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Nearly 6,000 immigrants died on the frontiers of Europe since 1988

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  • Jeudi 24 avril 2008 -- Le secrétaire général de la délégation du gouvernement autonome des îles Baléares d’Espagne, Ramon Murray Aguiri, révèle que plus de 13 barques transportant des « haragas » algériens ont amarré dans une des cinq îles des Baléares en moins d’une année. Dans un entretien avec El Khabar, ?* son bureau ?* Majorque. Ramone a précisé qu’il est regrettable de voir que beaucoup de ces haragas algériens sont titulaires de diplômes universitaires.

    El Khabar : Le taux d’inquiétude en Algérie a atteint un niveau avancé du fait de l’augmentation du nombre de haragas en direction de l’Europe, comment le gouvernement espagnol traite-il ce dossier et précisément les haragas qui viennent d’Algérie ?

    Ramon Murray Aguiri : Premièrement, on ne peut ignorer le facteur naturel dans le dossier de l’immigration clandestine, car l’Algérie et le pays nord-africain le plus proche des îles Baléares, notamment Palma De Majorque. C’est pourquoi, si l’Espagne n’est pas l’objectif principal des immigrés, elle est ?* leurs yeux un point de transit. Il y a par exemple des cas d’immigrés clandestins arrêtés chez nous, et qui se dirigeaient vers la France. Quoi qu’il en soit, nous sommes préoccupés car en moins d’une année, nous sont parvenus plus de 13 barques de haragas algériens qui ont démarré, pour la plupart, du port de Dellys dans la wilaya de Boumerdés. Je me souviens qu’une barque est arrivée en avril 2007 avec ?* bord 36 haragas, et ce chiffre nous a surpris. D’après les chiffres qui sont en notre possession, sur un ensemble de 13 barques, 113 immigrés clandestins ont été arrêtés.

    El Khabar : Dans le cas de la découverte d’immigrés clandestins en vie, que leur arrive-t-il ?

    Ramon Murray Aguiri : Il y a deux situations, l’une s’appelle l’expulsion et l’autre le renvoi. Le premier cas concerne ceux qui sont arrivés sur le territoire espagnol et qui y sont restés durant une certaine période, sans papiers. Quant au renvoi, il touche ceux qui sont arrêtés lors de leur arrivée ?* bord d’embarcations. On s’assure de leur identité et de leur point de départ, puis ils sont transférés vers les camps de détention de Valences et Barcelone, et ?* ce moment le dossier est mis entre les mains de la justice qui émet des décisions d’extradition. Les haragas ont le droit d’introduire des recours. Cependant le renvoi ne s’effectue généralement qu’avec l’approbation du Consul de l’Algérie ?* qui nous demandons si la personne concernée est algérienne ou non.

    El Khabar : Quelle partie se charge de leur renvoi et comment les autorités algériennes coopèrent-elles ?* ce sujet ?

    Ramon Murray Aguiri : Normalement, la responsabilité incombe au ministère de l’Intérieur espagnol, mais nous ne traitons pas directement avec les autorités algériennes, car c’est le ministère de l’Intérieur qui se charge de cela. Mais on m’a informé que la coopération algérienne est très utile. Quant aux coûts du renvoi vers l’Algérie, ils sont pris en charge par l’immigré clandestin lui-même, mais ce cas est rare, c’est pourquoi le ministère de l’Intérieur se trouve obligé d’assumer les charges. Quant aux barques ?* bord desquelles arrivent les haragas, elles sont vendues aux enchères, mais il est rare que ces barques arrivent en bon état, car les immigrés les font couler généralement avant d’arriver ?* quelques kilomètres de la côte, ce qui est tragique.

    El Khabar : Est-ce que les enquêtes sur les haragas algériens ont montré l’existence de liens avec les réseaux terroristes ?

