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Affaire du syndicaliste Mohamed Badaoui :

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    Mercredi 4 Mai 2011 -- Le comité "Badaoui solidarité" envisage de saisir les instances internationales pour statuer dans l’affaire du syndicaliste Ahmed Badaoui, suspendu par la direction générale des douanes depuis cinq ans. «Faudrait-il donc recourir à l’Organisation internationale du travail et au comité des droits de l’homme de l’ONU pour réintégrer Ahmed dans l’ensemble de ses droits : droit à reprendre son travail, droit à être indemnisé de ses souffrances et prégudices, droit à la protection sociale mais aussi droit à la liberté et à la citoyenneté?», s’interroge le comité dans sa déclaration rendue publique ce mercredi 4 avril lors d’une conférence de presse animée au siège de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, aile Hocine Zahouane. Ce sont les prochaines actions qui seront entreprises en l’absence de solutions nationales, affirme aujourd'hui le comité.

    L’affaire Badaoui remonte à 2005. Cette année-là, le syndicaliste est suspendu par la direction des Douanes où il exerçait la fonction d’inspecteur des douanes. «Plusieurs structures syndicales de l’UGTA, dont le syndicat des douanes, se sont défiées (en 2005 ndlr) de la direction de cet appareil jugée acquise au pouvoir. Ahmed Badaoui était le porte-parole de cette initiative qui voulait redonner à l’UGTA l'autonomie et une nouvelle vigueur», rappellent-ils. Quelque huit procès ont été intentés contre lui «pour outrage, diffamation, atteinte à un corps constitué et trouble grave à l’ordre public». M. Badaoui a également été exclu du Conseil national de l’UGTA. Sur les huit plaintes qui ont été déposées par son employeur, Ahmed Badaoui bénéficiera de six relaxes et deux classements sans suite. Mais il ne sera jamais réintégré.

    Plusieurs responsables ont été interpellés sur cette affaire dont ceux des ministères des Finances, du Travail et de la Sécurité sociale. Ahmed Badaoui a lui-même envoyé des missives au Premier ministre et au président de la République. «Nous demandons juste l’application des lois de la République», font remarquer les intervenants. Et d’ajouter : «avant de réviser la Constitution, il faut appliquer les lois qui existent déjà». Une réunion est programmée le 11 mai prochain par le comité "Badaoui solidarité" pour décider des prochaines actions à entreprendre.

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