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À la recherche des cerveaux en fuite

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  • #46

    Mercredi 4 Novembre 2009 -- L’Etat algérien, ?* travers le ministère de la Défense, veut convaincre les chercheurs algériens établis ?* l’étranger de développer dans le pays une industrie nationale des nouvelles technologies, et notamment celles en rapport avec la défense de la souveraineté nationale. C’est en tout cas ce qui ressort des discours prononcés par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia, et le ministre de l’Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia, ?* l’ouverture, hier ?* Alger, de la première rencontre des représentants du gouvernement avec les chercheurs algériens établis ?* l’étranger. M. Guenaïzia a souligné, en effet, la nécessité pour le pays de s’appuyer sur un appareil industriel capable de développer certaines technologies clés, notamment celles en rapport avec la souveraineté nationale. Il a affirmé, selon l’APS, que le développement d’une industrie nationale est une «condition essentielle» pour une défense nationale viable. «Le défi scientifique est ?* notre portée et l’Algérie a les potentialités et la volonté de le relever», a dit le ministre, ajoutant que l’implication des chercheurs algériens établis ?* l’étranger «doit être perçue dans un esprit de continuité», rapporte encore la même source. M. Guenaïzia a formulé des propositions afin que ce genre de rencontres aboutisse ?* des résultats concrets. Il a préconisé la création d’une cellule de veille ?* l’écoute des chercheurs et la désignation d’un comité directeur chargé de suivre, de façon permanente, les travaux de recherche. Il a, également, suggéré de permettre l’accès aux chercheurs ?* la revue mensuelle El-Djeïch pour publier leurs travaux de recherche. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, a relevé, lui aussi, la nécessité de mettre en réseau toutes les compétences nationales, qu’elles soient en Algérie ou ?* l’étranger, pour se consacrer ?* des thèmes précis et prioritaires, soulignant que son ministère encourage toutes les initiatives allant dans ce sens.

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    • #47

      November 13, 2009 -- Algeria’s president has called for a reverse brain-drain, promising to pay his fellow citizens now abroad the same salaries given by U.S. universities. "We must change the current policy because the Western universities reap what Algeria sows. It is high time we gave university professors and scientists their rights. I do understand that every Algerian citizen, from the simple employee to the president, wants a raise in his salary, and this of course is impossible. However, higher education professors, particularly researchers and scientists, do deserve higher salaries," Abdulaziz Bouteflika said. "I urge Algerian brains to come home and they will get the same pay they are now getting in the U.S. They will have the special pay thanks to their knowledge as we have to be fair. We cannot for instance give Einstein the same pay as a simple university teacher," Bouteflika said as he opened the new academic year at Ferhat Abbas University in Sétif, 300 km east of Algiers, the capital.

      According to a study published last month by Vivek Wadhwa, a visiting scholar at UC-Berkeley, senior research associate at Harvard Law School and executive in residence at Duke University, there is now a reverse brain drain from the U.S. to India and China. Thousands of Indians and Chinese have for instance left Silicon Valley, "a place that remains the hottest hotbed of technology innovation on Earth" to return home, the study said. "These workers returned in their prime: the average age of the Indian returnees was 30 and the Chinese was 33. They were really well educated: 51% of the Chinese held masters and 41% had PhDs. Among Indians, 66% held masters and 12% had PhDs. These degrees were mostly in management, technology, and science. Clearly these returnees are in the U.S. population’s educational top tier - precisely the kind of people who can make the greatest contribution to an economy’s innovation and growth," the study said.

      "And it isn’t just new immigrants who are returning home, we learned. Some 27% of the Indians and 34% of the Chinese had permanent resident status or were US citizens. ... What propelled them to return home? Some 84% of the Chinese and 69% of the Indians cited professional opportunities. And while they make less money in absolute terms at home, most said their salaries brought a 'better quality of life' than what they had in the U.S. When it came to social factors, 67% of the Chinese and 80% of the Indians cited better "family values" at home. Ability to care for aging parents was also cited, and this may be a hidden visa factor: it is much harder to bring parents and other family members over to the U.S. than in the past. For the vast majority of returnees, a longing for family and friends was also a crucial element. A return ticket home also put their career on steroids. About 10% of the Indians polled had held senior management jobs in the U.S. That number rose to 44% after they returned home. Among the Chinese, the number rose from 9% in the US to 36% in China," the study said.

