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Regime change via Western bombing : Libya on the brink

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    • M'hamed Khodja :


      Dimanche 20 Mars 2011 -- Le sommet tripartite de Paris entérine l'option de l'intervention militaire contre Mouammar El-Kadhafi. Comble de l'ironie ou calcul prémédité c'est la Libye elle-même qui donne l'alibi à cette intervention étrangère ! Des pays de l'Union européenne, de l'Union africaine et de la Ligue arabe ont participé à cette réunion initiée par Nicolas Sarkozy à l'Elysée pour étudier les options à prendre après l'adoption de la résolution 1973. Tripoli a joué le tout pour le tout en accélérant la cadence pour reprendre militairement Benghazi. La porte de l'intervention étrangère au Maghreb est grande ouverte par celui qui, paradoxalement, s'est présenté comme le champion de l'anti-impérialisme. Ainsi, le cheval de Troie s'avère être la Libye d'El-Kadhafi au lieu de la région du Sahel. Si cette dernière a été présentée deux années de suite comme le ventre mou de la région et l'alibi idéal pour justifier une intervention dans la région du Maghreb-Afrique du Nord, c'est désormais la Libye qui joue ce rôle peu enviable. Cette dernière a réussi une prouesse diplomatique, à savoir catalyser trois blocs géopolitiques dans l'unanimité anti-Kadhafi. La Ligue arabe et l'Union africaine ont en effet offert sur un plateau à l'Union européenne l'option tant rêvée d'une intervention en Libye. Sinon comment expliquer la présentation par la Ligue arabe associée à la France, à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis du projet de la résolution 1973 ? Comment expliquer également le vote de cette résolution par l'Afrique du Sud et le Nigeria après des tergiversations diplomatiques ? Les dés sont jetés ! Le sommet de l'Elysée est en lui-même une première dans le genre. Y ont participé : le Maroc, la Jordanie, le Qatar, les Emirats arabes unis, l'Irak, le secrétaire général de la Ligue arabe, le président de la Commission africaine, le président en exercice de l'UA, à savoir le Malawi, l'Union européenne, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, la Norvège, le Danemark, la Pologne, les Etats-Unis et les Nations unies. L'hôte de la réunion, le Français Nicolas Sarkozy, espère mettre en place une coalition internationale officiellement pour «apporter un soutien au peuple libyen».

      Quelle sera la nature de l'intervention ? Des frappes ciblées ? Un forcing pour exiger le départ immédiat du colonel Kadhafi et de son régime ? En tout cas, ce dernier ne cesse d'envoyer des signaux contradictoires à la communauté internationale. D'abord, la contradiction dans le verbe. Dans des messages qu'il a adressés à Obama, Sarkozy, Cameron et Ban Ki-Moon, le colonel Kadhafi refuse de reconnaître la résolution 1973, car elle institue, selon lui, l'ingérence étrangère, ce qui aura de graves répercussions en Méditerranée et en Europe. «Vous regretterez toute initiative vous conduisant à une ingérence dans nos affaires intérieures», a-t-il menacé. Le Guide de la révolution libyenne joue également la carte d'Al-Qaïda pour justifier sa position, affirmant que «les Libyens sont prêts à mourir pour moi». Et pourtant, son ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a réaffirmé peu après les avertissements de Kadhafi que Tripoli respectait la résolution 1973, appelant même à l'envoi d'observateurs onusiens pour confirmer le cessez-le-feu. La contradiction dans les faits ensuite. Les forces de Kadhafi ont avancé sur la ville de Benghazi, fief du Conseil national de transition (CNT). Des combats ont eu lieu dans la périphérie de la ville, un bilan provisoire faisait état de la mort de 25 personnes, et de la fuite de milliers d'autres en direction de l'Est.

      Dans cette guerre de l'information, Tripoli a joué à fond la carte de l'intox. Selon le gouvernement libyen, «les gangs d'Al-Qaïda attaquent des unités des forces armées stationnées à l'ouest de Benghazi», a rapporté l'agence officielle Jana. «Ces bandes terroristes ont utilisé des hélicoptères et un avion de chasse pour bombarder le regroupement des forces armées, en violation flagrante de la zone d'exclusion aérienne imposée par le Conseil de sécurité», a ajouté Jana, citant des sources du ministère de la Défense. Plus tard dans la journée, la télévision d'Etat a annoncé le ralliement de l'ancien ministre de l'Intérieur au colonel Kadhafi. Abdelfattah Younes aurait, selon Tripoli, rejoint à nouveau les rangs du Guide. Le président du CNT, Mustapha Abdeljalil, a très rapidement démenti cette information en affirmant que Younes se trouvait toujours à Benghazi aux côtés des révoltés. Ces derniers espèrent une intervention sans délai afin de préserver ce qui reste des acquis de «la révolution populaire libyenne». Mustapha Abdeljalil l'a répété hier sur Aljazeera : «Il y aura aujourd'hui une catastrophe à Benghazi si la communauté internationale ne met pas en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, qui autorisent le recours à la force». La boîte de Pandore est ouverte. Tripoli veut une conflagration régionale, en témoignent les propos du vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaïm. «Si une attaque de l'étranger avait lieu ou une intervention étrangère, ce ne sont pas seulement les Libyens qui se battraient mais vous verrez des Algériens, des Tunisiens, des Egyptiens... Tous, ils prendraient part aux combats sur le sol libyen», a-t-il déclaré hier à la radio BBC4. Pas si sûr que cela !

