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Violence still plagues Algerian women

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      • #33

        February 7, 2008 -- An Algerian government study found that one woman out of 10 is beaten on a daily basis and that most violence against women happens in the home, press reports said Wednesday.

        The report, published in the London-based newspaper Asharq Al-Awsat, said that most married women were beaten by their husbands, while divorcees and widows were abused by their brothers.

        The study was conducted by the Algerian Ministry for Family Affairs and the Status of Women on a random sample of 2,000 families.

        The definition of violence included physical and verbal abuse, banishment from the home, and intimidation through threats.

        The ministry announced a rehabilitation plan for victims of physical and psychological abuse as well as a social awareness campaign to combat the phenomenon.

        It called on schools and mosques to take part, and created a coalition between the parliament, city councils and trade unions.

        The ministry said it would launch an extended campaign that aims to change people's perspectives on women and draft new laws to protect women’s rights and grant them more freedom and equality.

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        • #34

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          • #35

            February 26, 2008 -- The Activities for Physical Integrity, Human Rights and Women's Autonomy (AIDA) project, which targets all forms of violence against women, was presented on Monday (February 25th) at the International Women's House in Rome, Ansa reported. The presentation comprised part a debate on gender violence on the two Mediterranean coasts. The AIDA project is co-ordinated by the Mediterranean Institute (IMED) in Constantine, Algeria, and is being co-operatively implemented by the Algerian association RACHDA and the UGTA trade union.

            "The situation in Algeria seemed improved but the new climate of terrorist attacks in the country is slowing down the initiatives," IMED representative Maria Grazia Ruggerini said. The project was launched in July, 2006 and is slated for completion in June, 2009. Its main goals are to strengthen the capacity of the organisations involved and to open a safe house for women who have been victims of violence.

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            • #36

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              • #37

                Jeudi 6 mars 2008 -- Pour comprendre et prendre conscience de toute cette violence qui fait partie du quotidien de certaines femmes, il était important d’approcher les victimes dont certaines ont frôlé la mort. Convaincus que personne d’autres ne pouvait mieux relater cet enfer que vivent les femmes battues que celles qui l’ont subie, nous avons effectué une visite au centre d’accueil Darna à Alger. Persuadées de réintégrer un jour leur foyer ou de reconstruire une autre vie, certaines pensionnaires prennent les choses du bon côté, alors que d’autres sombrent dans la détresse et ont peur du lendemain.


                Créé en 2001 et géré depuis par l’association Rachda, le centre Darna, spécialisé à l’origine dans l’accueil des femmes victimes du terrorisme, s’est, au fil des années, transformé en un centre d’accueil pour femmes battues avec ou sans enfant :

                Jeudi 6 mars 2008 -- «Rassemblement contre la hogra et pour les droits des Algériennes» (Rachda), le nom de l'association lancée depuis plusieurs années par Khalida Toumi qui en était alors la présidente, est inscrit sur une affiche à l’entrée du centre. Rehaussée d’une photo de femme en noir et blanc pour, sans doute, mieux illustrer le drame dans lequel sombrent les victimes de violence, l’affiche porte aussi un numéro de téléphone, invitant toutes les femmes en difficulté à appeler pour demander de l’aide.

                Le centre Darna a pour mission d’«offrir aux victimes de la violence une maison d’accueil et d’hébergement temporaire, ainsi qu’un soutien médical, psychologique et juridique», afin d’épargner aux femmes en détresse morale et physique les affres de la rue.

                L’équipe pluridisciplinaire en charge de cette catégorie à savoir la directrice, l’assistante sociale, ainsi que les juristes qui assistent les femmes dans leurs démarches administratives et juridiques, en plus de leur soutien psychologique, dont elles ont sérieusement besoin pour reprendre confiance en elles et pouvoir prendre en charge leur vie.

                La capacité d’accueil du centre est de 40 personnes, mais la moyenne générale est de 30 personnes, car «nous sommes un centre de transition, dont la durée d’hébergement ne devrait pas dépasser les trois à six mois.

                A la fin de cette période, ces femmes, ayant choisi de rompre les relations avec leur conjoint et parfois même avec toute leur famille, doivent, en principe, être transférées dans un autre centre, notamment, celui de Bou Ismaïl. Ce qui n’est pas toujours le cas puisque certaines ont plus d’une année dans cette structure», précise Mme Nabila Laârbi, directrice du centre.

