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Transplantation et greffe d’organes en Algérie :

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  • Transplantation et greffe d’organes en Algérie :

    Lundi 9 Avril 2007 -- Une première greffe du foie a été programmée au courant de l’année 2007 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Annaba. C’est ce qui a été annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse animée par le staff dirigeant du CHU de Annaba, le professeur Abderahmane Saïdia, directeur général du CHU a estimé que la greffe du foie est une opération chirurgicale ?* la fois délicate et difficile d’où l’importance de sa préparation sur tous les plans.

    En programmant cette greffe du foie, le CHU de Annaba sera le deuxième ?* l’échelle nationale après celui de Pierre et Marie Curie d’Alger ?* investir ce type d’opération chirurgicale. Par ailleurs, plus de 100 greffes d’organes ont été programmées au titre de l’année 2007 ; le professeur Abderahmane Saïdia a, d’autre part, rappelé que le CHU de Annaba a effectué durant l’année 2006 deux greffes rénales, 10 greffes de la cornée, avant de réaliser en mars dernier 8 implants cochléaires au profit de patients adultes et enfants souffrant de la surdité. Le professeur Abderahmane Saïdia a par ailleurs affirmé que le ministère de la Santé a réservé 215 milliards de centimes pour les nouvelles infrastructures médicales et leur équipement. Il s’agit d’un centre régional de lutte contre le cancer en cours de réalisation et d’un autre pour la lutte contre les intoxications. Le coût de chacun est de 200 milliards centimes.


  • #2
    Octroi de 42 milliards de centimes au CHU de Blida :


    Le centre hospitalo-universitaire (CHU) de Blida a bénéficié, dans le cadre du programme de diminution des soins ?* l’étranger, d’une enveloppe financière de 42 milliards de centimes, afin d’effectuer 4 implantations de prothèses auditives pour les malentendants, et 13 greffes de reins et de cornées, qui ont toutes été un franc succès.

    Le CHU de Blida a entrepris, en début de semaine, des opérations d’implantation de prothèses auditives pour les malentendants, au profit de quatre patients, dont l’âge va de 5 ?* 13 ans, sous la direction du professeur Rosse Yahia, avec la collaboration du professeur Français Pierre, dans le cadre d’un accord de partenariat conclu entre les deux parties.

    Le directeur général du CHU de Blida, Berrabeh Zebar, a déclaré ?* El Khabar, que trois opérations de greffe rénale ont été effectuées, sur un total de 18 opérations programmées pour cette année, en plus de la réussite de 10 opérations de greffe de la cornée, sur un total de 40 opérations programmées.

    Le même responsable a déclaré que le programme en question vise ?* prendre en charge 50 malades atteints de sclérose en plaques au niveau du service de neurologie, en plus de 10 patients atteints de la maladie de Parkinson, 30 malades atteints de déformation artérielle, et 70 malades touchés par des tumeurs cérébrales.

    M. Zebar a déclaré que la direction du CHU de Blida s’est engagée, vis-?*-vis du ministère de la Santé, ?* prendre en charge les malades, et ?* réduire les soins ?* l’étranger, qui coûtent excessivement cher.

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    • #3
      Transplantation et greffe d’organes :


      Mardi 15 janvier 2008 -- L’Algérie ne dispose ni d’un registre de donneurs vivants d’organes ni d’une banque regroupant toutes les données nécessaires, notamment celles relatives aux patients en liste d’attente. S’agissant de la transplantation d’organes ?* partir de donneurs décédés, nos spécialistes affirment que c’est une pratique qu’ils n’ont pas pu encore appliquer et qui pourrait être vouée, selon eux, ?* l’échec dans notre pays.

      Par ailleurs, nos structures ne seraient pas dans la capacité de suivre de près les malades greffés. Les données chiffrées ne seraient pas fiables concernant les cas de rejet de greffe ou de décès. Ces statistiques n’ont d’ailleurs même pas été présentées lors de cette journée d’étude.

      De cette situation, il ressort que notre pays est loin derrière certains pays arabes. Au Liban, 15 inscrits donneurs sont en permanence recensés pour une population de 1 million d’habitants. «Nous devons donc, si l’on veut appliquer les normes de l’OMS, arriver ?* 300 inscrits, pour les 32 millions d’habitants que compte notre pays», a expliqué un médecin.

      Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, qui a présidé les travaux de cette journée a promis que l’Algérie finira par avoir une agence de transplantation d’organes où l’organisation de toutes ces opérations sera parfaitement gérée.

      Pour quelle année ? Pas d’échéance annoncée par le ministre qui estime que l’Algérie a tout de même fait des efforts en ce sens. Les statistiques communiquées hier font état d’un objectif presque atteint pour 2007, ?* l’exception de la greffe de foie.

      Pour le rein, 116 greffes ont été réalisées sur les 186 attendues, alors que 484 greffes de cornée ont été effectuées sur les 395 prévues. Pour la moelle osseuse, 149 greffes ont été réalisées au CPMC d’Alger. En ce qui concerne les greffes de foie, aucune n’a été faite.

      Toujours selon les statistiques du ministère, 131 implantologies cochléaires (une partie d’oreille) ont été réalisées contre 7 implantologies phonatoires. Mais une insuffisance demeure dans le processus médical mis en œuvre. En effet, les médecins affirment que pour obtenir un taux de réussite d’implantation cochléaire de 80 %, il faut absolument une bonne rééducation orthophonique, acte médical qui n’est pas dispensé dans nos hôpitaux, vu le large déficit en spécialistes.

      Pour l’année 2008, il est prévu 637 greffes de cornée, 236 de rein, 190 de moelle osseuse, 15 de foie et 410 implantologies cochléaires.

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      • #4

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        • #5

          Samedi 26 janvier 2008 -- Des professeurs en médecine et des organismes de la santé réclament la constitution d’une banque de don d’organes en Algérie. Il s’agit d’une action utile lorsqu’on sait qu’«une grave rareté» de donneurs d’organes est constatée, comme indiqué par le professeur Si Ahmed, chef du service de chirurgie générale au CHU Frantz Fanon.

          Il s’exprimait lors d’une journée d’information et de sensibilisation sur le «don d’organes et transplantation rénale».

          Au cours de cette rencontre, organisée au cercle régional de l’ANP de Blida par l’association des hémodialysés de Sidi El Kebir de Blida en collaboration avec l’association d’aide aux insuffisants rénaux de Tipasa, il a été signalé que «des milliers de personnes vivent actuellement dans l’attente d’une greffe alors que seul un nombre infime reçoit un greffon».

          Si Ahmed a déclaré que «le prélèvement ou la greffe d’organes ne peuvent être pratiqués avant que ne soit constatée la mort encéphalique (arrêt des fonctions du cerveau) et l’on ne peut procéder ?* la récupération qu’après accord du donneur et de sa famille».

          Il a néanmoins relevé que les greffes de donneurs vivants les plus fréquentes concernent le rein dont le taux de réussite dépasse les 75%.

          L’organe fonctionne en général mieux et plus longtemps chez le receveur, contrairement au rein ?* partir de personnes décédées. Les organes sont attribués ?* partir d’une liste unique détenue par les services de santé qui suivent la compatibilité entre le donneur et le receveur.

          Lors de la rencontre, au début de l’année, sur l’évaluation de transplantations d’organes durant l’année 2007, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, avait plaidé pour la sensibilisation des citoyens sur l’importance du don d’organes pour constituer une banque et contribuer ainsi ?* la réduction des longues listes d’attente que connaît le pays. «Le don d’organe ne doit avoir aucune conséquence sur la santé du donneur ni présenter un danger pour sa propre vie». Il précisera que «l’achat et la vente d’organes sont interdits par la charia». «Le don est un acte bénévole et ne peut faire l’objet d’aucune compensation financière», dira-t-il.

          Concernant le don d’organes ?* partir de donneurs décédés, Chikh Mohamed El Mekarkab, secrétaire de l’association «Sidi El Kebir», a estimé que «l’Islam favorise cet acte», s’il est pratiqué dans le respect de l’être humain. Il a signalé qu’il en existe actuellement 9000.

