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  • Guest 123
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    Mardi 4 Janvier 2011 -- La première éclipse solaire, partielle, de 2011 a été observée mardi matin à Alger durant près de deux heures et demie, selon des images retransmises par l’ENTV. Le phénomène a commencé à 6 H 43 GMT et pris fin à 09 h 10 GMT. Il a atteint son maximum à 09 H 52, avec un taux de 56,3%. Dans la capitale, le ciel dégagé a permis aux rares habitants équipés de lunettes spéciales d'observer le phénomène. L'éclipse a été également observée à Tamanrasset (30%) et à El Kala (60%). La dernière éclipse solaire partielle en Algérie remonte au 29 mars 2006. La prochaine éclipse partielle se produira le 3 novembre 2013, alors qu'une éclipse totale se produira le 2 août 2027. Cette première éclipse solaire a débuté peu après le lever du jour en Afrique du Nord et en Europe, avec un maximum au nord de la Suède vers 8 H 50 GMT, mais le Soleil ne sera que partiellement caché. Le cône de pénombre créé par la Lune a touché d'abord la surface de la Terre dans le nord de l'Algérie, puis s'est déplacé vers l'est et permettra à la quasi totalité de l'Europe de l'ouest de profiter de l'éclipse partielle au lever du Soleil. Les habitants du Caire, de Jérusalem, d'Istanbul et de Téhéran auront eux aussi la possibilité d'observer l'éclipse. L'éclipse sera ensuite visible depuis la Russie centrale, le Kazakhstan, la Mongolie et le nord-ouest de la Chine, des régions du monde où son apparition correspondra au coucher du Soleil. Elle s'achèvera lorsque la pénombre quittera la Terre, à 11 H 00 GMT.

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  • Guest 123
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    Selma Benabdelkader :


    Dimanche 31 Octobre 2010 -- Le festival international d’astronomie populaire a ouvert ses portes hier au palais de la culture Malek Haddad. Astronomes, professionnels et amateurs, ainsi que curieux d’astronomie, se sont donné rendez-vous jusqu’au 1er novembre. De la ville des Ponts, cette grande kermesse, organisée par l’association Sirius d’astronomie, offrira à tous, grands et petits, le plaisir de découvrir, par soi-même, la beauté de l’univers. De plus, de nombreuses agences nationales spatiales et d’astronomie, à l’image de l’agence spatiale algérienne (ASAL), le centre technique spatial d’Arzew (CTS), le centre de recherche astronomie astrophysique et géophysique de Bouzareah (CRAAG), et l’office national de la météorologie (ONM), seront au rendez-vous pour montrer aux visiteurs leur travail. Plusieurs clubs et associations algériennes d’astronomie sont venus partager également leurs réalisations et leur passion avec le public.

    Ce festival international, qui coïncide avec la célébration de la semaine mondiale de l’espace, accueille aussi des associations astronomiques étrangères: l’Union arabe d’astronomie et des sciences de l’espace (AUASS), la Société astronomique de France (SAF), la Société tunisienne d’astronomie, et bien d’autres. Un programme varié, consistant en conférences, films, animation et ateliers, est attendu durant cette manifestation scientifique, dont le thème «Notre galaxie, la voie lactée», a été choisi, précise le comité d’organisation, «au vu du regain d’intérêt que suscite notre galaxie pour les chercheurs et le flot de nouvelles découvertes concernant sa structure, composition et évolution». L’exhibition internationale TWAN d’astrophotographie est aussi prévue, ainsi qu’un concours du meilleur astronome algérien 2010.

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  • Guest 123
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    Dimanche 18 Avril 2010 -- Le grand concours scientifique «Cirta Science III» initié par l'association d'astronomie «Sirius», «Echaîîri» , a connu hier son épilogue. Trois élèves, Hikmatallah Salmania (1ère AS) du lycée Houari Boumèdiene, Meliani Drifa (2ème AS) du lycée Tewfik Khaznadar et Hichem Abderaouf (3ème AS) du lycée Benbadis, parmi les cinq cents candidats qui avaient pris part aux deux phases éliminatoires, les 13 février et 6 mars derniers, ont été primés, lors d'une cérémonie qu'a accueillie l'auditorium de l'université des sciences islamiques Emir Abdelkader. Selon le professeur Djamel Mimouni, enseignant au département de Physique à l'université de Constantine et président de l'association, les trois lauréats se rendront «très prochainement en visite scientifique en Afrique du Sud. Ils découvriront le SALT, le plus grand observatoire astronomique de l'hémisphère sud de notre planète, sur le plateau du Sutherland, près de la ville de Cape-Town».M. Mimouni, également vice-président de l'Union arabe d'astronomie et des sciences de l'espace, ajoute qu' «il s'agit d'un événement à caractère scientifique et éducationnel de grande portée. Ce concours a pour but de générer une dynamique nouvelle au niveau de la jeunesse, ainsi qu'un esprit d'émulation pour la science en général, et l'astronomie en particulier, au sein des établissements de l'enseignement secondaire d'une manière toute particulière».