    Ramon Murray Aguiri : Dans ce domaine ces enquêtes n’ont pas donné de chiffre exact, mais ces liens sont envisageables. Le harrag peut être une personne qui a des problèmes avec la justice en Espagne et qui a été expulsée et n’a pu revenir légalement, alors elle préfère les barques. Il se pourrait aussi qu’il soit un criminel, c’est pourquoi la loi est stricte sur ce sujet notamment avec les organisateurs de voyage. La loi les condamne ?* une peine d’emprisonnement de 3 ?* 9 ans. Ici par exemple ?* Palma de Majorque, il y a 3 Algériens en prison qui pilotaient les barques, et ils ont été accusés de trafic de personnes. S’ils purgent leur peine, ils seront extradés immédiatement, alors que leur majorité pense que leur situation va être régularisée après la prison. Tout le monde doit savoir que nous ne sommes pas contre l’immigration ou que nous sommes racistes. Ce que nous voulons est qu’ils viennent de manière légale, et que le nombre d’immigrés soit conforme au nombre de postes d’emploi existants. Il est très regrettable de trouver généralement des universitaires parmi les haragas, ces derniers sont une perte pour l’Algérie. Il est vrai qu’il y a un écart de développement, et l’Algérie a suffisamment d’argent contrairement ?* l’Afrique noire.

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    • Mardi 29 Avril 2008 -- « Nous avons saisi les consulats d’Algérie au Maroc et en Espagne ; nous avons frappé ?* toutes les portes sans avoir le moindre élément de réponse. Je voudrais juste avoir la conscience tranquille, le sentiment d’avoir usé de tous les moyens dont je dispose pour retrouver mon petit frère, mort ou vivant », tel était le cri de détresse de Rachid, le frère d’un passager clandestin, rencontré il y’a environ un an. Le 29 août 2006, 11 jeunes, tous natifs de Ghazaouet, ont tenté de traverser la méditerranée ?* bord de leur embarcation de fortune pour regagner les côtes espagnoles, en quête d’un avenir meilleur. Depuis ce jour-l?*, les onze candidats ?* l’immigration clandestine n’ont donné aucun signe de vie. L’hostilité de la météo dont ils n’en tenaient pas compte a choisi pour eux une autre destinée. Leurs familles, qui nourrissaient l’espoir de les retrouver un jour vivants, peuvent désormais faire leur deuil. Les dépouilles des disparus se trouveraient en Espagne, dans une morgue. L’identification des cadavres a été faite grâce ?* une puce de téléphone. En attendant le rapatriement des dépouilles, l’émotion a fortement commotionné les familles et les amis.

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      • April 29, 2008 -- At least ten immigrants of sub-Saharan origin drowned in the sea near al-Hoceima in northern Morocco after their boats sank, Ansa quoted Morocco's Interior Ministry as saying on Monday (April 28th). The ministry said the royal navy rescued 183 immigrants on board three boats. Sixty-nine of them were Moroccan, and the others were from sub-Saharan countries. Since January 2007, authorities have rescued a total of 3,141 sub-Saharans in Moroccan territorial waters. The immigrants are almost all headed to Spain.

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        • Mercredi 30 Avril 2008 -- “L’Algérie représente 1,5% seulement du flux migratoire vers l’Europe”, a déclaré hier, M. Berkouk Mouhand, directeur du Centre des études stratégiques et de la prospective d’Alger, lors de son intervention au séminaire international portant sur le thème “L’Algérie et la sécurité : réalité et perspective”. Mettant un terme aux spéculations, le professeur Berkouk a, par ailleurs, précisé que la plupart des immigrants clandestins sont issus des pays de l’Afrique de l’Ouest et du subsahara.

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          • May 2, 2008 -- Moroccan security forces have stopped more than 700 would-be immigrants in the city of Nador since January 1st, MAP reported on Thursday (May 1st). The list of detainees includes mostly sub-Saharan Africans. Nador is often used as a transit point across the Gibraltar Straits to Europe.