          Pour le Dr Mechnane, représentant du ministère des Affaires religieuses, le don d’organes est «autorisé en Islam si le donneur est adulte, en bonne santé et qu’il prend cette décision loin de toute pression».

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          • #6

            Samedi 2 Février 2008 -- Quelque 9 000 personnes sont atteintes d'insuffisance rénale en Algérie, a révélé ?* Liberté le président de l’Association des hémodialysés Sidi El-Kébir de la wilaya de Blida, Noureddine Aïad, au cours d'une journée d’information et de sensibilisation portant sur le don d’organes et la transplantation rénale.

            Cette manifestation scientifique, organisée par l’Association Sidi El-Kébir, a regroupé plus de deux cents personnes dont des autorités civiles et militaires ainsi que les responsables des laboratoires Abdi Ibrahim qui assurent la promotion de Venoffer. Le don d’organes, la prise en charge de la mort cérébrale en vue du prélèvement d’organes, l’organisation de la greffe rénale ?* partir du donneur cadavérique et la chari’a ont été les principaux point débattus au cours de cette journée.

            Actuellement, la prise en charge des hémodialysés se limite ?* l’épuration du sang uniquement durant douze heures par semaine. Une prise en charge décriée par les membres de cette association qui souhaiterait l’élaboration d’une législation appropriée ?* cette maladie.

            Le porte-parole de la Fédération nationale des insuffisants rénaux (Fnir), Mohamed Boukhors, a précisé pour sa part que les enfants insuffisants rénaux doivent bénéficier de la prescription de l’hormone de croissance, ce qui n’est pas le cas actuellement.

            Nous venons d’apprendre que le fer injectable du laboratoire Ibrahim Abdi est disponible sur le marché. Ce médicament permettra une meilleure prise en charge du malade, et ce, selon les dernières recommandations européennes on déplore le fait que l’insuffisance rénale n’est pas suivie après sa séance de dialyse.

            L’Association des hémodialysés Sidi El- Kébir de la wilaya de Blida, qui a été créée en 1998, compte en son sein 500 adhérents bénévoles qui œuvrent pour une meilleure prise en charge des patients atteints d'insuffisance rénale ou ayant subi une greffe rénale.

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            • #7

              Mardi 14 octobre 2008 -- Le président de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation, le Pr Rayane, a appelé hier ?* la sensibilisation de la population ?* la nécessité du don d’organes pour sauver des vies. Les spécialistes ont insisté sur l’urgence de passer au prélèvement d’organes sur des personnes décédées et d’élargir le cercle des donneurs. Le Pr Belabadji a appelé ?* revoir les tests actuelllemnt en vigueur et recommandé l’élargissement du cercle des donneurs, notamment aux cousins germains, tantes et ?* la belle-famille. Ceci, sachant que la loi algérienne ne permet que le don d’ascendants, descendants et collatéraux. «Nous voulons actuellement dépasser le don ?* partir de sujets vivants et nous visons le prélèvement sur des cadavres, pour bénéficier aussi bien des deux reins que des autres organes qui contribueront ?* sauver des vies», a déclaré le professeur. Actuellement, en Algérie, la transplantation rénale par donneur, ?* partir de cadavre, représente 5 % du programme national. Il n’existe pourtant pas d’opposition exprimée par les autorités religieuses, soulignent les spécialistes. Toutefois, le consentement explicite et préalable du donneur ou de sa famille après le décès est une nécessité.

              Pour sa part, le Pr Rayane soulignera le retard accusé par l’Algérie concernant le don d’organes et a appelé ?* un débat de société sur cette question, souvent jugée taboue. Il rappellera, par ailleurs, que l’Algérie s’est lancée dans la transplantation rénale en 1986 et que depuis cette date 500 greffes rénales ont été effectuées. Concernant l’incidence de l’insuffisance rénale chronique en Algérie, 4 500 nouveaux cas sont enregistrés chaque année. «La moitié de ces cas doit être greffée chaque année, alors qu’actuellement nous effectuons seulement 200 ?* 220 greffes par an», a souligné le spécialiste, notant, par ailleurs, qu’un programme de transplantation rénale a été réactivé par la tutelle, ce qui a donné le chiffre de 116 greffes effectuées ?* partir de donneurs vivants. Actuellement, selon les intervenants, tous les dons se font de la part de personnes apparentées, ce que permettent la loi et la religion, rappelle le Pr Rayane. Il notera, par ailleurs, que la prudence est de mise pour ce qui est des donneurs non apparentés, qui sont refusés en raison de dérives observées notamment dans certains pays. Il s’agit de multiples cas de transactions purement commerciales, qui entachent les opérations de dons d’organes.