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      • #48

        Samedi 14 Novembre 2009 -- Malgré un silence de cathédrale dans le superbe auditorium plein comme un œuf de l’université Ferhat-Abbès de Sétif, la voix légèrement altérée du président de la République est ?* peine audible. Discours bref, précédé par celui du recteur de l’université et de celui du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Rachid Harraoubia. Un discours qui se voulait être un message sur la fuite des cerveaux. “Nous avons réussi durant ces dix dernières années ?* créer une certaine stabilité au niveau de l’université algérienne. Beaucoup d’efforts ont été, certes, consentis mais cela reste en deç?* de nos ambitions, lesquelles visent ?* donner ?* cette institution une meilleure crédibilité”, déclare-t-il d’emblée et de prôner la promotion du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui continue ?* connaître le phénomène des compétences qui quittent le pays, diplômes en poche, pour s’installer sous d’autres cieux. “Nous semons et ce sont les autres qui récoltent”, fait-il remarquer et de préciser ?* cet égard “qu’il n’est pas admis aujourd’hui de continuer ?* gérer par un système socialiste nostalgique ?* certains en pratiquant une rémunération égale pour tous. Est-il possible de mettre sur un pied d’égalité Einstein et un quelconque enseignant universitaire ?” Le Président s’appuyant sur les versets du Coran explique que les disparités sociales ne sont pas que l’œuvre de l’homme. “Les rémunérations en fonction des compétences sont une loi de la nature”, souligne-t-il.

        Pour le chef de l’État, cette fuite des cerveaux n’a jamais été qu’une suite logique. De ce fait, il demande qu’on lui propose des solutions. “Des chercheurs, que je salue au passage, m’ont confirmé leur souhait de rentrer au bercail pour mettre leurs compétences au service de la nation. Mais comment est-il possible lorsqu’une administration confinée dans un système dépassé propose un salaire cent fois inférieur ?* celui que perçoit un chercheur vivant ?* l’étranger pour moins de contraintes qui plus est”. Le Président rappellera ?* l’occasion que “nous n’avons pas ?* rougir du niveau de nos jeunes diplômés du moment que beaucoup d’entre eux réussissent ?* se faire recruter dans des grands pays comme les etats-unis”. “Si aux USA, première puissance mondiale, ces jeunes universitaires sont demandés, c’est que le niveau de notre université n’est pas si mauvais que ça. C’est vrai que nous aurions voulu que ces universitaires aillent chercher davantage de savoir dans le monde et rentrer chez eux pour en faire profiter le pays. Malheureusement le constat est tout autre : notre jeune diplômé s’installe de l’autre côté de la mer et finit par nous oublier. Voil?* pourquoi, il apparaît clair que ce secteur puisse jouir d’un privilège, en l’occurrence celui de l’intéressement”. Cependant, le chef de l’État attire l’attention sur certaines dérives sociales qui ont fini par ternir l’image de notre université. “C’est ?* cette institution d’inculquer une bonne éducation aux générations montantes. L’université est quelquefois contaminée par les aspects négatifs de la société, ce qui est condamnable.” Le Président, avant de déclarer l’ouverture officielle de l’année universitaire 2009/2010, a annoncé que le budget du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique passera du simple au double durant le prochain quinquennal.

        À rappeler que le Président était arrivé ?* Sétif dans la matinée de jeudi pour une visite d’inspection de plusieurs projets d’utilité publique inaugurés la veille, en son nom, par huit ministres des secteurs des ressources en eau, travaux publics, santé, jeunesse et sports, solidarité, habitat, énergie et mines, formation professionnelle. Dès sa descente d’avion, il a procédé ?* la pose de la première pierre du projet d’extension de la piste principale d’atterrissage de l’aéroport du 8-Mai 1945. La deuxième étape est un bain de foule entre le siège de la wilaya et Aïn El-Fouara avec le traditionnel jet d’eau bombardé par des dizaines de téléobjectifs. À El-Bez, il a inauguré trois facultés de la superbe université Ferhat-Abbès d’une capacité de 12 000 places (médecine, biologie, architecture et sciences de la terre), ainsi que trois cités universitaires de 6 000 lits et un restaurant central de 800 places. À El-Hidhab, il a inauguré 4 579 logements de type socio-locatif avec équipements publics (lycée, CEM, école primaire, CFPA, jardin) et enfin le centre d’innovation relevant du ministère de la Formation professionnelle.

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        • #49
          I doubt very much that the 'reverse brain drain' will ever happen in Algeria. It would be nothing short of a miracle.

