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Algeria's forex reserves

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  • #16
    Ali Idir :


    Dimanche 20 Avril 2008 -- Malgré la flambée du prix du pétrole et des réserves de change record de plus de 110 milliards de dollars, l'Algérie n’envisage pas encore à créer un fonds souverain pour se lancer à l’assaut des marchés boursiers internationaux. Aucun programme de ce type n’est en effet inscrit au programme du gouvernement sur les court et moyen termes, selon des ces sources proches de ce dernier. L'Algérie n'est pas prête encore à suivre l'exemple de la Libye qui vient de lancer un fonds souverain de 40 milliards d’euros alimenté grâce aux recettes tirées de l'exportation des hydrocarbures ou des pays arabes du Golfe, pionniers dans la création de fonds souverain dans le monde arabe.

    Au sommet de l'Etat, le projet n'est pas ignoré mais il ne constitue une priorité pour l'exécutif. La cause ? « Les ressources financières de l'Algérie sont exagérées. Les réserves de change sont certes importantes mais l'Etat a lancé d'importants projets d'infrastructures financés avec les recettes pétrolières et Sonatrach a également des investissements de près de 76 milliards de dollars sur les cinq prochaines années» financés grâce aux même ressources, explique un ancien ministre des finances. « Mais il faut lancer une réflexion sur le sujet », souligne t-il.

    Comprendre : l'Algérie n'a pas suffisamment de moyens financiers pour créer un fonds souverain et priorise le développement de ses infrastructures de base à la création d'un tel fonds. Un plan quinquennal d'investissements publics de 150 milliards de dollars a été lancé en 2005 et devrait s'achever en 2009. Il vise à doter le pays d'infrastructures de base modernes pour relancer l'économie et attirer les investisseurs étrangers. Par ailleurs, la récente crise financière a fait perdre aux fonds souverains des pays du Golfe plusieurs centaines de milliards de dollars, alors que grâce à sa gestion excessivement prudente – près de 50 milliards placés dans des bons du Trésor américain - l’Algérie a bien tiré son épingle du jeu.

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    • #17

      Mercredi 23 Avril 2008 -- La monnaie européenne a atteint hier un nouveau sommet à 1,6011 dollar vers 15h30 GMT, poussée par l’inquiétude des marchés sur la santé de l’économie américaine, après la publication des chiffres des reventes de logements, accusant une nouvelle faiblesse aux États-Unis. Elle a ainsi franchi pour la première fois le seuil de 1,60 dollar après avoir déjà enfoncé celui de 1,50 dollar le 26 février dernier. Cette hausse va sans doute se répercuter sur la valeur du dinar par rapport à l’euro. Le dinar est coté officiellement à 108 pour un euro. Sur le marché parallèle, c’est la flambée, il avait atteint 123 dinars. L’écart entre les deux taux est en train de s’élargir : plus de 10%. Jusqu’où ira cette chute du dinar ? À noter que la Banque d’Algérie, bénéficiant d’une conjoncture favorable, une manne en dollars en augmentation, est en train de freiner cette perte de la valeur du dinar par rapport à l’euro.

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      • #18

        Dimanche 27 Avril 2008 -- L’euro creuse de plus en plus l’écart avec le dollar. Le 22 avril 2008, il bat son record historique en séance à 1,6019 dollar. Ce niveau de parité de la monnaie européenne par rapport au dollar américain n’est pas près de rétrocéder dans l’immédiat selon des analystes de la scène financière internationale. Et du coup, cette différence en faveur de l’euro va se traduire manifestement sur notre balance commerciale dès lors où nous exportons essentiellement en dollar et que nous importons en grande partie en monnaie européenne. Des pertes tangibles que l’Etat devra encaisser. C’est ce qu’expliquera aux médias le ministre des Finances, Karim Djoudi, qui se prononçait sur la question, en marge d’un colloque sur les flux migratoires sélectifs, organisé hier.

        «La Banque centrale d’Algérie, dans le cadre de la gestion des réserves de changes, a la mission de sécuriser et de rendre disponibles les réserves de changes et d’apporter les éléments de couverture de risques de change en référence à la monnaie de revenu de nos exportations», dira-t-il. Une telle indication venant du premier argentier du pays a valeur d’assurance pour nos importateurs. Le ministre précise aussi que, «sur la structure de nos importations, cette baisse du dollar par rapport à l’euro a poussé bon nombre d’importateurs à s’orienter vers les achats libellés en dollar américain. Une tendance qui va continuer tant qu’il y aura dépréciation du dollar par rapport à l’euro.» Le ministre s’est aussi prononcé sur le niveau des transferts de devises par nos compatriotes vivant à l’étranger, suite à une question d’une consœur, reconnaissant qu’«il est des plus insignifiants».

