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Violence still plagues Algerian women

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  • #46

    Mardi 22 Avril 2008 -- La lutte contre la violence à l’égard des femmes incombe à la femme elle-même qui doit impérativement corriger les méthodes d’éducation de sa progéniture, a souligné dimanche dernier l’Association nationale de la promotion de la femme et de la jeunesse. Lors d’un débat animé à la Bibliothèque nationale sur « la violence à l’égard de la femme », Mme Guemache Karima, avocate et membre de l’association nationale de promotion de la femme et de la jeunesse, a affirmé, selon l’APS qui a rapporté l’information, que « la lutte contre ce phénomène mondial qui s’accentue au fil des années incombe nécessairement à la femme qui doit corriger les méthodes d’éducation de ses enfants, qui est actuellement basée sur la soumission à l’autorité masculine ».

    « Dans la plupart des cas interrogés, la femme violentée par le mari, le frère ou le père trouve cela tout à fait normal à partir du moment où elle-même a évolué dans un milieu similaire et reproduit ainsi le même schéma pour sa progéniture », a-t-elle indiqué. « En conséquence, les efforts doivent s’orienter vers la sensibilisation des garçons et des filles à l’importance de la coexistence entre les deux sexes qui sont complémentaires », a souligné Mme Guemache, ajoutant que « cette mission incombe, en premier lieu, à la mère ».

    Selon une étude sur les femmes violentées admises à l’hôpital Mustapha Pacha, « chaque année, près de 9 000 femmes violentées sont recensées et la plupart des cas sont commis en milieu familial ». Les victimes préfèrent garder le silence par peur d’être renvoyées du domicile. Concernant l’aspect juridique, « les textes législatifs demeurent dans l’incapacité de faire face à ce phénomène vu la difficulté de leur mise en œuvre sur le terrain », a précisé Mme Guemache. « La solution requiert le traitement en profondeur de ce phénomène de violence qui apparaît initialement en milieu familial, et ce, en inculquant les principes de l’Islam qui préservent la dignité de la femme. » En 2007, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a recensé 8 277 femmes, âgées entre 18 et 35 ans, victimes de violence à travers tout le territoire national.

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    • #47

      Samedi 26 avril 2008 -- Des milliers de femmes souffrent en silence, gardant le secret de la violence qu'elles subissent et n'osent pas le dire même à leur proches ou à leurs amies. Dans la plupart des cas, ce silence s'explique par une certaine mentalité et les coutumes qui sont des obstacles majeurs les empêchant de se plaindre. «Il me bat souvent, sans motif précis. Il me donne des coups de pied et de poing partout. Cette situation dure depuis les premiers mois de notre mariage. Je ne peux pas le dénoncer car, chez nous, le divorce est une honte pour la famille». « Je suis régulièrement tabassée par mon fils, mais je ne peux pas le dénoncer, je crains qu'il ne soit placé en prison ». Ce sont ce genre de phrases qu'on entend lorsqu'il s'agit d'un cas de violence conjugale et de violence sur ascendant. En effet, le statut de la femme battue est toujours plus infamant que celui de l'homme violent et, longtemps, les femmes victimes de violence ont été tenues pour principales responsables de leur sort.

      Une violence qui trouve son origine dans la situation économique, le chômage, les psychotropes, la crise du logement, le retard de l'âge de mariage, et bien d'autres aspects, selon le Dr Sbaâ, enseignante au département de psychologie à l'Université d'Oran, qui a animé, jeudi dernier, une conférence-débat sur la violence contre les femmes à la bibliothèque biomédicale. L'intervenante a insisté sur le rôle de la femme battue, dans la prise en charge psychologique de l'auteur de violence ( mari, fils ou frère). « Nombreuses sont les associations qui activent dans le domaine de la prise en charge des femmes battues. Dans plusieurs cas, les associations reçoivent même les auteurs de la violence pour une thérapie de groupe. Et grâce aux femmes victimes de violence, plusieurs cas ont été résolus. Mme Sbaâ a rappelé que l'ampleur de ce phénomène en Algérie n'est pas aussi important par apport à ce qui ce passe dans d'autres pays.

