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Algeria to abolish death penalty ?

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  • #46

    Jeudi 13 Novembre 2008 -- La cour de Skikda a prononcé, avant-hier, la peine capitale ?* l’encontre de D. Bilel, âgé de 25 ans et habitant la localité de Azzaba pour meurtre avec préméditation commis sur G. S. âgée de 36 ans. Les faits remontent au 21 août dernier, lorsque D. B. a grimpé le mur et a accédé ?* la cour de la maison de son cousin, située ?* Bendis, où la femme de ce dernier se trouvait seule. Devant l’étonnement de la femme de voir une connaissance dans sa cour, et pour justifier sa présence, D. B. demanda un verre d’eau. Il la suivra ?* la cuisine et lorsque la victime lui demanda de sortir, après avoir bu son verre, il l’étouffa avant de lui asséner un coup de couteau mortel. Les cris de la femme ont ameuté des voisins qui ont vu l’assassin sortir, alors que la femme, agonisante, a pu prononcer le prénom du meurtrier. La défense du meurtrier a basé sa plaidoirie sur les problèmes psychiques et les 30% d’incapacité mentales pour lesquels il a été déj?* exempté du service national. Selon l’expertise, le crime a été commis alors que l’assassin était en état d’ivresse et sous l’effet de drogues.

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    • #47

      Lundi 17 novembre 2008 -- Ils se sont mariés, elle l’a rejoint chez lui, dans la commune de Hattabia, et ils sont restés l?*, mais malheureusement, pas pour longtemps. A peine un peu plus d’une année et les problèmes commencèrent. Les disputes n’en finissaient pas, les scènes se succédaient et, même si l’amour existait toujours, la vie en commun était devenue impossible. Ils se retrouvèrent devant les juges et divorcèrent. Elle retourna chez ses parents. Après quelque temps, un autre homme demanda sa main, elle accepta et convola en deuxième noce au mois de novembre 2007. Mais, son premier mari B.A ne voulait en aucun cas se séparer de son ex-femme. Il alla jusqu’?* menacer son ex-beau-père, celui-ci déposa plusieurs plaintes. Devant ces menaces, la nouvelle mariée quitta le domicile conjugal et retourna chez ses parents, un mois et demi après son deuxième mariage. Mais le premier ne lâcha pas prise et la relança ?* plusieurs reprises. La dernière fut en cette journée du 9 février 2008. Elle a rencontré son ex-mari aux environs de 9 heures du matin, elle refusa de l’accompagner. Il la menaça, la supplia, lui fit mille et une promesses, mais en vain, elle avait pris sa décision et s’apprêtait ?* retourner chez ses parents. Mais, B.A était devenu fou furieux. Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines, il sortit un couteau et asséna plusieurs coups de couteau. Un homme qui se trouvait l?* avait tenté de le désarmer mais en vain. A.B sortit, l’air hagard, le couteau ?* la main et, plein de sang, il se dirigea vers les policiers qui arrivaient. Ils l’arrêtèrent, le désarmèrent, la jeune femme qui respirait difficilement fut évacuée vers l’hôpital, mais elle rendit l’âme aussitôt arrivée. Devant les juges, lors de l’audience de la cour criminelle de Blida d’avant-hier, le meurtrier tenta par tous les moyens de trouver des excuses ?* son geste. A la fin de son réquisitoire où il a mis en exergue la gravité des faits et surtout les menaces proférées ?* l’encontre de la victime, le procureur requit contre lui la peine capitale. Le juge, ses assesseurs et les deux membres du jury revinrent quelques instants plus tard avec la sentence : la peine de mort.

