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9 millions de personnes âgées en Algérie ?* l'horizon 2040

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  • 9 millions de personnes âgées en Algérie * l'horizon 2040


    Dimanche 27 Avril 2008 -- L'Algérie comptera 9 millions de personnes âgées ?* l'horizon 2040, soit 22% du nombre global des habitants, a indiqué hier l’Association SOS 3e âge Ihsan. “L’Algérie comptera 9 millions de personnes âgées ?* l’horizon 2040”, soit “1 personne sur 3 sera âgée de plus de 60 ans”, a souligné le vice-président de l’association, M. Belkacem Maouche, citant des statistiques de l’Office national des statistiques (ONS), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du ministère de la Santé, lors d’une journée d’étude organisée ?* l’occasion de la célébration de la Journée nationale des personnes âgées.

    Parmi les facteurs ?* l’origine du vieillissement progressif de la société algérienne, constituée principalement de jeunes, “la hausse de l’espérance de vie passée ?* 74,4 ans chez les hommes, contre 77 ans pour les femmes”, “le recul du taux de fécondité chez les femmes”, outre “la baisse du taux de natalité”, a précisé M. Maouche.

    Selon les statistiques du ministère de la Santé pour l’année 2004, ajoute l’intervenant, “30% seulement des sexagénaires vivent avec leurs familles alors que près de 3 000 autres vivent dans les 18 maisons de vieillesse”. “31% des sexagénaires souffrent d’hypertension, contre 12% pour le diabète, 24% pour le rhumatisme, 8% pour le glaucome”, selon les mêmes statistiques, relevant “1 000 cas d’insuffisance rénale par 6 millions d’habitants” et “10 000 cas d’Alzheimer, soit 1 personne sur 10”.

  • #3

    May 2, 2008 -- According to statistics from the ministry for national solidarity, Algerians are getting older. In a predicted demographic shift, senior citizens – 10% of the population in 2008 – will make up 40% by 2040. This is the first time such a phenomenon has been recorded in Algeria, and authorities have drafted a new law to protect the growing number of senior citizens.

    Demographers are reporting a net slow-down in the rate of population growth, which has had the effect of reducing the relative size of the category of youngest people, increasing the numbers of adult age categories and progressively increasing the size of the highest age categories.

    Experts say the shift is due to several factors, including improved average life expectancy, which has risen from 47 in 1962 to 71 in 2001. Another reason is the end of the baby boom. At the start of the 1980s, a woman would conceive an average of seven children, compared with two today, due to the wider availability of contraception and deteriorating social conditions.

    To avoid several of the potential pitfalls of such a population change, the national solidarity ministry has proposed a new law to protect senior citizens.

    According to Minister for National Solidarity Djamel Ould Abbès, the bill – presented on National Senior Citizens’ Day (April 27th) and expected to come into force this summer – sets out penalties for offspring who abandon their parents in old people’s homes.

    "Taking someone into care in a centre costs between 18,000 and 20,000 dinars," said Ould Abbès. "I would prefer to give this sum as a board and lodging payment so that these people can be looked after at home. I would like these centres to have disappeared by 2010."

    According to official figures, some 3,000 elderly Algerians are currently accommodated in 28 specialist centres. Most suffer from chronic diseases and never see their families.

    Considered at odds with Algerian social values, the abandonment of the elderly is becoming a more significant issue.

    Financial difficulties are often cited by the offspring, who explain that they can no longer afford to buy medicines for their parents or pay for in-home care. This is the case for state-business employee Mounir, who wept as he discussed the circumstances that forced him to put his father, 77, into the Dély Ibrahim centre in Algiers.

    "Everything was fine until my mother died," he said. "After she had gone, my father’s health deteriorated suddenly. He had been treated for diabetes for a long time, but then he started to suffer from high blood pressure and chronic depression. He needed virtually constant care."

    Economic realities demand that Mounir and his wife both work. "At first, I was very angry. You see, in our culture, a child who abandons his father is looked down upon by society as ungrateful. I ended up considering the facts: as I couldn’t afford to have a nurse at home, the centre remained the only option."

    Told about the provisions in the new law, Mounir replies that if financial aid was offered to him he wouldn’t think twice about taking his father back home and paying for in-home care.

    El Hadja Malika also blames financial problems for her unhappiness. A lifelong housewife, Malika said: "On retirement, I received a pension of 6,000 dinars. I became a burden to my children. It was my decision to leave home and move into this centre... I don’t want to be a burden on anyone. I’m fine here at the centre, but I miss the warmth of family life. If my pension had been enough, I would have stayed in my house so that I could enjoy my grandchildren."