      A titre d'exemple, une femme victime de violence meurt toutes les 5 minutes en France. Notons que le service de la médecine légale du Centre hospitalo-universitaire d'Oran reçoit, chaque mois, entre 20 et 30 femmes victimes de violence domestique qui viennent se faire délivrer des certificats médicaux. La moitié des lésions constatées sont des ecchymoses, mais il y a également des hématomes, des fractures et des brûlures. En général, 82 % des cas nécessitent des soins légers, alors que 11 % nécessitent des sutures, entre autres. Les trois quarts des femmes venant se soigner ne sont pas à leur première expérience. Leurs «agresseurs» n'ont jamais été condamnés, bien que la plupart d'entre eux sont «récidivistes» en matière de coups et blessures. En effet, si sur le plan médical la prise en charge est correcte, il n'y a, par contre, aucune prise en charge psychologique des femmes agressées.

      Pour rappel, une enquête menée à Oran, du 1er au 15 février 2000 en milieu hospitalier, a permis d'évaluer à 520 pour 100.000 le nombre des femmes battues. Des statistiques, bien qu'elles ne soient pas fiables, ont fait ressortir que la violence contre les femmes est supérieure à celle de toutes les autres pathologies. Une autre enquête a été réalisée durant le premier semestre 2003 dans les 48 wilayas du pays sur un échantillon de 9.033 dossiers de femmes victimes de violence. La moitié de ces femmes sont âgées entre 23 et 40 ans et plus des deux tiers, soit 69,5 %, sont sans profession, alors que dans près de 73 % des cas, l'agression a eu lieu au domicile conjugal. Dans la plupart des cas, l'agresseur est le mari. La nature de l'agression se résume dans plus de 60 % à des coups et blessures volontaires.

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      • #48

        Lundi 12 Mai 2008 -- La violence contre les femmes est un phénomène qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes. Le plus grave est que les femmes victimes souffrent souvent en solitaire et en silence. C’est pourquoi il y a lieu de saluer l’ouverture d’un centre d’écoute pour cette catégorie de femmes en détresse, victimes de la violence. Ce centre, dont la coordinatrice est Mme Aldjia Smaïl, psychologue clinicienne, sera opérationnel à partir du 17 mai. Sa mission est d’assurer pour ces femmes une écoute, une assistance, une orientation et des conseils. Le tout dans le strict anonymat et dans l’absolue confidentialité.

        Pour tout contact, un seul numéro : 021 82 53 54 de 9h à 17h

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        • #49

          Samedi 21 Juin 2008 -- Les chiffres sont effarants et le phénomène est en nette propagation dans la région. Le nombre de femmes en détresse ne cesse de connaître une hausse dans la wilaya de Tizi Ouzou où l’on a relevé, selon un coordinateur du centre d’écoute et de prise en charge « Repère Lewhi », plus de 6 000 cas.

          « On reçoit fréquemment des femmes qui souffrent de nombreux problèmes dans leur entourage. La section du centre a traité plusieurs cas de femmes battues, violées et violentées ou celles qui évoluent dans des situations sociales désastreuses ! », a expliqué Idir Boundaoui, coordinateur-adjoint de ce centre, qui précise que les femmes qui convoitent le centre sont dans leur quasi-totalité, des femmes rurales.

          « Notre intervention s’articule sur l’orientation de cette frange de la société, à travers des programmes de sensibilisation élaborés par des spécialistes de notre point d’écoute. Ces derniers essayent de suivre, notamment sur le plan psychologique, les femmes qui viennent pour solliciter notre aide. D’ailleurs, nous avons même mis à leur disposition un numéro vert : le 026216216, pour toutes information et renseignements, même en gardant toujours l’anonymat ».

          « Repère Lewhi » travaille sous l’égide de la Ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance (LPSJE) de la wilaya de Tizi Ouzou. Le centre « Repère Lewhi » a été créé en collaboration avec la Fondation Santé et communauté de Barcelone. C’est un espace pour la classe juvénile, notamment ceux ayant des difficultés de prise en charge psychologique.

          La structure est dotée d’un bon nombre de sections. Le cabinet psychologique accueille des jeunes et des enfants voulant parler de leurs problèmes relatifs à la consommation de drogue, de violence, de suicide et de santé sexuelle. Il en est de même pour la section médicale qui assure l’orientation des jeunes vers les milieux spécialisés. « Repère Lewhi » dispose aussi d’une salle d’informatique et d’un club Internet.

          La Ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance de la wilaya de Tizi Ouzou organise également des manifestations scientifiques. « Nous œuvrons également pour combattre les fléaux sociaux et sauvegarder la santé physique et mentale des jeunes et des enfants. Nous faisons même des interventions sur le terrain avec des déplacements vers les établissements scolaires en vue de sensibiliser, contre la toxicomanie surtout, et inciter les élèves à développer des relations basées sur le dialogue, la confiance et le respect mutuel.

