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Violence still plagues Algerian women

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  • #17

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    • #18
      Samedi 3 Novembre 2007 -- Des universitaires, des experts et des associations féminines de la région de l’Ouest se sont retrouvés à l’hôtel Bel Air de Aïn Témouchent pour débattre d’un sujet qui jusque-là reste tabou dans notre société et dont sont victimes le sexe dit faible. Organisé par Mme Z’hor Kharchiche, présidente de l’Association de la femme rurale et membre du Conseil national de la famille, ce colloque a été consacré au débat sur le projet portant sur la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard de la femme initié par le ministère délégué chargé de la Famille en collaboration avec l’Unicef et le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (Unifem).

      Lors de son intervention M. Boulaâras Samir, coordinateur de l’Unifem en Algérie, tracé les contours de ce projet qui est appelé à être enrichi à travers ce genre de rencontres. À cet effet, il n’omettra pas d’informer l’assistance de l’installation d’une commission nationale de lutte contre la violence sur les femmes composée d’experts, de représentants des différents ministères et ceux de la société civile et du mouvement associatif.

      Ce projet sera inscrit comme programme sectoriel pour lequel un budget est souhaitable et qui sera prévu dans la loi des finances et ce, au même titre que des mesures incitatives destinées aux éventuels sponsors qui sont appelés à financer toutes les actions qui seront menées à la faveur de cette stratégie. “Même si les résultats ne seront pas connus à court terme, cette stratégie pourra contribuer dans les politiques et les réformes sur le long terme”, devra préciser M. Boulaâras.

      De son côté, Mme Sbaâ, professeur à l’université d’Alger, a, à travers les chiffres suite à une enquête nationale commandée par le ministère délégué chargé de la Famille menée sur 2043 ménages, dévoilé la réalité algérienne. Même si la situation n’est pas alarmante dans le présent, l’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises si le phénomène n’est pas cerné en ce moment même.

      Selon Mme Sbaâ, l’enquête, qui a été menée sur la tranche d’âge allant de 19 à 64 ans dont 37% dans le milieu rural, fait ressortir que 17% des cas sont victimes de violences conjugales alors que 7,3% des cas se déroulent dans des espaces publics. En effet, ce sont les plus jeunes qui s’exposent à la violence et ce, au même titre que celles ayant un niveau d’instruction bas. Mais le groupe le plus vulnérables se situe entre 55 et 64 ans.

      Plusieurs intervenantes ont tenté de mettre le doigt sur la plaie en citant des exemples de situations vécues dans le quotidien ainsi que les difficultés rencontrées par les victimes quand il s’agit de déposer une plainte.

      Ce qui fera dire à Mme Kharchiche que cette stratégie vise justement à provoquer des amendements sur les textes actuels, notamment lorsqu’il s’agit des assurances qui permettront à la femme plaignante de déposer une plainte sans aucune contrainte.

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      • #19
        What a misfortune that after all the help of groups, the information and education about violence, there still is so much hidden violence in younger families....

        Ladies, bring up your son well, that he won't become one of those violent devils that one would be ashamed of.

        And also help the women in need as the signals are already there, unhidden.

        Be the change you want to see.

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        • #20
          Mardi 4 Décembre 2007 -- Le film documentaire, la Violence contre les femmes de Sid Ali Mazif, a été projeté dimanche dernier à Alger. Il met à nu les souffrances et les douleurs vécues par la femme algérienne, toutes catégories d’âge et conditions sociales confondues. Durant 60 minutes, le réalisateur nous présente, à partir de témoignages de plusieurs femmes victimes de différentes sortes de violences, conjugales, physiques, sexuelles, les douleurs vécues et les séquelles de ces actes plus que condamnables.

          Dès les premières images, le spectateur est confronté à une dure réalité, celle des pensionnaires du centre des femmes en détresse El Yasmine de Bousmaïl. La première partie du film documentaire montre de gros plans d’hématomes, plaies, fractures et ecchymoses. Le commentaire est constitué de témoignages, en voix off et parfois à visage découvert, de ces mères, sœurs et filles, tremblantes et souffrantes, racontant par le détail leurs drames qui ont pour acteur principal et commun l’homme : mari, frère ou père.

