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Les armées arabes face à la révolte des populations

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            Dimanche 24 Avril 2011 -- Le dessinateur de presse Ali Dilem et Khalid Gueddar, dessinateur marocain, espèrent que les révoltes qui ont secoué le monde arabe constitueront "une bouffée d'oxygène" pour la liberté de la presse dans leur pays respectif. "Il y a une soif de liberté qui va créer une offre, une bouffée d'oxygène", pronostique le célèbre caricaturiste du quotidien Liberté, de passage en France à Caen (nord-ouest) pour une rencontre internationale sous l'égide de l'association "Cartooning for peace" fondée par le dessinateur français Plantu. Ali Dilem, 44 ans, en veut pour preuve "la petite ouverture de l'Algérie dont témoigne le dessin de presse aujourd'hui dans ce pays", après les grandes manifestations de 1988, quand les "Algériens sont sortis dans la rue". Depuis, le président "Bouteflika a laissé quelques journaux s'exprimer, ce qui fait qu'il n'a pas la réputation d'un Ben Ali, même si la démocratie n'est pas ce qu'on voudrait qu'elle soit", ajoute le dessinateur qui doit déjà à son métier 58 procès. Aujourd'hui "les gens comptent les mouches que je dessine autour des militaires. S'il y en a une de moins, on m'accuse d'avoir viré de bord", ajoute ce quadragénaire. Ce vent porteur, Khalid Gueddar le perçoit aussi, dans son pays, avec les manifestations qui ont eu lieu au Maroc également pendant le printemps arabe, même si elles ont été de moindre ampleur qu'en Tunisie. "Le roi, sous la pression notamment de la rue marocaine, a fait un geste: il a libéré 190 détenus (dont des détenus politiques). Il y a une volonté de changer. L'espace de liberté va s'élargir", veut croire Khalid Gueddar. De retour depuis neuf mois au Maroc pour y créer son titre, il raconte que les journaux "ont peur" de l'embaucher. En février 2010 le dessinateur qui fait partie des fondateurs en France du site Bakchich a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour y avoir représenté un membre de la famille royale. Il a en outre été licencié des deux quotidiens marocains arabophones pour des raisons similaires. "Il y a trois tabous au Maroc, le roi, et donc sa famille, le Sahara occidental et l'islam. Aujourd'hui on a brisé celui sur le Sahara, demain ce sera le roi et après demain l'islam!" veut croire le caricaturiste. "Pour l'instant, les choses bougent mais on sait pas dans quelle direction. C'est mieux qu'avant c'est sûr mais dans quelle mesure ?", tempère-t-il. Aux dessinateurs de presse de saisir l'opportunité qui se présente, modère aussi Ali Dilem. Car pour lui, c'est avant tout "l'état d'esprit" du dessinateur qui fonde la liberté de son geste, quel que soit le régime. Et si le caricaturiste croit en un nouveau souffle pour le dessin de presse au Mahgreb, il est moins confiant pour l'avenir de ses régimes politiques. "Tout cela peut finir en islamisme", lance-t-il. "Qu'a fait le gouvernement de transition tunisien ? légaliser le parti islamiste tunisien Ennnahda!", regrette-t-il. Khalid Gueddar ne partage pas son pessisme. "La majorité des Tunisiens sont des laïcs", argumente-t-il.

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            • #21

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              • #22

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                • #23

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                    • #25
                      Merouane Mokdad :


                      Lundi 2 Mai 2011 -- «Non, il n’y a pas de printemps arabe. Ce concept est raciste. Comme si les peuples étaient là soumis à des régimes dictatoriaux et attendaient que quelque chose se passe. Ils sont comme tous les peuples. Il y a des similitudes entre des pays arabes et d’autres européens par rapport notamment à l’orientation économique», a déclaré ce lundi 2 mai, Louisa Hanoune, invitée de la Chaîne III de la radio nationale.

                      La secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) a qualifié de «vraie» la révolution en Tunisie. «Une révolution sociale qui a posé la nécessité de se débarrasser d’une dictature qui était soumise à l’Union européenne, au FMI et aux grandes puissances. Une révolution que nous soutenons». Mais, selon elle, «en Egypte, le processus a été contrarié par la prise du pouvoir par l’armée. Dans les autres pays, il y des soulèvements populaires. Il y a des aspirations à la liberté et à la démocratie. Et, en même temps, c’est un mélange avec des plans. Le plan du Grand Moyen Orient. Il n’y a pas de révolution en Libye. C’est une guerre civile réactionnaire», a-t-elle dit.

                      Pour la Libye, elle a affirmé ne soutenir ni le Colonel El Kadhafi ni le Conseil national de transition (CNT, opposition). «Il ne peut pas y avoir une révolution sous l’égide d'une intervention multinationale. C’est un non sens. Le peuple libyen est sous les bombes de l’OTAN. On ne peut pas comparer la Tunisie, la Syrie, le Yémen ou la Libye. Il s’agit de situations différentes. Il y a un plan de partition de l’Africom», a-t-elle relevé. Selon Mme Hanoune, la Syrie, où le régime de Bachar Al Assad réprime les manifestations dans plusieurs villes, est en danger. «Il y a des manipulations», a-t-elle dit.

                      Louisa Hanoune a estimé que la diplomatie algérienne a été lente à réagir après la révolution en Tunisie. «Nous sommes entièrement d’accord sur la position officielle de l’Algérie sur la situation en Libye. Une position contre l’ingérence», a-t-elle déclaré soulignant que les richesses libyennes seraient convoitées par le système capitaliste. «Les grandes puissances vendent les armes à toutes les parties en conflit. La crise du système capitaliste est féroce en ce moment, elles ont donc besoin de relancer l’industrie de l’armement», a-t-elle expliqué.

                      L’intégrité territoriale de l’Algérie est, d’après elle, en danger avec les 900 km de frontières partagées avec la Libye. «Il y aussi des pressions qui s’exercent sur nous pour s’immiscer dans cette guerre. Tout le monde est en train de constater à quoi sert l’ONU, à qui sert cette chose, ce machin qui donne l’aval à toutes les guerres et qui est complètement dépassé. Cela nous fait rire de parler de la légalité internationale», a-t-elle ajouté.

                      Selon elle, Oussama Ben Laden, dont l’annonce de la mort a été faite dimanche soir par le président américain Barack Obama, était un agent de la CIA. «Des responsables de la CIA l’ont annoncé sur des chaînes de télévision. Il y a une crise aux Etats-Unis liée à l’austérité budgétaire que veut imposer Obama. Il a donc besoin de faire diversion. La mort d’Oussama Ben Laden ? Bof ! Cette mort ne va influer sur rien. Al Qaida sera toujours là. Ils ont besoin de cette nébuleuse pour leur politique guerrière», a-t-elle noté. Selon elle, les grandes puissances provoquent des crises pour détourner l’attention.

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                      • #26

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                              • #30

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