              Toutefois et vu la multiplication des cas et les besoins exprimés par rapport au nombre réduit de donneurs, la situation actuelle inquiète les spécialistes qui ont expliqué hier qu’il fallait répondre ?* un besoin de 1 000 greffes par an. «C’est le moment de lancer le débat dans les écoles, les universités et même dans les mosquées, du fait que les dons sont insuffisants. La problématique actuellement concerne le prélèvement d’organes ?* partir de patients en état de mort encéphalique, ce qui représente une situation irréversible. On peut dans ce cas prélever des organes, mais sans trop tarder », souligne le Pr Rayane. L’intervenant s’interrogera toutefois sur l’équipement des hôpitaux, pour la prise en charge des morts encéphaliques, et recommandera, ?* cet effet, d’équiper des salles de réanimation pour morts encéphaliques, dans les hôpitaux des principales villes du pays, dans le cadre d’une opération pilote. Les présents noteront, par ailleurs, qu’en 2002 six transplantations ont été effectuées ?* partir de cadavres.

              Le Pr Rayane expliquera, en outre, qu’il est possible de prélever des organes, ?* partir des cadavres de victimes d’accidents de la route et d’accidents cardiovasculaires. Il s’agit toutefois, selon les spécialistes, de lancer un débat de société sur cette question. A cet effet, ont été préparés des spécimens de cartes de donneurs, puisque, ?* ce jour, il n’existe pas ce genre de document, comme ailleurs ou dans d’autres pays, ou est exprimé le refus des sujets de faire don de leurs organes. Le document en question a été présenté hier ?* la presse et devrait être perfectionné. Il existe actuellement en Algérie 13 000 hémodialysés et 250 centres d’hémodialyse, alors que 90 autres centres privés devraient bientôt voir le jour. 10 centres greffeurs sont en outre en activité au niveau des CHU. Le Pr Rayane attirera, toutefois, l’attention sur certains de ces centres qui, dira-t-il, portent préjudice, au plan national, ?* la transplantation d’organes en raison de défaillances dans leur fonctionnement. Les spécialistes présents dénonceront la tentative de marginalisation des néphrologues, concernant la greffe rénale, tout en précisant que ces opérations sont multidisciplinaires.

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              • #8

                Dimanche 7 Décembre 2008 -- Les docteurs de la foi algériens réaffirment le caractère licite du prélèvement d’organes sur des personnes décédées «?* la seule condition que le donneur soit réellement mort», avertit cheikh Abderrahmane Chibane, président de l’Association des oulémas algériens. «La personne décédée, cela suppose que l’âme est entre les mains de Dieu. C’est cela, la mort. A partir de ce moment, le prélèvement s’opère sur un cadavre et cela est permis si le donneur a donné son accord de son vivant», explique le cheikh dans un entretien accordé hier au Jeune Indépendant. Le président de l’Association des oulémas intervient au lendemain d’un séminaire sur le don d’organes qui a eu lieu ?* Blida.

                Lors de cette rencontre, le professeur Bouzidi, enseignant de charia ?* l’université d’Alger et conseiller du ministre des Affaires religieuses, a rappelé que l’islam autorise le don d’organes pour sauver une vie humaine. Pour le donneur vivant comme pour le donneur cadavérique, le professeur Bouzidi a éclairé l’assistance sur la position de l’islam et des oulémas sur le don d’organes dans le but de sauver une vie humaine s’il n’y a pas une autre alternative en matière de traitement. «Pour le donneur cadavérique, 99 % des oulémas sont réticents car il s’agit de porter atteinte ?* un mort, ce qui n’est pas toléré par l’islam», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «Dans le cas du consentement du donneur de son vivant ou de ses proches après sa mort, le don devient licite car l’intérêt du malade prime».