          Le documentaire raconte l’histoire de Hassina, Kheira et Assia, des femmes d’horizons, de conditions et d’âges divers, mais que la violence dont elles sont victimes a rapprochées et que la douleur muette a unies. Car la majorité de ces femmes souffrent dans le silence imposé par leur entourage, la société et ses tabous.

          Dans la 2ème partie de son documentaire, Sid Ali Mazif donne la parole à des sociologues, avocats, médecins légistes, responsables d’associations et représentants de la Sûreté nationale. Tout en soulignant que la violence contre les femmes n’est pas propre à la société algérienne, ces spécialistes expliqueront qu’elle touche «toutes les catégories sociales de femmes, qu’elles soient analphabètes ou lettrées, nées dans un milieu rural ou citadin, actives ou femmes au foyer». Ils ont indiqué aussi que «1 879 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés durant le premier trimestre de l’année 2007, alors qu’en 2006 plus de 8 000 femmes avaient subi toutes sortes de violences».

          Interrogé par l’APS, Sid Ali Mazif dira que de nombreuses femmes vivaient encore et toujours dans la peur, ce qui a rendu difficile sa tâche quand il recueillait les témoignages et saluera «le courage des femmes qui ont accepté» de témoigner à visage découvert pour briser cette omerta qui entoure la violence qu’on fait subir à des femmes qu’on est censé aimer, respecter et protéger.

          Le réalisateur précisera que «ce film représente à la fois un moyen et une façon de mettre en exergue une partie de la réalité que vit la société algérienne et de tenter de comprendre pourquoi certains hommes sont violents contre les femmes dans notre société». Selon lui, la violence à l’égard des femmes est loin d’être un sujet banal et ses conséquences sont plus désastreuses que ce que l’on veut croire.

          Le coup porté à une femme est tout simplement un coin enfoncé dans la cellule familiale et la société qui sont dès lors menacées de «dislocation», avec tout ce que cela implique comme fléaux sociaux, dérives et déviations. Et c’est pour «tirer la sonnette d’alarme et dénoncer la violence subie par les femmes en Algérie» que ce documentaire a été réalisé par Sid Ali Mazif qui a fait de la femme son sujet de prédilection qu’il a abordé sous différents angles à travers les documentaires qu’il a déjà réalisés.

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          • #21

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            • #22

              ALGIERS, December 17, 2007 (Reuters) - The sight of women working as bus and taxi drivers, petrol pump attendants or police officers in Algeria's larger towns can surprise newcomers by suggesting women are emancipated in Algeria. They are not, feminists say.

              Such cases remain exceptions in a male-dominated Muslim society in which, despite official appearances, women are often treated like slaves and violently abused by husbands, fathers and brothers.

              "Don't be fooled by a minority of westernised women," said Saliha Larab from Algerian women's organisation RAFD. "Algeria remains a very conservative society that considers women as second-class citizens."

              Algerian women who fought for independence - like Hassiba Ben Bouali and Jamila Bouhired - are still held up as heroines in the north African country.

              Equality of the sexes is enshrined in Algeria's constitution and women hold senior positions in central and regional government, the courts, security services and embassies.

              The government says sexual harrassment has been criminalised and provisions added to legislation to bolster women's rights.

              But up to a dozen women and children can sometimes be seen sleeping rough on the streets in downtown Algiers at night, many fleeing spousal abuse or rejected by husbands in family disputes.

              According to police figures, 7,400 women in the north African country of 33 million were victims of violence in 2005, up from 5,845 in 2004.

              "The figures don't say much. The big problem is most victims don't complain," said Larab."They stay silent, fear reprisals by society. A woman does not have the right to complain."

              At a centre for women in distress in Algiers, Lamia, 35, said she had endured five years of beatings from her husband in front of her young children before he threw her onto the streets.

              She fled her village to escape a barrage of persecution and insults from her husband and neighbours. Destitute, she appealed to her own family but they rejected and abandoned her.

              Lamia received no support and for a while lost custody of her children. When they were returned to her she found they had been sexually abused by one of her husband's relatives.

