'un tour de table improvisé dans le camp. Il soulignera: «Toute une stratégie d'encadrement a été mise en place pour redonner confiance en soi ?* ces jeunes qui ont volé, blessé ou tué sans préméditation».

                      Pour sa part, M. Alliouche Farouk a expliqué ?* l'assistance que cette opération était une expérience réussie et unique en son genre dans le monde arabe et en Afrique. «Cela fait six ans que les SMA organisent cette initiative, accordant une plus grande attention ?* la compréhension du détenu afin de diminuer le taux de récidive et augmenter le taux de réussite du processus de réinsertion. Les détenus bénéficient de cette activité avec l'uniforme scout, sans surveillance, participent ?* des campagnes de volontariat pour le nettoyage des plages et l'hygiène de l'environnement». M. Amghar Abdelghani, directeur du camp, a déclaré avec un grand enthousiasme communicatif et une énergie éclatante : «Nous essayons de faire plaisir ?* ces détenus mineurs, de remplir le vide et de créer un climat familial approprié pour leur maturation psychologique afin de développer leur sens des responsabilités». En effet, l'équilibre créé entre le directeur du camp, M. Amghar Abdelghani, l'imam, M. Zemouri Farouk, le psychologue, M. Djillali Aïssa, ainsi que tous les encadreurs SMA, permet ?* ces jeunes détenus de s'épanouir dans un climat familial ordinaire. «Chacun y met du sien pour participer ?* l'épanouissement de ces jeunes détenus», conclut fièrement M. Alliouche Farouk, juge chargé de l'application des peines. À noter le soutien du président de l'APC de Honaïne, M. Bouazza Miloud, de la directrice du lycée des Frères Mezeraï, Mme Mâachou Zoulikha, ainsi que l'apport de bienfaiteurs (Nedjma) pour ces jeunes, qui ne manqueront pas de garder en leur mémoire de très beaux souvenirs.

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                      • Dimanche 26 Juillet 2009 -- Un vaste mouvement dans les établissements pénitentiaires d’El-Harrach, Serkadji et Chlef a été opéré au courant de la semaine écoulée, ont révélé, hier, des sources bien informées. En effet, des détenus ont été transférés aux prisons de Berouaghia, dans la wilaya de Médéa, et Tazoult, dans la wilaya de Batna. Ce mouvement intervient, selon nos sources, après que les services de sécurité eurent découvert, ?* l’issue d’une enquête intra-muros, l’existence de cellules de recrutement pour le compte du GSPC d’Al-Qaïda au pays du Maghreb. Cette information, bien qu’avérée depuis 2006, a poussé les services de sécurité ?* agir en conséquence, d’autant que ces cellules ciblent, en plus des terroristes, des prisonniers de droit commun, notamment les dealers et les consommateurs de drogue en leur promettant de l’argent. Notre source ira plus loin en révélant l’existence carrément de “imarate”, ?* l’intérieur même des établissements sus-cités. Autrement dit, des terroristes arrêtés puis emprisonnés se sont autoproclamés “émirs” et procédaient au recrutement de nouveaux éléments qui, une fois ?* l’extérieur, rejoindront les rangs du GSPC. Rappelons que durant la période allant de 2006 ?* 2008, plus de 300 détenus de la prison de Boussouf ?* Constantine, incarcérés suite ?* leur implication, directe ou indirecte, dans des activités terroristes, ont rejoint les maquis de l’Est, notamment ceux de Jijel sous la “imara” de Lemloum.

