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Algeria to abolish death penalty ?

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  • #76

    Dimanche 1 Février 2009 -- Le président du Haut conseil islamique (HCI), Cheikh Bouamrane, a réaffirmé, hier, sa position de refus de l’abolition de la peine de mort, et appelé le président de la République ?* «intervenir pour trancher définitivement la question». Qualifiant cette question de «purement politique», M. Bouamrane dit que «seul le président Bouteflika est habilité ?* se prononcer pour mettre un terme aux débats divergeants sur cette question qui occupe les devants de la scène ces derniers temps». Cheikh Bouamrane s’est exprimé en marge d’une conférence de presse consacrée hier ?* la présentation des dernières publications du HCI. Pour l’abrogation de la loi sur la peine de mort relève d’une décision politique, tandis que le HCI, institution consultative concernant les questions d’ordre religieux, n’est pas pour l’abolition. M. Bouamrane explique que son institution œuvre pour «l’allègement des peines, au même titre que les avocats défendant les détenus, conformément ?* la logique et ?* la véracité des arguments ainsi qu’?* notre sainte religion». Interrogé par ailleurs sur la position du HCI par rapport ?* la proposition visant ?* supprimer les antécédents judiciaires des ex-détenus, exprimée dernièrement par l’administration pénitentiaire, M. Bouamrane a déclaré qu’il n’est «pas habilité ?* s’exprimer sur ce dossier propre ?* la justice». Le HCI se dit néanmoins «favorable ?* la réinsertion sociale de tous les détenus». Pour ce qui est des publications du HCI, Cheikh Bouamrane a rappelé que l’institution qu’il dirige s’occupe de la promotion de la religion islamique et publie chaque semestre plusieurs livres. M. Bouamrane, qui qualifie le livre de «clé de la culture», a déclaré que le «HCI privilégie davantage ce support de savoir ?* même de le distribuer ?* des prix très accessibles, voire gratuitement parfois». Causes de la régression des musulmans, de l’Emir Chakib Arselan, traduit en français, les Etudes islamiques, revue académique semestrielle du HCI, sont les principaux ouvrages présentés par Cheikh Bouamrane. L’autre objectif qu’assigne le cheikh ?* ces publications est celui d’«apporter des réponses pacifiques aux attaques dont fait l’objet notre religion».

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    • #77

      Jeudi 12 Février 2009 -- L’interprétation des propos du ministre des Affaires religieuses, mardi, selon laquelle il serait pour l’abolition de la peine de mort est dénuée de tout fondement, selon une source proche du ministère. «Il est inconcevable que des dires pareils soient attribués au ministre des Affaires religieuses. Il ne faut pas oublier que le ministère, contrairement aux pays dits laïcs, est intimement lié ?* notre religion, l’islam, et que le ministre, Bouabdellah Ghlamallah, est une référence religieuse reconnue en Algérie et ?* l’étranger», a souligné notre source, qui s’interroge sur les raisons qui poussent certains ?* attribuer de tels propos au ministre. «Le ministre a été abordé au moment où il quittait Dar El-Imam ?* Mohammadia (Alger). Il était donc impossible de débattre une question aussi sensible en quelques secondes», indique-t-on encore. Selon notre interlocuteur, «le ministre n’a pas été écouté de manière attentive, même si les propos étaient brefs», reconnaît-on.

      De son côté, une source du HCI a tenu ?* signaler qu’il ne s’agit pas l?* d’une première bévue médiatique, et de rappeler que, lors d’une rencontre consacrée ?* l’abolition de la peine de mort, on a voulu également piéger le représentant du Haut conseil islamique. «On voulait faire dire au représentant du HCI ce qu’il n’a pas dit. La presse avait dit que le HCI était d’accord pour l’abolition. Tout cela est insensé», souligne-t-on au HCI. Le ministère des Affaires religieuses, le Haut conseil islamique et l’Association des oulémas algériens sont unanimes ?* dire que la question de l’abolition de la peine de mort ne devrait jamais être évoquée dans un pays où l’islam est consacré religion de l’Etat algérien.