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            • Dimanche 4 Mai 2008 -- Ceux qui pensaient que les haragas qui ont eu la chance d’arriver saints et saufs sur les côtes européennes sont dans une bonne situation se trompent, et ceux qui pensaient trouver en Europe un coint de paradis ont été leurrés. Ce sont l?* les principales phrases des jeunes Algériens ?* Murcie au sud de l’Espagne, lorsque nous leur avons rendu visite ?* l’improviste.

              Le voyage qui nous a mené vers plusieurs villes espagnoles a commencé avec la ville de Palma de Majorque, mais nous ne nous y sommes pas attardés car l’endroit était empli de la réputation d’une « caverne » habitée par des Algériens venus récemment en Espagne ?* bord de petites barques. Chaque Algérien résidant l?*-bas connaissait l’histoire de la caverne et des responsables de la police espagnole nous y ont conduit.

              Nous avons poursuivi notre voyage vers un autre point ?* Murcie, et dans un virage le conducteur a été prié de tourner ?* gauche ?* travers un passage étroit couvert ?* droite par un grillage qui protège une villa abandonnée. L’image était sombre et dramatique, alors que nous traversions la cour longtemps avant de parvenir aux seuls escaliers encore utilisables. Il y avait dans la salle environs trente personnes, mais la plupart ont quitté l’endroit de peur que leurs photos ne soient publiées.

              En réalité le groupe ne voulait pas que l’on transmette leur détresse, jusqu’au moment où s’est élevée la voix de Mourad, 26 ans, qui a déclaré : « Mon frère me téléphone depuis une semaine et il se prépare ?* embarquer en mer… Il faut parler pour qu’il comprenne vraiment que nous vivons une tragédie ». Mourad qui est originaire de Arzew nous disait : « J’ai vu la mort de près et aujourd’hui je vis pire que les chiens et je ne veux pas que mon frère fasse comme moi ».

              Cependant, O. Ismaël de El Amria ?* Aïn Timouchent, se rappelle d’un incident : « lorsque je suis arrivé ?* la plage en compagnie de 14 jeunes, nous avons fuit vers la première forêt et les gendarmes sont venus, la première chose qu’ils ont faite est de prendre le moteur qu’ils ont gardé pour eux ». Il a ajouté : « Sais-tu que nous buvons dans une vielle citerne et lorsque nous nous approchons des maisons espagnoles pour prendre de l’eau, nous sommes violemment chassés », mais sa situation, comme il le dit, est meilleure que celle de beaucoup. « J’ai vu des Algériens qui ont creusé des puits pour y passer la nuit ».

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              • Lundi 5 Mai 2008 -- Une source responsable au ministère des Affaires étrangères espagnol a révélé que des centaines de dépouilles de jeunes Algériens rejetées par la mer sont conservées actuellement dans un service spécial dans la ville d’Almeria.

                El Khabar a essayé de visiter le service et il a reçu l’approbation de sa direction, mais une décision politique de Madrid a empêché cette visite, pour le motif que « la publication de ces photos (celles des dépouilles) pourrait donner l’impression que l’Espagne n’est pas capable de régler ce problème ».

                Selon des sources des A.E espagnoles, des centaines de dépouilles qui seraient celles d’Algériens sont encore conservées ?* la morgue, en attendant une année avant de les enterrer dans des cimetières chrétiens au cas où leurs proches ne se manifesteraient pas.

                Des informations que nous n’avons pas pu confirmer ont indiqué que certaines dépouilles ont été brûlées, car « l’enterrement en Espagne s’effectue en échange d’une somme d’argent versée ?* travers les compagnies d’assurance, et cela ne peut pas s’effectuer avec les dépouilles des haragas dont les proches sont inconnus ».

                Nous avons remarqué que beaucoup d’affiches présentent les photos des haragas disparus, ce qui amène des établissements associatifs ?* demander qu’on leur ouvre le service de la morgue d’Almeria pour s’assurer que des jeunes portés disparus ne s’y trouvent pas.

