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Les recommandations du FMI pour l’Algérie :

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  • Les recommandations du FMI pour l’Algérie :


    Mardi 6 novembre 2007 -- Une fois de plus, le FMI recommande * l’Algérie d’adopter une meilleure politique des salaires pour que le pays ne se retrouve pas face * une inflation. «Une politique des salaires saine est importante pour maîtriser l’inflation», a souligné hier M. Amor Tahiri, directeur-adjoint du FMI pour la zone Moyen-Orient Asie centrale, lors d’une conférence de presse * Alger * l’occasion de la présentation du rapport sur la zone.

    «L’objectif souhaité * travers l’augmentation des salaires est de relever le niveau de vie de la population. Mais cette procédure pourrait avoir l’effet contraire en l’absence d’une croissance économique réelle», a-t-il prévenu, dans une allusion au fait que la croissance du pays soit tirée essentiellement des hydrocarbures.

    Ce même expert a reconnu toutefois que l’Algérie a réalisé le taux de croissance le plus performant dans la région du Maghreb (6 % en dehors des hydrocarbures) et que son inflation a été relativement maîtrisée eu égard * l’envolée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial.

    «L’inflation dans les pays exportateurs de pétrole, dont l’Algérie, reflète la politique budgétaire de ces pays caractérisée par l’augmentation des dépenses», a-t-il constaté. M. Tahiri a insisté, par ailleurs, sur la nécessité pour l’Algérie de diversifier son économie tout en améliorant sa productivité et sa compétitivité.

    «Le pays devrait se pencher sur certains secteurs phares, telles la PME et l’agriculture, comme il doit également promouvoir le secteur privé», a-t-il recommandé. Concernant la problématique de la création d’emplois et de la résorption du chômage, «c’est le résultat des réformes économiques.

    Cela est valable aussi bien pour l’Algérie que pour la France ou les Etats-Unis», a-t-il affirmé. Concernant la situation financière de l’Algérie, elle a toujours été caractérisée par un excédent, * l’instar des autres pays pétroliers.

    «Ce sont des excédents importants mais en diminution. Cela s’explique par l’augmentation des importations en raison du programme ambitieux d’investissement, notamment dans les infrastructures», a-t-il noté, tout en précisant que «l’Algérien a profité de cette embellie financière pour payer ses dettes».

    L’Algérie * l’abri d’une récession économique Pour le représentant du FMI, le pays est * l’abri d’une récession, en cas d’une chute brutale des prix du pétrole, grâce * sa politique macroéconomique «saine». Il a affirmé * ce propos que le fonds de régulation des recettes, créé par l’Algérie suite au conseil du FMI, est une bonne chose pour faire face * d’éventuels revirements des prix de l’or noir sur le marché mondial.

    «Mais il faudrait en parallèle diversifier les ressources et utiliser les richesses existantes d’une façon rationnelle», a-t-il encore préconisé. Concernant la loi de finances établie sur la base de 19 dollars le prix du baril du pétrole, il a répondu que l’Algérie a toujours choisi cette moyenne pour présenter sa loi de finances, «mais le prix implicite est finalement beaucoup plus élevé».

    Le ministre des Finances, rappelle-t-on, avait récemment indiqué que le prix réel du baril de référence était de 70 dollars.


  • #3
    November 7, 2007 -- At a press conference in Algiers, Amar Tahari, deputy director of the IMF Middle East and Central Asia department, called on Algeria to "accelerate the economic reforms" and to solve the problem with unemployment, Algerian press reported on Monday (November 5th). "The purpose of the economic reforms is to come to a level of economic growth enough for the creation of jobs," Tahari said. He hailed the quality of the reforms launched in Algeria, but underlined that GDP growth, which stands at 4.8% currently, will remain insufficient in the next years. A 5.2% growth is expected for 2008, while 7% is recommended by IMF in order to reach concrete objectives.

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    • #4
      Mercredi 21 novembre 2007 -- Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde, mercredi, l'Algérie contre «l'expansionnisme budgétaire» qui risque d'aggraver l'inflation. «Il faut éviter que la politique budgétaire expansionniste n'induise une hausse de l'inflation dont la maîtrise est primordiale pour la sauvegarde du pouvoir d'achat des populations et la protection des couches les moins favorisées de la population», a déclaré mercredi * Alger, Domenico Fanizza, chef du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, * l'issue d'une mission d'évaluation de quinze jours en Algérie.