                Le centre comprend plusieurs chalets de deux pièces et une salle de bains. Ces petits logis abritent généralement deux femmes sans enfants.
                Le deuxième cas de figure concerne les femmes avec des enfants. Ne pouvant pas cohabiter avec des personnes étrangères, celles-ci bénéficient d’un chalet à elles seules.

                Ces femmes traînent derrière elles un passé lourd de souvenirs douloureux, des années de violence, d’humiliations, de privations… Si elles atterrissent dans ce centre, c’est parce qu’elles n’ont plus rien à perdre. «Je suis devenue la honte de toute la famille», dira l’une des pensionnaires.

                Elles ont tout abandonné, famille, maison, biens, et parfois même leurs enfants. Pour arriver jusqu’ici, certaines ont dû faire le parcours du combattant, avant d’être orientées, le plus souvent, par les services de police, la gendarmerie, certaines associations, avocats…

                Elles sont, dès l’instant où elles arrivent dans cet espace, accueillies par une assistante sociale. Celle-ci tentera de faire la lumière sur l’histoire de chacune d’elles, du début jusqu’à la fin, afin d’apporter un certain réconfort, utile devant ce genre de situation fort embarrassant. Ce travail «est indispensable à ces victimes fragilisées pour pouvoir surmonter leurs difficultés», souligne fatma-Zohra Salmi, assistante sociale au centre Darna.


                Jeudi 6 mars 2008 -- En partant des résultats des différentes enquêtes réalisées sur la violence à l’égard des femmes et en mettant de côté le nombre de femmes ayant avoué qu’elles étaient victimes de violences physiques, on sort avec un constat tout à fait déplorable, notamment en termes de prise en charge.

                Ainsi, selon le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, près de 500 000 Algériennes avouant être victimes de violences physiques répétées, ne peuvent trouver d’aide spécialisée, spécifique et continue (matérielle psychologique, juridique…) qu’auprès du centre étatique de Bou Ismaïl, et ce, en dépit des centres et cellules d’écoute mis en place par le mouvement associatif.

                Au total, on compte seulement trois centres d’accueil pour femmes victimes de violence dont deux issus du mouvement associatif. Deux sont toujours en projet, l’un dépendant du ministère de l’Emploi et de la Solidarité national et l’autre d’une ONG. Pour combler ce vide flagrant, les autorités font souvent appel aux centres d’accueil non spécialisés pour accueillir provisoirement ces femmes.

                Il s’agit principalement de centre ou foyer pour personnes âgées, du centre de redressement ou d’établissement pour l’accueil provisoire de personnes démunies (SDF et autres). Quant aux centres d’écoute dédiés aux femmes victimes de violence, ils sont en quasi-totalité à l’initiative du mouvement associatif ou des syndicats plus précisément de l’Ugta.

                Devant ce déficit confirmé, le département de Nouara Djafar compte, selon la nouvelle stratégie de lutte contre la violence à l’égard des femmes, mettre en place des structures pour l’écoute, l’accompagnement en partant des soins, de l’enregistrement de la plainte, de la présentation à la justice, jusqu’à l’orientation vers les structures d’accueil des victimes.

                On parle également de la mise en place au niveau des services de police et de la gendarmerie, des infrastructures d’accueil d’urgence et temporaire et de la prise en charge de la personne lésée ou d’une solution définitive.

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                • #38

                  «Je ne voulais pas de ce mariage. Mes parents m’y ont obligée après l’échec de mon premier mariage forcé à l’âge de 12 ans avec un autre homme», témoigne G. F., d’une voie étranglée d’émotion :

                  Jeudi 6 mars 2008 -- A 53 ans, G. F., a vécu l’enfer de la violence conjugale pendant plus de 27 ans avant de décider, enfin, de quitter famille, enfants, maison et souvenirs d’une longue vie commune pleine de souffrances et d’amertume. «Je ne sais par quel miracle je m'en suis sortie après tant d’années passées avec un mari violent, et alcoolique par-dessus tout», dit-elle. Les actes de violence qu’elle a subis durant des années ont fait que sa vie quotidienne ressemble à une mise en scène digne d’un film d’horreur.

                  «Pendant toutes ces années, j’étais réduite à moins que rien. Devant les agressions et les injures, je n’avais d’autre choix que de me résigner et de penser à l’avenir de mes enfants», déclare-t-elle. Ce mari, dont notre interlocutrice parle, n’est autre que son cousin avec qui elle a grandi et auquel elle a été liée officiellement à l’âge de 17 ans. Il s’agit de son deuxième mariage.