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                • May 6, 2008 -- 237 immigrants arrived on the coasts of Spain in four small boats yesterday. There were seven children and five pregnant women among this latest wave of travellers.

                  Three of the boats came ashore at Adra in Almer?*a, Motril in Granada, the island of El Hierro, and at San Bartolomé de Tirajana in the south of Gran Canaria.

                  The first boat was spotted at 2pm by a fishing boat close to the island of Alborán. The seven metre Zodiac was 40 miles off Motril when intercepted. The immigrants were transferred to a coastguard vessel and arrived in Motril at 9,30pm last night.

                  All of the travellers are being medically examined before being handed over to the National Police ahead of repatriation.

                  Later 70 immigrants were intercepted on a beach in Adra at 7pm, with the Guardia Civil arriving on the scene as the immigrants were wading to shore. There were seven children in the group including a baby a few months old.

                  And 11 Algerian immigrants were arrested when their boat was intercepted to the SE of Cabo de Gata in Almer?*a.

                  The 77 arrivals on El Hierro were on a Cayuco boat and saw three women, one of them pregnant, and there were five ill travellers in the group of 49 sub-Saharan travellers who were escorted into the port of Arguineguin on Gran Canaria. There were five possible children in the group who will now have a bone examination to establish their age.

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                  • Assia Bensoltane :


                    Mardi 6 Mai 2008 -- Une commission du département des Affaires étrangères compte prendre des dispositions prochainement concernant les émigrés clandestins algériens vivant en Europe. Le Parlement européen signera le 21 mai prochain une directive européenne sur la l’expulsion des émigrés clandestins. La commission du département des Affaires étrangères chargée de la population algérienne vivant ?* l’étranger va, selon une source en charge du dossier, dès le mois de juin prochain, se pencher sérieusement sur la question des émigrés clandestins algérien qui se trouvent ?* l’étranger, notamment en France. En effet, la France est le pays qui reconduit et expulse le plus grand nombre d’Algériens par rapport aux autres des pays d’accueil, selon le Centre de recherches en économie appliquée pour le développement (CREAD), la France totalise près de 50 % de l’ensemble des Algériens devant être expulsés des pays européens.

                    Pour notre ministère des Affaires étrangères, le but de la manœuvre consiste ?* avoir un maximum d’informations sur la population algérienne vivant clandestinement ?* l’étranger. Des jeunes qui, pour la plupart, vivent un quotidien hanté par la peur d’être embarqués par la police et qui, ?* terme, finissent dans un centre de rétention administrative avant d’être renvoyés de force dans leur pays. Selon notre source, le ministère des Affaires étrangères va recourir aux éclairages de chercheurs qui étudient la question afin de connaître les difficultés auxquelles ces Algériens en situation irrégulière font face au jour le jour dans le pays d’accueil.

                    L’intérêt du ministère des Affaires étrangères vient ?* point puisque les conclusions auxquelles il pourra aboutir feront enfin la lumière sur ces migrants algériens en situation irrégulière et qui, par voie de conséquence, subissent une certaine forme de répression. Cette dernière étant le résultat d’une politique de lutte contre l’émigration clandestine, un phénomène qui tend ?* se généraliser ?* travers l’Europe. Cette décision du ministère n’est pas fortuite puisqu’elle interviendra juste après la présentation d’une directive sur l’émigration irrégulière aux parlementaires européens, programmée pour le 21 mai.

                    L’éloignement du continent, une politique européenne

                    Si l’on parle souvent du phénomène des harragas, ces jeunes qui se donnent corps et âme pour rejoindre une terre promise, on se soucie beaucoup moins des réactions que peuvent avoir ces terres d’accueil au regard du flux migratoire croissant qu’elles subissent. Ces jeunes Algériens, qui, dans le cas où ils arrivent ?* rejoindre l’Europe, ne se doutent pas que ce continent qui les accueille a mis en place depuis le début du nouveau millénaire une politique qui vise ?* les renvoyer chez eux tôt ou tard.