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                        • Mercredi 2 Septembre 2009 -- Un détenu du pénitencier de Blida aurait été agressé par un responsable des gardiens de la prison dans laquelle il est incarcéré depuis près de 13 mois, et ce, sans que l’agresseur ne soit, du moins pour l’heure, inquiété. C’est l’épouse du prisonnier, qui s’est présentée hier ?* la rédaction d’El Watan, qui a eu ?* constater les sévices subis par son mari lors de la visite hebdomadaire. « Il avait le côté gauche du visage tuméfié et il des hématomes au niveau de l’œil et de la joue. De même, il avait très mal ?* l’oreille droite », décrit-elle. Durant la dizaine de minutes qu’a duré l’entrevue dans le parloir, le détenu I. M. n’a le temps de raconter que brièvement ?* son épouse l’agression dont il a fait l’objet. « La semaine passée, au deuxième jour du Ramadhan, le gardien l’extirpe de sa cellule, le menotte et lui ligote les pieds. Ensuite il le jette dans un cachot où il passera une journée et une nuit entière. Le lendemain après le f’tour, il s’introduit dans le réduit et le roue de coups de pieds et de poings », relate l’épouse dans un sanglot, ajoutant : « Il n’a dû son salut qu’?* l’intervention des autres gardiens et de quelques codétenus, qui ont crié ?* la hogra. » Cette agression ne semble être, selon elle, que la suite « logique » des abus commis par l’assaillant contre son époux, qui ne s’explique pas cet acharnement ?* son encontre. « Il se plaignait de cet individu depuis déj?* près de deux mois, affirmant qu’il lui cherchait la petite bête. » Au début, ce n’était qu’un harcèlement psychologique et moral. Cependant, depuis trois semaines, « mon mari était vraiment ?* bout de nerfs du fait de ce traitement inhumain et injuste. Il appréhendait même que les choses ne prennent cette tournure », raconte-t-elle. La victime de cette agression aurait même demandé ?* être examinée par un médecin, requête ?* laquelle « on a opposé une fin de non-recevoir », affirme l’épouse du détenu. Cette dernière s’est d’ailleurs rendue hier, en compagnie de l’avocat de son époux, maître Bourayou, dans l’établissement pénitentiaire de Blida. Le directeur, qui a reçu une heure durant le prisonnier et son avocat, dit « ne pas avoir été au courant de ce fait gravissime, qu’il déplore et condamne au plus haut point », insiste l’avocat. De même, il a assuré qu’une enquête serait dûment diligentée afin faire toute la vérité sur cet « accident aussi affligeant qu’isolé » et de « prendre les sanctions et mesures qui s’imposent ». Le gardien « tortionnaire », si les faits sont avérés, sera ainsi traduit devant la commission de discipline et sera passible de radiation. « De même, des poursuites judiciaires peuvent être engagées par la direction de la prison si les accusations sont fondées », explique maître Bourayou.

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                          • Dimanche 6 Septembre 2009 -- Une enquête a été ouverte par le parquet général contre l’agent pénitentiaire qui s’était rendu coupable d’une agression contre un détenu dans l’établissement carcéral de Blida. Le procureur général a ainsi « insisté pour que la victime fasse une déposition », a assuré l’épouse du détenu. Ce qui a aussi été affirmé par le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus, Mokhtar Felioune, dans une déclaration ?* l’APS. En réponse ?* une question de l’agence concernant le fait rapporté par El Watan, M. Felioune a déclaré qu’une copie de la plainte « déposée par l’épouse du détenu en question et faisant état de coups assenés ?* son mari par un agent pénitentiaire » avait été reçue le 1er septembre dernier par son administration. De même, le directeur assure que « le parquet général a reçu la plainte et ouvert une enquête sur cette affaire », ajoutant que le détenu a été auditionné et que l’enquête suivait son cours. En cas de confirmation de cette agression, « des mesures disciplinaires et juridiques seront prises ?* cet effet », rapporte l’APS, n’excluant pas des poursuites judiciaires contre l’agresseur. M. Felioune a d’ailleurs, toujours selon la dépêche de l’agence, insisté sur l’intransigeance de son administration quant aux dépassements ou atteintes ?* l’égard des détenus. «Nous ne tolérons aucun dépassement ou atteinte contre l’intégrité physique des détenus», a-t-il indiqué. Ces actes sont « formellement interdits », et ce, conformément aux instructions du ministre de la Justice et garde des Sceaux. Le directeur a, de même, tenu ?* rappeler que « l’Algérie a déj?* informé les instances internationales des sanctions prises contre des fonctionnaires de prison pour agression contre des détenus », affirmant que dans tous les cas, des poursuites sont engagées conformément aux dispositions disciplinaires et pénales stipulées par la législation nationale.