                  G. F., a connu la violence dès son plus jeune âge dans sa famille puisque son père aussi était alcoolique et très violent à l’égard de sa mère notamment. Vêtue d’un tailleur de couleur noire, les cheveux longs – ou plutôt ce qu’il en reste puisque son bourreau lui en a arraché une bonne partie – attachés, G. F. en veut beaucoup à sa famille qui est restée «indifférente» à ses souffrances et ses plaintes.

                  La voix étranglée par l’émotion, elle trouve la force de continuer : «plus le temps passait, plus je sombrais dans l’angoisse et le regret pour toute cette jeunesse que j’ai sacrifiée dans des travaux laborieux pour subvenir aux besoins de toute la famille, pendant que lui passait son temps dans des bars à dépenser son argent. Le soir venu, lorsqu’il rentrait, c’était pour hurler, frapper, insulter et casser tout ce qui lui tombait sous la main.»

                  C’était comme dans un cauchemar. Un jour G. F., tombe gravement malade. Il s’agit d’une hernie discale a priori, facilement, soignable. Mais après un an de souffrance et de douleur, son mari ne s’est toujours pas montré disposé à la laisser consulter un médecin. «Il a fallu l’intervention de toute la famille pour qu’il accepte enfin, que je sois transportée à l’hôpital. Après cinq mois d’hospitalisation, je reviens à la maison.

                  Alors que mon état de santé nécessitait au moins cinq autres mois de convalescence, le soir même de mon retour sans avoir échangé le moindre mot avec lui, il me prend par la nuque et me jette par terre et m’assomme à coups de pied pour m’abandonner dans une chambre la porte fermée agonisante. Je me réveille trois jours après à l’hôpital de Bab El-oued pour prendre conscience de la gravité de mon état.

                  Les médecins m'ont expliqué que j’avais beaucoup de fractures, dont la plus importante était celle que j’avais au niveau de la colonne vertébrale, ainsi que la détérioration de mes cordes vocales», raconte G. F., en tentant de garder un peu de sérénité et en disant : «El-hamdoullah» en dépit de tout son calvaire.

                  Devant cette tragédie, le père de G. F., a décidé de porter plainte contre son gendre qui, prenant les devants, demande le divorce. Devant le juge, G. F. reste muette et lui laisse le soin d’apprécier la situation et contre toute attente, elle demande à ce qu’il ne soit pas condamné pour éviter à ses enfants de se retrouver seuls et de connaître une autre forme de misère.


                  Jeudi 6 mars 2008 -- Parmi les recommandations du mouvement associatif, reprises dans la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, se distingue celle relative à la création au niveau national des cellules d’écoute, d’orientation et de soutien rattachées au ministère de la famille et de la condition féminine en collaboration avec les directions d’action sociale et de santé publique. Outre la création des centres de prise en charge des femmes et des enfants victimes de violence, ainsi qu’un numéro vert disponible 24h/24.

                  Sur le plan institutionnel, il est établi de renforcer le ministère délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine et de développer une politique nationale pour la lutte contre les fléaux sociaux. Mais, aussi, de renforcer le rôle de la société civile en vue d’œuvrer à la prise de conscience des femmes et des jeunes filles et créer un conseil national de la femme et de la famille. Sur le plan juridique, les recommandations portent, principalement sur la création de tribunaux des affaires familiales. La levée des réserves relatives à la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Introduire des mesures de réformes nécessaires concernant les constats médicaux des femmes survivant à la violence, ainsi que des amendements pour combler le vide juridique dans le code pénal portant sur la violence contre les femmes.


                  InfoSoir : Cette structure est, à l’origine, un centre de transition, pourtant certaines pensionnaires y résident depuis plus d’un an, un commentaire ?

                  Nabila Larbi : En effet, la période d’hébergement dans ce centre ne devrait pas dépasser les trois mois et au pire des cas six mois. Mais ces femmes sont en grande majorité des analphabètes, sans revenus et sans aucune qualification. Leur insertion professionnelle et leur accès à l’autonomie demandent beaucoup plus de temps qu’on ne peut l’imaginer. Elles ont besoin d’une prise en charge réelle. Nous leur proposons, dans ce cadre, des stages de formation, des cours de langue, ainsi que des travaux manuels.