          Autrement dit, nous œuvrons tous dans le but de bannir la violence. Le centre prodigue, grâce à l’apport des spécialistes, des conseils contre les multiples fléaux de société, comme la violence, la drogue et le suicide. Il vulgarise également l’éducation sexuelle. « La disponibilité de nos psychologues, médecins, conseillers juridiques et orthophonistes permet un meilleur rapprochement », précise le même coordinateur. Le centre « Repère Lewhi » peut constituer, désormais, un véritable refuge pour les personnes en difficulté.

          Par ailleurs, une autre cellule d’écoute pour les femmes et enfants victimes de violences a été installée à l’initiative de l’association Amusnaw et du collectif Femmes du printemps noir. C’est la troisième structure en la matière qui existe dans la wilaya de Tizi Ouzou puisque même le CRA vient, lui aussi, de mettre sur pied un point d’écoute au niveau de son siège. Ce dernier vient pour renforcer les structures de cette organisation humanitaire, à l’image du centre de rétablissement des liens familiaux, opérationnel depuis plusieurs années.

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          • #50
            To all women: Raise your son well, that he will not become a violent, brainless, emotionless person.

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            • #51

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              • #52

                Mercredi 16 Juillet 2008 -- Depuis sa création en 2003, la cellule d'écoute de l'UGTA d'Alger a reçu plus de 2.890 plaintes de la part de personnes victimes de violence dont la plupart sont des femmes. Une cellule similaire verra bientôt le jour à Oran. Déjà, en 2007, sept cas de violence et d'harcèlement ont été traités par la commission de la femme travailleuse de l'union de wilaya, selon Mme Zellagui, membre de la commission. Une commission qui agit quotidiennement contre les abus et essaye, tant bien que mal, de les éradiquer, notamment que le phénomène de violence accroît énormément, et les risques des dépressions, maladies psychosomatiques, tentatives de suicide et de toxicomanie se font de plus en plus grands. Ce thème était au centre des débats, hier, dans le cadre d'une journée d'étude organisée par la commission au lycée Allal Sidi Mohamed. En effet, des milliers de femmes souffrent en silence, gardant le secret de la violence qu'elles subissent et n'osent pas le dire même à leurs proches et à leurs amies. Dans la plupart des cas, ce silence s'explique par une certaine mentalité et les coutumes qui sont des obstacles majeurs les empêchant de se plaindre. Chose qui a été confirmée par Mme Habechi, présidente de la commission des femmes travailleuses de la wilaya qui ajoute que « la lutte contre ce phénomène concerne aussi bien l'homme que la femme. Les hommes ne sont pas tous des agresseurs, pourtant rares sont ceux s'indignant de ces actes en se solidarisant avec la femme violentée. Au lieu de cautionner la violence masculine, l'homme se doit de remettre en question les stéréotypes masculins dominants. Il est de notre devoir de le sensibiliser en l'associant à notre lutte ». En plus des recommandations, cette journée, qui a été animée par un psychologue, a été sanctionnée par des témoignages réels de quelques femmes. Parmi ces recommandations, la création de cellule d'écoute au sein des établissements, l'introduction des cours sur la citoyenneté, dynamiser le rôle des assistantes sociales, création d'une police de proximité pour la prise en charge de ces cas vulnérables.

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                • #53

                  Mercredi 16 Juillet 2008 -- L’Institut national de la santé publique (INSP) en collaboration avec l’OMS-Algérie, a organisé, hier, un séminaire-atelier sur la collecte des données sur les violences à l’encontre des femmes. Au cours de son intervention, le directeur général de l’INSP, M. Kellou, a indiqué que cette rencontre s’inscrit en droite ligne avec les missions de l’INSP, soit l’évaluation et le suivi de la situation sanitaire de la société et la tenue de formations ciblées.

                  Pour sa part, le représentant de l’OMS, le professeur Bah Kéita, a dénoncé «tout acte de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée». Le représentant de l’OMS a affirmé que l’agresseur est souvent un proche parent. «Les femmes et les filles sont les premières victimes de violence au sein de la famille et les sévices corporels dans le cadre des relations intimes vont presque toujours de pair avec des violences psychologiques et verbales graves», a-t-il noté.

