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Phone conversation with Djamila Bouhired

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  • Phone conversation with Djamila Bouhired


  • #2

    Si je m’adresse ?* vous, c’est parce que, pour moi, vous représentez ce peuple multiple, chaleureux et généreux que j’ai toujours aimé. Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel ?* vous. Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée ?* mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. Je me trouve actuellement dans une situation critique. Malade, les médecins m’ont conseillé trois interventions chirurgicales lourdes et coûteuses, auxquelles je ne peux faire face : l’hospitalisation, les interventions chirurgicales, les soins, les médicaments et l’hébergement dans un hôtel ne peuvent pas être couverts par ma retraite et la petite pension de guerre. Aussi, je vous demande de bien vouloir m’aider dans la mesure de vos possibilités. Avant de terminer, je voudrais remercier chaleureusement certains émirs des pays du Golfe que je considère comme frères pour leur générosité et leur compréhension, pour leur offre généreuse et spontanée ?* vouloir me prendre en charge, offre que j’ai dû refuser. Avec tous mes remerciements aux sœurs et frères algériens et ma fraternelle affection.

    Djamila Bouhired

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    • #3

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      • #4
        je sens quelque chose de tres profond et douloureux. un sentiments a peine supportable. elle me transpercer le coeur cette dame
        قطيع نحن والجزار راعينا ، ومنفيون نمشي في أراضينا ،
        ونحمل نعشنا قسرا بأيدينا , ونعرب عن تعازينا لنا فينا ،

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        • #5

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          • #6
            Je n'avais encore jamais entendu sa voix, qui a confirmé tout ce que je pensais d'elle: c'est une GRANDE DAME.

            [Merci ?* ce monsieur qui est au bout du fil avec elle.]

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            • #7

              Mercredi 16 Décembre 2009 -- Le ministère des Moudjahidine, tutélaire, comme son nom l’indique, des questions relatives aux moudjahidine et aux ayants droit des chouhada, a été catégorique hier en déclarant qu’il n’y a aucune demande de prise en charge de la moudjahida Djamila Bouhired. Une source au niveau du département de Mohamed Chérif Abbas, jointe hier par le Jeune Indépendant, a indiqué : «Nous n’avons aucune information et nous ne pouvons rien vous dire ?* ce sujet.» Ajoutant, après insistance, qu’elle peut «parler de tous les sujets relevant du ministère, sauf de ce sujet (le cas Djamila Bouhired, ndlr)». Interrogée pour savoir si Mme Bouhired avait présenté une demande de prise en charge, notre source a affirmé qu’«il n’y a aucune demande de prise en charge ?* notre niveau».

              Djamila Bouhired, héroïne de la Révolution qui fut torturée et condamnée ?* mort en 1957 par les paras de Bigeard pendant la bataille d’Alger, vit aujourd’hui dans le dénuement. Sa retraite et sa pension de guerre ne lui permettent en effet pas de vivre décemment. Or, l’égérie de Nizar Kabbani et de Youcef Chahine est très malade et son état de santé nécessite des soins ?* l’étranger, inaccessibles vu ses maigres revenus. Une raison qui l’a poussée ?* sortir de sa réserve, en publiant deux tribunes dans des titres de la presse nationale : un appel ?* la solidarité lancé ?* ses «frères et sœurs algériens» et une lettre au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans laquelle elle déplore le peu de considération de l’Etat envers elle et envers tous ceux qui se sont battus pour l’indépendance de l’Algérie.