                  Parallèlement à ces ateliers et à nos démarches pour leur trouver du travail, nous les incitons à aller, elles aussi, de leur côté, chercher un poste d’emploi. Malheureusement, il arrive que toutes ces démarches restent vaines vu que certaines d’entre elles ont du mal à se concentrer sur l’avenir ou à construire de nouveaux projets. Leur séjour ici a permis, toutefois, à certaines de se reconstruire et à prendre un nouveau départ.

                  D’où viennent-elles et dans quel état arrivent-elles chez vous ?

                  Elles viennent des quatre coins du pays, leur l’âge varie de 18 à 55 ans. A leur arrivée, elles sont désorientées, fragiles et accablées par des années de violence. Leur état de santé demande une prise en charge urgente sur le plan psychologique et médical avant d’être orientées vers l’assistante sociale pour les accompagner dans les démarches juridiques et administratives indispensables pour les victimes. Ce travail sollicite le concours fréquent des spécialistes et un effort capital pour qu’elles puissent surmonter leurs difficultés.

                  Vos actions en direction des femmes venues avec leurs enfants ?

                  Cette catégorie demande des actions multiples, notamment pour la scolarisation de leurs enfants qui arrivent le plus souvent sans aucun papier administratif ce qui pose un réel problème pour leur inscription dans les écoles les plus proches. A noter que les garçons âgés de 12 ans et plus sont, quant à eux, transférés dans des centres spécialisés.

                  Hormis le certificat médical délivré par le service de la médecine légale, la victime vient généralement sans aucun autre papier administratif. Parties dans la précipitation pour certaines, elles n’ont pas eu le réflexe d’emporter les papiers officiels. D’autres, cependant, ont été carrément privées de leur carte d’identité et livret de famille. La dernière catégorie concerne les femmes mariées avec la Fatiha qui, au moindre désaccord avec le conjoint, sont jetées à la rue sans aucune possibilité de faire valoir leurs droits.

                  Quels sont les organismes ou institutions qui contribuent au financement de ce centre ?

                  Nous vivons grâce aux bienfaiteurs et parfois au ministère de la Solidarité et à la bienveillance de l’APC. Mais nous entreprenons constamment des démarches auprès de certaines entreprises pour assurer un repas équilibré aux pensionnaires.

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                  • #39

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                    • #40

                      Lundi 10 Mars 2008 -- Choquantes et traumatisantes sont les images vidéo diffusées ces derniers jours sur internet montrant les détails de l’assassinat d’une adolescente par un groupe de jeunes âgés entre 18 et 25 ans, à Alger. L’insoutenable scène a été filmée sur un fond de musique de film d’horreur par les auteurs en extase devant la douleur et les souffrances de la victime. Cheveux noirs très longs, vêtue d’une veste de jogging et d’un pantalon noir, la jeune fille, recroquevillée par terre, la tête entre les mains, recevait une cascade de coups de pied au visage et à l’abdomen, marqués par plusieurs ecchymoses. Le sang commence à gicler et couler de toutes parts, et les agresseurs redoublent de violence. Ils se bousculent pour battre, parfois collectivement, le corps frêle de la victime qui, après quelques minutes, semblait n’avoir plus de force. Ses vêtements se déchirent et ses bourreaux tentent de recouvrir ses parties intimes. Quelques dizaines de minutes plus tard, l’un d’eux prend une grosse pierre en parpaing et la lance de toutes ses forces sur la tête de la jeune fille. Le sang gicle et un autre prend le relais pour lui asséner le coup mortel en plein visage. La victime ne bouge plus. Elle baigne dans son sang sous les caméras des téléphones mobiles, tenus par ses bourreaux, visiblement heureux d’avoir accompli leur abominable crime. Selon toute vraisemblance. Cette vidéo a été diffusée par un des auteurs qui n’apparaît pas sur l’enregistrement. Est-ce que maintenant les assassins seront arrêtés et déférés à la justice ? Possède-t-on une piste ?