                L’avis du professeur Bouzidi rejoint ainsi celui de l’Association des oulémas ainsi que celui d’éminents docteurs de la foi ?* l’exemple du cheikh Youssef Al-Qaradaoui. Le savant qui est aussi président de la Ligue mondiale des oulémas de l’islam affirme qu’il est permis de soulager un musulman souffrant par exemple d’une insuffisance rénale. «En faisant don de l’un des deux reins sains, le donateur sera rétribué pour avoir fait miséricorde ?* un être humain, méritant ainsi la miséricorde du Ciel», a indiqué le cheikh dans une fetwa.

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                • #9
                  Amel Bouakba :


                  Samedi 20 Décembre 2008 -- L’insuffisance rénale est un vrai problème de santé publique en Algérie. Quelque six millions d’Algériens présentent un risque rénal et 13 000 sont des patients dialysés ?* travers les 250 centres d’hémodialyse, avec tout ce que cela comporte comme complications. La greffe rénale constitue pour bon nombre de malades la solution idéale pour mettre fin ?* leurs souffrances. Mais le don d’organes se fait rare dans notre pays, c’est pourquoi les spécialistes insistent pour mettre le paquet sur la sensibilisation autour de cette question.

                  Dans ce cadre, le comité médical national de néphrologie a organisé mercredi ?* l’Institut national de santé publique (INSP) une journée d’étude sur le traitement de l’insuffisance rénale chronique et ses complications et élaboré une stratégie de prévention et de prise en charge de cette pathologie pour les dix prochaines années. Le professeur Rayane, coordinateur du comité national médical de néphrologie, a fait part de la stratégie du ministère de la Santé pour prendre en charge l’insuffisance rénale, qui repose sur deux axes principaux, ?* savoir la prévention de cette pathologie et le développement de la transplantation rénale. Il s’agira de développer le diagnostic précoce en ciblant les populations ?* risque comme les diabétiques et les hypertendus.

                  S’agissant de la transplantation rénale, la stratégie pour les dix ans ?* venir est de réaliser au moins 1 000 greffes rénales par an. Pour encourager ce type d’interventions et le don d’organes, le professeur Rayane a annoncé le lancement, en janvier prochain, d’une campagne de sensibilisation pour le don d’organes ?* partir de donneurs cadavériques. Il s’agit d’initier des cartes de potentiels donneurs d’organes. Ainsi, il sera possible comme c’est le cas dans d’autres pays, d’émettre le vœu de faire don de ses organes après le décès. Autre projet qui devrait voir le jour prochainement, l’ouverture du centre national du rein de Blida prévu le au 1er semestre 2009.

                  Les participants plaident fortement, depuis quelque temps, pour promouvoir le don de reins ?* partir de donneurs cadavériques pour mettre fin au calvaire des malades dialysés, rappelant que le taux de mortalité se situe, actuellement, entre 12 et 15%. Les malades subissent les pénibles séances de dialyse et le coût exorbitant. Le professeur Rayane a, par ailleurs, évoqué le lancement d’un registre national de l’insuffisance chronique en vue de recenser les malades et d’optimiser les différentes thérapies substitutives rénales (hémodialyse, dialyse péritonéale et transplantation rénale).