          Don't get me wrong, I would love that myself, but it's too late for the likes of me. It's political lip service, isn't it? It's what the masses want to hear. The reality is that this is a huge, huge mountain to climb festered with risks. If they are serious about tackling this problem, they should 1st stop it from happening in the 1st place. Then, if you want anyone to retun to 'lbled, what guarantees are they offering? Promises? Why would anyone risk everything for 'promises'? It's about abandoning hard earned security for...for what? Let's be realistic.

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          • #50
            I also have doubts about that for now, mainly because the lack of any realistic scientific program or political will.
            Things may change in the near future though..
            but I don't know why people think only about draining back 'brains'.. why not producing new brains and offering them all they need to succeed (scholarships, conferences, schools,..) ?! the algerians all over the world would be happy to help then and share their knowledge.. let's take China as an example !

            However, the top priority is still security... we cant even organize a small scientific conference or meeting in algiers without huge security constraints.

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            • #51

              WASHINGTON, Lundi 23 Novembre 2009 -- De nombreux cadres algériens résidant aux Etats-Unis ont exprimé leur disposition ?* mettre leur savoir au service de leur pays pour lui permettre d'opérer un réel transfert de technologie, a-t-on appris samedi auprès de l'ambassade d'Algérie ?* Washington. "Pas moins de 80 cadres algériens, sur plus de 250 contactés individuellement ?* ce jour, ont répondu ?* l'appel lancé par l'ambassade relatif ?* leur participation au processus d'industrialisation et de transfert de technologie en Algérie", a-t-on indiqué de même source.

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              • #52

                Mercredi 6 Janvier 2010 -- Le programme du gouvernement auquel il a été consacré 2 000 milliards de dinars nécessite, en plus de ce financement colossal, une forte mobilisation des ressources humaines. C’est l’avis des experts économiques conviés hier ?* la table ronde sur le défi du développement et le programme du gouvernement organisée hier par le centre de presse d’El Moudjahid. Pour l’économiste Réda Amrani, l’argent ?* lui seul ne suffit pas pour la réalisation du programme de développement initié par le gouvernement. Il a donné comme preuve les projets qui ont pris du retard et ceux en difficulté, qui datent de 15 ?* 25 ans et dont le montant global avoisine 30 milliards de dollars. Tout en rappelant que la croissance économique est tirée essentiellement des hydrocarbures, cet économiste estime que les dirigeants ne savent toujours pas comment tirer profit de la manne pétrolière pour diversifier l’économie nationale et booster l’industrie du pays. Pour lui, la raison principale de cet échec c’est la négligence de la ressource humaine. Un facteur qui devrait pourtant aller de pair avec les ressources financières dans tout programme économique. Evoquant la problématique du chômage en Algérie, M. Réda Amrani a affirmé que l’Algérie n’a pas d’instruments de statistiques pour mieux appréhender le phénomène et dégager des plans adéquats de lutte contre le chômage. Les économistes, les statisticiens et les mathématiciens formés par les universités et les instituts algériens n’ont pas d’espace qui leur permet de mettre en valeur leurs connaissances et leur savoir-faire. En plus, nous manquons de statistiques fiables dans les domaines.

                Toujours dans le cadre de la ressource humaine, cet économiste évoque les statistiques de la Banque mondiale qui a parlé de 150 000 Algériens ayant un niveau de bac plus cinq installés ?* l’étranger. Il a cité, ?* titre d’exemple, les ingénieurs de l’Institut des travaux publics de Dar El-Beida, qui sont les meilleurs ?* l’échelle africaine et dont la plupart ont été obligés de quitter le pays pour des raisons de salaires. Il a noté que le sous-paiement des cadres algériens, et des compétences en général, est également pratiqué par les entreprises étrangères exerçant en Algérie. «Ce qui leur permet de faire fortune sur le dos de nos compétences», a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, l’ex-directeur de l’Institut national de la productivité et du développement industriel (INPED), M. Abderrahmane Moufek, a souligné que les formateurs, les consultants et les experts devraient bénéficier d’un traitement spécial. Il a ainsi fait observer que la rémunération classique a fait fuir plusieurs compétences algériennes, qui ont réussi ?* s’imposer ?* l’étranger, citant, ?* ce titre, les formateurs que l’INPED a perdus ces dernières années.