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      • #48

        Mardi 18 Novembre 2008 -- La cour criminelle de Biskra a condamné, avant-hier, ?* la peine capitale un homme pour avoir tué, puis brûlé sa cousine enceinte, avant de la jeter dans un lieu désert, non loin de la localité de Djemorah, ?* 40 kilomètres au nord de Biskra. Les faits remontent ?* près d’une année lorsque le corps calciné d’une jeune femme a été retrouvé par un berger aux environs de la localité de Djemorah. Alertés, les éléments de la Gendarmerie nationale ont déclenché une enquête qui les a menés droit vers l’auteur du crime qui a eu lieu dans une société de plus en plus cohérente et soudée autour des valeurs morales. Il s’agissait d’un quinquagénaire, répondant aux initiales K. A., originaire de la localité de Bouzina relevant de la wilaya de Batna. Il s’est avéré également qu’il n’est autre que le cousin de la victime, elle aussi, native de la même région. Lors des investigations, il s’est avéré que l’accusé entretenait une relation extraconjugale avec sa cousine, avant que celle-ci se rende compte qu’elle était tombée enceinte. Ayant peur du scandale, vu qu’il était marié et père de six enfants, K. A. échafaude un plan pour se débarrasser de la jeune femme et de son bébé. Le 13 mai dernier, le mis en cause propose alors ?* sa victime de l’accompagner au lieu-dit Oued Guecha. Un lieu réputé pour être loin de tous les regards, ?* 60 kilomètres au sud de Bouzina. L?*, il l’asperge d’essence avant de la brûler vive. Il sera arrêté et écroué jusqu’?* avant-hier où il fut condamné par la cour criminelle de Biskra ?* la peine capitale pour séquestration, châtiment corporel et assassinat avec préméditation.

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        • #49

          Mercredi 19 Novembre 2008 -- La cour criminelle de Annaba a condamné, tard dans la soirée d’avant-hier, le dénommé B. Djamel, âgé de 30 ans, pour l’assassinat avec préméditation de sa grand-mère, une octogénaire vivant en France, et qui était venue passer ses vacances ?* Annaba. Son complice, L. Samir, du même âge et qui se trouve être son cousin a été, lui, condamné ?* une peine de 20 ans de prison ferme. Les faits se sont déroulés le 22 août 2006, dans l’appartement de la vieille dame, situé ?* la cité Oued Deheb, un quartier populaire de la ville, et qu’occupait provisoirement B. Djamel avec son épouse, enceinte ?* ce moment-l?*. Avant son arrivée en Algérie, la grand-mère avait contacté Djamel, le 15 août, pour lui demander de quitter l’appartement, et de venir l’attendre ?* l’aéroport.

          C’est ?* partir de ce moment-l?* que ce dernier commencera ?* échafauder un plan criminel, en faisant appel ?* son cousin, Samir. Mais avant, il déposera son épouse chez ses parents sans rien lui dire. Selon l’arrêt de renvoi, le jour de la rencontre avec la grand-mère, une violente dispute éclatera entre les trois antagonistes ?* propos, entre autres, de la somme d’argent de 21 millions de centimes que Samir avait prêtés ?* sa grand-mère, mais que celle-ci n’avait pas ramené avec elle de France, comme prévu.

          La victime sera battue ?* mort, avant que les deux criminels ne traînent son corps dans le couloir, et mettent le feu dans l’appartement, après avoir ouvert le gaz, pour faire croire ?* un accident. Les éléments de la Protection civile, alertés, réussiront ?* circonscrire le feu et ?* éviter une explosion qui aurait eu des conséquences dramatiques. C’est l?* qu’ils découvriront le corps de la femme âgée, étendue ?* même le sol et entièrement consumé par les flammes. L’expertise du médecin légiste révélera par la suite que la victime avait été battue ?* mort avant d’être brûlée… par ses propres petits-enfants.

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          • #50

            Mercredi 26 novembre 2008 -- Une peine capitale a été prononcée lundi par le tribunal criminel de Biskra contre l’assassin de son épouse, condamné également ?* verser une indemnisation de 1,2 million DA ?* la famille de la victime, qui s’est constituée partie civile. Une autopsie a été faite sur le cadavre de la femme prouvant que la victime est morte suite ?* une strangulation. Le tribunal a condamné par contumace la mère de l’auteur de l’homicide ?* cinq ans de prison ferme pour délit de non-dénonciation de crime.