      Le FMI prévoit en 2007 un taux de croissance proche de 5%, en hausse par rapport * sa dernière prévision de 3%. L'Algérie a lancé en 2005 un plan de relance économique par la demande financé essentiellement par des ressources budgétaires générées par une bondante fiscalité pétrolière. Malgré une politique monétaire qualifiée de «prudente» par M. Fanizza, l'Algérie a enregistré en 2007 un taux d'inflation de 3,7%, dû essentiellement * une augmentation du salaire minimum de 20% et au renchérissement sur le marché nternational des produits de première nécessité notamment le blé et le lait. L'Algérie est l'un des plus gros consommateurs de blé et de lait importés dans le monde.

      Le représentant du FMI a par ailleurs souligné la nécessité d'assurer la «qualité des épenses publiques» dont une grande partie est actuellement orientée vers l'aide sociale (filet social) et le soutien aux entreprises publiques moribondes, au lieu d'être investies dans la création d'emplois et des richesses. «Le Plan de soutien * la croissance (PSC) ne pourra avoir d'effets durables que s'il améliore les infrastructures et le capital humain du pays sans toutefois accroître le poids de l'Etat dans l'économie», a-t-il dit. M. Fanizza a également appelé * la poursuite des réformes économiques en vue de la consolidation d'une économie ouverte de marché.

      Un des membres de la délégation, Christian Durand, a indiqué que «des progrès ont été réalisés», * la suite des recommandations du FMI et de la Banque mondiale en 2003, concernant la privatisation de banques publiques, l'amélioration de l'environnement opérationnel du secteur bancaire et financier, la modulation des liquidités d'origine pétrolière et la stimulation du secteur financier non bancaire. Il a souhaité une «clarification» du rôle de l'Etat dans les banques publiques et le développement du marché obligataire et du secteur des assurances.

      M. Fanizza a appelé les autorités * «réduire davantage le chômage» dont le taux est passé de 27,3% de la population active en 2001 * 12,3% en 2006, selon les chiffres officiels. Le représentant du FMI a également souligné que la situation financière extérieure se «renforçait encore avec un niveau de réserves officielles élevées».

      Selon le FMI, les «tendances favorables» de l'économie algérienne - notamment le recul de la dette extérieure ramenée * moins de 5 milliards de dollars contre 34 mds USD * la fin de 2000 - devraient se poursuivre en 2008. Il a aussi indiqué que le solde extérieur courant devrait se renforcer en 2008 pour atteindre 25% du PIB.

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      • #5
        MUMBAI, November 22, 2007 (Thomson Financial) - The International Monetary Fund (IMF) said ongoing reforms in Algeria are starting to bear fruit with nonhydrocarbon growth likely to reach 6% in 2007.

        In a mission statement, the IMF said overall growth is projected at slightly below 5% due to a decline in hydrocarbon production, but the fiscal position remains strong on high level of hydrocarbon revenues.

        "Increasing hydrocarbon revenues are likely to keep the overall budget surplus at high levels, despite the expected surge in government spending in 2008," said Domenico Fanizza, IMF mission chief for Algeria.

        The main policy objective is to reduce Algeria's reliance on hydrocarbon production and diversify its economy, lower unemployment further and improve the standard of living of the people.

        "To achieve these goals, the main challenge is to sustain nonhydrocarbon growth," the IMF said.

        It added the favourable developments should continue in 2008.

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        • #6

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          • #7

            Jeudi 22 Novembre 2007 -- “Les tendances économiques montrent que les réformes engagées depuis plusieurs années commencent * produire des résultats concrets.” Ce sont les premiers constats livrés hier, lors d’une conférence de presse organisée * l’hôtel El-Aurassi, par la mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné * Alger depuis le 4 novembre dernier pour conduire les discussions annuelles au titre de l’article IV des statuts du FMI.

            Cette revue fera l’objet d’un rapport qui sera discuté par le conseil d’administration du fonds * la fin du mois de janvier 2008. Le chef de mission M. Dominico Fanizza annonce que la croissance hors hydrocarbures devrait atteindre 6% en 2007. La croissance globale devrait s’établir * un peu moins de 5% * cause de la baisse de la production d’hydrocarbures.

