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Violence still plagues Algerian women

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  • #91

    November 13, 2009 -- The Union for the Mediterranean (UPM) agreed on Thursday (November 12th) to create a regional foundation and co-operation network to advance women's rights, international press reported. Meeting in Marrakech for a ministerial conference on gender equality, UPM member states also decided to launch a Euro-Mediterranean Observatory on violence against women. The body would have "multilateral governance," AFP quoted a ministerial statement as saying. The foundation, to be launched with the support of the World Bank, will establish its first sites in Paris, Marrakesh and Byblos, Lebanon.

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    • #92
      Originally posted by Al-khiyal View Post


      No prize for guessing who said this:



      "...treat your women well and be kind to them for they are your partners and committed helpers."


      and this:



      " The best of you are those who are kind to their wives."


      and this:



      " ...generous are those who are good to their women, and wicked are those who insult (mistreat) them."

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      • #93
        Salima Tlemçani :


        Jeudi 26 Novembre 2009 -- Déclarée Journée mondiale de lutte contre les violences à l’égard des femmes, le 25 novembre de chaque année doit servir de halte pour mettre les projecteurs sur la situation en Algérie. Même si elles restent loin de refléter la réalité du terrain, les statistiques relatives à ces violences montrent que le fléau évolue dangereusement en dépit des stratégies officielles visant à le prendre en charge. Durant les six premiers mois de l’année en cours, 4 800 femmes ont subi des violences sous toutes leurs formes, soit le même nombre que l’année dernière. En 2008, les services de police ont enregistré 9517 plaintes pour violence contre les femmes, alors que durant les seuls six premiers mois de cette année, le nombre a atteint 4409 cas. Ce qui est énorme dans la mesure où ce chiffre ne représente que les affaires traitées par la Sûreté nationale, c’est-à-dire en zone urbaine. Les mêmes statistiques reflètent une hausse considérable des plaintes, puisque durant les six premiers mois de l’année 2008, elles étaient au nombre de 2675, pour passer à 4409 durant la même période en 2009. Ces agressions sont aggravées par d’autres formes de violences beaucoup plus pernicieuses mais qui dénotent de la situation de précarité dans laquelle se trouve la moitié de la société algérienne, tiraillée entre ceux qui veulent aller vers la modernité et l’égalité et ceux qui veulent nous renvoyer à l’ère où les femmes étaient enterrées vivantes. Si beaucoup de femmes ont fait des progrès dans l’éducation et dans de nombreux domaines professionnels jusque-là consacrés aux hommes, d’autres, malheureusement plus nombreuses, sont en première ligne des victimes de l’exclusion et de la pauvreté. Elles constituent la catégorie la plus importante qui subit les affres du chômage et vit une vraie discrimination en matière d’accès au travail, mais également aux postes de responsabilité et de décision, y compris au sein de la cellule familiale. Même amélioré, le code de la famille reste encore discriminatoire à l’égard des femmes, puisque certaines de ses dispositions les lèsent, notamment en matière de succession et des conséquences matérielles du divorce. Les plus vulnérables comme les femmes divorcées ou abandonnées, les mères célibataires et les femmes qui vivent dans la rue, ne bénéficient pas de prise en charge institutionnelle et restent totalement exclues des politiques de soutien de l’état. La violence contre les femmes s’exerce également dans le milieu professionnel et reste souvent impunie et non reconnue au sein de la société, alors que dans la sphère publique, le harcèlement et les abus sexuels au travail sont devenus une préoccupation majeure pour le mouvement associatif féminin et les syndicats, d’autant que les victimes sont souvent confrontées à d’immenses pressions sociales qui les empêchent de signaler ces violences. Plus grave, même du côté de l’Etat, les institutions n’ont pas mis en place des structures à même de soutenir les victimes qui acceptent de se plaindre.