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            • #51

              Samedi 29 novembre 2008 -- L'une des affaires les plus mystérieuses enrôlées ?* la cour criminelle de Biskra lors de sa 3ème session figure en fin de semaine. Il s'agit d'une affaire des plus rares dans laquelle une femme mariée a été froidement tuée, étranglée par son mari, lequel a été condamné pour meurtre avec préméditation, un crime jugé crapuleux, qui lui a valu la peine capitale. Suivant la narration des faits, ce crime est survenu le mois de janvier de l'année en cours, ?* Djamaâ, une daïra relevant de la wilaya de Oued Souf. Après que le corps sans vie de l'épouse ait été transporté ?* l'hôpital central de cette ville, le médecin légiste, ayant procédé ?* l'autopsie, a confirmé dans son rapport que la dénommée A. R est morte étranglée. Pour sa part, son époux, voulant ?* tout prix s'innocenter, a fabriqué un premier scénario selon lequel la défunte aurait perdu la vie des suites d'un accident de la route. Dans un autre scénario, il reconnut avoir assassiné sa femme, qu’il a épousée deux mois avant, après avoir découvert qu’elle n’était pas vierge le jour des noces.

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              • #52

                Samedi 6 Décembre 2008 -- Un séminaire international sur l’abolition de la peine de mort sera organisé les 12 et 13 janvier prochain ?* l’hôtel El-Aurassi (Alger) par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH). C’est ce que nous avons appris, mercredi dernier, en marge de la cérémonie organisée par cette instance ?* l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui s’est déroulée ?* Alger. Des scientifiques, des experts en la matière et des législateurs nationaux et étrangers prendront part ?* cette importante rencontre qui aura le mérite de casser un autre tabou. Mais surtout, ce séminaire verra la participation de politiques et de religieux pour confronter toutes les opinions ?* propos d’un sujet qui fait, par ailleurs, l’objet d’une grande polémique.

                Dans une déclaration ?* Liberté, le président de la CNCPPDH, Farouk Ksentini, estime que “l’Algérie doit abolir la peine de mort. Nous sommes pour le principe dès qu’il y a volonté politique d’aller vers un État de droit. Et nous revendiquons un débat de société. Car, après tout, les droits de l’Homme sont un sujet très sensible. Mais il faut reconnaître tout de même que beaucoup de choses ont été faites en Algérie et elles sont perceptibles”. Reste ?* savoir si ce séminaire donnera lieu ?* une déclaration ou ?* de simples recommandations. Car, en fait, le Parlement avait voté en 2006, dans le cadre du nouveau code pénal algérien, contre l’abolition de la peine de mort, qui se voit maintenue même si celle-ci n’est plus appliquée en Algérie depuis 1994.

                En outre, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, s’est dit favorable ?* l’abolition de la peine capitale, notamment depuis la signature de l’Accord d’association avec l’Union européenne entré en vigueur le 1er septembre 2005. Enfin, au lendemain de son retour aux affaires du pays, Ahmed Ouyahia s’est dit opposé ?* l’abolition de la peine de mort dès qu’il s’agit d’individus qui veulent mettre le pays ?* feu et ?* sang et qui sont déterminés ?* mettre ?* genoux l’économie et l’avenir de la nation. Du coup, on assistera ?* un séminaire, le premier du genre, où toutes les expériences étrangères seront mises en valeur pour faire valoir un tel projet, avec en appoint une vision loin de remettre en cause les acquis de l’Algérie en matière des droits de l’Homme. D’où la revendication de maître Ksentini d’un débat de société sans exclusive.