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    • #4

      Dimanche 29 Mars 2009 -- À l’instar des autres pays, l’Algérie connaît une mutation démographique marquée par un vieillissement de la population. Selon des études, cette vieillesse est appelée ?* évoluer au cours des décennies ?* venir. Cette évolution va poser des problèmes liés ?* la prise en charge de cette catégorie de personnes sur le plan médico-social et en matière de régimes de retraite. D’autant plus que le vieillissement de la population s’associe ?* une morbidité et ?* une mortalité croissantes. Le nombre d’actions entreprises reste très en deç?* des attentes des personnes âgées. Il existe un manque de structures gériatriques adaptées et de moyens techniques et humains nécessaires pour répondre aux besoins des personnes âgées. Il existe des maisons d’accueil qui sont souvent démunies, isolées et insalubres pour personnes âgées (SDF), mai il n’en existe aucune pour les retraités. Cette catégorie de personnes qui se retrouvent marginalisées et oubliées après une longue période de travail. Et c’est pour cela que la création des clubs et des maisons ou services gériatriques est plus que nécessaire. Selon certains experts, le processus de vieillissement de la population se fait ?* un rythme très élevé. Ce qui nous met face ?* une demande de plus en plus importante en matière de gériatrie. Le véritable défi n’étant pas uniquement de prolonger la vie des personnes mais de leur offrir, en parallèle, une bonne qualité de vie. Chose qui a obligé beaucoup de pays ?* intégrer la notion de gériatrie dans leur programme national social et de santé. Selon des informations communiquées par le ministère de la Santé, les plus de 65 ans représentaient, en 2008, 7,5% de la population totale de l’Algérie (35 millions d’habitants) et le taux de vieillissement de la population va augmenter dans les prochaines années. L’espérance de vie est passée de 48 ans en 1962 ?* 76 ans en 2008. Il est ?* noter que l’absence de spécialistes et de stratégie globale de prise en charge de cette population crée chez les personnes âgées un sentiment d’exclusion et d’abandon. Ce qui fait de la création d’un service de gériatrie un impératif aux avantages multiples. Face ?* l’absence de structure médicale ou sociale d’accompagnement des malades sans occupations, ceux-ci, après la retraite, se retrouvent marginalisées. Il devient indispensable de créer des centres de gériatrie et de former ?* fur et ?* mesure des personnels spécialisés.

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      • #5

        Dimanche 29 Mars 2009 -- Ce sont deux disciplines complémentaires. L’une, la gériatrie, s’inscrit dans le champ de l’autre, la gérontologie. Toutes deux visent la connaissance du vieillissement humain et des pratiques permettant d’en améliorer le cours. La gériatrie est la médecine telle qu’elle doit être appliquée ?* la personne âgée, de la prévention au traitement et ?* la prise en charge. La gérontologie regroupe l’ensemble des connaissances issues tant des sciences humaines que de la biologie et des données statistiques. Elle concerne ?* ce titre des sociologues, psychologues, démographes, économistes qui s’y retrouvent ?* côté des médecins, des biologistes et des infirmiers.

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        • #6

          Dimanche 29 Mars 2009 -- D’après une étude établie par notre association avec l’aide des psychologues et sociologues et sur les opinions des personnes âgées, on remarque que le conflit de générations existe et que la personne âgée se retrouve marginalisée du fait que les (cafés et salon de thé) soient toujours fréquentés par les jeunes. C’est pourquoi notre association a eu l’idée de créer des clubs du 3e âge. Le but de ce projet est de créer un lieu de rencontres (amis, anciens collègues, voisins), lieu d’évasion des problèmes quotidiens, familiaux et conflit de génération, création d’atelier de récupération de patrimoine culturel et artisanal en voie de disparition et la création d’atelier de réflexion (?* ne pas confondre avec foyer de personnes âgées)”, nous explique M. Houas Saïd, fondateur et président de l’association d’aide aux personnes âgées Wafa. “Les besoins de la personne âgée sont partout les mêmes, seulement l’ordre des priorités est différent d’un pays ?* un autre et même d’une génération de personnes âgées ?* une autre. il n’existe aucune information sur les programmes d’aide ?* cette frange de la population qui sont mis en application, leurs évaluations et les problèmes rencontrés. C’est pour cela que nous avons réfléchi ?* la création d’une banque internationale de données sur le vieillissement où toutes les informations concernant les besoins, l’ordre de priorité, les programmes mis en application ainsi que leur évaluation seront étudiées, répertoriées et classées. Ces données pourront être consultées par tout organisme s’intéressant aux problèmes du vieillissement. Cette banque de données sera enrichie ?* fur et ?* mesure par les centres de recherche sur le vieillissement, ce qui permettra d’impulser ?* chaque fois une dynamique nouvelle aux programmes d’aide aux personnes âgées.” Il est ?* rappeler que l’association Wafa est une association non gouvernementale d’aide aux personnes du troisième âge. Elle a été Créée en 1987. Elle est l’initiateur de la création des Diar Arahma, grâce ?* l’organisation d’un téléthon en 1992.

