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A right to intervene?

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  • A right to intervene?


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    Abdennour Benantar :


    Samedi 26 Mars 2011 -- Toute intervention militaire internationale suscite plus de questions qu’elle n’apporte de réponses et ce pour diverses raisons. D’abord, menée par une coalition internationale hétérogène, elle est le produit d’importants marchandages motivés par des calculs nationaux entre les acteurs majeurs. Ensuite, parce que les ambiguïtés l’entourent toujours : les objectifs sont rarement clairement définis. À cela s’ajoute l’élasticité de certaines expressions comme celle de «protection de la population civile» (quel modus operandi et quelle durée ?). Et les insurgés sont‑ils toujours considérés comme des civils lorsqu’ils s’attaquent militairement aux forces du régime ? Comment des raids aériens pourraient‑ils toujours éviter de causer la mort de civils qu’ils sont censés protéger ? Enfin, le caractère sélectif des interventions internationales suscite toujours, à forte raison d’ailleurs, des suspicions surtout lorsque les cibles choisies sont riches en pétrole. Cette matière stratégique n’est pas toujours visée en soi –en vue de la contrôler– mais elle rassure les puissances qui interviennent qu’elles seront remboursées pour les fonds mobilisés lors de l’effort de guerre.

    Mais comment la situation pourrait-elle évoluer en Libye ? Trois scénarios peuvent être suggérés. Le scénario souhaité et désiré par les acteurs de l’intervention est celui d’une liquidation endogène de Kadhafi. Ce scénario est à double volet. 1) L’anéantissement des forces de Kadhafi incite son entourage ou des dignitaires du régime à le renverser et/ou à le liquider, et à se joindre à la rébellion en prenant ainsi en charge le pays. 2) L’anéantissement des forces du régime permet aux insurgés de le renverser. Puisque les Occidentaux se méfient plus au moins des insurgés, inconnus pour eux, ils préféreraient que des dignitaires du régime assurent la relève et prennent en charge la transition. Dans les deux cas, ce sont les Libyens qui prennent leur destin en main. C’est donc une manière d’effacer, à posteriori, la contribution décisive de l’intervention. Ce scénario est d’autant plus souhaitable qu’il ne fait pas de Kadhafi un martyr de l’intervention internationale, puisqu’il sera renversé et/ou liquidé par les Libyens et occasionnera moins de victimes que les deux autres. Mais il repose sur le succès des raids aériens, or l’expérience nous enseigne que l’invasion terrestre a toujours été l’acte décisif.

    Le second scénario, intermédiaire, est celui de l’enlisement : l’intervention internationale s’installe dans la durée sans pour autant infléchir la position de Kadhafi. Ce dernier exploite alors cela en affirmant avoir tenu tête à une coalition internationale, non pas parce qu’il est fort, mais parce qu’il a raison. Ce type de discours est mobilisateur dans la région où l’opposition entre force et justice structure le rapport avec les puissances occidentales. Mais ce scénario risque d’être de courte durée car les puissances interventionnistes ne pourront pas soutenir un effort de guerre sans perspective stratégique surtout si le pays bascule dans la guerre civile occasionnant des victimes parmi leurs troupes. Ce scénario est donc moins plausible car l’enlisement signifie une intervention terrestre, une invasion que ces puissances veulent éviter pour diverses raisons (elles ont déjà l’Afghanistan et l’Irak à gérer et n’entendent pas faire de Kadhafi un martyr).

    Situé à l’opposé du premier, le scénario de la guerre civile et de la sécession est lui aussi plausible. Il sera le produit de l’échec de l’intervention internationale et aura pour point de départ le statu quo qu’aura créé l’intervention internationale conduisant à la sécession de la Libye, précipitée par cette intervention. On entend ici par échec de l’opération internationale son incapacité à altérer le déséquilibre des forces et à obliger Kadhafi à opter pour une solution politique. Les raids aériens, destinés à détruire sa machine de guerre pour protéger la population et les insurgés, auront été vains s’ils ne contraignent pas le régime à accepter une solution politique globale, faute d’un renversement total de la situation en faveur des insurgés. En effet, paralyser la machine de guerre de Kadhafi en espérant que les insurgés puissent prendre le dessus et le renverser eux‑mêmes n’est pas si évident que cela. Le risque dans ce cas‑là est double : des acteurs étrangers peuvent s’enliser dans le conflit en livrant des armes aux uns et aux autres ; l’autre risque est l’installation du conflit dans la durée à travers une guerre civile permettant au terrorisme de se sédentariser en Libye comme il l’a fait en Irak après l’invasion américaine. Il faut reconnaître que l’intervention internationale produit aussi de l’insécurité…

