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Algeria's health sector, staff and conditions

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  • Samia Amine :


    Dimanche 22 Mai 2011 -- Le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp) a décidé, ce dimanche 22 mai, de geler son mouvement de débrayage. «Le conseil national a décidé du gel de la grève du moment qu'il y a eu une reprise du dialogue avec la tutelle. Celle‑ci a pris des engagements avec un échéancier pour répondre ?* nos revendications», indique le Dr Mohamed Yousfi, président du Snpssp ?* l'issue de la réunion du conseil national. «C'est une décision responsable pour pouvoir donner les délais nécessaires au ministère de la Santé afin qu'il puisse concrétiser ce qu'il a promis», estime notre interlocuteur. Le ministère de la Santé s'est engagé, lors d'une réunion tenue avec le Snpssp vendredi dernier, ?* finaliser le projet du régime indemnitaire avant le 30 juin, ajoute le Dr Yousfi. Il s'est également engagé ?* régler au cours de la semaine les problèmes rencontrés au niveau de la fonction publique pour l'organisation du concours. S'agissant du logement de fonction, la tutelle se chargera de relancer le ministère de l'Habitat. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) avait pris la même décision ?* l'issue d'une réunion tenue samedi. Les deux organisations syndicales ont entamé le 16 mai dernier une grève illimitée paralysant plusieurs établissements de santé publique.

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    • Hadjer Guenanfa :


      Mercredi 25 Mai 2011 -- Des centaines de médecins résidents se sont rassemblés ce mercredi 25 mai devant le siège du ministère de la Santé ?* El Madania ?* Alger. Cette action a été organisée en réponse ?* l'échec de la dernière réunion de la commission des sages sur la question de l'abrogation du service civil, actuellement obligatoire pour les médecins résidents. «Seul le problème du statut du médecin résident est en cours d'être résolu. Pour les autres, nous sommes toujours en attente d'une réponse claire», indique le Dr Marouane Sid Ali, l'un des porte-parole du Collectif autonome des médecins résidents algériens. Outre le projet du statut particulier, beaucoup de questions évoquées par les médecins résidents restent donc en suspens. «Lors de la réunion de la commission des sages tenue lundi dernier, les participants nous ont affirmé que le service civil ne sera pas abrogé. On dirait qu'ils sont programmés pour dire ?* chaque fois la même chose. Ils ne nous ont donné aucun argument d'ailleurs», précise notre interlocuteur. Et de poursuivre : «Ils acceptent de discuter des mesures incitatives mais tout en gardant l'aspect obligatoire du service civil. Ce n'est pas normal, on ne peut pas inciter et obliger en même temps quelqu'un pour qu'il fasse quelque chose», s'indigne-t-il. Le Dr Merouane Sid Ali tient également ?* dénoncer les propos tenus par certains participants qualifiés "de sage par la tutelle": «Un député du Sud nous a dit ceci : si le service civil est abrogé, attendez vous ?* ce qu'il se produise en Algérie ce qui s'est passé au Soudan. Aussi il nous a assuré que si le président de la République lui en donne l'autorisation, il ramènera entre deux-cents et trois-cents médecins spécialistes du Mali et du Niger». En grève illimitée depuis deux mois, les médecins résidents devront décider, au cours de ce week-end, de la suite ?* donner ?* leur mouvement de protestation.

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      • Samia Amine :


        Mercredi 25 Mai 2011 -- Les salaires des nouveaux médecins spécialistes travaillant dans les hauts-plateaux, le Sud ainsi que dans les régions enclavées dépasseront les 80.000 DA. C'est ce qu'a annoncé, ce mercredi 25 mai, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès en marge de la cérémonie d'affectation de nouveaux spécialistes. Outre les salaires qui atteindront 84.000 DA, le ministre évoque «des mesures incitatives financières importantes et la disponibilité de services techniques dans les établissements hospitaliers pour faciliter la mission de ces spécialistes et les aider ?* offrir des prestations de qualité aux citoyens», rapporte l'APS. Il s'est également engagé ?* mettre ?* leur disposition des logements de fonction après la conclusion des accords avec les chefs de dairas et les walis. Des centaines de médecins résidents se sont regroupés ce mercredi devant le siège de la tutelle pour réclamer encore une fois l'abrogation du service civil et son remplacement par un autre système. Chose que les autorités semblent donc visiblement toujours refuser.

