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Algérie : Les enfants nés hors mariage...

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  • Algérie : Les enfants nés hors mariage...

    Mardi 30 Octobre 2007 -- Les enfants nés hors mariage en Algérie bénéficieront d'une reconnaissance obligatoire de leur père identifié grâce ?* son ADN, si la mère en fait la demande, a annoncé le ministre de la Solidarité Nationale Djamal Ould Abbès.

    "Le ministère a mis au point un projet de loi pour faire subir au géniteur un test ADN visant ?* prouver la paternité d'un enfant né hors mariage", a précisé lundi soir M. Ould Abbès, ?* l'ouverture d'une rencontre sur la stratégie nationale de lutte contre la violence ?* l'encontre des femmes. "Le présumé père sera contraint de subir ce test", ?* la demande de la mère et sous le contrôle d'un juge, a précisé le ministre. Le père identifié par son ADN ne sera cependant pas obligé d'épouser la mère de l'enfant né hors mariage. "L'important pour nous est de donner un nom ?* l'enfant pour le protéger", a poursuivi le ministre.

    Les mères célibataires accouchent souvent sous "X" et abandonnent leur enfant ?* l'assistance publique. Le nouveau-né est alors inscrit sur les registres de l'état civil sans nom patronymique, avec la mention: "né de père inconnu".

    Selon le ministère, on compterait annuellement 5.000 naissances hors mariage. Une partie seulement de ces enfants sont adoptés sous le régime islamique de la "kéfala" autorisant depuis 1993, sous strictes conditions, l'octroi du nom de la famille d'accueil ?* l'enfant.


  • #2
    Mercredi 31 octobre 2007 -- En plus des caméras de surveillance, des cartes magnétiques, des données anthropométriques, des filatures, des écoutes téléphoniques, voici venu le temps du pistage génétique. L’ADN, autrement dit l’acide désoxyribonucléique, est une base d’information qui permet de savoir les caractères même récessifs (cachés) d’une personne.

    Mieux que le meilleur appareil de détection, il donne un résumé précis non seulement sur l’individu, mais aussi sur ses ascendants et ses descendants. Il ne peut donc que faire le bonheur total de tous ceux qui, pour des raisons d’étude ou de contrôle, cherchent ?* accéder ?* la vérité.

    La maîtrise de cet instrument d’enquête est devenu d’ailleurs une nécessité pour les policiers. A partir d’un cheveu, d’une trace de sang ou d’un fragment de peau, les investigateurs peuvent facilement remonter aux criminels et depuis peu même aux immigrés clandestins.

    En Algérie, cet outil servira, pour sa première application ?* grande échelle, ?* débusquer les pères naturels qui refusent de reconnaître leurs enfants. Une mesure qui trouvera, sans nul doute, grâce aux yeux de tous les bien-pensants.

    C’est bien fait, diront-ils, pour ces porcs qui transgressent les lois divines et souillent la société par leur semence illicite. Evidemment, il est trop tôt pour déterminer toutes les implications d’une telle opération. Il se peut qu’une fois appliquée elle donne le contraire des résultats escomptés.

    Dans tous les cas, nous sommes entrés dans une nouvelle phase où les autorités pourront dépister scientifiquement les moindres écarts de conduite.

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    • #3
      Dimanche 9 Décembre 2007 -- L’Algérie compte en moyenne chaque année 3 000 enfants privés de famille provenant de «naissances anonymes» qui sont abandonnés au service de la DAS, et ce, pour de multiples raisons. Cette frange de la population, victime du rejet des mères célibataires, a droit ?* la vie et ?* l’intégration sociale. C’est dans ce cadre que le ministère de la Solidarité nationale a organisé hier un séminaire international de deux jours placé sous le thème de la réflexion autour des approches de protection sociale des enfants privés de famille au sein des établissements spécialisés. Cette réunion a vu la présence de plusieurs cadres du ministère, des représentants de l’Unicef et de Handicap international, ainsi que des membres des associations venus de Tunisie, de France et de Suisse.

      Le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbes, a annoncé ?* cette occasion que dès le début de la semaine prochaine il procédera ?* l’installation d’un conseil national algérien pour l’accès aux origines personnelles, et ce, afin de donner la possibilité aux enfants privés de famille de rechercher leur identité et d’être reconnus par leurs parents.

      Il a rappelé que, depuis 1999, l’Etat a pris en charge pas moins de 27 421 enfants privés de famille ou nés sous x. Djamel Ould Abbes a déclaré que l’enveloppe dégagée pour la prise en charge de ces enfants durant ces 9 années est de l’ordre d’un milliard deux cents millions de dinars. Le ministre explique que près de 15 422 enfants sont placés dans le cadre de la kafala et près de 2 000 sont transférés ?* l’étranger. La loi de la kafala, juge-t-il, est une bonne mesure pour accueillir des milliers d’enfants abandonnés, en difficulté, en danger, ou bien même des orphelins victimes du terrorisme. Le premier responsable du secteur, a précisé dans le même contexte, que pas moins de 3 000 enfants ont été repris par la mère biologique suite ?* une politique valorisante de sensibilisation. A ce propos, le ministre a indiqué qu’«on est au 20ème siècle, il faut faire tomber les murs du silence et casser les tabous pour pouvoir avancer», en soulignant l’importance de ce chiffre qui représente pour lui une victoire en dehors de tout jugement subjectif et condamnatoire pour l’enfant né sous x et la mère.