        Les lourdes lacunes de la législation pénale ainsi que l’absence de structures de prise en charge pour les victimes de violences, l’accueil partial au niveau des commissariats et des brigades de Gendarmerie nationale et les condamnations symboliques des auteurs de violences n’ont fait qu’aggraver la situation et augmenter de ce fait le nombre des victimes. Ce constat a été dressé d’ailleurs par la rapporteuse spéciale de l’ONU contre les violences à l’égard des femmes, Yatin Erturck, à l’issue de sa mission en Algérie, au mois de juillet 2007, poussant l’Algérie – qui a ratifié la convention sur l’élimination des violences contre les femmes le 22 janvier 1996 mais avec des réserves – à répondre aux nombreuses recommandations de ce rapport au mois de mai 2009. Dans ce document d’une centaine de pages, le gouvernement a avancé des statistiques sur la prise en charge des victimes de violences sur 4 années et fait état des efforts consentis pour l’application de la Cedaw. Ainsi, selon le document, de 2004 à 2008, 755 femmes ont été admises au centre d’accueil d’Oran, dont 142 ont bénéficié d’une réinsertion et 302 ont été placées dans leurs familles. Parmi ces victimes, 151 souffraient de violences psychologiques et 255 de violences corporelles. A Constantine, 500 femmes ont été prises en charge durant la période allant de 2005 à 2008. Le Samu social a quant à lui assisté 6747 femmes sur un total de 27 662 SDF, entre 2004 et le premier semestre de 2008. Selon le rapport du gouvernement, le niveau de ces violences reste moyen comparativement à celui enregistré dans de nombreux pays, affirmant que dans les couples mariés, ce taux est de 2,5% pour les violences psychologiques et 9,4% physiques, alors qu’au sein de la famille, la violence physique représente 5,2% des cas et les agressions sexuelles 0,6%. Ce n’est là que l’arbre qui cache la forêt puisque depuis l’enquête de 2006, qui reste loin de refléter la réalité, les études sur le phénomène de la violence sont inexistantes. Les pouvoirs publics sont ainsi interpellés et doivent impérativement revoir leur politique d’élimination de toute discrimination et violence à l’égard des femmes afin qu’elle sorte du cadre de la campagne ponctuelle à l’occasion des cérémonies du 8 mars ou du 25 novembre.

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        • #94

          November 26, 2009 -- Algeria launched a national campaign on Wednesday (November 25th) to mark the International Day for Elimination of Violence against Women. The awareness-raising initiative, set to run until mid-December, will include the creation of a national database to record incidents of gender-based violence, Algerian Family and Women's Affairs Minister Nouara Saâdia Djaâfar said at a ceremony in Dar El Imam.

          To mark the day in Mauritania, the UN Development Programme (UNDP) hosted a meeting with ulemas, government officials and journalists. UNDP representative Maria Do Valle Robeiro called on the ulemas to become more involved in countering violence against women, APA reported. For his part, Mohamed Ould Ely Telmoudi of the Social Affairs Ministry said that eradicating discrimination and violence against women was an "absolute necessity".

          Tunisia and Morocco both issued statements on Wednesday recalling legislative reforms to improve women's role in society and defend women's rights, including the Personal Status Code in Tunisia and the Moudawana in Morocco.

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          • #95

            Jeudi 18 Février 2010 -- Une maison destinée à abriter les femmes victimes de violences, d’une capacité de 90 places, dont la réalisation sera lancée courant 2010 à El-Bouni (Annaba), viendra atténuer quelque peu les souffrances de cette frange de la société. Exposées aux violences morales et physiques, allant des simples brimades à des coups et blessures de la part de leurs maris, frères, voire pères, ces femmes font également l’objet d’insultes et autres agressions dans la rue par des individus en mal de machisme. Et ces faits répréhensibles sont malheureusement constatés quotidiennement dans nos villes. Ces femmes fragiles sont en droit de demander à être protégées par la société de ces méfaits d’un autre âge. Battues et, pour certaines, chassées de chez elles par des maris tyrans, souvent accompagnées de bambins, elles sont prises en charge momentanément dans un centre d’accueil par la direction de l’action social (DAS) de Annaba. Mme Mayouche, directrice de cette institution, n’est pas insensible à ce problème. Elle fait tout ce qu’elle peut pour aider ces femmes. Mais devant le grand nombre de cas (personnes sans domicile fixe, handicapés, nécessiteux et démunis), et de l’indisponibilité de places suffisantes dans ces centres, la tâche devient de plus en plus difficile. Ces centres et hospices qui se comptent sur les doigts d’une seule main à Annaba, et dont certains se trouvent dans un état de vétusté avancé, sont en principe destinés à l’accueil des SDF, des personnes âgées et de l’enfance assistée. Le recours provisoire à ces centres pour venir en aide à une partie des femmes victimes de violences est dicté par une volonté des responsables de l’action sociale de leur éviter la rue et ses dangers et de les abriter de la rigueur de l’hiver, à l’origine d’hypothermie fatale. Sur place, elles auront le gîte et le couvert, tout en attendant l’édification programmée d’une maison propre à elles. Cette fois, l’espoir est grand de les voir intégrer cette demeure au plus tard en 2011. L’engagement est pris par le wali d’Annaba. Ce qui n’a pas été le cas des promesses faites en 2005 par le ministre de la Solidarité, Djamel Ould-Abbès, concernant la réalisation de deux centres d’accueil, l’un pour les SDF et l’autre pour enfants autistes. Cinq années après, ces promesses n’ont toujours pas été concrétisées.

