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Le rôle de la sage-femme dans la santé de proximité

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  • Le rôle de la sage-femme dans la santé de proximité


    Dimanche 17 Mai 2009 -- L’association El Hayet des sages-femmes de la wilaya de Skikda lance depuis un certain temps des campagnes de sensibilisation envers les femmes pour les conduire à inclure des clauses lors de l’établissement du contrat de mariage en conformité avec le code de la famille et la charia. Des membres de cette association s’étonnent que l’officier de l’état civil n’évoque pas ce droit aux couples. La présidente de l’association El Hayet, Mme Fatiha Boutaleb ainsi qu’un groupe de sages-femmes avec lesquelles nous nous sommes entretenus, en marge de la célébration de la Journée mondiale des sages-femmes, évoquent la possibilité pour la femme d’inclure dans le contrat de mariage des clauses relatives au travail, aux études, au foyer conjugal, au domicile, à la polygamie, à la planification familiale, au respect de l’intégrité du corps ainsi qu’à l’autonomie des biens matrimoniaux. Elles évoquent le refus de l’officier de l’état civil d’inclure ces clauses et les oriente vers le notaire. Cette association axe sa campagne de sensibilisation des femmes sur 18 articles d’un contrat modèle de mariage inspiré des rencontres régionales et nationales pour la promotion des droits des femmes au Maghreb, en partenariat avec Global Rights, un partenaire de la justice. “Condition bien pensée, conflit évité”, un slogan cher aux défenseurs des droits civiques et matériels des femmes.

    Cette association est très active également dans la formation continue des sages-femmes organisant des formations sur les techniques de communication dans les prestations de services, des ateliers de formation sur la pose et le retrait du stérilet, la prise en charge des problèmes de la maternité à haut risque, le dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein ainsi que les techniques de dépistage du frottis cervico-vaginal (FCV). En partenariat avec les secteurs sanitaires et les cliniques privées, des formations post-natales comme la promotion de l’allaitement maternel, la prise en charge du nouveau-né en salle de naissance et la prise en charge du nourrisson sur le plan nutritionnel et le développement psychomoteur sont dispensées. Les sages-femmes s’occupent également de l’éducation sanitaire ciblant la femme et l’enfant avec des sorties sur le terrain au niveau des régions rurales enclavées.

    Ces journées d’étude, de formation et de sensibilisation sont généralement sponsorisées par des laboratoires pharmaceutiques, la formation continue et la clinique Abou El Kacem à Skikda. Une journée d’étude, assurée par des spécialistes en gynécologie, a été organisée le 12 mai à l’école paramédicale de Skikda en présence de Mme Akila Guerrouche, la présidente de l’Union nationale de sages-femmes. Le rôle prépondérant de la sage-femme dans la détection précoce de certaines maladies et cancers a été signalé. Les sages-femmes que nous avons rencontrées en marge de ces journées d’étude et d’hommage aux sages-femmes, évoquent avec beaucoup d’appréhension le vide juridique quand elles sont appelées à comparaître en justice. Une sage-femme nous dira : “Nous sommes à chaque fois attaquées en justice pour la plus banale des choses et nous sommes à chaque fois abandonnées à notre sort devant le juge”.

    Les difficultés de la mission de la sage-femme sont également un thème pour la sensibilisation de la société sur les difficultés que rencontrent les sages-femmes dans leur noble mission. Une autre journée d’étude entrant dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la sage-femme avec la collaboration de l’EPSP est prévue le 28 du mois courant sur le rôle de la sage-femme dans la santé de proximité, la stérilité du couple, la procréation médicalement assistée et les techniques de la célioscopie. En conclusion, Mme Fatiha Boutaleb nous dira : “La sage-femme peut être l’amie, la confidente et la conseillère de la femme.” Ne dit-on pas que la sage-femme fait le plus beau métier du monde ?