        A propos du colloque sur les questions identitaires et les flux migratoires, le ministre estime que c’est là «une initiative qui va permettre d’examiner les pistes de réflexion». Il a aussi indiqué, dans son intervention à l’ouverture des travaux du colloque qui s’est tenu à Koléa, que «ce rendez-vous est une opportunité pour s’intégrer au mieux dans la nouvelle réalité du monde qu’est la mondialisation de l’économie». Djoudi a aussi fait remarquer dans son intervention au sujet des flux migratoires sélectifs que «rien n’est immuable et que seule la réflexion, comme celle engagée aujourd’hui au cours de ce colloque international, peut donner des réponses». Soulignons qu’au programme de ce séminaire, de nombreux thèmes ont été abordés à travers trois ateliers. Ces derniers ont traité de «l’économie et des flux migratoires», de «l’identité et des flux» et des «flux migratoires à l’ère du numérique».

        Le directeur de l’Institut d’économie douanière et de fiscalité (IEDF), co-organisateur du colloque avec l’université Lyon III, situera, quant à lui, le débat en disant que le phénomène de la mondialisation «étant irréversible, il faut tenter de s’y intégrer en bonne intelligence». «L’avènement du numérique, la consécration de l’économie fondée sur la connaissance et l’apparition d’une concertation informelle au plus haut niveau constituent les paramètres déterminants pour l’étude des flux migratoires sélectifs qui reste marquée par une connaissance insuffisante de ce phénomène ou mouvement historique», a-t-il conclu.

        Notons enfin qu’un nouveau paradigme a été usité dans ce colloque et mis à la connaissance des participants, celui exprimé par Mounir Berrah, professeur à l’Ecole nationale polytechnique (MIT), qui a dit : «Le phénomène de départ des compétences est appréhendé dans le cadre du nouveau paradigme de la circulation des cerveaux.» Une libre circulation laissée à la guise des compétences. Ces derniers demandant pour la plus part «un minimum de considération, car celle-ci est plus importante que le salaire», a affirmé Ali Boukrami, directeur de l’IEDF.

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        • #19

          ALGIERS, July 13, 2008 (Reuters) - OPEC member Algeria saw its foreign exchange reserves rise to $125.95 billion at the end of April 2008 due to high oil prices, the central bank governor said in remarks published on Sunday.

          The reserves stood at $123.46 billion in March, the official APS news agency quoted the governor, Mohamed Laksaci, as adding in a speech to the north African country's upper house of parliament.

          The reserves stood at $110 billion at the end of 2007, up 42 percent from the previous year, Finance Minister Karim Djoudi has said.

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          • #20

            Dimanche 13 juillet 2008 -- Les réserves de change de l'Algérie continuent de se maintenir à un niveau élevé. Fin avril 2008, elles s'établissaient à 126 milliards de dollars, selon des indications fournies, dimanche 13 juillet, par le gouverneur de la Banque d'Algérie Mohamed Laksaci. Ces réserves ont connu une progression de 13,387 milliards de dollars durant le premier trimestre de l'année 2008, grâce à la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux. Les exportations hors hydrocarbures, après avoir dépassé le milliard de dollars en 2006, se sont effritées à seulement 0,98 milliard en 2007.

            Ce niveau des réserves de change a été également impacté par l'évaluation de l'Euro et de la Livre Sterling, a précisé M. Laksaci qui s'exprimait devant les membres du Conseil de la Nation sur l'évolution de la situation monétaire et financières en Algérie.

            Mohamed Laksaci a également fait état d'une inflation en hausse : en glissement annuel, elle atteint 5,63% à la fin mars et 6,44% à la fin du mois d'avril. Cette poussée inflationniste est liée notamment à la hausse des prix des produits alimentaires, selon M. Laksaci. L'Algérie dépend en effet fortement des importations : la facture des produits alimentaires importés a atteint près de 5 milliards de dollars.