      Néanmoins, il souligne que le regard que la société porte sur cette catégorie de la population s’est petit ?* petit profondément transformé vers le mieux. Par ailleurs, il a mis l’accent sur le projet de loi en faveur de l’enfant né sous x. A ce sujet, notre orateur affirme que «nous avons lancé un projet de loi sur la recherche de paternité qui est en cours de discussion». En soulignant qu’il s’agit de déterminer la paternité d’un enfant ?* travers les tests ADN. Désormais, poursuit-il, après la promulgation de la loi, les pères présumés et désignés par les mères seront contraints de subir les tests ADN afin de confirmer la paternité de l’enfant. Quant ?* la mère, ajoute-t-il, elle aura le droit d’être protégée et accueillie par les structures sociales pendant la période de grossesse jusqu’?* l’allaitement. Ainsi, elle bénéficiera d’une formation dans un centre spécialisé et d’un emploi afin de lui éviter toute situation difficile.

      Dans le même contexte, Djamel Ould Abbes affirme que l’inscription des enfants privés de famille est une initiative favorable qui facilite ?* de nombreuses familles l’adoption tout en avouant que cela permettra aux enfants l’intégration dans le processus du recueil légal. Il faut savoir par ailleurs qu’en Algérie, il y a 10 millions d’enfants qui représentent 30% de la population dont 20% sont âgés de moins de 5 ans. La question qui se pose est de savoir s’ils sont ?* l’abri de la violence. Vivent-ils réellement une enfance équilibrée ? Pour ceux qui sont placés en institution, il existe 35 Foyers pour enfants assistés (FEA) qui sont répartis ?* travers 27 wilayas, auxquels il faut ajouter 4 foyers pour enfants orphelins victimes du terrorisme. L’Algérie dispose de 22 foyers pour les enfants de 0 ?* 6 ans et de 13 pour les enfants de 6 ?* 18 ans. Le ministre de la Solidarité nationale annonce la création de 25 structures d’accueil d’ici 2009, tout en déplorant les lacunes et les problèmes de la non-qualification du personnel et les structures défaillantes.

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      • #4
        Dimanche 9 décembre 2007 -- Au moins 27 % des enfants nés sous X sont porteurs d’un handicap, alors que 20 % d’entre eux sont atteints de maladies chroniques, ce qui entrave souvent leur placement chez des familles adoptives, selon l’enquête préliminaire réalisée au mois d’août dernier par le ministère de la Solidarité nationale sur la situation des enfants assistés dans divers centres d’accueil du pays.

        Cette enquête a été réalisée au niveau de quatre wilayas de l’Est, cinq de l’Ouest et cinq autres du Centre, a indiqué le secrétaire général du ministère de la Solidarité nationale, M. Bouchnak, lors du séminaire international portant sur la prise en charge des enfants de 0 ?* 6 ans.

        227 enfants questionnés, dans le cadre de cette enquête, connaissent l’identité de leur mère biologique, contre 225 enfants qui l’ignorent. L’étude en question a déterminé que 33 % des femmes célibataires s’intéressent au sort de leurs enfants sans s’identifier.

        Sur l’état civil des mères, l’étude a démontré que 2,9 % des femmes sont mariées, tandis que 40 % sont des mères célibataires. Le représentant du ministère a indiqué par ailleurs que 55 % des femmes ne veulent pas dévoiler l’identité du père, contre 16 % qui le reconnaissent.

        Du côté des pères, l’enquête révèle que 4 % sont mariés, 0,7 % divorcés, 3,6 % sont des jeunes célibataires et 0,2 % se sont remariés. S’agissant de l’origine de ces enfants, l’étude démontre que 269 bébés viennent des hôpitaux contre 61 enfants trouvés dehors.

        Pour ce qui du type de placements, on signale que 17,6 % ont été placés par voie judiciaire, 5,6 % sur instruction et 55 % pris en charge par les DAS, dont 40 % ont un projet de placement auprès des familles adoptives dans le cadre de la kafala.

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        • #5
          Dimanche 9 décembre 2007 -- L’Algérie compte en moyenne, chaque année, 3 000 enfants privés de famille issus de «naissances anonymes» et qui sont abandonnés aux services de la DAS. Afin de cerner au mieux cet état de fait, le ministère de la Solidarité nationale a initié un projet de loi sur la recherche de paternité qui est en cours de discussion au niveau du gouvernement.

          Désormais après la promulgation de la loi, les pères présumés seront contraints de subir des tests ADN afin de confirmer la paternité de l’enfant et lever ainsi toute équivoque sur cette question. Quant ?* la mère, elle sera protégée tel que le dicte la tradition dans notre pays.

          Elle aura aussi droit ?* toutes les facilités de la part de l’Etat pendant la période d’allaitement, ?* la formation dans un centre spécialisé et pourra avoir un emploi afin de la mettre ?* l’abri du besoin. C’est ce qu’a fait savoir le ministre de la Solidarité nationale, M. Djamal Ould-Abbès, hier ?* Alger, lors de la tenue du séminaire international sur la problématique de la prise en charge de l’enfant privé de famille et dont l’âgé maximum est fixé ?* 6 ans.

          Ont pris part ?* cette rencontre plusieurs parties étrangères, telles que les représentants de l’UNICEF Algérie, de Handicap international ainsi que les représentants des associations venus de France, de Suisse, du Maroc et de Tunisie.

