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Algeria to abolish death penalty ?

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  • Guest 123
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    Mercredi 24 Mars 2010 -- Les déclarations de la secrétaire générale du parti des travailleurs, Louisa Hanoune ont visiblement provoqué la colère du président du parti MSP, Bouguerra Soltani, lorsqu’elle a déclaré qu’il devait choisir entre « la roquia et la politique ». Celui-ci, questionné par El Khabar, sur « l’attaque » de Hanoune a répondu : « cette dame a montré son vrai visage, c’est-à-dire qu’elle est contre l’islam ». M Soltani a, en effet, considéré les déclarations peu amènes de Louisa Hanoune à son sujet comme « une attaque contre l’islam et non une attaque contre sa personne », ajoutant qu’il ne se sentait pas personnellement visé par ces déclarations qui, selon lui, sont une attaque contre l’islam. Mme Hanoune avait, pour rappel, accusé Soltani d’hypocrisie et d’exploiter la religion en politique, indiquant que c’était aux « hypocrites et aux voleurs de deniers publics de se repentir, ce qui n’est pas mon cas », faisant ainsi référence à l’invitation au repentir que lui avait adressé ce dernier. Le président du Hamas n’aurait jamais pensé que le fait de contredire Mme Hanoune, lorsqu’elle avait appelé à abolir la peine de mort, lui demandant via la presse de « respecter les limites fixées par Dieu », engendrerait une telle passe d’armes. Déclarant, par ailleurs, que la secrétaire du parti des travailleurs « appelle à un état laïc et annonce son retour aux idées trotskistes », « nous, nous annonçons notre retour à Mohamed »a-t-il conclu. M Soltani a tenté, lors de l’entretien, de ne pas répondre à l’accusation d’hypocrisie de Mme Hanoune mais a cependant précisé « la gauche représenté par Mme Hanoune est contre l’islam, le livre saint et son prophète » et a ajouté « cette dame trotskiste est surement atteinte et a besoin d’une roquia ».

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  • Guest 123
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    Mardi 23 Mars 2010 -- La porte-parole du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune n'a pas mâché ses mots hier, s'en prenant au président du MSP, Aboudjerra Soltani, qu'elle cite nommément. À l'origine de la colère de Louisa Hanoune, les dernières déclarations dans la presse du responsable du MSP qui a sévèrement critiqué l'ancienne candidate à la présidentielle pour sa position en faveur de l'abolition de la peine de mort en Algérie. Intervenant à l'occasion d'une conférence de presse organisée au siège de son parti à El-Harrach, Louisa Hanoune a conseillé à Soltani d'aller consulter un taleb pour une «Rokia», tellement, affirme-t-elle, les contradictions dans les propos du responsable du MSP sont nombreuses et ses positions constamment changeantes. «Je défie Soltani de descendre dans la rue pour voir ce que pensent de lui les citoyens», lance la porte-parole du Parti des travailleurs qui soutient «qu'on ne peut pas réduire le débat à la Chariaa».

    Le débat sur l'abolition de la peine capitale a commencé en 1964 au sein du Parlement avec une proposition de Ali Haroun, ajoute la conférencière qui rappelle que le chef de l'Etat en personne avait exprimé à Bruxelles, il y a quelques années, sa volonté d'aller vers la suppression de cette peine. Louisa Hanoune s'interroge, par ailleurs, sur cette «fixation» du président du MSP sur elle alors que l'idée de l'abolition de la peine capitale émane de Farouk Ksentini. La porte-parole du PT n'a pas voulu, cependant, s'étaler sur les critiques du Haut Conseil islamique (HCI) qui l'avait critiquée sur sa position, en soulignant qu'elle avait déjà répondu dans un communiqué. La conférencière soutient que ce châtiment hérité du colonialisme français doit absolument disparaître dans notre pays même si ce dernier n'a pas procédé à des exécutions depuis plus d'une quinzaine d'années. «Nous voulons un Etat séculier», affirme Louisa Hanoune, pour qui la peine de mort n'est pas venue après l'apparition de l'islam mais durant les années sombres qu'a connues l'humanité.

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  • Guest 123
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    Mardi 23 Mars 2010 -- «Vous devez choisir entre la Roquia, (guérison par le Coran) et la politique», c’est par ces propos qu’a répondu la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs, (PT), Mme. Louisa Hanoune, au président du MSP, Aboudjerra Soltani, qui l’a appelé à «respecter les préceptes de l’Islam» ou bien à la «repentance», suite à la déclaration faite par cette dernière et appelant pour l’abrogation de la peine de mort. Dans un point de presse tenu, hier, Mme. Hanoune a accusé le président du MSP «d’hypocrisie», ce dernier l’a appelé depuis la wilaya d’Oran, la semaine dernière, à «se repentir». Par contre, Mme. Hanoune n’a pas montré des signes de colère contre le président du Conseil supérieur islamique, Cheikh Bouamrane, qui n’a pas ménagé le SG du PT de ses critiques. «J’ai rien à reprocher au Cheikh Bouamrane, il se peut que sa déclaration soit falsifiée par les médias», a-t-elle annoncé.

