Announcement

Collapse
No announcement yet.

Marché de la pomme de terre en Algérie

Collapse
X
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Marché de la pomme de terre en Algérie

    mercredi 28 fevrier 2007 - - Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural envisage de mettre en place un dispositif de régulation des marchés des semences de pommes de terre afin de parer ou, du moins, réduire un tant soit peu la spéculation. Un fléau qui touche cette filière ayant souffert de la mainmise de certains importateurs véreux ?* l’origine de la flambée des prix de ce tubercule.

    Piloté par la Chambre nationale de l’agriculture (CNA), le programme de régulation du marché des semences de pommes de terre a été amorcé convenablement, puisque la distribution des premières quantités au profit des agriculteurs et des multiplicateurs a démarré il y a déj?* quelques semaines.

    Sur 6 000 tonnes programmées pour ces trois prochains mois, quelque 3 700 tonnes ont déj?* été réceptionnées au courant de cette semaine, alors que 1 700 autres sont prévues en mars. Selon un responsable de la CNA, la distribution des semences est encadrée par des professionnels qui suivent sur le terrain les quantités vendues et leur destination finale.

    Toutes les contraintes liées ?* la disponibilité des semences seront évitées afin de barrer la route aux spéculateurs, a tenu ?* préciser notre interlocuteur. Notons que la régulation du marché des semences de pommes de terre est soumise ?* une réglementation sévère qui a déj?* permis de mettre fin ?* l’anarchie au niveau du marché, surtout les opérations irrégulières entreprises pour détourner des quantités considérables de semences vers la consommation.

    Ce qui a provoqué une baisse vertigineuse de ce produit. Ce sont des facteurs essentiels ?* l’origine de la hausse du prix des pommes de terre de consommation et de la mainmise de ces mêmes spéculateurs sur la quasi-totalité de la production.

    Toujours dans le but d’asseoir une meilleure politique en matière de production de pommes de terre, trois associations de producteurs de semences ont été créées au Centre, ?* l’Est et ?* l’Ouest. Ces associations, composées d’une centaine de producteurs, sont déterminées ?* œuvrer pour une meilleure organisation de la filière.

    La stratégie mise en œuvre par le ministère repose sur cinq axes principaux : la maîtrise de la production nationale de semences, celle des volumes importés, l’équilibre entre les besoins en semences et les approvisionnements, avec une priorité ?* la production nationale, le renforcement et le développement des cultures de primeurs et celles issues des hautes plaines, dans le souci de couvrir les besoins pendant les périodes dites difficiles, et enfin la concertation entre les producteurs et les détenteurs d’infrastructures de stockage.

    Pour parer au déficit en semences de pommes de terre : 6 000 tonnes seront importées du Canada

  • #2
    Marché de la pomme de terre en Algérie


    Lundi 14 mai 2007 -- Les avertissements de la station régionale de protection des végétaux d’Alger sur le risque propagation du mildiou sont arrivés trop tard, a déclaré au Jeune Indépendant un cadre de la direction de l’agriculture de la wilaya de Chlef.

    Selon M. Hachemi Abdelfettah, inspecteur phytosanitaire de la wilaya de Chlef, la responsabilité incombe, en partie, ?* la station d’Alger, censée signaler le péril ou bien alerter les autres directions au niveau national, afin de parer ?* un éventuel dommage sur la production de la pomme de terre.

    Comme le mildiou se propage ?* une vitesse vertigineuse, le travail réalisé après que l’alerte a été donnée, il se trouve qu’un traitement curatif n’a pas suffi. Les fellahs manquent de formation… Pour couronner le tout, les fellahs, par manque de formation, n’ont pas utilisé des produits performants pour stopper la propagation du champignon.

    «Par manque de professionnalisme, les agriculteurs n’ont pas utilisé des insecticides de qualité ou bien les ont utilisés mais en quantités insuffisantes», nous indiqua le responsable précité. Les techniciens des différents services de la protection des végétaux sont bien intervenus pour prêter assistance aux agriculteurs, mais uniquement en insistant sur l’application de traitement préventif ou curatif, selon l’état de la parcelle.

    Le travail de proximité, pour orienter les fellahs vers l’utilisation de produits performants, a pu limiter les dégâts, ajouta notre interlocuteur qui a tenu ?* préciser que, dans le cadre de la lutte, antibactérienne, des flashs ont été diffusés et des interventions réalisées au niveau de la radio locale.

    Des instructions aux subdivisionnaires de chaque daïra dans la wilaya de Chlef ont également été données, dès que nous avons eu la confirmation de la maladie, ajouta-t-il. Nous sommes intervenus ?* temps afin d’éviter que le mildiou n’atteigne la partie intérieure de la plante, c’est-?*-dire les tubercules, pou sauver des milliers de tonnes de pommes de terre qui n’ont pas encore été infectées.

    Les changements climatiques ont aggravé la situation En outre, M. Hachemi mit en évidence le changement climatique brusque survenu ces dernières semaines au niveau des wilayas du Nord, dans l’aggravation de la situation. En effet, les précipitations ayant caractérisé les deux derniers mois, (mars, avril) et le mois en cours, ont accéléré l’apparition du mildiou qui se propage, ?* travers l’ensemble d’une parcelle cultivée, en 48 heures seulement.

    Ce responsable souligna que la maladie est courante en Algérie dans les milieux agricoles. D’ailleurs, le mildiou a déj?* frappé les champs de pommes de terre dans la wilaya de Chlef en 2000. En sa qualité d’expert dans le secteur phytosanitaire, M. Hachemi nous expliqua que le mildiou est une sorte de cryptogamie, en langage courant une sorte de champignon, qui touche généralement les produits maraîchers sans pour autant représenter un danger pour la santé humaine.

    Le mildiou, ajouta-t-il, détruit les feuilles du plant de pomme de terre et peut aussi nuire aux tubercules. La maladie est latente pendant l’hiver tout en recelant la remarquable capacité de propagation ?* partir du foyer d’infection initial.