                    En réalité, l’Europe est plus que jamais consciente de l’importance que peut avoir une gestion commune et uniforme de l’émigration clandestine. Et pour cause, une politique de lutte contre ce phénomène avec comme objectif d’harmoniser les législations de l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne a été mise en place afin de traiter de la même façon ce qu’ils appellent «la réadmission des immigrés dans leurs pays natal», autrement dit leur éloignement du contient.

                    Depuis 2005, un processus de négociations qui vise l’adoption d’une directive européenne concernant le retour chez eux des ressortissants qui séjournent irrégulièrement en Europe est en cours. Pour preuve, le nombre de laissez-passer délivrés par les consulats algériens en Europe ne cesse d’augmenter d’année en année. Selon les chiffres du CREAD, la moyenne annuelle est de plus de 6 000 laissez-passer pour l’ensemble des pays européens, y compris la Turquie, et ce entre 2002 et 2004. Ce nombre de laisser passer se concentre d’avantage en France, avec une moyenne 23% d’algériens par rapport ?* l’ensemble de personnes susceptibles d’être expulsées.

                    Enfermement généralisé des immigrés sans papiers

                    Ce projet de directive qui sera présenté aux parlementaires européens le 21 Mai prochain, permettra, s’il était adopté, le recours généralisé ?* l’enfermement des migrants en situation irrégulière dans les centres de rétentions administratifs, ainsi que la possibilité de prolonger la durée maximale de détention, qui pourrait aller jusqu’?* 18 mois. Cette directive prévoit même l’interdiction pour les étrangers reconduits dans leurs pays d’origine, de revenir en Europe pendant une durée de 5 ans. Dans le fond, estime le professeur Musette, maître recherche ?* l’université de Bouzaréah, ces dispositions sont déj?* mises en œuvre dans certains pays de l’UE et même dans les pays tiers méditerrané. L’enfermement des migrants en situation irrégulière est souvent adopté sous l’alibi de «menace ?* l’ordre public». La durée de la détention dite « préventive » varie selon les pays, l’Allemagne va déj?* jusqu’?* 18 mois de rétention.

                    Selon un rapport de la CIMADE, une association française qui exerce une mission d’accompagnement des étrangers dans les centres de rétention administrative, il existe aujourd’hui 22 centres de rétention administrative en métropole. Des lieux d’enfermement qui ne sont pas loin de ressembler ?* des prisons, et qui servent ?* retenir dans un espace clos, les sans papiers avant de les faire repartir de force dans leur pays d’origine. La capacité totale des centres de rétention français était de 1 724 places au 31 décembre 2007. Elle atteindra les 1 800 places en 2008 et dépassera les 2 000 en 2009. C’est dire que la France met les bouchées doubles, dans la lutte contre l’immigration clandestine, tout autant que Bruxelles.

                    Selon le professeur Musette, l’union européenne intègre en différents lieux et temps des plans pour freiner l’immigration vers le vieux continent. Et pour cause, Bruxelles vient de présenter son projet sur la «migration circulaire» qui a d’ailleurs fait l’objet d’une large concertation organisée récemment au niveau des experts de la méditerranée. L’union des 27 qui compte parmi sa population d’immigrés, une large proportion de méditerranéens, a integré dans le cadre de ses programmes MEDA I, II, et III, des actions communes dans le cadre de la migration internationale, dont l’enjeux est pour les européens, celui de réduire les flux migratoires en provenance de l’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord vers les côtes européennes. Tout cela signifie selon le professeur Musette, que l’UE veut de cette manière amener chacun des pays tiers ?* accélérer la signature des accords de réadmission et ?* s’inscrire dans des négociations bilatérales pour s’assurer qu’un quota de migration régulière sera respecté.