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            • #96

              February 21, 2010 -- Crowded women's shelters in Morocco, Algeria and Tunisia are turning away hundreds of women every year, according to participants at the recent "Right to Accommodation and Shelter for Abused Women" seminar in Tunis. "We provide legal and medical assistance, but we don't have a shelter centre for applicants," noted Hayat al-Wertani of Tunisia's Association for Democratic Women (TADW)."The Association doesn't have solutions other than listening to women and directing them to the authorities." Victims and aid workers attending the February 13th event recounted comparable shelter problems throughout the Maghreb. One Tunisian woman said that she and her daughter were forced to wait across the street from a shelter until dawn, after her husband expelled them from their house.

              Such delays are common, according to the head of Morocco's Institution of Solidarity with Women in Distress (INSAF). "Last year alone we received 1,112 applications," Nabila Tbeur said. "But we could only accept a quarter of that number. We moved to a larger facility in 2008 when a donor donated a 4 story building, but our capacity is limited." Morocco has three shelters for abused women and five centres for single mothers. Authorities received 12,710 complaints of domestic violence between October 2008 and September 2009, according to the National Counselling Centre. Other Maghreb women's shelters face "largely similar challenges", Sabrina Ouared of Algeria's SOS Women in Danger (SOSWD) said. SOSWD receives about 30 applications from abused women every month, she said, but her shelter can only house 45 women.

              Shelter workers often assume personal responsibility for their applicants, TADW president Sanaa Ben Achour said. "Abused women, in a moment, can find themselves without shelter for their children," she explained. "They often need financial assistance to meet their urgent needs, and in many cases the members of our association are obliged to provide shelter for abused women in their own houses." "They do this in spite of the risks that may result, since we don't know how husbands and families may react," Ben Achour added.

              Abused women face other challenges. "Most of the victims are illiterate women who don't know any trades," Moroccan advocate Tbeur noted. "So we hold workshops to train them in a trade and then place them in jobs so that they can face life after leaving the shelter." Seminar participants called for government assistance. "I think it's about time that we produced a shift on all levels – starting with the enactment of legislation that responds to the needs of abused women and their children – in order to put an end to the discrimination that women suffer in a masculine society," Ben Achour said.

              A Spanish delegation discussed their experiences with domestic violence at the seminar. Spanish women's organisations have lobbied the government and local authorities to enact legislation on abused women, Maria Nariduo said. "This is in addition to budgeting money and training psychological specialists to deal with abused women," she said. Tbeur applauded the opportunity to collaborate with regional organisations at the seminar. "Such meetings give us a chance to exchange experiences and co-operate among ourselves, to kick off Maghreb-wide efforts to educate people about the seriousness of this issue," she said. Nevertheless, Tbeur said, "we still have a long way ahead of us before we reach a real shift that gives single mothers their full rights and real opportunities in the labour market".

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              • #97

                لم يرد الرئيس بوتفليقة على مقترحات فاروق قسنطيني، رئيس الهيئة الاستشارية لحقوق الإنسان، قبل ستة أشهر، بشأن ''تشديد العقوبات على من يرفع يده على زوجته.