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            • #21

              Lundi 14 Juillet 2008 -- L’Algérie a décidé de revoir à la baisse les placements de ses réserves de change au niveau des banques et augmenter les dépôts en actifs publics (titres gouvernementaux) à l’étranger », selon le gouverneur de la Banque d’Algérie, qui s’exprimait hier dans un discours devant les sénateurs. La plénière était consacrée à l’évolution des agrégats monétaires et de crédits durant l’année écoulée et le premier semestre de 2008. Selon lui, les placements à l’étranger en bons du Trésor « sont plus sécurisés que ceux déposés au niveau des banques qui, elles, sont très exposées aux chocs financiers induits par la crise des subprimes ». Cela s’inscrit, selon M. Laksaci, dans le cadre de la gestion des réserves de change et le risque suscité par la crise des crédits hypothécaires (subprimes). Le gouverneur de la Banque d’Algérie a déclaré, aussi, que son institution a opté pour la diversification de la monnaie des réserves de change. Les réserves de change de l’Algérie ont atteint, à la fin avril 2008, les 125,95 milliards de dollars, alors que la cagnotte était de 123,46 milliards de dollars à la fin mars de la même année et 110 milliards en janvier, faisant ressortir une hausse de 13,38% en un laps de temps de trois mois seulement.

              Par ailleurs, le taux d’inflation est passé de 3,5% en 2007 à 4,47 à la fin avril 2008, tandis que la courbe inflationniste en glissement annuel a atteint la barre des 5,63% en mars 2008 et de 6,44 en avril de la même année. C’est une inflation importée, selon Mohamed Laksaci. C’est-à-dire que cette hausse est due principalement à l’augmentation des prix des produits alimentaires sur les marchés internationaux. Les importations de l’Algérie ont sensiblement augmenté durant le premier trimestre de l’année en cours par rapport à la même période de l’année dernière. Les importations ont coûté ainsi une enveloppe budgétaire de l’ordre de 10,34 milliards de dollars durant le premier trimestre 2008 contre 7,71 milliards de dollars durant la même période de l’année 2007, soit une hausse de 34,1%. L’importation des produits alimentaires a augmenté de 68%, alors que les produits d’équipement ont connu une hausse de 47%. D’où la hausse continue de l’inflation, liée surtout aux fluctuations des marchés boursiers. Le volume global de la balance des paiements a atteint les 9,96 milliards de dollars durant le premier trimestre 2008 contre 5,35 milliards de dollars durant la même période de l’année écoulée.

              L’agrégat avoirs extérieurs nets est passé de 7382,9 milliards de dinars à la fin décembre 2007 à 8086,8 milliards de dinars à la fin mars de l’année en cours, selon le rapport évaluatif du gouverneur de la Banque d’Algérie, exposé, hier, au Sénat. Se référant à la même source, les crédits à l’économie ont connu également une croissance de 4,1% durant le premier trimestre 2008 contre 1% durant la même période de l’année 2007. Interrogé par les sénateurs sur les surplus de liquidités et les restrictions imposées pour le financement des entreprises, M. Laksasi a laissé entendre que les banques ont l’obligation de prudence et la préservation du capital. Le gouverneur de la Banque d’Algérie n’a pas omis de répéter le vieux slogan selon lequel le surplus de liquidités est la résultante d’une gestion saine et rigoureuse du risque.

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              • #22

                Dimanche 7 Septembre 2008 -- L'Algérie disposait de 133 milliards de dollars de réserves de change, contre près de 78 mds la fin 2007, selon des chiffres officiels publiés aujourd’hui. A la fin juin, la dette publique extérieure s’établissait à 623 millions de dollars seulement. Alger a en effet remboursé la presque totalité de cette dette, qui était de 24 milliards de dollars fin 2004. En 2007, l’Algérie a enregistré un excédant commercial de 33 milliards et le Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3%. Ces chiffres ont été rendus publics après une réunion entre le président Abdelaziz Bouteflika et le ministre des Finances Karim Djoudi, dans le cadre d’une série de consultations entre le chef de l’Etat et les ministres prévues tout au long du Ramadhan.

                La croissance du PIB a été de 3% en général et de 6,3% hors hydrocarbures, tandis que l'inflation était maintenue «à un seuil raisonnable» dans un contexte de fortes dépenses publiques, selon un communiqué diffusé à l’issue de cette réunion. Le projet de loi de Finances adopté dimanche par le Conseil des ministres prévoit pour 2009 un taux de croissance de 4,1% (6,6% hors hydrocarbures), a rappelé le ministre.