                Qualifiant cette situation de «gaspillage des compétences», M. Moufek a cependant relevé qu’il y a actuellement un recentrage du développement de la part du gouvernement. En ce sens, il a plaidé pour un système de rémunération ?* même de retenir et de motiver les compétences algériennes car l’économie est caractérisée aujourd’hui par une concurrence rude, une véritable guerre des marques et une chasse aux compétences. M. Moufek a ainsi recommandé de faire du système de formation un «système ouvert ?* la modernité et aux systèmes industriels mondiaux». Il a ajouté dans ce contexte que l’INPED, qui dispose de 42 ans d’expérience, prône l’intelligence économique pour accompagner les entreprises industrielles dans le cadre de la stratégie nationale de développement arrêtée par les pouvoirs publics en Algérie.

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                • #53

                  Jeudi 7 Janvier 2010 -- Le chercheur M. Amrani a révélé, lors de son passage au forum du quotidien El Moudjahid, que l’Algérie ne bénéficie pas des diplômés des grands instituts spécialisés en technologie, « poussant ainsi pas moins de 150.000 cadres, notamment des ingénieurs ?* plier bagages ?* destination de l’Europe, en quête de conditions de vie meilleures, contrairement ?* ce que prétendent certaines parties alléguant qu’ils ont fui la situation sécuritaire ». M.Amrani a ajouté que le marché du travail algérien reçoit près de 550.000 demandeurs d’emploi par an, dont 250.000 son des licenciés (bac+4) alors que le reste, soit 300.000 demandeurs, sont des jeunes ayant un niveau scolaire primaire ou inférieur ?* la 3e année secondaire. Selon le même expert, « On ne peut bâtir une économie forte avec des salaires dérisoires », tout en ajoutant que « pendant que l’ingénieur algérien percevait, durant les années 90, $200 par mois, ses collègues qui ont opté pour l’émigration, gagnaient pas moins de $5.000 ». La seule issue ?* cette situation serait d’abord de reconsidérer les diplômés des universités et écoles nationales, qui sont dotés d’une formation de haut niveau et d’une aptitude pratique exceptionnelle, tels qu’ont révélé des rapports internationaux. À fin de redresser cette situation, l’interlocuteur a appelé, premièrement, ?* faire confiance aux ressources humaines et matérielles 100% algériennes, puis ?* rendre l’estime ?* la machine productive nationale avec la main d’œuvre locale, pour pouvoir enfin récupérer la «matière grise» en fuite ?* l’étranger. Il est ?* noter que ce forum a été marqué par la présence de plusieurs responsables des plus grands instituts de formation des cadres spécialisés dans le secteur industriel, notamment de l'Institut national de la productivité et du développement industriel (INPED). D’ailleurs, le DG de ce dernier, M. Abderrahmane Mouefek, a annoncé lors de ce forum l’ouverture de plusieurs spécialités dans le domaine des affaires et de l’offre d’assistance et de consulting aux opérateurs nationaux publics et privés.

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                  • #54
                    Mounir Abi :


                    Mardi 9 Mars 2010 -- Le professeur américain, d’origine algérienne, Elias Zerhouni, envoyé scientifique du président Barack Obama, a évoqué les perspectives de coopération algéro-américaine, dans différentes domaines, la liste noire américaine incluant l’Algérie et les algériens établis aux Etats-Unis d’Amérique. Lors d’une conférence de presse tenue, hier, ?* la faculté des sciences médicales de l’université d’Alger (La Perrine), le professeur a annoncé que 6 domaines de coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique ont été identifiés. Il s’agit, selon lui, de la sécurité alimentaire, l’eau, de l’énergie, de la santé, des changements climatiques, des sciences et du transfert technologique. «Le président Obama a décidé de m’envoyer personnellement, exprimant sa volonté de coopération avec l’Algérie», a ajouté le professeur Zerhouni. À propos de l’islamophobie, il a estimé que les Etats-Unis refusent ce comportement. Il en veut pour preuve qu’»il y a plus de musulmans nommés dans des postes aux Etats-Unis qu’en France». «L’islamophobie, il faut la combattre, c’est une chose certaine.»

                    Il a annoncé, par ailleurs, que 13 000 Algériens établis aux Etats-Unis sont enregistrés ?* l’ambassade, ajoutant que leur nombre doit être supérieur. «Je pense que c’est deux fois le chiffre, ?* peu près 20 000 ?* 25 000, le tiers professionnel, dont des ingénieurs et travailleurs dans des compagnies pétrolières», ajoute l’envoyé spécial du président Obama, selon lequel «2 000 parmi les Algériens établis aux Etats-Unis sont doctorants, parmi eux 1 000 de même niveau que les professeurs agrégés». Il a ajouté qu’»ils ne demandent qu’?* servir leur pays», lance le professeur Elias Zerhouni, et de rappeler la création, le 15 janvier, de la fondation algéro-américaine. «Cette fondation a été créée avec l’encouragement de l’ambassadeur algérien aux Etats-Unis, M. Baâli. 150 Algériens de très haut niveau ont assisté ?* sa première réunion, ?* Washington.» L’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique coopéreront en matière de santé dans le cadre d’une importante faculté de médecine de 10 000 places en cours de construction ?* Alger.