              "I made a complaint but all I got in return was another beating from my husband, who is a police officer."

              Now in the shelter, Lamia's daughter is back in primary school after a long break in her education.

              A non-governmental organisation gave her legal assistance to claim rights such as child maintenance payments from her husband and official custody of the children.

              Although reproductive health has improved dramatically and the birth rate declined, the rate of illiteracy among Algerian women is still twice as high as for men, at 37 percent, and only 13 per cent of women are in the paid workforce, according to the United Nations Population Fund (UNFPA).

              With nearly a quarter of Algerians living below the national poverty line and 70 percent of adults under 30 without a job, frustration and insecurity are widespread - and women are most often the victims.

              Amnesty International said in a report in 2005 that allegations of rape and other sexual violence were often not investigated and those responsible were not brought to justice.

              A 2005 amendment to the family code improved the position of women by banning men from divorcing their wives for no reason, giving women access to financial support from former husbands and a right to a home if they gain custody of their children.

              But President Abdelaziz Bouteflika rejected a recommendation by a government-appointed reform commission to abolish a rule forcing women to get permission from a male family member or so-called tutor to marry.

              Analysts say Bouteflika's decision not to drop the clause from an amendment to the 1984 family code showed Islamic parties still carry influence after a long-running militant uprising that has claimed the lives of up to 200,000.

              Wives and daughters who make their grievances public often risk a violent revenge by incensed male relatives.

              Fatiha, 53, filed for divorce after beatings from her husband - who disapproved of her career plans - left her in hospital for three months with severe trauma and fractures.

              "All I wanted was to become a singer," Fatiha said.

              The repeated violence caused psychiatric disorders in her children and one of her daughters attempted suicide, she said.

              Exhausted and unable to endure such humiliating violence any longer, Fatiha sought refuge with her aged father while waiting for her divorce, leaving the children with her husband.

              When her father died and she was left without a protector, her husband came with one of her sons to kill her, knowing that she was alone in the house.

              She escaped death thanks to a neighbour who warned her of their plan, and found refuge at the Darna women's centre in Algiers.

              Now divorced, Fatiha has the freedom to develop her talents as a poet and singer.

              With support from the women's centre she has written a collection of poems, and made a CD expressing her pain in song.

              Scenes from Algiers, 2007


              A woman who was abused by her husband
              cries while listening to the other women's stories
              at an abused women's centre



              A woman who was abused by her husband
              is seen through a small mirror
              as she holds her child
              at an abused women's centre



              A woman who was abused by her husband
              tidies her room at an abused women's centre



              Bounab Nabila, who was abused by her husband,
              sits in her room at a distressed women's centre



              Bounab Nabila, who was abused by her husband,
              feeds Hamza Youcef, three months old,
              at a distressed women's centre



              Women who were abused by their husbands
              are seen in a shared kitchen
              at an abused women's centre



              A woman who was abused by her husband
              cooks a shared meal in the kitchen
              at an abused women's centre



              Women who were abused by their husbands
              and disowned by their families
              sit for lunch at the shared kitchen
              in a distressed women's centre



              Women who were abused by their husbands
              and disowned by their families
              sit in a weaving classroom
              at a distressed women's centre





              Women who were abused by their husbands
              learn how to weave
              at a distressed women's centre

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              • #23

                December 28, 2007 -- Her face is swollen, her eyes are red and her nightdress is torn in places. Fatima tries not to let us see what has happened to her. After being beaten last night by her younger brother, she is now one of ten patients in a small hospital in Rouiba on the outskirts of Algiers.

                In another room, far from the eyes of the outside world, another young woman signals to us through the window and smiles with difficulty. Karima was raped two weeks ago, but in this small hospital that word is never used. In order to prevent a scandal, people say she is ill.

                These two women, one of them beaten and the other raped, and the secrecy and shame in which their suffering is shrouded, are stark examples of violence against women in Algeria.

                After Karima was raped by her brother-in-law, both families chose to keep the matter secret. The emotional aftermath was overwhelming and she tried to kill herself.