                في التفاصيل، قال قسنطيني في تصريح لـ''الخبر'' بهذا الخصوص ''نعم رفعنا تقريرا مفصلا عن وضعية المرأة في الجزائر قبل أشهر واقترحنا فيه مجموعة من المقترحات التي نرى أنها تعزز وضعية ومكانة المرأة في الجزائر''، مضيفا بقوله: ''الرئيس بوتفليقة لم يجبنا، لكننا نعتقد أن المشرع يتحرك في العادة بثقل في مثل هذه الأمور''.

                وسجل قسنطيني أن ''الجزائر ليست استثناء، فقد سبقتنا تونس إلى مثل هذه الإجراءات ونحن اقترحنا الظرف المشدد حتى تكون العقوبة صارمة''. وبالنسبة للمتحدث فإن ''الهدف ليس العقوبة في حد ذاتها وإنما الوقاية منها بحيث يجبر الرجل على التفكير مليا قبل أن يرفع يده على زوجته''. لكن المحامية فاطمة بن براهم لها رأي مخالف لما ذهب إليه رئيس أعلى هيئة حقوقية تابعة لرئاسة الجمهورية، حيث قالت لـ''الخبر'' إن ''المرأة الجزائرية لا تحتاج إلى قانون رادع للزوج الذي يضرب زوجته، وإنما تحتاج لتنفيذ بعض القوانين المتعلقة بجنحة الضرب والجرح، من ذلك مثلا حرمان الزوج المعتدي من حضانة الأطفال وحرمانه من حقوقه المدنية''.

                وأكثـر من ذلك، ترى المحامية بن براهم أن ''هناك سوابق قضائية أكدت تنازل الزوجة عن حقها في متابعة زوجها الذي ضربها''، مضيفة بالقول: ''لدي حالات لسيدات قلن لي إنهن حزينات لأن أزواجهن لم يعودوا يصرخون في وجوههن ولم يعودوا يضربونهن، وهن يفسرن الأمر بأن الزوج قد أعاد الزواج''. وتشير الإحصائيات الرسمية المتوفرة إلى تعرض 4500 امرأة للعنف، خلال الأشهر الستة الأولى من عام 2008، بحسب ما كشفت عنه لوكالة الأنباء الجزائرية السيدة مسعودان خيرة، رئيسة المكتب الوطني لحماية الطفولة من الانحراف والمرأة ضحية العنف.

                ووفق هذه الإحصائية، يحتل العنف الجسدي صدارة أنواع الاعتداءات التي تتعرض لها المرأة الجزائرية، يليه سوء المعاملة، ثم الاعتداءات الجنسية في المرتبة الثالثة.

                وترفض حوالي 80 بالمائة من النساء الجزائريات اللواتي يتعرضن للضرب تقديم شكاوي بأزواجهن خوفا من الضرب أو الطلاق.

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                • #98
                  Sarah Haidar :


                  Mercredi 10 Mars 2010 -- La projection du documentaire Violence contre les femmes, réalisé par Sid Ali Mazif, a eu lieu à Alger, ce dimanche 7 mars, au Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme, en présence de l’ambassadeur de Hollande et de deux représentants des ambassades de France et des Etats-Unis. La première scène du documentaire annonce déjà la couleur. Une femme ensanglantée sort en criant de son immeuble et se dirige, affolée, vers le plus proche commissariat pour dénoncer son barbare de mari. Les témoignages de femmes aux visages découverts, décidées à briser l’omerta et à braver les tabous, pleuvent ensuite et ne laissent personne indifférent.

                  De multiples formes de violence contre la femme sont exposées dans ce documentaire d’une durée de 52 minutes. On en voit de toutes les couleurs, de toutes les plaies : femme mariée depuis quarante ans qui rompt avec le silence imposé par la tradition et le patriarcat, nous montre ses blessures pour le moins inhumaines. La dame affirme avoir été saignée au niveau du cou avec un tournevis et frappée avec une barre de fer à la cuisse. Le mari a passé quarante années à lui faire subir les pires outrages, physiques et moraux, jusqu’au jour où, enfin, elle décide de mettre fin à son calvaire en allant le dénoncer. La commissaire divisionnaire, Mme Messaouden, donne des chiffres alarmants, mais certainement loin de la réalité des femmes victimes de violence. 3 800 victimes en 2006 et 1 873 cas au premier trimestre de 2007. Il ne s’agit bien entendu que de celles ayant eu le courage et la dignité de porter plainte. Ces chiffres se verront sans doute multipliés par million si toutes les victimes de la barbarie pouvaient ou voulaient échapper à cet enfer quotidien.

