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Algeria to abolish death penalty ?

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  • Guest 123
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    Dimanche 14 Juin 2009 -- L’affaire Mohamed Gharbi vient de connaître son épilogue avec un verdict tombé comme un couperet un certain lundi que les forces vives de la nation et tous les patriotes ne sont pas près d’oublier. C’est le résultat du procès d’un nationalisme qui n’est plus dans l’air du temps et le couronnement d’une réconciliation meurtrière au profit des commanditaires des assassinats sordides d’une décennie faite de terreur et de bilans macabres. Alors que toute l’Algérie tanguait sous le terrorisme et que les hordes islamistes, avides de feu et de sang, frappaient des cibles de choix parmi les cadres de la nation, les policiers, les gendarmes et les magistrats, les anciens moudjahidine étaient les premiers à condamner la bête immonde et à adhérer au mot d’ordre mobilisateur lancé par l’Etat qui optait pour la fermeté à l’égard des instigateurs de la subversion. Mohamed Gharbi a été l’un des premiers membres des GLD implantés dans de la région de Souk Ahras au moment où les groupes islamistes armés devaient changer de tactique pour s’attaquer aux plus vulnérables parmi les citoyens et semer, sciemment, un climat de panique en zone rurale. L’incontestable émir de l’AIS, Ali Merad, sévissait, lui, dans la région nord de la wilaya, et imposait, à l’instar des terroristes de Blida et le non moins sinistrement célèbre Z’barbar, « houkoumet ellil » (État de nuit). Des dizaines de faux barrages sanglants, des balades nocturnes et des menaces faisaient la notoriété des groupes islamistes et invitaient aux compromissions.

    La trêve sera en 2007 et Mohamed Gharbi qui faisait contrepoids au front du crime retrouvera sa vie de citoyen dans la ville qu’il a su défendre une première fois alors que le pays était sous le joug du colonisateur et une deuxième fois quand elle sera menacée par l’hydre intégriste. Sacrifié sur l’autel d’un pacte contre-nature entre les commanditaires des assassinats, des viols collectifs, du racket et les concepteurs d’une amnistie du moins douteuse, ammi Mohamed n’a pas à regretter les carriéristes de l’ONM qui s’effacent sans gloire dans les privilèges des organisations relais. Il en a dit trop sur l’authentique moudjahid. Ceux qui savent estimer les hommes nous ont contactés par dizaines. Consternation, injustice, trahison… Ce sont-là les mots qui revenaient dans la bouche des citoyens de Souk Ahras. « Ça me replonge dans l’ambiance de l’assassinat de Mohamed Boudiaf. Tout ce monde de barbus arrogants, qui défile devant la maison du terroriste-en-chef pour savourer une victoire offerte sur un plat doré par une justice atone quand il s’agit des intérêts de la nation et sans état d’âme quand le sérail ou relais en font appel », propos d’un universitaire de Souk Ahras qui a juré de quitter le pays à la première occasion qui se présentera. Un moudjahid de la première heure nous a rapporté quelques-unes des prouesses de Mohamed Gharbi lors de la Révolution et n’a pas tari d’éloges sur l’homme qu’il fut pendant les années de lutte contre les hordes barbares de la dernière décennie. « Il n’est pas homme à chercher noise sans que vous ne le provoquiez. Comment peut-il s’attaquer au terroriste si ce dernier n’était pas en mesure de porter atteinte à sa famille ? », nous a confié l’un de ses compagnons de lutte. Le processus de pacification des maquis, initié par l’État, doit donc passer par le déni de justice et la lâcheté institutionnalisée.

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  • Guest 123
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    Samedi 13 Juin 2009 -- Requérant la peine de mort dans un plaidoyer très acerbe à l'encontre de S.M. (30 ans), accusé d'homicide volontaire avec préméditation, le représentant du ministère public près le tribunal de Relizane, statuant en session criminelle, n'aura pas été contredit par les magistrats, confirmant après une brève délibération la peine capitale dans une affaire d'assassinat survenu en janvier dernier à Bendaoud. Le mis en cause, acculé par son ami auquel il devait la somme de cinquante millions de centimes, finit par commettre l'irréparable en entraînant dans une balade en voiture sa victime dans un coin isolé de la RN 7, la mettant en confiance en promettant de lui régler son dû, avant de lui asséner un coup de poignard à la poitrine. Ce qui ne l'a pas empêché de sauter du véhicule, roulant il est vrai à petite vitesse, attirant sur lui les regards curieux des usagers de ce tronçon routier de la route de Mascara, puis ralentissant pour constater qu'un jeune homme continuait de se débattre contre la mort en tentant de retirer l'arme du meurtre bien plantée très près de son coeur. L'un d'eux put l'évacuer sur l'hôpital, alors que l'autre rejoignait la brigade de gendarmerie locale en tenant à la main le poignard entaché de sang de la victime et un bout de papier où celle-ci avait transcrit des chiffres, qui se sont avérés être ceux de la plaque d'immatriculation du véhicule de son tueur, facilitant donc son arrestation. Ce dernier avoua ainsi le forfait commis contre un ami pour une histoire de 50 millions, dont s'acquitta ensuite son père auprès de la famille de la victime.