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        • Samia Amine :


          Mercredi 1 Juin 2011 -- De violents affrontements ont eu lieu ce mercredi 1er juin entre les médecins résidents et les forces de l'ordre devant le centre hospitalo‑universitaire Mustapha Bacha. Plusieurs blessés ont été enregistrés, selon des syndicats. Plus de 2.000 médecins ont répondu ?* l'appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) pour tenir un sit‑in au sein du CHU, selon le Dr Sid Ali Merouane, l'un des porte‑parole de la Camra. Une heure après le début de la manifestation, un groupe de médecins résidents a pu forcer le cordon de sécurité pour marcher sur le boulevard Hassiba Ben Bouali. «La majorité des médecins résidents sont ?* l'intérieur de l'hôpital. Il y a un groupe ?* la place du 1er mai devant le CHU et un autre qui a pu marcher sur le boulevard Hassiba Ben Bouali et qui est arrivé jusqu'au Palais du gouvernement», a indiqué le Dr Sid Ali Merouane. «Ils nous ont tabassés. Ils ont même marché sur les médecins qui étaient assis par terre», poursuit‑il. Cette nouvelle action a été organisée après l'échec des négociations avec le ministère de la Santé Les blocages portent notamment sur l'abrogation du service civil dans le cadre de la commission mixte dite des «sages».

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          • Hadjer Guenanfa :


            Mercredi 1 Juin 2011 -- La place du 1er Mai avait ce mercredi 1er juin comme un parfum de la place Tahrir en Égypte ou de celle du Changement au Yémen. Des centaines de médecins résidents l'ont occupée durant des heures avant d'être violemment tabassés, humiliés et évacués vers le Centre hospitalo‑universitaire Mustapha Bacha par les forces de l'ordre dépêchées en très grand nombre sur les lieux. Tout commence vers onze heures par un sit‑in décidé par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) vendredi dernier. Vers midi, les manifestants forcent le cordon de sécurité donnant lieu ?* de violents affrontements avec la police. «Vous avez vu ! Ils ne font aucune distinction entre les femmes et les hommes. Ils tabassent tout le monde. Ils nous ont frappés dans les genoux pour qu'on ne les prenne pas en photo», lâche Samir, un manifestant. Le groupe est ensuite divisé en deux parties. L'une arrive jusqu'?* l'Assemblée populaire nationale (APN). Une délégation de cinq médecins résidents est même reçue par Abdelaziz Ziari, son président. L'autre est restée place du 1er Mai et est rejointe par les médecins résidents qui étaient au sein de l'établissement Mustapha Bacha. Devant les agents de l'ordre dont le nombre déj?* impressionnant ne cesse de croître, les manifestants crient : «Résidents civilisés, pas besoin de policiers !». Mais la tension monte. Les pourparlers engagés entre les deux parties n'aboutissent pas. Et vers 15 h 30, la police décide d'évacuer les lieux. Sur un ton empreint de mépris et de colère, un officier lance ?* ses éléments : «Fergou rabhoum ! (dispersez‑les !)». Ils s'exécutent en chargeant pour la deuxième fois les blouses blanches. Ce deuxième assaut a aussi son lot de blessés et d'interpellations. Trois médecins résidents sont interpellés.

            Kamel arrive difficilement ?* s'extraire des heurts qui ont duré plusieurs minutes. Assis sur le trottoir, le pantalon déchiré, les genoux blessés et son ordinateur portable cassé juste ?* côté, il arrive difficilement ?* retenir ses larmes. «Je ne me lèverai pas, d'ici. Faites ce que vous voulez. Vous ne voyez pas que je suis blessé. Le policier qui m'a frappé et a cassé mon PC, je l'avais moi‑même soigné lors des émeutes ?* la clinique des Glycines. J'ai veillé avec lui jusqu'?* minuit», lance‑t‑il ?* l'adresse d'un policier qui lui a intimé l'ordre de se lever et de changer de place. Un autre, Ghilès installé ?* quelques mètres de lui, a également été blessé aux genoux. «Qu'est‑ce que vous voulez que je vous dise ? On voulait organiser une manifestation pacifique. Ils se comportent avec plus de retenue quand il s'agit des jeunes émeutiers. Ils n'osent pas faire ça avec eux», regrette‑t‑il. S'estimant trop humiliés sous les coups de bâton et de pieds, les médecins résidents n'obtempèrent même pas aux consignes de leurs délégués les appelant ?* rentrer. «Allez, changez de place, considérez‑moi comme un frère», lance un policier ?* l'adresse d'un manifestant blessé installé ?* l'entrée du CHU. «Je ne suis pas votre frère. Je ne pardonnerai jamais ?* celui qui m'a ainsi tabassé devant Dieu», réplique le médecin. Il y a ?* peine deux jours, M. Ouyahia faisait l'éloge du comportement des agents de sécurité lors des manifestations. Les images de violence observées ce mercredi lui ont ?* l'évidence donné tort.