                  Abordant le rôle des institutions sociales chargées de la protection des citoyens, le professeur Kéita a dénoncé leur passivité et laxisme. Ces structures condamnent ou ignorent souvent les femmes battues, a-t-il assuré. Véritable problème de société, la violence à l’égard des femmes touche 50 % des femmes dans le monde. Selon des études, 50 % des femmes sondées ont déclaré être «physiquement agressées par un partenaire intime au cours de leur vie». Par ailleurs, des études en population ont révélé qu’entre 12 % et 25 % des femmes interrogées ont eu «dans leur vie ou ex-partenaire intime qui les ont forcées, ou ont essayé de les forcer à avoir des rapport sexuels». En 1998, la violence entre personne était la dixième cause de décès chez les femmes âgées de 15 à 44 ans.

                  Par ailleurs, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis l’accent sur l’émergence de certains phénomènes, notamment la prostitution forcée, la traite des êtres humains et le tourisme sexuel. Il est à noter que ce séminaire a été dédié à la mémoire de la rédactrice en chef de la revue Ounoutha et féministe engagée, Mme Mina Zerouk, décédée avant-hier.

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                  • #54

                    Mercredi 16 Juillet 2008 -- La violence exercée contre les femmes devient très inquiétante. Le phénomène est en hausse. Pour sensibiliser les citoyens à œuvrer contre ce genre de pratiques, l’Institut national de santé publique a organisé, en coopération avec la représentation de l’OMS à Alger, un atelier avec les journalistes dans l’objectif de «collecter le maximum de données» concernant le sujet. Dans la perspective de réduire l’ampleur de ce phénomène, il est attendu que les médias jouent un rôle primordial. Ces derniers sont ainsi tenus d’évoluer sur le terrain de la sensibilisation et de l’éducation des populations. Même si le rendez-vous n’a pas drainé une assistance nombreuse, il n’en demeure pas moins que les participants ont abordé la question sans le moindre complexe.

                    Intervenant à l’ouverture de l’atelier, Mme Faïka Medjahed, de l’INSP, a soutenu que «ce genre de rencontres vise à chercher la meilleure manière de cerner la question de la violence à l’égard des femmes». Pour le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé, M. Bah Keïta, «la violence à l’encontre des femmes et des filles est un problème majeur qui concerne la santé et les droits de la personne humaine. A tout moment de leur vie, dans leur petite enfance, leur enfance, leur adolescence, à l’âge adulte ou pendant leur vieillesse, les femmes peuvent subir des mauvais traitements physiques ou moraux. La violence nuit gravement à la santé des victimes, mais il s’agit d’un problème social qui appelle l’action immédiate et coordonnée de multiples secteurs».

                    S’appuyant sur la déclaration portant élimination de la violence à l’égard des femmes, M. Keïta ajoute que le texte onusien englobe la violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la famille et au sein de la collectivité, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme, la violence liée à l’exploitation… Le même interlocuteur note que «la violence à l’encontre des femmes a de graves conséquences sur la santé physique et mentale. Les femmes maltraitées sont plus sujettes à la dépression, à l’anxiété, aux troubles psychosomatiques, aux troubles de l’alimentation et aux problèmes sexuels».

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                    • #55

                      Mercredi 16 juillet 2008 -- Comment contribuer efficacement à lutter contre les violences à l’encontre des femmes ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre hier les organisateurs de l’atelier organisée par l’INSP et l’OMS sous le thème «la collecte des données sur les violences à l’encontre des femmes». Prenant part à la rencontre, le représentant de l’OMS a indiqué que «la violence à l’encontre des femmes est un problème majeur qui concerne la santé publique», ajoutant que la plupart des études sur la violence indiquent que «les violences faites aux femmes sont presque exclusivement le fait d’hommes que les victimes connaissent, souvent au sein même de la cellule familiale ». Des violences qui sont trop souvent ignorées par les institutions sociales, censées veiller à la protection des victimes. Une situation qui, selon M. Bath Keita, exige une coopération intersectorielle entre les départements de la santé et de la justice et qui justifie que l’OMS ait dans chaque pays où elle est représentée une division qui s’occupe de la lutte contre la violence. Lors de cette rencontre, l’INSP a présenté les résultats d’une enquête qui date de 2005. Il en ressort sur un échantillon de 9 033 femmes victimes de violence, 3 746 se sont adressées aux services de santé, 2 444 au commissariat, 2 130 aux cours et tribunaux contre 713 cas qui se sont dirigés vers les centres d’écoute. L’examen de cet échantillon fait ressortir que la moitié des victimes sont mariées, un tiers sont célibataires. Parmi les célibataires, 1,5% sont mères, tandis que les femmes veuves ou divorcées représentent 15% des cas.