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      • #78

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        • #79

          Mercredi 18 Février 2009 -- L’année 2008 a vu le front abolitionniste se renforcer : le nombre de pays adhérents au mouvement n’a cessé d’augmenter. Il y a 20 ans, le nombre des pays abolitionnistes était de 51. Seulement deux ans auparavant, en 2006, ce nombre était de 129. L’année passée, ce nombre a atteint 138 ! Quatre-vingt-treize États ont aboli la peine de mort pour tous les crimes, neuf uniquement pour les crimes de droit commun — ce qui exclut les crimes commis en temps de guerre. Trente-six États, dont l’Algérie, sont abolitionnistes de facto. Il s’agit de pays dont la législation prévoit la peine capitale mais celle-ci n’est plus appliquée depuis au moins 10 ans. Cinquante-neuf États continuent pourtant d’appliquer la peine de mort.

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          • #80

            Samedi 28 Mars 2009 -- Alors que la peine de mort avait fait débat ces derniers mois dans le pays, entre abolitionnistes et conservateurs, le dernier rapport d'Amnesty International sur les condamnations ?* mort et exécutions recensées en 2008 évoque le cas Algérie en soulignant qu'?* l'occasion du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, «un groupe de députés de l'opposition a proposé au Parlement un projet de loi prévoyant l'abolition de la peine de mort». On se rappelle que Saïd Sadi, le président du RCD, avait proposé un projet de loi dans ce sens. Le rapport de l'ONG, qui milite depuis 1977 pour l'abolition de la peine de mort, s'ouvre sur une note d'optimisme puisque selon ses rédacteurs, «en 2008, le monde a encore fait un pas de plus vers l'abolition de la peine de mort.» Se référant ?* l'Assemblée générale des Nations unies, tenue en décembre, et qui a adopté ?* une large majorité une deuxième résolution appelant ?* un moratoire sur les exécutions en vue d'abolir la peine de mort, A.I considère que cette résolution «consolide trois décennies de progrès soutenus sur la voie de l'abolition complète de cette sentence». Prenant en exemple les initiatives régionales, ?* l'image de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples qui a de nouveau appelé les Etats africains qui maintiennent la peine de mort ?* observer un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolir, l'Organisation cite également les cas du Burundi, Mali et Togo qui ont entrepris des réformes en vue justement d'abolir la peine de mort alors qu'au Liban, le ministre de la Justice a présenté un projet de loi allant dans ce sens.

            En parallèle, la situation en Algérie et l'ouverture d'un débat «académique» entre opposants ?* la peine de mort et ceux qui militent pour son maintien passe au second rang mais le traitement d'Alger du dossier lors de l'adoption onusienne d'une seconde résolution appelant ?* un moratoire laisse prévoir un réel changement de l'approche officielle de la question. En effet, la résolution de 2008 a été présentée par 89 Etats et adoptée par 106 voix pour, 46 contre et 34 abstentions . Alger qui a coparrainé la résolution et l'a votée s'est largement démarquée des pays de la Ligue arabe dont huit Etats se sont abstenus. Même si aucune exécution capitale ne s'est déroulée en Algérie depuis 1993, les tribunaux continuent toujours de prononcer des condamnations ?* mort ?* l'encontre d'accusés dans des affaires de droit commun. En effet, la loi algérienne prévoit la peine de mort pour toute une série de délits, y compris des crimes ordinaires. Parmi les délits capitaux, on peut citer : la trahison et l'espionnage, la tentative de renversement du régime ou les actes d'instigation, la destruction du territoire, le sabotage des services publics ou de l'économie, les massacres, l'appartenance ?* des bandes armées ou ?* des mouvements insurrectionnels, la falsification, l'homicide, les actes de torture ou de cruauté, le viol d'enfants et le vol aggravé. En 1992, la peine capitale a été étendue aux actes terroristes. Il n'y a cependant pas eu d'exécution depuis 1993, année où l'ex-président Liamine Zeroual a déclaré un moratoire sur les exécutions. En 2008, et selon le rapport d'Amnesty International, il y aurait eu au moins 200 condamnations ?* la peine capitale. Une statistique qui place le pays ?* la quatrième place des condamnations ?* mort signalées en 2008 après la Chine, l'Irak et le Pakistan.