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  • Guest 123
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    Vendredi 12 Juin 2009 -- Consternation et désapprobation sont les maîtres mots qui caractérisent les déclarations des patriotes de la wilaya de Chlef à l’issue de la condamnation à mort de leur ancien collègue et moudjahid de Guelma, Mohamed Gharbi, qui avait fait usage de son arme contre un repenti qui le menaçait. Même s’ils ne se faisaient guère d’illusions quant à la « clémence » de la justice, pour des raisons connues de tous, ils ne s’attendaient certainement pas à une aussi lourde peine contre un patriote de la première heure ,qui avait repris les armes pour sauver son pays de la menace terroriste. « Chez nous, la Rahma n’est accordée qu’à ceux qui ont mis le pays à feu et à sang. On voit bien ce qui est arrivé à Mohamed Gharbi et à d’autres résistants, ici et ailleurs, humiliés et jetés en pâture, après avoir longtemps servi leur pays en guerre », regrette S. L., ancien patriote au nord de Chlef. Mohamed, la quarantaine, ayant fait partie des premiers groupes de l’autodéfense, abonde dans le même sens : « Gharbi ne mérite pas un tel sort, il a été au premier rang de la guerre déclarée aux terroristes dans sa région. Et s’il a tué ce repenti, c’est parce qu’il ne pouvait pas supporter ses menaces et provocations. C’est une honte pour le pays et à tous ceux qui se réclament de la résistance populaire, oubliant que c’est grâce à des hommes de la trempe de Gharbi que l’Algérie est restée debout. »

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  • Guest 123
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    M.A. Boumendil :


    Jeudi 11 Juin 2009 -- Il est de tradition de ne pas commenter les décisions de justice, quand bien même elles nous semblent poser à la fois un problème de moral et un problème politique. Soit. Mais le cas du Patriote Gharbi est assez symptomatique du mal qui ronge le pays.

    Son procès - ou ses procès, puisqu'il est allé d'appel en cassation - est un concentré du calvaire du peuple algérien depuis que les tenants du parti unique, de la pensée unique, et de la langue unique se sont imposés par la violence et se sont maintenus par la terreur à la tête de l'Etat.

    Condamné à vingt ans de réclusion en première instance, sa peine a été aggravée en détention à perpétuité, puis en condamnation à mort, respectivement en appel et en cassation. On a, en quelque sorte, appliqué jusqu'à ses ultimes limites le méchant principe de qui veut le plus, aura le moins.

    À peu de choses près, si l'on se représente le condamné comme symbolisant le peuple et ses juges à la place du pouvoir, on obtient l'exact schéma de ce qu'ont enduré les Algériens, des décennies durant, sur une tout autre échelle.

    Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter un regard sur les grands virages politiques de ces vingt dernières années. Après le soulèvement d'Octobre 88, la réponse des dirigeants a été la suivante : « vous ne voulez plus le parti unique et l'arabo-baathisme au pouvoir ? Vous voulez la démocratie ? Vous l'aurez, mais on la mettra au service de l'intégrisme islamiste ! »

    Dans les années 90, alors que le terrorisme intégriste faisait rage et que les populations ont décidé de se défendre, le pouvoir a encore une fois répondu : « vous voyez bien que vous aviez tort ! La démocratie est une chimère. Et, face à l'ogre intégriste, nous sommes devenus indispensables. Vous êtes donc bien obligé de vous en accommoder. »

    Durant toute cette période, alors que la défaite militaire de l'intégrisme était imminente, l'inquiétude des milieux intellectuels et des élites démocratiques était que l'Algérie s'orientât vers le modèle turc. La réponse n'est pas venue d'un seul bloc, mais par petites touches. Elle est d'une lisibilité affligeante aujourd'hui : « vous ne voulez pas le modèle turc ? Eh bien, vous aurez le modèle soudanais ! »

    À chaque revendication exprimée, à chaque aspiration formulée, la punition tombait, encore plus sévère !

    Sous la pression quotidienne et devant la complexité de l'équation, combien d'Algériens, pourtant acquis à la démocratie, se sont sincèrement demandés s'il ne fallait pas, pour éviter l'instauration d'un état théocratique, privilégier la modernité au détriment de la démocratie et au bénéfice, malgré eux, du régime ?