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                  • #10

                    Jeudi 25 Décembre 2008 -- Après les explications données aux praticiens de la santé sur l’importance de la greffe d’organes prélevés sur des cadavres, c’est au tour des hommes de culte ?* être sollicités pour sensibiliser la population sur l’impérieuse nécessité de cet acte médical. Ainsi, c’est en présence de personnalités du corps médical et d’hommes de culte tels que l’ancien ministre des Affaires religieuses M. Saïd Chibane, le professeur Si Ahmed du CHU de Blida et nombre d’autres spécialistes qu’une rencontre s’est tenue ?* la salle de conférence de la mosquée Kawther de Blida, ?* l’effet d’expliquer aux imams officiant dans cette wilaya et venus assister ?* cette journée d’étude comment un seul cadavre peut permettre de sauver quatre vies humaines ou d’améliorer le sort dix autres par le simple prélèvement d’organes. Dans son intervention, le professeur Si Ahmed a souligné : «La politique de transplantation d’organes ?* partir de cadavres dans un pays musulman s’appuie sur deux piliers : les médias que vous êtes et les hommes de religion que vous êtes aussi. Les hommes de religion constituent un vecteur très important, d’autant plus que les mosquées permettent de réunir des pans entiers de la population.» Et de mettre l’accent sur le fait que «face ?* la mort, seuls les hommes de religion peuvent transmettre un message d’une telle importance». Le professeur s’est également longuement étendu sur les moyens matériels et les compétences humaines dont disposent les structures hospitalières de Blida pour réaliser de telles opérations. Pour la circonstance, un documentaire de courte durée a été projeté ?* l’assistance et commenté par le professeur Si Ahmed. Il a permis de voir comment la mort encéphalique est médicalement constatée et comment le prélèvement d’organes est effectué. Le conférencier a longuement expliqué les conditions dans lesquelles s’effectue le prélèvement. Il faut l’accord du défunt de son vivant ou, ?* défaut, celui de sa famille. Les transplantations s’effectuent dans l’anonymat le plus absolu et la gratuité de toutes les charges y afférentes est assurée. «Nous avons le droit de dire que tout est encadré par la loi, ?* travers des conditions draconiennes. Et nous avons l’obligation d’apporter le message suivant : le prélèvement d’organes ne se fait que dans un seul et unique but, celui de sauver des vies humaines», a-t-il souligné. Et de faire remarquer ?* l’intention des imams qu’en Algérie, 90 % des insuffisants rénaux sont soumis ?* la dialyse et sont ainsi prisonniers d’une machine. Par conséquent, ils ne peuvent ni travailler ni voyager. Il existe en Algérie 13 000 insuffisants rénaux dont 3 000 font la dialyse quotidiennement. Rappelons que l’Algérie a été le premier pays ?* avoir émis une fetwa dans ce domaine, en date du 13 novembre 1985. Plusieurs pays musulmans tels que l’Arabie Saoudite prennent d’ailleurs cette fetwa comme modèle pour faire admettre aux populations la nécessité d’autoriser le prélèvement d’organes ?* partir d’un cadavre. Reste maintenant aux imams la noble tâche de sensibiliser les citoyens sur la question ?* l’occasion des prêches qu’ils donnent dans leurs mosquées respectives.

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                    • #11
                      how interesting- Algeria was the first Muslim country to accept organ donation after death.
                      It seems as if one fails to conceive
                      The meaning my name strives to achieve

                      To a biological form you cannot relate-
                      Because a reproductive cell is a gamete not gamate!

                      It means to unite, -to become consolidated
                      So without me in a.com, is there hope we'd be amalgamated?

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                      • #12

                        Lundi 20 Avril 2009 -- C'est le thème de la Journée d'études qu'organise l'Institut des sciences juridiques du Centre universitaire de Khémis-Miliana, les 20, 21 et 22 avril prochain. Un thème qui revêt une très grande importance, mais qui semble aussi relever de la liste des tabous auxquels se trouve confrontée la société. C'est donc, dans le but de relancer le débat sur cette grande question, plus que jamais d'actualité, que d'éminents spécialistes du droit, de la médecine et de la religion vont plancher durant ces journées pour, peut-être, faire avancer les choses et espérer, un jour prochain, voir que les morts viendront au secours des vivants, par altruisme, par amour pour son prochain, par solidarité humaine face ?* la détresse de la maladie... par humanisme. Ceci est d'autant pus important quand on sait, selon les dernières statistiques, et seulement pour une seule maladie, ?* titre d'exemple, il existe en Algérie 13.000 patients qui souffrent d'insuffisance rénale, dont 3.000 prisonniers de reins artificiels donc prisonniers enchaînés par une tuyauterie ?* une machine, inactifs, une charge pour eux-mêmes, pour leurs entourage, pour l'Etat, quand on sait qu'une seule séance coûte près de 5.000 DA, alors qu'il suffirait d'une greffe de rein ?* partir d'un donneur consentant pour le libérer et lui permettre de vivre normalement. En Algérie, depuis des années, on s'évertue ?* coups de milliards ?* faire pousser comme des champignons des centres d'hémodialyse qui, selon de nombreux spécialistes éclairés, ne font qu'accorder un sursis aux personnes atteintes, et que l'on s'éloigne des vraies solutions en l'occurrence, les greffes d'organes par transplantations.