                "I took her away, far away from anyone, to this hospital to spare her another ordeal – a mental asylum," said Linda, a social worker and member of an association which supports women victims of violence. She said there are dozens of women like Karima, who will leave the hospital in a few days only to face the acute mental suffering she will deal with for the rest of her life.

                Karima is not alone.

                In 2006, more than 8,000 women reported being victims of violence, up from 5,000 in 2004 and 7,400 in 2005. These figures could indicate an increase in violence, an increase in women reporting crimes against them, or perhaps both. More and more women are speaking out, but the "golden rule" of silence continues to hold sway over most.

                Particularly in rural areas, women who have been beaten, raped or subjected to other forms of cruelty are terrified of causing a scandal. They refuse to lodge complaints and some even refuse to talk. "In some cases the true picture is easily double the official figures", said Mériem Belala, president of SOS Femmes en Détresse, an NGO which campaigns for women's rights, listens to women and provides them with legal assistance and shelter.

                "This violence affects all social classes and almost all regions of the country," Belala said. Figures from the Mustapha hospital in Algiers estimate that of the 9,000 beaten women who seek hospital treatment each year, half are housewives and nearly one fourth are professionals in middle management. More than half are between the ages of 35 and 45. Three-fourths of the attacks occur in the victim's home and while the majority of cases involve bruises from punching and kicking, injuries also include fractures and burns. 11% require sutures.

                To respond to the crisis, a determined sector of Algerian society has waged a campaign to uphold women’s rights, acknowledge affected women as victims of violence and push for more stringent punishments for attackers. A number of associations and institutions organised under the National Co-ordinating Body are working to protect women who are victims of violence.


                At the El-Yasmine centre for women in distress in Bou Ismail, twelve miles outside of Algiers, the staff works hard to convince women that, contrary to what society tells them, they are victims and they are not alone.

                In early December, the centre showed Sid-Ali Mazif’s film "Violence against Women". Opening with disturbing images of bruises, wounds and fractures accompanied by the trembling and anguished voices of victims, the film portrays the suffering Algerian men inflict upon women.

                Through the stories of Hassina, Kheira and Assia, women at the El-Yasmine centre found that many women from all regions and classes share the same fate, often at the hands of their husbands, brothers or sons.

                "It’s very difficult to get some women to talk," Mazif said of his work. For him the film highlights part of life's realities in Algeria and provides insight into why some Algerian men are violent towards women.

                Medical professionals speaking to Magharebia said husbands who beat their wives often do so for no specific reason. At least one Algerian psychiatrist has pressed further for an answer.

                "We’ve got into the habit of dealing with things the other way round – looking at the victim rather than the attacker", said psychiatrist Farida Benzine, one of the few women to work with violent men in Algeria. "Although it ought to cause a scandal," she said, "marital violence is still a private matter.

                "You don’t ask men why they beat their wives," said Salim, who preferred not to use his real name. This was the only reply given by the man of roughly forty, who is currently awaiting trial for battery charges in Algiers. He refused to answer the question, "Why did you beat her?" Many other men who have been tried for attacking their wives, sisters and even mothers have responded similarly.

                Benzine said that although the voices of battered wives are beginning to emerge, those of violent men, who are even more reluctant to speak, are rarely heard.

                "A man will never admit right away that he is violent," said Benzine.

                Speaking of Salim, whose wife miraculously survived one of his unusually violent attacks, Benzine said he did not appear to her to be very different from other men who beat their wives.

                "At first he denied the facts, saying it all came down to the temporary madness of his wife who [supposedly] hurt herself." After agreeing to try some "self-improvement", Salim admitted that he "knocks her about", but only "a tiny bit", she said.

                Benzine said that Salim's self-improvement lasted two years. "After several interviews with me, he began psychiatric therapy. At first he felt like he was being forced into it – but then he got on with it."

                At the request of his wife and her family, the couple divorced and Salim was later given a suspended prison sentence. "As a mountain-dweller, he believed it was his fate," Benzine said.

                Although depressed and downcast, he has continued with his psychotherapy.

                Salim had a very harsh upbringing in an environment where violence was one of the only means of communication. He often stood by and watched violent scenes in which his mother groaned after his father hit her. As a child he believed it was normal for "daddy to tell mummy off".