    La réponse est des plus dramatiques : la démocratie s'éloigne, la modernité recule, le régime est toujours là et la théocratie menace.

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  • Guest 123
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    June 10, 2009 -- Algeria on Tuesday (June 9th) rejected a proposed penal code amendment to abolish the death penalty, AP reported. "The fight against terrorism renders it necessary to maintain the death penalty," wrote Prime Minister Ahmed Ouyahia in the government response to a RCD party chief Ali Brahimi's proposal. The abolition of the death penalty could be interpreted by criminals and terrorists as a "lack of firmness and an admission of powerlessness by public authorities", Ouyahia added.

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  • Guest 123
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    Tayeb Belghiche :


    Mercredi 10 Juin 2009 -- Tout Algérien digne de ce nom a dû sentir une immense tristesse doublée d’une grande colère après ce qui vient de se passer à Guelma. Un grand patriote, un héros national, vient d’être condamné à mort par la cour criminelle de cette ville. Son crime. Il a abattu un terroriste islamiste qui le menaçait. Gharbi Mohamed est un homme qui, après avoir pris les armes contre le colonialisme pour libérer l’Algérie, a répondu une seconde fois à l’appel de la patrie en mettant sur pied dans la région de Souk Ahras des groupes de patriotes pour défendre le pays contre le terrorisme islamiste. Mais la concorde civile est venue. Le chef des criminels de la région, Ali Merrad, se repent mais aspire à une chose : tuer celui qui a mené une vie d’enfer aux terroristes. Fort de la passivité des autorités locales, il menace de mort Gharbi chaque fois qu’il le rencontre.

    Abandonné à son sort par les services de sécurité, il décide, dans un sursaut de dignité et de légitime défense, de liquider son assassin potentiel puis se rend à la police. Certes, nul n’a le droit de se faire justice. Mais ce grand homme a de larges circonstances atténuantes, il est âgé, il a cherché à préserver sa vie, c’est un moudjahid et un chef de patriotes. La présidente de la cour n’a tenu compte d’aucun de ces facteurs et a décidé de l’envoyer mourir en prison pour les années qui lui restent à vivre, car depuis 1993, l’Algérie a suspendu les exécutions capitales. À moins qu’elle ne fasse exception avec ce cas. C’est en effet un cas rare : les peines de M. Gharbi sont allées crescendo : 20 ans de prison en première instance, perpétuité en appel et condamnation à mort pour finir.

    Incontestablement, ces trois verdicts sont, à chaque fois, un message politique adressé à l’islamisme par un pouvoir qui va de compromission en compromission. L’Algérie a quasiment éliminé le terrorisme islamiste. Malheureusement, l’islamisme politique a repris du poil de la bête. Des criminels sanguinaires, tels que Madani Mezrag, Ahmed Benaïcha, Mustapha Kertali, Ali Belhadjar et Zouabri se promènent librement et sont en train d’amasser des fortunes grâce à l’argent du crime. L’affaire Mohamed Gharbi pourrait faire jurisprudence. Un pouvoir ayant un grand penchant pour le wahhabisme pourrait bien faire cas de terroristes qui voudraient se plaindre de nos gendarmes, de nos militaires et de nos policiers pour peu qu’il ait les coudées franches. En attendant, un citoyen de grande valeur, qui a contribué à notre libération puis à notre liberté, croupit dans des geôles de la prison de Guelma.

    La société se tait. Honte à l’ONM qui est étrangement muette devant cette grave affaire qui porte atteinte à l’honneur et à la dignité et à nos moudjahidine et qui est une insulte à la mémoire de nos chouhada. Où sont les organisations des enfants de chouhada et de moudjahidine qui ne se manifestent que pour s’aplatir devant le puissant du moment et qui ne savent que demander des privilèges. « J’ai honte pour mon pays » , nous a déclaré hier une universitaire, qui nous a appelés pour exprimer sa révolte et son indignation. Elle exprime le sentiment des véritables Algériens.

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  • Guest 123
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    Salima Tlemçani :


    Mercredi 10 Juin 2009 -- La condamnation à la peine capitale infligée à Mohamed Gharbi, chef d’un groupe de patriotes, pour avoir tué un ex-chef terroriste, a suscité la stupéfaction chez son ancien défenseur, Me Abderrahmane Boutamine. Dans cet entretien, il qualifie la sanction de signal fort en direction de ceux qui réclament plus d’impunité, à travers une nouvelle loi d’amnistie.

    Le verdict du tribunal criminel de Guelma a choqué plus d’un et suscité de nombreuses réactions notamment de la société civile. En tant qu’ancien défenseur de Mohamed Gharbi, quelle lecture faite-vous de ce procès ?