    Quant au trio des heureux élus qui étaient «submergés de joie» à l'annonce des résultats, ils soutiennent que «c'est la première fois que nous nous voyons récompensés pour tant d'implication, un travail dans lequel nous nous sommes sentis si concernés pendant toute la durée du concours. Nous allons découvrir un lointain pays dont nous ignorons pratiquement tout. C'est donc là une occasion des plus propices afin de mieux nous imprégner de cette science et connaître un beau pays, en sachant que ce succès nous emballe d'enthousiasme et de curiosité pour une science qui restait tout à fait mystérieuse pour nous». Rappelons que cette manifestation est à sa troisième version. En 2008 et 2009, les trois lauréats du concours se sont rendus respectivement aux centres spatiaux européens d'Amsterdam (Hollande) et de Francfort (Allemagne), et à Shanghai (Chine populaire) où ils avaient pu notamment observer la plus longue éclipse solaire totale du siècle, le 22 juillet 2009. Le professeur Mimouni «remet sur le tapis l'enjeu du concours 2011, avis est donc lancé aux amateurs afin de se préparer au mieux et décrocher les premiers prix».

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  • Guest 123
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    Des astronomes dans l’ombre

    De nombreux lettrés kabyles ont rédigé des traités d’astronomie. Celui d’Ash Shellati (XVIIIe siècle) est sans doute le plus important. En ce qui nous concerne, ce dernier ouvrage nous a permis, plus que tout, de lever le voile sur les travaux de plusieurs astronomes de Béjaïa, restés jusqu’alors dans l’ombre. Actuellement, ce qu’on reproche le plus à ces astronomes, c’est de s’être limités à la fonction purement utilitaire de l’astronomie (calendriers, orientation, etc.) et d’avoir reproduit, sans aucune originalité, les travaux de leurs ancêtres. Muhammed ash-Shellati a rédigé vers 1778 un traité d’astronomie intitulé Ma’alim al-Istibsar (4). Il s’agit d’un commentaire du traité de l’astronome marocain as-Susi (mort en 1679), continuateur d’Abi Miqra (XIVe siècle). Ash-Shellati écrit : « J’ai intitulé mon livre Ma`alim al- Istibsar ». « Merci à Dieu... ». Il précise ensuite son objectif : « Un ouvrage utile pour les débutants comme moi, une clé permettant d’accéder à l’ouvrage d’as-Susi, mais également d’éclairer des points abandonnés ou ignorés (par as-Susi). »

    L’une des particularités de cet ouvrage est qu’il permet de répertorier les différents événements astronomiques (étoiles nouvelles, comètes, éclipses, etc.). Ainsi, Ash Shellati rapporte que, vers la fin du mois d’août de l’année 1769, est apparue une comète avec une très longue queue dans la constellation du Taureau et qui changeait de position au fil du temps. Il s’agit certainement de la comète C/1769 P1, observée également à Paris au même moment. De plus, il mentionne l’apparition d’une deuxième comète, peu de temps après, observée, cette fois-ci, dans la direction du pôle Nord céleste.

    Au XIXe siècle, l’année julienne, en retard d’une dizaine de jours sur l’année grégorienne, était toujours en usage en Afrique du Nord. Elle était utilisée pour tout ce qui concerne l’agriculture et les occupations journalières, et l’on employait l’année lunaire pour sa chronologie. De nombreux traités expliquent comment passer de l’une à l’autre. Grâce à eux, les lettrés locaux pouvaient fixer exactement cette concordance et concevoir des calendriers de l’année julienne. La découverte en 1994 par l’association Gehimab d’Afniq n’Ccix Lmuhub (Bibliothèque savante de manuscrits de Cheikh Lmuhub) à Tala Uzrar (Béni Ourtilane), permet aujourd’hui d’avoir une meilleure idée sur les connaissances en astronomie qui étaient à la disposition des lettrés locaux (5).

    De nombreuses familles de Béjaïa possèdent des bibliothèques de manuscrits par héritage. Mais on sait, par expérience, que les Kabyles tiennent beaucoup à leurs vieux documents de famille. Du coup, de nombreux ouvrages et documents, qui pourraient servir l’histoire de cette glorieuse cité qu’est Bougie, restent encore à ce jour dans l’ombre. Au début du XXe siècle, l’astronomie moderne fait son apparition dans les montagnes de Kabylie. En effet, c’est à l’âge de 25 ans, après un passage de deux ans à l’université Zaytouna de Tunis, que Mulud-al-Hafidhi (1880-1948) rejoint l’université d’Al-Azhar au Caire où il réside durant 16 ans. Il regagne Béni Hafedh vers 1922 et enseigne alors dans plusieurs zaouïa (Illula, Tamokra...). Il y élabora le calendrier hégirien annuel et se chargea de l’annonce du début et de la fin du mois de Ramadhan en se basant sur ses propres données scientifiques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages.

    Notes :

    (1) Gubrînî, Unwân al-Dirâya fî man Urifa min al-Mi’a al-Ssâbi’a bi-Bijâya, édité par A. Nouihad, Office Traduction et de Publication, Beyrouth (1969).

    (2) David A. King, An overview of the sources for the history of astronomy in the medieval maghrib, 2e Colloque maghrébin sur l’histoire des mathématiques arabes, Tunis (décembre 1988).

    (3) D. Aissani, Bougie à l’époque médiévale : Les mathématiques au sein du mouvement intellectuel, IREM de Rouen Ed. (1993), 112 pages. ISBN : 2-86239-049-6.

    (4) D. Aissani et M. R. Bekli, Le Traité Ma`alim al-Istibsar de l’Astronome ash-Shellati (XVIIIe siècle), Proceedings du Printemps de Cirta Eclosions Mathématiques et Philosophiques”, Département de Mathématiques Editions, Constantine, 2009, p. 1-14.

    [5] D. Aissani et D. E. Mechehed, Manuscrits de Kabylie, Catalogue de la collection Ulhabib, C.N.R.P.A.H. Ed., Alger, 2009, 200 pages.