            Pour les pays qui ont procédé le plus ?* des exécutions, figurent la Chine ?* la première place avec au moins 1.718 cas, l'Iran avec 346 morts, l'Arabie Saoudite et ses 102 mises ?* mort et les Etats-Unis d'Amérique au pied du podium avec 37 exécutions capitales. Pourtant et selon A.I, la majorité des pays s'abstiennent désormais de recourir ?* la peine de mort et en 2008 seuls 25 des 59 pays où la peine de mort est en vigueur avaient procédé ?* des exécutions. Ainsi et selon son décompte, au moins 2.390 personnes ont été exécutées dans ces Etats et au moins 8.864 personnes ont été condamnées ?* mort dans 52 autres pays du monde. Au nombre des méthodes d'exécution utilisées en 2008, on compte la décapitation (Arabie Saoudite), la pendaison (Bangladesh, Botswana, Egypte, Irak, Iran, Japon, Malaisie, Pakistan, Saint Kitts-et-Nevis, Singapour, Soudan) l'injection létale (Chine, Etats-Unis), le passage par les armes (Afghanistan, Biélorussie, Chine, Indonésie, Iran, Mongolie, Viêt-Nam), la lapidation (Iran) et l'électrocution (Etats-Unis). La tendance a été la même que les années précédentes : en 2008 , l'Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis, l'Iran, le Pakistan ont été les cinq Etats qui ont affiché le nombre d'exécutions le plus élevé. Ensemble ils ont procédé ?* 93% des exécutions qui ont eu lieu dans le monde, peut-on lire dans le rapport. Dans certain Etats, la peine de mort est appliquée secrètement. En Biélorussie, en Chine, en Corée du Nord et en Mongolie des exécutions ont eu lieu en secret ou sans transparence.

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            • #81

              Mardi 21 Avril 2009 -- Le crime odieux commis contre un infirmier près de l'hôpital d'Oran, en janvier 2008, était hier devant le tribunal criminel. «La bande de voyous », pour s'en tenir au vocable du représentant du ministère public, auteurs du forfait, devait répondre de ses actes ignobles : l'assassinat, presque gratuit, d'un passant et l'agression d'un autre suivi du vol de son véhicule. Le lendemain des faits, aux environs de 9 heures, la police reçoit un appel téléphonique faisant état de l'existence, aux abords du CHU, dans le quartier de Plateau, d'un cadavre gisant dans une mare de sang. Evacuée aux UMC, la victime succombera ?* ses blessures moins de 24 heures plus tard. Elle était atteinte, selon le rapport d'autopsie, de dix coups assénés au moyen d'une arme tranchante, dont un fatal au niveau de l'artère fémoral. Entre-temps, une plainte est déposée par une autre victime, un policier, qui a été agressée dans la même nuit, presque ?* la même heure, au même endroit, et délestée de sa voiture, une Maruti. Les enquêteurs n'avaient pas besoin alors de pressurer leur cerveau pour élucider cette affaire tant ils avaient ?* leur disposition un faisceau d'indices concordants. Primo, les déclarations, très brèves mais précieuses quand même, de l'infirmier avant de rendre l'âme. Le défunt affirma avoir été assailli par un groupe de quatre personnes, dont il donna le signalement avec des ?*-peu-près. Secundo, la déposition du policier : le même nombre d'agresseurs (quatre), la même description physique, ?* quelques détails près, donnée par l'infirmier. Tercio, l'élément le plus important et l'indice le plus probant : l'enregistrement vidéo. En effet, l'un des membres du gang était, ?* sa malchance, dans l'objectif de la caméra de télésurveillance installée ?* l'entrée du débit de boissons duquel le groupe était venu cette nuit-l?* s'approvisionner en cannettes de bière, après un dîner bien arrosé offert par l'un d'eux dans son domicile au quartier de Victor Hugo. La caméra a pris A.A. portant un survêtement de sport noir et une casquette blanche, en train de traquer la victime, l'infirmier, qui portait alors une veste en cuir noire. Veste qui sera retrouvée chez l'un des quatre mis en cause lors d'une perquisition. Déj?* quasiment ivres morts, et n'ayant pu étancher leur soif du fait que le débit de boissons était fermé ?* cette heure-l?* (il était presque minuit et demi), la bande s'était alors mise aux aguets dans une des ruelles débouchant sur le Boulevard Adda Benaouda, en quête de passants. L'infirmier se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment : il était sorti de son poste, le pavillon 5 de l'hôpital, juste pour faire un flexy, selon le récit de son collègue cité en témoin. Ses agresseurs l'ont poignardé ?* mort juste pour lui piquer son portable, une modique somme de 1.700 DA et son veston. À l'issue des délibérations, les quatre accusés ont été condamnés ?* 20 ans de prison ferme pour homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, association de malfaiteurs et vol qualifié. Un cinquième accusé, en état de fuite, a été condamné ?* la peine capitale par contumace.