    Selon Mme. Hanoune, Aboudjerra est ceux qui ont critiqué sa position doivent appeler «le président Bouteflika et le ministre des Affaires religieuses à la repentance», sachant que le président de la République, en personne, a exprimé sa position, c’est-à-dire l’abrogation de la peine de mort, lors d’un congrès auquel il a pris part en Suisse, en 2003. «Pourquoi n’avaient-ils pas eu le courage d’en faire autant ?», lance-t-elle. Dans le même sillage, la conférencière a appelé pour la séparation entre la politique et la religion, tout en accusant certaines parties d’exploiter la religion pour des fins politiques, faisant allusion à Aboudjerra Soltani. Mme. Hanoune a présenté l’une des preuves confirmant, selon elle, «l’hypocrisie» de Aboudjerra Soltani, «en 2005, les députés de son mouvement ont voté pour le code de la famille et la nationalité et ont reconnu la légalité religieuse du mariage des algériennes avec des non musulmans, pourvue que leurs fils puissent avoir la nationalité algérienne…c’est une pure hypocrisie» !

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  • Guest 123
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    خاطبت لويزة حنون رئيس حركة مجتمع السلم بالقول: ''عليك أن تختار بين الرقية والسياسة''، في ردها على بوجرة الذي دعاها إلى ''الخضوع لحدود الله'' أو ''التوبة'' في موقفها الداعي لإلغاء عقوبة الإعدام.

    صبت رئيسة حزب العمال جام غضبها على بوجرة سلطاني، في ندوة صحفية عقدتها، أمس، بالعاصمة، حيث لم تتخلف عن إسقاط صفة ''النفاق'' على رئيس ''حمس''، لما دعاها، السبت الماضي من ولاية وهران، إلى ''التوبة'' حيال موقفها الرافض للإبقاء على عقوبة الإعدام في التشريع الجزائري. بينما تحدثت بليونة إزاء الشيخ بوعمران، رئيس المجلس الإسلامي الأعلى، الذي انتقد هو الآخر موقف حنون من الجدال حول عقوبة الإعدام، وقالت: ''ليس لي أي مشكل مع الشيخ بوعمران، وربما خضعت تصريحاته لتأويلات من وسائل الإعلام''.

    وكان بوجرة سلطاني دعا إلى ''عدم تجاوز حدود الله والتشريع الإسلامي فيما يتعلق بإلغاء عقوبة الإعدام''، في ملتقى جهوي عقده، السبت الماضي، بوهران. بينما شددت حنون أنها اتصلت بعد نشر تصريحاته بقيادة ''حمس'' للتأكد من مسألة دعوة رئيس الحركة إياها للتوبة عن موقفها من المسألة ''وتأكدنا فعلا من دعوته''.

    وبناء على ذلك، لم تتوان رئيسة حزب العمال عن إطلاق تصريحات نارية على بوجرة، مخاطبة إياه بالقول: ''عليك أن تختار بين ممارسة الرقية أو السياسة''، قبل أن تتهمه بـ''النفاق''، موضحة: ''المنافق ومختلس المال العام هو من يجب أن يتوب وأنا لست كذلك''.

    وتحدت حنون بوجرة سلطاني ومن انتقدوا موقفها من المسألة، أن '' يدعوا الرئيس بوتفليقة أو وزير الشؤون الدينية إلى التوبة''، طالما أن الرئيس كان قد عبر عن موقفه الداعي لإلغاء العقوبة خلال مشاركته في مؤتمر بسويسرا سنة 2003، متسائلة: ''أليس هذا نفاقا أم لأنني امرأة؟''. واسترسلت تقول: ''لماذا لم يتشجع هؤلاء لفعل ذلك؟''.

    ودعت مسؤولة الحزب إلى حتمية ''الفصل بين الدين والسياسة''، واتهمت أطرافا ''تستغل الدين في السياسة''، في إشارة واضحة إلى بوجرة، ومواقفه من عقوبة الإعدام وقانون الأسرة الذي طالبت حنون بإلغائه، مخاطبة إياه بالعامية ''روح تقرا أو ولّي نتناقشو''.

    وأضافت المتحدثة بتهكم ''بوجرة دخل مساحة خطيرة وقد استفسر عن الطريقة التي تطبق بها عقوبة الإعدام، وأنا أقول له هناك عدة طرق، من المقصلة إلى المشنقة إلى التمزيق والحقن المسمومة.. هكذا حتى يتلذذ هو بموت الناس''.