                        Toujours selon les statistiques officielles, on enregistre des milliers de décès chaque année dans notre pays et si seulement 2 % d'entre eux étaient des donneurs volontaires, valides, on pourrait disposer de 2.600 reins sans compter d'autres organes comme la cornée ou le coeur. Ce serait un pas immense de franchi et pour ceux qui souffrent et pour le progrès de la médecine algérienne. Pourtant, sur le plan technique, notre pays ne manque ni de compétences humaines en la matière, ni de structures hospitalo-universitaires. Même sur le plan religieux, indique-t-on, il est bon de rappeler que l'Algérie est l'un des premiers pays qui a émis une «fetwa» en date du 13 novembre 1985, qui définit le cadre de la procédure autorisant les transplantations, une «fetwa» qui, maintenant, sert de référence pour certains pays pour sensibiliser les citoyens ?* faire don, de leurs vivants, ou autoriser leurs parents ?* le faire ?* leur place après leur décès. Histoire des transplantations, les points de vue du législateur algérien, celui de la Chariâa et des religions révélées, du psychologue, du sociologue, le phénomène du commerce des organes, les dangers du clonage, la législation en vigueur appliquée par le secteur de la Santé en matière de don d'organes, tels sont les différents sujets qui seront soumis ?* débat, durant ces trois journées, qui seront animées par des spécialités algériens de différentes universités du pays, invités dans ce cadre.

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                        • #13

                          Mardi 21 Avril 2009 -- En Algérie, 13 000 patients souffrent d’insuffisance rénale, dont 3 000 sont en attente d’une transplantation, seule solution pour être définitivement soulagés des pénibles séances de dialyse. L’institut des sciences juridiques de l’université de Khemis Miliana organise ?* ce sujet, depuis hier, une rencontre portant sur les greffes d’organes selon le droit algérien et la charia. Des spécialistes en droit et en médecine, ainsi que d’éminents théologiens participent ?* cette rencontre. Dans son intervention, le professeur Si Ahmed, chef du service de chirurgie générale et de transplantation rénale au CHU de Blida, a déclaré que plus de 500 greffes rénales ont été réalisées en Algérie depuis 1986 ?* partir de donneurs vivants, ce qui demeure en deç?* des besoins et ne représente que 10 % de la demande. Pour ce professeur, le recours ?* la greffe ?* partir de cadavres demeure l’unique solution. Et de souligner que c’est grâce ?* ce genre de rencontres qu’une timide avancée a été enregistrée, mettant en exergue la transplantation réussie ?* partir d’un cadavre en 2002 ?* Constantine, le patient étant toujours en vie.

                          Me Boudoumi, également maître de conférences, a mis en exergue le fait que la législation algérienne est imprécise et nécessite une refonte, notamment au niveau de la définition de la mort effective d’une personne et des pratiques procédurales. «Il faut former un anneau d’intervenants dans le champ de la transplantation au niveau des centres spécialisés», a-t-il souligné. Une intervenante, de l’université de Tébessa, a ajouté que la transplantation entre personnes vivantes selon la législation algérienne doit répondre aux obligations du secret, de la gratuité et de la préservation de la santé des donneurs et des receveurs. Pour elle, l’intervention sur le corps d’un être humain ne doit pas être perçue comme une agression. Elle refuse également de considérer le malade comme un cobaye, tout comme elle s’élève contre la commercialisation d’implants. Cette rencontre qui s’étalera sur trois jours vise également ?* éclairer les zones d’ombre existant entre les médecins et les religieux sur le «comment déclarer la mort et faire en sorte que les morts puissent venir au secours des vivants».