                When questioned by Benzine, he was unable to explain why he beat his wife. After each dispute he felt regret and remorse, and said that deep down he knew that nothing entitles him to attack his wife, Benzine said. During the sixth month of his psychiatric sessions he decided to "totally reform his behaviour and his ideas". He changed, said Benzine.

                Whether perverted or psychotic, everyday or extraordinary tyrants, the overwhelming majority of violent men are "extremely dependent on their partners", she said.

                Salim then took the highly unusual step of asking his wife to remarry him. He has been waiting three months for an answer.

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                • #24

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                  • #25

                    Samedi 26 Janvier 2008 -- Face à ce phénomène en croissance, la loi du silence est à bannir. Seule une communication agressive, y compris par le recours aux nouvelles technologies de l’information dont Internet, est à même de renverser la tendance. “Les premières données chiffrées prévoient une augmentation du nombre de femmes victimes de la violence en 2007 par rapport a l’année 2006”, selon Mme Nafissa Lahrache, présidente de l’association Femmes en communication. Cette dernière s’exprimait jeudi dernier, à Constantine, lors d’une journée consacrée à la thématique des femmes battues.

                    En 2006, pour les seuls cas déclarés, 8 011 femmes ont été victimes de violences en Algérie. Battues par leurs proches, 19 femmes y ont laissé leur vie. À cela s’ajoutent les 1 113 cas de violences physiques aux séquelles psychologiques graves et les autres cas de harcèlement sexuel. “L’objectif de cette rencontre est la création d’un espace de réflexion et d’action commune, pour lutter contre la violence à l’égard des femmes”, a encore précisé Nafissa Lahrache.

                    La rencontre a été une occasion pour l’installation d’un bureau dans la capitale de l’est du pays, afin de se rapprocher des femmes victimes de violences. Selon la présidente de l’association, plusieurs sites Internet ont été mis à la disposition des femmes pour dénoncer les actes de violence commis contre elles, y compris par leurs maris, leurs frères où leurs pères. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet nommé ISADF, lancé depuis des années par l’association. Ce dernier a pour objectif l’information et la sensibilisation aux droits de la femme.

                    Dans le même sillage, Malika Boussouf et Madani Yasmina, journalistes et militantes dans le domaine des droits de la femme, ont axé leurs interventions sur les principaux mécanismes de lutte contre la violence et son traitement par les médias. Selon les participantes, le rôle des médias est “d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les discriminations qui existent entre l’homme et la femme”. Les statistiques présentées lors du débat font état, en Algérie, de pas moins de 247 victimes de viol, dont 7 mineurs durant le quatrième trimestre de l’année écoulée.

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                    • #26

                      Mercredi 30 Janvier 2008 -- “Les femmes en situation de détresse dans la capitale des Aurès ne trouvent plus de refuge.” C’est le constat fait par la chargée du centre d’écoute de Batna, relevant de l’association SOS femmes en détresse. Mlle Nedjma Saïda affirme que durant ses actions d’assistance aux femmes violentées, elle a toujours été confrontée au problème de leur hébergement. “Les femmes viennent pour demander assistance. Quand il s’agit d’une consultation juridique ou psychologique, nous avons nos spécialistes qui les prennent en charge, mais lorsque nous avons affaire à des femmes rejetées par leurs familles, pour une quelconque raison, ou fuyant une violence conjugale ou parentale, nous devenons démunis”, précise la chargée du centre.

                      Ces femmes sont alors, généralement, orientées vers un centre d’hébergement à Alger, dans des conditions très risquées. Soudain déracinées, elles sont conduites vers la capitale du pays sans ressources, alors que certaines n’ont jamais quitté, de leur vie, leurs douars pour se retrouver dans une grande ville totalement étrangère. Cependant, le problème ne s’arrête pas là. Le centre d’hébergement pour femmes seules ou avec enfants à Alger n’accueille les résidantes que pour un court séjour de transition ne dépassant pas une année. Le temps nécessaire pour étudier leur cas afin de les assister par un travail et un logement adéquat. Pour les femmes venues des Aurès, dont les dossiers restent à Batna, c’est difficile de gérer leur cas depuis Alger.