    وقدمت حنون واحدة من دلائل عما تراه نفاقا من قبل ''حمس''، فقالت إن ''نواب الحركة صادقوا سنة 2005 على قانون الأسرة وقانون الجنسية، واعترفوا بحق الجزائريات في الزواج بغير المسلمين على أن يحصل أطفالهم على الجنسية الجزائرية.. أليس هذا نفاقا؟''.

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  • Guest 123
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    Vendredi 19 Mars 2010 -- Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdellah Ghlamallah, n'a pas apprécié l'offensive du président du Conseil supérieur islamique, Cheikh Bouamrane, contre la Secrétaire général du Parti des Travailleurs, (PT), relative à la peine de mort, interprétée par les médias, en tant qu ' accusation «d'apostasie». «Je ne suis pas des avis exprimés par les deux personnes en question; il n'est pas admissible d'accuser autrui d'anti-islam ou bien d'apostasie», at-il déclaré.

    Intervenant en marge d'une séance plénière, consacrée aux questions orales, dans le cadre de la session de l'Assemblée populaire nationale, Ghlamallah a indiqué «qu'il ne partage l'avis d'aucun des deux qui se sont opposés sur la peine de mort, j'ai le droit d'exprimer mon opinion en tant que citoyen algérien », at-il soutenu. «Je suis contre ceux qui ne respectent pas l'opinion des autres», faisant allusion au communiqué rendu publique par le Conseil supérieur islamique visant Louisa Hanoune. Celle-ci avait, pour rappel, déclaré que ceux qui sont contre l'abrogation de la peine de mort sont des réactionnaires. «Chaque algérien a le droit d'exprimer son opinion, mais quand je m'exprime sur un quelconque sujet, cela ne veut pas dire que je dois être traité d'apostat ou bien par un autre qualificatif», s'indigne-t - il.

    Pour sa part, le ministre de la Justice a déclaré que la peine de mort ne fait pas partie des priorités du gouvernement, actuellement. Répondant à une question posée par le député Abdelkader Belkacem Kouadri, relative au non application de loi de Talion, «les peines sévères n'ont pas donné des résultats positifs, mais elles ont aggravé la situation», a souligné M. Belaiz. Le député a commenté que «cette opinion ne correspond pas aux préceptes de l'Islam». Selon M. Belaiz, le nombre des crimes avec préméditation a enregistré une baisse considérable, passant de 1163 en 2006 à 159 en 2009.

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  • Guest 123
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    Mardi 16 Mars 2010 -- Le Conseil supérieur islamique a qualifié la déclaration faite la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs, (PT), relative à la polémique déclenchée autour de l’abrogation de la peine de mort «d’anti-islamique». Dans un communiqué rendu public, hier, par le Conseil supérieur islamique, il est indiqué que la déclaration faite par Louisa Hanoune et reprise par les quotidiens nationaux a qualifié les opposants de la peine de mort de «sauvages et réactionnaires». Selon le même communiqué, ces qualificatifs correspondent beaucoup plus à ceux «qui tuent des êtres innocents et que les lois divines et humaines ont interdit», ajoutant que «cette dame est libre dans sa croyance, mais elle n’a pas le droit d’offenser l’Islam et les musulmans de cette manière», commentant la déclaration de Louisa Hanoune. Dans ce sens, le communiqué du conseil supérieur islamique, qui ressemble beaucoup à une fetwa, a inclus des expressions acerbes visant la Secrétaire générale du PT. «Elle prétend que l’ère de l’application de la charia est révolu», a-t-il soutenu, en interprétant cela comme une atteinte à l’Islam. Selon le rédacteur du communiqué, Louisa Hanoune «ignore les préceptes de la religion et elle fait des fetwa, sans qu’elle soit bien informée». Il est à signaler que quelques parties politiques, à l’instar du Parti des Travailleurs, le président de la Commission consultative des droits de l’homme, Farouk Ksentini, et le RND ont tous appuyé l’abrogation de la peine de mort.

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  • Guest 123
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    March 11, 2010 -- Islamists and human rights activists are locked in a heated public debate over the future of capital punishment in Algeria. Both sides have used conferences and the media to present their positions, with Islamist groups strongly supporting the death penalty. According to a 2009 Amnesty International report, Algeria ranks fourth in the world in terms of handing down death sentences, even though actual executions have been suspended since 1993.

    Farouk Ksentini, who presides over the National Advisory Commission on the Promotion and Protection of Human Rights, revived the debate by vowing to lobby government officials for an end to capital punishment. Upon returning last month from the 4th World Congress against the Death Penalty in Geneva, Ksentini told reporters that the punishment had been "irrelevant" for 20 years, and that Algeria must "get rid" of it.