                M. Djoudi a souligné une hausse des dépenses publiques en raison de nombreuses constructions d'infrastructures entrant dans le cadre du programme quinquennal de développement, mais aussi du poids atteint par les dépenses de fonctionnement, dont le budget sera de l'ordre de 25 millions d'euros pour 2009.

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                • #23

                  ALGIERS, September 8, 2008 (Reuters) - Algerian foreign exchange reserves rose to $133 billion in June, the OPEC member said on Monday, adding it would spend the money on developing its economy rather than "the adventure" of a sovereign wealth fund.

                  The north African nation's record reserves at the end of June 2008, reported by state newspaper El Moudjahid, represent a 20 percent rise from $110 billion at the end of calendar 2007, itself a 42 percent increase from the previous year.

                  El Moudjahid quoted President Abdelaziz Bouteflika as saying the creation of a wealth fund was not an option at the moment because the reserves were needed for economic development and job creation after years of political violence.

                  "Some have suggested we launch ourselves into the adventure of a sovereign fund to further exploit our foreign exchange reserves," he was quoted as saying during a meeting on Sunday with his finance minister, Karim Djoudi.

                  "I consider the country continues to have an enormous need for capital for the development of the national economy, which does not favour this choice now."

                  The country of 34 million has built up reserves and repaid most of its foreign debt thanks to high oil and gas prices.

                  But Africa's second-largest country by area is struggling to reform a Soviet-style command economy reliant on oil and gas, dominated by loss-making state banks and blighted by red tape, graft, inadequate access to credit and a weak private sector.

                  Newspaper commentators had said the petro-dollar windfall may prompt Algiers to copy other OPEC member states and launch its own wealth fund. But Djoudi said in July world financial turmoil meant this was not the right moment to set up a fund, and the state was busy financing big public works projects.

                  Turning to overall economic policy, Bouteflika said Algeria welcomed foreign partners in the economy, including its banking sector, but they also had to respect Algeria's "interests".

                  "We will respect international norms with our foreign partners in all domains, but we expect that also for their part they respect the interests of Algeria," he said.

                  "We ought to further encourage new productive investment - not those that are speculative but those that contribute to the creation of wealth and which participate in the creation of jobs. The government should find solutions to this question."

                  Bouteflika caused concern among foreign investors last month when he said unnamed foreign parties were profiting at Algeria's expense and not reinvesting earnings in the country.

                  The government subsequently said it would take a majority stake in any future investment involving foreign capital, a measure that already applies to the oil and gas sector.

                  It will now also require investors to reinvest locally their profits to the value of any tax breaks they received and its 2009 draft budget imposes a new 15 percent tax on profits remitted overseas by subsidiaries of foreign companies.

                  "We are for opening to foreign banks and private banks while respecting universal norms," the newspaper quoted Bouteflika as saying.

                  "The monetary authorities ought therefore to finalise terms fixing certain criteria for banks wishing to work in in Algeria, notably the obligation for them to reserve a part of their portfolio for the real financing of investment and not limiting it to the handling of foreign trade or promotion of consumption loans."

                  State banks account for about 95 percent of total bank assets and loan portfolios in the country.

                  Foreign banks in Algeria include France's BNP Paribas and Societe Generale, Citibank, Arab Banking Corporation and HSBC.

                  The main non-energy foreign investors are Egypt's Orascom Telecom, Orascom Construction Industries and Qatar Telecommunications Co.

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                  • #24
                    Lounes Guemache :


                    Lundi 8 Septembre 2008 -- A la fin juin 2008, l'Algérie disposait de 133 milliards de réserves de change. Durant les six premiers mois de l'année, la hausse des prix du baril de pétrole sur les marchés internationaux a rapporté aux caisses de l'État plus de 55 milliards de dollars supplémentaires. Ces chiffres ont été rendus publics, dimanche 7 septembre, par le ministre des Finances après une audience avec le président Bouteflika consacrée à la situation économique du pays. A ce rythme, les réserves de change algériennes devraient atteindre 200 milliards de dollars à la fin de l'année.