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                • #53

                  Samedi 6 decembre 2008 -- La session criminelle du tribunal de Relizane a statué mercredi dernier sur l'affaire d'un triple homicide commis le 5 mai 2008 ?* Sidi M'hamed Benaouda et où B.M., 18 ans ?* peine bouclés, a décimé la famille de son frère tuant tour ?* tour la mère et ses 2 enfants, une fille de 3 ans et un garçon de 2 ans, ?* l'aide d'un couteau de boucherie et quittant l'appartement laissant derrière lui trois cadavres gisant dans un bain de sang mais prenant le soin de laver sa paire de chaussures de sport toute tachée mais conservant l'arme d'un crime d'honneur, raconte-t-il, avouant froidement en être l'auteur. Passé ?* la barre, son frère, dont la douleur a été ravivée par les aveux et l'allure décontractée de son jeune frère, a demandé une réparation au dinar symbolique alors que le juge a confirmé la peine capitale requise par le procureur de la République.

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                  • #54

                    Dimanche 7 Décembre 2008 -- Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) multiplie les initiatives parlementaires. Après la volée de questions orales et écrites destinées aux membres du gouvernement, ses députés s’attaquent de front ?* la lancinante problématique de la peine de mort. Une proposition de loi portant abolition de la peine capitale vient, en effets d’être déposée sur le bureau de l’Assemblée par le député Ali Brahimi. Cette proposition de loi a recueilli l’assentiment de deux députés du MEN, d’un député du FNC, d’un autre du MJD ainsi que de deux députés du groupe des indépendants. Les parlementaires du RCD, qui, par cette prodigieuse initiative, travaillent ?* concrétiser une conviction consignée dans le programme du parti depuis 1989, estiment, exposant les motifs, que «la peine de mort, dont les origines remontent aux temps les plus reculés de l’histoire, contredit cet idéal (respect de la vie, ndlr). Elle constitue une violation des droits fondamentaux de l’homme que justifie mal l’argument, louable en soi, de protection absolue de la société». Pour les députés du RCD, la peine capitale réalise et légalise l’anéantissement de l’être humain et, de ce fait, «elle représente une négation définitive du droit ?* la vie que l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 reconnaît «?* tout individu », ce même droit que l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques considère également comme «inhérent ?* la personne humaine». Sur un plan plutôt de droit, le groupe parlementaire du RCD, et évidemment les députés signataires de la proposition de loi, considère que «cette peine, par sa nature même, est la seule ?* revêtir un caractère ?* la fois irréversible, irrévocable et irréparable».

                    Par ailleurs, l’argument qui a prévalu jusque-l?* et qui a consisté ?* dire que la peine de mort a un effet dissuasif est battu en brèche par les auteurs de la proposition de loi. «Quant au prétendu effet dissuasif de cette sanction suprême, il n’a, ?* ce jour, jamais été prouvé par aucune étude scientifique. Bien au contraire, les exemples statistiques du phénomène inverse sont légion de par le monde.» L’exposé des motifs chute judicieusement sur les engagements internationaux de l’Algérie en matière des droits de l’homme mais surtout sur le moratoire de 1993 quant aux exécutions des peines capitales. «Observant, depuis 1993, un moratoire sur les exécutions capitales, l’Etat algérien est attentif aux recommandations de l’ONU et de la société civile mondiale. Par ailleurs, l’Algérie a ratifié la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la Charte arabe des droits de l’homme. Facteur favorisant, la Constitution accorde la primauté au droit international sur le droit interne. L’Etat algérien vient de reconduire pour la deuxième fois son soutien ?* la résolution de l’ONU appelant ?* un moratoire des exécutions capitales.» Parallèlement ?* ce dépôt de proposition de loi, les parlementaires du RCD ont retenu l’organisation, le 15 décembre prochain, au siège de l’APN, d’un colloque pour l’abolition de la peine de mort.