    But some leaders in Algeria's religious community have since challenged Ksentini's stance. "We must preserve the death penalty as a precept set forth by the Qur'an," the Movement for Society and Peace announced in a March 2nd press release, which adds that putting a halt to such punishment would contradict sharia. The head of the High Islamic Council, Sheikh Bouamrane, said on March 2nd that his organisation "could never endorse the abolition of the death penalty", because doing so would "jeopardise several verses of the holy Qur'an". "A criminal who kills a child and sells his organs, for instance, can't flee the death penalty," APS quoted Bouamrane as saying in a press conference on March 3rd. The minister for religious affairs and endowments, Bouabdellah Ghlamalah, added his voice to the discussion. "I oppose the abolition of the death penalty," he said on March 1st in Algiers during the National Week of the Holy Qur'an.

    Meanwhile, other rights activists are rallying to Ksentini's side. Ali Yahia Abdennour, who founded the Algerian League for the Defence of Human Rights in 1987, told Magharebia on March 2nd that the death penalty "must be abolished". Abdennour said that Algeria's justifications for capital punishment ring hollow. He claimed that there has not been a significant drop in the number of crimes committed since the death penalty became legal, and that the religious justification is weak. "In the Qur'an, there are only two verses that call for the 'law of retaliation', leaving room for other options before the execution of this sentence," he said.

    At least one government representative has publicly rejected Islamists' claims that ending capital punishment would go against Islam. "We won't defy the religion by abolishing the death penalty, if that will benefit society," the Foreign Ministry's director of political affairs and international security, Benchaa Dani, said on national radio. He did not, however, indicate that the current situation would change. "We are in the phase of applying the suspension" put in place in 1993, he added.

    The death penalty has not been applied since 1993, when then-president Liamine Zeroual declared a moratorium on executions. Since then, the courts have continued to pronounce death sentences for crimes ranging from treason to murder. On the international front, Algeria has signed several accords that support the abolition of the death penalty, and in 2004 lawmakers ratified the new Arab Charter of Human Rights, which rejects the use of capital punishment.

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  • Guest 123
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    Jeudi 11 Mars 2010 -- Le président du Haut Conseil islamique (HCI), Cheikh Bouamrane, a révélé que la présidence de la République n’a pas consulté ses services sur la question de la peine de mort. «Le HCI n’a été destinataire d’aucun courrier concernant ce sujet et c’est pour cette raison que notre institution n’a pas réagi», s’est justifié le président de cette institution dépendant de la présidence lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du HCI. Et de souligner que le HCI ne connaît toujours pas la position définitive de la présidence sur cette question. M. Bouamrane a été interpellé quelques jours après la tenue du congrès mondial contre la peine de mort qui a eu lieu à Genève à l’appel d’une ONG parisienne et auquel a pris part une délégation de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH) présidée par Farouk Ksentini.

    Cette participation a suscité de vives réactions de l’opinion publique algérienne qui n’arrivait pas à comprendre pourquoi l’Algérie terre d’islam et de la révolution de Novembre 1954 puisse prendre part à une telle rencontre. «L’islam est religion d’Etat ; c’est stipulé dans l’article 2 de la Constitution. Que fait donc la commission de Ksentini à Genève sachant que l’abolition signifie la négation d’une partie de notre saint Coran», avait-on indiqué dans les milieux intellectuel et juridique. Rappelons que la CNCPPDH, relevant elle aussi de la présidence de la République, avait indiqué qu’elle représentait officiellement l’Algérie. Cela dit, Cheikh Bouamrane a souligné encore une fois que la religion musulmane «est claire à ce sujet». «La charia est claire. Si l’on abolit la peine de mort cela veut dire qu’on a aboli une partie du Coran», a signalé Cheikh Bouamrane. À rappeler que le président de l’association nationale des oulémas algériens, Cheikh Abderrahmane Chibane, a condamné la participation de la CNCPPDH au congrès de Genève, soulignant que cet organisme n’avait pas à se substituer à la République qui consacre l’islam religion d’Etat.

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  • Guest 123
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    Samedi 6 Mars 2010 -- Très à l’aise dans son survêtement de couleur blanche immaculé, l’accusé semble être très habitué à l’austérité des salles d’audience du tribunal criminel. Le jeune B. Nasseredine, 25 ans, comparaissait sous le chef d’accusation d’assassinat. Ce même tribunal, autrement constitué, l’a déjà condamné, en février 2005, à la peine capitale pour un autre crime crapuleux perpétré à proximité du lac salé longeant la localité d’El Kerma, sur le territoire de la wilaya d’Oran. Selon l’arrêt de renvoi, quelques semaines auparavant, ce tueur a avoué au chef de détention de la maison d’arrêt de la ville de Chlef, où il est actuellement détenu, être l’auteur d’un autre assassinat. À l’aide d’une pierre, il a assommé un randonneur dans la forêt de M’sila, à la sortie ouest d’Oran. L’assassin l’a ensuite ligoté avant de l’arroser avec un liquide pour le brûler vif. Les gendarmes ont retrouvé sur le cadavre calciné une carte consulaire établie à Montpellier (France), à moitié consumée par les flammes. En regroupant les morceaux, ils n’ont, malheureusement, pas pu identifier la victime, qui serait âgée d’une soixantaine d’années. Aucune personne n’a répondu aux appels à témoins lancés par la gendarmerie. La première victime de ce tueur invétéré a subi les mêmes atrocités avant de rendre l’âme. L’accusé l’a également ligoté et jeté dans le coffre de sa voiture avant d’y mettre le feu. B. Nasseredine a commis ces deux assassinats dans un intervalle de temps n’excédant pas 20 jours. Dans les deux cas, les résultats de l’autopsie révèlent que les victimes ont succombé à des brûlures.