                    Paradoxalement, ces chiffres ont été dévoilés moins de dix jours après une autre annonce : la distribution de 1,5 millions de couffins destinés aux nécessiteux durant le Ramadhan, pour un budget global de 3 milliards de dinars (30 millions d'euros). Selon des statiques officieuses, plus de 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté. A ce chiffre, on pourrait ajouter tous les autres Algériens qui ont un quotidien difficile, avec des salaires parmi les plus bas de la planète.

                    Ces éléments illustrent ce que les économistes appellent désormais le « paradoxe algérien » : un peuple pauvre dans un pays riche. Ils posent aussi la question de la redistribution de la richesse nationale. La hausse des prix du baril durent depuis maintenant plus de huit ans. Et depuis quelques années, le discours économique du gouvernement n'a pas évolué. Les mêmes indicateurs sont régulièrement mis en avant : des réserves de change en hausse, la croissance du PIB, une inflation artificiellement maitrisée grâce aux subventions des produits de première nécessité... Mais sur le terrain, la situation des Algériens n'a pas évolué dans le même sens que la croissance économique et des performances annoncées régulièrement par le gouvernement.

                    Dimanche, le président Bouteflika, au lieu de se comporter comme un épicier comptant sa caisse à la fin de la journée, aurait dû interroger son ministre de l'économie sur les résultats de sa politique sur l'emploi et le pouvoir d'achat des Algériens. Ce sont les deux seuls indicateurs valables pour mesurer la réussite d'une politique économique. Ce sont également les deux seuls indicateurs qui intéressent les Algériens.

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                    • #25

                      Samedi 27 septembre 2008 -- C'est un vrai vent de panique bancaire qui souffle sur le monde. Le président américain George W. Bush a lancé un appel solennel au Congrès pour avaliser le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Des nationalisations ouvertes qui sonnent, et pas seulement au niveau du symbole, le glas d'un ultralibéralisme inauguré par Reagan et Thatcher. On parle d'actifs «toxiques» alors qu'en réalité tout le système a été contaminé par une logique spéculative débridée. Ce serait par milliers que les banques américaines risquent de disparaître. La crise n'est pas sectorielle mais systémique et pourrait avoir un effet de ralentissement de l'activité économique mondiale. C'est à ce niveau que pourraient se manifester les conséquences de la crise sur l'Algérie.

                      Le poids des Etats-Unis est tel qu'une décroissance de son économie de quelques points pourrait entraîner une baisse importante de l'activité économique mondiale. Ainsi, d'un point de vue global, les risques de récession grave au niveau planétaire sont clairement envisagés. C'est à ce niveau que la «contamination» pourrait toucher l'Algérie. Une récession se traduisant par une baisse de l'activité entraînerait une réduction de la demande énergétique et, mécaniquement, une baisse des prix. Les responsables algériens ont laissé entendre qu'à moins de 70 dollars le baril on serait dans la zone rouge et on aurait de la difficulté à financer les plans d'investissements.

                      C'est une conséquence en quelque sorte «indirecte», celle de l'évolution de l'actuelle crise du système financier vers une récession économique généralisée qui constitue le plus grand danger. Une baisse des prix de l'énergie combinée à une baisse du dollar pourrait nous ramener à des situations déjà vécues. Il faut donc suivre avec intérêt les effets de la crise financière et ses incidences sur l'économie réelle. La thérapie proposée par l'administration américaine apparaît pour beaucoup comme une solution d'urgence pour éviter une dégradation brutale de l'économie.

                      Les Asiatiques garantissent nos T-Bonds

                      C'est donc de l'évolution de la situation «globale» que l'Algérie pourrait ressentir les effets de la crise. L'économie algérienne n'est pas fortement connectée au système financier international, la crise qui le secoue ne devrait pas avoir des incidences directes immédiates. Le gouverneur de la Banque d'Algérie pouvait faire valoir récemment - dans une rencontre où une partie de la presse a été exclue pour le motif bancal de «salle trop étroite» - que la «sagesse» de la gestion des réserves de change prémunit le pays des conséquences des vapeurs empoisonnées que dégage le système financier américain. Cela n'est pas inexact. A condition de constater que nous ne vivons pas en autarcie, que le pays commerce avec le reste du monde.