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                      • #56

                        Mardi 9 Septembre 2008 -- Au cours du mois de juillet dernier, les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré 149 affaires de violence contre la famille et d’atteinte aux bonnes mœurs, dont 24 viols. A travers le territoire national, plus de 220 personnes ont été arrêtées, dont 25 violeurs. Les viols et les atteintes à la pudeur sont en constante augmentation ces derniers mois, précise-t-on. Dans le cadre de la lutte contre ce phénomène social, une stratégie nationale (2007/2011) pour la protection de la femme contre la violence et à même de garantir une meilleure assistance aux enfants a été mise en place, selon la chargée d’études et de synthèse au ministère délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine.

                        Cette stratégie permettra de renforcer les capacités institutionnelles de la tutelle et celles de ses partenaires notamment la société civile, a-t-on souligné. Elle a affirmé, dans ce sens, que cette stratégie vise à «contribuer au développement humain durable et à la promotion des droits de l’homme à travers la lutte contre la discrimination et la violence contre la femme». Selon la même responsable, la stratégie s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme signé en septembre 2005 entre l’Algérie et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). «Les préceptes de l’islam, la Constitution et le programme du président de la République portant sur la promotion de la femme ainsi que les valeurs de la société algérienne et des principes des droits de l’homme», constituent le cadre de référence de cette stratégie, a ajouté la même responsable.

                        Cette stratégie vise à mobiliser les moyens à même de protéger la femme contre toute sorte de violence. Elle se propose également de sensibiliser la société à la nécessité de combattre la violence contre la femme. La stratégie s’articule notamment autour de nombre d’opérations d’intervention pour protéger la fille et l’adolescente de la violence contre le genre social et leur réinsertion socioéconomique. Après le lancement de cette stratégie, «il faudra définir des plans d’actions programmés au niveau de différents secteurs ministériels et instances nationales concernées ainsi que la société civile», a affirmé la responsable. «La mise en œuvre de la stratégie nationale dépend de l’engagement de tous les acteurs et intervenants chargés d’une telle mission à travers la mobilisation de tous les moyens nécessaires.

                        Pour sa part, M. Achour Feni, conseiller chargé d’études et de synthèse au ministère, a affirmé que des priorités nationales ont été définies dans différents domaines concernant l’enfance notamment la santé, les droits, l’éducation et la protection. Il a expliqué qu’un «grand nombre de ces priorités ont été approuvées soulignant qu’en dépit de tous les efforts consentis par l’Etat en faveur de cette frange de la société», certains aspects la concernant nécessitent davantage d’attention. Les objectifs de la stratégie nationale de l’enfance ont été fixés en concertation avec des spécialistes et experts en matière de droit, de santé et d’éducation.

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                        • #57
                          Originally posted by nedjma95 View Post
                          Very sad to read , such things should be hapening anymore
                          But to all readers out there , this is not in Algeria , such things happen every where around the world , even here in the united states , where women are raped by police officers , who you would think you could trust , this is not just in algeria these are International problemes

                          Domestic Violence occurs the world over, however Algerian society still considers Domestic Violence a taboo subject, generally if a woman speaks out of the abuse outside of her marriage she is often scorned becoming repressed therefore discouraging her seeking further help. In my opinion Algeria still has a long way to go in terms of liberating and granting equal rights for women. Algerian men have a reputation for being hot headed and many see this as normal behaviour or an excuse to act in a demeaning manner towards women whether in the form of physical, verbal and or mental abuse. I do believe socially Algeria is shifting its perception of domestic Violence and I do agree with you that domestic violence is a World Wide setback irrespective of Race, Religion and age, what counts is the help readily available for victims who suffer any form of domestic violence and that is ceases to become a taboo subject, becoming socially unacceptable behaviour preventing further torment of many innocent women. Islam condemns all forms of violence against women such a shame many do not live to these Islamic principles.