    D’abord, je tiens à préciser que je ne peux commenter la décision du tribunal criminel. Mais, je voudrais rappeler que ce moudjahid a été condamné en 2004, pour les mêmes faits à 20 ans de réclusion criminelle et le tribunal lui a accordé les circonstances atténuantes. En 2006, il est jugé une seconde fois et condamné à perpétuité. En 2009, après cassation, le procès se termine avec une condamnation à mort. Cette gradation dans la peine révèle l’intransigeance à l’égard de ceux qui ont défendu l’Etat et la société, au moment où une grande clémence est accordée à ceux qui ont déclaré la guerre à ce même Etat et cette même société. Cette ségrégation est perçue comme une menace contre tous ceux qui ont combattu hier les terroristes et qui réclament aujourd’hui plus de concessions. Je peux dire que la gradation de la peine constitue un signal fort contre tous ceux qui ont pris les armes pour défendre leur vie et celles de leurs concitoyens. Cela s’apparente à un gage de plus à ceux qui revendiquent plus d’impunité et une nouvelle amnistie.

    Quand vous parlez de rapports de force, est-ce que vous voulez dire que le procès a montré que les anciens terroristes ont plus de pouvoir que ceux qui les ont combattus ?

    Effectivement, c’est cette gradation dans la peine qui montre que les rapports de force sont en faveur des islamistes qui ne s’arrêtent pas de demander chaque jour un peu plus à leurs alliés tapis dans le système. Cette révision à la hausse de la peine est pour moi très révélatrice….

    Comment expliquer ce silence inquiétant, pour ne pas dire complaisant, des anciens moudjahidine, notamment ses compagnons (de Mohamed Gharbi) de la guerre de libération ?

    La politique de la concorde civile, puis celle de la réconciliation nationale, ont fait subir à la société une forte pression, empêchant toute opposition, contestation ou même toute critique. Vous savez qu’il est interdit à quiconque de qualifier un repenti de terroriste sous peine d’être poursuivi et condamné à une peine de prison. Les gens ont peur d’exprimer leurs avis, même si au fond, je suis sûr que la majorité des Algériens, sont contre le fait de blanchir les terroristes de leurs crimes et encore moins à poursuivre ceux qui ont défendu leur honneur, au moment où des dizaines de milliers de leurs concitoyens se faisaient massacrer…

    Est-ce que cette condamnation n’est que la suite logique à la campagne de désarmement des patriotes, mais aussi aux procès intentés à certains d’entre eux par des familles de disparus ?

    Je voudrais préciser que personne n’aimerait instaurer l’impunité, qui est une très mauvaise chose pour le pays. Mais dans le cas du patriote Gharbi, il s’agit d’une légitime défense. Il faisait partie d’un groupe de légitime défense, qu’il ne faut nullement ramener à l’échelle individuelle. C’est quelqu’un qui n’a fait que se défendre. Il faisait partie d’un groupe de GLD, qui était tout le temps en état de légitime défense, parce que menacé chaque seconde par les groupes terroristes.

    Comment expliquer ce silence des patriotes ?

    Les pressions citées plus haut ont fini par dévitaliser toutes les forces vives de ce pays. Les patriotes n’ont pas réagi parce que, soit ils ont peur, soit ils n’ont plus la capacité d’exprimer leur avis. Vous avez remarqué que même la famille révolutionnaire à laquelle Gharbi appartient, subit cette chape de plomb qui la muselle, juste parce qu’elle a soutenu la politique du pardon à l’égard des terroristes. Je ne pense pas qu’un seul Algérien puisse être avec une paix faite d’impunité. Les Algériens veulent la vérité et la justice, or les terroristes n’ont à ce jour jamais demandé pardon pour les crimes et les horreurs qu’ils ont commis. Et ce n’est certainement pas un texte de loi qui va nous faire oublier leur passé. Mais nous constatons que non seulement les repentis ne veulent pas reconnaître leurs crimes, mais revendiquent encore plus de reconnaissance pour « leurs faits d ’armes » alors qu’à côté, ceux qui les ont combattus au nom du devoir national, se retrouvent au banc des accusés

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  • Guest 123
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    Salima Tlemçani :