                  Les coups et blessures ne sont cependant pas la seule forme de violence que subit le sexe féminin. Le harcèlement moral et sexuel est l’une des formes les plus répandues dans la société algérienne. Les témoignages recueillis à ce propos démontrent combien il a de tout temps été facile pour un chef d’entreprise véreux de mettre à profit la vulnérabilité physique, morale et financière de ses employées. La syndicaliste Kheira Azizou dresse un portrait ténébreux de la situation : «Aucune femme n’est épargnée. Celles qui ont un poste assez important se retrouvent victimes d’un harcèlement moral, vu les jalousies ou le refus de certains hommes de voir des femmes réussir leur carrière. Quant aux travailleuses moyennes et inférieures, elles en subissent la forme la plus cruelle : le harcèlement sexuel.» Pour ces dernières, il s’agira de choisir entre changer d’emploi, quand elles en ont l’occasion, ou alors céder aux avances du boss !

                  Sid Ali Mazif laisse le plus grave pour la fin. Le caractère cruel et infâme de l’être humain nous est dévoilé dans son plus sinistre appareil : les viols incestueux. Une sage-femme d’Annaba nous relate le calvaire d’une jeune fille de 22 ans, arrivée au CHU entre la vie et la mort. Elle a ingurgité des litres d’essence et avait un fœtus mort dans le ventre. Le bourreau n’était autre que son oncle maternel. Les témoignages s’enchaînent et malgré leurs différences, ils retracent le même visage d’une barbarie inqualifiable et surtout…impunie ! Une syndicaliste nous raconte en effet qu’une des victimes de cette monstrueuse boucherie, ayant osé porter plainte contre son frère qui abusait d’elle régulièrement, a été tout simplement insultée par le procureur général. Ce dernier rejetta la plainte et traita la victime de tous les noms pour l’unique raison que le frère demeure un symbole intouchable de la famille algérienne. Cette phallocratie et cette complicité coupable sont malheureusement étendues à tous les niveaux : familles, voisins, collègues et même institutions de l’Etat. Une loi pénale condamnant nommément la violence contre les femmes, en dehors des coups et blessures d’usage, n’existe toujours pas en Algérie. Les bourreaux demeurent, pour la plupart, impunis et la plus grande partie des victimes continuent de subir l’innommable ou bien s’enfuient pour aller se réfugier dans la rue, où elles vivront un tout autre enfer…

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                  • #99

                    Dimanche 14 Mars 2010 -- Sous le signe «la lutte contre les violences faites aux femmes, une question des droits humains de la personne» et l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme, l'association «FARD», femmes algériennes revendiquant leurs droits a organisé, jeudi, une table ronde. Cette rencontre, qui a eu pour cadre le siège de l'association, a été animée par le docteur Boumeslout Salim, du service de médecine médico-légale du centre hospitalo-universitaire d'Oran, et Maîtres Chakour Mohamed et Benahmed Tata, qui ont abordé les approches de la médecine légale et du droit pénal. La présidente de l'Association FARD, Mme Fatma Boufenik, avait indiqué la semaine dernière à l'occasion de la célébration de la Journée de la femme, que pas moins de 621 femmes ont été victimes de violence en 2009 dans la wilaya d'Oran et recensées par le service de médecine légale du CHUO. «80 % des cas de violence sont d'ordre conjugal. Ils affectent des femmes de 18 à 78 ans», a-t-elle souligné. «La violence touche toutes les catégories socioprofessionnelles, de la femme au foyer aux femmes médecins, journalistes, enseignantes, y compris des mineures», a-t-elle regretté.