    Le vol constitue le seul mobile de ces odieux forfaits. En faisant des aveux, il avait l’intention manifeste de se venger contre trois témoins à charge, des bergers ayant assisté à la scène de son premier assassinat. Ils ont témoigné lors de son premier procès, en février 2005. Depuis, il éprouve une haine amère et sans bornes à leur égard. Il l’a même démontré à travers des déclarations contradictoires. « Ils m’ont demandé d’éliminer le vieillard. Ils m’ont dit qu’il avait une importante somme d’argent », déclare-t-il d’un air canaille. Quelque peu décontenancé, le magistrat lui rétorque : « Et vous ne le connaissiez même pas ? » « Même pas, M. le juge ». Le président le jauge un moment. Il semble faire un grand effort pour surmonter la répulsion que lui inspire ce tueur implacable. Finalement, il se retourne vers ses présumés coinculpés : « Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? » Les trois bergers répondent presque en écho : « Nous sommes innocents ! Il veut se venger de nous ! » À l’issue du réquisitoire, le représentant du ministère public a requis la peine capitale contre B. Nasseredine et ses trois présumés coaccusés, le principal accusé n’avait rien à perdre, il avait déjà été condamné à mort une première fois. Au terme des délibérations, le tribunal criminel a confirmé la peine requise contre le tueur récidiviste par l’avocat général. Les trois bergers ont bénéficié d’un acquittement.

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  • Guest 123
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    ALGIERS, February 28, 2010 (KUNA) -- The Algerian Movement for the Society of Peace (MSP), a ruling coalition partner, denounced on Sunday the anti-capital punishment campaign of the National Consultative Commission on the Promotion and Protection of Human Rights (NCCPPHR). "The Algerian authorities have already made an anti-capital punishment decision which runs counter to the principles of Sharia (Islamic Law) and Algeria's Constitution," the MSP said in a statement here. "The movement sticks to the punishment because firstly it (capital punishment) is legitimate under Sharia, and secondly there are capital crimes such as premeditated murder and narcotics trade, that necessitate capital punishment," according to the statement. The movement urged involving all political, judiciary, legal and civil society institutions in the decision-making in this regard. Meanwhile, NCCPPHR's Chairman, Mustafa Farouk Ksentini, said his commission has outlined its demands in consultation with several local and foreign human rights activists at the 4th World Congress Against the Death Penalty. The three-day conference which came to a close in Geneva on Friday, reached agreement on a statute on human rights which will be signed by the member states of the coalition, Ksentini, who represented Algeria at the conference, told Algerian radio on Saturday. He added that his commission, an affiliate of the Algerian presidential office, is lobbying for the abolition of capital punishment but has no mandate to abolish it.

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  • Guest 123
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    تحركت حركة مجتمع السلم وحركة النهضة وجمعية العلماء المسلمين لإجهاض مساعي اللجنة الاستشارية لحقوق الإنسان التي يرأسها فاروق قسنطيني الرامية إلى إلغاء عقوبة الإعدام، خصوصا بعدما تحدث باسم الجزائر في محفل دولي حول عقوبة الإعدام تحت إشراف الأمم المتحدة، جرى الأسبوع الماضي بجنيف السويسرية.

    قال رئيس اللجنة الاستشارية لحقوق الإنسان فاروق قسنطيني في تصريح لـ''الخبر'' إنه شارك في ملتقى دولي حول عقوبة الإعدام بجنيف تشرف عليه الأمم المتحدة، وخلال الملتقى عبر عن ''دعم الجزائر للمسعى الذي تبنته عدة دول لإلغاء هذه العقوبة''، وقال قسنطيني لـ''الخبر'' إن ''القرار لم يتخذ بعد لكن مشكلتنا في الجزائر هي في رجال الدين الذين يترددون كثيرا ويقولون إن القرآن يتحدث عن هذا الأمر. ولكن في حدود علمي، فعقوبة الإعدام لا ينطق بها قاضٍ شرعي وإنما قاضٍ عادي''. ودعا قسنطيني فعاليات المجتمع المدني لمواصلة النضال لتحقيق هذا الهدف.