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              • #82

                Lundi 11 Mai 2009 -- Le président de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH), M. Boudjemâa Ghechir, a déclaré hier en marge de la conférence sur la question de la peine de mort, organisée par l'Université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine (USIC), qu'?* l'heure actuelle, 136 pays ont aboli la peine de mort et que l'Algérie reste le seul pays arabe ?* avoir signé le moratoire de l'ONU sur cette peine, document selon lequel elle s'engage ?* ne pas mettre en exécution les peines de mort prononcées par ses tribunaux. La conférence en question s'est tenue dans la grande salle Imam Benbadis de l'USIC sur le thème de la peine de mort vue sous l'angle de la chariaa et du droit positif, pour ou contre l'abolition. La rencontre a été animée par des oulémas de la chariaa, des représentants du Conseil supérieur islamique et de l'Association des oulémas algériens d'un côté, des juristes, des défenseurs des droits de l'homme, des sociologues et des criminologues de l'autre, et en présence de représentants du ministère de la Justice et de députés des deux chambres du Parlement, d'hommes de culture, invités et des étudiants de l'université. «Les invités ont été choisis de façon ?* ce que la question soit débattue sous tous les aspects», nous a expliqué le Dr Djeddi Aek, directeur du laboratoire des études juridiques de l'Université des sciences islamiques qui a organisé l'événement. À cette occasion, les implications et incidences juridiques, religieuses, politiques et sociales de l'application ou non de la peine de mort seront examinées et débattues «sereinement», a tenu ?* préciser notre interlocuteur, au cours des quinze communications inscrites au programme de la journée.

                Le Dr Lamine Cheriet, professeur de droit général ?* l'USIC et président de la conférence, a dirigé les débats au cours de la séance de la matinée marquée par deux communications. C'est le Dr Amar Talbi, représentant de l'Association des oulémas algériens, qui a ouvert le cycle des interventions en présentant le point de vue de la chariaa islamique qui repose sur le principe de la loi du talion (oeil pour oeil, dent pour dent). La seconde thèse, plus nuancée, est présentée par M. Boudjemâa Ghechir, président de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH), qui a affirmé que la philosophie de l'Islam met en exergue le principe du pardon, qui conduit ?* l'annulation de la peine. «L'obstacle qui se dresse aujourd'hui sur le chemin de l'abolition est représenté par la nature des débats engagés ?* un niveau religieux autour des principes du droit positif. Ces discussions sont nettement hors sujet ?* mon sens, dit-il, parce que le droit positif n'a rien ?* voir avec les textes de la chariaa. Nous, si nous demandons l'abolition de la peine de mort dans notre pays, nous ne voulons nullement dire qu'il faut abandonner les préceptes de la chariaa. Bien au contraire, mais chacun ?* son domaine propre. L'Etat algérien est régi par le droit positif». D'autres lui ont rétorqué que la Constitution précise bien que l'Islam est la religion de l'Etat et qu'on doit en tirer les conséquences découlant de l'énoncé de ce principe !