                      Pour l’instant, aucune information sur l’identité de la victime. Mais il est évident qu’il pourrait s’agir d’une jeune fille dont le corps a été trouvé au mois de décembre 2007 sur la voie publique et qui est en attente d’identification. Selon des sources policières, cette victime portait de graves lésions sur le corps et semble avoir été tuée à l’aide d’un objet tranchant. Cette affaire est d’une extrême gravité et interpelle toutes les consciences. Elle relance la lourde problématique des violences à l’égard des femmes, mais surtout ce nouveau phénomène qui consiste à filmer à l’aide de téléphones portables des scènes souvent à l’insu des concernés pour les utiliser comme objet de chantage ou de les diffuser sur internet. Des foyers entiers ont été brisés à cause des enregistrements, alors que de nombreuses victimes ont fini par se suicider. Les services de police, tout comme les services de la gendarmerie ont eu ces dernières années à élucider des affaires de viols collectifs grâce à des images retrouvées sur des mobiles, saisis sur les personnes suspectes. Celles-ci avaient pris le soin de filmer la scène de l’agression dans le but de réduire au silence leurs victimes, souvent terrorisées à l’idée que l’enregistrement soit diffusé. Aujourd’hui, les services de sécurité sont devant une nouvelle forme de criminalité qui consiste à « transformer un crime abominable » en un « fait d’armes à large publicité ». C’est la conséquence, diront les spécialistes, de la décennie de violence vécue par les Algériens, notamment les jeunes, comme ceux qui ont tabassé à mort l’adolescente. L’après-terrorisme est une étape délicate que les spécialistes de la santé mentale sont appelés à affronter. La prolifération de la violence en milieu juvénile ne peut avoir des explications que dans les événements tragiques que l’Algérie a vécus durant toute une décennie.

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                      • #41

                        Mardi 11 Mars 2008 -- Soulagement. La vidéo montrant l’assassinat d’une adolescente, diffusée en détail sur internet, ne s’est finalement pas produite à Alger comme nous l’avions rapporté dans notre édition d’hier. De nombreux éléments adressés à la rédaction prouvent que l’acte a été commis en Irak. Il s’agit, en effet, d’une vidéo du lynchage d’une adolescente de la minorité yézidis, Doaa Khalil Assouad, tuée en avril 2007 dans le nord de l’Irak parce qu’elle était amoureuse d’un musulman. La vidéo en question a été diffusée sur des sites internet irakiens durant de longues semaines. Doaa Khalil Assouad, 17 ans, membre de la minorité religieuse des Yézidis, a été assassinée le 7 avril par une foule en colère dont des membres de sa propre famille, parce qu’elle était amoureuse d’un musulman, selon des informations parues ces derniers jours dans des journaux kurdes irakiens. Dans la vidéo, la jeune fille est étendue sur la route et des hommes la rouent de coups de pied et lui jettent des gros morceaux de roche et de béton sur la tête. Son corps a été retrouvé dans une valise. D’ailleurs, des sources concordantes ont réagi hier pour écarter l’hypothèse, donnée par la presse, selon laquelle de telles atrocités ont été commises en Algérie. C’est ainsi que par exemple la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a, dans un communiqué rendu public le même jour, tenu à préciser qu’aucun cas de ce genre n’a été porté à la connaissance des services de police, ni enregistré et encore moins commis en Algérie. La DGSN a souligné aussi qu’aucun corps de jeune fille assassinée n’a été trouvé sur la voie publique au mois de décembre 2007 à Alger, à l’exception de la découverte d’un squelette d’une femme âgée de 40 ans environ dans une cave à Hussein Dey, dont la mort remonte à une année.

                        ***

                        Soulagement ? Soulagement ? Est-ce que c'est tout ce que ils peuvent dire après un exemple du journalisme imprécis ?

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                        • #42

                          Samedi 15 mars 2008 -- « Femmes battues » est une enquête sociale sur une réalité que vivent, dans la grande douleur, beaucoup de femmes. Cette enquête se base essentiellement sur des témoignages vivants, tel celui de Zoulikha, grand-mère, mais qui continue de subir les violences de son mari, Kheira une femme battue par son fils, etc. Sur le terrain, l’enquête tient compte des statistiques recueillies auprès du service de la médecine légale du CHUO et celles émises par les sûretés urbaines. Le service de la médecine légale du CHU d’Oran a entamé une enquête sur ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

                          En effet, selon les conclusions d’un médecin légiste au CHUO, « il est aujourd’hui important de souligner que le phénomène des femmes victimes de violence constitue un problème de santé publique, un véritable fléau social qui suppose une prise en charge urgente et spécifique. Ces femmes en détresse physique et morale, démunies, devraient bénéficier d’un soutien psychologique et médical dans une structure spécialisée ainsi que d’un conseil juridique. Pour endiguer, ne serait-ce que partiellement ce phénomène, un nouveau cadre législatif serait à notre avis salutaire. »