  • #2

    Mercredi 10 Juin 2009 -- Rassemblées, hier, au complexe Mizania, à l’initiative de l’association des sages-femmes de Constantine, qui a marqué un point d’honneur à célébrer la journée mondiale de la sage-femme, des dizaines de représentantes de ce corps ont profité de cette opportunité pour crier leur ras-le-bol mais aussi leur ferme détermination à poursuivre leur sacerdoce. Un engagement solennel réitéré par Sakina Benidir, la chef de file de cette association, qui semble plus que jamais, et farouchement, déterminée à poursuivre la politique de terrain engagée en faveur de cette frange de la population féminine, laquelle se retrouve parfois confrontée à l’hostilité de la famille, des proches et, en fait, à tout un environnement. Leïla Azaza, vice-présidente de l’association des sages-femmes, abondera dans ce sens en disant qu’il ne fait pas bon se trouver du mauvais côté de la barrière. En d’autres termes, il ne faut pas s’inscrire hors « normes ». Autrement, il leur sera difficile de trouver une écoute ou un accompagnement spécialisé devant leur permettre de surmonter sans trop de dommages le carcan rigide et les règles ultra-strictes tracées par un microcosme miné par les non-dits, les contradictions et un certain nombre de tabous, toujours aussi présents et vivaces malgré une apparente évolution des mentalités et le regard « bienveillant » porté sur la contraception et les politiques de limitation des naissances prônées par les instances de la santé et mises en application au niveau des structures de proximité du planning familial. À ce propos, d’après une source de la direction de la santé et des populations de la wilaya de Constantine, 18 000 femmes ont figuré durant l’année 2008 au registre des consultations prénatales contre 1700 seulement au rayon des consultations postnatales. Diversement analysé et commenté, sans pour autant que des réponses rationnelles aient été apportées, ce décalage important entre consultations prénatales et postnatales n’a pas, à ce jour, apporté de réponses plausibles et fiables.

    Zahia Zibouche, l’une des doyennes du corps des sages-femmes, estime pour sa part que ces comportements font partie des zones d’ombre d’un environnement qui continue à manifester son hostilité à tout ce qui sort des us et coutumes en vigueur. Et dans un tel contexte, s’insurge la présidente de l’association des sages-femmes, il est difficile de porter secours à celles qui sont en détresse, voire en danger de mort s’agissant des femmes, voire de toutes jeunes filles pommées, en proie non seulement à une immense déprime mais le plus souvent aussi à des pulsions suicidaires nées d’une grossesse hors mariage. Comment apporter une aide efficace quand, de surcroît, l’association ne dispose pas d’un siège pouvant servir de cellule d’écoute ou de lieu de consultation à ces « marginales » qui n’ont parfois que leurs yeux pour pleurer et l’option du suicide pour celles qui ne trouvent plus la force de régler leur problème. Partant de cette carence tout à fait inadmissible dans une société qui se dit magnanime, ajoute notre interlocutrice, les réunions se font tantôt au domicile de l’une, tantôt à celui de l’autre. Tirant leur foi et leur force de cette adversité qui dit malheureusement son nom, les membres de cette association ne baissent pas pour autant leur garde et continuent un combat qui s’apparente à la lutte du pot de fer contre le pot de terre. Sur un autre registre, notons à titre indicatif que près de 27 % de la population algérienne, soit environ 300 000 couples, connaît un problème de fertilité et vit de ce fait un véritable drame. S’il existe des centres de procréation médicalement assistés, il n’en demeure pas moins vrai, nous dit-on, que le coût global du traitement peut atteindre la bagatelle de 150 000 DA, alors qu’un seul cycle de traitement tourne autour de 80 000 DA. Ce qui est loin d’être à la portée de toutes les bourses. À noter enfin que cette démarche connaît un taux de réussite estimée à 33 %.

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    • #3
      La journée de la sage femme parlons en ! vous devriez d'abord répertorier la liste de toutes les sages femmes afin de connaitre exactement le nombre car étant moi même de ce corps on ne m'a jamais demandé d'assister à aucune manifestation quelle quelle soit est ce un dénigrement ou les hospitalières sont les seules privilégiées ,ne pensez vous pas à celles qui activent dans d'autres secteurs :sécurité sociales retraités et autres ! peuvent elles aussi bénéficier ne serait ce que de quelques journées d'informations voir même de formations aussi car nous nous sentons complètement marginalisées confraternellement une sage femme comme vous merci .Quand à la PMA je galère pour que ma fille la fasse les hopitaux sur tout le territoire national ne sont pas équipés pour ;et nos moyens ne nous permettent pas d'aller dans les cliniques privées que faire ???

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