    La bonne pluviosité, suivie par la chaleur, a provoqué un taux d’humidité élevé avec une température comprise entre 10 et 25°C, ce qui a favorisé évidemment le développement rapide du mildiou. «Une succession de périodes humides et assez chaudes, ?* caractère orageux, favorise le développement et la propagation de la maladie», souligna notre interlocuteur.

    Une fois le champignon apparu, seules la sécheresse persistante et des températures avoisinant les 30°C peuvent le détruire. Devant le taux d’humidité qu’enregistrent certaines régions du Nord, favorisant l’apparition du mildiou, ce dernier se propage sans donner le temps aux agriculteurs d’éviter de graves incidences sur le rendement de leurs champs.

    Il reste que la meilleure façon de prévenir d’éventuels dommages dans la production de ce tubercule est de protéger les plants ?* l’aide d’un épandage préventif d’agents antifongiques spéciaux avant que la maladie ne se déclenche. Les agriculteurs : les responsables n’ont pas daigné se déplacer Du côté des agriculteurs sinistrés, on soutient que «les responsables de la direction de l’agriculture n’ont pas jugé utile de se déplacer après l’apparition du mildiou», nous déclara M. Benrakia, un jeune agriculteur.

    En outre, les agriculteurs appréhendent le fait que la semence qui devrait être plantée au mois d’août pour la récolte du mois de novembre soit contaminée. «Nous ignorons toujours ce que nous devons faire de la semence par crainte que celle-ci soit contaminée», ajouta-t-il.

    Les pertes sont énormes dans la wilaya de Chlef, nota de son côté un fonctionnaire de la direction de l’agriculture. Ainsi, sur les 1 800 hectares de superficie réservée ?* la pomme de terre de consommation, 1 006 hectares ont été touchés par le parasite, dont 617 hectares où la partie végétative a été très endommagée, tandis que sur les 71 hectares réalisés pour les besoins en pommes de terre de multiplication, la maladie a touché 14 hectares.

    Compte tenu donc de ce chiffre important, la récolte fortement infestée a été déclassée. Pour M. Benrakia, ce sont plus de 70 % de la production qui ont été infectés dans la région. «C’est la première fois que nous rencontrons ce genre de problème», nous confia-t-il.

    La liste des victimes comprend des centaines de noms de propriétaires de champs de pommes de terre endommagés. Quant aux pertes chiffrées, elles seront comptabilisées lors d’une autre étape, conclut M. Hachemi Abdelfettah.

    Comment


    • #3
      Lundi 14 mai 2007 -- Aïn Defla, la wilaya qui couvre 40 % des besoins de consommation nationale en pomme de terre, a été déclarée zone sinistrée affectée par le mildiou, selon M. Djallali Hadj, président de la Chambre de l’agriculture de cette wilaya. Les pertes engendrées par ce parasite sont évaluées ?* 150 milliards de centimes, a-t-il ajouté.

      Attaquant notamment la vigne et la pomme de terre, le mildiou a ravagé une superficie de 1 500 hectares de terres semées en pommes de terre dans la dizaine de localités situées dans la région ouest d’Aïn Defla. Notre source a précisé que depuis l’apparition de cette maladie, en mars dernier, quelque 500 000 quintaux de pommes de terre affectées par le parasite ont été jetés.

      C’est une perte insurmontable pour les agriculteurs, nous a déclaré M. Djallali qui a précisé que les agriculteurs sinistrés n’ont pas pu contracter ?* temps une assurance agricole. Le président de la Chambre de l’agriculture d’Aïn Defla a appelé les pouvoirs publics ?* intervenir pour aider les 50 agriculteurs dont la production a été entièrement détruite par cette maladie.

      Ces derniers, selon M. Djallali, demandent un soutien financier pour pouvoir, au moins, procéder au traitement des sols et préserver les périmètres agricoles pour les prochains semis. Cette aide pourrait, suggère-t-il, être distribuée sous forme de semences de pommes de terre, d’engrais et de produits phytosanitaires.

      L’étude réalisée sur les conséquences de cette maladie a révélé que les agriculteurs ont dépensé, chacun, entre 700 000 et 900 000 dinars pour les traitements d’urgence, dès l’apparition des premiers signes du mildiou, mais en vain.

      Toujours selon le président de la Chambre, les agriculteurs ont pu sauver 1 300 000 quintaux. Le mildiou menace particulièrement les régions bien arrosées par les fortes chutes de pluie des dernières semaines dont le niveau n’a pas été égalé ces 24 dernières années.

      Le taux de pluviosité dans la région a atteint 28 millimètres provoquant un effet inverse sur la production puisqu’il a permis l’apparition très rapide du mildiou. Pourtant, depuis des décennies, lors de chaque saison et arrière-saison, des traitements sont effectués sur les périmètres semés.

      C’est le cas cette année où les agriculteurs ont effectué les premiers traitements contre le mildiou durant l’arrière-saison. Mais, au moment du deuxième traitement, au mois de janvier dernier, les agriculteurs n’ont pu accéder aux champs inondés.

      Même le matériel de traitement, notamment les tracteurs, a été incapable de pénétrer dans les champs de pommes de terre. Les traitements d’urgence ont été appliqués après que le mildiou a gagné l’ensemble des superficies. A un degré moindre, Mostaganem et Guelma font face ?* la même calamité.

      Certains périmètres de 5 ?* 10 hectares sont également affectés dans les régions de Tizi Ouzou et Boumerdès.

      Comment


      • #4
        Jeudi 17 mai 2007 -- Les wilayas de Chlef et Aïn-Defla, au centre-ouest du pays, régions potentiellement cultivées en pomme de terre, ont été littéralement frappées par l’épidémie du mildiou, un redoutable agent pathogène, qui s’était déclenché au mois d’avril, pour s’étendre et affecter progressivement, près du tiers de cette importante spéculation maraîchère, apprend-on auprès des services agricoles des wilayas concernées.