    لكن الجبهة الرافضة لمساعي إسقاط عقوبة الإعدام، وهم في الأغلب يمثلون التيار الإسلامي، ترى أن ذلك يتنافى مع تعاليم الإسلام والدستور الجزائري، وفي هذا السياق مثلا أكد رئيس حركة مجتمع السلم أبو جرة سلطاني في تصريح لـ''الخبر'' أن حركته ''متمسكة بمبدأ تثبيت حكم الإعدام لأنه حكم شرعي أولا، ولأن هناك جرائم كبرى لا يمكن معالجتها إلا بتنفيذ الإعدام، كجريمة القتل العمد وترويج المخدرات والتلاعب بأموال الأمة''.

    أما النائب عن حركة النهضة محمد حديبي فقد أوضح لـ''الخبر'' بأن''إقدام السلطة الجزائرية على هذا المسعى هو انتهاك صارخ دون مبرر ضروري للموروث الحضاري للدين الإسلامي ومساس بمبدأ من مبادئ ثورة أول نوفمبر الخالدة''، وفتح بيان صادر عن حركة النهضة النار على اللجنة الحقوقية التي يرأسها قسنطيني ووصفتها بأنها ''أصبحت اليوم خارج مهامها التي تأسست لها وتخلت عن الدفاع عن المظالم الكبرى لمختلف الشرائح الاجتماعية''. ومن جهته، اعتبر الشيخ عبد الرحمان شيبان، رئيس جمعية العلماء المسلمين في اتصال مع ''الخبر''، أن إلغاء عقوبة الإعدام ''منافٍ للدستور ويخالف التشريع الإسلامي''.

    وحول مدى قوة ''الدوافع السياسية'' من وراء إلغاء الإعدام لإقناع الإرهابيين بالتوبة ووقف العمل الإرهابي، أوضح شيبان لـ''الخبر'' أن ''إعدام المتمردين ليس ضروريا كعقوبة والتشريعات لابد وأن تتبع مصلحة البلاد والمجتمع''، وهو ما يدعمه رئيس حركة مجتمع السلم الذي أوضح ''نحن نحبذ ألا يعدم منهم أحد وإنما نرى أن تتم محاكمتهم محاكمة مدنية عادية ويوكل أمرهم إلى جهات تعيد تأهيلهم تربويا وسياسيا ومدنيا''. مضيفا أن ما جرى من تقتيل في الجزائر ''تم بناء على شبهة سياسية أو شرعية ومن قتلوا الناس كانوا يعتقدون أنهم يجاهدون''. وبخصوص عقوبة الإعدام لمن نهب المال العام، قال أبوجرة ''إذا أردنا أن نصل بمكافحة الفساد إلى مستويات مشرفة علينا أن نرفع عصا العقوبة إلى أعلى مستوياتها وهي الإعدام، شرط ألا تطبق إلا فيمن ثبت في حقهم الفساد بالدليل''.

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  • Guest 123
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    Dimanche 28 Février 2010 -- L’Etat algérien a adopté depuis 1993 la formule équilibriste : ni abolition ni exécution de la peine de mort, en dépit des campagnes étrangères, par ONG interposées, visant à susciter un débat entre religieux et militants des droits de l’homme sur la question de l’abolition de la peine capitale. Entre le forcing extérieur, exercé sur l’Algérie par ONG interposées, afin d’harmoniser sa législation pénale avec le droit international, en franchissant le dernier rempart vers l’abolition de cette sentence, à savoir l’article 2 de la Constitution, lequel stipule que l’islam est la religion d’Etat, le gouvernement algérien a décrété, depuis 1993, le moratoire sur les exécutions capitales. C’était l’année où furent exécutés les sept terroristes impliqués dans l’attentat sanglant de l’aéroport international d’Alger. Tout récemment, l’Etat algérien a appuyé la résolution 62/149 du 26 février 2008, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, portant moratoire sur l’application de la peine de mort. L’Algérie a, par ailleurs, ratifié la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la Charte arabe des droits de l’homme.

    Toutefois, les sentences de mort n’ont jamais cessé d’être prononcées par la justice. Mieux, l’Algérie détiendrait aujourd’hui un nombre de peines capitales parmi le plus élevé au monde. Selon un rapport d’Amnesty International, établi en 2009, l’Algérie – qui a enregistré plus de 200 peines capitales en une seule année (2008) – se place au 4e rang mondial après la Chine (plus de 7 000 condamnations), l’Iran (285) et le Pakistan (236). En 2007, la justice algérienne aurait également prononcé quelque 271 condamnations à mort. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que ces peines sont généralement liées aux affaires de terrorisme. En juin 2004, le ministre algérien de la Justice, Tayeb Belaïz, a émis le vœu d’abolir la peine de mort pour des délits autres que le terrorisme, l’atteinte à la sécurité de l’Etat, la trahison et les crimes d’infanticide et de parricide. Il a précisé que l’Algérie est confrontée au problème des extraditions de certains criminels que les pays hôtes refusent de lui remettre justement en raison de l’existence de la peine capitale. En 2006, un projet de loi prévoyant l’abolition totale a été rejeté par la majorité des députés du Parlement. Un autre projet de loi, soumis par un groupe de députés de l’opposition au Parlement algérien, à l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le 10 décembre 2008, connaîtra le même sort. La peine de mort est donc toujours maintenue dans le code pénal algérien, même si elle n’est pas appliquée.