    Mardi 9 Juin 2009 -- C’est la consternation à Guelma. Mohamed Gharbi, ancien officier de l’ALN, qui a combattu l’armée coloniale pour l’indépendance du pays, a repris sa mitraillette dès le début des années 1990 pour défendre l’Algérie, prise d’assaut par les groupes terroristes qui semaient mort et désolation dans sa ville, Souk Ahras. En 1994, cet ancien moudjahid arrive à convaincre ses pairs et les dignes fils du pays à constituer le premier Groupe de légitime défense (GLD), au moment où des dizaines de victimes tombaient quotidiennement sous les balles assassines des hordes de l’AIS et du GIA. Composé d’une dizaine de patriotes, le groupe atteindra le nombre de 300 membres quelques années plus tard, qui passaient des jours et des nuits à traquer les phalanges de la mort, dirigées par Ali Merad, ex-militant du parti dissous, devenu chef régional de l’AIS. En 2000, les chefs et membres de ces phalanges de la mort bénéficient de la grâce amnistiante, décrétée par le président dans le cadre de la concorde civile. Blanchis, les bourreaux d’hier rentrent chez eux, « avec tous les honneurs » comme si leurs mains n’ont jamais été tâchées du sang des dignes fils de l’Algérie. Mohamed Gharbi, comme tous ceux qui ont affronté les forces du mal, n’a pu accepter que cet ancien émir de l’AIS, Ali Merad, le provoque à chaque fois qu’il passe devant sa maison, en le menaçant de mort. Il alerte les services de sécurité, une fois, puis une seconde et une troisième, en vain. Le 2 février 2001, vers 22h, Gharbi est devant le complexe sportif, le chef terroriste, en compagnie d’un autre repenti, passe devant lui et lui lance en exhibant un pistolet automatique : « Espèce de taghout, ton jour est venu. » Le repenti s’y met en brandissant un couteau, avant que Merad ne lui dise : « Viens, nous réglerons son cas plus tard. » Le lendemain, Mohamed Gharbi informe le commandant du secteur militaire de Souk Ahras et les différents services de sécurité, en les avertissant que dans une semaine si des mesures ne sont pas prises pour assurer sa sécurité, il passera à l’action. Ne voyant rien venir, le patriote prend la décision de se faire justice.

    Le 11 février 2001, il se dirige à la cité des 1700 Logements, située au centre-ville de Souk Ahras, et tire une rafale de kalachnikov sur le repenti, le laissant pour mort, sous les cris de « Tahya Al Djazaïr », « Yahia chaâb el djazairi ! », « Vive la nation algérienne, nous sommes des moudjahidine et des résistants ». Mohamed Gharbi ne bouge pas de l’endroit jusqu’à l’arrivée des policiers, auxquels il remet son arme et se livre. L’enterrement de l’ancien terroriste draine de nombreux anciens militants du parti dissous et les ex-chefs terroristes de l’AIS et du GIA. Le 21 janvier 2004, le tribunal criminel de Guelma condamne Mohamed Gharbi à 20 ans de réclusion criminelle. Le procès se tient dans une ambiance particulière, marquée par une forte présence de repentis dans la salle. La veuve de l’ancien terroriste reconnaît à l’audience que son époux avait été doté par les services de sécurité d’une arme, d’un talkie-walkie et d’une voiture. Le patriote accueille avec sérénité le verdict contre lequel un pourvoi en cassation est introduit. Le 24 mars 2007, Gharbi est jugé une seconde fois. À la surprise générale et après une délibération qui n’a duré que 15 minutes, l’accusé est condamné à la perpétuité, sous les applaudissements des nombreux repentis ayant envahi la salle d’audience.

    Un moratoire

    C’est la stupeur et surtout l’inquiétude. Mohamed Gharbi, ce héros qui a défendu l’Algérie durant la guerre de libération et répondu à l’appel du devoir, au début des années 1990, se transforme en « bourreau » qui mérite la plus lourde sanction. Ses anciens compagnons de l’ONM se murent dans le silence, de peur de gêner la politique de la réconciliation nationale lancée par Bouteflika, qu’ils soutiennent pour un troisième mandat. Un deuxième pourvoi en cassation fait revenir le procès, pour une troisième fois, dimanche dernier. Comme les deux précédentes, la présidente du tribunal criminel, Fatma Kaarar, se contente de quelques questions avant de se retirer pour une délibération d’à peine 30 minutes, à l’issue desquelles elle condamne l’accusé à la peine demandée par le parquet général, à savoir la condamnation à mort, sous les cris de Allah Akbar (Dieu est grand) des nombreux repentis présents dans la salle. Pourtant, cette peine, remarque-t-on, n’est prononcée par les tribunaux criminels algériens que par contumace, lorsque l’accusé est en fuite, étant donné que l’Algérie a demandé un moratoire pour l’application de peine de mort.