            L’inflation, grâce * une politique monétaire prudente, reste maîtrisée et devrait afficher un taux de 4% “peut-être un peu moins, autour de 3,7%”, en dépit de la hausse des prix des produits alimentaires frais et importés. Le déficit budgétaire hors hydrocarbures devrait se creuser sous l’impulsion du programme de soutien * la croissance. Néanmoins, la position budgétaire reste solide en raison du niveau élevé des recettes pétrolières qui ont permis une augmentation du stock du Fonds de régulation des recettes.

            Les perspectives pour l’année 2008 sont très favorables

            M. Dominico Fanizza prévoit un redémarrage de la croissance des hydrocarbures. Et celle du secteur hors hydrocarbures devrait s’accélérer grâce * la “forte progression” des services, du BTP et une reprise de l’activité dans l’industrie. Le chef de la mission du FMI estime que la position extérieure de l’Algérie devrait se renforcer, avec un excédent du solde extérieur courant atteignant 25% du produit intérieur brut.

            Abordant la loi de finances 2008, M. Dominico Fanizza estime que “la hausse des recettes hydrocarbures devrait maintenir le surplus global * un niveau élevé en dépit de la forte expansion des dépenses publiques”. Pour autant, le défi pour l’Algérie serait de soutenir cette bonne performance macroéconomique dans les années * venir, de diminuer la dépendance de l’Algérie vis-*-vis des hydrocarbures et diversifier l’économie, réduire le chômage, qui malgré la baisse récente demeure élevé, notamment chez les jeunes.

            Le FMI met en garde sur le risque d’une hausse de l’inflation que pourrait induire “la politique expansionniste”. “La maîtrise de l’inflation est primordiale pour l’activité privée, la sauvegarde du pouvoir d’achat des populations et la protection des couches les plus défavorisées, qui sont les plus touchées par l’inflation”, pense M. Dominico Fanizza. Il faut, en outre, assurer une bonne qualité des dépenses publiques. “Le PCSC ne pourra avoir d’effets durables sur la croissance que s’il améliore véritablement les infrastructures et le capital humain du pays, sans toutefois accroître le poids de l’État dans l’économie”, soutient le chef de mission du FMI.

            La productivité demeure faible

            Le plus important, pour le FMI, est de poursuivre les réformes structurelles, destinées * la promotion du secteur privé et améliorer la productivité qui malheureusement demeure faible. Les priorités pour le FMI concernent la dynamisation du système financier, la modernisation de la fiscalité et enfin une intégration accrue de l’Algérie dans les économies mondiales et régionales.

            “L’amélioration de l’efficacité du système bancaire et financier est essentiel le pour la croissance des hydrocarbures”, souligne M. Dominico Fanizza en évoquant le travail accompli dans le cadre de la mise * jour du programme d’évaluation du secteur financier, * la demande des autorités algériennes.

            “Les autorités sont en train de faire des progrès significatifs * ce niveau-l*”, relève le chef de la mission du FMI. Christina Durand, du département marché monétaire et des capitaux, estime que la principale évolution, du moins pour le secteur financier non bancaire, enregistrée depuis la dernière mission de 2003 est le développement du marché obligataire, qui permet aux entreprises d’obtenir des financements moins chers.

            Pour le secteur bancaire, quatre grandes lignes d'actions avaient été proposées en 2003. Il s'agissait de la privatisation de banques publiques, de l'amélioration de l'environnement opérationnel du secteur bancaire et financier (cadre juridique, audit, système de comptabilité...), de la modulation des liquidités d'origine pétrolière et de la stimulation du secteur financier non bancaire.

            “Des progrès ont été réalisés pour chacune des lignes d’actions”, souligne Christina Durand en évoquant le processus en cours de privatisation du Crédit populaire d'Algérie. Pour l’avenir, Mme Christina Durand estime que la dynamisation du secteur bancaire doit être poursuivie, en clarifiant le rôle de l'État actionnaire dans les banques publiques, en établissant une concurrence entre secteurs privé et secteur public.

            Dans le domaine non bancaire, le FMI suggère de penser aux secteurs des assurances. Les sociétés d’assurances sont des investisseurs institutionnels importants, pour l’animation du marché obligataire. La mission pense que, en matière de marché obligataire en Algérie, il devrait être “beaucoup plus développé”, qu’il ne l’est actuellement.