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  • Guest 123
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    Bien avant Galilée

    Bougie était célèbre par le niveau de son école. De nombreux astronomes célèbres y ont vécu et travaillé à l’époque médiévale. Les débats y étaient intenses. Citons un exemple de controverse : dans la classification faite par deux savants de Bougie, l’astronomie n’est pas intégrée à la même discipline ; pour Ibn Sab`in l’astronomie fait partie de la physique tandis que pour Ibn Khaldun, elle appartient aux mathématiques. Quelques connaissances et concepts de l’astronomie, profondément ancrés dans les esprits de cette époque et véhiculés au quotidien, nous donnent une idée du haut niveau d’instruction. Par exemple, dès le XIIe siècle, de nombreux lettrés de Bougie étaient convaincus de la sphéricité de la Terre et de l’énormité du Soleil (Ibn Sab’in, Ibn Khaldun, Ibn Sa’id, al-Gubrini et d’autres).

    Par ailleurs, les instruments astronomiques ont atteint le haut degré de complexité et de perfectionnements que nécessite toute spécialisation. À Bougie, de nombreux spécialistes, tel al-Burji (1310-1384), assurent l’élaboration de ces instruments. Selon le témoignage d’Al-Idrisi (1100-1166), célèbre géographe du roi normand Roger II de Sicile, il y avait à Bougie toute une industrie «d’étranges et exceptionnels appareils».

    Parmi les réalisations de premier plan qui ont marqué la ville, citons les observations astronomiques d’Abu l’Hassan Ali et l’établissement de tables astronomiques par Ibn Raqqam (3). L’astronome marocain Abu l’Hassan Ali, originaire de Marrakech et grand voyageur, « a ajouté aux connaissances qu’il avait acquises celles des plus savants hommes des seules contrées où les sciences fussent alors cultivées avec succès ». Il s’exprime ainsi : « Nous avons écrit en encre rouge les noms des villes dans lesquelles nous avons été, et dont nous avons observé nous-même la latitude. »

    De par son propre témoignage, nous savons qu’Abu l’Hassan (mort en 1262) se livra à des observations astronomiques à Bougie. Il observa la hauteur du pôle et détermina la longitude et la latitude de la ville (36° 5’). Il effectua le même travail, avec une précision bien supérieure à celle des anciens, pour 40 autres villes de l’Andalousie et de l’Afrique septentrionale. Il consigna ses observations dans un ouvrage magistral Jamiou al- Mabadi wa l’Gayiat fi `Ilm al-Miqat (Collection des commencements et des fins). Ce traité est divisé en quatre parties : la science du calcul, l’utilisation des appareils, et les études pour acquérir connaissance et puissance créative. L’ouvrage fut traduit partiellement au XIXe siècle par J. J. Sedillot, orientaliste et astronome français, qui affirme que « ce traité est le plus complet qui ait été composé sur ce sujet par aucun astronome de la nation musulmane ». L. A. Sédillot achèvera l’œuvre de son père en effectuant la publication, en 1841, du Mémoire sur les instruments astronomiques des Arabes.

    C’est en 1266 que l’astronome Ibn Raqqam (mort en 1315) quitte son Andalousie natale pour se rendre à Béjaïa et s’y initier à l’astronomie. Vers 1280, il composa son célèbre ouvrage al-Zij al- Shamil fi Tahdib al-Kamil suivant la tradition de l’école initiée par le célèbre astronome andalou Arzachel (mort en 1100). Cet ouvrage comprend trois parties : la première est un abrégé du traité Al-Zij al-Kamil fi at-Ta`anim d’Ibn al-Haim (composé vers 1205-1206). La deuxième partie est une production d’Ibn Raqqam lui-même. Quant à la troisième partie, elle est consacrée aux tables astronomiques (Zij) permettant de prédire différents événements célestes (les éclipses, les passages des planètes...). Il serait intéressant par la suite de vérifier si ces tables conviennent vraiment à la latitude de Béjaia. Une copie de Al-Zij al-Shamil est répertoriée sous le numéro 249 au musée al-Kindili (Istanbul).

    Plusieurs lettrés qui ont vécu à Bougie étaient versés en géographie. C’est le cas d’Ibn Sa’id al-Magribi (1214-1286) qui a composé un ouvrage de géographie en se basant sur les traités de Ptolémée, d’al-Idrisi, d’Ibn Fatima et d’al- Khawarizmi. Il fit accompagner les lieux les plus importants de leurs longitudes et latitudes. Ce qui le distingue de ses semblables est l’intérêt qu’il porte à l’Europe et aux pays non musulmans. L’oeuvre d’Ibn Sa’id semble avoir eu un impact très au-delà de la région. En effet, plusieurs chapitres de l’ouvrage d’Abu al-Fida’ (1271-1331), largement inspirés de celui d’Ibn Sa’id, ont été traduits et publiés en Europe.

    Le métaphysicien Ibn Sab’in (1216-1270), disciple du grand astrologue al-Buni (m. 1225), est célèbre pour avoir répondu aux questions philosophiques que l’empereur Fréderic II de Hohenstaufen avait adressées au sultan almohade al-Rashid. Lors de son séjour à Béjaïa, il a composé un ouvrage sur l’utilisation de la Zayriya (instrument pour l’astrologie inventé au Maghreb au XIIe ou XIIIe siècle). Sous la forme d’un tableau circulaire, la pratique de cet instrument nécessite une bonne connaissance en astronomie.