                    Au cours de cette conférence de presse, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Algérie a annoncé : «Nous voulons multiplier les contacts entre nous.» Son hôte, le docteur Hadjar, recteur de l’université d’Alger, a déclaré que «le souci numéro un des étudiants algériens en médecine, c’est la façon d’obtenir les connaissances», et qu’»il y a, l?*, peut-être, des possibilités par le biais de la technologie de l’information et de la communication». Cette possibilité a été également évoquée par l’envoyé scientifique du président Obama pour le transfert des sciences et de la technologie entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique.

                    Affaire des black-listés, un problème technique qui va être corrigé

                    Interrogé par des journalistes sur la liste noire de pays ?* risque, établie par les Etats-Unis d’Amérique et comprenant l’Algérie, l’envoyé scientifique du président Obama, qui a eu ?* discuter de cette affaire avec des ministres algériens, est convaincu que les Etats-Unis n’ont pas pris cette mesure par descrimination ou inamicalité. «J’ai rencontré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et évoqué avec elle cette question. Elle m’a dit qu’il n’y a aucune intention inamicale envers l’Algérie.» Et d’ajouter qu’»elle-même a dit que nous sommes désolés. Après tout, la sécurité aérienne, ça nous concerne tous», a lancé le professeur Elias Zerhouni qui ajoute avoir vérifié personnellement que c’est un problème technique. «J’ai entendu parler de ça ?* titre professionnel et privé, la chose essentielle, je vous le dis, est qu’il n’y a aucune intention de la part des responsables américains que j’ai rencontrés, aux Etats-Unis, de discriminer les Algériens», a conclu le professeur Elias Zerhouni.

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                    • #55

                      كشف مصدر مسؤول من وزارة التعليم العالي أن الحكومة رفضت ''شروطا'' وضعها عدد من الكفاءات الجزائرية في الخارج، للعودة إلى الجزائر. وسيتم، مقابل ذلك، ''تعزيز'' مكانة الباحثين المحليين ''بعد أن صنفت دراسة حديثة، البحث العلمي بالجزائر في المرتبة الأولى عربيا، فيما تصدر عدد من الدول الأوروبية الرائدة في هذا المجال على غرار فرنسا''.

                      قال مصدر من مديرية البحث العلمي بوزارة التعليم العالي في تصريح لـ''الخبر''، بأن هذه الأخيرة في صدد التحضير لـ''تحفيزات'' كبيرة للباحثين الجزائريين الذين يزاولون مهامهم في المخابر الجزائرية. ومن شأن هذه التحفيزات، يضيف نفس المصدر، ترقية مكانة الباحث الاجتماعية والمهنية، من خلال ''إعادة الاعتبار'' للباحث وتعزيز مكانته داخل المجتمع.

                      ويترجم هذه التحفيزات، حسب مصدرنا، مضمون القانون الأساسي الخاص بهذه الفئة، بالإضافة إلى الزيادات التي ستأتي مع الشروع في تطبيق نظام المنح، وفقا لتأكيدات المدير العام للبحث العلمي عبد الحفيظ أوراق، الذي وصف، في تصريحات متفرقة، هذه الزيادات بـ''الهامة جدا والمعتبرة''؛ حيث سيتم تحديد هذه المنح على أساس ''الامتياز'' بالاعتماد على علاقة تعاقدية، حسبه، تستند على مردودية الباحث على مستوى المخبر.

                      وحسب نفس المسؤول، فإن المنح التي ستخصّص للأساتذة الباحثين ''ستكون في مستوى آمال وطموحات الأساتذة الباحثين''، بشكل سيسمح بإعادة الاعتبار للبحث العلمي في الجزائر، من خلال تحسين التكفل بالباحثين من الناحية الاجتماعية.