            Le dinar algérien est resté * son “niveau d'équilibre”

            Interrogé sur l'évolution du taux de change du dinar par rapport * l'euro et au dollar, M. Dominico Fanizza estime, en évoquant les conclusions de la mission, que le dinar algérien est resté * son “niveau d'équilibre”, c'est-*-dire en cohérence avec la stabilité extérieure du pays. Le chef de la mission du FMI affirme que “l'approche flexible”, adoptée par la Banque d'Algérie en matière de gestion du taux de change du dinar, “est un important acquis”.

            Au sujet de la spécialisation de certaines banques, la mission du FMI estime n’avoir pas de commentaire * faire. Ce qui est important pour les banques, estime Christina Durand, c’est qu’elles aient des positions claires de ce qui est attendu d’elles de la part de l’État actionnaire.

            Concernant les créances non performantes, sans avances de chiffre de ratio, M. Dominico Fanizza parle de progrès. Une question importante, selon lui, estimant que parallèlement * la croissance du crédit au secteur privé, ce qui est une bonne nouvelle, il faut s’assurer que cette croissance ne se traduise pas par une détérioration de la qualité du crédit.

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            • #8

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              • #9

                Lundi 17 Décembre 2007 -- Le Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International FMI, M. Murilo Portugal a constaté qu’il est nécessaire d’encourager le secteur privé producteur en Algérie, en Tunisie et au Maroc.

                Il a considéré qu’il existe plusieurs problèmes qui n’ont pas été réglés, notamment entre la promulgation des lois et leur application, en plus du retard accusé dans la résolution des contentieux juridiques dans les affaires commerciales.

                Dans une analyse, publiée sur le site Internet de Breton Woods, un responsable de la même institution considéré que ces trois pays Maghrébins ont réalisé un progrès dans leurs indices macro économiques. Ils ont également enregistré une croissance d’environ 5% dans leur produit intérieur brut, entre 2001 et 2006.

                Cette croissance devrait s’accélérer, pour permettre la réduction des taux de chômage, qui sont toujours élevés. Il a notamment appelé * améliorer le niveau de vie des citoyens de ces pays, * faciliter les opérations de création des entreprises et * en simplifier les procédures.

                Par ailleurs, le responsable du FMI a insisté sur la nécessité d’encourager le secteur privé producteur, surtout que le secteur public ne prend pas beaucoup d’alternatives en termes d’investissement et de création d’emplois. Il est nécessaire de financer les entreprises privées et d’adopter un secteur financier et bancaire actif, a-t-il ajouté.

                Cette institution internationale a appelé * dépasser les obstacles bloquant le commerce intermaghrébin qui ne représente que 3% du commerce de ces pays. Elle a insisté sur l’importance de créer une banque Maghrébine pour l’Investissement et le commerce extérieur.

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                • #10

                  Samedi 12 Janvier 2008 -- “La revue annuelle de l’Algérie, opérée par les experts du Fonds monétaire international, va être examinée par le conseil d’administration du fonds fin janvier.” C’est du moins ce que souligne M. Patrick Gay, conseiller financier * la mission économique de l’ambassade de France, dans le dernier numéro de Lumière d’Algérie. M. Patrick Gay rappelle que “le rapport, rédigé après une mission de trois semaines * Alger en novembre dernier, durant laquelle les économistes du fonds ont pu avoir des entretiens avec les principaux responsables économiques du gouvernement et de l’administration algérienne, souligne la conjoncture extrêmement favorable dont bénéficie actuellement l’économie algérienne”. La hausse des prix internationaux des hydrocarbures, écrit M. Patrick Gay, donne * l’Algérie des moyens financiers sans précédent.

                  Le prix moyen du baril, relève-t-il, a doublé en quatre ans : 75 dollars en 2007 contre 66 dollars en 2006, 55 dollars en 2005 et 38 dollars en 2004. Pour 2008, souligne M. Patrick Gay, le FMI retient un prix moyen de 90,5 dollars et ne prévoit de chute en dessous de 80 dollars qu’en 2012. Sur ces bases, les recettes d’exportations de l’Algérie devraient enregistrer un bond spectaculaire en 2008 : +25,4% * 75 milliards de dollars contre 59 milliards en 2007.