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      • March 20, 2011 -- Libyan journalist Mohammed Nabbous, founder of the Libya Al-Hurra (Free Libya) webcast, was killed Saturday (March 19th) by sniper fire during the assault on Benghazi by pro-Kadhafi forces. A week ago, Al Jazeera cameraman Ali Hassan al Jaber was slain in an ambush near Benghazi, becoming the first journalist to be killed since the start of the Libya crisis. Also Saturday, Al Jazeera said reporters Loutfi Massoudi of Tunisia and Ahmad Val Ould el-Dine of Mauritania, as well as two of the satellite network's photographers, were arrested by government forces in western Libya.

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              • Hakim Arous et Samia Amine :


                Dimanche 20 Mars 2011 -- Des Algériens rapatriés de Libye manifestent ce dimanche 20 mars devant la présidence de la République pour réclamer l'aide promise par les autorités algériennes. Ils étaient une trentaine, arrivés pour la plupart à bord du bateau Le Tassili 2, affrêté par l'Algérie fin février. Ils disent avoir été complètement abandonnés par les autorités algériennes après avoir tout quitté en Libye suite aux violences qui secouent le pays. «Je suis arrivé avec ma femme et mes quatre enfants. Cela faisait 17 ans que je vivais en Libye. J'avais un commerce, une vie bien. Maintenant je n'ai plus rien», témoigne Yazid. Il tient à la main une lettre du ministère des Affaires étrangères et du secrétariat d'Etat chargé de la communauté algérienne à l'étranger qui demande aux walis de prendre en charge ces familles. «Mais quand je suis allé à la wilaya, on m'a jeté dehors», accuse-t-il. Abderrahim a 23 ans. Il travaillait à Tripoli depuis quatre ans : «Depuis qu'on est arrivé ici, on est à la rue», dit-il. «En Libye, on avait du travail, des bons postes, des appartements. Au Consulat, là-bas, ils nous ont dit : vous serez pris en charge. Mais on a rien vu», ajoute-t-il. «Il y a des familles qui passent la nuit dans la rue. Hier, c’est un policier qui m’a donné de l’argent pour acheter quelque chose à manger», enchaîne un autre. Ces protestataires manifestent à El Mouradia depuis mercredi dernier. «On passe la nuit à gare routière de Caroubier, on vient le matin ici et ils ramènent un bus pour nous emmener à la gare le soir», assurent-ils. Ils disent être plusieurs centaines parmi les rapatriés à n'avoir pas d'autre choix que de se tourner vers l'Etat pour demander une aide.

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                • Merouane Mokdad :


                  Dimanche 20 Mars 2011 -- L’opposition libyenne a accueilli avec soulagement les frappes militaires occidentales contre les positions des mercenaires pro-Kadhafi. Des manifestations ont été organisées à Benghazi à l’est du pays pour saluer la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la création d’une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye. Le Conseil de sécurité se basait sur une décision de la Ligue arabe prise le 14 mars 2011 au Caire. La résolution onusienne autorise également le recours à des bombardements pour neutraliser les moyens militaires du régime de Tripoli. Il ne s'agit donc pas d'une occupation militaire comme ce fut le cas en Irak ou en Afghanistan. Il s’agit d’une opération de prévention, limitée dans le temps, pour protéger la population civile contre les actions de représailles des milices militaires d’El Kadhafi. L’Union africaine a appuyé cette action. À plusieurs reprises, le maître de Tripoli a ouvertement menacé de chercher «maison par maison, rue par rue» tous ceux qui s’opposent à son régime et de les exécuter. Jamais dans l’histoire, un dirigeant n’a tenu un tel langage en public. Fallait-il laisser celui qui dirige la Libye d'une main de fer depuis 42 ans continuer ses massacres ? Fallait-il fermer les yeux sous prétexte que «l’Occident» chercherait à mettre la main sur les richesses pétrolières de la Libye ?

                  Pourtant, Zine Al Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak ont quitté le pouvoir en Tunisie et en Egypte sans que l’ONU décide d’une intervention militaire. Si le colonel El Kadhafi avait accepté de partir comme le lui demande la population depuis des semaines, il aurait épargné à son pays les frappes aériennes et l’humiliation. Il doit assumer, lui et sa famille, les conséquences de son acharnement à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens. Après avoir accusé ses opposants de faire partie d’Al Qaïda, sans doute pour justifier les tueries contre les civils, El Kadhafi accuse aujourd’hui les Occidentaux d’engager «une croisade» contre la Libye. Il utilise donc le même langage que les terroristes qu’il dénonce. Lui qui a déjà une longue histoire avec le terrorisme international.