        D’après les précisions de l’inspecteur phytosanitaire de la Direction des services agricoles ?* Chlef, M. Hachemi, le «mildiou de la pomme de terre», est provoqué par un champignon «phytophthora infestans » appartenant ?* la classe «des phycomycètes, famille des pythiacées», qui s’enclenche mécaniquement, suite ?* des facteurs climatiques déterminés, marqués par un niveau de chaleur élevé et non saisonnier( entre 17 et 20 degrés), une forte humidité et une culture ayant développé un feuillage dense . Ce sont pratiquement les mêmes facteurs, qui s’étaient réunis, au cours de la première semaine du mois d’avril passé, pour provoquer l’épidémie dévastatrice tant redoutée, et sonner le glas aux gros spéculateurs de la pomme de terre, et dont l’onde de choc s’est fait ressentir dans les différentes contrées des vastes plaines du moyen Chellif. «L’épidémie, qui s’était déclenchée avant même que s’en aperçoivent les producteurs, s’était rapidement répandue, ne laissant aucune chance aux travaux du traitement curatif, eux-mêmes rendus extrêmement difficiles, par l’état des champs regorgeant d’eau de pluie», relève par ailleurs l’inspecteur phytosanitaire.

        Les conséquences générées par l’agent pathogène, apparaissent aussitôt ?* travers des signes distinctifs, alors que le destin du légume, est dans la plupart du temps, fatal. Sur le feuillage l’on décèle l'apparition de petites taches décolorées qui brunissent et sont entourées d'un halo jaune sur la face supérieure des feuilles, alors que sur la face inférieure, en conditions humides, les fructifications du champignon apparaissent sur le pourtour des taches et donnent un feutrage blanc caractéristique. La multiplication du nombre de taches, leur extension puis leur dessèchement peuvent conduire rapidement ?* la destruction du feuillage, conduisant automatiquement ?* la mort clinique du produit sous terre. La pomme de terre ainsi affectée par le mildiou, même cueillie et présentant une apparence normale, n’est ni consommable ni stockable, ajoute-t-on au service phytosanitaire.

        Toujours en milieu des services agricoles dans les deux grandes wilayas productrices de la pomme de terre, l’on admet que «l’épidémie de la pomme de terre, par l’ampleur par laquelle elle s’était manifestée, fut terriblement ressentie, et ses retombées dans les plans socioéconomiques, étaient vécues, telle une vraie catastrophe» D’après les premiers recensements, non encore définitifs, le mildiou de la pomme de terre, aurait ravagé près de 800 hectares sur les 1800 hectares récoltés ?* travers le territoire de la wilaya, tandis qu’?* Aïn-Defla, région qui réalise ?* elle seule près de 40 % de la production nationale, a eu sa récolte affectée, ?* hauteur de 2000 hectares, sur une superficie cultivée de l’ordre de 6000 hectares.

        De nombreux producteurs, se trouvent sévèrement pénalisés, alors que certains d’entre eux n’ayant pas contracté d’assurance contre le risque d’épidémies, se trouvent totalement ruinés, mentionne-t-on ?* la Chambre de l’agriculture des régions touchées par cette catastrophe. Pour les consommateurs, les retombées dues ?* l’effroyable manque ?* gagner, seront ressenties avec l’achèvement de l’actuelle campagne de cueillette de la pomme terre, dont l’offre ne devrait répondre que partiellement ?* la demande, d’où une véritable flambée des prix est ?* craindre, du côté des services du commerce, et ce, ?* compter du mois de juillet prochain.

        Comment


        • #5
          Dimanche 27 mai 2007 -- Le prix de la pomme de terre ne connaîtra pas de baisse de si tôt. Les productions mises sur le marché, dont les primeurs, s’avèrent insuffisantes par rapport ?* la demande, mais aussi en l’absence d’organe de régulation du marché pour cet aliment de base.

          Actuellement, le prix n’est pas descendu en dessous de 55 DA sur les étalages des marchands de la capitale. Au marché Ali-Mellah et au marché Tnache de Belouizdad, les prix ne diffèrent pas et atteignent 56 DA. Dans certains autres marchés, notamment ?* El-Harrach, les commerçants ont trouvé la formule pour arrondir le prix.

          Ainsi 1,5 kg est vendu ?* 100 DA. Les marchands n’excluent pas d’autres augmentations qui obéiront ?* la règle de l’offre et de la demande, étant donné que les quantités mises sur le marché sont insuffisantes. «Le produit est vendu avant d’arriver aux marchés de gros de Boufarik et des Eucalyptus», a confié un revendeur.

          «C’est une période très difficile, puisque les grossistes qui détiennent le monopole de la pomme de terre ont déj?* leur clientèle qui, souvent, vient des autres wilayas et qui achète au comptant et ?* prix fort. Certains marchands achètent des quantités importantes pour les stocker dans des chambres froides, en attendant le mois de ramadan» a-t-il ajouté.

          Cette quantité est évaluée, selon les données de la Chambre de l’agriculture d’Aïn Defla ?* plus de 100 000 tonnes. Contacté hier par nos soins, le président de la Chambre nationale de l’agriculture, M. Mohamed Cherif Ould Hocine, affirme que «c’est la spéculation qui est ?* l’origine de la hausse des prix».

          Il explique qu’»elle devient de plus en plus dangereuse, car elle se trouve entre les mains d’une poignée d’individus qui portent atteinte ?* l’économie. Il y a urgence ?* mettre en place un dispositif de régulation du marché des fruits et légumes», a-t-il précisé.

          M. Ould Hocine estime «inconcevable de laisser le marché de la pomme de terre, denrée de base, en l’état. S’agissant de la poursuite de la flambée des prix, M. Ould Hocine explique que «la période que nous traversons est une période de production de pomme de terre de primeur.

          Or, les quantités sont insuffisantes».

          Comment


          • #6
            Mercredi 13 juin 2007 -- Une journée de supervision et d'étude sur la variété Sarpo-Mira, une nouvelle variété de pomme de terre résistante ?* 100% au mildiou et ?* la sécheresse, a été organisée hier matin dans la wilaya de Aïn Defla au niveau de l'exploitation agricole collective n°3 Khadraoui située dans la partie nord-est du chef-lieu de cette wilaya qui a planté cette variété.