          Pour mener ?* bien cette opération, le ministère de la Solidarité nationale a annoncé l’installation pour la semaine prochaine d’un groupe de réflexion pour la mise en place d’un Conseil national algérien pour l’accès aux origines personnelles (CNAPAOP).

          «Prendre en charge la maman et son enfant relève du devoir de l’Etat algérien et je ne peux faire de ces enfants innocents les terroristes de demain», a souligné le ministre, en mettant en avant que l’objectif de cette nouvelle mesure est de confirmer la paternité d’un enfant ?* travers les tests ADN.

          Il a signalé que depuis 1999, l’Algérie a enregistré au moins 27 421 enfants privés de famille ou nés sous X. Ces enfants, selon lui, ont été pris en charge par l’Etat, dont 15 422 placés en kafala en Algérie, 1 632 autres placés ?* l’étranger et 2 956 repris par la mère biologique suite ?* une politique volontariste de sensibilisation.

          Au sujet du regard de la société sur ce phénomène, le ministre estime qu’il s’est petit ?* petit profondément transformé. «Le temps est révolu où l’on parlait pudiquement de l’enfant né sous X», a-t-il relevé, en indiquant que la société a progressivement pris conscience que le problème des naissances hors mariage et des enfants orphelins concerne chacun d’entre nous.

          L’Algérie dispose de trois formes de placement en milieu familial. Il s’agit du placement familial rétribué ou garde payante, du placement en kafala et du placement familial non rétribué ou garde non payante, c’est-?*-dire un placement qui se fait ?* la demande d’une personne ou d’une famille présentant toutes les garanties d’éducation, de moralité et de sécurité.

          Quelle que soit la forme de placement, des contrôles réguliers sont effectués afin de veiller au respect des intérêts et des droits des enfants. M. Ould-Abbès a avancé, ?* cet effet, qu’une enveloppe de l’ordre de 1 164 982 000 dinars a été dégagée et que 180 425 enfants ont été pris en charge durant les neuf dernières années.

          De multiples foyers et centres ont été créés pour la prise en charge de cette frange de la société. Pour ce qui est des enfants placés en institution, on signale 35 foyers pour enfants assistés (FEA), répartis ?* travers 27 wilayas, en plus de quatre foyers pour enfants orphelins victimes du terrorisme.

          D’ici ?* 2009, l’Etat compte construire 25 nouvelles structures d’accueil. La capacité d’accueil théorique actuelle des structures de l’Etat est de 2 748, alors que la capacité réelle est de 1 896 enfants, contre 1 641 travailleurs sociaux exerçant au sein de ces foyers.

          Dans notre pays, 20 % des enfants ont moins de 5 ans. En France, les statistiques officielles donnent 10 000 cas de naissances sous X par an, durant les années 1960, alors qu’en 1991, on a enregistré 781 naissances. Actuellement, on avance 400 000 personnes qui sont ?* la recherche de leurs origines.

          Dans le monde, on compte 350 000 naissances hors mariage par an, soit environ deux enfants sur cinq.

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          • #6

            Dimanche 3 fevrier 2008 -- Selon un bilan du ministère de la Solidarité nationale, sur 15 000 enfants nés hors mariage, plus de 9 000 ont été adoptés dans le cadre de la kafala. Durant les cinq dernières années, 8 098 enfants nés sous X ont été placés dans des familles en Algérie et 1 056 autres dans des familles algériennes établies ?* l’étranger, précise-t-on dans ce bilan évolutif (2003-2007).

            Par ailleurs, il a été indiqué que sur 15 000 enfants privés de famille, «1 977 ont été repris par leurs mères biologiques». Ces résultats, a-t-on souligné, «sont le fruit de compagnes de sensibilisation et de la politique tracée par l’Etat dans le cadre des mécanismes d’aide en direction de cette catégorie de la société afin d’encourager la mère célibataire ?* garder son enfant».

            Ces mécanismes s’articulent autour des moyens de prise en charge matérielle, sociale, psychologique et de protection ainsi que sur d’autres mesures permettant ?* ces mères de bénéficier de sessions de formation favorisant leur intégration dans la vie sociale et professionnelle.

            A cet effet, un projet de loi sur la reconnaissance de la paternité a été élaboré par le ministère de la Solidarité nationale afin d’obliger le père génétique, après analyse de l’ADN, ?* reconnaître l’enfant. Cette procédure garantira ?* l’enfant né hors mariage, une identité «et lui facilitera également son intégration sociale».

            De leur côté, des représentantes du mouvement associatif estiment que la révision des textes législatifs et réglementaires peut favoriser l’amélioration des conditions de la kafala. A ce sujet, des responsables de l’Association algérienne enfance et familles d’accueil (AAEFA) a lancé le débat sur les moyens adéquats pour améliorer les conditions de la kafala.

            Elles ont mis l’accent sur la nécessité de prendre en compte l’intérêt supérieur de l’enfant. Pour Mme Doria Mérabtine de l’Unicef, le placement des enfants abandonnés dans les familles d’accueil a démontré ?* travers le monde l’intérêt que cela peut apporter ?* leur épanouissement.

            Elle a fait référence ?* la convention des droits des enfants ratifiée par l’Algérie en décembre 1992 qui indique que leur protection est une obligation pour l’Etat. Le placement dans des familles reste aujourd’hui une option favorisée par rapport au placement dans des centres d’assistance.