                            Pourtant, dans cette affaire, il aura fallu plusieurs jours pour que le directeur, qui du reste s’est montré, selon l’avocat du détenu, outré par cet incident, ait vent de cette agression. Le prisonnier qui a été, au deuxième jour du Ramadhan, extirpé de sa cellule, menotté et ligoté par le gardien, a ensuite été jeté dans un cachot où il a passé une journée et une nuit entière. Le lendemain après le f’tour, l’assaillant s’est introduit dans le réduit et l’a roué de coups de pied et de poing. « Il n’a dû son salut qu’?* l’intervention des autres gardiens et de quelques codétenus, qui ont crié ?* la hogra », avait rapporté sa femme. Ce qui implique que des collègues de l’agent pénitentiaire avaient assisté ?* l’agression, mais ont tout simplement « couvert » leur ami. Cela pourrait faire penser que sans l’intervention de l’épouse de la victime et de son avocat, ce fait « gravissime » et « contraire ?* la loi » serait passé sous silence. D’ailleurs, il semblerait que l’agent incriminé n’en soit pas ?* son premier harcèlement contre un détenu, puisque de nombreux prisonniers ont ?* maintes reprises eu ?* subir « les foudres » de ce responsable, connu pour son « langage ordurier et son manque de respect envers tous ». Ce dernier risque, si les faits sont avérés, d’être traduit devant la commission de discipline. Il serait ainsi passible de radiation. «De même, des poursuites judiciaires peuvent être engagées par la direction de la prison si les accusations sont fondées», a expliqué maître Bourayou.

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                            • Mercredi 9 Septembre 2009 -- La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) affiche son apaisement et son attestation quant au traitement «effectif et rigoureux» de l’affaire d’un détenu algérien dans une prison ?* Blida. Victime en effet «d’un mauvais traitement de la part des agents de la direction du centre pénitentiaire» dans la wilaya de Blida, rapporte la CNCPPDH dans un communiqué de presse parvenu, hier, ?* la rédaction, l’organisation en question dénonce vivement ce genre de comportements touchant les droits élémentaires de l’homme, particulièrement ceux des détenus. L’organisation de Farouk Ksentini estime qu’il est inadmissible d’appliquer ce genre de conduites sur détenus, en ce qui concerne notamment leur dignité physique et morale. «Ces agissements contre les détenus déforment initialement le rôle approprié aux établissements pénitentiaires qui veille au contraire au bien-être des détenus», précise ledit document. En faisant confiance aux responsables du ministère de la Justice de prendre toutes les mesures et dispositions nécessaires pour réprimander les agents qui ont commis ces délits, la Commission nationale des droits de l’homme insiste sur la nécessité de former davantage le personnel des centres de détention et des établissements pénitentiaires.

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                              • Dimanche 13 Septembre 2009 -- Dans un communiqué de la cour de justice de Blida, le parquet général révèle qu'il a ordonné un mandat de dépôt ?* l'encontre de l'agent de l'établissement de rééducation de Blida, accusé de mauvais traitement d'un détenu incarcéré dans cet établissement pénitencier depuis 13 mois. Le parquet a placé en détention provisoire l'auteur présumé des actes de violence ?* l'encontre du détenu, suite aux informations qui lui sont parvenues par un membre de la victime, reçu dans le cadre des séances quotidiennes réservées aux doléances des citoyens. Le communiqué de cette institution judiciaire indique que sur la base de ces éléments, le parquet général a pris toutes les mesures et effectué les investigations nécessaires en entendant tous ceux qui ont un lien avec les faits pour établir la vérité. Cette affaire a été divulguée par l'épouse du détenu qui, lors d'une visite, avait constaté que son mari avait subi des violences. Devant cet état de fait, la femme du détenu a constitué un avocat qui a été reçu en compagnie de la victime par le directeur de la prison de Blida. Ce dernier, selon l'avocat, avait qualifié ce fait de «gravissime», et un acte qu'il a déploré et condamné au plus haut point. Le même responsable avait assuré la défense qu'une enquête serait dûment diligentée afin de faire toute la vérité sur cet affaire. Selon l'avocat, si les faits sont avérés, leur auteur sera ainsi traduit devant la commission de discipline et sera passible de radiation en plus des poursuites judiciaires qu'il encoure. Dans son témoignage, la femme du détenu fait savoir que son époux avait le côté gauche du visage tuméfié, des hématomes au niveau de l'oeil et de la joue de même qu'il souffrait de douleurs ?* l'oreille droite. Le détenu avait raconté qu'au deuxième jour du Ramadan, le gardien l'avait jeté dans un cachot où il passera une journée et une nuit entière et qu'au lendemain, l'agent gardien s'était introduit dans le réduit et l'avait roué de coups de pieds et de poings». Enfin, la femme du détenu avait rapporté les propos que son mari n'a eu la vie sauve que grâce ?* l'intervention des autres gardiens de la prison et des autres codétenus.

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