                          Selon les résultats de cette enquête, 47% des femmes battues, soit près d’une femme sur deux, sont âgées de moins de 30 ans. Il est à signaler qu’aucune tranche d’âge n’est épargnée, même pas les femmes dont l’âge dépasse les 60 ans et qui représentent près de 10% (c’est-à-dire celles qui sont battues par leurs propres enfants). Sur 100 femmes, 50% sont mariées et 32% sont célibataires. Par ailleurs, 55% des femmes battues ont un enfant à charge. Les motifs de l’agression sont répartis comme suit : conflits conjugaux 36%, voisinage 7%, femmes battues sur leur lieu de travail 5%.

                          Dans 94% des cas, l’agresseur est connu par la victime, 30% des femmes sont battues par leurs maris, 26% par le voisinage. 75% des agresseurs sont des hommes et 24%, soit 1 agresseur sur 4, sont des femmes. L’âge de 51% des agresseurs varie entre 20 et 40 ans. Dans 27% des cas, le niveau d’instruction de l’agresseur n’a pu être déterminé. 54% des agresseurs ont un niveau moyen et 20% n’ont aucun niveau d’instruction. Il est important de signaler que 8% ont un niveau universitaire.

                          Il a fallu deux années d’enquête et qu’un décret présidentiel soit publié pour entreprendre une enquête nationale sur les femmes battues et que soient déterminées les typologies des degrés de gravité des actes de violence, les modalités et circuits de prise en charge des femmes victimes de violence par le système judiciaire, sanitaire et sécuritaire. Les services concernés par cette enquête sont la médecine légale, la gynécologie, les secteurs sanitaires et les hôpitaux spécialisés.

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                          • #43

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                            • #44
                              Mekioussa Chekir :


                              Dimanche 23 Mars 2008 -- La section algérienne d’Amnesty International (AI) consacre une «semaine de solidarité avec la femme maltraitée», dans le sillage des manifestations commémoratives de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars à travers le monde. Au programme de cette initiative, qui se veut «un hommage au combat des femmes et à leur contribution au sein de la société algérienne», plusieurs actions, s’étalant du 22 au 26 mars 2008, et qu’abrite le siège de la section algérienne, situé à Alger.

                              Cette semaine a été entamée, hier, par la projection exclusive de six courts métrages sélectionnés parmi les meilleures productions de l’organisation non gouvernementale (ONG) américaine, indique un communiqué de presse de celle-ci. Pour aujourd’hui, il est prévu l’organisation d’une journée de débat autour du sujet de la «violence conjugale et de la maltraitance faite aux femmes».

                              L’intérêt est de mettre en lumière un sujet encore tabou, bien qu’il concerne des centaines de milliers de femmes souvent soumises, dans le silence, à «la loi du plus fort» que peut s’avérer être l’époux. La journée de demain devrait se pencher sur «les perspectives pour la protection des femmes violentées», précise le communiqué et ce, en «cherchant ensemble des mesures concrètes pour donner la priorité à la sécurité et dégager de nouvelles perspectives pour la protection des femmes».

                              Se chargeront de débattre de cette question des représentantes de différentes associations qui développeront, à cette occasion, leurs réflexions, pratiques et travaux de recherche en la matière, de sorte à contribuer concrètement à cette cause. Les journées de mardi et mercredi seront, quant à elles, consacrées à l’introduction à «la campagne dignité» menée par la section algérienne de l’ONG et ce, à travers un séminaire intitulé «Pauvreté et action de lutte contre la violence faite aux femmes».

                              La contribution de cette section, rappelle le communiqué, se veut un appui à l’action mondiale initiée en 2004 par le mouvement féministe international en vue de venir en aide aux milliers de femmes souvent démunies et de surcroît sujettes aux maltraitances familiales et structurelles. L’apport de la section algérienne d’AI, est-il précisé, s’inscrit dans le cadre d’une «stratégie de formation et de sensibilisation des volontaires aux droits économiques, sociaux et culturels». A travers également la rédaction et l’adoption d’un manifeste, qui sera amplement diffusé, en vue de sensibiliser la société sur ce phénomène.

                              Des initiatives seront, par ailleurs, menées en vue de «dénoncer les politiques injustes et discriminatoires» à l’égard des femmes, de même que sera créé un prix «femme de l’année» dont l’objectif est de stimuler et de soutenir des femmes actrices de changement et de développement».

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