    Aucune circonstance atténuante n’a été retenue au profit de Gharbi comme s’il s’agissait d’un « monstre » qu’il faut à tout prix exécuter. Pourtant, cet ancien moudjahid, âgé maintenant de 72 ans, était réellement menacé de mort par un chef terroriste, auteur d’une longue liste d’assassinats d’innocentes victimes. Pour bon nombre de juristes, ce procès est révélateur. Il montre que le rapport de forces est actuellement détenu par les anciens terroristes, qui voulaient à tout prix arracher un châtiment exemplaire pour cet ancien chef des patriotes, parce qu’il les a, durant longtemps, combattus. Une grave dérive qui ouvre la voie aux anciens terroristes pour intenter des procès contre tous ceux qui ont répondu au devoir national au péril de leur vie et de celle de leur famille…

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  • Guest 123
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    Mardi 9 Juin 2009 -- Le Gouvernement algérien a rejeté la proposition d'abolition de la peine de mort en avançant des considérations sécuritaires liées en particulier à la lutte contre le terrorisme islamiste et le crime organisé, a appris mardi l'Associated Press. la peine capitale est toutefois suspendue de fait en Algérie, la dernière exécution remontant à 1993. Tout en laissant une porte ouverte pour l'avenir, le gouvernement algérien justifie son rejet de la proposition faite en février dernier par le député du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie; parti laïque) Ali Brahimi, dans la réponse écrite du Premier ministre Ahmed Ouyahia au bureau de l'Assemblée.

    "La poursuite de la lutte contre le terrorisme rend nécessaire le maintien de la peine de mort. Au moment où l'Algérie s'est engagée aussi à combattre toutes les formes du crime organisé, cette abolition pourrait être interprétée comme un manque de fermeté et un aveu d'impuissance des pouvoirs publics", argumente le gouvernement. L'état d'esprit de "l'opinion publique qui ne peut accepter pour le moment l'abolition de la peine de mort" est également mis en avant dans l'argumentaire du gouvernement, qui considère "la peine de mort comme une arme dissuasive contre le terrorisme et le crime organisé".

    La réponse aux députés fait référence aux multiples amendements portés ces dernières années au Code pénal, mentionnant notamment la substitution de l'emprisonnement à perpétuité à la peine de mort pour des crimes en rapport avec "la corruption financière et administrative". En tranchant de la sorte sur ce dossier, qui a donné lieu en février à une vive polémique, par presse interposée, entre abolitionnistes laïques et islamistes, le gouvernement algérien se retrouve sur la même positions que ces derniers.

    Sur le front anti-abolition, l'association des Oulémas musulmans, dirigée par le cheikh Abderahmane Chibane, ancien ministre du culte dans les années 1980, a joué un rôle majeur, considérant la suppression de la peine de mort comme "une atteinte à l'esprit et à la lettre du Coran". En février dernier, le député Brahimi avait présenté un plaidoyer en faveur de l'abolition de la peine de mort lors d'un séminaire organisé au Parlement. Il avait appuyé sa proposition sur des arguments philosophiques et les obligations de l'Algérie découlant des conventions internationales qu'elle a ratifiées.

    La peine de mort est suspendue de facto en Algérie, puisque la dernière exécution remonte à 1993. Trois islamistes auteurs de l'attentat de l'aéroport d'Alger, qui avait fait alors des dizaines de morts, avaient alors été passés par les armes.

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  • Guest 123
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    ALGIERS, June 8, 2009 (KUNA) -- On Monday the Algerian government rejected a draft bill presented by MPs for lifting the death penalty from the state's law. A statement issued by the Lower Chamber said that the government rejected the proposal, which had been presented by the opposition Culture and Democracy bloc, because Algerian society was allegedly "unprepared" for such a move. A heated debate on the death penalty erupted in October between political parties and religious clerics.

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  • Guest 123
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    Djazia Safta :


    Mardi 26 Mai 2009 -- “La Forem est pour le maintien de la peine capitale pour les kidnappeurs qui tuent leurs victimes”, assure Khiati Mostefa, président de la Fondation nationale pour la promotion et le développement de la recherche (Forem), que nous avons contacté hier à l’occasion de la Journée internationale des enfants disparus. Le monde a fêté hier la Journée internationale des enfants disparus. L’Algérie n’est pas en reste du monde, elle aussi est touchée par ce fléau méconnu, et très peu répandu. Dans la société algérienne, le phénomène d’enlèvement d’enfants prend des proportions alarmantes. Ce nouveau type de crime se “démocratise” en Algérie et commence à susciter une véritable psychose au sein de la population. M. Khiati dira que “nous n’avons aucun chiffre pour le 1er semestre 2009. Mais si on se réfère aux données de la presse, le nombre d’enfants portés disparus en ce début d’année ne dépasse pas une dizaine de cas”. Et d’ajouter : “Pour 2008, le nombre de disparus est de 87 enfants.” Ce chiffre atteste la régression du nombre d’enfants disparus, sachant qu’en 2007, 187 enfants ont été kidnappés. Nombreux sont les cas d’enfants disparus retrouvés morts dans la majorité des cas. Alors de nos jours, la vigilance est de mise, du moment que nos bambins risquent de rencontrer sur leur chemin de l’école, ou en allant faire du sport ou tout simplement en jouant, une personne malintentionnée. Il suffit d’une fraction de seconde pour qu’un drame arrive, qu’une vie soit perdue et une famille déchirée. Rappelons dans ce sens que les statistiques officielles font état de la disparition de 841 enfants, âgés de 4 à 16 ans, depuis 2001. Les chiffres officiels de l’an 2000 faisaient état de 28 cas d’enlèvement pour un seul mois. En 2002, 117 enfants ont été kidnappés, dont 71 filles. Le nombre d’enfants disparus s’élève à 168 en 2004. En 2006, 108 enfants ont été enlevés et 18 tués par leurs ravisseurs.