                    Le chercheur considère que ce projet de Directive européenne, met fin d’une manière implicite ?* toute négociation avec l’Union Africaine et met fin aussi ?* l’attente des pays tiers quant au respect, par les pays de l’UE, de la Convention des Nations Unies de 1990 sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles qui est entrée en vigueur depuis 2006. Dans l’hypothèse que ce projet de directive soit adopté par l’UE, l’Algérie aura selon le chercheur fort ?* faire car elle n’a pas encore engagé les négociations pour un accord global de réadmission avec l’UE ni encore pour le programme dit de « bon voisinage ». Le risque serait élevé pour les ressortissants algériens en situation irrégulière dont on ignore toujours l’ampleur en Europe.

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                    • Nador, May 6, 2008 (MAP) -- Thirty-four sub-Saharan would-be immigrants were arrested on Tuesday morning by auxiliary forces along the coasts of Ouled Amghar (60 km west of Nador), local authorities reported.

                      The 34 people, coming from different sub-Saharan countries, were arrested while they were about to sail aboard a dinghy to leave for the southern coasts of Spain.

                      This brings to 57 the number of sub-Saharan illegal immigrants arrested in less than 24 hours in the same region. On Monday, a total of 23 sub-Saharan would-be immigrants were rounded up in two separate combing operations carried out by Moroccan security services.

                      Since the start of the year, a total of 700 would-be immigrants have been arrested in the region. 98 of them are from Algeria, while the rest are from sub-Saharan Africa.

                      Illegal immigrants use Morocco as a transit country to Europe either through the Gibraltar Strait, the northern Moroccan Spanish-occupied cities of Sebta and Melilia or through the Canary Islands, off Morocco's southern Atlantic coasts.

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                      • Madrid, May 7, 2008 -- Moroccan soldiers deliberately sank a boat containing would be migrants trying to reach Spain, drowning about 30 people, survivors of the incident were quoted as saying by a Spanish newspaper on Wednesday.

                        El Pais quoted "at least five survivors" as saying between 29 and 33 migrants, four of them children, drowned off Al-Hoceima, northeast Morocco, on April 28 after the soldiers punctured their inflatable boat.

                        A Moroccan security source told AFP on Monday that 10 migrants from sub-Saharan Africa had drowned when three vessels sank off Al-Hoceima on April 28. A Moroccan non-government group quoted survivors as saying 36 had died.

                        El Pais said the survivors were taken to the border with Algeria, and Moroccan authorities have tried to cover up the tragedy.

                        Around 70 migrants left Morocco at around 03:00 on April 28 in a bid to reach Spain, the newspaper said.

                        Two hours later, they came across a Moroccan naval vessel and soldiers approached the migrants in a motor launch.

                        "One of the soldiers jabbed a knife into the rubber and told us 'now go to Spain if you want,'" El Pais quoted one of survivors, identified as Campos, as saying in the eastern Moroccan border town of Oujda.

                        "We tried to patch it up and we continued on with difficulty, but I think that we would have made it if they had not returned," said another survivor, Erick O, a Nigerian fisherman who said his wife and three-year-old daughter were among those who drowned.

                        The Moroccan launch returned and a soldier began threatening the migrants with a knife.

                        "We asked them to take us back with them to Morocco because, with the boat in the state it was, it was almost impossible to continue," said Campos. "We begged them to look at our children and babies."

                        A Moroccan officer then took the knife and "punctured the boat four times in different places," following which it sank in a few seconds.

                        Another Moroccan launch came to help the drowning migrants, El Pais said.

                        A Spanish human rights group has said more than 900 would-be migrants died at sea trying to reach Spain in 2007, the majority at the start of their journey close to the coast of north Africa.

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                        • Originally posted by Al-khiyal View Post

                          May 8, 2008 -- The Moroccan navy was accused yesterday of killing at least 29 would-be immigrants bound for Spain by deliberately sinking an inflatable boat.

                          Four children were among those who drowned off the coast of Morocco last month, survivors claimed. Moroccan sailors were said to have stabbed the dinghy with a knife, leaving 70 immigrants in the packed boat to fend for themselves in open seas near the border with Algeria.