            Des agriculteurs, le directeur des services agricoles, les représentants de la Chambre agricole, ont tous assisté ?* la présentation faite par M. Peter Van Eerdt, expert de renommé mondiale et représentant de la société Danespo a/s du Danemark, qui a produit cette variété après plus de 15 ans de recherche scientifique, ainsi que par M. Mustapha Benhamou et M. Peter Worre Bech, tous deux représentants de la société Danalpo SPA, filiale de la société danoise.

            Les participants ?* cette journée ont visualisé la grande surface cultivée de cette variété et le rendement dans chaque plant, sachant que c'est la seule parcelle qui n'a pas été infestée par le mildiou dans cette zone, durant les derniers mois où des dégâts importants ont été enregistrés dans cette wilaya.

            Selon M. Mustapha Benhamou, directeur général adjoint de la société Danalpo, cette variété a été introduite en Algérie depuis 3 ans pour des essais d'homologation auprès des services concernés et en raison de la tension sur la semence durant la campagne 2006/2007. Une dérogation spéciale avec le concours de la Chambre de l'agriculture a été accordée pour introduire 40 t de la variété de Sarpo-Mira.

            Selon la même source, cette quantité a été répartie entre deux agriculteurs, l'un ?* Aïn Defla et l'autre ?* Mostaganem, les résultats ont été spectaculaires en matière de rendement (600 qx/h), en plus, cette variété n'exige pas les traitements de prévention contre le mildiou, elle est totalement résistante, ce qui réduit les frais pour les agriculteurs.

            Selon le DG adjoint, il est très important pour la production nationale que les services concernés accélèrent l'homologation de cette variété, d'autant que les résultats sont l?*, en plus Sarpo-Mira terminera la 3ème et dernière année des essais expérimentaux durant ce mois.

            Notons que selon M. Kharbache Belgacem, président de l'association des producteurs de pomme de terre de cette wilaya, cette variété a montré ses qualités et les agriculteurs devront l'acquérir pour faire face aux risques du mildiou qui pèse chaque année sur la production. A cet effet, la création d'une coopérative de régulation de la pomme de terre est en cours pour faciliter aux agriculteurs de cette wilaya la disponibilité de cette variété qui résiste ?* 100% au mildiou, ennemi premier de la pomme de terre, indique la même source.

            Il a rappelé que la société Danespo a/s, créatrice de renommée mondiale, a exporté déj?* cette variété de pomme de terre rouge au Maroc, au Pakistan, au Portugal et en Hollande.

            Comment


            • #7

              Jeudi 14 juin 2007 -- Tout le monde a pu le constater, le prix du kilogramme de pomme de terre a commencé ?* grimper. ll est déj?* ?* 50/60 DA et on prévoit, si aucune mesure n’est prise pour injecter ce produit sur le marché quitte ?* l’importer, que le tubercule qui est l’aliment de base après le pain, atteindra d’ici septembre/octobre le prix de 100 DA le kg. Tout le monde sait aussi que cette flambée des prix est due principalement ?* une baisse de production causée par un cryptogame, le mildiou.

              Un parasite qui détruit le feuillage, la tige, voire le tubercule lui-même. Sa prophylaxie était très favorisée par les vents qui transportent les spores ?* des centaines de kilomètres, mais aussi et surtout ?* cause de l’humidité qui a persisté particulièrement cette année, déj?*, ?* un moment où les plants de la saison étaient fragilisés par les gelées de février et mars. Résultat : une très importante baisse de la production nationale, la wilaya d’Aïn-Defla produisait ?* elle seule un tiers des besoins du pays. Les pertes enregistrées sont estimées cette année en centaines de milliards. Contre ce parasite, les traitements classiques se sont avérés inefficaces et inefficients, affirment les producteurs.

              Or, Danalpo Algérie, une filiale du groupe danois Danespo a mené durant les trois saisons écoulées des expériences tests dans les wilayas de Aïn-Defla et Mostaganem, wilayas les plus sujettes au phénomène mildiou et ce, par l’introduction d’une nouvelle variété la “Sapro-Miva”. Selon M. Bech, le représentant de la société Dalpo, il s’agit d’une variété obtenue par une chaîne de croisement après des recherches entreprises depuis plus de trente ans. Pour se rendre compte de visu des résultats jugés “spectaculaires”, une commission composée de producteurs spécialisés, de représentants des services agricoles et des représentants du promoteur de la nouvelle variété, M. Bech et M. Benhamou M., directeur général-adjoint de Danalpo Algérie, s’est déplacée ?* El-Amria sur le site expérimental appartenant ?* un producteur privé en l’occurrence M. Koriche Mohammed.

              La parcelle expérimentale possède une superficie de 4 ha. La parcelle arrivée ?* la période de récolte est florissante, alors que toutes les parcelles limitrophes ont été ravagées, réduites ?* néant par le mildiou. Les plants déterrés, ont mis ?* jour, des tubercules parfaits, sains et de bonne qualité. M. Hadj Cherifi, un producteur de la wilaya de Mostaganem chez qui, la même expérience a été tentée n’a pas tari d’éloges et a même ramené ?* titre d’échantillonnage un cageot d’une trentaine de kilogrammes. Selon lui, le rendement ?* l’hectare a atteint les 600 qx, dépassant ainsi toutes les autres variétés, la spunta, l’Atlas et autre “désirée” bien connue de nos agriculteurs.

              Selon M. Bech, le Danois de Danalpo, cette variété possède de nombreuses qualités “résistante ?* 100% au mildiou, se conserve plus longtemps, ne nécessite pas de produits phytosanitaires, n’a pas besoin de grandes qualités de produits azotés et son rendement est des plus élevés”. M. Hadj Chérifi dira : “Si cette variété est homologuée, j’abandonne toutes les autres.”

              Cependant pour homologation de la variété, il appartient au CNCC (Centre national de certification et de contrôle) qui a suivi de près ces tests de suggérer au ministère de l’Agriculture, de le convaincre aussi pour que la “Sapro-Miva” reçoive l’agrément de cette variété. Ici on souhaite que cette homologation intervienne dans des délais qui permettent ?* la société Danespo de produire les quantités de semences souhaitées, c’est-?*-dire avant l’automne pour préparer la saison prochaine. Ainsi, la production de la pomme de terre, ne craignant plus le mildiou sera sécurisée et assurée.