              Emplie de nif bien algérien, Mme Bouhired a affirmé ?* la presse ne pouvoir se soigner que par de l’argent 100 % algérien. En effet, plusieurs émirs du Golfe et même des organismes français lui ont offert leurs services, des services qu’elle a aimablement déclinés. Son appel a suscité un extraordinaire élan de solidarité auprès des citoyens algériens et même de ressortissants étrangers. Des actions de solidarité sont lancées sur le Net et elles enregistrent un engouement sans précédent. Les responsables algériens qui se sont exprimés dans les colonnes de la presse s’en défendent et affirment que la loi prévoit la prise en charge des moudjahidine. Mais la confusion demeure ?* ce sujet. Ladite loi prévoit une prise en charge dans les établissements de santé de l’Etat, or l’état de santé de Mme Bouhired nécessite «trois interventions chirurgicales lourdes et de pointe». Des interventions que ne peuvent assurer les hôpitaux de l’Etat algérien que l’héroïne «voulait indépendant», comme elle l’avait écrit dans sa lettre au président Bouteflika.

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              • #8
                J'ai vraiment les larmes aux yeux...

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                • #9
                  Djamila Bouhired ?* Bouteflika : Je vous demande de ne plus nous humilier

                  Aujourd’hui, Djamila Bouhired est amoindrie, et, devant la négligence frisant le mépris dont elle fait l’objet de la part de l’Algérie d’en haut, elle a résolu de sortir de sa réserve pour dire basta ?* l’humiliation des moudjahidine, les vrais. Dans un contexte où les martyrs et les glorieux résistants de la Guerre de Libération nationale sont traînés dans la boue dans la foulée de la guerre des mots entre Alger et Le Caire et la campagne médiatique acharnée lancée par certains médias et politicards égyptiens contre la nation algérienne, le coup de gueule de Djamila Bouhired résonne comme une mise au point lourde de sens. Mais l?* où le bât blesse, c’est que la légendaire moudjahida ne s’adresse pas ?* l’Egypte officielle ni aux Egyptiens fanatiques (qui ont été jusqu’?* accabler ceux qui ont salué son combat dans un film éternel), mais son message s’adresse avant tout ?* l’Etat algérien, le président Bouteflika en tête, et au peuple algérien de façon générale, ce même peuple pour lequel elle était prête ?* donner sa vie, elle, la miraculée de la Bataille d’Alger et des griffes de Massu et Bigeard. Dans deux lettres manuscrites datées du 9 décembre dernier, Djamila Bouhired interpelle donc vigoureusement le locataire d’El Mouradia et l’opinion publique algérienne.

                  Les déboires d’une grande dame

                  Dans sa lettre ouverte au chef de l’Etat, elle use d’une formule aussi cinglante qu’émouvante : « A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante. » Et d’évoquer sa situation sociale avec franchise et dignité, en déplorant sans ménagement le sort réservé ?* des personnalités historiques d’un tel rang : « Mon épicier, mon boucher, ma supérette, pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent », écrit-elle, avant de souligner : « Il ne m’est jamais venu ?* l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. » Une allusion on ne peut plus claire ?* la corruption ?* grande échelle qui gangrène le système. La lettre bouleversante de Djamila Bouhired vient ainsi battre en brèche un préjugé fort tenace selon lequel « la famille révolutionnaire se sucre sans vergogne » et que les militants indépendantistes n’hésitent pas ?* monnayer au prix fort leurs sacrifices d’hier. « Je sais que certains moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation », voire, ajoute-t-elle, « dans une situation plus critique », s’indigne la grande moudjahida. Des « frères et sœurs » insiste-t-elle, dont l’intégrité est au dessus de tout soupçon. Et de conclure sa lettre en martelant : « Je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste ?* vivre. »

                  « Je suis Djamila Bouhired, condamnée ?* mort en 1957 »