                      L'une des questions les plus récurrentes est celle de savoir si les placements algériens en bons du Trésor américain, quelque 43 milliards de dollars, sont menacés. En fait, ces bons sont garantis par la première économie du monde et sont considérés, avec l'or, comme le placement le plus sûr. Nos petits 43 milliards $ ne sont rien à côté des quelque 1.300 milliards de dollars placés en bons de Trésor par les Chinois, les Japonais et les Sud-Coréens. Seule une vente brutale et massive de ces bons sur le marché mondial pourrait entraîner une dégradation de leur valeur. Une dépréciation du dollar pourrait en aggraver la dépréciation. Mais la masse de bons de Trésor détenus par ces pays asiatiques est telle qu'ils feront tout pour éviter cette éventualité.

                      En somme, ce sont les Asiatiques qui «protègent» nos «T-Bonds». Comment agiront ces pays à l'avenir ? Tout indique qu'ils s'orienteront vers des politiques économiques qui diminuent leur dépendance du système américain. Ce qui est sûr est qu'avec des rendements durablement faibles, la rémunération de ces fameux «T-Bonds» pourrait être réduite, voire ramenée à zéro. Quant à l'hypothèse qu'on «perdrait» ces bons de Trésor, cela supposerait que les Etats-Unis d'Amérique seraient devenus insolvables. Ce qui, même avec la crise actuelle, paraît totalement absurde.

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                      • #26

                        Mardi 30 Septembre 2008 -- En dépit des assurances du Gouvernement Algérien indiquant que l’Algérie sera à l’abri de la crise financière Américaine, qui restera, ajoute-t-il, loin de notre marché financier, la proposition de l’administration Bush d’injecter 700 milliards de dollars du trésor dans les banques américaines afin de les relancer montre le contraire. Malgré la certitude de l’Algérie de récupérer ses dépôts près du trésor américain, sous forme de bons de caisse, estimés à 43 milliards de dollars, toutefois, le problème auquel l’Algérie pourra être confronté serait celui de la baisse surprenante des prix du pétrole, puisqu’elle ne pourra pas récupérer ses dépôts au moment opportun étant donné que l’administration Bush déposera ces fonds dans les banques sans déterminer la date de leur récupération. Des sources bien informées ont affirmé que le Gouvernement est actuellement entrain d’examiner la nature de la situation par le biais de son ministère des Finances. Il suit le développement des propositions de l’administration américaine afin de prendre les mesures nécessaires pour récupérer les fonds au moment opportun.

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                        • #27

                          October 6, 2008 (Bloomberg) -- Algeria's foreign currency reserves rose 23 percent in the first seven months of this year, Central Bank Governor Mohammed Leksasi said.

                          Foreign exchange reserves rose by $26 billion to $137 billion by the end of July, equal to five years of Algeria's imports of goods and services, Leksasi told the lower house of parliament yesterday.

                          Inflation in Algeria accelerated to 4.4 percent in July as global food prices surged, Leksasi said.

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                          • #28

                            ALGIERS, October 7, 2008 (Reuters) - Algeria's foreign exchange reserves rose to $137 billion in July from $133 billion in the previous month, the OPEC member country's central bank governor said on Monday.

                            The governor, Mohamed Laksaci, told parliament the reserves represent five years of imports of goods and services. The figure was $110 billion at the end of 2007, a 42 percent increase from 2006 as prices rose for its oil and gas exports.

                            Laksaci said Algeria was shielded from the global credit crisis but it had affected local prices of consumer goods.

                            "The Algerian central bank has managed to cope with the external crisis, especially in the currency market," he said.

                            "Like other developing countries, the Algerian economy is facing some shocks linked to the international financial crisis. High prices of raw materials and food in the international market pushed inflation up during the first seven months of 2008."

                            Laksaci said on Sunday Algerian inflation was 4.4 percent in July. The value of imports reached $16.87 billion during the first half of 2008, he added, without giving comparison figures.

                            "The capacity of our economy may also decline if developed countries cut interest rates and the average price of oil goes down in the second half of this year," he said.

                            Oil and gas sales abroad account for 97 percent of Algeria's total exports.