              Comment


              • #8
                Opération-pilote de production de pommes de terre ?* partir de semences canadiennes :

                Mardi 31 juillet 2007 -- La semence de pomme de terre importée du Canada, appelée Cheftain, a donné des résultats plus que satisfaisants au niveau des exploitations de l’est du pays choisies par la Chambre nationale de l’agriculture (CNA) pour mener l’opération pilote.

                Cette variété de semence s’adapte non seulement aux différents sols, mais elle a donné des rendements de l’ordre de 350 ?* 400 quintaux ?* l’hectare, avons-nous constaté avant-hier lors de la visite sur le terrain organisé par la CNA.

                L’importation pilote, confiée ?* une coopérative agricole, a permis en outre de ramener le prix de la semence ?* 60 DA le kg contre 150 pour d’autres importateurs. Le même procédé a d’autre part fait baisser le kg de pomme de terre de transformation de 80, voire 100 DA, ?* seulement 50 DA.

                La première opération pilote de production de pomme de terre de transformation, ?* partir de semence canadienne, qui a eu lieu dans différents sites de multiplication, a donné des résultats conformes aux normes internationales annoncés par le fournisseur canadien.

                Les producteurs multiplicateurs de l’Est que nous avons rencontrés fondent de grands espoirs sur cette variété, surtout que celle-ci est commercialisée ?* des prix largement ?* leur portée. Selon les estimations de l’établissement Laouar, producteur multiplicateur, la pomme de terre de transformation obtenue sera cédée aux agriculteurs ?* environ 50 DA le kilogramme.

                Pour le président de la chambre d’agriculture de Biskra et responsable d’une coopérative polyvalente, présent lors de notre visite, les agriculteurs pourront revenir ?* la production de pomme de terre avec des prix raisonnables. Hier, dans la commune de Teleghma, dans la wilaya de Mila, la délégation de responsables du secteur de l’agriculture, conduite par M. Ould Hocine, président de la Chambre nationale de l’agriculture, a pu constater de visu les résultats obtenus par la semence canadienne importée par la Coopérative agricole polyvalente de Biskra (CAPB) dirigée par M. Guemari.

                Ils sont 5 agriculteurs multiplicateurs ?* avoir tenté l’expérience en semant près de 400 quintaux sur une superficie de 14 hectares. Les résultats démontrent qu’une moyenne de 350 quintaux est obtenue ?* l’hectare, soit une production globale de 4 900 quintaux pour 14 hectares semés.

                La quantité de pomme de terre de transformation obtenue peut donner, sur la même superficie, une récolte de 68 900 quintaux de pomme de terre de consommation. Selon les explications des techniciens agricoles, la moyenne de production, pour les deux étapes, reste toujours la même.

                Selon le responsable des établissements Laouar, cette variété, qui n’est pas connue dans notre pays et qui vient d’être introduite pour la première fois, a prouvé sa capacité de résistance ?* notre climat. Grâce ?* ces premiers résultats, les établissements Laouar, spécialisés dans la multiplication, comptent élargir la superficie de production avec ce genre de semence.

                La délégation s’est également rendue ?* la ferme Benghi ?* Aïn M’lila où 16 hectares ont été semés avec 400 quintaux. Les mêmes résultats ont été obtenus dans cette région qui demeure une pépinière de multiplication des semences. Au niveau de la région de Lehouajbet, dans la wilaya de Tébessa, 420 quintaux ont été semés ayan donné des résultats variant entre 350 et plus de 400 quintaux ?* l’hectare.

                Au total, 2 400 tonnes de semences canadiennes ont été utilisées dans 16 wilayas du pays, y compris ?* l’Ouest, notamment ?* Tlemcen. Pour M. Guemari, c’est une totale réussite, puisque cette variété est déj?* saine et n’a pas été touchée par la maladie du mildiou.

                Reste maintenant ?* espérer que la chaîne de production, du moins une partie, adopte rapidement la nouvelle variété et contribue ?* faire baisser le prix de la pomme de terre ?* un niveau qui gardera l’attractivité de sa culture sans pour autant pénaliser le consommateur.

                Comment


                • #9
                  Mercredi 1er août 2007 -- En présence de plusieurs responsables de secteur dont la DSA, la DCP, la Chambre d’agriculture et des représentants des services de sécurité, le wali de Aïn Defla a procédé, hier matin, au siège de la wilaya, ?* l’installation d’une commission spéciale chargée du suivi et du contrôle du circuit de la commercialisation de la pomme de terre, a indiqué une source proche de la wilaya. Les membres de cette commission seront chargés de l’application des dispositions émanant de la tutelle dans le but de réguler le marché de ce produit dont le prix a atteint 60 DA ?* Aïn Defla, berceau de la pomme de terre. Ainsi, a ajouté la même source, des contrôles seront opérés, notamment au niveau des chambres froides, pour faire barrage au stockage de ce produit et tenter de déjouer les comportements des spéculateurs ?* l’origine du dérèglement du marché depuis plusieurs mois.

                  Comment


                  • #10
                    Dimanche 5 août 2007 -- La crise que vit actuellement le marché de la pomme de terre ne s’explique pas seulement par le fait de l’apparition du mildiou qui dévaste les récoltes depuis le mois d’avril dernier, mais aussi ?* cause de la qualité de certains fongicides importés utilisés notamment pour les besoins de cette campagne antimildiou.

                    Destinés, en effet, ?* détruire ce champignon, ces produits n’ayant pas la teneur en oxychlorure de cuivre homologuée, sont, de l’avis de Boukerroucha Boualem, PDG de l’entreprise publique Alphyt (l’Algérienne des phytosanitaires), « les premiers responsables de cette catastrophe ». Selon M. Boukerroucha, « ces fongicides importés par des distributeurs véreux n’ont aucun effet sur la prévention. Compte tenu du prix du cuivre (7900 dollars la tonne), aucun fongicide efficace avec des teneurs homologuées ne peut être vendu sur le marché aux prix actuels sauf si les pourcentages en cuivre dans le fongicide sont divisés par deux ou trois, et le résultat est alors connu ».