                Ce qui montre l'âpreté des débats passionnants, passionnés par moments, mais contradictoires il faut le souligner, qui ont suivi les deux premières communications. Les conférenciers ont fini par conclure que les deux thèses sont nettement opposées, voire dualistes, et que leur conciliation n'est pas chose aisée. Et c'est dans cette atmosphère que ce débat s'est poursuivi durant la séance de l'après-midi.

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                • #83

                  Dimanche 17 Mai 2009 -- La cour de Skikda, qui a inauguré sa deuxième session de l’année 2009, hier a infligé la peine capitale ?* B. H., âgé de 30 ans, qui a tué le fiancé de sa dulcinée, N. M. du même âge, en lui portant 14 coups de couteau, dans la commune de Hammadi-Krouma, près de Skikda. Les faits remontent ?* décembre 2008, lorsque le “bourreau” n’avait pas apprécié que sa préférée, qui avait refusé de l’épouser, s’était liée ?* un autre homme. Lors de l’audience, le condamné a nié les faits prétendant même qu’il ne connaissait même pas la victime.

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                  • #84

                    Lundi 18 Mai 2009 -- Un jeune homme, H.A., 25 ans, a été condamné hier par le tribunal criminel d'Oran ?* la peine de mort pour parricide. Reconnu coupable du meurtre de son père ?* l'unanimité par le jury qui lui a refusé par ailleurs les circonstances atténuantes, l'accusé a écopé de la peine capitale pour avoir donné la mort volontairement ?* un ascendant légitime, son père, âgé alors de 53 ans. Le crime immonde eut pour théâtre le quartier populaire de Saint Pierre, ?* Oran, l'été dernier. Le 17 août 2008, exactement. Une dispute entre le père et son fils, comme il leur arrivait très souvent, selon des témoins parmi des voisins et des proches de la famille, a dégénéré. L'altercation eut pour cadre, comme très souvent aussi, le local où le père et son fils apprenti exerçaient le métier, plutôt traditionnel, de tailleur couturier, laquelle activité constituait le gagne-pain de cette famille nombreuse. Dans un accès de colère, le fils, un grand gaillard, prend un paire de ciseaux et assène au corps frêle de son père cinq coups. Au bout de dix jours de coma, la victime succombera ?* ses blessures. Dans son sévère et poignant réquisitoire, l'avocat général a rappelé que ce fils indigne avait déj?* auparavant un antécédent quasi-similaire. Mineur, il a passé ?* tabac son père, lui causant une incapacité de plusieurs jours, ce qui lui vaudra une condamnation ?* cinq ans d'emprisonnement, dont il a purgé 18 mois. Dans sa plaidoirie, l'avocat de la défense a évoqué «la maltraitance dont ce malheureux fils, qui perdit sa mère ?* l'âge de quatre ans, a enduré, notamment par sa belle-mère». Il a également rapporté que H.A. lui disait ?* chaque visite ?* la prison que «la vie de la cellule m'est plus clémente que celle que je menais chez moi». Selon l'accusé, son père et sa belle-mère l'enfermaient dans le local du coucher du soleil jusqu'au lever du soleil. Il y était séquestré, devait même y faire ses besoins, en guise de châtiment délibéré, expéditif. Le procureur général a requis la peine capitale.