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                          • #58
                            Rosa Mansouri :


                            Samedi 25 Octobre 2008 -- Nassima, une jeune fille de 22 ans, a fui le domicile familial suite à une grossesse non désirée, de peur de se faire tuer par sa famille. Hassiba a une année de moins et a séjourné au centre d’accueil des personnes en difficulté Darna pour les mêmes raisons. Daïkha a été chassée de chez elle, de Djelfa, Ferroudja et Djida ont fugué après être tombées enceintes. Mebarkia a été mise enceinte par son employeur, à Oran. Malika, elle, est collégienne. Elle a été violée par un chauffeur de taxi qui la conduisait à son établissement scolaire. Quant à Hayet, elle a été victime de sorcellerie. Le bourreau qui l’a violée n’est autre que le «raki» de sa mère, venu pour guérir cette dernière des «mauvais esprits».

                            Toutes ces personnes citées ne sont pas le fruit de mon imagination. Ce sont des Algériennes chassées de leur milieu familial, jetées à la rue, à l’incertitude. Elles sont livrées à d’autres formes de violence, comme si, elles sont seules responsables, de leur situation, surtout quand celle-ci est le résultat d’un viol. Ces cas, parmi des dizaines, sont un échantillon d’une douleur muette, d’un traumatisme permanent, d’un vécu amer, face à un avenir incertain auquel font face les femmes victimes de violences multiples. En participant à des groupes de paroles initiés par les psychologues du centre d’accueil Darna, ces femmes ont donné libre cours à leurs sentiment à la recherche d’un coupable et surtout de la vérité. Une vérité telle qu’elle devrait être et non telle qu’elle se présente et telle que l’impose la société.

                            Lors d’une journée d’étude organisée, jeudi à Alger, par l’Association algérienne pour la planification familiale (AAPPF) sur le thème «Violences à l’encontre des femmes», les participantes ont voulu rompre avec la culture des chiffres, qui ont certes leur importance, pour raconter les traumatismes de ces femmes invisibles et sans voix. Psychologues, sociologues et représentantes du mouvement associatif se sont réunies pour trouver des solutions tangibles à ce problème de la société. Aller jusqu’à établir un lien entre les violences conjugales et la torture est un signe fort des séquelles laissées par les violences faites aux femmes sur la famille en particulier et la société en général.

                            Mme Chitour, présidente du Réseau Wassila, a, dans sa communication, appelé au réveil des consciences sur ce phénomène et ses conséquences sur la société. Elle explique que violenter une femme est devenu un mode de contrôle social, devenu ordinaire, banal et même familier. «Ce caractère anodin des violences rend celles-ci encore plus dangereuses», avertit-elle, signalant qu’il est impératif de considérer les violences conjugales, à titre d’exemple, comme extrêmes, afin de mieux protéger la famille. «Nous avons abordé les violences terroristes et autres mais nous avons ignoré ce qui se passe à l’intérieur des maisons et le facteur aggravant dans cette situation, à savoir l’identité de l’agresseur, qui est généralement le conjoint», dénoncera Mme Chitour.

                            La rencontre de jeudi était un moment de réflexion sur les mécanismes de protection de la femme dans son environnement social. Le président de l’AAPPF a appelé, quant à lui, à la constitution d’un réseau national de lutte contre les violences faites aux femmes. Un réseau solide, dit-il, qui sera une force de propositions et d’interpellation. M. Kaboya s’est dit déçu des résultats obtenus par le Comité national de lutte contre les violences à l’égard des femmes. Selon lui, il est certes important de travailler en étroite collaboration avec les pouvoirs publics, mais la société civile ne doit pas perdre de vue sa mission principale, celle de la dénonciation et de l’interpellation.

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                            • #59

                              Jeudi 6 novembre 2008 -- Les violences, qu’elles soient conjugales ou sexuelles, sont des actes abominables que subissent souvent en silence deux des franges les plus fragiles de la société : les femmes et les enfants. Des actes bestiaux qui entraînent toujours des conséquences dramatiques sur la santé physique et mentale des victimes, jusqu’à menacer l’avenir scolaire des enfants et socioprofessionnel des adultes, quand ce n’est pas leur avenir tout entier. Si ces actes sont de moins en moins fréquents en milieu urbain où ils ne passent plus inaperçus, compte tenu du fait notamment que les victimes possèdent généralement un bagage intellectuel ou ont une certaine liberté d’agir leur permettant d’alerter un proche ou qui de droit, il n’en est pas de même en milieu rural où elles sont souvent soumises à la loi de l’omerta, le scandale du qu’en dira-t-on bloquant toute initiative. Lors notre enquête, nous avons pu rencontrer nombre de couples et de victimes, qui nous ont livré divers témoignages, parfois poignants. Cela va de la petite dispute, sans gravité notable pour la famille, jusqu’à des situations dramatiques.