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          • #7

            Mardi 28 Avril 2009 -- « Ma vie est une blessure. » La phrase prononcée par la vieille Louisa, dans un documentaire projeté hier au Forum d’El Moudjahid, a valeur de cri. Les récits des personnes âgées des centres de vieillesse se suivent et ne se ressemblent pas. L’association nationale Ihcène SOS 3e âge en détresse, qui a animé les débats d’hier, a adressé aux députés une liste de propositions pour l’amélioration des conditions de vie des vieux en Algérie. Les personnes âgées semblent être les premières victimes de l’ébranlement de la famille algérienne. Le président d’honneur de l’association Ihcène, Ali Haroun, regrette que tous les appels adressés aux pouvoirs publics soient restés lettre morte. « Nous lançons chaque année des appels dans le désert. Il est temps qu’on nous écoute ! », lance-t-il. Même si la protection des personnes âgées est censée être garantie par la Constitution, le code pénal, le code de la famille et celui de la santé, cela semble être insuffisant. « Ce ne sont l?* que des textes. La loi ne vaut que par les personnes qui l’appliquent », nuance M. Haroun. L’ancien ministre des Droits de l’homme estime qu’« il y a encore une certaine solidarité entre les membres de la famille algérienne ». « Demain, ce ne sera plus possible. On s’achemine vers une famille nucléaire ?* l’occidentale. Nous devons nous inquiéter de ce problème, car nous sommes tous concernés. », déclare M. Haroun. L’association Ihcène propose la mise en place d’une batterie de mesures pour redonner de l’espoir et de la dignité ?* cette catégorie. Elle demande de revoir ?* la hausse l’Allocation du filet social (AFS). Au menu de leurs revendications, soumises au députés et aux sénateurs, figurent notamment l’élaboration de listes de bénéficiaires de l’action sociale, la création de relais d’écoute, l’adaptation de l’habitat des personnes âgées, la création de centres spécialisés en gériatrie, le développement des soins ?* domicile. Pour améliorer les conditions de vie dans les centres de vieillesse, l’association sollicite un effort budgétaire supplémentaire de l’Etat. Les membres de l’association estiment nécessaire de relever la dotation journalière des pensionnaires des centres de vieillesse. L’association Ihcène estime primordial de séparer les personnes âgées des malades mentaux. « Ces deux catégories ne peuvent valablement cohabiter d’autant plus que les malades mentaux nécessitent des soins particuliers et des structures spécialisées. »

            Évolution de l’espérance de vie

            * En 1970, l’espérance de vie était de l’ordre de 53,5 ans

            * En 1989, elle était de 66,3 ans

            * En 1990 de 67,3 ans

            * En 1993 de 67,8 ans

            * En 1998 de 68 ans

            * En 2009 elle est passée ?* 76 ans

            * En mai 2001, les 60 ans et plus représentaient 6,6% de la population

            * En 2025, selon les projections du Cnes, les personnes du troisième âge représenteront 11% de la population algérienne

            * En 2050 ils représenteront 22% de la population

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            • #8
              Mehdi Isikioune :