                          One survivor, a Nigerian fisherman named only as Erick O, said: "We begged them to look at our babies and children. The soldier stabbed the boat and just watched with his arms crossed."

                          Erick, 31, lost his wife Loveth, 25, and daughter Sandra, three.

                          Sailors from another boat rescued about 40 people and took them back to Morocco. Some crossed into Algeria but have since returned to Morocco.

                          The immigrants, mostly from Nigeria and Mali, had paid traffickers €100 (£79) each to reach Spain. Their boat was intercepted by a Moroccan naval patrol launch on April 28. Erick O told the Spanish daily El Pa?*s: "When this launch reached us a soldier stuck a knife in the dinghy and said: 'Follow us to Spain if you want.'

                          "We tried to put a patch on it and we might have reached Spain if they hadn't come back to stop us."

                          He added: "The launch came back and a soldier had a knife. We asked them to take us back to Morocco because ... it was almost impossible to go on. The captain appeared behind the soldier with the knife and I thought he would reprimand him. But he stabbed [the dinghy] in various points. We were in shock ... people began to shout and cry."

                          Before a crackdown in 2006, thousands of immigrants tried to start a new life in Spain by crossing from Morocco.

                          Immigrant support groups in Spain condemned the alleged sinking of the dinghy. José Miguel Morales, secretary general of Receive, said: "The Moroccan navy appear to be engaged in this kind of dirty work but their government cannot permit them to act in this way."

                          The Moroccan Royal Navy was unavailable for comment.

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                          • Jeudi 8 Mai 2008 -- Le journal Espagnole El Pais a révélé que les autorités Marocaines sont entrain de transférer les immigrés clandestins de nationalités Africaines, qui sont dans ses eaux territoriaux, vers la région d’Oujda, sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc pour les contraindre ?* pénétrer aux territoires algériens.

                            Des immigrés clandestins africains, qui ont survécu au naufrage d’une barque en pneumatique, ont révélé au journal Espagnole qu’ils ont été transportés par une unité militaire vers la ville d’Oujda, près des frontières entre l’Algérie et le Maroc, pour les contraindre ?* pénétrer aux territoires algériens. Des milliers d’immigrés clandestins venus d’Afrique ont déj?* été extradés. Ces derniers ont été contraints ?* pénétrer le territoire algérien, et se refugier dans des camps réservés aux Africains, dans la région de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen.

                            Le journal Espagnole a ajouté, en rapportant de cinq survivants de nationalités Malienne et Nigérienne que des éléments de la marine Marocaine ont, le 28 Avril dernier, perforé une barque qui transportait plus de 70 immigrés clandestins, qui voulaient atteindre les plages Espagnoles. Suite ?* cet acte, entre 29 et 33 émigrés dont quatre enfants sont décédés.

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                            • Gabriele del Grande:


                              May 8, 2008 -- They were undocumented migrants but above all they were inconvenient witnesses. So they were deported and abandoned in a no man’s land, without neither water nor food, along the Algerian border. They are the survivors of the shipwreck which took place on April 28 off Hoceima, on the way from Morocco to Spain, causing the death of 36 people, including two women and four babies. They accuse Morocco’s Royal Navy of having pierced the inflatable boat with which the victims were sailing, making it sink. Rabat denied any responsibility. Fortress Europe managed to reach them by phone, thanks to a member of a Moroccan NGO. The declaration of three of the survivors coincide. The 9 meters long Zodiac, carrying about 80 passengers from Nigeria, Ghana, Cameroon and Mali, departed at 2 o’clock a.m. from Hoceima, 150 km east of Melilla. Five hours later, it was intercepted in high sea. "The military came close - Fred cries on the telephone – and then one of them pierced with a knife the rubber dinghy." Within a few minutes the boat deflates, capsized and sank. People who couldn’t swim immediately drowned. A woman drowned holding her baby tightly to her chest. Not far away another woman and three babies disappeared among the waves. A total of 36 people died. In the meanwhile the boat of Morocco’s Navy went away. They came back only after one hour, with three motorboats which rescued the 42 survivors. They were transferred to the mainland in Hoceima and kept in detention for 48 hours, locked in a room, without neither water and food nor a bathroom. “Then they loaded us on a bus – told one of the Nigerian women who survived – and left us at the border with Algeria, in a no man's land, it was far from Oujda”. After a long march by foot they managed to reach a camp of two hundred deported, amid the woods. “We built shelters for the night with plastic - explains one of them - we live on charity, many are sick." Life conditions are very bad, but coming back to Rabat, after the last raids in the city, is unimaginable. Meanwhile, seven of the 42 survivors died in the camp. They were not able to stand the shipwreck, the pain, the hunger, the thirst and the long march by foot.