                      ويصل عدد الباحثين الدائمين في الجزائر إلى 1700 مقابل 835 سنة 2000، يضاف إلى 20 ألف أستاذ باحث يعملون على مستوى 780 مخبر بحث. وسخّرت الدولة ميزانية هامة لتسيير القطاع تعادل 100 مليار دينار. ويتزامن هذا مع إنشاء المجلس الوطني للبحث العلمي الذي سيشرع في عمله قريبا، بالإضافة إلى 34 برنامج بحث خاصة بالخماسي المقبل، وهي برامج تشمل بالأساس كافة الانشغالات التي تطرح في الساحة الاقتصادية والاجتماعية على غرار مشكل المياه، الأخطار الكبرى وكذا الطاقات البديلة والصحة والفلاحة. وبناء على كل هذه ''التحفيزات''، يقول المصدر الذي تحدث لـ''الخبر''، ''إنه من غير المعقول ركن الكفاءات المحلية على الهامش، والرضوخ لشروط وضعها عدد من الباحثين الجزائريين في الخارج للعودة..''.

                      وحسب تقديرات مسؤولي مديرية البحث العلمي، فإن مئات الباحثين المحليين يملكون نفس الكفاءات المتوفرة في الباحثين بالخارج، ما يعني بأنه لا حاجة لتوفير ميزانية أخرى لاستقدام هاته الكفاءات، مادامت مردوديتها، يؤكد مصدر ''الخبر''، لا تفوق مردودية الباحثين العاملين على مستوى المخابر الوطنية. وهو ما كرسته دراسة حديثة أجراها البنك الدولي، جاء فيها بأن نسبة نمو البحث العلمي في الجزائر تفوق بكثير تلك المسجلة في فرنسا.. وإن كان الإنتاج أكبر في هاته الأخيرة إلا أن ذات الهيئة اعتمدت نسبة النمو لتصنيف الدول.

                      وتعتبر تخصصات الكيمياء والفيزياء والعلوم الهندسية المجالات التي تحتل فيها الجزائر الريادة.

                      ويقف عزوف القطاع الاقتصادي بشكل عام على التعاون مع مخابر البحث الوطنية وراء هذا الإنتاج ''المتواضع''، على اعتبارها تستعين بمخابر أجنبية وبالعملة الصعبة، ''رغم أن المخابر ذاتها تستعين هي أيضا بكفاءات جزائرية محلية لإنجاز البحوث والمشاريع''.

                      وصنفت نفس الدراسة الجزائر الأولى عربيا من خلال إنجاز البحوث العلمية، وهي المرتبة التي ستعتمد عليها الحكومة، يقول مصدرنا، لتكريس مكانة البحث العلمي من خلال توفير جميع الشروط ورصد كل الإمكانات لتطوير القطاع.

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                      • #56
                        Djamel Aklil :


                        Mercredi 26 Mai 2010 -- Tayeb Louh, ministre du Travail et de la sécurité sociale, a eu, mercredi 26 mai, des mots très durs ?* l’égard des pays développés, accusés de voler «nos ressources humaines et compétences». Intervenant ?* l’occasion du forum international de la ressource humaine organisée ?* Alger, M. Louh a déclaré : «je sors du sujet de mon intervention pour vous dire que nous vivons un phénomène qui consiste en le vol de nos ressources humaines par les pays développés qui ont même tenté d’organiser ce vol ?* travers la loi». Ce phénomène concerne tous les pays en voie de développement, selon le ministre. «Nous avions ?* l’occasion de rencontres de l’organisation arabe du travail et même dans le cadre de l’union africaine réfléchi ?* institué un observatoire pour nos compétences», a-t-il révélé.

                        Selon Tayeb Louh, l’Algérie manque cruellement de formateurs. La stratégie du gouvernement est orientée actuellement vers la «formation des formateurs». «Nous devons en l’occurrence nous appuyer sur nos compétences et ressources humaines établies ?* l’étrangers (…) Nous devons créer les conditions adéquates pour permettre ?* ces compétences établies ?* l’étranger de mieux aider nos pays», a-t-il ajouté. Avant de préciser : «ces compétences constituent un atout et un moyens d’accélérer l’accession de l’Algérie ?* l’économie fondée sur la connaissance et leur participation ?* l’amélioration rapide de l’environnement, tant celui de la recherche scientifique, de la technologie que celui de l’investissement incitera au renversement des flux des compétences sans que cela se traduise d’ailleurs nécessairement par leur retour physique».

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                        • #57

                          March 2, 2011 -- Despite a recent improvement in their work conditions, Algerian scientists continue to move abroad in search of better opportunities. To tackle the problem, Algeria looks to adopt fresh measures to bolster youths' interest in science. "The action undertaken by the directorate, as part of the national recruitment policy, provides for the training of 60,000 research lecturers by 2020," Director of Scientific Research and Development at the Higher Education Ministry Hafid Aourag said on February 16th. "In 2012, the number of research units and centres in Algeria will rise to 100," he said, adding that the country also plans to build 300 new laboratories.