                    Dans la gamme des produits phytosanitaires ?* usage agricole, Alphyt produit plusieurs fongicides comme le Sofral, le Toutia, l’Oxycure 50% et le Maxitam, mais ces derniers sont vraisemblablement « boudés » puisque les pouvoirs publics ont plutôt recours aux fongicides importés et utilisés actuellement dans la lutte contre le mildiou. D’après les affirmations du PDG d’Alphyt, personne n’a pris contact avec son entreprise. « C’est nous-mêmes qui avons pris l’initiative d’envoyer une équipe de spécialistes qui a rencontré le président de la Chambre agricole de la wilaya de Aïn Defla. »

                    Même scénario concernant la lutte contre la leishmaniose, affection parasitaire en pleine recrudescence dans notre pays depuis ces toutes dernières années. A ce titre, l’on apprendra du PDG de l’entreprise Alphyt que « les autorités concernées préfèrent s’approvisionner auprès de distributeurs et importateurs sans procéder ?* un contrôle quelconque, alors qu’aucun produit proposé sur la marché national ne peut égaler la Deltamitrine WP 2,5, mise sur la marché par Alphyt en septembre 2006 qui possède une matière active de 99,2%, exempte d’impuretés ».

                    A ce titre, M. Boukerroucha envisage de saisir les responsables du secteur de la santé afin d’attirer justement leur attention ?* ce sujet. Notre interlocuteur nous a, ?* ce propos, affirmé que des impuretés telles que le toluène, suspecté par certains scientifiques d’être une substance cancérigène, le benzène et le formaldéhyde sont présents dans les produits importés actuellement et destinés ?* la lutte antivectorielle, notamment la leishmaniose.

                    La problématique des « poisons nécessaires »

                    Qualifié de substance « dangereuse », le toluène n’est pas utilisé, selon M. Boukerroucha, dans les produits fabriqués par son entreprise et sa présence plausible, selon lui, dans les matières premières, est décelée et réglementée systématiquement par une analyse de spectrométrie de masse. Et en dépit de la présence de ces impuretés, les pouvoirs publics recourent aux produits importés qui peuvent s’avérer dangereux pour la santé publique, ignorant complètement ceux fabriqués en Algérie. Outre cela, le PDG de l’entreprise Alphyt tire également la sonnette d’alarme au sujet de ce qu’il qualifie de « poisons nécessaires » que sont les pesticides.

                    L’on apprendra, ?* cet effet, que « les résidus des pesticides dans les produits alimentaires constituent un problème, car par suite de l’application de méthodes modernes, ils sont présents par quantités infimes dans presque toutes les cultures ». En sus de cela, le phénomène de la résistance de l’insecte aggrave encore plus celui des résidus, car les premiers stades de la résistance, nous confie-t-il, peuvent être surmontés par l’emploi d’une dose accrue de pesticides.

                    Partant, une surutilisation de produits chimiques toxiques ?* l’échelle nationale risque de polluer les sols, les nappes d’eau et menacer également la santé de la population. Selon M. Boukerroucha, la teneur de la matière active toxique est très faible dans les pesticides produits par Alphyt (allant jusqu’?* 0,008% pour les raticides) qui représentent donc moins de danger pour la santé publique et l’environnement.

                    Cela dit, ces produits doivent nécessairement être utilisés de manière adéquate, pour l’agriculture, avec précaution et en faisant attention aux surdosages. Le PDG d’Alphyt préconise également, toujours dans le cadre de l’utilisation sécuritaire de ces produits toxiques, notamment lors des opérations de démoustication en milieu urbain, de prendre un minimum de précautions (application nocturne, absence de vent et température inférieure ?* 25 degrés). Des précautions souvent non prises en considération par les responsables concernés, encore moins par les manipulateurs. Que de fois nos cités ont été « démoustiquées » ?* coups de fumigations... diurnes et avec un mercure affichant les 35°C, voire 40°C !

                    Eu égard ?* cette anarchie prévalant ?* tous les niveaux, notre interlocuteur estime qu’il est urgent d’introduire au plus haut niveau de la décision une réflexion autour d’un plan national de contrôle des produits phytosanitaires, d’autant qu’il n’existe pas, ?* ses dires, de laboratoire phytosanitaire en Algérie. A ce titre, il s’agit selon lui, de renforcer les contrôles de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des produits phytosanitaires et d’introduire une réglementation concernant les teneurs minimales de la concentration des pesticides dans le lait, l’eau potable et dans certains aliments de base comme la pomme de terre.

                    Comment


                    • #11
                      Lundi 6 août 2007 -- Une rencontre entre les professionnels de la pomme de terre est prévue, aujourd’hui, ?* l’hôtel Sheraton. Organisée par une société mostaganémoise importatrice de semence, cette manifestation importante au cours de laquelle le problème de ce tubercule, dont l’envolée des prix préoccupe l’ensemble de la population, sera débattu, permettra sans doute de lever les équivoques et de sortir avec des recommandations utiles.

                      Le regroupement concerne autant la CAGEX (caisse de garantie des exportations hors hydrocarbures) que les intervenants que sont les producteurs ou les multiplicateurs (80). Toutes les zones agronomiques du pays, dont Mascara, Aïn Defla et Mostaganem, seront représentées, en plus d’un professionnel breton (France), l’un des plus importants fournisseurs qui, en sa qualité de producteur et non de négociant, garantit la traçabilité des produits. Habituellement organisée fin juillet- début août, cette rencontre permet également l’établissement d’un bilan de la saison.

                      Comment


                      • #12
                        Mardi 6 août 2007 -- La direction du Commerce et des Prix (DCP) de la wilaya de Mascara vient de procéder ?* l’ouverture d’une enquête sur les causes qui font flamber les prix de la pomme de terre, a-t-on appris de source de cette direction.