                    Ce qu’en pensent les partis politiques et la LADDH

                    Moussa Touati (Front national algérien) : «Il faut la transformer en perpétuité»

                    «D’un point de vue purement juridique, la condamnation ?* mort est pratiquement bannie dans tous les pays ?* l’exception de l’Arabie saoudite pour des raisons religieuses et les USA. En Algérie, puisque nous enregistrons une évolution dans le monde carcéral, la condamnation ?* mort ne se justifie plus. Nous sommes pour son abolition et pour que cette peine se transforme en perpétuité sans que le condamné ne puisse avoir le droit de bénéficier d’une grâce, des remises de peine sous des recours.»

                    Djemaâ (MSP) : «Nous sommes contre son abolition»

                    «Nous nous inspirons au MSP des principes de l’Islam qui, dans un cas extrême, évoque la condamnation ?* mort. Nous sommes, donc, contre son abolition. Il existe des cas extrêmes pour lesquels il n’est pas possible de ne pas l’appliquer surtout lorsque les preuves sont irréfutables et que le crime est abominable. C’est un principe de l’Islam mais il faut des garde-fous pour éviter les erreurs judiciaires.»

                    Saïd Bouhadja (FLN) :«On penche pour sa suppression»

                    «Le monde entier est en train de se diriger vers l’abolition de la peine de mort et je pense que l’Algérie s’y dirige puisqu’elle est en train de revoir toute sa législation et rien n’empêche son abolition. Au FLN, on penche pour sa suppression.»

                    Maître Bouchachi (LADDH) : «L’abolition est notre cheval de bataille»

                    «La Ligue des droits de l’homme fait du droit ?* la vie un principe. L’abolition de la peine de mort est notre cheval de bataille. C’est une position intransigeante. D’ailleurs, nous avons installé au niveau de la LADDH une cellule qui se penche sur le dossier et qui va faire tout un travail de sensibilisation. En France, par exemple, l’abolition de la peine capitale n’a pas eu pour conséquence l’augmentation des crimes tout comme dans les Etats des USA qui l’appliquent, aucune baisse n’a été enregistrée. La peine de mort ne peut pas être un principe de dissuasion car cette dernière ne conduit pas forcément ?* la baisse de la criminalité.»

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                    • #55

                      December 9, 2008 -- Algerian MP Ali Brahimi filed a bill aimed at abolishing the death penalty on December 6. The text was sponsored by 20 other lawmakers and states: “The death penalty is abolished. No one shall be executed.” The bill seeks to replace capital punishment with life imprisonment in Algerian law.

                      Once vetted by the Committee of Algeria's National Popular Assembly, the text will be in the hands of the government, which sets the parliamentary agenda. “It will all depend on us and on whatever international pressure may be applied”, said Ali Brahimi.

                      The sponsors of the bill will organise a conference on the death penalty on December 15. Another event will take place in January thanks to Algeria's National Commission for the Promotion of Human Rights and to World Coalition member organisation Penal Reform International. “We want to include as many organisations and personalities”, Ali Brahimi said.

                      Ruling FLN party favours abolition

                      Apart from Brahimi's RDC party, representatives from two other political movements, including the ruling FLN, told Le Soir d'Algérie newspaper that they favoured abolition.

                      The April 2009 presidential election may shift attention away from the abolition bill. But it is also an opportunity to remember that president Abdelaziz Bouteflika committed himself to removing the death penalty from Algerian law in 2004.

                      Algeria has not carried out any executions since 1993 and was the only Arab country to vote in favour of a UN resolution calling for a moratorium on the use of the death penalty in 2007 and 2008. However, Algerian courts have passed death sentences on three occasions in recent months.