            Des contraintes subsistent Elle souligne que la loi sur la kafala a permis ?* des millions d’enfants de partager une chaleur familiale, mais aujourd’hui ces enfants et ces parents font face ?* d’autres difficultés. Il est important d’œuvrer pour le renforcement de la législation dans le but d’améliorer cette loi et de permettre ?* ces enfants d’avoir une identité et une famille.

            Une représentante de l’Association algérienne enfance et familles d’accueil (AAEFA) est revenue sur les problèmes rencontrés par les parents adoptifs, notamment l’inscription de l’enfant adopté au livret de famille et l’annonce de la vérité ?* l’enfant.

            Le problème de l’inscription de l’enfant a été la préoccupation de tous les intervenants. Pour sa part, Nadia Aït Zai, présidente du CIDEF, a estimé qu’il n’y a pas de raison de refuser d’inscrire l’enfant adopté au livret de famille puisqu’il y a une inscription par jugement et que le parent se porte garant.

            Selon le ministère de la Solidarité nationale, 2 016 enfants abandonnés ont été placés chez des familles algériennes au cours de l’année 2006 et 144 chez des familles algériennes vivant ?* l’étranger. Concernant les textes réglementaires régissant cette catégorie d’enfants, il a été signalé que les propositions d’amender certains articles, formulées par le ministère de la Solidarité nationale, notamment la révision du délai (de trois ?* six mois) accordé ?* la mère pour reprendre ou abandonner définitivement son enfant, l’inscription de l’enfant au livret de famille et la possibilité de révoquer la kafala n’ont pas été retenus par les ministères concernés, ?* savoir ceux de la Justice et de l’Intérieur.

            Il reste ?* rappeler que plus de 3 000 naissances hors mariage sont enregistrées chaque année en Algérie.

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            • #7

              Samedi 30 Janvier 2010 -- Près de 3.000 naissances hors mariage sont enregistrées chaque année en Algérie. C'est ce qu'a annoncé jeudi le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale ?* l'étranger, M. Djamel Ould Abbès. Ce dernier qui répondait ?* une question d'un député de l'APN, réunie en séance plénière consacrée aux questions orales, a affirmé que 551 enfants nés hors mariage en 2009 sont pris en charge par leurs mères biologiques et ce ?* la faveur des campagnes de sensibilisation initiées par le ministère. Dans ce contexte, Ould Abbès a souligné que la prise en charge de l'enfant par sa mère biologique est «très important» pour son épanouissement sur tous les plans notamment physique et psychologique. Dans le même contexte, Ould Abbès a évoqué certaines mesures d'accompagnement prises par le ministère de la Solidarité nationale en matière d'assistance sociale et morale au profit de la mère célibataire et son enfant. Le ministère, a-t-il ajouté, a également mis en place des mécanismes pour la prise en charge des mères célibataires et de leurs enfants notamment sur le plan sanitaire, outre des mesures pour bénéficier de programmes de formation et intégrer ainsi la vie socioprofessionnelle afin de pouvoir prendre en charge leurs enfants. Dans le même cadre, le ministre a suggéré l'organisation d'une rencontre parlementaire sur les politiques adoptées en matière de protection sociale au profit des mères célibataires.

              Par ailleurs et dans une déclaration ?* la presse en marge des travaux de l'assemblée, Ould Abbès a signalé que sur 29.000 enfants privés de famille et/ou nés hors mariage durant les dix dernières années, environ 21.000 ont été pris en charge dans le cadre de la kafala par des familles en Algérie et de la communauté nationale ?* l'étranger. 3.000 autres enfants privés de famille sont pris en charge au niveau des centres spécialisés relevant du ministère, la plupart étant handicapés mentaux ou moteurs, a-t-il ajouté. Le ministre a rappelé, par ailleurs, le projet de loi relatif ?* la détermination de la paternité visant ?* garantir l'identité de l'enfant né hors mariage, faisant savoir que ce texte sera examiné cette année en conseil de gouvernement. Ce projet de loi élaboré par le ministère avec la participation des secteurs concernés a pour objectif de garantir une meilleure insertion sociale de ces enfants. Ould Abbès a indiqué, d'autre part, que la question des naissances hors mariage constitue une préoccupation majeure des pouvoirs publics, en ce sens qu'elle concerne la protection et la promotion de la famille comme cadre naturel de reproduction, d'éducation, d'épanouissement et d'intégration.

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              • #8
                Massi Lahoua :


                Mercredi 10 Novembre 2010 -- Le secteur de la santé de la ville de Djelfa est dans le collimateur de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme. Elle dénonce dans un communiqué publié ce mercredi 10 novembre plusieurs cas de disparitions et de morts de nourrissons dans des conditions mystérieuses. «Pas moins de 7 bébés parmi les nourrissons assistés au niveau de l’hôpital du chef lieu de wilaya ont été portés disparus dans des conditions confuses, durant les 9 derniers mois», rapporte le communiqué du bureau de la LADDH de Djelfa. Autre chiffre inquiétant, «14 autres nouveaux-nés sont morts dans les mêmes conditions floues», selon la Ligue qui cite comme source les services pédiatriques de l’hôpital. Le laisser-aller serait la cause principale de ses disparitions, affirme le document. Un autre fait hautement suspect est également signalé contre le service de la morgue du même hôpital. Il s’agit de la disparition de cadavres de nourrissons de cette morgue. «Le lien étroit et la complicité avec le réseau de trafic d’organe de nourrissons au del?* des frontières de la wilaya est nettement établis et avéré», indique la LADDH. Jusqu'ici, le directeur de la santé de la wilaya et les services de l'action sociale se renvoient la balle dans ces affaires, ajoute la Ligue.