                  Les importations, favorisées par l’augmentation des recettes, devraient encore très fortement progresser en 2008 : +28% en volume après 21% en 2007. En valeur les importations devraient atteindre les 32 milliards de dollars en 2008 et continuer de s’accroître encore les années suivantes (+21,5% en 2009) pour atteindre près de 47 milliards de dollars * horizon 2012. Les importations de l’Algérie, rappelle M. Patrick Gay, étaient encore inférieures * 10 milliards de dollars en 2001. “Elles auront donc été multipliées par 3 en 7 ans et par près de 5 en un peu plus de dix ans” note-t-il. “Cette augmentation très forte de la demande extérieure bénéficie aux fournisseurs de l’Algérie, au premier rang desquels se trouve la France, même si sa part diminue depuis quelques années, avec l’arrivée de nouveaux concurrents, asiatiques notamment”, ajoute le conseiller financier * la mission économique de l’ambassade de France. Le FMI considère aussi que l’abondance financière devrait, en interne, permettre * l’Algérie de réviser sa politique fiscale en faveur des entreprises. Bonne nouvelle pour les entreprises, selon M. Patrick Gay le rapport du FMI indique notamment qu“une suppression de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) est sérieusement envisagée par les autorités”.

                  La nécessité de la suppression de la taxe sur les activités professionnelles (TAP) considérée comme une taxe prohibitive, notamment pour les secteurs où la marge bénéficiaire d’intervention est très réduite est une revendication chaque fois réitérée par le patronat. Cette taxe est un impôt direct, * la charge du contribuable, donc normalement exigible uniquement en situation bénéficiaire ; en situation de déficit, elle ne devrait pas être exigible ; or, étant prélevée comme une taxe, elle est dans les faits exigée quel que soit le résultat de l’entreprise. Les chefs d’entreprise sont convaincus que la suppression de la taxe sur les activités professionnelles aura, sans aucun doute, des répercussions favorables sur la compétitivité des entreprises. Le taux de la TAP actuellement appliqué est fixé * 2%. M. Patrick Gay souligne que le FMI ne croit pas, par ailleurs, au risque de dérapage inflationniste en Algérie.

                  Pour rappel, lors d’une conférence la mission du Fonds monétaire, avait indiqué que l’inflation, grâce * une politique monétaire prudente, reste maîtrisée et devrait affiché un taux de 4% “peut-être un peu moins, autour de 3,7%”, en dépit de la hausse des prix des produits alimentaires frais et importés. “Le FMI retient, malgré tout, quelques critiques”, souligne M. Patrick Gay. “Il pointe, par exemple, le taux de prêts non performants encore trop élevé dans le secteur bancaire : 35% des encours de prêts ; dont 45% pour les prêts au secteur privé. Il souligne aussi la trop grande dépendance * l’égard des hydrocarbures et recommande, une plus grande diversification de l’économie”, souligne-t-il.

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                  • #11
                    Sonia Lyes :


                    Dimanche 13 janvier 2008 -- L'Algérie va continuer * importer massivement des produits de consommation durant les quatre prochaines années. Les importations devraient atteindre en valeur 47 milliards de dollars en 2012, selon la dernière lettre mensuelle de la mission économique de l'ambassade de France * Alger qui cite un récent rapport du FMI sur l'économie algérienne.

                    En 2008, l'Algérie importera pour 32 milliards de dollars, une somme en progression de 32% par rapport * 2007. Elle sont en forte hausse par rapport aux années précédentes : en 2001, les importations algériennes ont été de 10 milliards de dollars.

                    La hausse des importations est favorisée par l'augmentation des recettes pétrolières et gazières, grâce * la flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux. Les exportations algériennes d'hydrocarbures devraient connaître un bon spectaculaire cette année et atteindre 75 milliards de dollars contre 59 milliards en 2007. Selon le FMI, le prix moyen du baril de brut sera de 90.5 dollars en 2008 contre 75 en 2006 et 66 en 2006. Le Fonds ne prévoit pas de chute du prix du pétrole en dessous de 80 dollars avant 2012. Durant les quatre prochaines années, l'économie algérienne demeurera toutefois dépendante des hydrocarbures qui constitueront encore 98.5% des exportations, selon le FMI.