              Mardi 3 Novembre 2009 -- La population des personnes âgées est en augmentation constante ces dernières années en Algérie (15 % de la population, selon les dernières statistiques). En effet, cette tranche importante de la société est marginalisée. Beaucoup d’entre elles n’ont que les espaces publics pour discuter de leurs occupations quotidiennes ou encore feuilleter les journaux. Cette tranche de la population dite de troisième âge souffre un manque de confiance et de dialogue, affirment les psychologues ajoutant que ces perturbations psychologiques sont ?* l’origine d’un sentiment d’injustice, ce qui pousse ces vieillards ?* s’isoler complètement de la société. En effet, ces derniers n’ont que les espaces publics et les centres de loisirs comme refuge. L?*, ils peuvent exprimer leurs ras-le-bol ou oublier quelque peu leur mal-vivre. «C’est mon endroit préféré, je viens tout les jours en compagnie de mes amis vieillards et, comme vous le voyez, nous sommes assis sur un banc, nous discutons de nos soucis qui sont en relation avec nos problème familiaux», nous dit ammi Tayeb, 71 ans, rencontré dans un jardin en face de l’hôpital Mustapha. Et d’enchaîner : «Le vieillard n’a pas sa place dans notre société car il est mal considéré. Les autorités nous ont marginalisés et nous n’avons aucun droit. Où sont ces moments d’antan», déplore-t-il, avec amertume. Son ami ammi Boualem, âgé de 75 ans, dit fréquenter ce lieu tous les jours : «Je viens le matin dans ce coin avec mes amis jusqu’?* midi après je retourne ?* la maison pour faire une petite sieste avant d’aller faire ma prière. À 16 heures, je retourne ?* la même place jusqu’au maghreb. C’est le même scénario qui se répète quotidiennement.» Et d’ajouter : «On se voit tout les jours ici pour parler de tout, de sport, de politique, tout en feuilletant les journaux pour avoir au moins une idée sur l’actualité des événements.». Son ami Sadek, 83 ans, dit fréquenter ce lieu pour se détendre un peu. «Parfois, on se rencontre dans un café pour jouer une belle partie de dominos ou de cartes», dit-il. Pour sa part, ammi Yahia, âgé de 74 ans, considère que les jeunes ne les respectant pas. «Certains jeunes ne nous respectent pas que ce soit dans les arrêts de bus, ?* la poste ou ailleurs», dit-il. Quant ?* ammi Djaâfer, 80 ans, qui habite Kouba, il passe tout son temps ?* la mosquée. «Moi je passe tout mon temps ?* faire la prière, c’est mieux que de se brancher dans des discours banales», révèle t-il. Khalti Tassadit, une retraitée âgée de 80 ans, retraitée, nous a déclaré : «C’est le même cas pour moi car je rencontre souvent ce genre de problèmes. La semaine dernière, je suis allé retirer des documents ?* la caisse nationale d’assurance. J’ai monté les escaliers par deux fois et en plus je cardiaque.». Et d’ajouter : «Les vieilles personnes n’ont pas de place dans notre société. Les autorités concernées doivent leur faciliter la vie.» Quant ?* Khalti Fatima, 82 ans, rencontré ?* la place du 1er Mai, elle nous a déclaré, l’air accablé : «Hadi hiya halet laaâdjayez. Nous vivons avec nos problèmes et, je suis de plus en plus faible. Je viens ici deux fois par semaine pour me détendre un peu en compagnie de ma voisine et de mes petits-enfants. C’est beaucoup mieux que de rester ?* la maison.»

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              • #9
                Lynda Louifi :


                Mardi 3 Novembre 2009 -- «Le niveau d’une civilisation se mesure ?* la façon dont elle traite ses vieillards», comme l’affirme Albert Einstein. Si l’enfance marque la première étape de la vie de l’être humain, la vieillesse en caractérise l’ultime. Ainsi, tout le monde s’interroge sur le quotidien des personnes âgées, d’autant que celles-ci ne travaillent pas, n’étudient pas, ne pratiquent pas de sport… En effet, 60 % des pensionnaires des maisons de retraite pensent au suicide, 40 % des personnes âgées sombrent dans le désarroi alors que plus de 100 000 sont atteintes de sénilité, selon un sondage réalisé récemment par l’association algérienne d’aide aux personnes âgées «Ihcene». «C’est le vide, le spectre qui fait que la vie des vieilles personnes devienne un cauchemar», indique cette même étude. En effet, la présidente de l’association, Souad Chikhi, avait appelé récemment ?* la création de centres et de commodités au profit de ces personnes, pour leur permettre d’apprendre beaucoup de choses, de se changer les idées et de pratiquer différentes activités adaptées.

                Par ailleurs, la responsable de cette association a appelé également ?* l’organisation de campagnes de sensibilisation pour inscrire les personnes âgées dans les centres d’alphabétisation et leur permettre d’apprendre ?* lire et ?* écrire et pouvoir trouver ainsi une occupation. Sur le plan psychologique, Kadri Kamel, spécialiste dans la médecine ?* domicile ?* l’hôpital de Birtraria ?* Alger, avait indiqué que les maladies chroniques et les pressions psychologiques constituent 80 % des raisons de décès des personnes âgées en Algérie, conséquence de la situation déplorable dans laquelle évolue cette frange de la société. Les spécialistes en psychologie préconisent l’élargissement des soins ?* domicile. Il convient de rappeler, que la proportion des personnes âgées en Algérie atteindra 20 % en 2030, alors que 83 % de cette frange est analphabète.