    Le célèbre philosophe catalan Raymond Lulle (1232-1316), adepte de l’astrologie, a effectué de nombreux voyages à Bougie. Il y aurait étudié les mathématiques vers 1280. C’est cependant son voyage de 1307 qui va être remarquable car, à cette occasion, eut lieu la seule discussion méthodique de Lulle avec un savant musulman dont il reste un compte-rendu. Cette discussion n’aura été possible que grâce à la bonne volonté des Uléma. Les travaux de Lulle à Bougie demeurent cependant difficiles à appréhender. Il semble qu’il ne se soit intéressé sérieusement à des travaux musulmans « que sous l’influence d’une certaine tendance missionnaire intellectuelle ». D. Urvoy considère que son univers scientifique va être dominé essentiellement par deux aspects qui peuvent sembler sans liens : l’importance des techniques maritimes, et surtout cartographiques, en Catalogne, d’une part, et un attachement important à l’occultisme (dont la pratique va se développer au XIVe siècle), d’autre part. De fait, Lulle va se limiter en mathématiques aux problèmes des figures spéculatives et, en astronomie, à la nature des corps célestes et aux jugements astrologiques.

    Ibn Khaldun (1332- 1406), grand historien et philosophe maghrébin, enseigna à Béjaïa en 1365 et 1366. Dans ses écrits, il nous fournit de précieuses informations sur la transmission de la connaissance astronomique depuis l’Antiquité jusqu’à son époque. Imprégné par les idées de Ptolémée, Ibn Khaldun a montré dans Les Prolégomènes un niveau élevé de savoir en astronomie. Fidèle au dogme aristotélicien, il place la Terre au centre du monde (géocentrisme), et reprend en gros l’idée des huit sphères cristallines (celles des planètes, de la Lune, du Soleil et des fixes), des cercles excentriques et des épicycles. Cependant, il s’interroge sur leur véritable existence. Rappelons qu’un autre savant de Bougie, le cosmologiste Ibn ‘Arabi (1165-1240), expose un système différent du précédent (3). En plus des huit sphères cristallines, il ajoute une neuvième, la sphère environnante. Cette dernière, animée d’un mouvement de rotation (24 heures), entraîne avec elle toutes les autres sphères. Ainsi le mouvement de chaque sphère se décompose en deux : un qui lui est propre, appelé mouvement naturel, un autre qui lui est imposé.

    Ibn Khaldun a consacré dans les Prolégomènes deux chapitres au problème des conjonctions de Jupiter et de Saturne. Concernant la forme de la Terre, Ibn Khaldun dit : « Dans les livres des philosophes qui ont pris l’univers pour le sujet de leurs études, on lit que la terre a une forme sphérique. » Toutefois, la sphéricité de la Terre était une idée admise, non seulement par Ibn Khaldun, mais aussi par de nombreux savants de Bougie, tel Ibn Sabin, bien avant Galilée. Un autre géographe important est l’amiral ottoman Piri Reis (1470-1554). Arrivé à Bougie vers 1495, c’est depuis cette ville qu’il part en expédition chaque été. La plus remarquable de ses oeuvres est la carte géographique du monde qu’il a établie en 1513 (peu de temps après la découverte de Christophe Colomb en 1492) et qui comporte, entre autres, les côtes de l’Amérique latine et de l’Afrique occidentale.

    D’une très grande exactitude, cette carte montre que la technique de cartographie était très avancée à cette époque. Un peu plus tard, en 1521, il rédige un ouvrage intitulé Kitab-i-Bahriye (Le Livre de la Marine), qui comprend des descriptions et des dessins de la Méditerranée (villes et pays côtiers), ainsi que des informations sur les techniques de navigation et sur des sujets connexes, tels que l’astronomie nautique. Ses séjours lui permirent d’obtenir des informations précieuses grâce à ses discussions avec les captifs portugais et espagnols, dont certains avaient participé aux expéditions de Christophe Colomb. Rappelons qu’à cette époque les armateurs bougiotes pratiquaient la course (piraterie) avec beaucoup d’audace.

    Suite à l’envahissement de Bougie par les Espagnols, en 1509, tous les établissements et les monuments de cette ville furent ruinés (la bibliothèque royale, les majestueuses mosquées, les prestigieuses écoles, les palais ornés d’arabesques et de mosaïques). Ces tragiques événements entraînèrent la mort de nombreux savants et la perte de leurs travaux. Les survivants de ce désastre se réfugièrent dans les montagnes environnantes de Kabylie. Du coup, des zaouïa (institut d’enseignement religieux et scientifique), autrefois peu connues, prirent de plus en plus d’importance. L’une d’elles se trouve à Akbou (Béjaïa). Selon certains témoignages, elle serait la première des zaouïa à caractère scientifique qui se sont développées en Algérie durant trois siècles consécutifs ; elle a permis, entre autres, la diffusion de l’astronomie et de l’arithmétique.

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  • Guest 123
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    Djamil Aissani et Mohamed Réda Bekli :


    Samedi 6 Mars 2010 -- Située au cœur de l’espace méditerranéen et ancienne capitale du royaume hammadite, la ville de Béjaïa (Bougie, Bugia, Bgayet, Buzzea) - qui donna son nom aux petites chandelles et à partir de laquelle les chiffres arabes allaient être popularisés en Europe - fut, à l’époque médiévale, l’un des centres culturels et scientifiques les plus dynamiques du Maghreb. Elle était le pôle d’attraction de l’élite intellectuelle (musulmane, chrétienne et juive) qui venait y poursuivre des études, débattre des idées, faire des recherches et des observations astronomiques (1). Après la destruction de la ville par les Espagnols, au début du XVIe siècle, le relais, dans le domaine de l’astronomie, est assuré par la province. C’est l’épopée des zaouïa ou instituts de la Kabylie.