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            • Hadjer Guenanfa :


              Mercredi 1 Juin 2011 -- L’abrogation du service civil est l'une des principales revendications des médecins résidents, en grève illimitée depuis bientôt trois mois. Pour eux, ce système qui oblige tous les médecins spécialistes ?* passer deux ans dans les zones enclavées du pays, est désuet. Il a prouvé son échec depuis bien longtemps, affirment‑ils. Ils exigent donc son abrogation mais non sans fournir une alternative. «Nous avons proposé la construction de pôles sanitaires dans les grandes régions ?* travers le pays», explique un médecin résident au CHU de Bab El Oued.

              «Le problème, c'est qu'ils ne veulent pas réformer le système de santé qui est complètement défaillant. Ils préfèrent manipuler l'opinion publique contre les médecins en disant qu'ils ne veulent pas partir au Sud», explique un autre médecin. Ce n'est pourtant pas le cas, insistent les médecins rencontrés. Le vrai problème n'est pas le fait de travailler dans les zones enclavées mais le manque de moyens dans ces zones. «Dans ces régions, les spécialistes se transforment en écrivains publics ?* cause du manque de moyens. Ils se contentent d'envoyer les patients dans les établissements du Nord pour qu'ils soient soignés», assure Salim, médecin. Et d'expliquer : «moi, je suis chirurgien. Je ne peux pas travailler sans anesthésiste et sans réanimateur. En plus, parfois, il n'y a même pas de bloc pour opérer». Il donne également l'exemple des gynécologues. «Ils travaillent dans les établissements du Nord la nuit par équipe de douze personnes et ils ne s'en sortent pas. Imaginez comment ça va se passer dans les régions où il n'y a aucun moyen».

              Beaucoup de régions manquent de spécialistes. Les médecins résidents le savent. Mais ils précisent que le problème se pose également dans les régions du Nord. «Je travaille ?* Bab El Oued, je reçois souvent des gens de Blida. Ce n'est pas pourtant une région enclavée», ajoute Salim. «Même dans les grands établissements le problème de moyens se pose. À Bab El Oued, on souffre pour trouver un cystofix», raconte un autre médecin. Les médecins résidents sont parfaitement conscients de l'incompréhension qui règne parmi la population et particulièrement les patients. «On entend les commentaires des gens dans la rue et ailleurs. Ils pensent qu'on est super bien payés et qu'on ne veut pas travailler mais cela est faux. On manque cruellement de moyens même dans les grands établissements. Mais les gens ne le savent pas», continue Salim. Les médecins résident ont même demandé d'en débattre sur un plateau de télévision avec le ministre de la Santé. Mais leur demande a été refusée.

              Le Collectif autonome des médecins résidents algériens a décidé vendredi dernier de quitter la commission mixte dite des sages consacrée ?* la question du service civil. «Il n'y a pas de sages dans cette commission. Il y a par contre des gens qui n'ont aucune relation avec la médecine et qui ne veulent pas débattre», assure Sid Ali Merouane, l'un des délégués des médecins résidents. Pour lui, le jeu était biaisé dès le début. «Quand ils ont installé la commission, on a posé la question au ministre. On lui a demandé si elle aura pour mission de discuter l'abrogation du service civil ou sa réforme. Il nous a dit que c'est la commission qui va décider», raconte‑t‑il. Le jour de la première audience de la commission en question, les médecins résidents ont été surpris d'entendre le ministre au journal de 19 heures sur les ondes de la radio nationale préciser que la commission est décidée ?* la non‑abrogation du service, alors que l’audience devait s’achever ?* 21 h, précise notre interlocuteur. Les médecins résidents ont donc décidé de maintenir la grève illimitée. Ils décideront de leur prochaine action le week‑end ?* venir.

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              • Hadjer Guenanfa :


                Samedi 4 Juin 2011 -- Les médecins spécialistes affectés ?* Skikda dans le cadre du service civil sont en colère. Ils affirment n'avoir pas reçu leur salaire depuis des mois et ne pas avoir de logements de fonction. «J'ai signé le PV de l'affectation en août 2010 et je n'ai toujours pas reçu mon salaire», témoigne Mehdi Niadi, médecin spécialiste travaillant ?* l'Établissement public hospitalier de Skikda. Mais il est n'est pas le seul ?* souffrir de cette situation. «Environ une dizaine de médecins spécialistes (session décembre 2009 et avril 2010) en poste pour certains depuis 10 mois, sont toujours sans salaire; alors que les médecins issus de la nouvelle promotion (décembre 2010) viennent d'être affectés», affirme‑t‑il. Le Dr Niadi assure pourtant avoir frappé ?* toutes les portes pour résoudre le problème. Sans succès. Établissement hospitalier, ministère et trésor public se renvoient la responsabilité, selon lui.