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                • #10

                  Jeudi 5 Novembre 2009 -- Peut-on dire que l’Algérie est attrayante pour les retraités quand des jeunes tentent de quitter ce pays au péril de leur vie, bravant tous les dangers ? Pour y répondre, on doit prendre en compte certains paramètres liés ?* la qualité de vie, dont le pouvoir d’achat. Un classement effectué récemment par le magazine américain Forbes, sur la base d’une enquête des «dix meilleurs paradis pour la retraite», place l’Autriche en tête, suivie par la Thaïlande et l’Italie. Les autres pays, par ordre de classement, sont le Panama, l’Irlande, l’Australie, la France, la Malaisie, l’Espagne et le Canada. «L’Autriche, c’est comme la Suisse, mais moins cher», selon ce magazine. Malgré les nombreux efforts qui doivent être consacrés ?* cette frange de la société en Algérie, nos retraités sont considérés parmi les mieux lotis en Afrique. Notre pays compte parmi les dix pays d’Afrique offrant les meilleures conditions de vie ?* leurs retraités. Cependant, au classement mondial, l’Algérie reste en deça des espérances des retraités, même si des efforts considérables ont été fournis dans le but d’améliorer leurs conditions de vie. Plusieurs dizaines de pays nous précèdent au classement mondial. Plusieurs dizaines d’autres pays sont moins lotis que l’Algérie. La revalorisation par le gouvernement algérien, il y a quelques années, de la pension de retraite de 5 % ne peut ?* elle seule suffire au bonheur des personnes retraitées. Il convient de noter que, selon la Banque mondiale, l’Algérie compte parmi les pays qui offrent la meilleure pension ?* ses retraités en fin de carrière. Celle-ci équivaut ?* 80 % de leur revenu avant le départ ?* la retraite. À titre d’exemple, affirme la Banque mondiale, des pays d’Europe orientale et d’Asie centrale, ainsi que 9 autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes accordent une pension représentant en moyenne 57 % des revenus des mêmes personnes lorsqu’elles étaient dans la vie active. L’Algérie est ainsi classée parmi les pays qui déboursent le plus pour ses retraités. La réalisation de différents projets inscrits en Algérie, dont celui des tramways, permettrait ?* notre pays de progresser encore dans ce classement. Ce qui est révélateur de l’amélioration du cadre de vie des retraités en Algérie, c’est le retour de milliers de nos émigrés.

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                  • #11

                    Samedi 2 Janvier 2010 -- Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale ?* l’étranger, Djamal Ould Abbès, a affirmé hier qu’un projet de loi sur la protection des personnes âgées serait présenté en février prochain au Conseil des ministres. M. Ould Abbès a indiqué, en marge d’une visite d’inspection au centre Diar Errahma (Birkhadem), que ce projet de loi « est actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement et sera présenté au Conseil des ministres en février prochain ». Le texte oblige les enfants ?* prendre soin de leurs parents, ?* ne pas les chasser de leur maison ou les placer dans les centres pour personnes âgées sous peine de sanctions allant jusqu’?* l’emprisonnement, a ajouté le ministre. Le ministère, a-t-il ajouté, mène actuellement une opération de sensibilisation en direction des familles sur la nécessité de préserver la cohésion familiale et de prendre soin des parents notamment les plus âgés. Le ministre a pris connaissance au centre Diar Errahma de Birkhadem des conditions de vie des personnes âgées, des malades et des enfants résidant dans ce centre. Des explications lui ont été fournies également sur les pensionnaires arrivés récemment au centre et sur les aides susceptibles d’être apportées aux personnes aux besoins spécifiques et la possibilité de les réintégrer dans leur famille.

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                    • #12

                      Jeudi 21 Janvier 2010 -- Bientôt, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale ?* l’étranger réexposera au conseil des ministres, le projet de loi sur la protection et la promotion de la condition des personnes âgées. La loi sonnera cette fois-ci, avertira le ministre tutélaire, M. Djamel Ould Abbès, l’heure du pénal ?* l’abandon des ascendants. Le ministre, pour qui l’abandon des ascendants est un «acte criminel», compte, ?* se fier ?* sa volonté, sévir pour permettre aux Algériens de «vieillir dans la dignité ». «Nous nous sommes appuyés sur la Constitution, surtout dans son article 77, préconisant que l’entretien des ascendants incombe aux descendants et vice-versa, et aussi au Code pénal. La législation algérienne condamne lourdement l’agression des parents et il ne manque qu’un texte prohibant l’abandon », assénera-t-il. Outre cette mesure dissuasive, Djamel Ould Abbès, qui a présidé hier les travaux de la première réunion annuelle du Comité national pour la protection et le bien-être des personnes âgées, a recommandé ?* ces collaborateurs dudit Comité, d’utiliser le vocable «aînés» ou «seniors» — plus respectueux ?* ses yeux — plutôt que «personnes âgées» pour les désigner. Dans son intervention, M. Ould Abbès a, néanmoins, précisé que le Conseil des ministres n’a pas adopté cette loi dans sa première mouture, présentée en décembre 2008. Le Président de la République aurait instruit, indiquera-t-il, de la «réadapter aux spécificités sociétales algériennes». Bref, le ministre a fixé un objectif pour le Comité national pour la protection et le bien-être des personnes âgées, ?* savoir œuvrer pour que les «aînés» restent dans le cercle familial. «Notre but n’est pas de construire des foyers pour cette frange de la société mais de resserrer les liens familiaux et de lutter contre la mort sociale ?* travers un dispositif d’assistance ?* domicile», prônera-t-il. Les participants ?* cette réunion avaient ?* examiner trois points : le règlement intérieur du Comité, la constitution des commissions et l’élection des présidents et rapporteurs et l’examen et l’adoption du programme d’action pour l’année en cours. Ce faisant, le ministre a donné les grandes lignes : information, sensibilisation et vulgarisation des droits et obligations.