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  • Guest 123
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    Dimanche 28 Février 2010 -- La participation de la CNCPPDH au congrès de Genève sur l’abolition de la peine de mort est perçue par ses initiateurs comme étant celle de l’Algérie officielle. Elle est décriée par ses détracteurs comme étant contraire aux référents politiques, culturels et civilisationnels de la République algérienne qui consacre de surcroît l’islam religion d’Etat. Me Fatma-Zohra Benbraham commente l’appel d’une ONG française, organisatrice du congrès, et la décision de la commission Ksentini de souscrire à son objectif, à savoir l’abolition de la peine de mort en Algérie et dans le monde.

    Le Jeune Indépendant : Me Ksentini a-t-il commis un impair sur le plan du droit constitutionnel ?

    Me Fatma-Zohra Benbraham : Tout d’abord, je voudrais préciser que mon avis sur la question de la peine de mort s’inscrit en droite ligne avec les textes sacrés de notre sainte religion, l’islam. Je me battrai toujours contre la peine de mort lorsque celle-ci est prononcée à tort et à travers. Il ne faut pas que la peine capitale soit utilisée comme un outil répressif. Sans être abolitionniste, je me dois de rappeler que le juge doit se donner tout le temps nécessaire avant de décider une telle peine car si l’on se trompe, c’est la vie d’une personne qui est ôtée injustement. Le Coran est clair sur la question. Il y a ce qu’on appelle le qissas, c’est-à-dire qu’il est prévu que l’auteur du crime doit être puni par la peine capitale, mais il ne faut pas oublier que notre sainte religion insiste sur le pardon. Dans la charia, il est prévu que si la famille de la victime décide de pardonner, la peine de mort ne sera pas prononcée. Regardez comme notre religion est clémente.

    Mais vous n’avez pas répondu à notre question…

    Si, si, je reviens. Moi, personnellement, si j’étais confrontée à une situation pareille, j’aurais refusé de prendre part à un tel congrès. L’ingérence est criante, d’autant plus que derrière ce congrès, voulu et pensé par des milieux occidentaux qui affichent leur hostilité aux fondements de notre identité, c’est-à-dire l’islam, il y a une ONG française. Elle s’appelle EPCM et c’est elle qui mène les débats. Ainsi, la participation de la CNCPPDH n’avait pas lieu d’être. On ne doit pas répondre à l’appel d’une association parisienne lorsqu’on est censé représenter un Etat, surtout si les intentions de ladite association sont connues de tout le monde.

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  • Guest 123
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    Dimanche 28 Février 2010 -- Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), explique, dans cet entretien, pourquoi la peine de mort devrait, selon lui, être abolie et pourquoi elle ne pourrait pas être appliquée en Algérie. Il évoque la polémique née entre Abderrahmane Chibane, président de l’Association des oulémas musulmans algériens, et lui-même autour de ce thème.

    Le Jeune Indépendant : Vous avez rendu public un communiqué, à la fin de la semaine dernière, à travers lequel on apprend que l’Algérie a décidé d’abandonner définitivement la peine de mort ; confirmez-vous cette annonce ?

    Me Farouk Ksentini : Ce communiqué a été très mal interprété. Son contenu ne reflète pas exactement ce qui a été rapporté. Cela dit, l’Algérie fait en sorte d’abandonner la peine de mort. L’Algérie est en train de faire des efforts dans ce sens, aussi bien sur le plan national qu’international.

    La commission que vous présidez est donc pour l’abolition de la peine de mort…

    Nous avons toujours pensé que la peine de mort est une peine obsolète, dépassée, qui ne répond pas aux exigences de l’ère actuelle. C’est un châtiment physique. Nous sommes contre ce genre de châtiment. Je pense qu’il faut trouver une peine de substitution, dont la réclusion criminelle incompressible, qui ne devrait par exemple pas être inférieure à 30 ans.

    Le 12 janvier 2009, une conférence organisée par la CNCPPDH, le Haut conseil islamique et le ministère des Affaires religieuses s’est prononcée contre l’abolition de la peine de mort...

    Exact, mais ce n’était pas le ministère des Affaires religieuses, mais Abderrahmane Chibane qui a eu un comportement antireligieux. Nous considérons que la peine de mort relève de la charia. Il est vrai que l’islam est la religion de l’Etat et que nous sommes un pays musulman. Mais, l’Algérie n’est pas soumise à la charia, pour suivre la logique.

    Une peine de mort doit être prononcée par un juge de Coran et non pas par un autre juge.