                              Arrangements et compromis

                              Dans certains cas et comme nous avons pu le découvrir tout au long de notre reportage, le calme et la sérénité prévalant dans le couple ou tout semble aller pour le mieux résulte d’un arrangement tacite ou voulu entre les conjoints quant à fermer les yeux sur leurs conduites respectives. Le mari met par exemple à la disposition de son épouse tous les moyens matériels et financiers nécessaires et cette dernière ferme les yeux sur le comportement quelque volage de son époux ou accepte que ce dernier prenne une deuxième épouse. De son coté, mais c’est extrêmement rare, l’épouse lui rend la monnaie de la pièce en s’offrant un amant. Celle-ci s’en défend d’ailleurs en imputant la cause de cette situation au mari, tout en ayant à l’esprit que tout acte au grand jour peut avoir des conséquences dramatiques sur les enfants, qui payent pour les fautes de leurs parents.

                              Le cas de S. D, 38 ans, quatre enfants, mariée depuis une quinzaine d’années, est édifiant. Son époux, après quelques disputes suite à des rumeurs ayant circulé sur son infidélité et qui ont entraîné l’intervention des beaux-parents, décide de déménager vers le chef-lieu de Béjaïa. Il y installe son épouse et ses enfants dans un appartement de standing ou rien ne leur manque. Petit à petit, les anciennes rumeurs se sont avérées exactes. Et les disputes de redoubler d’intensité. Le papa s’absentait de plus en plus. Il passait des journées et des nuits entières loin du domicile conjugal. Le couple, d’un commun accord et pour éviter le divorce, accepte de jouer le jeu qu’il faut vis-à-vis de leurs familles respectives et de continuer à vivre ainsi. Mais il est convenu que l’époux entretienne son foyer de façon conséquente. «Mon mari a tenu ses promesses, nous ne manquons de rien, j’ai même ma petite voiture. Pendant deux ans j’ai vécu ainsi, jusqu’au jour où j’ai fait la connaissance d’un jeune homme venu installer une deuxième parabole chez moi. Je fus séduite et ravi de ses flatteries et de son attention à mon égard. Si au début on se voyait dehors, les absences de mon semblant de mari se faisant de plus en plus longues, je le recevais par la suite à la maison.» Concernant d’éventuels remords, elle nous a dit : «De temps en temps, je ne vous cache pas que j’éprouve un sentiment de gène, de mal-être. Mais je me dis que c’est quand même de sa faute, puisque c’est lui qui a commencé ; et lorsqu’on ensemble aborde le sujet de nos obligations conjugales, il me répond : tu es libre de prendre un amant. Je l’ai donc pris au mot.»

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                              • #60
                                Les violences conjugales

                                Si l’on aborde le cas des violences conjugales dans leur vrai contexte, il s’avère qu’elles sont beaucoup plus graves et peuvent même mettre en péril des vies. La plupart des cas que nous avons eu à constater suscitent beaucoup d’interrogations quant au silence et à l’indifférence des uns et des autres, qui abandonnent à leur propre sort des femmes et des enfants battus parfois pour rien. Dépressions, colères, problèmes socioprofessionnels, tout y est. D’autres raisons peuvent également être à l’origine de nombreux conflits, à l’image de cette femme qui subit, avec ses enfants, les bastonnades de son mari, alcoolique. K. M., 26 ans mariée depuis 5 ans, nous raconte : «Tous les soirs, c’est terrorisés que l’on attend le retour de ce monstre. Combien de fois, pour éviter le pire à mes enfants, n’ai-je fermé la porte de la chambre, pour être battue toute seule. Mes parents ont fini par mettre fin à notre calvaire en faisant entamer une procédure de divorce. Actuellement je vis chez eux avec mes deux enfants.» C. N., divorcée depuis une année, pour coups et blessures ayant entraîné une incapacité de 13 jours, vit également chez ses parents après bien des déboires. Mais combien d’autres femmes n’ont pas eu cette chance ? Les moins chanceuses vont souvent grossir les rangs de ces jeunes filles et femmes qui vendent leur charme pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. L’inquiétude reste le milieu rural où les cas désespérés sont nombreux. Concernant ces femmes, le mariage se fait beaucoup plus sur la base d’arrangements entre familles ou de liens de sang que sur des affinités entre époux.