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                • #9

                  كشف بيان وقعه مكتب ولاية الجلفة للرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، اليوم الأربعاء 10 نوفمبر، عن تسجيل اختفاء ما لا يقل عن سبعة رضع، في مستشفى الجلفة في ظروف توصف بالغامضة. كما أشار ذات البيان استنادا لمصدر طبي أنه "سجل اختفاء 7 رضع في المستشفى المركزي لولاية الجلفة، في ظروف غامضة، خلال التسعة شهور الماضية".

                  و حسب ذات البيان، "سجل وفاة 14 مولود في نفس الظروف". كما حمل ذات المصدر المسؤولية لحالة التسيب التي يعرفها هذا المستشفى. و أشار مكتب الجلفة التابع للرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، إلى "كارثة" أخرى يعيشها نفس المركز الطبي على مستوى مصلحة حفظ الجثث، حيث أكد اختفاء جثث الرضع منه في نفس الظروف المشار إليها.

                  كما أضاف البيان أن "العلاقة بين هذه الاختفاءات و شبكات الاتجار في أعضاء الرضع الناشطة خارج الولاية بات جلية". مشيرا ذات المكتب إلى أن تبادل التهم الدائر بين مدير الصحة بولاية الجلفة و زميله المكلف بالنشاط الاجتماعي موه حقيقة أرقام وفيات الرضع و المفقودين.

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                  • #10
                    Nina Sellés :


                    Vendredi 3 Décembre 2010 -- Ils commencent leur vie ?* deux dans un berceau et attachés ?* une corde dès qu’ils commencent ?* marcher. Dans la maternité de l’hôpital de Djelfa, où El Watan Week-end est entré, il ne fait pas bon naître sous X. En Algérie, ces bébés, non reconnus pas leurs parents, seraient plusieurs milliers ?* naître chaque année d’après les estimations des associations de protection de l’enfance. Enquête sur ces enfants de la honte que même la société marginalise.

                    «Je m’appelle Amine Karim. J’existe depuis quelques heures ?* peine et déj?* ma solitude me pèse tant… Il fait froid autour de moi, il fait triste. Je cherche en vain le sein de ma mère, ou ?* défaut une main. La salle de l’hôpital de Djelfa, où je me trouve, est pleine. Elle sent le renfermé, l’oubli, la mort. Je m’appelle Amine Karim, un nom passe partout que m’a attribué l’hôpital. Avant même de naître, j’étais prédestiné ?* l’errance. Je suis une tare. Je suis une honte. Le visage hideux de la société qu’il faut cacher… Je suis un enfant né sous X.

                    En Algérie, nous serions ainsi 5.000 ?* naître sans reconnaissance parentale chaque année, contre 849.000 naissances «normales». Un chiffre, d’après les associations de protection de l’enfance, largement sous-estimé. Mais finalement ce n’est peut-être pas le pire. À Djelfa, d’après un communiqué du bureau de la Ligue des droits de l’homme de Laghouat, douze enfants nés sous X seraient morts ?* l’hôpital depuis 2010, la plupart ?* la suite de déshydratations. Les dix-sept qui ont survécu, ou qui sont nés après, resteront dans cette salle d’hôpital jusqu’?* leur placement dans une famille d’accueil. Pourtant, il existe bien un centre d’accueil prévu pour nous accueillir. Il est même fini depuis une année. Le décret exécutif de sa mise en place date d’octobre 2009. Il se trouve ?* quelques rues de l’hôpital. Mais «ils» préfèrent nous garder dans cette salle lugubre, aux vitres cachées par du papier et éclairée d’une lumière artificielle trop crue. Nous sommes dix-sept ?* ainsi commencer notre vie, entassés les uns sur les autres. Les cris des nouveaux-nés se mélangent aux sanglots des plus âgés. Parfois, les voix tonitruantes de nos nourrices, dégoûtées par ce travail, couvrent nos cris.

                    Attaché ?* une corde

                    Hana, 7 jours, partage mon lit. Nous sommes installés tête-bêche : sa tête est orientée de l’autre côté du berceau, et ses pieds, devant mon visage. Les nourrices jugent «plus pratique» de nous installer tous dans cette position. Ici, personne n’a le luxe de dormir dans son propre berceau. Hana vient de vomir. Allongée sur le dos, elle n’a pas encore l’énergie de repousser le vomi qui lui bouche les narines et elle peine ?* reprendre son souffle. Dans la salle, trois nourrices «s’occupent» de nous. Aucune ne s’en rend compte. J’ai un autre colocataire, Mustapha. Il a 17 mois. C’est notre aîné. Il marche déj?* mais il ne peut pas aller bien loin. Les nourrices, nos geôlières, veillent ?* ce qu’il ne franchisse pas la porte de cette maternité qui nous sert de cellule. Il est en liberté surveillée, donc aussi prisonnier que moi.