    Des traités sont rédigés qui permettent aux lettrés locaux de transmettre le savoir. Le niveau de connaissances de ces lettrés du XIXe siècle, ainsi que leurs pratiques, peuvent être appréhendés en analysant le contenu de la Bibliothèque savante de manuscrits de Cheikh Lmuhub, exhumés en 1994. Les pratiques anciennes perdureront jusqu’à la formation des premiers astronomes contemporains au début du XXe siècle. La prédiction de l’apparition des croissants lunaires, l’orientation (direction de La Mecque), ainsi que la détermination des instants de prières ont de tout temps constitué la préoccupation majeure des musulmans. Or, les heures des prières, par exemple, sont en relation directe avec la hauteur du soleil, et varient suivant la latitude du lieu et la déclinaison du soleil.

    La pratique de l’astronomie était donc nécessaire, et de nombreux instruments d’observation portatifs (astrolabes, cadrans solaires) furent fabriqués et développés. On verra même naître au XIIIe siècle une discipline distincte, Ilm al-Miqat (la science des moments déterminés), qui s’occupe uniquement des prescriptions religieuses liées à l’astronomie. Les travaux sur l’astronomie dans les pays de l’Islam débutent au IXe siècle en Orient (Syrie, Irak), avec la traduction de l’Almageste de Ptolémée, célèbre astronome d’Alexandrie au IIe siècle. Dès le Xe siècle, cet ouvrage est connu au Maghreb, en particulier à Kairouan. Dans cette importante ville de l’Ifriqiya (ndlr : actuellement la Tunisie), fondée en 670, ont vécu un grand nombre de scientifiques.

    On peut citer le célèbre astronome et astrologue Ibn Abi Ridjal (m. 1040), connu en Europe sous le nom d’Albohazen (ou Aben Rajel) (2). Il aurait assisté à des observations astronomiques faites à Baghdad en 989. Son principal ouvrage, Kitab al-Bari fi Ahkam al-Nudjum (L’Ingénieux en astrologie judiciaire), fut traduit en castillan pour le roi Alphonse X (vers 1254), et de là en latin, en hébreu, en portugais, en français et en anglais. Ce remarquable ouvrage a joué un rôle important dans la diffusion de l’astronomie et de l’astrologie musulmanes en Europe. Suite à l’attaque des Hilaliens et à la ruine de Kairouan en 1057, l’élite savante de cette ville, et de l’Ifriqiya en général, est allée s’établir à Mahdia (Tunisie), la nouvelle capitale du royaume ziride, et à la Qal‘a des Béni Hammad (près de M’sila, en Algérie). C’est à Mahdia que travailla le grand astronome Abu l’Salt Umayya, qui rédigea au début du XIIe siècle un traité d’astronomie et une Risala fi `Ilm al-Asturlab (Traité sur l’usage de l’astrolabe). Cependant, suite à la menace toujours incessante des Hilaliens, c’est en 1067 que le prince al-Nasir transfère la capitale du royaume berbère des Hammadites de la Qal`a vers Béjaïa.

    Cette ville profita ainsi de l’exode de l’élite savante de la Qal’a, parmi laquelle de nombreux mathématiciens. Elle fut dotée de beaux monuments et récupéra aussi des œuvres d’art provenant de la Qal’a. Elle devint alors une cité florissante. Plus tard, la Reconquista chrétienne, qui mettra un terme à la civilisation musulmane andalouse, va favoriser l’immigration de nombreux savants andalous à Béjaïa, parmi lesquels de nombreux astronomes et mathématiciens venus de différentes villes, notamment de Murcie, Séville, Valence et Jativa. En plus des facteurs déjà cités à l’origine de l’arrivée de l’élite savante à Bougie, cette ville, avec son port très actif, avait la particularité d’être un point de passage obligé sur la route Occident-Orient, notamment pour l’accomplissement du pèlerinage de La Mecque ou pour poursuivre des études.

    Par ailleurs, la tolérance et le dynamisme des princes de Bougie, ainsi que la qualité des relations officielles nouées avec les républiques chrétiennes méditerranéennes (Gênes, Pise, Marseille, Venise, Catalogne, Majorque) qui conduisirent à la signature de nombreux traités (traités de paix, traités de commerce, traités sur les biens des naufragés, etc.), vont jouer un rôle majeur dans le processus de transmission du savoir musulman, mais cette fois-ci de Bougie vers l’Occident chrétien. C’est à Bougie, par exemple, que le fils d’un marchand italien, Leonardo Fibonacci (1170-1240), considéré comme le premier grand mathématicien de l’Occident chrétien, bénéficie d’un enseignement « admirable » (mirabili magisterio), selon son propre témoignage, en science du calcul et en algèbre. Il s’initie au système de numération, aux méthodes de calcul et aux techniques commerciales des pays de l’Islam. Il apprend à calculer les latitudes et les longitudes. De retour à Pise, c’est lui qui va faire connaître les travaux des musulmans et stimuler la renaissance des études mathématiques en Europe.