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                    • #85

                      Lundi 25 Mai 2009 -- Le tribunal criminel relevant de la cour de justice de la wilaya de Tiaret a condamné samedi un jeune homme de 25 ans, S.H., originaire de la ville de Tlemcen, ?* la peine capitale pour infanticide. En effet, les faits de cette affaire, selon l'arrêt de renvoi, remontent au 22 mai de l'année dernière lorsqu'un enfant de quatre ans a été retrouvé assassiné près du domicile de ses parents ?* Sougueur, après avoir subi des sévices sexuels. Un infanticide qui avait profondément bouleversé la population locale et provoqué une véritable panique parmi les parents. Pour rappel, la deuxième session du tribunal criminel de Tiaret a débuté le 16 mai pour se poursuivre jusqu'au 10 juin prochain avec ?* son rôle une soixantaine d'affaires.

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                      • #86

                        Mardi 26 Mai 2009 -- Le tribunal criminel de Constantine a condamné, hier, l'accusé Z.H., âgé de 31 ans, ?* la peine capitale pour «meurtre avec préméditation» et a prononcé la relaxe pour deux autres accusés, qui comparaissaient dans cette affaire sous le chef d'inculpation de «non-assistance ?* personne en danger». Le représentant du ministère public avait requis la peine capitale contre l'accusé principal et 3 ans de prison ferme contre chacun des deux autres accusés. Le crime a été perpétré le 8 février 2006 au niveau de la wilaya de Mila, ?* la veille de la fête de «Achoura», alors que sa préparation a commencé trois jours plus tôt... Le 5 février, en effet, l'accusé avait contacté la victime, cambiste informel de son état, marié et père de trois enfants, pour lui demander de lui procurer une grosse somme en «euro» et l'attendra dans son local commercial (vente d'effets vestimentaires féminins) trois jours plus tard, un long couteau derrière le dos. Une fois ?* l'intérieur du local commercial, vers 11 heures 30 minutes de cette journée fatale pour la victime, l'accusé invitera sa victime ?* passer ?* l'arrière-boutique et s'éclipsera un instant, le temps de baisser le rideau et prendre en main son couteau. À son retour, il prendra sa victime par surprise en lui plantant le couteau entre les côtes pour l'affaiblir (la victime était de corpulence forte), puis lui ligotera les mains ?* l'aide d'un foulard et lui enfoncera encore la lame d'acier dans le ventre. L'accusé lavera ensuite le sol, traînera sa victime loin des yeux dans une autre pièce du local, pour rouvrir ensuite son commerce et mener son activité comme si de rien n'était ! Il utilisera immédiatement l'argent subtilisé ?* sa victime et commencera ?* régler ses dettes, contractées auprès d'autres commerçants. D'où l'on devine que le mobile du crime n'est autre que cette volonté de prendre l'argent ?* sa victime et régler ses problèmes financiers, l'accusé étant empêtré dans les dettes. «Laisse-moi en vie et je donnerai tout ce que tu veux», avait supplié la victime au moment où son bourreau s'acharnait contre elle. C'est l?* un témoignage de commerçants voisins, dont les deux accusés qui comparaissaient hier pour non-assistance ?* personne ?* danger, qui ont entendu du bruit du côté de la scène du crime et ont même par curiosité jeté un oeil pour surprendre l'accusé traînant sa victime par les pieds. Le crime n'était pas parfait et les témoins ne manqueront pas de répercuter cet épisode sordide autour d'eux. Le lendemain, les services de sécurité dévoileront cet assassinat et procéderont ?* l'arrestation du coupable, qui déclarera avoir tué la victime ?* la suite d'une bagarre autour d'une prétendue somme d'argent qu'elle lui devait. À l'issue de ses délibérations, le tribunal criminel retiendra l'accusation de meurtre avec préméditation et condamnera l'accusé ?* la peine de mort, alors que les deux autres accusés ont bénéficié de la relaxe.