                    Mustapha se rebelle parfois, curieux de voir ce qui l’attend de l’autre côté de cette porte. Pour calmer toute velléité de découverte, nos gardiennes ont attaché son pied avec une corde blanche aux barreaux du lit. Parfois, il se démène, se révolte, hurle mais ne réussit qu’?* se fatiguer et finit par s’endormir le cœur gros et l’âme en lambeaux. Sarah, elle, est attachée ?* la taille. Elle ne marche pas encore, mais arrive ?* se déplacer ?* quatre pattes et donc, ?* sortir de son lit. Pour l’instant, elle ne comprend pas et se contente de jouer avec la corde et de tourner dans son lit. Au risque de s’étrangler avec un jour. Nous n’avons jamais mis les pieds dans un jardin ni respiré l’air frais. La frontière s’arrête ?* la porte de la maternité. Pour nous tous.

                    Trouvés dans la rue

                    Salim, lui, est né hémiplégique. Il a 9 mois et vit par terre, sur une vieille couverture, au contact du sol bleu, froid et crasseux. Il a quitté, malgré lui, le berceau qu’il partageait avec un gars, plus robuste, plus débrouillard, qui lui volait son biberon, le privait de son repas et lui prenait toute la place. Salim ne pouvait pas se défendre. Faute de solution adéquate, les nourrices ont tranché. «Mettons-le par terre». Il reste l?* toute la journée, dans un silence inquiétant. Si ce n’était ses grands yeux constamment ouverts qui contemplent le plafond, je le croirais mort. À la tête de chaque lit, un petit papier collé avec du ruban adhésif indique le nom et le prénom qu’on nous a donnés, en réalité, ce sont deux prénoms. Plus facile ?* inventer.

                    De toute façon, même les plus chanceux, qui trouveraient une famille d’accueil, ne porteront jamais un vrai nom. À côté, est inscrite la date de ce sale jour où nous sommes venus au monde, ou la date d’accueil, selon le cas. Car si certains sont nés ?* l’hôpital, d’autres ont été trouvés dans la rue. Comme Aniss, 10 mois, déposé au mois de février. On ne sait rien de lui. Juste que les gendarmes l’ont récupéré et que, depuis, il partage notre quotidien. Le mur qui sépare notre salle des chambres des malades est si fin que l’on entend leurs gémissements. Mais si nous pouvons entendre leurs souffrances, eux n’entendent pas les nôtres. Je m’appelle Amine Karim. Je ne sais pas si je survivrai ?* la prochaine grippe, ?* ma prochaine diarrhée, ou ?* ma peine mais ma mère ne s’en souciera jamais. L’Etat non plus. Je n’existe même pas dans les sondages. Pourtant, je m’appelle Amine Karim. Et je suis bien algérien».

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                    • #11
                      Vendredi 3 Décembre 2010 :


                      «Je ne suis pas au courant. Un agent de nos services et une assistante sociale visitent régulièrement les lieux, et personne ne m’a jamais rapporté un fait pareil.» Les enfants attachés ?* une corde dans la maternité de la ville, le docteur Bada, directeur de l’Action sociale de la wilaya de Djelfa, n’en a jamais entendu parler. Curieux. Car même le directeur de la santé de la wilaya et le directeur de l’hôpital n’ont pas nié. Pour le premier, Chibane Khaled, «ce n’est pas notre rôle de nous occuper de ces enfants. Ils dépendent de la Direction de l’action sociale.» Le second, Bouameur Brahim qui vient d’être relevé de ses fonctions, aurait bien, de ses aveux, essayé de déplacer les bébés dans une autre salle et d’inciter les médecins ?* les visiter. «Mais le directeur de la santé me l’a interdit», accuse-t-il.

                      Accusé, le docteur Bada renvoie la faute au directeur de l’hôpital. «La salle est au niveau de l’hôpital, donc elle est sous sa responsabilité. On ne peut interférer dans leur travail.» Quant au décès des douze bébés abandonnés, survenu ?* la suite d’une déshydratation, il est aussi rejeté par chaque responsable, et chacun y va de son explication. «Ils sont arrivés trop tard ?* la pédiatrie», affirme le directeur de la santé. «Je suis médecin, et aujourd’hui on ne peut mourir dans un hôpital par déshydratation (et dans ce cas, on se demande de quoi sont décédés ces bébés, ndlr). De plus, lorsqu’on constate une négligence, on la signale sur les certificats de décès. Ce qui n’est pas le cas pour ces douze nourrissons», insiste le directeur de la DAS en accusant clairement l’hôpital de négligence. Face ?* ces accusations, le directeur de l’hôpital, lui, ne sait que répondre. On comprend ?* demi-mots qu’il ne décide, en réalité, de rien dans son établissement.

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                      • #12
                        Vendredi 3 Décembre 2010 :


                        Existe-t-il des textes de loi protégeant les enfants nés sous X ? Ont-ils un statut ?

                        L’Etat algérien préserve ces enfants. Des institutions sont prévues pour les accueillir. L’Etat doit les nourrir et les protéger jusqu’?* leurs 18 ans, il en est responsable surtout lorsqu’ils ne sont pas placés dans des familles d’accueil. Le droit pénal prévoit des sanctions pour maltraitance. Mais ce n’est pas suffisant. Les enfants nés sous X n’ont aucun statut. En Algérie, il manque une loi qui protège les enfants en général, et les enfants nés sous X en particulier. Ces derniers sont, en réalité, placés dans des pouponnières jusqu’?* l’âge de 12 ans, puis ils sont transférés vers d’autres centres. Mais ?* 18 ans, ils se retrouvent livrés ?* eux-mêmes.

                        Que deviennent ces enfants ?* leur majorité ?