                      M. Ould Abbès a demandé la «proposition d’idées porteuses, applicables dans la société algérienne». Il ordonnera également la projection de programmes pour le quinquennat 2010-2014, des propositions concrètes qui prennent en considération la pyramide des âges. «Nous aspirons ?* pousser les enfants ?* reprendre leurs parents et, pourquoi pas, ?* reconvertir, ?* long terme, les foyers pour personnes âgées pour servir ?* autre chose. Sauf ceux qui n’ont pas d’attaches familiales, ceux frappés d’amnésie ou les grabataires que l’Etat continuera ?* entretenir », souhaitera-t-il. Il convient enfin de noter, que, avant l’ouverture des travaux de cette réunion, l’assistance a eu droit ?* un exposé récapitulant des données démographiques sur la société algérienne. L’Algérie compte 3,5 millions de personnes âgées (60 ans et plus), soit un dixième de la population, dont 1,8 million de femmes. Près de 300 000 personnes bénéficient d’une allocation de solidarité (AFS) de 3 000 DA/mois, ce qui coûte au Trésor plus d’un milliard de DA/an. Le ministère de la Solidarité nationale gère 32 foyers destinés ?* l’hébergement des personnes âgées, regroupant 2 100 personnes. L’évolution démographique tend vers l’élargissement du sommet de la pyramide des âges, et l’Algérie comptera 6,7 millions de personnes âgées en 2030 pour une population de 44 millions d’habitants, soit 15,3 %. L’une des mission du Comité national pour la protection et le bien-être des personnes âgées est de mettre en place un dispositif d’assistance ?* domicile pour les personnes âgées, d’encourager le contact entre générations et de transmettre les valeurs de solidarité et d’entraide.

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                      • #13
                        Sabrina Benaoudia :


                        Jeudi 11 Février 2010 -- La maltraitance des personnes âgées tend ?* se greffer ?* la société algérienne, même si le phénomène ne se limite pour l’instant qu’?* l’aspect psychologique. Les timides études qui ont été réalisées par des organismes compétents en la matière ou celles faites par certaines associations s’occupant de cette frange de la société relèvent, en effet, une poussée de violence. «Nous avons relevé de multiples formes de violences même si elles restent difficiles ?* détecter. En tous cas, il ne faut pas banaliser ce phénomène, car il est en train de prendre de l’ampleur», indique Khadidja. B., une militante d’une association d’aide aux personnes âgées. Notre interlocutrice souligne qu’elle sillonne le pays depuis une quinzaine d’années afin de prendre le «pouls», dit-elle, de cette catégorie sociale. Du coup, elle dit avoir son idée sur la question. «Je me rends dans les villes et dans les campagnes dans le but de réaliser une étude personnelle sur la maltraitance des personnes âgées. J’ai pu me rendre ?* l’évidence que le phénomène existe bel et bien», souligne Khadidja. Et d’enchaîner : «La maltraitance est plus prononcée en ville que dans les zones rurales.» Pourquoi ? «La vie citadine en est la cause, ?* mon sens. Les gens ont tendance ?* mettre de côté les valeurs ancestrales de notre pays qui suggèrent la sacralité des parents. Je m’explique : le couple veut vivre son époque. Monsieur et madame travaillent, ils sortent tôt le matin pour ne rentrer que tard le soir. Ils n’ont plus de temps ?* consacrer ?* autre chose, ?* l’essentiel. Si les parents du chef de famille sont encore en vie, cela reste secondaire. Certains couples ne font plus attention ?* ça», explique cette militante, rappelant que sa défunte mère en faisait les frais lorsqu’elle était chez son fils cadet. «Ma pauvre maman a souffert le martyre, en silence. Elle n’avait pas le droit de toucher ?* quoi que ce soit dans l’appartement. Sa belle-fille est allée jusqu’?* lui interdire de toucher le frigidaire. Elle ne disait rien, elle ne voulait pas créer de problèmes ?* son fils», raconte cette universitaire de 55 ans, soulignant qu’?* l’époque où sa mère subissait le calvaire, elle était ?* l’étranger où elle préparait un doctorat d’Etat. «Je n’aurais jamais dû partir. J’essaie de me rattraper en m’occupant des personnes âgées», dit-elle, la mine abattue. De son côté, Ali, la quarantaine, estime lui aussi que la prise en charge des personnes âgées n’est plus ce qu’elle était. «Je crois que la perte des valeurs religieuses en est pour quelque chose», dit-il. Et d’ajouter : «Notre condition, pourtant, sera demain celle que nous leur assignons aujourd’hui, et cela nous avons tendance ?* l’oublier, ne pensant qu’au temps présent, égoïstement.»