                      En plus de cela, le centre algérois n’arrive plus à contenir le flux des femmes en détresse qu’il reçoit de diverses régions du pays. Ouvrir un centre à Batna faciliterait davantage l’aide psychologique, juridique et matérielle à ces femmes. Le centre d’écoute de Batna a reçu en 2007 plus de 70 appels de femmes, toutes habitant dans la wilaya de Batna. On y trouve surtout des femmes divorcées et mères célibataires à la recherche d’un toit après qu’elles eurent été mises à la porte par leurs familles. Alors que seules 24 d’entre elles ont été accueillies à Alger, les animateurs du centre ont perdu les traces du reste. Refuser l’aide à ces femmes, il faut le dire, c’est les remettre à la rue avec, souvent, des bébés dans les bras. La présence dans la wilaya de Batna d’une construction récemment achevée et assez bien équipée est une opportunité sur laquelle semble sauter les membres de SOS familles en détresse.

                      Cela fait maintenant plus d’une année que cette “maison de la solidarité” est fermée sans raison malgré tous les appels lancés par les différentes associations activant au niveau de la wilaya, soucieuses de venir en aide aux personnes les plus précaires de la société.

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                      • #27
                        Sonia Lyes :


                        Lundi 4 Février 2008 -- En Algérie, les femmes continuent d’être de victimes de violence, avec près de 900 cas enregistrés en 2007, selon des chiffres dévoilés, lundi 4 février, par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Au total, 8 277 femmes victimes de violence ont été recensées en 2007 à travers le pays a révélé Kheira Messaoudene, commissaire principale de la DGSN lors d'une rencontre consacrée à la violence à l'égard des femmes et des mineurs.

                        La tranche d'âge de 18 à 35 ans reste la plus touchée par ce phénomène. Les violences physiques arrivent en tête, avec 64% des cas enregistrés. Autre indications fournies par Mme Messaoudene : 27% des cas de violence contre les femmes ont été commises en milieu familial et 73% en dehors de ce cadre.

                        Une femme mariée sur dix est victime de violences physiques en Algérie, selon une étude officielle rendue publique fin octobre 2006. Les femmes divorcées et les veuves sont les plus exposées à la violence en milieu familial: 16% d'entre elles subissent des humiliations alors que 5% subissent des violences physiques, selon l'étude qui porte sur des femmes âgées de 19 à 64 ans.

                        Selon cette étude réalisée en 2006 par le ministère délégué chargé de la Famille et de la condition féminine, les femmes mariées subissent différentes formes de violence notamment physiques (coups et expulsion par la force), verbales (humiliations), psychologiques (menace d'expulsion...) et des rapports sexuels forcés.

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                        • #28

                          ...Cet avocat dénonce le mutisme des victimes et de leurs familles qui préfèrent se préserver sous une «culture traditionnelle»...

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                          • #29

                            Mardi 5 février 2008 -- Plus de 13 000 enfants et femmes ont été victimes de violence en tous genres en 2007 en Algérie. La violence physique est la plus fréquente. Mais le plus inquiétant est que la violence commise par l’école prend de l’ampleur. Il est nécessaire, selon la Forem, de recruter les enseignants sur la base d’un test psychologique.

                            En 2007, les statistiques de la police judicaire révèlent que 8 277 femmes sont victimes de tous genres de violence à l’échelle nationale, soit près de 700 cas mensuellement. Les statistiques cumulées de la police de la Gendarmerie nationale font état de plus de 10 000 femmes victimes de la violence.

                            Ces données ne reflètent pas la réalité dans la mesure où ce ne sont pas toutes les femmes qui osent déposer plainte. C’est encore la violence physique qui est la plus répandue avec 5 315 cas en une année, suivie de la maltraitance avec 2 511 cas.

                            La violence sexuelle est, quant à elle, en troisième position avec 256 cas alors que le harcèlement sexuel concerne 174 cas. Les mêmes services ont également enregistré, pour la même période, 20 meurtres avec préméditation. Ces données ont été communiquées hier par la commissaire principale de police, Mme Messoudène Khaira, qui participait à la table ronde sur le thème de la violence conjugale et celle à l’encontre des enfants.