                          With only 22,000 researchers, Algeria has 600 scientists per million citizens, half of the average ratio in the world. For comparison, Tunisia boasts 2,200 specialists per million. What is the reason behind this distaste for scientific research, which puts Algeria at the bottom of the table in the Arab world? Despite a "considerable" increase in salaries, which have "doubled" to about 20,000 dinars (1,779 euros), university graduates "prefer to go into teaching" and "often turn their backs on research", according to Aourag. "Research demands more time and effort, and many universities prefer teaching, with its months of holiday and convenient working hours," he said.

                          This argument "is far from convincing", according to researcher Fatiha Djourlaf. "The reasons for this unpopularity lie elsewhere," she told Magharebia, pointing to the "deplorable" conditions offered by the authorities to researchers. The conditions for Algerian scientists include a glaring lack of laboratories, low remuneration, bureaucracy, and an array of other social problems, "which hinder creativity" and discourage researchers, according to Djourlaf. As a result, a great number of Algerian specialists pursue jobs in foreign laboratories and research centres, medicine professor Yazid Amrouche said. "As a doctor and head of a hospital department, I receive 7,000 dirhams, which is approximately 700 dollars," he said. If many university graduates turn their backs on research, Amrouche continued, it is not just to have a "nicer" work schedule.

                          More than 40,000 Algerian scientists work abroad, Amrouche said. According to government sources, only 1,500 researchers are employed outside Algeria. Many research expatriates refuse to return to their country of birth to avoid mandatory military service, said nuclear researcher Tatah, who spent several years in the United States. Despite government promises to improve the situation, 300 scientists from the Algiers Nuclear Research Centre staged a sit-in on February 21st to demand allowances and pay hikes.

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                          • #58
                            Sonia Lyes :


                            Dimanche 17 Avril 2011 -- C’est une véritable hémorragie. Quelque 71.500 diplômés universitaires ont quitté l’Algérie entre 1994 et 2006, a révélé ce dimanche 17 avril le chercheur Ahmed Guessoum lors d’une conférence ?* Médéa sur le thème de la fuite des cerveaux. Cette fuite des cerveaux a causé ?* l'Algérie des pertes estimées ?* quelque 40 milliards de dollars, selon le même chercheur. Le Royaume-Uni, la France, le Canada et les Etats-Unis sont les principaux pays qui attirent l’élite nationale, a précisé le chercheur. Selon cet enseignant de l’université de Bab Ezzouar (USTHB), qui cite un rapport du Conseil national économique et social (CNES), plus de 10.000 médecins ont quitté l’Algérie durant cette période pour s’établir essentiellement en France. Les universités nord-américaines, quant ?* elles, ont accueilli pas moins de 18.000 universitaires algériens et cadres de haut niveau, parmi lesquels figurent 3.000 chercheurs. La dégradation de la situation sécuritaire, les conditions socioprofessionnelles, l’absence d’un climat propice ?* la recherche et la formation des élites, les entraves ?* la liberté d’initiatives et l’absence de débouchées sont les principales causes du départ massif des diplômés, a-t-il relevé.

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                            • #59
                              Abderrahmane Semmar :


                              Dimanche 17 Avril 2011 -- L'Algérie a subi un énorme préjudice financier ?* cause de la fuite des cerveaux. Selon le chercheur Ahmed Guessoum, enseignant ?* l'université des sciences et des technologies Houari Boumediene de Bab-Ezzouar (Alger), rien qu'entre 1992 et 1996, la fuite des cerveaux a occasionné ?* l'Algérie "des pertes estimées ?* près de 40 milliards de dollars" ! Le chercheur Ahmed Guessoum a révélé également, lors d'une conférence organisée samedi ?* Médéa sur le thème de la fuite des cerveaux, que selon un décompte établi par le Conseil national économique et social (CNES), pas moins de 71.500 diplômés universitaires ont quitté l'Algérie entre 1994 et 2006. Plus de 10.000 médecins, toutes spécialités confondues, se sont installés également durant cette période en France. Quant aux universités d'Amérique du nord, elles ont accueilli, depuis le début des années 90, pas moins de 18.000 universitaires algériens et cadres de haut niveau, parmi lesquels on dénombre plus de 3.000 chercheurs. À cet effet, Ahmed Guessoum n'a pas hésité ?* souligner que les conséquences néfastes de l'un des plus grand mouvements migratoires de l'élite nationale vers l'étranger qu'a connu l'Algérie depuis l'indépendance, se font toujours sentir dans tous les secteurs névralgiques du pays. Et si les pouvoirs publics ne vont pas vers une meilleure prise en charge socio-professionnelle des universitaires Algériens, les cadres et les diplômés continueront de fuir le pays ?* la recherche d'une plus grande liberté d'initiatives.