                  Dans le second document, Djamila Bouhired prend ?* témoin le peuple algérien. « Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel ?* vous », écrit-elle ?* l’attention de ceux qu’elle désigne affectueusement par ses « chers frères et sœurs algériens ». Faisant preuve d’une humilité qui n’a d’égale que sa colère, elle se présente comme l’aurait fait Madame Tout-le-monde : « Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée ?* mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. » Et vlan ! Mais la vaillante moudjahida ne s’étalera pas davantage sur ses hauts faits de guerre. Elle évoquera plutôt son état de santé critique qui nécessite des interventions chirurgicales lourdes, dit-elle, et une prise en charge fort onéreuse. Mme Bouhired nous apprend au passage que c’est de l’étranger, et précisément de certains émirats du Golfe, qu’elle a reçu une offre de prise en charge, offre qu’elle a dignement déclinée pour d’évidentes considérations de « nif ». A l’Etat algérien maintenant de jouer… Nous le disions, Djamila Bouhired s’est fait très laconique et très discrète sur son fulgurant parcours militant. Il faut dire qu’elle n’avait guère besoin de se présenter. Djamila Bouhired rejoint le FLN alors qu’elle est étudiante. Elle intègre vite la Zone autonome d’Alger où elle devient officier de liaison aux côtés de Yacef Saâdi dont elle est l’assistante en pleine Bataille d’Alger. En avril 1957, elle est blessée et arrêtée. Incarcérée ?* la prison de Maison Carrée (El Harrach), elle sera torturée et condamnée ?* mort pour attentats ?* la bombe. S’ensuit une vaste campagne d’indignation menée par son futur mari, un certain… Jacques Vergès, ainsi que George Arnaud qui publient aux éditions de Minuit un manifeste tonitruant : Pour Djamila Bouhired. La jeune combattante acquiert dès lors un statut particulier et devient le symbole de toutes les femmes résistantes de l’Algérie insurgée. Si bien qu’en 1958, elle se verra immortalisée dans un film éponyme : Djamilah, signé Youcef Chahine, avec Magda Sabbahi dans le rôle-titre. Djamila Bouhired ne sera libérée qu’en 1962. Après l’indépendance, elle se distinguera par sa discrétion, loin des cercles officiels et de tous les lieux de pouvoir. Aujourd’hui, cette héroïne hors pair mène une autre lutte, cette fois contre la maladie. L’Algérie tout entière doit s’élever pour lui témoigner sa reconnaissance et son amour...

                  Par Mustapha Benfodil

                  A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante

                  Monsieur,

                  Je me permets d’attirer votre attention sur ma situation critique. Ma retraite et la petite pension de guerre que je perçois ne me permettent pas de vivre convenablement. D’ailleurs, mon épicier, mon boucher, ma supérette pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent. Il ne m’est jamais venu ?* l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. Je sais que certains authentiques moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation, probablement plus critique. Je n’ai pas la prétention de les représenter ici, mais au poste où vous êtes, vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement. Ces frères et soeurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage. La somme qui leur serait allouée ne pourrait dépasser les honoraires généreux attribués aux députés et sénateurs, ainsi qu’?* vous-même et ?* tous les alimentaires qui vous entourent. Ainsi, je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste ?* vivre. Avec mes sentiment patriotiques.

                  Djamila Bouhired

                  Le 9 décembre 2009

                  [Source: Le matin DZ, le 13 Décembre 2009]

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                  • #10
                    .... le pire, c'est que la plupart des commentaires qui suivent cet article sont PATHETIQUES.

                    Il y a des Algériens qui ne méritent pas l'Algérie.Aucune compassion, aucun sens de l'Histoire.
                    Si cette grande dame en est réduite ?* ce SOS aujourd'hui, ce n'est pas pour lire de telles inepties. Il y a de quoi désespérer de la race humaine !

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                    • #11
                      L’Association des femmes algériennes médecins se mobilise

                      En soutien ?* Djamila Bouhired
                      L’Association des femmes algériennes médecins se mobilise



                      “Quand Djamila Bouhired souffre, toute l’Algérie a mal”, a estimé l’Association des femmes algériennes médecins (FAM), dans un communiqué où elle exprime sa mobilisation en faveur de cette moudjahida. “Participons, ainsi, par cette collecte ?* non seulement soulager les souffrances de ce symbole de la résistance du peuple algérien, mais surtout rembourser une infime part de la dette que nous devons toutes et tous ?* celle qui était prête ?* mourir pour que vive l’Algérie libre”, invite l’appel de l’association FAM.