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  • Guest 123
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    Vendredi 26 Février 2010 -- On ne l’a pas vue mais elle nous a vus. L’ISS, la station spatiale internationale, a pu observer, à plus de 300 km d’altitude, les côtes algériennes et même... le Sahara ! C’est l’astronaute japonais Soichi Noguchi, de l’agence spatiale nippone Jaxa, qui, le premier, a envoyé une photo via Twitter. Le duo Robert Behnken et Nicholas Patrick a déverrouillé les volets qui protégeaient les hublots de la Cupola installée sur le nouveau module Tranquility. Les astronautes restés à bord n’ont pas attendu la fin de la sortie extravéhiculaire pour ouvrir les volets et profiter de la vue. Cette fenêtre, la plus grande jamais installée en orbite, offre aux astronautes à bord de la station spatiale une vision panoramique de la planète Terre. Constitué de sept fenêtres (six hublots formant un cercle et une fenêtre centrale), Cupola est une sorte de véranda d’une hauteur de 1,50 m et de 2 m de diamètre. Mais Cupola n’a pas que cette utilité : elle servira également à faciliter le maniement des bras robotisés de la station et la surveillance de l’approche des navettes qui viendront approvisionner les astronautes. Auparavant, toutes ces opérations étaient effectuées grâce à des écrans montrant l’extérieur de la station. La construction de l’ISS est un projet réunissant seize pays ; elle a débuté en 1998 et s’achèvera bientôt. Il ne reste plus aujourd’hui que quelques missions à effectuer pour la Nasa, notamment la livraison de pièces de rechange. Découvrez les images sur le site de la Nasa : NASA

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  • Guest 123
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    Lundi 15 Février 2010 -- La troisièmes édition du grand concours scientifique “Cirta Science III” initié par l’association Sirius d’astronomie de Constantine a débuté samedi au palais de la culture Malek-Haddad. Y Participent à ce grand événement, près de 500 des trois paliers choisis sur la base de leur moyenne enregistrée durant le premier trimestre de l’année scolaire en cours. Cette manifestation de grande envergure est organisée pour la troisième fois consécutive, avec la participation des autorités locales, dont la direction de l’éducation ainsi que la maison de la culture de la wilaya de Constantine. “Ce concours, le premier du genre en Algérie et peut-être en Afrique, a pour but de générer une dynamique nouvelle au niveau de la jeunesse ainsi qu’un esprit d’émulation pour la science au niveau de cette frange de notre société”, souligne le professeur Jamal Mimouni, président de l’association Sirius d’astronomie et vice-président de l’Union arabe d’astronomie et des sciences de l’espace (AUASS). Les noms des trois lauréats seront annoncés lors de la célébration de la Journée du savoir, soit le 16 avril prochain, avec à la clé un prix exceptionnel, selon le professeur Jamal Mimouni. Une visite scientifique au SALT, le plus grand observatoire astronomique de l’hémisphère sud sur le plateau de Sutherland près de Cap Town en Afrique du Sud. Il faut rappeler que l’association Sirius d’astronomie ne lésine pas en matière de récompense, puisqu’au concours précédent, les trois lauréats ont eu le privilège de partir à Shanghai pour observer la plus longue éclipse solaire totale qui s’est, rappelons-le, produit le 22 juillet 2009. La première édition a, quant à elle, été sanctionnée par une visite de deux centres spatiaux européens à Amsterdam et Cologne.

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  • Guest 123
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    Jeudi 14 Janvier 2010 -- Une éclipse annulaire de soleil, la plus longue du troisième millénaire, qui ne se reproduira pas sur une telle durée avant le 23 décembre 3043, sera visible demain de l’Afrique centrale jusqu’à la Chine, selon l’Institut de mécanique céleste à Paris et la Nasa. Le Soleil étant au plus près de la Terre en janvier et la Lune, actuellement trop loin, et donc trop petite pour réussir à le masquer complètement, un anneau du disque solaire restera visible lorsque la Lune s’intercalera entre la Terre et le Soleil : l’éclipse sera annulaire. Comme lors d’une éclipse totale, le disque lunaire masquera, cependant, bien le centre du Soleil vendredi, mais sans réussir à le cacher totalement. Le Soleil a un diamètre 400 fois plus grand que celui de la Lune, mais il est aussi environ 400 fois plus distant. Vu de la Terre, leur disque est sensiblement de même taille, mais avec des variations. Comme les orbites de la Terre et de la Lune ne sont pas parfaitement circulaires, les distances Terre-Lune et Terre-Soleil varient. La Terre est plus proche du Soleil en janvier, c’est le moment où le disque solaire nous apparaît le plus gros. « Le 17 janvier à 01h40 GMT, la Lune doit atteindre le point de son orbite le plus éloigné (apogée) à 406 435 km de la Terre », précise l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) sur son site.

    Son diamètre apparent sera alors le plus petit. L’éclipse annulaire sera visible vendredi dès 05h14 GMT dans l’ouest de la République centrafricaine et le sud-ouest du Tchad, selon la Nasa. L’ombre de la Lune traversera ensuite la République démocratique du Congo, l’Ouganda, le Kenya et la Somalie avant d’atteindre l’océan indien où la durée de l’éclipse annulaire sera maximale : 11 minutes et 8 secondes. « Une si longue durée » d’éclipse annulaire ne se reproduira pas « avant plus de mille ans (le 23 décembre 3043) », selon le site de la Nasa consacré aux éclipses. Visible sur une bande d’environ 300 km de large, l’éclipse annulaire atteindra les Maldives à 07h26 GMT. On pourra l’observer pendant 10 minutes et 45 secondes à Malé, la capitale, « la plus longue durée dans une ville dotée d’un aéroport international », précise la Nasa. L’ombre de la Lune poursuivra sa trajectoire, touchant, vers 07h51 GMT, le sud de l’Inde et le nord du Sri-Lanka, puis la Birmanie et enfin la Chine vers 08h41 GMT. L’ombre aura parcouru 12 900 km de la surface de la Terre lorsque s’achèvera, à 08h59 GMT, l’éclipse annulaire, qui pourra aussi être vue sous forme d’éclipse partielle (la Lune semble seulement grignoter un morceau du disque solaire), dans d’autres régions du monde. Une éclipse solaire totale est prévue le 11 juillet prochain, presque entièrement au dessus du Pacifique Sud. Vu de la Terre, le disque de la Lune aura alors la bonne taille pour cacher complètement le Soleil.