                        Lorsqu’ils ne sont pas placés dans une famille d’accueil, ces enfants, le jour de leurs 18 ans, sont mis ?* la porte. Ils doivent affronter la rue du jour au lendemain. Souvent, ces filles et garçons tombent dans la prostitution et la délinquance. Aucune mesure n’est prévue pour les accompagner ou les intégrer dans la société. Sans nom ni famille, ils se retrouvent dans la rue.

                        L’enfant né sous X a-t-il le droit de connaître un jour l’identité de sa mère biologique ?

                        Non, il n’a pas ce droit. Un enfant né sous X ne connaîtra jamais l’identité de sa mère biologique.

                        La loi sur les tests ADN pour faire reconnaître la paternité encouragera-t-elle les mères ?* garder leurs enfants ?

                        Oui, je pense que cette loi est une grande avancée pour les mères célibataires. Ce projet peut aider aujourd’hui ?* donner le nom du père ?* l’enfant, ce qui encourage les mamans ?* garder leurs enfants. Et surtout, cela préservera la vie future de l’enfant. Même si le père peut toujours rejeter la paternité.

                        Que prévoit la loi lors de la maltraitance des enfants ?

                        La loi est très sévère ?* ce sujet. Les sanctions peuvent aller de cinq ans ?* la perpétuité lorsqu’il y a dommages irréversibles. Cependant, il manque une loi pour permettre ?* toute personne de dénoncer des maltraitances. Même si cette personne est un simple passant ou un témoin.

                        Douze enfants sont morts ?* l’hôpital de Djelfa depuis janvier 2010, dont neuf ?* la suite d’une déshydratation. Les responsables parlent de négligence. Qu’en pensez-vous ?

                        C’est scandaleux. Le médecin, en constatant une négligence, est obligé de faire un rapport. Et puis, douze morts en moins d’une année, cela doit faire l’objet d’une enquête. Les sanctions doivent être sévères. Car ces enfants n’ont personne pour les protéger ou dénoncer leur situation. Ils sont sous la protection de l’Etat. Et ses représentants, tels que le directeur de l’action sociale, doivent assumer leurs responsabilités.

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                        • #13
                          Vendredi 3 Décembre 2010 :


                          Pourquoi il n’existe aucun cadre juridique pour protéger les enfants nés sous X ?

                          Le code de la famille ainsi que les pratiques définissent la base de la société, la famille. La seule famille reconnue est composée d’éléments liés par les liens du mariage, aucun autre type de famille n’est prévu par la loi. À quel genre de statut, de surcroît, juridique, oseraient prétendre des êtres nés en dehors de toute organisation sociale, instituée ? Nés hors mariage, dans un pays où les relations sexuelles ne sont acceptées, hypocritement, bien sûr, qu’entre époux. Ces enfants sont nés d’une relation interdite par la société et la religion.

                          Pourquoi les enfants sont-il stigmatisés, marginalisés dans la société ?

                          Ils sont d’abord occultés. Ce sont des non-êtres. Ils n’existent en aucun schéma social reconnu. Lorsque la société est confrontée ?* sa réalité, elle punit les victimes qu’elle a engendrées. Qui est responsable des relations refusées par elle ? Evidemment pas le géniteur, c’est-?*-dire l’homme qui a eu des relations hors mariage. Lui, il ne sait presque jamais que la relation qu’il a eue avec une femme - ou imposée ?* une femme - a engendré un être vivant. La mère ? Celle qui abandonne son enfant, même culpabilisée, torturée, moralement et psychologiquement, peut se reconstruire, se faire une vie, apparemment «normale». Le seul élément de cette relation qui se retrouve prisonnier de cette situation sera cet enfant conséquence. Cet être est le rappel permanent de l’hypocrisie sociale, il paie pour le non-respect des normes sociales. Qui paiera pour les fautes commises ? Ni le géniteur, inconnu, ni la mère, même identifiée mais cachée. L’enfant porte la responsabilité de ceux qui ont fauté mais sont absents. Pour une fois, ce sont les présents qui ont tort et les absents se protègent !

                          Que deviendront ces enfants «assistés» non adoptés plus tard ?

                          L’Etat s’en occupe jusqu’?* l’âge de 18 ans, plus tard, qui sait ce qu’ils deviennent, jetés dans un monde inconnu qui ne les connaît pas, rejetés par ceux qui les identifient comme enfants illégitimes. Qui accepte de prendre en charge des enfants qui portent les stigmates de la pseudo débauche de ses parents ? Certains s’en sortent, s’ils ont réussi des études, ou ont acquis un métier, ils s’intègrent dans la société comme ils peuvent. Mais le tour n’est pas joué, car lors du mariage, qui accepte d’épouser un homme, ou pire, une femme non conforme aux normes sociales ?