                    Le directeur de l'Action sociale de la wilaya d'Oran avait indiqué dernièrement que sur la base d'un recensement, l'année écoulée, 900 femmes ont été victimes de violences au niveau de la wilaya. Le service de médecine légale du centre hospitalo-universitaire d'Oran reçoit, chaque mois, entre 50 et 60 femmes victimes de violence domestique qui viennent se faire délivrer des certificats médicaux. La moitié des lésions constatées sont des ecchymoses, mais il y a également des hématomes, des fractures et des brûlures. En général, 82% des cas nécessitent des soins légers, alors que 11% nécessitent des sutures, entre autres. Les trois quarts des femmes venant se soigner ne sont pas à leur première expérience. Leurs «agresseurs» n'ont jamais été condamnés, bien que la plupart d'entre eux sont «récidivistes» en matière de coups et blessures. Nombreuses sont les femmes qui se rapprochent de la police pour déposer plainte et ne reviennent pas pour déposer le certificat médical exigé dans ce genre de cas.

                    De son côté, le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), M. Farouk Ksentini, avait estimé l'année dernière que pour lutter «de manière efficace» contre la violence dont est victime la femme, «il est impératif d'instaurer des dispositions légales, pénales strictes suivies d'une application rigoureuse». Pour lui, «porter la main contre une femme doit être assorti d'une circonstance aggravante comme c'est le cas chez nos voisins en Tunisie», estimant que «tout acte de violence contre les femmes est une violation de leurs droits fondamentaux à la vie, à la sécurité et à la dignité et constitue un délit intolérable et déshonorant». «La violation de ces droits ne peut être excusée par un quelconque motif et la violence contre les femmes est un obstacle à la réalisation de l'égalité, du développement, de la paix et de la sécurité, et il faut donc lutter contre toute cette violence avec rigueur et détermination», a-t-il insisté. Même si l'Algérie a amendé ses textes, et les coups et blessures sont considérés comme un délit assorti d'une peine qui peut aller jusqu'à 10 années de prison quand il y a préméditation ou port d'armes (article 266 du code pénal), pour M. Ksentini cela «reste insuffisant» pour «enrayer» la violence à l'égard des femmes, surtout que les victimes, par peur du divorce, d'une vengeance, hésitent souvent à porter plainte.

                    Notons par ailleurs qu'une banque de données et de collecte de statistiques sur le phénomène de la violence contre les femmes vient d'être créée à Oran. Cette banque pilote au niveau national a pour rôle de collecter des informations et des données sur ce phénomène au niveau des services de la Sûreté, de gendarmerie, des établissements hospitaliers et des associations à caractères sociales. Le but est d'uniformiser les données statistiques avancées par les services concernés sur des cas de violence sur les femmes, ce qui permettra d'avoir une vision globale sur les cellules d'écoute encadrées par des psychologues et des sociologues.

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                    • Dimanche 21 Mars 2010 -- La cour de Chlef a recensé durant l’année écoulée dans un bilan de ses activité une hausse inquiétante du nombre des affaires de violence contre les femmes, qui a atteint les 200 plaintes. La cour a dans ce sens traité les différents types de violence contre la femme, comme elle a pénalisé près de 210 accusés, en contrepartie, 70 autres ont été acquittés.

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                      • Dimanche 2 Mai 2010 -- La violence conjugale est en train de prendre une ampleur démesurée et inquiétante à Oran. Pour le seul mois d'avril dernier, on déplore trois décès, un tragique décompte qui dépasse étonnamment celui de toute l'année écoulée. Les observateurs tirent la sonnette d'alarme. Les violences dont sont victimes les femmes à Oran deviennent de plus en plus meurtrières. Dans les trois crimes recensés au cours du mois dernier, il y avait le caractère de préméditation caractérisant l'acte. Cette recrudescence des violences conjugales serait due, selon de nombreux experts, à de nombreux facteurs, en particulier la conjoncture économique difficile et les changements profonds de la société algérienne.