                      [20 décembe 2009]



                      Source

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                      • #12

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                        • #13

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                          • #14
                            Our current government (Bouteflika and co.) owe her all the care she needs.... she is a historical figure for Algeria... shame on us not to give her the respect and the dignity she deserves.
                            A truly rich man is one whose children run into his arms when his hands are empty - Mark Bradford.

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                            • #15
                              Mustapha Hammouche :


                              Dimanche 27 Décembre 2009 -- Si une grande moudjahida a fait publiquement cas d’une insuffisance de prise en charge pour soins ?* l’étranger, un ex-ministre a diffusé, dans la presse, un encart publicitaire exprimant sa “gratitude” pour le “geste magnanime” du président de la République qui a permis son transfert dans “un centre hospitalier ?* l’étranger”. Avant lui, d’autres personnalités, des artistes, notamment, ont eu ?* en faire autant. Même si, en la matière, il existe une procédure de décision de la Cnas, organisme statutairement chargé de répondre aux demandes de financement social des soins, le chef de l’État, ordonnateur suprême, peut certainement intervenir pour débloquer un cas qu’il juge urgent, prioritaire ou pour d’autres raisons. On peut alors comprendre qu’un convalescent tienne ?* remercier celui qui a contribué, par ses prérogatives, ?* le soulager de son mal. Ce qui est moins compréhensible, c’est la publicité faite ?* ces remerciements. Dans la forme, le simple courrier constitue le moyen usuel pour communiquer avec les institutions. Il y a comme un malaise ?* voir quelqu’un qui a fait appel ?* l’argent de la solidarité sociale investir quelques millions de centimes pour une publicité, dont on ne sait plus si elle vise l’attention présidentielle ou le privilège d’avoir suscité cette attention. C’est ?* se demander, en effet, si l’enjeu n’est pas plutôt d’associer, de manière ostensible, son nom, et son portrait parfois, ?* ceux du chef de l’État. Les auteurs de tels messages ont-ils pensé aux nombreux assurés sociaux qui ont épuisé les possibilités de soins locales et qui sont accrochés, parfois depuis des lustres, dans la souffrance, ?* l’espoir d’un avis favorable de la commission Cnas qui ne vient pas encore ? Leur frustration serait ?* comprendre et ?* redouter car, enfin, les ressources de la Cnas sont constituées des cotisations mutualisées des travailleurs et constituent donc un fonds social, et non public, même si sa gestion est réglementée et supervisée par l’État. Plus politiquement, cette pratique répand la conviction que l’entière sécurité du citoyen n’est garantie qu’?* celui qui trouve la voie pour attirer l’attention “des plus hautes autorités”, comme on dit par euphémisme. D’où le recours inconsidéré ?* la “lettre ouverte au président de la République”. Cette conviction, une fois intériorisée, ôte toute solennité au contact avec les institutions de rang inférieur. Celles-ci en deviennent, dans l’imaginaire populaire, le recours du faible. La personnalisation ?* outrance du pouvoir aboutit, ici, ?* une personnalisation, pas du pouvoir, mais du fonctionnement de l’État. Il n’est pas certain que Bouteflika monopolise le pouvoir total et, en tout cas, qu’il l’exerce sur tout, mais de cette perception, résulte une personnalisation de l’autorité : le recours n’est jamais fini tant qu’on n’a pas pu soumettre sa requête au Président, ou ?* la présidence, comme on le dit parfois par euphémisme, encore une fois. Si cette culture procure sollicitation et popularité au premier responsable de l’État – et c’est peut-être pour cela qu’elle est encouragée –, elle sape la crédibilité de l’État comme système de vie institutionnelle réputé fonctionner sans considération personnelle, “sine ira et studio”. Et c’est ainsi que, par exemple, un enjeu de santé publique devient un enjeu politique.

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