                            Les statistiques révèlent également que 73 % des cas de violence sont commis à l’extérieur de la famille. Pour les cas commis au sein de la famille, c’est l’époux qui en est l’auteur avec 14 % des cas, suivi du frère, puis des enfants, des amants et enfin du père.

                            Alger, Oran et Annaba détiennent la palme d’or en matière de violence. Quelle explication ? Le phénomène est tout simplement urbain. De l’avis de M. Mekki, directeur exécutif de la Forem, plus on va vers les villes du Sud moins il y a de la violence.

                            Le mode de vie de la ville, toujours selon l’expert, impose des comportements violents et cela est dû au stress et au rejet de l’autre. Ces chiffres comparés avec ceux d’autres villes du même niveau de développement que les nôtres sont presque identiques.

                            Il illustre son analyse avec des statistiques qui montrent qu’à Tamanrasset, à Adrar ou ailleurs dans le Sud, le taux de violence ne dépasse nullement 0,3 %. Pour le même expert, ce phénomène peut être maitrisé dans les années à venir dans la mesure où le niveau d’instruction est élevé.

                            29 % des cas de violence sont commis par des analphabètes, affirme-t-il. Mais, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas seulement les alcooliques ou les consommateurs de drogues qui sont auteurs de violence. La commissaire principale de la police judiciaire parle des professeurs et même d’handicapés moteurs ! Une école… violente En baisse par rapport à 2006, le phénomène reste tout de même inquiétant.

                            Les chiffres montrent que 4 875 enfants étaient victimes de tous types de violence pendant 2007, soit plus de 400 mensuellement. La violence physique détient également la palme d’or avec 2 803 cas, suivie de la violence sexuelle (1 546), de la maltraitance (356) et du détournement de mineurs (146).

                            Pour la même période, 25 enfants ont été assassinés, et dans la majorité des cas, par leurs amis, également mineurs. Mais le commissaire Messoudène souligne qu’il y a eu des cas où l’enfant était mort suite à une violence sexuelle.

                            Mais ce qui commence à prendre sérieusement de l’ampleur, c’est la violence constitutionnelle à l’école. M. Meki de la Forem parle d’une centaine d’enfants qui en ont été victimes. Il souligne la nécessité de revoir les critères de recrutement des enseignants sur la base d’un test pratique et psychologique.

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                            • #30

                              Mardi 5 février 2008 -- 25 crimes commis contre des enfants, dont certains perpétrés après des violences sexuelles, et pas moins de 146 enlèvements d'enfants ont été enregistrés en 2007.

                              Les chiffres présentés hier, par la commissaire Kheïra Messoudane, donnent froid dans le dos. Abordant les sujets relatifs à la violence contre les femmes et contre les mineurs, les intervenants au forum d'El Moudjahid ont axé leurs interventions sur le phénomène de la violence contre les enfants (2.803 cas de violence physique et 1.546 cas de violence sexuelle en 2007) et sur le phénomène des enlèvements (146 cas en 2007). Deux phénomènes qui ont pris des proportions inquiétantes, voire angoissantes.

                              Loin des propos alarmistes, la représentante de la DGSN, la commissaire principale chargée des affaires des mineurs, Kheïra Messoudane, a rappelé la vulnérabilité de nos services face à la cybercriminalité qui favorise les sites pornographiques, la pédophilie et la criminalité en général, à travers internet. Elle a recommandé des réflexions sur le sujet ainsi que des actions impliquant à la fois la famille, la société civile et les pouvoirs publics pour lutter contre ce fléau. La commissaire a insisté sur la nécessité de se préparer aux années à venir. Le récent crime commis contre un enfant de deux ans à El-khroub, à Constantine (violé et tué par son voisin), recommande plus de vigilance et de prudence. Elle a expliqué dans le détail que la nature des violences sexuelles, exercées aujourd'hui sur les enfants, n'est plus celle que nous avons eu l'habitude de traiter. Et de préciser que « les viols commis aujourd'hui sur des enfants et des mineurs sont d'une sauvagerie inouïe », a-t-elle expliqué.