                                Des filles n’ayant pas atteint leur maturité sont mariées de force avec la complicité de parents plus attirés par le statut social de l’époux que soucieux de l’avis de leur fille. Que de cas de fugue, d’infanticide, d’adultère et de tentative de suicide nous ont été signalés ça et là dans la région. Le mari, en sa qualité de chef de famille, s’offre le droit de sévir comme il l’entend et tous ses actes sont tolérés, pour ne pas dire excusés. Il ne reste plus aux femmes qu’à accepter d’être battues ou humiliées. Elles préfèrent souffrir en silence et garder le secret au lieu de porter plainte, de peur d’être répudiée et de devenir la risée du voisinage, voire de tout le village. Outre les violences conjugales, physiques ou verbales, certaines femmes des villages sont victimes de violences qui parfois les obligent à avoir de nombreuses grossesses rapprochées malgré leur état de santé précaire. Dans certains hameaux, les femmes prient Dieu à chaque grossesse pour avoir un garçon, surtout pas une fille. Car pour certains maris, la naissance d’une fille devient un prétexte pour divorcer ou prendre une seconde épouse.

                                Selon les investigations entreprises par la cellule de communication de proximité de la commune d’Adekar, en collaboration avec son homologue de Melbou, le constat des violences est amer, le phénomène prenant de l’ampleur. Et les enfants et les femmes payent durement les conséquences de dérives comportementales ou sexuelles d’hommes pervers. Une psychologue exerçant au sein de cette cellule nous explique : «Généralement, on commence par un entretien ordinaire qui traite de l’échec scolaire des enfant ou des angoisses de la mère ou de la fille. Peu a peu, on découvre des préoccupations autres que celle abordées au début de l’entretien : violences sexuelles du père envers la mère ou ses propres filles ; un grand frère qui abuse de sa sœur ou de son petit frère pendant des années sans que les parents le sachent, etc.»

                                Ces victimes sans souvent sans défense, eu égard au poids des tabous et aux mentalités qui règnent. Et les victimes de violences sexuelles en milieu rural n’entreprennent généralement pas de démarche judiciaire, surtout dans les zones reculées, pour ne pas être confrontées à leur entourage, par ignorance de leurs droits ou tout simplement par manque de moyens financiers pouvant permettre de supporter des frais de justice. «Notre tâche consiste essentiellement à sensibiliser la population et impliquer le mouvement associatif et l’ensemble de la société civile sur ces problèmes. Les psychologues exercent le plus souvent dans l’isolement le plus total. Nous arrivons parfois à constituer des équipes pluridisciplinaires, mais c’est encore insuffisant», nous dit la responsable de l’association. On peut citer également le cas des filles mères après avoir été enlevées par des groupes terroristes et qui disent avoir subi l’enfer dans les maquis. Souvent, quand les parents acceptent de reprendre leur fille, le «rejeton», lui, est par contre abandonné au niveau de la DAS. Il suffit de faire un tour dans les pouponnières pour se rendre compte de ce phénomène. Parfois, ces filles mères optent malheureusement pour le suicide.

                                Le harcèlement sexuel, ce mal pernicieux

                                On ne peut clore ce dossier sans signaler les harcèlements et abus sexuels que subissent certaines jeunes filles et femmes en milieu professionnel. Leur bourreau est souvent le responsable hiérarchique, qui utilise la menace de licenciement ou d’autres subterfuges pour obtenir ce qu’il veut. Certaines femmes ont eu le courage d’en parler, grâce à l’association Rachda qui est en train de constituer tout un dossier, avec les témoignages de dizaines de femmes, afin d’entamer des poursuites judicaires à l’encontre des responsables de ces actes ignobles, même s’ils ne sont pas légion. Z. H., 33 ans, nous résume son cas : «Mon patron m’a harcelé durant des mois, ses propositions d’abord sournoises se sont progressivement précisées. Un jour, il m’a remis les clefs d’un appartement où il devait me retrouver ; j’ai refusé mais je ne savais plus quoi faire. J’ai alors subi l’enfer : chaque fois que je le voyais venir au bureau, j’appelai un collègue de peur de me retrouver seule avec lui.» Nous avons écouté les déclarations d’au moins huit femmes, qui ont tenu à garder l’anonymat pour le moment. Elles nous ont assuré qu’elles ne se tairont pas après que leur association aura achever les procédures devant leur permettre de dénoncer leurs bourreaux auprès de la justice. Si les preuves sont patentes, bien évidemment.

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