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                      • #56

                        Lundi 15 Décembre 2008 -- Le tribunal criminel de Boumerdès a rendu avant-hier le verdict de l’affaire de l’assassinat de l’étudiante A. M. en 2004. L’assassin, C. M., âgé de 29 ans, originaire des Issers, a été condamné ?* une peine capitale pour « homicide volontaire avec préméditation ». La genèse de l’affaire remonte au 10 novembre 2004, lorsque la victime, A. M., alors étudiante ?* la faculté de droit, s’apprêtait ?* rejoindre son domicile familial sis au village Ighomrassen, dans la même commune, pour fêter l’Aïd El Fitr. Elle avait alors été surprise par l’assassin qui l’avait sommée violemment de le suivre dans une maison isolée où il a commis son abominable crime après avoir abusé d’elle. Selon l’acte d’accusation, l’inculpé a brûlé le corps de la victime pour ne laisser aucune trace de son forfait, mais il avait été aperçu par deux riverains qui ont témoigné devant le procureur avoir vu l’inculpé jetant ce qui restait du cadavre dans un puits. Ce qui a d’ailleurs permis aux enquêteurs d’aller jusqu’au bout de l’affaire et d’élucider les circonstances du crime.

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                        • #57

                          December 15, 2008 -- French Ambassador to Algiers Xavier Driencourt, whose country currently holds the rotating EU presidency, called Sunday (December 14th) on Algeria to abolish the death penalty, local press reported. Driencourt was speaking at a seminar organised by the Delegation of the European Commission in Algiers on strengthening the role of women and children in society. He expressed satisfaction that the death penalty has not been applied since 1993, and added that discussions on this issue would be held in Algeria in January 2009, under the aegis of the National Advisory Commission for Protection and Promotion of Human Rights. Driencourt urged the EU Mediterranean partners to join efforts for boosting dialogue on human rights.

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                          • #58

                            Mercredi 17 Décembre 2008 -- Le RCD, dont la question de l’abolition constitue un cheval de bataille, soutient que l’Algérie est la plus proche dans l’espace arabo-musulman pour abolir cette peine divine. «Avec l’observation d’un gel moratoire des exécutions capitales depuis 1993 ainsi que le soutien, pour la deuxième reprise de la résolution de l’ONU appelant ?* un moratoire sur la peine de mort, l’Algérie est dans le monde arabe et musulman l’un des pays les plus proches de l’abolition de cette sanction», est-il écrit dans le préambule d’une proposition de loi du parti en faveur de l’abolition de la peine de mort, présentée ?* l’APN. Lors d’une rencontre avant-hier ?* l’APN, le président du parti le Dr Saïd Sadi estimait que la question de la peine de mort soulève ?* la fois des problèmes éthiques, philosophiques, politiques et religieux. «On peut relever que sur de nombreux sujets, les docteurs de la foi les plus éclairés ont initié depuis longtemps l’exploration des dogmes et des rites par la voie de l’interprétation», avait-il noté. M. Boudjemaâ Guechir, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, a considéré qu’il n’existe aucun argument ni moral, ni religieux, ni humain pour son maintien. Son confrère, Maître Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, définit la peine comme étant «un assassinat qui s’appuie sur la loi».

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                            • #59

                              Mercredi 17 Décembre 2008 -- Maîtres Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme, et Miloud Brahimi, avocat spécialiste des questions des droits de l’homme, se sont prononcés hier ?* Alger pour l’abolition de la peine de mort en Algérie, l’assimilant ?* une «torture et ?* un châtiment corporel». Les deux hommes s’exprimaient lors d’une conférence-débat organisée au centre de presse du journal El Moudjahid ?* l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. «La peine capitale est un châtiment corporel, un supplice, et moi je suis contre la torture et le châtiment corporel», a déclaré Me Ksentini qui s’est abstenu d’appeler clairement son abolition. Tout en renchérissant lui aussi que «la peine de mort est de plus en plus assimilée dans le monde ?* de la torture», Me Miloud Brahimi a été plus direct. «Si l’Algérie veut être de son temps, elle doit abolir la peine capitale et introduire dans sa législation le crime contre l’humanité et son prolongement naturel qui est l’adhésion ?* la Cour pénale internationale», a-t-il dit, assurant qu’ainsi «notre pays donnera l’exemple, comme il l’a toujours fait, au reste du monde arabo-musulman». Les deux hommes de loi ont par ailleurs rappelé l’existence d’un moratoire concernant l’exécution des peines de mort, soulignant qu’«aucune peine de mort n’a été exécutée en Algérie depuis 1993». À ce propos, Me Miloud Brahimi a relevé ce qu’il qualifie de bizarrerie qui fait que, d’une part, «il y a bien un moratoire et, d’autre part, on continue ?* prononcer des peines de mort dans tous les tribunaux criminels du pays». Il qualifie cet état de fait de «torture morale pour le condamné et pour sa famille». Interrogés par ailleurs sur le nombre des condamnés ?* mort en Algérie, les deux hommes ont indiqué n’avoir aucun chiffre ?* ce sujet. «Ils (les condamnés ?* mort, ndlr) sont nombreux et c’est un chiffre de trop», a toutefois reconnu Me Brahimi.

