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Who will come out on top at the Deauville G8 summit?

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      Sonia Lyes :


      Vendredi 27 Mai 2011 -- Qu’il semble loin ce 24 janvier 2011. Ce jour‑là, le président français Nicolas Sarkozy, en conférence de presse, a été bien embarrassé par une question d’une journaliste allemande sur la disponibilité de la France à accueillir le président Bouteflika s’il était chassé du pouvoir comme Ben Ali. Le président français, visiblement surpris, avait répondu après un peu d’hésitation : «en visite officielle !». «Vous imaginez l’exploitation qui risque d’être faite de ma réponse dans un grand pays comme l’Algérie ?», avait poursuivi le président français. Quatre mois après, le président Bouteflika a bien été accueilli en France. Et dans un contexte bien plus prestigieux qu’une visite officielle : un sommet du G8 consacré aux révoltes et à la démocratie en Afrique. Sur la photo de famille du sommet, le chef de l’État algérien était en première ligne, entre le Français Sarkozy et le Russe Medvedev, et non loin de l’Américain Obama. Lors de la conférence de presse finale animée par Nicolas Sarkozy, le drapeau algérien était bien visible en arrière‑plan.

      Le G8 a décidé d’accorder 40 milliards de dollars pour le printemps arabe et soutenir les nouvelles démocraties arabes, notamment la Tunisie et l’Égypte. Il a également envoyé un avertissement clair aux dictateurs du monde arabe : la Syrie, la Libye et le Yémen. Mais aucun commentaire ni la moindre allusion à l’Algérie, un pays pourtant traversé par une contestation sociale et politique qui dure depuis le début de l’année. Le président algérien se voit ainsi conforté dans sa démarche en Algérie, même si aucune référence directe – ni positive, ni négative – à la situation en Algérie n’est soulignée. En tous cas, on est loin des rappels à l’ordre de janvier dernier quand Washington et Paris exhortaient Alger à ne pas user de «la force contre les manifestants».

      Après la levée de l’État d’urgence, Alger a annoncé des «réformes politiques» et entamé depuis une semaine des consultations avec des partis et des personnalités. Les grandes puissances semblent aujourd’hui vouloir encourager ce processus, malgré les réserves de l’opposition. Pour elles, la perspective d’une transition violente inquiète plus qu’ailleurs. Le pays est un grand producteur de pétrole et Aqmi (Al‑Qaïda au Maghreb islamique) y est bien implanté. Reste maintenant à savoir si le pouvoir algérien, après avoir réussi à atténuer la pression internationale, saura mener les réformes à bon port et saura convaincre de sa volonté d’opérer des changements réels et non de simples modifications des textes qui n’apporteront pas la démocratie.

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