                    Le FMI indique également qu'une suppression de la taxe sur l'activité professionnelle (TAP) est sérieusement envisagée par les autorités. Contrairement aux prévisions patronales, le FMI ne croit pas au risque de dérapage inflationniste en Algérie. Le Fonds relève le taux de prêts non performants encore trop élevé dans le secteur bancaire : 35% des encours de prêts ; dont 45% pour les prêts au secteur privé. Les prévisions du FMI ont été rédigées par ses économistes après une mission de trois semaines * Alger en nombre dernier.

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                    • #12
                      Ali Idir :


                      Samedi 2 Février 2008 -- Faut-il encore faire confiance aux chiffres de l'ONS sur l'inflation en Algérie ? Pour l'Office nationale des statistiques, la hausse des prix * la consommation a été de seulement de 3.5% en 2007. Un chiffre largement contesté dans les milieux économiques nationaux. Le Fonds monétaire international (FMI) aussi ne croit pas au chiffre de l'ONS. Il estime en effet * 4.5% le taux d'inflation en Algérie en 2007. En 2006, l'inflation a été faible : 2.5% contre 1.6% en 2005 et 3.6% en 2004, selon le FMI. En 2008, l’inflation devrait poursuivre sa hausse et avoisiner 4.3%, selon le FMI. En cause de la hausse des prix plusieurs produits de grande consommation, amorcée en ce début d'année. Comme les légumes secs, l'huile de table, les légumes frais, les matériaux de construction comme le ciment et le rond * béton.

                      L'Algérie dépend en fait des importations pour sa consommation interne. Plus de la moitié des produits consommés en Algérie proviennent de l'étranger. Pour certains articles, notamment les matières premières destinées * la transformation comme l'huile brute, la poudre de lait, la dépendance de l'étranger est totale et va s'accentuer dans les prochaines années, préviennent des économistes interrogés par toutsurlalgerie.com.

                      Pour remédier * la hausse générale des prix, le gouvernement entend subventionner directement ou indirectement via des réductions de taxes, plusieurs produits de grande consommation. L'huile de table, le lait en poudre appelé « Lahda » et les légumes secs ont été retenus par le gouvernement pour d'éventuels aides qui devraient être appliquées dès ce mois de février. Le gouvernement subventionne déj* la farine, la semoule et le lait pasteurisé en sachet.

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                      • #13
                        Sonia Lyes :


                        Dimanche 31 Août 2008 -- Cent dinars pour un euro. Pour le Fonds monétaire international (FMI), le dinar algérien est largement sous-évalué. Selon des informations recueillies par toutsurlalgerie.com auprès de source gouvernementale algérienne, le FMI a émis le souhait de voir le gouvernement réévaluer la monnaie nationale pour la mettre * un niveau qui refléterait les nouvelles réalités économiques du pays. Avec des réserves de changes record de près de 150 milliards de dollars et une économie en pleine expansion, la situation du pays a considérablement changé par rapport aux années 1990.

                        Entre 1991 et 1994, l’Algérie avait en effet procédé * trois opérations de dévaluation de sa monnaie : 25% en septembre 1991, 50% en avril 1994 puis 15% en septembre de la même année. Ces deux dernières dévaluations auraient été décidées par le gouvernement de l’époque contre l’avis du FMI. Et depuis quelques années, en dépit des messages pressants du FMI en faveur d’une réévaluation, le gouvernement continue de maintenir le dinar * un niveau très bas. Une politique difficile * comprendre dans la mesure où l’Algérie n’est pas un pays exportateur. Les exportations hors hydrocarbures représentent mois d’un milliard de dollars. Un chiffre insignifiant qui ne peut pas justifier la politique monétaire du pays.

                        Le Fonds monétaire international est également favorable * une levée au moins partielle du contrôle des changes pour favoriser l’activité économique. « Le dinar est déj* commercialement convertible. Le FMI ne comprend pas pourquoi l’Algérie continue de maintenir un contrôle des changes sur l’ensemble des opérations », explique la même source. Est-ce une façon de mieux contrôler certaines entreprises ? Une manière de favoriser des importateurs au détriment d’autres ?