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                              • #60

                                Mercredi 17 Décembre 2008 -- L’Association nationale des oulémas condamne avec vigueur la position prise par le président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, au sujet de l’abolition de la peine de mort. Le président de la CNCPPDH, une institution rattachée ?* la présidence de la République, a déclaré, hier au forum d’El Moudjahid, que la peine de mort est un «supplice et une torture». «La peine capitale est un châtiment corporel, un supplice et, moi, je suis contre la torture et le châtiment corporel», a déclaré Me Ksentini tout en s’abstenant d’appeler clairement ?* son abolition. Présent lui aussi au forum, Me Miloud Brahimi, ex-président de la Ligue des droits de l’homme, a abondé dans le même sens. «Si l’Algérie veut être de son temps, elle doit abolir la peine capitale et introduire dans sa législation le crime contre l’humanité et son prolongement naturel qui est l’adhésion ?* la Cour pénale internationale», a-t-il dit.

                                Le professeur Abderrahmane Chibane considère ces déclarations comme étant contraires aux valeurs du peuple algérien musulman. «Farouk Ksentini ignore-t-il que la Constitution consacre l’islam, dans son article 2, comme religion de la République algérienne ? Ignore-t-il que la déclaration du 1er Novembre 1954 a prévu que l’Etat algérien sera démocratique et social selon les principes islamiques ?», s’est interrogé le cheikh qui est reconnu unanimement comme une autorité morale incontestable en Algérie. Joint par téléphone, le cheikh paraissait un peu fatigué, sa voix était presque inaudible. «Je suis malade par rapport ?* ces agressions contre notre religion, l’islam. Si ce n’est pas un parti politique qui crie haut et fort sa détermination ?* supprimer un verset du Coran, ce sont des personnalités, qui sont pourtant des Algériens et des musulmans comme nous, d’appeler ?* l’abolition de la peine de mort», a-t-martelé en allusion au RCD dont le groupe parlementaire a organisé, lundi ?* l’APN, une journée sur l’abolition de la peine de mort.

                                Cheikh Abderrahmane Chibane n’omet pas de mettre en garde contre toute «velléité de toucher ?* notre saint Coran». «On veut supprimer le verset 179 de la sourate Al-Baqara. Dans ce verset Dieu dit : ô croyants, vous avez dans les quissas une organisation saine de votre quotidien et cela si vous craignez Dieu». Le président de l’Association des oulémas rappelle le fait que supprimer le verset 179 équivaudrait ?* supprimer aussi le verset 183 de la sourate Al-Baqara concernant le jeûne obligatoire. «Développer une idée pareille c’est rejeter le Coran. C’est un fait sans précédent. C’est une attaque en règle contre notre cher pays, notre religion et notre révolution al moubaraka. Je me dois de le dénoncer devant Dieu et devant l’histoire. Que ceux qui ont peur des Etats-Unis qu’ils le disent», a conclu cheikh Abderrahmane Chibane.

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