    Selon le président de la Forem, si le taux d’enfants disparus a diminué, cela est essentiellement dû à la médiatisation et la sensibilisation des parents, qui ont pris conscience de la situation et surveillent davantage leurs petits. “Si les kidnappeurs sévissaient en toute liberté, cela était dû au manque de vigilance et au laisser-aller des parents”, convient le Pr Khiati. À cet effet, il a rappelé l’histoire du petit Yacine disparu en 2007 à Bordj El-Kiffan, vers 14h au moment où il jouait dehors. Âgé de 4 ans, il avait été retrouvé mort au fond d’un puits. Son histoire avait provoqué un profond émoi au sein de la population. D’après notre interlocuteur, la vigilance des services de sécurité est la deuxième raison qui fait qu’il y a moins d’enfants disparus. “Les services de sécurité ont pris conscience de la gravité de la situation. Cela se traduit par la rapidité de leurs interventions. Dès qu’un cas de disparition est signalé, les services de sécurité n’attendent plus 24 heures comme autrefois pour intervenir, maintenant ils agissent de façon immédiate. Car les expériences américaine et occidentale ont démontré que les deux premières heures après la signalisation d’une disparition sont déterminantes”. M. Khiati trouve que la présence en grand nombre de barrages de contrôle rend la fuite des receleurs difficile. Néanmoins, notre interlocuteur a fait savoir que “le kidnapping ne se fait plus de manière individuelle, mais que c’est devenu un acte de bande organisée”. Car selon ses propos, “aujourd’hui, il est difficile de travailler en solitaire”.

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  • Guest 123
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    Originally posted by Al-khiyal View Post

    Mardi 26 Mai 2009 -- Le tribunal criminel près la cour de justice de Tiaret a condamné avant-hier H. S., 25 ans, à la peine capitale pour avoir assassiné, après l’avoir violé, le jeune Allel Ghalmi dit Mohamed, âgé alors de 4 ans le 22 mai 2008, à la ferme Abdelaoui (ex-ferme Berti), à Sougueur (Tiaret). La gendarmerie n’a pas eu grande peine pour arrêter le coupable. Vingt-quatre heures après l’assassinat, celui-ci continuait encore à roder sur les lieux du crime. Cet acte criminel, qui avait bouleversé le quotidien des habitants de ce bourg, a fait craindre le pire à un moment où la société civile de Sougueur s’apprêtait à manifester sa désapprobation. La peine capitale prononcée par le tribunal criminel suffira-t-elle pour panser les profondes blessures de sa petite famille ?

