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Côte d'Ivoire

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    Merouane Mokdad :


    Lundi 6 Décembre 2010 -- «Des dérapages sont à craindre en Côté d’Ivoire. La question est de savoir si cette crise allait durer ou non. Il faut espérer qu’il n’y ait pas un bain de sang», a déclaré Lakhdar Brahimi, diplomate algérien et conseiller du secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon, invité lundi de la chaîne III de la radio nationale. Il a estimé que tout le monde espérait que les élections présidentielles allaient résoudre la crise qui sévit dans le pays depuis dix ans. «Ces élections vont au contraire relancer la crise. Malheureusement, il faut s’attendre à ce qu’il y ait des morts et des dégâts», a-t- il prévenu. Si la crise dure, elle va, selon lui, affecter toute la région. La situation est rendue complexe par l’existence de problèmes ethniques et religieux. «Le Burkina Faso est très lié à la Côte d’Ivoire. Il y a une interaction entre les sociétés dans les deux pays. Il y a des liens aussi avec la Guinée et le Sénégal», a-t-il noté.

    Il a observé que les problèmes en Afrique de l’Ouest ont commencé avec la guerre civile au Liberia pour s’étendre aux autres pays. «Avec la crise en Côte d’Ivoire, on craint une contagion similaire», a-t-il dit. Malgré sa défaite aux élections, le président sortant Laurent Gbagbo refuse de quitter le pouvoir, en dépit des pressions internationales. Selon Lakhdar Brahimi, tout le monde est convaincu que les résultats étaient en faveur d’Alassane Ouattara. «Il existe suffisamment de moyens pour faire des pressions. En parlant d’une seule voix, le Conseil de sécurité de l’ONU peut imposer des sanctions. On peut arriver à des solutions dans des délais raisonnables s’il y a une détermination de la communauté internationale», a-t-il préconisé.

    Autre dossier évoqué par Lakhdar Brahimi : la situation au Soudan. Il a prédit que le référendum prévu début janvier 2011 au Soudan aboutira à l’indépendance du sud pays. «Ni le Sud ni le Nord ne sont préparés aux conséquences de cette scission. Le Sud n’est pas prêt à s’organiser en Etat et le Nord n’est pas préparé à ce divorce. Et pourtant, le référendum est prévu depuis plus de cinq ans», a-t-il souligné. Pour lui, le Sud et le Nord n’ont rien fait pour encourager les gens du Sud à rester attachés à l’unité du pays. «On peut prévoir un début d’indépendance chaotique au Soudan. La situation tribale est complexe et la région est extrêmement sous-développée. L’argent du pétrole n’a pas été utilisé pour promouvoir un développement conséquent», a-t-il relevé. Selon lui, il faudra du temps pour que le Sud-Soudan soit organisé en Etat qui fonctionne et qui puisse maintenir la paix intérieure et la paix avec ses voisins (six pays). Il a observé que l’Armée du Seigneur en Ouganda déborde souvent au Sud-Soudan et il a noté que les conflits internes au Soudan risquent de «passer» les frontières des pays voisins. S’ajoutent à cela les inquiétudes sur le partage des eaux du Nil. Des inquiétudes fortement exprimées en Egypte, le grand voisin du nord.

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