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                              • #60
                                Hamid Guemache :


                                Jeudi 5 Mai 2011 -- Les expatriés boudent l’Algérie. Les groupes étrangers ont de plus en plus de mal ?* trouver des candidats pour occuper des postes dans leurs filiales algériennes. «Nous avons du mal ?* convaincre des expatriés de venir travailler chez nous. Tous évoquent la situation politique difficile et les tensions sociales qui secouent le pays depuis des mois», explique le directeur général d’une entreprise qui a requis l’anonymat. Récemment, un groupe français a peiné pour convaincre l’un de ses cadres de venir diriger une filiale qu’il vient de créer en Algérie. Les expatriés appréhendent l’évolution de la situation politique et sociale en Algérie dans un contexte régional marqué par le vent des révoltes populaires qui souffle sur le monde arabe depuis fin 2010. Ces révoltes ont abouti aux départs des présidents tunisien et égyptien alors que la Libye est plongée dans la guerre civile. «Aucun expatrié ne souhaite se retrouver dans un pays qui risque de connaître ?* tout moment des troubles et des émeutes populaires», explique le même directeur.

                                Depuis plusieurs mois, l’Algérie donne en effet l’image d’un pays qui risque de basculer dans les émeutes ?* tout moment. Les experts et les spécialistes, algériens et étrangers, multiplient les mises en garde contre une dégradation de la situation en Algérie, si le pouvoir n’entame pas rapidement des réformes politiques et économiques afin de calmer le front social en ébullition. «Je devais recevoir ces derniers jours cinq expatriés de nationalités différentes, mais aucun n’est venu. Ils ont tous annulé et reporté leur voyage», affirme le PDG d’un groupe privé.

                                L’Algérie n’a jamais été en fait la destination privilégiée des expatriés, contrairement au Maroc, ?* la Tunisie ou ?* l’Egypte, pays où il fait bon vivre pour les étrangers. «Notre pays n’est pas bon ?* vivre, le système éducatif est mauvais et les problèmes de sécurité se posent toujours», explique un chef d’entreprise franco-algérien. «Les expatriés acceptent des missions ?* l’étranger pour généralement trois raisons : lorsque le pays en question est stratégique pour sa société, donc pour sa carrière professionnelle ; lorsqu’il fait bon vivre dans ce pays et lorsqu’il peut bien y gagner sa vie», explique-t-il. Mais l’Algérie ne remplit pas toutes ces conditions. «Le nombre de groupes étrangers qui considèrent l’Algérie comme un pays stratégique pour leur développement est très faible. La qualité de la vie chez nous est très mauvaise et nous sommes confrontés aux problèmes de sécurité», ajoute-t-il.

                                À l’insécurité liée au terrorisme, s'ajoute le fait que l’Algérie est devenue un pays instable aux yeux des étrangers en raison notamment de la multiplication des émeutes sociales ces derniers mois et des changements fréquents de lois sur l’investissement et le contrôle de change. «Même les expatriés d’origine algérienne boudent l’Algérie. Ceux qui sont venus ont eu de mauvaises expériences. Ils ont été mal accueillis», affirme le chef d'entreprise franco-algérien. Les entreprises publiques notamment refusent souvent de travailler avec des expatriés d’origine algérienne, en exigeant des coopérants français, allemands ou d’autres nationalités. «Les cadres étrangers d’origine algérienne sont généralement méprisés par les cadres locaux», déplore notre interlocuteur.

                                Les difficultés des entreprises basées en Algérie ?* recruter des expatriés profitent en partie aux cadres locaux. De nombreux groupes étrangers ont entrepris avec succès des politiques d’algérianisation de leur encadrement. Certaines filiales de sociétés étrangères sont dirigées ?* 100% par des Algériens. Ces derniers bénéficient de formations ?* l’étranger. Toutefois, le manque d’attractivité de l’économie nationale pour les expatriés prive le pays de compétences étrangères capables d’effectuer de véritables transferts de savoir-faire. D’autant que les cadres algériens cherchent dans leur majorité ?* quitter le pays pour s’installer ?* l’étranger. L’Algérie se retrouve ainsi doublement pénalisée.

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