                          Selon les statistiques officielles, on enregistre des milliers de décès chaque année dans notre pays, et si seulement 2 % de ces personnes étaient des donneurs volontaires et valides, on pourrait disposer de 2 600 reins, sans compter les autres organes comme la cornée et le cœur. Ce serait un pas immense de franchi et pour ceux qui souffrent, et pour la médecine algérienne. Pourtant, sur le plan technique, notre pays ne manque ni de compétences humaines en la matière, ni de structures hospitalo-universitaires. La question la plus fondamentale que posent les spécialistes demeure sans conteste celle de la définition de la mort, la mort encéphalique étant régie par des textes de loi, seuls les neurologues pouvant en faire la constatation en bonne et due forme.

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                          • #14

                            Mercredi 22 Avril 2009 -- L’université Si M’hamed-Bougara de Khemis Miliana a abrité avant-hier les 2es rencontres scientifiques sur la transplantation d’organes. Cette rencontre a regroupé des intervenants issus des universités de Blida, Khenchela, Annaba, Tlemcen, Tébessa, Laghouat, et Alger. Les professeurs des centres hospitaliers ont posé la problématique de la transplantation d’organes en Algérie. Ainsi, selon l’enseignant praticien, Mr Boudoumi : “La législation algérienne est vague et imprécise et nécessite une refonte notamment au niveau de la détermination du sens de la mort et chercher les possibles solutions pour banaliser la pratique. Il faut former un anneau d’intervenants dans le champ de la transplantation au niveau des centres spécialisés.” Cette rencontre qui s’étalera sur deux jours tente également d’éclairer les zones d’ombre existant entre les médecins et les religieux sur le comment et la manière de déclarer la mort (clinique, cérébrale, fonctionnelle…). Selon l’enseignante Madame Abidiri de l’université de Tébessa, des contextes de transplantation selon la législation algérienne doivent répondre aux obligations du secret, de la gratuité et la préservation des donneurs et receveurs du point de vue santé. Elle a également axé son exposé sur l’intervention sur le corps d’un être humain qui ne doit pas être perçue comme une agression. Le Professeur Si Ahmed, chef de service chirurgie générale et transplantation rénale au CHU de Blida a déclaré que plus de 500 greffes rénales ont été réalisées en Algérie depuis 1986 ?* partir de donneurs vivants, ce qui demeure en deç?* des besoins et ne représente que 10% de la demande. Le recours ?* la greffe ?* partir de donneur cadavérique demeure l’unique solution. À ce jour, une seule expérience d’opération de transplantation ?* partir d’un cadavre a été faite en 2002 ?* Constantine et le patient est toujours en vie.

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                            • #15

                              Jeudi 30 Avril 2009 -- L'initiative de la création d'une association de donneurs d'organes fait son petit bonhomme de chemin ?* Boumerdès, sous l'impulsion d'un groupe de bénévoles activant dans le domaine associatif et de la santé publique et privée. L'annonce de la concrétisation de cette idée de création de ce genre d'association a été faite cette semaine, par un membre de cette dernière, qui verra le jour probablement au courant du prochain mois de mai. Les procédures réglementaires ont été finalisées et il ne reste finalement que la tenue de l'assemblée constitutive de l'association. Selon l'un des promoteurs de l'association des donneurs d'organes de Boumerdès, M. Djemaoune, avec la levée de tous les obstacles et notamment celui religieux qui a longuement découragé les petites gens ?* donner leurs organes, il ne reste qu'?* mettre en place toutes les structures de l'organisation et de l'activité de notre future association.

                              À une question de savoir si les donneurs d'organes potentiels existent, notamment au niveau de la région de Boumerdès, notre interlocuteur se dit confiant bien qu'aucune campagne de sensibilisation et d'information sur les buts de l'association n'ait été encore menée sur le terrain. Et de préciser que notre activité de gestion des donneurs d'organes sera des plus discrètes et dans la confidentialité. Et d'ajouter dans ce cadre, qu'au sein de l'association, «nous avons concentré toute notre attention sur la question du choix de l'encadrement ». Selon M. Djemaoune, «nous avons contacté un bon nombre de personnes possédant des compétences avérées dans le domaine de la conduite de ce type de regroupement, dont des professeurs, des médecins et autre personnel médical de bon niveau».

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