    Les pays européens et beaucoup d’autres pays ont aboli la peine de mort ; nous devons en faire autant. Et raison de plus quand on sait que la peine de mort n’a pas été exécutée en Algérie, depuis 1993.

    Quel serait le différend, si l’on ose dire, existant actuellement entre Abderrahmane Chibane et vous-même ?

    Les propos tenus par Abderrahmane Chibane ne sont pas recevables. Il est sorti du cadre religieux, du moment que la peine de mort doit être prononcée par un juge de Coran et non par un magistrat accrédité par la justice, si l’on se réfère à la charia.

    Peut-on connaître le nombre de personnes condamnées à mort en Algérie ?

    Je n’ai pas de chiffre en ma possession mais ce dont je peux vous certifier c’est qu’elles sont nombreuses.

    Vous dites que l’Algérie se dirige vers l’abolition de la peine de mort. Pourtant, des peines de ce genre continuent à être prononcées par les tribunaux…

    C’est exact et cela parce que la loi, telle qu’elle existe actuellement, permet aux juges de prononcer de telles peines. Il faut qu’une loi soit promulguée supprimant celle en vigueur pour que cette peine ne soit plus prononcée. C’est la solution.

    Est-ce qu’un projet ou une proposition de loi en ce sens est en maturation actuellement ?

    Pour l’instant rien n’est encore mis en branle.

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  • Guest 123
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    Dimanche 28 Février 2010 -- Le congrès mondial contre la peine de mort, qui s'est achevé vendredi à Genève, n'a pas hésité encore une fois à condamner des pays souverains qui, à ses yeux, «devraient rejoindre au plus vite le monde civilisé, devant ainsi abandonner l'application de la peine de mort». Comme à l'accoutumée, la sentence de ce congrès, organisé par l'association française de type 1901 et présidée par Raphaël Chenuil-Hazan «Ensemble contre la peine de mort», concerne des pays comme le Soudan, la Somalie, le Tchad et le Zimbabwe. En fait, trois pays sur quatre de ces pays sont musulmans. Ce qui a fait réagir nombre d'observateurs sur les intentions de ce congrès à sens unique. «ECPM est connue pour son lobbying en faveur des cercles hostiles au monde musulman. L'ingérence de cette ONG dans les affaires des Etats ne cesse pas depuis qu'elle a organisé le premier congrès de ce genre il y a une dizaine d'années», a souligné une source diplomatique en poste à Genève. D'autres voix se font insistantes pour relever que cette "machine de déstabilisation des Etats musulmans" qu'est ce congrès contre la peine capitale n'a pas l'intention de baisser les bras. "Elle continuera à nous mener la vie dure. Il faut se coaliser afin de prémunir notre pays pour préserver les fondements de notre Etat qui ont été consacrés par notre sainte révolution de Novembre 1954", souligne-t-on dans les milieux intellectuels algériens.

    Il faut dire que les assises de Genève, soutenues aussi par une ONG britannique qui ambitionne de "réformer" les systèmes juridiques de plusieurs pays arabes, musulmans et africains, en l'occurrence Penal Reform International, n'ont pas omis pas de brandir des satisfecit aux pays qui ont annoncé des "promesses d'abolition". Ainsi, le Bénin, le Maroc et la Mongolie figurent dans le registre des "bons élèves", selon le site Internet du congrès. Il y a lieu également de souligner l'acharnement de l'Espagne à "mondialiser" cette valeur contraire à notre civilisation. En effet, le chef du gouvernement espagnol, qui a participé au congrès, a annoncé le lancement d'une "feuille de route ambitieuse pour les cinq prochaines années". Et de révéler la création d'une "commission internationale sur la peine de mort" qui viendrait en appoint aux organisations existantes. "Elle devrait être opérationnelle au deuxième semestre 2010, sera composée de hautes personnalités, dont la tâche sera de faire du lobbying pour l'abolition universelle", annonce-t-on. Robert Badinter, garde des Sceaux sous Mitterrand et père de l'abolition française en 1981, a ordonné lui aussi de faire pression sur les pays qui veulent toujours s'en tenir à leur système judicaire en toute souveraineté.

    À souligner qu'une délégation de la CNCPPDH de Ksentini a pris part à ce congrès et est allée jusqu'à affirmer que sa participation avait un cachet officiel. Le président de l'Association nationale des oulémas algériens, cheikh Abderrahmane Chibane, a souligné, récemment, que prendre part au congrès mondial contre la peine de mort de Genève "n'est ni plus ni moins qu'une défiance flagrante à la Constitution du pays". "Notre Constitution énonce que l'islam est la religion d'Etat. Nous ne comprenons pas que la question visant l'abolition de la peine de mort suscite autant d'intérêt. Ceux qui prendront part à ce congrès continuent toujours, consciemment […], à fouler aux pieds la loi fondamentale du pays", a déclaré récemment cheikh Chibane dans un entretien au Jeune Indépendant.

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