                          Notre reportage ?* Djelfa montre combien, déj?* bébés, ces enfants sont complètement délaissés…

                          Mais posons-nous la question : quels adultes engendrent une société qui rejette des nouveau- nés ? Combien sommes-nous ?* nous intéresser aux conditions de vie et de traitement de ces pauvres créatures, innocentes et complètement démunies ? Ces enfants sont souvent entassés, ?* peine nourris, sans les soins élémentaires exigés. Lorsqu’on développe toutes ces théories sur les conditions psychologiques de la mère, afin de préparer un enfant équilibré dès sa conception dans l’utérus, imaginons les conséquences de leur situation, eux, qui sont non seulement privés de tout mais, en plus, stigmatisés, marginalisés et rejetés. Plus pervers : cela expliquera plus tard, leur rejet, ?* leur tour, de la société et de ses normes. S’ils sont marginaux, délinquants aux yeux de la société, leurs comportements s’expliqueront donc…

                          Les séquelles psychologiques resteront-elles ancrées chez l’enfant ? Si c’est le cas, pensez-vous qu’il faudrait un suivi psychologique ?
                          Les séquelles psychologiques de l’enfant resteront ancrées dans l’adulte qu’il deviendra plus tard. Le suivi psychologique est indispensable, mais jamais suffisant. Seule une prise en charge réelle de ces enfants, par la société, est ?* même de résoudre ces problèmes. Que font les prêcheurs, les religieux, les donneurs de leçons et les bien-pensants pour le sujet ? Suffit-il de condamner afin de masquer leurs propres écarts de conduite ? Combien sont-ils ceux ?* être capables de jurer qu’ils n’ont pas laissé des «traces» dans un corps de femme ? Ces traces ne sont que ces petits enfants rejetés.

                          Quelles mesures préconisez-vous pour mettre terme aux mauvais traitements et négligences de ce genre ?

                          Les responsables doivent être eux-mêmes dénués de préjugés vis-?*-vis de ces enfants afin d’exiger du personnel un bon traitement de ces être innocents. Mettre en place des structures avec les meilleures conditions d’accueil et de prise en charge. Ces enfants nécessitent plus de soins que les enfants des familles socialement reconnues.

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                          • #14
                            Vendredi 3 Décembre 2010 :


                            «L’hôpital est pour les malades. Les enfants n’ont pas leur place dans un hôpital. Ceux qui sont nés sous X doivent être placés, dans la semaine, dans une pouponnière par une assistante sociale. Il y a énormément de familles désireuses d’adopter un enfant. Je ne comprends pas pourquoi ils n’y sont pas placés. Laisser des enfants dans ces conditions est criminel. Il faudrait que les directeurs de l’action sociale de toutes les wilayas mènent une réflexion sur la manière de s’organiser pour placer tous les enfants dans des familles d’accueil et même dans les pouponnières. Ces enfants sont algériens et ont des droits.»

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                            • #15
                              Ali Bahmane :


                              Mardi 7 Décembre 2010 -- Onze nourrissons sont décédés ?* l’hôpital de Djelfa, dont neuf de déshydratation. Leur point commun est qu’ils sont nés sous X, c’est-?*-dire de mères célibataires. Révélée par la Ligue des droits de l’homme de Laghouat et médiatisée par El Watan Week-end du 3 décembre, ces morts n’ont fait l’objet d’aucune enquête judiciaire locale. Le directeur de l’hôpital et le responsable de la direction de l’action sociale (DAS) se sont rejetés mutuellement la balle sur la (ou les) responsabilité(s) de cette tragique affaire. Par ailleurs, les ministères de la Santé et de la Solidarité et accessoirement de la Famille se sont confinés, ?* ce jour, dans un silence inexpliqué, voire troublant. Seule une association, l’Association algérienne enfance et familles d’accueil bénévoles (AAEFAB) a décidé de se constituer partie civile. S’il y a eu des négligences ayant entraîné les décès, elles doivent être cernées par les autorités compétentes et punies selon la loi. La mort de neuf bébés de déshydratation était-elle inévitable ? Des experts médicaux devront se prononcer comme sur les causes ayant entrainé la mort des deux autres enfants.

                              La direction de l’hôpital a-t-elle signalé immédiatement les naissances sous X ?* la DAS et celle-ci a-t-elle assuré le suivi régulier de leur état de santé, en gardant ?* l’esprit de transférer les bébés non malades dans une pouponnière de la wilaya ou des régions limitrophes, s’il n’y en a pas une de disponible ?* Djelfa ? C’est la règlementation qui fixe cette feuille de route et, apparemment, sans préjuger des conclusions d’une éventuelle enquête, celle-ci n’a pas été scrupuleusement respectée. C’est généralement le non-suivi de cette procédure qui est la cause majeure, ?* l’échelle nationale, des décès d’enfants abandonnés dans les structures sanitaires dont le taux reste anormalement élevé. La coordination fait souvent défaut entre les structures sanitaires, les DAS et les pouponnières, celles-ci étant tenues de les prendre en charge jusqu’?* trois mois, âge ?* partir duquel les nourrissons peuvent être placés dans une famille d’accueil, s’il n’ont pas été récupérés, entre-temps, par leur mère biologique, ce qui arrive dans 30% des cas. La question des bébés handicapés reste, elle, lancinante, car les pouponnières où ils sont placés n’arrivent pas ?* les prendre en charge médicalement car non outillées pour cela.

                              De manière générale, les enfants abandonnés ne bénéficient pas d’une attention suffisante des pouvoirs publics, même si des progrès ont été enregistrés ces dernières années. Il manque un texte juridique fort (un statut) qui les aiderait ?* grandir et ?* s’épanouir et surtout les protégerait quelque peu (ainsi que les mères célibataires et les familles adoptives) du regard hypocrite et méchant de la société algérienne. Celle-ci voit toujours les bébés nés sous X comme le fruit du péché et, par conséquent, voués ?* être occultés et dépouillés de toute identité. Des non-êtres ou des sous-êtres. Il y en a 3000 qui naissent chaque année, un chiffre en hausse constante.

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