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  • Guest 123
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    Mardi 26 Mai 2009 -- Le tribunal criminel de Constantine a condamné, hier, l'accusé Z.H., âgé de 31 ans, à la peine capitale pour «meurtre avec préméditation» et a prononcé la relaxe pour deux autres accusés, qui comparaissaient dans cette affaire sous le chef d'inculpation de «non-assistance à personne en danger». Le représentant du ministère public avait requis la peine capitale contre l'accusé principal et 3 ans de prison ferme contre chacun des deux autres accusés. Le crime a été perpétré le 8 février 2006 au niveau de la wilaya de Mila, à la veille de la fête de «Achoura», alors que sa préparation a commencé trois jours plus tôt... Le 5 février, en effet, l'accusé avait contacté la victime, cambiste informel de son état, marié et père de trois enfants, pour lui demander de lui procurer une grosse somme en «euro» et l'attendra dans son local commercial (vente d'effets vestimentaires féminins) trois jours plus tard, un long couteau derrière le dos. Une fois à l'intérieur du local commercial, vers 11 heures 30 minutes de cette journée fatale pour la victime, l'accusé invitera sa victime à passer à l'arrière-boutique et s'éclipsera un instant, le temps de baisser le rideau et prendre en main son couteau. À son retour, il prendra sa victime par surprise en lui plantant le couteau entre les côtes pour l'affaiblir (la victime était de corpulence forte), puis lui ligotera les mains à l'aide d'un foulard et lui enfoncera encore la lame d'acier dans le ventre. L'accusé lavera ensuite le sol, traînera sa victime loin des yeux dans une autre pièce du local, pour rouvrir ensuite son commerce et mener son activité comme si de rien n'était ! Il utilisera immédiatement l'argent subtilisé à sa victime et commencera à régler ses dettes, contractées auprès d'autres commerçants. D'où l'on devine que le mobile du crime n'est autre que cette volonté de prendre l'argent à sa victime et régler ses problèmes financiers, l'accusé étant empêtré dans les dettes. «Laisse-moi en vie et je donnerai tout ce que tu veux», avait supplié la victime au moment où son bourreau s'acharnait contre elle. C'est là un témoignage de commerçants voisins, dont les deux accusés qui comparaissaient hier pour non-assistance à personne à danger, qui ont entendu du bruit du côté de la scène du crime et ont même par curiosité jeté un oeil pour surprendre l'accusé traînant sa victime par les pieds. Le crime n'était pas parfait et les témoins ne manqueront pas de répercuter cet épisode sordide autour d'eux. Le lendemain, les services de sécurité dévoileront cet assassinat et procéderont à l'arrestation du coupable, qui déclarera avoir tué la victime à la suite d'une bagarre autour d'une prétendue somme d'argent qu'elle lui devait. À l'issue de ses délibérations, le tribunal criminel retiendra l'accusation de meurtre avec préméditation et condamnera l'accusé à la peine de mort, alors que les deux autres accusés ont bénéficié de la relaxe.

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  • Guest 123
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    Lundi 25 Mai 2009 -- Le tribunal criminel relevant de la cour de justice de la wilaya de Tiaret a condamné samedi un jeune homme de 25 ans, S.H., originaire de la ville de Tlemcen, à la peine capitale pour infanticide. En effet, les faits de cette affaire, selon l'arrêt de renvoi, remontent au 22 mai de l'année dernière lorsqu'un enfant de quatre ans a été retrouvé assassiné près du domicile de ses parents à Sougueur, après avoir subi des sévices sexuels. Un infanticide qui avait profondément bouleversé la population locale et provoqué une véritable panique parmi les parents. Pour rappel, la deuxième session du tribunal criminel de Tiaret a débuté le 16 mai pour se poursuivre jusqu'au 10 juin prochain avec à son rôle une soixantaine d'affaires.

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  • Guest 123
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    Lundi 18 Mai 2009 -- Un jeune homme, H.A., 25 ans, a été condamné hier par le tribunal criminel d'Oran à la peine de mort pour parricide. Reconnu coupable du meurtre de son père à l'unanimité par le jury qui lui a refusé par ailleurs les circonstances atténuantes, l'accusé a écopé de la peine capitale pour avoir donné la mort volontairement à un ascendant légitime, son père, âgé alors de 53 ans. Le crime immonde eut pour théâtre le quartier populaire de Saint Pierre, à Oran, l'été dernier. Le 17 août 2008, exactement. Une dispute entre le père et son fils, comme il leur arrivait très souvent, selon des témoins parmi des voisins et des proches de la famille, a dégénéré. L'altercation eut pour cadre, comme très souvent aussi, le local où le père et son fils apprenti exerçaient le métier, plutôt traditionnel, de tailleur couturier, laquelle activité constituait le gagne-pain de cette famille nombreuse. Dans un accès de colère, le fils, un grand gaillard, prend un paire de ciseaux et assène au corps frêle de son père cinq coups. Au bout de dix jours de coma, la victime succombera à ses blessures. Dans son sévère et poignant réquisitoire, l'avocat général a rappelé que ce fils indigne avait déjà auparavant un antécédent quasi-similaire. Mineur, il a passé à tabac son père, lui causant une incapacité de plusieurs jours, ce qui lui vaudra une condamnation à cinq ans d'emprisonnement, dont il a purgé 18 mois. Dans sa plaidoirie, l'avocat de la défense a évoqué «la maltraitance dont ce malheureux fils, qui perdit sa mère à l'âge de quatre ans, a enduré, notamment par sa belle-mère». Il a également rapporté que H.A. lui disait à chaque visite à la prison que «la vie de la cellule m'est plus clémente que celle que je menais chez moi». Selon l'accusé, son père et sa belle-mère l'enfermaient dans le local du coucher du soleil jusqu'au lever du soleil. Il y était séquestré, devait même y faire ses besoins, en guise de châtiment délibéré, expéditif. Le procureur général a requis la peine capitale.

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