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  • Guest 123
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    Jeudi 31 Décembre 2009 -- Une éclipse lunaire partielle sera visible ce soir à travers le territoire national, a indiqué hier l’association Sirius d’astronomie. Les différentes phases de cette éclipse partielle seront visibles d’Afrique, d’Europe et d’Asie, et pratiquement invisibles des deux Amériques et d’Australie. En Algérie, l’éclipse partielle débutera à 19h52 et sera caractérisée par l’entrée de la Lune dans l’ombre de la Terre avec un assombrissement très net du bord gauche. Le maximum de l’éclipse sera atteint à 20h23 et verra la pénétration de la Lune plus profondément dans l’ombre de la Terre, quoique la partie qui sera illuminée sera toujours largement prépondérante. À 20h55, la Lune sortira de l’ombre de la Terre mais se trouvera encore dans sa pénombre, ce qui résultera en un petit assombrissement résiduel qui ne s’estompera complètement qu’à 22h31. Bien que le phénomène pourra être suivi de n’importe quel endroit offrant une vue dégagée en direction de l’ouest, l’utilisation d’instruments optiques, tels que jumelles et lunettes astronomiques, permettra de suivre avec plus de détails les phases de l’éclipse, a-t-on expliqué. La prochaine éclipse lunaire totale visible en Algérie ne se déroulera pas avant le 28 septembre 2015.

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  • Guest 123
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    Mercredi 21 Octobre 2009 -- Les nuits galiléennes de l’année mondiale de l’astronomie 2009 seront animées en Algérie du 22 au 24 novembre avec l’ouverture de plusieurs sites à travers le territoire national pour observer le ciel, a indiqué l’association Sirius d’astronomie. Cet événement unique en son genre, qui se déroulera simultanément à travers le monde, verra l’ouverture de ces sites pour observer le ciel étoilé avec des instruments optiques et s’initier aux mystères du cosmos. Il sera donc possible d’admirer les cratères de la Lune, les bandes nuageuses de Jupiter et le ballet de ses satellites. Cette veillée astronomique planétaire célébrera le 4e centenaire des observations historiques du savant italien Galiléi Galiléo, qui a observé avec des lunettes de sa confection le ciel étoilé et découvrit ce qui bouleversa notre vision de l’univers et embarqua l’humanité dans ce qu’on dénomme aujourd’hui la révolution scientifique, a expliqué l’association.

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  • Guest 123
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    Samedi 19 Septembre 2009 -- Chaque année, le croissant du Ramadhan ou de l'Aïd rend perplexe. L'association El-Battani, qui active dans le domaine de l'astronomie depuis 1983, a saisi cette occasion pour apporter quelques informations sur la formation du croissant lunaire et les conditions de sa visibilité. Selon M. Dehar, chargé de communication à El-Battani, «la lune gravite autour de la terre pendant une période de 29 j, 12 h, 44 mn, 2,8 s. Tantôt elle est proche de la terre (périgée), tantôt elle est loin (apogée). Son éloignement de la terre varie entre 356.400 et 406.700 kilomètres. Pour pouvoir observer un croissant lunaire le plus fin possible, plusieurs facteurs devront être réunis : proximité de la lune au périgée impliquant une lune plus grande et plus lumineuse, forte latitude de la lune au nord de l'écliptique et inclinaison maximale de l'écliptique par rapport à l'horizon. L'observation doit bénéficier d'un horizon bien dégagé. Notre interlocuteur ajoute que la lune du samedi 19 septembre se trouvera à 371.000 km de la terre, c'est-à-dire plus près du périgée. La différence angulaire remplit largement la condition d'une élongation minimale établie en 2007 de l'ordre de 7,5°, la plus basse limite de visibilité à l'oeil nu et peut être aussi vue au télescope quand la lune est à environ 5° du soleil. Néanmoins, la difficulté de visibilité réside dans la position de la lune dans le ciel au moment du coucher de soleil. Pour toute la région nord du pays, la visibilité est impossible. Par contre, plus en descend vers le sud et vers l'équateur, plus la visibilité de la lune est possible.

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  • Guest 123
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    Mercredi 16 Septembre 2009 -- Alerte ! La planète terre en danger !» est le thème d'une conférence qui sera organisée aujourd'hui par l'association d'astronomie El-Battani, à l'occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d'ozone. Cette rencontre, qui débattra plusieurs thèmes liés aux menaces terrestres et aux menaces interplanétaires, aura pour cadre le Centre culturel français d'Oran à partir de 13 heures. Trois conférences sont au programme, à savoir «Les risques sismiques», animée par Aïni Djamel, chercheur au Centre des recherches en astronomie, astrophysique et géophysique d'Oran, «L'évolution du climat d'Oran», animée par Mahmoud Houari, responsable de la climatologie à la direction de la météorologie et de la recherche d'Oran, et une troisième conférence sur «Les débris spatiaux», qui sera animée par un attaché de recherche au Centre national des techniques spatiales à Arzew. Il est à signaler que l'association El-Battani, qui active dans le domaine de l'astronomie depuis 1983, a élaboré cette année un programme riche en activités à l'occasion de l'Année mondiale de l'astronomie.