                            Comment


                            • #29
                              Safia Berkouk :


                              Mardi 7 octobre 2008 -- Les réponses du gouverneur de la Banque d’Algérie aux questions des députés concernant les répercussions de la crise financière internationale sur les placements de l’Algérie à l’étranger ont-elles été convaincantes ? Pas sûr tant M. Mohamed Laksaci est resté dans les généralités s’étendant davantage sur les répercussions de cette crise sur l’économie mondiale que sur l’Algérie. Le gouverneur aura néanmoins eu le temps de réitérer une énième fois que les placements de nos réserves de changes placées par la Banque d’Algérie à l’étranger l’ont été dans des actifs sécurisés même si leur taux de rémunération n’est pas très élevé se chiffrant à 4,62 % en 2007 contre 4 % en 2006. M. Laksaci n’a toutefois pas précisé le montant de ces réserves placées à l’étranger ni leur répartition en terme de devise, indiquant simplement que les trois principales monnaies de placement sont en premier le dollar, ensuite l’euro et enfin la livre sterling. Selon lui, «les parts relatives de chaque devise ne sont pas constantes car il revient aux cambistes de choisir le moment opportun pour changer de devise».

                              Le gouverneur a affirmé que depuis l’émergence de la crise financière, la Banque d’Algérie «a pu faire face aux perturbations notamment celle survenues sur le marché des changes grâce à deux mesures. La première est «le placement dans des titres souverains comme les bons du Trésor américain même s’ils sont moins rémunérés». Le taux de 4,62 % en 2007 est d’ailleurs jugé «appréciable» par M. Laksaci qui a précisé que l’important était de respecter «les normes de sécurité et de liquidité». La seconde est «la réduction des dépôts dans les banques commerciales internationales pour réduire, entre autres, les risques de liquidités». M. Laksaci a expliqué que «l’essentiel de ce qui restait comme dépôts a été placé dans les banques centrales étrangères car elles ne connaissent pas de risque de liquidité et représentent un risque souverain». Là encore, le gouverneur de la Banque d’Algérie n’a pas divulgué de chiffres, soulignant simplement que le souci de la Banque est «d’assurer la sécurité de notre capital en poursuivant une gestion prudente».

                              Pour justifier la nature des placements choisis par la Banque, M. Laksaci a expliqué que «83 % des banques centrales dans le monde s’orientent vers les placements dans les bons de trésor qui sont des actifs souverains». Selon lui, après la crise, «les normes de sécurité et de liquidité» sont devenus les principaux centres de préoccupation pour les autorités financières du monde reléguant au second plan l’aspect de la rémunération. Pour la Banque d’Algérie, a-t-il expliqué, la gestion des réserves de change est conforme «aux règles de bonne conduite» instaurées par le FMI. Cette gestion prend en considération la constitution de réserves selon les devises et les instruments de financement, l’identification des risques et l’établissement d’un meilleur équilibre entre les risques et le rendement, a-t-il ajouté. M. Laksaci a également mentionné le fait que la Banque ait renforcé les instruments techniques pour une meilleure évaluation des risques.

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                              • #30

                                Mercredi 8 octobre 2008 -- A une question d'un journaliste de l'agence de presse chinoise accrédité à Alger sur les effets de la crise financière mondiale en Algérie, Ouyahia dérogera à la règle qu'il a imposée au début de sa conférence pour y répondre presque dans le détail. « Votre pays a reconnu l'indépendance de l'Algérie il y a 50 ans, la Chine a donné des armes à notre pays au temps de la révolution, donc je vous considère aux trois quarts algérien et je répondrai à votre question qui est hors contexte », a-t-il tenu à préciser. « L'économie algérienne étant encore en retard, son rapport avec l'économie mondiale est essentiellement par le biais des hydrocarbures, donc son système économique est aujourd'hui à l'abri, parce qu'on n'a pas encore fait évoluer notre relation avec l'économie mondiale », a-t-il expliqué. Maintenant, ajoutera-il « si la récession économique est sévère et durable, elle entraînera des conséquences sur notre économie ». En cas de chute du baril du pétrole à 10 dollars, Ouyahia est ainsi persuadé que « notre économie ne sera à l'abri que sur trois ou quatre ans ». L'existence des 130 milliards de dollars de réserves de change lui permettent d'adopter un ton rassurant. « Quand on va mal, on a beaucoup d'experts qui apparaissent », a-t-il ironisé avant de revenir sur les 43 milliards de dollars des réserves de change placés par l'Algérie aux Etats-Unis. « C'est de l'argent qui est protégé, il n'est pas perdu; placé à 3%, il rapportera l'année prochaine encore 4,5 milliards de dollars d'intérêts », affirme-t-il.

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