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                        • #87
                          Originally posted by Al-khiyal View Post

                          Mardi 26 Mai 2009 -- Le tribunal criminel près la cour de justice de Tiaret a condamné avant-hier H. S., 25 ans, ?* la peine capitale pour avoir assassiné, après l’avoir violé, le jeune Allel Ghalmi dit Mohamed, âgé alors de 4 ans le 22 mai 2008, ?* la ferme Abdelaoui (ex-ferme Berti), ?* Sougueur (Tiaret). La gendarmerie n’a pas eu grande peine pour arrêter le coupable. Vingt-quatre heures après l’assassinat, celui-ci continuait encore ?* roder sur les lieux du crime. Cet acte criminel, qui avait bouleversé le quotidien des habitants de ce bourg, a fait craindre le pire ?* un moment où la société civile de Sougueur s’apprêtait ?* manifester sa désapprobation. La peine capitale prononcée par le tribunal criminel suffira-t-elle pour panser les profondes blessures de sa petite famille ?

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                          • #88
                            Djazia Safta :


                            Mardi 26 Mai 2009 -- “La Forem est pour le maintien de la peine capitale pour les kidnappeurs qui tuent leurs victimes”, assure Khiati Mostefa, président de la Fondation nationale pour la promotion et le développement de la recherche (Forem), que nous avons contacté hier ?* l’occasion de la Journée internationale des enfants disparus. Le monde a fêté hier la Journée internationale des enfants disparus. L’Algérie n’est pas en reste du monde, elle aussi est touchée par ce fléau méconnu, et très peu répandu. Dans la société algérienne, le phénomène d’enlèvement d’enfants prend des proportions alarmantes. Ce nouveau type de crime se “démocratise” en Algérie et commence ?* susciter une véritable psychose au sein de la population. M. Khiati dira que “nous n’avons aucun chiffre pour le 1er semestre 2009. Mais si on se réfère aux données de la presse, le nombre d’enfants portés disparus en ce début d’année ne dépasse pas une dizaine de cas”. Et d’ajouter : “Pour 2008, le nombre de disparus est de 87 enfants.” Ce chiffre atteste la régression du nombre d’enfants disparus, sachant qu’en 2007, 187 enfants ont été kidnappés. Nombreux sont les cas d’enfants disparus retrouvés morts dans la majorité des cas. Alors de nos jours, la vigilance est de mise, du moment que nos bambins risquent de rencontrer sur leur chemin de l’école, ou en allant faire du sport ou tout simplement en jouant, une personne malintentionnée. Il suffit d’une fraction de seconde pour qu’un drame arrive, qu’une vie soit perdue et une famille déchirée. Rappelons dans ce sens que les statistiques officielles font état de la disparition de 841 enfants, âgés de 4 ?* 16 ans, depuis 2001. Les chiffres officiels de l’an 2000 faisaient état de 28 cas d’enlèvement pour un seul mois. En 2002, 117 enfants ont été kidnappés, dont 71 filles. Le nombre d’enfants disparus s’élève ?* 168 en 2004. En 2006, 108 enfants ont été enlevés et 18 tués par leurs ravisseurs.