                              La commissaire a indiqué, par ailleurs, que la violence touche aujourd'hui, toutes les catégories. « Nous avons eu affaire à des cas où des mineurs s'entretuent entre eux après qu'il y ait eu entre eux des violences sexuelles », a—t-elle précisé. Et de dire, que la société algérienne est en face, aujourd'hui, d'une importante crise de moralité, avec une rupture des liens entre enfants et parents, famille et société, société et pouvoirs publics qui favorise les dérives dans le comportement. Elle a expliqué cet état de fait par les chocs subis par la société algérienne lors des années de violence et de terrorisme. La violence est—elle une fatalité ? Certainement pas, rétorquent les intervenants qui ont recommandé plus de vigilance et de prudence par les familles, « Il faut apprendre à s'inquiéter de nos enfants quand ils sont absents », a recommandé Messoudane en ajoutant, « il faut aussi imprégner la culture du signalement », remettant en cause la passivité de la société civile. « Il ne faut plus répéter l'expression « Takhti Rassi, car personne n'est à l'abri », a-t-elle encore indiqué.

                              Le président de la FOREM et membre de l'observatoire des droits de l'enfant, le Docteur Mekki, ira plus loin en déclarant que les familles ne doivent pas laisser leurs enfants partir à l'école seuls. La commissaire a plaidé d'un autre côté, pour plus de contrôle sur les cybercafés. « Il faut imposer aux gérants de cybercafés des contrats de moralité pour l'exercice afin d'éviter à des enfants et des mineurs de consulter des sites pornographiques et de pédophilie », a-t-elle encore ajouté.

                              Les femmes sont violentées sur la voie publique

                              Dès qu'on parle de la violence contre les femmes, l'on pense directement à la violence conjugale. Pourtant, explique le Docteur Mekki, ce n'est pas du tout évident. Le représentant de la FOREM, se basant sur la dernière enquête de l'INSP, a indiqué que 49 % des violences commises contre les femmes sont enregistrées dans les lieux publics et 2 % dans les lieux de travail. Le conférencier a voulu ainsi préciser que la violence contre les femmes ne se limite pas à la vie conjugale, comme certains le pensent. Il a rappelé que 9.033 femmes ont subi des violences (celles présentant des traces de violence constatées par le médecin légiste) rien que pour l'année 2007.

                              Le docteur Mekki a précisé que la majorité des cas recensés sont concentrés dans les grandes villes. « Plus on avance vers le sud, moins il y a de violence contre les femmes », a-t-il indiqué. Et d'ajouter que la violence contre les femmes est un phénomène urbain que ce soit en Algérie ou dans les pays occidentaux. Il explique que les chiffres sont là pour confirmer cette donne : Alger vient en tête avec 10, 9 % de violence contre la femme, Tamanrasset vient en dernier avec 0,3 %. A l'intérieur du pays, les cas de violence contre les femmes oscillent entre 1,3 % à 1,7 %. « La pression de la vie moderne, des transports, du temps, la fatigue et le stress de la ville favorisent le recours à la violence en cas de divergence », a-t-il indiqué.

                              Enfin, M. Mekki ajoute que 49 % des agresseurs, que ce soit dans le milieu conjugal ou dans la rue, sont des personnes sans professions. Il précise aussi que plus la personne a un niveau d'instruction élevé, moins elle est violente. C'est-à-dire, qu'elle est plus favorable au dialogue en cas de divergence. Il explique que 29 % des agresseurs sont des analphabètes, 17 % ont un niveau primaire et 1 % sont des universitaires. La commissaire principale Messoudane a précisé qu'en tête des agresseurs, il y a les maris, les frères, les pères, les amants et en dernier, les fils.

                              Elle ajoute que les femmes violentées ne déposent pas toujours des plaintes parce qu'elles ne trouvent pas où aller après. « Les centres d'accueil pour femmes violentées se comptent sur les bouts des doigts », a-t-elle précisé. Enfin, l'ensemble des intervenants misent sur la sensibilisation et sur l'éducation au sein de la famille et à l'école, «car les lois à elles seules ne peuvent pas résoudre le problème », a précisé Maître Azzi Merouane avocat près la cour d'Alger.

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