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  • Guest 123
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    Mardi 15 Septembre 2009 -- La célébration de la fête de l’Aïd en Algérie est fixée, soit au dimanche 20 septembre, soit au lundi 21 septembre. C’est ce que souligne l’association Sirius d’astronomie dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction. Elle tient à informer le public de certaines données astronomiques concernant la nouvelle lune du mois de chaoual 1430 déterminant le jour de l’Aïd. La date de l’Aïd se définit suivant deux scénarios selon l’avis jurisprudentiel adopté, le premier sur la base de ces données astronomiques, si on se limite à une observation locale à l’œil nu du croissant, celui-ci ne pourra être vu d’Algérie le samedi 19 et donc le mois de ramadan compterait 30 jours et l’Aïd serait le lundi 21 septembre. Si par contre une observation non locale est homologable, c’est-à-dire que l’on prend en considération une observation confirmé du croisant dans les pays musulmans et surtout d’Afrique du Sud, l’Aïd serait alors pour dimanche 20 septembre. Cependant, l’association souligne que l’écrasante majorité des pays musulmans ont débuté le mois de ramadan le samedi 22 août, ce qui ne s’est pas passé depuis de nombreuses années. Ceux qui ne l’ont pas fait, tels que la Libye et la Turquie, cela tient de la spécificité de leurs méthodes utilisées pour débuter le mois. Ceci conforte le calcul astronomique qui avait effectivement affirmé l’impossibilité de voir le croissant le jeudi 20 août. L’association note que du point de vue astronomique l’observation du croisant d’Algérie le 19 septembre est impossible. L’association tient à signaler que les données sont en parfait accord avec les rapports et communiqués sur le sujet émanant des différentes instances scientifiques dans le monde. Citons en particulier l’ICOP (Islamic Crescents Observation Projet) qui est la source de référence ayant acquis une crédibilité scientifique sans faille ces dernières années dans le monde concernant l’observation des croissants lunaires. Selon l’association Sirius, la conjonction lunaire (naissance de la nouvelle lune) du mois de chaoual aura lieu le vendredi 18 septembre à 19h45, heure locale, et donc le croissant sera bien fermé le lendemain samedi 19 septembre qui est le 29 du mois de ramadan. Cependant sa visibilité dépendra de la latitude du lieu d’observation. Ainsi, le croissant ne sera pas visible à l’œil nu ni même au télescope de nulle part en Algérie du nord ni même de la plupart des pays arabes vu qu’il se couchera en rasant l’horizon. À des latitudes plus basses par contre, il pourra être vu au télescope du Soudan, du Yémen, de Somalie, et même de l’extrême sud de notre pays. Par contre, il sera visible facilement à l’œil nu de l’Afrique australe et d’Amérique du Sud. Enfin, l’observation du croisant de chaoual 1430 est possible dans le monde, et même facilement, et à l’œil nu pour un pays tel que l’Afrique du Sud, situé à l’est en latitude que l’Algérie, tandis que son observation est impossible de chez nous visuellement ou à l’aide de télescope. L’Aïd sera donc célébré chez nous le dimanche 20 ou le lundi 21 septembre 2009. Il est donc impératif que le ministère des Affaires religieuses clarifie la situation, et en particulier les critères qu’il compte utiliser pour la validation de l’observation du croisant.

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  • Guest 123
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    Vendredi 14 Août 2009 -- L’association Sirius d’astronomie a indiqué, hier dans un communiqué, que le croissant du mois du Ramadhan «devrait être visible le vendredi soir à l’œil nu, mais difficilement» et donc « le début du Ramadhan devrait avoir lieu le samedi 22 août ». L’association a expliqué que la conjonction du mois lunaire, correspondant au début du Ramadhan, aura lieu jeudi 20 août à 11h20, heure algérienne, ce qui « rendra impossible l’observation du croissant lunaire ce jour-là à l’heure du coucher du soleil, de l’avis unanime de la communauté astronomique ». Le communiqué a ajouté que « toute prétention d’avoir vu le croissant le jeudi soir ne peut être que rejetée et considérée comme erronée ». « Il découle, ajoute Sirius, de l’impossibilité de l’observation du croissant lunaire le jeudi à partir de toutes les localités d’Algérie ainsi que du monde islamique. » Pour cette association scientifique, le premier jour du Ramadhan « ne pourra donc être le vendredi 21 août et la complétion du mois de Chaâbane à 30 jours impose, dès lors, que l’on débute ce mois de jeûne le samedi 22 août ». La même source a indiqué que ces conclusions sont valables pour l’Algérie ainsi que pour tous les pays pour lesquels le 29 Chaâbane est le jeudi 20 août, soit la plupart des pays arabes. Pour les pays dont le 29 Chaâbane est le vendredi 21 août, le début du Ramadhan devrait avoir lieu le samedi 22 août ou le dimanche 23 août suivant l’observation ou la non-observation du croissant le vendredi soir. Ceci concerne la plupart des pays asiatiques, notamment l’Iran, le sultanat d’Oman, le Maroc et la plupart des autres pays africains. L’association a noté que ces données sont « en parfait accord » avec les rapports et communiqués sur le sujet émanant des différentes instances scientifiques dans le monde. Le communiqué a affirmé que le croissant de l’aube du mois de Chaâbane pourra être vu « assez facilement » le mercredi 19 août de l’horizon est avant le lever du soleil, « ce qui est une autre manière de s’assurer de l’impossibilité de l’observation du croissant le lendemain 21 août ». L’association a conclu que seul le comité des croissants lunaires du ministère des Affaires religieuses et des Waqfs est « habilité à émettre la fatwa sur la date effective du début du Ramadhan »

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