                        Les personnes âgées et l’honneur de la tribu

                        De l’avis d’un sociologue, le départ de la campagne vers la ville a été un facteur de bouleversement des mentalités et des mœurs. «La violence qui a gagné du terrain n’est pas fortuite, elle est l’un des facteurs de ce changement. La maltraitance des personnes âgées n’est que le révélateur d’une société en mal de ses valeurs. Des solutions sont ?* nôtre portée si l’on veut bien endiguer ce fléau, telle que la mise en place de dispositifs d’assistance aux familles qui prennent en charge leurs aînés et qui sont en difficulté. Revenir ?* nos préceptes anciens est vraisemblablement l’un des meilleurs remèdes car, autrefois, il en était tout autrement», soutient le sociologue. Il convient de noter que la personne âgée était très respectée dans la société algérienne. Elle était le chef de la communauté qui prodiguait des conseils et des avis qu’on prenait en compte sans rechigner. Belkacem, un médecin spécialiste de 50 ans, se rappelle du bon vieux temps avec nostalgie : «Nos grands-parents étaient les piliers de la famille et de la tribu. Nous avions constamment peur qu’il leur arrive un malheur. On ne faisait rien qui pouvait toucher ?* leur amour-propre. Je crains que ces temps-l?* soient révolus.» Fatiha, psychologue, parle d’une expérience vécue dans son entourage. Elle souligne que dans le foyer de son oncle paternel, la belle-fille faisait tout pour rendre la vie dure ?* la belle-mère âgée de 80 ans. «Elle conditionnait ainsi ses enfants, surtout les filles, ?* agir de la même façon qu’elle. Ce qui est grave aujourd’hui, c’est que le respect des aînés est foulé aux pieds. Qu’en sera-t-il donc pour elle lorsqu’elle sera ?* la merci de sa bru ? Et ses filles qui reproduiront le même schéma ? En agissant ainsi, ma tante est en train d’ôter tout humanisme ?* ses enfants», indique Fatiha. Cela dit, ce phénomène reste marginal, mais doit être sujet ?* débat, car il risque de se propager ?* la vitesse de la lumière si nous laissons faire. Il ne faut surtout pas que l’on ressemble ?* ces Occidentaux pour qui les vieillards sont synonyme de charge. Cela ne devrait pas se produire dans notre pays, terre d’islam, de la dignité et du respect de l’aîné.

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                        • #14

                          Samedi 24 Avril 2010 -- Un projet de conseil national d’évaluation des actions destinées au profit des quelques 3,5 millions de personnes âgées est en cours d’élaboration, a indiqué, jeudi, le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la communauté nationale ?* l’étranger, M. Djamel Ould-Abbès. L’Algérie compte quelques 3,5 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit un dixième de la population, dont 1,8 million sont des femmes. Ce projet, a-t-il indiqué aux membres du Conseil de la nation lors de la séance consacrée aux questions orales, sera un organe permanent de propositions et devra aider ?* cerner les éléments déterminant la politique nationale en faveur de cette catégorie de la population.

                          Par ailleurs, le ministre a avancé que le comité national du bien-être de ces personnes, composé de représentants des différents ministères et du mouvement associatif, en est phase d’élaborer un plan d’action pour la période 2010-2014. Pour ce qui est de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS), le ministre a indiqué que l’Etat a alloué en 2009 une enveloppe financière de 23,8 milliards de dinars au profit de 708 000 personnes démunies. Parmi ces bénéficiaires, 292 664 personnes sont âgées de 60 ans et plus, dont 150 994 femmes. Quant ?* l’enveloppe financière des cotisations ?* la sécurité sociale des bénéficiaires de l’AFS et de leurs ayants droit, M. Ould-Abbès a relevé qu’elle est de l’ordre de 6,1 milliards dinars en 2009 contre 5,3 milliards en 2008.