                        Des discussions devraient être engagées prochainement entre le gouvernement et le FMI sur l’ensemble de ces aspects. Selon nos informations, le dossier a été confié au ministre des Participations Hamid Temmar. Ce dernier devrait se rendre * Washington dans les prochaines semaines. Mais les récents changements intervenus * la tête du gouvernement, avec un durcissement des conditions pour les investisseurs étrangers, ont considérablement affaibli M. Temmar. Ce dernier pourrait même quitter le gouvernement si les arbitrages en cours effectués par le président Bouteflika sur plusieurs dossiers économiques et d’investissement s’avèreraient favorables * Ahmed Ouyahia.

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                        • #14

                          September 1, 2008 -- The International Monetary Fund (IMF) is encouraging the Algerian government to revalue the dinar to reflect the country's booming economy, Tout sur l'Algerie reported on Sunday (August 31st). Given Algeria's record foreign exchange reserves of nearly $150 billion and strong economic indicators, the IMF reportedly finds the current valuation of 100 dinars to one euro to be too low. The IMF also supports a partial lifting of exchange controls in Algeria to encourage economic activity, the article adds.

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                          • #15

                            Mercredi 3 Septembre 2008 -- Les arguments de la Banque d’Algérie relatifs au maintien de sa politique de change ne sauraient concorder avec la logique du Fonds monétaire international, selon l’économiste algérien Abderrahmane Mebtoul. Alors que la Banque d’Algérie continue de soutenir que «le taux de change effectif réel du dinar est proche de son niveau d’équilibre», le FMI estime que la valeur du dinar (cent dinars pour un euro) est loin de refléter l’aisance financière du pays. «Pour cette institution internationale, l’Algérie, * l’instar des pays pétroliers, devrait surévaluer sa monnaie eu égard aux sommes colossales générées par la rente pétrolière», a indiqué M. Mebtoul au Jeune Indépendant.

                            De son côté, la Banque centrale a expliqué que la politique de change de l’Algérie a pour objectif, depuis la seconde moitié des années 1990, la stabilisation des taux de change effectif réel * long terme du dinar. Cela a pour but de stimuler les investissements nationaux et étrangers par la réduction des incertitudes en matière de prix et d’encourager les exportations par le confortement de la compétitivité externe. Des propos qui ne tiennent pas la route car, pour le FMI, cette politique n’a pas réussi * redynamiser les exportations hors hydrocarbures qui ne représentent que 2 % des ventes algériennes.

                            De plus, l’Algérie a renoué avec l’inflation et le chômage qui ont atteint des taux respectifs de 12 et 20 %, selon son rapport. Des taux qui ne concordent pas avec les données officielles qui parlent d’un taux d’inflation de 5 % et d’un taux de chômage de 11 %. «Le blocage est d’ordre systémique car l’Algérie manque de visibilité politique et n’arrive pas * se décider, selon cette institution monétaire qui a toujours signifié * l’Algérie qu’elle n’est pas dans une économie de marché mais dans une interminable transition», a-t-il indiqué.

                            Le FMI, quant * lui, estime que la réévaluation du dinar est susceptible de dynamiser l’investissement local et d’attirer les IDE. Une solution qui a toujours été écartée par l’Algérie justifiant que 98 % de sa production proviennent des ressources éphémères et la réévaluation du dinar mènera droit vers l’explosion des importations et un transfert massif des capitaux. En clair, le dinar ne se consolidera que s’il y a une production hors hydrocarbures.

                            M. Mebtoul a mentionné, par ailleurs, que le patronat partage en partie la thèse du FMI en réclamant une réévaluation progressive du dinar car cela lui permettra d’importer les équipements nettement moins cher. Cet économiste a conclu que la réévaluation de la monnaie nationale n’est pas un acte technique mais une décision politique et c’est le prochain gouvernement qui tranchera la question.

                            Pour sa part, l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF) converge avec la Banque d’Algérie en soutenant que la valeur du dinar par rapport * la parité internationale est stable depuis 10 ans. Expliquant que la parité bouge en fonction de la valeur des monnaies de référence, notamment le dollar et l’euro, l’ABEF souligne que «revaloriser ou dévaloriser n’est pas un acte simple, cela a des conséquences néfastes sur les investissements et les gains de compétitivité». Pour l’ABEF, la gestion du dinar devrait être conforme * l’intérêt économique du pays. «Il faut avoir une politique de change qui soutient les investissements et décourage les importations inutiles», a-t-on conclu.

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