                        Le prix de la pomme de terre qui demeure depuis plus de 5 mois très onéreux pour les consommateurs, du fait qu’ils soit fixé entre 60 et 70 DA le kilogramme, a fait bouger les services de la DCP de la wilaya. Ces derniers œuvrent ?* chercher sur le terrain les causes qui empêchent la baisse des prix de la pomme de terre sur le marché. Selon notre source, des dizaines de chambres froides ainsi que des magasins de stockage ?* travers les différentes localités de la wilaya ont reçu des visites inopinées par les services concernés de la DCP. « Des quantités de pomme de terre ont été retrouvées stockées par les négociants », nous dira notre source. Pour celle-ci, une baisse du prix de la pomme de terre n’est pas prévisible : « il ne reste qu’une trentaine de jours du mois sacré de Ramadhan, le moment où tous les commerçants, qu’ils soient grossistes ou détaillants, profitent ».

                        Notons que la pomme de terre importée n’est pas encore arrivée dans les différents marchés de la wilaya. « Une autre cause qui empêche toute baisse du prix de la reine des tables algériennes. » Le service de contrôle de la qualité et de la répression de la fraude a procédé, durant le mois de juillet dernier, ?* quelque 966 interventions et a relevé 84 infractions permettant l’élaboration de 68 procès verbaux (PV) ainsi que le prélèvement de 19 échantillons aux fins des analyses physicochimiques et microbiologiques, la fermeture administrative de 9 locaux commerciaux pour défaut de registre de commerce et activités commerciales non conformes ?* la réglementation en vigueur et le retrait du marché d’importantes quantités de produits alimentaires. Le service des pratiques commerciales a procédé, quand ?* lui, ?* 513 interventions parmi lesquelles 81 infractions ont été enregistrées, permettant l’élaboration de 81 PV contre les contrevenants et la fermeture administrative de 21 locaux commerciaux pour défaut de registre de commerce. 90 autres PV ont été également élaborés pour des poursuites judiciaires contre d’autres contrevenants. Un chiffre d’affaires dissimulé de plus de 22 millions de dinars a été découvert au cours de ces interventions, a-t-on appris de la DCP.

                        Comment


                        • #13

                          Mercredi 8 Août 2007 -- Quels que soient les arguments développés par les uns et les autres pour rejeter la responsabilité quant au niveau atteint par les prix de ce tubercule, cet échange d’amabilités entre les deux ministères démontre, on ne peut mieux, la situation d’expectative dans laquelle se trouve le gouvernement face ?* ce problème.

                          Alors que le ministère de l’Agriculture et du développement rural tient une réunion de réflexion pour analyser les causes de la crise qui secoue la filière de la pomme de terre, celui du Commerce promet d’intensifier les contrôles sur le terrain afin de débusquer les spéculateurs. La polémique entre les deux départements ministériels sur le sujet de la flambée du prix de la pomme de terre n’est pas près de s’estomper, même si les responsables de ces deux institutions tentent, ces dernières semaines, de calmer le jeu en optant pour un discours plus réaliste, et ce, dans le but de désamorcer la crise qui ne fait que perdurer. Mais, il faut le dire, quels que soient les arguments développés par les uns et les autres pour rejeter la responsabilité quant au niveau atteint par les prix de ce tubercule, cet échange d’amabilités entre les deux ministères démontre, on ne peut mieux, la situation d’expectative dans laquelle se trouve le gouvernement face ?* ce problème.

                          L’Agriculture et le Commerce se rejettent la balle

                          D’un côté, le département de Saïd Barkat qui pointe un doigt accusateur vers les spéculateurs et autres propriétaires des chambres froides, et qui avance donc le problème de la spéculation comme étant ?* l’origine de la crise et, de l’autre, le département de Hachemi Djaâboub qui martèle que cette hausse des prix incombe avant tout ?* l’insuffisance de la production. Et dans cette guerre des arguments, le débat n’avance pas et les solutions ?* appliquer ?* la crise ne sont même pas ?* l’ordre du jour. Pendant ce temps, le citoyen n’a d’autre choix que de revoir ?* la baisse son niveau de consommation de ce tubercule, ou bien se rabattre sur d’autres légumes, mais qui s’avèrent tous aussi chers.

                          Les spécialistes et acteurs de la filière s’accordent ?* dire que les prix de la pomme de terre ne connaîtront pas de baisse avant la prochaine récolte prévue en novembre. Si aucune solution d’urgence n’est apportée au problème, le citoyen continuera ?* payer au prix fort ce produit de très large consommation durant les trois mois ?* venir. Dans ce contexte, le ministre a estimé que la solution résidait dans l'importation de pas moins de 400 000 tonnes de ce produit afin d'inonder le marché et d’assurer un approvisionnement régulier pour les trois prochains mois. Mais, par quel artifice les pouvoirs publics vont-ils importer cette quantité de pomme de terre, puisque le marché est ouvert et l’État n’y joue que le rôle de contrôleur et de régulateur ?

                          Importer 400 000 tonnes afin d’assurer un approvisionnement régulier

                          Dans la situation actuelle, l’État ne dispose pas d’un organisme ou d’un office du type ex-OFLA, ayant les prérogatives d’intervenir en temps voulu pour influer sur le marché. C’est aux opérateurs du secteur qu’incombe, donc, la responsabilité d’importer les quantités requises. Pour le moment, les chiffres officiels parlent d’un arrivage de 25 000 tonnes au niveau des différents ports du pays. Ce qui, au demeurant, est très loin du volume d’importation envisagé. Qui arrivera, en effet, ?* convaincre ces opérateurs d’investir ce créneau dans un contexte d’instabilité comme celui que connaît la filière de la pomme de terre ? Et, ensuite, qui ne dit pas que le produit importé n’ira pas encore une fois directement dans les chambres froides pour alimenter la spéculation ?