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      • #4
        UN is a place for the Strong to Legaly Rape the Weaks.. /..Le droit de la force des

        Regards

        Le droit de la force des «démocraties»

        Juste for info Today Mayote will be officially a frensh department :-), and where is UN? there are bombing Libyia with a mendate pushed by "France" :-)....

        Les Comores, de l'arabe «les îles de la lune», sont un Etat admis en tant que membre par l'Organisation des Nations unies, le 12 novembre 1975. Cette admission stipule expressément que l'Etat comorien est une entité composée de quatre îles, en affirmant le respect de son unité nationale et l'intégrité territoriale.

        Tout cela est contenu dans la résolution numéro 3385 de l'ONU, qui a fermement condamné «l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte par la France» et demandé qu'elle soit réintégrée au sein du pays auquel elle appartient. Bien d'autres résolutions ont réitéré cette demande, comme celle qui a rejeté les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisés à Mayotte par le gouvernement français et qui les a considérés comme «nuls et non avenus». L'ONU a précisé que cela «constitue une violation de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores» et a intimé

        l’ordre au gouvernement français «de se retirer immédiatement de l'île comorienne de Mayotte, partie intégrante de la République indépendante des Comores, et de respecter sa souveraineté». Inutile de rappeler que les gesticulations de l'ONU sont restées sans suite et que la Ligue arabe dont les Comores sont membres à part entière ne s'est pas trop agitée pour autant.

        La France n'est ni l'Irak, ni la Yougoslavie, ni l'Afghanistan, ni la Libye. Pour sévir contre cette dernière, il a fallu quelques heures. A la demande de la France.

        Les Comores attendent sagement depuis 36 ans que justice soit rendue. Inutile, encore, de rappeler ce que valent les décisions des Nations unies en Palestine. Pourtant, on veut nous faire croire que c'est une organisation qui est faite pour assurer le respect de la souveraineté des Etats et faire régner la paix sur Terre.

        Alors que, depuis une vingtaine d'années, les seules résolutions qui sont appliquées sont celles qui déclarent la guerre décidée par les Etats-Unis et ses satellites. Le dire c'est forcer l'évidence, mais c'est justement là qu'il ne faut pas se laisser avoir, par lassitude ou par résignation. D'autant que, même au sein des peuples potentiellement ciblés, s'incruste cette idée que les bombes sont porteuses de démocratie, malgré la tragédie irakienne et malgré le feu qui continue de couver dans les Balkans, après le passage des «démocratiseurs». Les insurgés libyens seront bien placés pour mesurer la chose, eux qui après avoir «volé de victoire en victoire» dans le sillage du démantèlement des troupes de l'armée libyenne, par les bombardements, vont peut-être devoir gérer leur «victoire finale» sur la base d'une légitimité inédite. Pour l'instant, on peut lire sur un site bien algérien des phrases de ce genre : «A présent, on attend des pays occidentaux qu'ils évitent de commettre les mêmes erreurs avec d'autres dictateurs arabes».

        Ou encore des attentes plus pressantes, comme celle-ci: «Partout dans le monde arabe, ces dictatures sont contestées de différentes manières par la population. Les dirigeants de ces pays ne doivent plus bénéficier de l'impunité et de la complicité des grandes démocraties. Les peuples arabes veulent la démocratie. Ils ont montré qu'ils sont prêts à payer le prix fort pour cet objectif. Il faut les aider.» On ne peut se satisfaire de constater les dégâts face à cette euphorie qui déverrouille les pires instincts qui, il y a quelque temps, ne s'exprimeraient pas sous l'hypnose la plus profonde.

        Par Ahmed Halfaoui

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        Les D
        A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
        By: George Bernard Shaw

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