                          Le chèque remplacera le couffin du ramadan dès cette année

                          «Le projet de remplacement du couffin du ramadan par un chèque au profit des familles nécessiteuses est en préparation», a annoncé le ministre de la Solidarité nationale, avant-hier, lors de la séance plénière du Conseil de la nation. Tout en affirmant que le montant de chaque chèque «sera déterminé ultérieurement en fonction du pouvoir d’achat», M. Ould-Abbès a précisé que les restaurants de la rahma resteront ouverts pendant le mois sacré. Il a fait remarquer que la liste des familles nécessiteuses devant bénéficier de cette opération de solidarité «est d’ores et déj?* arrêtée afin d’éviter tout dépassement». Ce projet sera enrichi lors des travaux de la commission nationale chargée de préparer les opérations de solidarité en prévision de ce mois et qui sont programmés ?* partir de la semaine prochaine.

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                          • #15

                            Lundi 26 Avril 2010 -- Plusieurs activités ont été programmées par la direction de l’Action sociale, en collaboration avec le mouvement associatif en faveur des personnes âgées, ?* l’occasion de la célébration de la journée nationale de cette frange de la société. Dans ce cadre, l’association «Amel Oua Tadamoune » a organisé, hier, une sortie en faveur d’une trentaine de pensionnaires du centre des personnes âgées de Saint Hubert. Ces derniers ont bénéficié d’une journée en plein air, au niveau du Fort de Santa Cruz, avec prise en charge totale, selon la présidente de l’association, Mme Kouaki. Notre interlocutrice a tenu ?* l’occasion ?* lancer un appel pressant aux enfants de ces personnes pour les réintégrer au sein de leurs familles et de leur rendre visite au niveau des auspices. D’autre activités sont aussi programmées dans ce cadre par la direction du Centre des personnes âgées de Saint Hubert. Des sorties et des visites hors wilaya sont prévues par le centre qui accueille actuellement 70 pensionnaires. Le programme s’étalera sur une semaine. Selon la direction de l’Action sociale, une trentaine de personnes âgées sont aussi prises en charge au niveau de Dar Errahma de Misserghine. Selon la même source, un autre centre d’accueil destiné ?* cette catégorie sera réalisé ?* Misserghine.

                            Cependant, l’espoir de tous est de voir ces personnes réintégrer leurs familles. La famille algérienne, qui autrefois accordait un intérêt particulier ?* cette frange de la société, vit actuellement une crise de relâchement des liens familiaux traditionnels. Les personnes âgées sont désormais «un poids pour leurs familles» et se retrouvent par centaines dans des centres spécialisés, après avoir été abandonnées par leurs progénitures. Des centres où le nombre de pensionnaires dépasse la capacité d’accueil théorique. Pour faire face ?* ce phénomène, un projet de loi relatif ?* la protection des personnes âgées a été élaboré par le ministère de la Solidarité. Ce projet de loi relatif ?* la protection et la promotion des personnes âgées, qui a été endossé par le gouvernement, afin de diminuer le nombre de personnes âgées résidant dans des centres d’accueil et amener les enfants ?* prendre en charge leurs parents, n’est pas, encore, en application.

                            L’année dernière, le ministre de la Solidarité nationale avait déclaré que les personnes âgées pensionnaires des centres qui leur sont réservés par le secteur de l’Action sociale doivent être «récupérées par leurs familles lorsqu’elles existent». Le ministre a également instruit le directeur de l’Action sociale pour «mener une enquête sociale sur les pensionnaires visant ?* déterminer s’ils ont des enfants pour les prendre en charge». D’autre part, une aide d’environ 10.000 dinars par mois sera allouée ?* toute famille nécessiteuse pour qu’elle prenne en charge un parent âgé se trouvant dans un centre d’accueil. Cette mesure sera opérationnelle après une enquête qui sera lancée prochainement sur la situation sociale de ces familles, a précisé le ministre, ajoutant que l’objectif est d’ «assurer ?* ces personnes âgées la chaleur familiale, éliminer toute forme d’isolement et d’exclusion de cette frange de la société et éradiquer progressivement les structures et foyers d’accueil». Le budget dégagé par l’Etat, au niveau des centres pour personnes âgées, est évalué ?* 20.000 dinars par mois pour chaque pensionnaire. En cas de refus des enfants de prendre en charge leurs parents, des amendes leurs seront imposées, la sanction pouvant aller jusqu’?* la peine de prison pour les récidives, stipule le projet de loi.

                            Notons dans ce contexte qu’une quarantaine de personnes âgées ont été réintégrées, l’année dernière, dans leur milieu familial dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique de réinsertion des personnes âgées des centres spécialisés au sein de leurs familles, initiées par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale ?* l’étranger. Ces personnes âgées pensionnaires de Dar Errahma de Misserghine et des centres spécialisés sont originaires de plusieurs wilayas du pays. Notons que les personnes âgées, ?* défaut de foyer et n’ayant aucune attache familiale, continueront toujours ?* être prises en charge au niveau de ces centres.

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