                  D’autres dirigeants arabes, à l’image de Saddam Hussein, Hosni Moubarak ou Zine Al Abidine Benali ont martyrisé leurs populations pendant des années sans que les pays connaissent un développement réel. Il est tout de même curieux que ceux qui dénoncent «une prétendue» occupation occidentale en Libye se taisent sur les assassinats en masse d’El Kadhafi. Certains tentent même de lui redonner une virginité, de justifier ce qu’il fait même si ses méthodes violent d’une manière claire les droits humains et ressemblent à des techniques déjà utilisées du temps… du colonialisme. Persistant dans sa folie, Mouammar Kadhafi a menacé de riposter contre tout objectif civil ou militaire en Méditerranée. «Les pleureuses», qui se recrutent même dans les travées diplomatiques algériennes, vont probablement trouver des «astuces» pour expliquer d’éventuelles attaques du tyran de Tripoli. N’a-t-il pas ciblé des avions civils par le passé rien que pour assouvir son instinct de vengeance ? Certains semblent avoir la mémoire courte…

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                    • CAIRO, March 20, 2011 (AP) — The head of the Arab League has criticized international strikes on Libya, saying they caused civilian deaths. The Arab League's support for a no-fly zone last week helped overcome reluctance in the West for action in Libya. The U.N. authorized not only a no-fly zone but also "all necessary measures" to protect civilians. Amr Moussa says the military operations have gone beyond what the Arab League backed. Moussa has told reporters Sunday that "what happened differs from the no-fly zone objectives." He says "what we want is civilians' protection not shelling more civilians." U.S. and European strikes overnight targeted mainly air defenses, the U.S. military said. Libya says 48 people were killed, including civilians.

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                        • MOSCOW, March 20, 2011 (Reuters) -- Russia called on Britain, France and the United States on Sunday to stop air strikes against what it said were non-military targets in Libya, saying the attacks had caused civilian casualties. "In that respect we call on countries involved to stop the non-selective use of force," Foreign Ministry spokesman Alexander Lukashevich said in a statement. Lukashevich said 48 civilians were reported to have been killed and 150 wounded in the air strikes, figures that matched those given early on Sunday by Libyan state TV. He said strikes had destroyed a medical facility, roads and bridges. The Western countries say they hit only military targets, including air defences and tanks that were threatening the eastern city of Benghazi. "We believe a mandate given by the U.N. Security Council resolution - a controversial move in itself - should not be used to achieve goals outside its provisions which only see measures necessary to protect civilian population," Lukashevich said. Russia abstained during a U.N. Security Council vote which authorised a no-fly zone over Libya and "all necessary measures" to protect civilians against leader Muammar Gaddafi's forces.

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                          • March 20, 2011 -- The African Union on Saturday (March 19th) called on Libyan authorities to ensure "humanitarian aid to those in need" and the "protection of foreigners, including African expatriates living in Libya". Meeting in Nouakchott for a special ad-hoc panel, the presidents of Mauritania, South Africa, Congo, Mali, Uganda and the AU Commission invited representatives from the Arab League, the Organisation of Islamic Conference, the European Union and the United Nations to gather March 25th in Addis Ababa to "put in place a mechanism for consultation and concerted action" to resolve the Libyan crisis.

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                            • March 20, 2011 -- China's Foreign Ministry on Sunday expressed regret over the multinational military strike against Libya, saying that it did not agree with resorting to force in international relations, Xinhua reported.

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                              • Dimanche 20 Mars 2011 -- Une centaine de réfugiés, dont 66 Libyens, fuyant les troubles en Libye ont gagné l'Algérie dimanche via les postes frontaliers du sud‑est, selon les autorités, qui notent une «nette baisse» de ces entrées par rapport aux semaines précédentes. Huit Algériens mais aussi 13 Soudanais, 3 Italiens, 3 Maliens, 3 Égyptiens, 2 Ghanéens, un Mauritanien et un Nigérian se trouvent parmi ces personnes, selon les mêmes sources citées par l'agence APS. Le nombre de réfugiés affluant de Libye, théâtre depuis samedi d'une intervention militaire sous mandat de l'ONU visant l'arsenal militaire des troupes pro-Kadhafi, est en «nette baisse» par rapport aux semaines écoulées, ont précisé les autorités. Plus de 4.200 personnes, dont environ 550 Algériens sont arrivés dans la wilaya frontalière d'Illizi depuis le 24 février. Près de 3.400 étrangers ont été rapatriés vers leur pays d'origine, soit à partir des aéroports de la région soit depuis Alger.

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