                Autre problème soulevé : la décision de l'affectation a pris six mois après la fin de leur cursus. Une période au cours de laquelle, ils n'ont pas été rémunérés. «Faute de logements de fonction, les médecins spécialistes sont obligés de faire le déplacement quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail et avec leurs propres moyens», souligne‑t‑il. Avec le manque cruel de moyens nécessaires ?* l’accomplissement de leur mission, ce sont les raisons pour lesquelles les médecins spécialistes quittent leurs postes ?* la fin du service civil et parfois même avant, explique‑t‑il. Des centaines de médecins résidents ont manifesté, mercredi dernier, ?* Alger pour l'abrogation du service civil. Insultés, humiliés et tabassés, ils envisagent actuellement de déposer une plainte collective. «Il y a eu des dizaines de blessés lors de la dernière manifestation. On est en train de récolter les certificats médicaux pour porter plainte», indique Sid Ali Merouane, porte‑parole du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra).

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                • Dimanche 5 Juin 2011 -- Au moins 40% des médecins relevant du secteur privé n'établissent pas de dossiers médicaux de leurs patients, a affirmé dimanche ?* Alger le président du Conseil de l'Ordre des médecins, M. Mohamed Berkani Bekkat. "Ces médecins ne constituent pas de dossiers médicaux de leurs malades considérant que ces derniers ne se traitent pas régulièrement dans le même cabinet médical ou clinique", a déclaré M. Berkani Bekkat ?* l'occasion des 11ème journées algéro-françaises de radiologie et d'imagerie médicale tenues du 3 au 5 juin. En plus de cet état de fait, "il n'existe aucune loi qui oblige le médecin privé ?* constituer ce dossier médical", a-t-il ajouté, expliquant que cette situation ne permettait pas au patient, en cas d'erreur ou faute médicales, d'obtenir une copie de son dossier pour se défendre devant la justice. Le spécialiste a observé, par ailleurs, que la plupart de ces médecins n'étaient pas affiliés aux compagnies d'assurances pour se prémunir des risques liées ?* la profession. Il a appelé en outre les pouvoirs publics ?* mettre en place un fonds spécial qui indemnise le malade ou sa famille en cas de décès dû ?* une erreur ou faute médicales. La rencontre a débattu notamment de la responsabilité médicale, la faute et l'erreur médicales et la responsabilité civile des établissements hospitaliers.

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                  • Samia Amine :


                    Lundi 6 Juin 2011 -- Les médecins résidents, en grève illimitée depuis bientôt trois mois, ne décolèrent pas et font monter d’un cran le bras de fer qui les oppose au ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes, notamment sur la suppression du service civil obligatoire pour tous les nouveaux médecins spécialistes. Ils annoncent ce lundi 6 juin un nouveau «sit-in national», mercredi prochain, ?* Oran. «Cette nouvelle manifestation, qui se tiendra au Centre hospitalo‑universitaire d'Oran, a été décidée lors du conseil national du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) tenu au cours du week‑end passé», indique Sid Ali Merouane, l'un des porte‑parole du collectif. «Le mouvement de débrayage ne sera pas suspendu. Il est toujours maintenu puisque rien n'a été fait concernant nos revendications», ajoute‑t‑il.

                    Concernant la question du dépôt d'une plainte collective suite ?* la répression policière qui a fait plusieurs blessés, il y a près d'une semaine ?* Alger, le Dr Merouane précise qu'elle est toujours en discussion. Notre interlocuteur affirme également que son collectif travaille, en étroite collaboration avec les associations de défense des droits des patients. Mercredi dernier, les médecins résidents avaient tenu un sit‑in au Centre hospitalo‑universitaire Mustapha Bacha, avant d’en sortir et d’occuper la place du 1er Mai pendant des heures, pour protester contre les propos du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans une conférence de presse ?* la fin d’une réunion de la Tripartite (gouvernement‑syndicat‑patronat). L'intervention des services de l'ordre pour les disperser avait fait des dizaines de blessés. Lors de sa conférence de presse, M. Ouyahia avait estimé, comme M. Ould Abbès, que le gouvernement ne pouvait pas se payer le luxe de supprimer le service civil, au risque d’hypothéquer la santé des habitants du Sud et des Hauts‑plateaux, auxquels est destiné ce service.

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