                              Piercing an overcharged inflatable boat in high sea, making it sink and causing the death of 36 people, in English is called "multiple murder". But evidently in darija, the Moroccan language, it should be called in some other way, since no newspaper reported the news. For the umpteenth time, no one will pay anything for the lives of the others. It is shameful. And it is even worse considering that 40 motorboats recently purchased by the Moroccan authorities were financed with European funds. It's always the same story. Europe contracts the patrol of its southern borders and closes its eyes on the crimes committed by its new gendarmes.

                              At least 101 migrants and refugees have died during the month of April 2008 at the gates of the European Union. Five men died hidden in the hold of a cargo vessel landed in the Canary Islands; four people lost their lives along the border between Turkey and Iraq, drowned after being thrown into a river by Turkish police during a forced expulsion, and one Eritrean refugee was shot dead under the fire of Egyptian police along the Israeli border. At sea, apart from the 43 victims of Hoceima, 24 people drowned between Algeria and Spain and 24 between Tunisia and Italy, off the Sicilian coast, where in recent weeks a sharp increase in landings were registered, because of the good weather and the delay of the Frontex joint patrolling start.

                              Just in the last week of April over 1,000 migrants arrived in Lampedusa, mainly north Africans and partly Somalis. On April 24 a shipwreck off Chebba, the closest point to Lampedusa on the Tunisian coast, made 23 victims. The day after, another tragedy happened 80 miles south of the island. During the night the Italian coastguard rescued, in Maltese waters, a ship carrying 241 passengers. They were transferred on the motorboats, but during the operations, two men fell into water. The petty officers Federico Nicoletti and Oronzo Oliva did not hesitate and plunged themselves into the water at their own risk, despite the stormy sea. They managed to retrieve them, but unfortunately one of the two migrants died shortly after. An act of courage, which gives honour to the two petty officers, who in fact will soon receive a prize from the Coastguard and from the UNHCR. A gesture which reaffirms the priority of life, in a Mediterranean where migrants are often rejected and sometimes killed, as a few weeks ago in Morocco, as in Greece in 2006, as also in Italy with the carnage caused by the Military Navy corvette Minerva in Lampedusa in 2006 and by the Sibilla off Puglia in 1997.

                              Figures on rescue at sea confirm the effort of the Italian coastguard. 44% of 560 rescue operations at sea carried out during the first six months of 2007 by the Italian coastguard were done in Maltese Sar (search and rescue) waters, “many of whom were born in Libyan Sar waters”, says a note sent to the Foreign Ministry by the Coastguard in the month of October 2007. Maltese authorities do not cooperate. And the Libyans are worthless, as recently, according to indiscretions not yet confirmed, their coastguard would have fired on a migrants boat killing some passengers. Malta has a Sar area as large as Britain, too vast to be patrolled with its own means. Yet Malta will not reduce of one meter its Sar waters, because that area corresponds to a Fir (flight information service) area that fruits to the small State a right of passage for every plane flying over the area. In the meanwhile the start of Frontex joint patrol Nautilus III was again postponed. Malta, Italy, France and Germany are at loggerheads over who should be responsible for migrants saved in Libya's search and rescue area during the mission.

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