                            Selon le président de la Forem, si le taux d’enfants disparus a diminué, cela est essentiellement dû ?* la médiatisation et la sensibilisation des parents, qui ont pris conscience de la situation et surveillent davantage leurs petits. “Si les kidnappeurs sévissaient en toute liberté, cela était dû au manque de vigilance et au laisser-aller des parents”, convient le Pr Khiati. À cet effet, il a rappelé l’histoire du petit Yacine disparu en 2007 ?* Bordj El-Kiffan, vers 14h au moment où il jouait dehors. Âgé de 4 ans, il avait été retrouvé mort au fond d’un puits. Son histoire avait provoqué un profond émoi au sein de la population. D’après notre interlocuteur, la vigilance des services de sécurité est la deuxième raison qui fait qu’il y a moins d’enfants disparus. “Les services de sécurité ont pris conscience de la gravité de la situation. Cela se traduit par la rapidité de leurs interventions. Dès qu’un cas de disparition est signalé, les services de sécurité n’attendent plus 24 heures comme autrefois pour intervenir, maintenant ils agissent de façon immédiate. Car les expériences américaine et occidentale ont démontré que les deux premières heures après la signalisation d’une disparition sont déterminantes”. M. Khiati trouve que la présence en grand nombre de barrages de contrôle rend la fuite des receleurs difficile. Néanmoins, notre interlocuteur a fait savoir que “le kidnapping ne se fait plus de manière individuelle, mais que c’est devenu un acte de bande organisée”. Car selon ses propos, “aujourd’hui, il est difficile de travailler en solitaire”.

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                            • #89

                              ALGIERS, June 8, 2009 (KUNA) -- On Monday the Algerian government rejected a draft bill presented by MPs for lifting the death penalty from the state's law. A statement issued by the Lower Chamber said that the government rejected the proposal, which had been presented by the opposition Culture and Democracy bloc, because Algerian society was allegedly "unprepared" for such a move. A heated debate on the death penalty erupted in October between political parties and religious clerics.

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                              • #90

                                Mardi 9 Juin 2009 -- Le Gouvernement algérien a rejeté la proposition d'abolition de la peine de mort en avançant des considérations sécuritaires liées en particulier ?* la lutte contre le terrorisme islamiste et le crime organisé, a appris mardi l'Associated Press. la peine capitale est toutefois suspendue de fait en Algérie, la dernière exécution remontant ?* 1993. Tout en laissant une porte ouverte pour l'avenir, le gouvernement algérien justifie son rejet de la proposition faite en février dernier par le député du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie; parti laïque) Ali Brahimi, dans la réponse écrite du Premier ministre Ahmed Ouyahia au bureau de l'Assemblée.

                                "La poursuite de la lutte contre le terrorisme rend nécessaire le maintien de la peine de mort. Au moment où l'Algérie s'est engagée aussi ?* combattre toutes les formes du crime organisé, cette abolition pourrait être interprétée comme un manque de fermeté et un aveu d'impuissance des pouvoirs publics", argumente le gouvernement. L'état d'esprit de "l'opinion publique qui ne peut accepter pour le moment l'abolition de la peine de mort" est également mis en avant dans l'argumentaire du gouvernement, qui considère "la peine de mort comme une arme dissuasive contre le terrorisme et le crime organisé".

                                La réponse aux députés fait référence aux multiples amendements portés ces dernières années au Code pénal, mentionnant notamment la substitution de l'emprisonnement ?* perpétuité ?* la peine de mort pour des crimes en rapport avec "la corruption financière et administrative". En tranchant de la sorte sur ce dossier, qui a donné lieu en février ?* une vive polémique, par presse interposée, entre abolitionnistes laïques et islamistes, le gouvernement algérien se retrouve sur la même positions que ces derniers.

                                Sur le front anti-abolition, l'association des Oulémas musulmans, dirigée par le cheikh Abderahmane Chibane, ancien ministre du culte dans les années 1980, a joué un rôle majeur, considérant la suppression de la peine de mort comme "une atteinte ?* l'esprit et ?* la lettre du Coran". En février dernier, le député Brahimi avait présenté un plaidoyer en faveur de l'abolition de la peine de mort lors d'un séminaire organisé au Parlement. Il avait appuyé sa proposition sur des arguments philosophiques et les obligations de l'Algérie découlant des conventions internationales qu'elle a ratifiées.

                                La peine de mort est suspendue de facto en Algérie, puisque la dernière exécution remonte ?* 1993. Trois islamistes auteurs de l'attentat de l'aéroport d'Alger, qui avait fait alors des dizaines de morts, avaient alors été passés par les armes.

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