                        Le nombre des femmes blessées par leur conjoint prend aussi l'ascenseur. Le service de médecine légale du centre hospitalo-universitaire d'Oran reçoit en moyenne entre 50 et 60 femmes victimes de violence domestique. La moitié des lésions constatées sont des ecchymoses, mais il y a également des hématomes, des fractures et des brûlures. La majorité des cas nécessitent des soins légers, alors que 11% exigent des sutures. Les trois quarts des femmes venant se soigner ne sont pas à leur première expérience. Ce service a recensé, l'année dernière, 621 femmes victimes de violence, dont la majorité était d'ordre conjugal. Le phénomène touche presque tous les groupes d'âge, de 18 à 78 ans.

                        Il est à rappeler qu'une banque de données et de collecte de statistiques sur le phénomène de la violence contre les femmes vient d'être créée à Oran. Cette banque pilote au niveau national a pour rôle de collecter des informations et des données sur ce phénomène au niveau des services de la Sûreté, de la gendarmerie, des établissements hospitaliers et des associations à caractères social. «Le but est d'uniformiser les données statistiques avancées par les services concernés sur des cas de violence sur les femmes, ce qui permettra d'avoir une vision globale sur les cellules d'écoute encadrées par des psychologues et des sociologues».

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                        • MOSTAGANEM, Mardi 8 Juin 2010 -- Un centre pour la prise en charge des femmes victimes de la violence a été réceptionné à Mostaganem. Il sera opérationnel au deuxième semestre 2010, une fois le budget de son fonctionnement dégagé par le ministère de la Solidarité nationale et de la famille, a-t-on annoncé dimanche à la direction de l'action sociale. Cette nouvelle structure, la deuxième du genre dans l'ouest du pays après celle de Tlemcen, permettra la prise en charge provisoire des femmes victimes de la violence en milieu familial, par des séances psychothérapeutiques. Un numéro de téléphone vert pour recevoir les appels de ces femmes sera ouvert et une équipe spécialisée se déplacera pour s'enquérir de l'état de la victime et connaître son besoin réel. Cette structure, disposant de 14 salles et d'un espace vert pour un coût de plus de 80 millions de DA, sera encadrée par un médecin généraliste, un psychologue, une assistante sociale et une infirmière, selon la même source.

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                          • Vendredi 29 Octobre 2010 -- La rapporteuse spéciale de l'ONU sur la violence contre les femmes Rashida Manjoo sera en visite en Algérie à partir de lundi et jusqu'au 20 novembre, a annoncé l'ONU vendredi. "Durant cette mission, je compte m'entretenir avec les instances nationales en charge de combattre tous les aspects liés aux violences contre les femmes, afin de mieux comprendre le phénomène dans le contexte algérien", a expliqué Mme Manjoo, cité dans un communiqué de l'ONU. "Je profiterai également de cette visite pour apprécier les progrès accomplis depuis la mission de la précédente rapporteuse spéciale en 2007", a-t-elle ajouté. Au cours de sa visite, l'experte se rendra à Alger, Constantine, Oran et Hassi-Messaoud. Elle rencontrera des représentants du gouvernement, des organisations de la société civile, de l'ONU et d'autres organisations internationales basées en Algérie, ainsi que des victimes de violence.

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                            • October 29, 2010 -- United Nations Special Rapporteur Rashida Manjoo will visit Algeria next week to assess the country's progress in stemming violence against women, El Watan reported on Thursday (October 28th). Algeria invited the UN official to evaluate the country's implementation of recommendations made by her predecessor. In 2007, the former Rapporteur met with civil society representatives and government officials in Algiers, Constantine, Oran Blida and Tipasa. The official report said that while women had made significant progress in education and some professional fields, exclusion and poverty remained a problem. "Women do not have equal access to the labour market and decision-making positions and many are still subjected to oppression and discrimination within the family circle," the 2007 report stated. It called on the Algerian government to remove all discriminatory articles from the Family Code.

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                              • November 1, 2010 -- United Nations Special Rapporteur Rachida Manjoo arrived in Algiers on Monday (November 1st) to assess the country's progress in stemming violence against women. Algeria asked the UN official to evaluate the country's implementation of recommendations made by the previous UN Rapporteur in 2007. During her 10-day working visit, Manjoo will meet with representatives of government institutions and civil society organisations. The invitation demonstrates "Algeria's commitment in the promotion and protection of human rights and specifically the rights of women", the Algerian Foreign Ministry said in a statement on Sunday.

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