                          Le ministre du Commerce s’est contenté tout récemment d’annoncer que son département présentera incessamment devant le Conseil du gouvernement une communication sur les moyens de prise en charge de ce problème. Pour sa part, le département de l’agriculture finit par admettre qu’au-del?* du phénomène spéculatif, il existe un vrai problème dans la production. Il était donc temps que l’on passe ?* l’action pour remédier ?* la situation au lieu de verser dans la polémique. Mais, qu’est-ce qui a fait que la filière de la pomme de terre, qui a connu il y a trois ans un développement incroyable, au point où des quantités ont été exportées grâce ?* une surabondance du produit, sans parler des prix devenus accessibles pour les petites bourses, se retrouve aujourd’hui au bas de l’échelle ?

                          L’Algérie a réalisé en 2005 un excédent de production de 500 000 tonnes

                          Elles sont apparemment très loin aujourd’hui les paroles du ministre de l’Agriculture Saïd Barkat qui se vantait de la présence d’un excédent de production de pomme de terre de quelque 500 000 tonnes, lors de la campagne de récolte. En effet, la production de pomme de terre a presque doublé en l’espace de cinq ans, passant de 12 760 000 tonnes en 2000 ?* 21 765 000 tonnes en 2005. Cependant, l’euphorie ne dura que l’espace d’une saison agricole. Drôle de situation ; après avoir enregistré un surplus de production de 500 000 tonnes, l’Algérie est contrainte d’importer 400 000 tonnes pour faire face ?* la crise. Logique et prévisible retour de manivelle, les agriculteurs, échaudés par l’effondrement du prix de ce produit provoqué par une offre immense, fuient, l’année suivante, la filière pour se consacrer ?* d’autres cultures plus rentables. Ce facteur conjugué au problème d’approvisionnement en semences sur les marchés internationaux a largement contribué ?* la diminution des superficies ensemencées.

                          De 50 000 hectares en moyenne, la surface plantée est passée, cette année, ?* seulement 35 000 ha. Le déficit est donc évalué ?* environ 15 000 ha. L’arrivée tardive de l’été et les pluies enregistrées aux mois de mai et juin ont, elles aussi, contribué ?* l’amplification de la crise puisqu’elles ont induit au taux d’humidité inhabituel qui a provoqué l’apparition du mildiou, la maladie qui est venue ?* bout de près d’un tiers des superficies travaillées. Tout cela démontre au moins une chose : la filière fonctionne dans une anarchie quasi totale et devient incontrôlable. Le gouvernement ne maîtrise pas encore les mécanismes de la production, ni ceux de la régulation du marché de la pomme de terre afin d’assurer une certaine stabilité dans son fonctionnement. Une telle situation arrange, bien évidemment, les nombreux spéculateurs qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps dans ce domaine et bien d’autres.

                          L’État a financé la construction de 1 million de m3 de froid

                          Le plus grave encore, c’est le fait que ces mêmes spéculateurs ont bénéficié ?* un moment ou ?* un autre de l’argent de l’État pour s’adonner aujourd’hui ?* des agissements qui nuisent ?* la population. Le Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) a permis, en effet, la réalisation de l’équivalent de 1 million de m3 en infrastructures de froid ?* même de stocker jusqu’?* 350 000 tonnes de pomme de terre. Ces infrastructures financées en grande partie par les pouvoirs publics sont maintenant utilisées comme une arme pour engranger les milliards et attenter même ?* l’équilibre de la société. Le gouvernement est donc appelé ?* intervenir pour mettre fin ?* ce jeu spéculatif, quitte ?* recourir ?* la force publique, car il y va de l’intérêt du citoyen. Sur un autre plan, des efforts doivent être fournis pour stabiliser, une bonne fois pour toutes, la filière de la pomme de terre en mettant en place une organisation de la profession pour permettre une meilleure lisibilité dans le marché.

                          Comment


                          • #14

                            Comment


                            • #15
                              Jeudi 9 Aout 2007 -- La pomme de terre, ce tubercule qui était accessible ?* toutes les bourses, se fait de plus en plus rare au menu des Algériens. Ils ne sont pas nombreux ?* pouvoir se payer ce légume de base, dont le prix oscille actuellement entre 50 et 70 DA. Quelles que soient les raisons évoquées pour expliquer cette flambée et cette crise latente (le retard dans l’importation de la semence notamment, la diminution de la surface destinée ?* ce produit et le mildiou qui a touché la récolte après les pluies observées durant le printemps), la spéculation reste le facteur essentiel ?* l’origine de cette situation dont le consommateur est le seul ?* payer le prix. En attendant de mettre fin ?* ce phénomène qui touche malheureusement bien d’autres produits, notamment les matériaux de construction, différents secteurs continuent ?* se rejeter la responsabilité sur la flambée des prix de la pomme de terre. A chacun sa façon de s’en laver les mains.

                              Les réunions autour de cette crise se multiplient, certes, mais les solutions radicales tardent ?* venir, même si le chef du gouvernement a tenté d’être rassurant en annonçant que le problème est en phase de traitement. Cependant, ce traitement ne devrait pas être conjoncturel, car il ne suffit pas d’importer de la pomme de terre en quantité, puisque le gouvernement a annoncé l’arrivée de 400 000 tonnes de ce tubercule, pour inonder le marché et provoquer une baisse des prix de manière ?* apaiser les esprits déj?* en surchauffe cet été avec la flambée des autres produits de large consommation et la peur de voir le prix du lait augmenter après la rentrée sociale. Le plus important est de jouer sur les facteurs de régulation du marché. Un rôle qui incombe théoriquement au commerce mais les autres secteurs sont également appelés ?* y contribuer. L’unification des efforts entre différents départements ministériels fait cruellement défaut. Le concept d’intersectorialité est, certes, présent et alimente les discours politiques mais, sur le terrain, la situation est tout ?* fait différente. Chacun navigue ?* sa manière sans consulter l’autre et, en cas de crise ou de pépins, on ne trouve rien de mieux ?* faire que de se rejeter la responsabilité, comme c’est le cas pour la crise de la pomme de terre et bien d’autres projets qui restent ?* ce jour bloqués.

                              Comment

                              Unconfigured Ad Widget

                              Collapse
                              Working...
                              X