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Aviculture en Algérie / Poultry farming in Algeria

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  • Aviculture en Algérie / Poultry farming in Algeria


    Mercredi 30 Avril 2008 -- L’Association nationale de la filière avicole (ANFA) craint pour l’avenir de la profession. Près de 50 000 postes d’emplois sont menacés et de multiples exploitations avicoles individuelles sont * l’arrêt, selon le président de Sipsa-Agrisime, le Dr Bensemmane. Celui-ci a prévient que le secteur de l’aviculture traverse une crise chronique en raison de la volatilité des prix sur le marché mondial, ce qui suscite l’inquiétude de l’ANFA qui craint la disparition totale de la filière. Ces appréhensions sont tout * fait justifiées, estime le docteur Nouad, consultant et expert en matière d’agriculture, qui a expliqué que 90 % des intrants avicoles (aliment de bétail, matériel biologique, produits vétérinaires, équipements) proviennent de l’étranger, provoquant une hausse des coûts de revient qui se répercute sur les prix du poulet.

    Ce docteur vétérinaire a, dans un exposé sur la filière avicole et la crise des matières premières, indiqué que l’Algérie importe annuellement 3 millions de poussins reproducteurs dont 15 % de poussins mâles. Il a averti, par ailleurs, que l’ouverture totale du marché algérien en vertu de l’accord d’association avec l’Union européenne et l’Organisation mondiale du commerce risque d’anéantir complètement l’industrie de l’aviculture locale car la viande blanche sera commercialisée * des prix nettement plus bas. «Le poulet importé, cédé * des prix bien plus bas, concurrencera le poulet local dont le prix dépasse souvent 250 dinars le kilo», a-t-il dit. Un avis partagé par l’ancien directeur de l’Office national des aliments de bétail, M. Abdellatif, qui a cité l’exemple de certains pays africains où l’industrie avicole a progressivement disparu, cédant la place aux importations. «Pire, les grands pays producteurs trouvent dans certains marchés africains un débouché pour les abats et autres restes de poulet qui ne sont pas consommés dans ces pays», a-t-il affirmé, tout en prévenant que ce phénomène risque de s’étendre * l’Algérie si la crise persiste dans la filière. «Avec la dégradation du pouvoir d’achat des ménages, les Algériens * faible revenu n’hésiteront pas * se rabattre sur des abats et des restes bien emballés * 50 dinars !»

    La consommation annuelle de l’Algérie en viande de volaille est estimée * 6 kilos par habitant, pour une production de 342 000 tonnes, selon Dr Nouad qui se réfère aux chiffres de la FAO. Résumant la structure actuelle de la filière avicole algérienne, ce conférencier a expliqué que celle-ci résulte des politiques de développement mises en œuvre par l’Etat au début des années 1980. Cette politique qui visait essentiellement * réaliser l’autosuffisance alimentaire comptait développer une aviculture intensive extravertie * même d’assurer l’auto-approvisionnement des populations urbaines en protéines animales de moindre coût. Le modèle d’élevage adopté est celui qui domine * l’échelle mondiale, * savoir un modèle avicole intensif basé sur le recours aux technologies et aux intrants avicoles industriels importés. Cette politique s’appuyait sur les métiers de base (production des produits vétérinaires et des additifs). Il a précisé par ailleurs que l’Algérie ne dispose pas d’une industrie d’équipements avicoles, d’où la dépendance vis-*-vis des marchés extérieurs. Pour le docteur Nouad, la filière avicole est actuellement désarticulée et nécessite la mise en place de nouvelles formes d’intervention qui viseraient notamment la stimulation de la production et la réduction des coûts de production, la régulation de la filière et la réduction des dépenses en devises.

  • #2

    Samedi 17 Mai 2008 -- La caille, contrairement au poulet, ne se vend pas au kg mais * la pièce. Elle peut constituer un apport en protéines animales non négligeable, pour un prix qui varie de 40 * 60 dinars l'unité pour un poids moyen de 125 gr. Cependant, force est de constater que la tendance * la consommation dans les foyers reste faible. Nécessité économique ou élevage de luxe? Telle est la question qui vient * l'esprit lorsqu'on aborde le très sérieux engouement des aviculteurs de la vallée de Tiniri (Ait Smail, Assi Youcef, Ait Méndes, Ouadhias) pour l'élevage de la caille.

    Une présentation même sommaire de l’oiseau, de la famille des phasianidés, s'impose. La caille est un oiseau de petite taille au plumage brun tacheté. Elle est voisine de la perdrix. Son plumage est considéré comme sous-produit d'élevage, * côté de ses fientes qui sont un excellent engrais. En Algérie, et dans toute l'Afrique du Nord, l'espèce sédentaire Coturnix Africana est assez connue. Elle s'adapte bien * notre climat. Dans les pays tempérés, elle vit jusqu'au 65e parallèle, une autre espèce migratoire, qui traverse les mers pour fuir les rudes hivers de l'Europe et séjourner en Afrique. C'est l'espèce la plus de difficile * domestiquer en raison de ses tendances migratoires. Il y a aussi la Coturnix Soponica qui peut pondre jusqu'* 400 œufs/an si on lui maintient un certain microclimat. Toutes ces espèces sont appelées caille des blés, caille des champs.

    En principe, toutes les conditions de vie en plein air s'y prêtent pour ce sympathique oiseau. Malheureusement, c'est loin d'être le cas. La mécanisation de l'agriculteur, les insecticides, la chasse sans saison ont failli anéantir cette espèce qui niche, il faut le dire, * même le sol et en couve pas ses œufs. La réintroduction de cette espèce par les responsables des parcs nationaux par le lâchage est plus que nécessaire pour notre écosystème. Attendant ces pratiques écologiques par les responsables concernés, l'élevage en batterie ou en cage ne peut être par conséquent que salutaire, d'autant plus que la chair de caille reste très appréciée par les fins gourmets. Certains éleveurs produisent par les moyens de l'incubation artificielle plus de 50 000 poussins par semaine. A ce stade de production on les appelle cailleteaux.

    Pour revenir * la vallée de Tiniri, l'élevage de la caille dans ces endroits reste * encourager. Une dizaine d'aviculteurs ont décidé de se lancer dans cette activité qu'ils maîtrisent peu. Heureusement qu'on ne connaît pas de symptôme pathologiques propres * la caille, contrairement au poulet, a la dinde et le lapin, pour ne citer que ces espèces. La caille, contrairement au poulet, ne se vend pas au kg mais * la pièce. Elle peut constituer un apport en protéines animales non négligeable, pour un prix qui varie de 40 * 60 dinars l'unité pour un poids moyen de 125 gr. Cependant, force est de constater que la tendance * la consommation dans les foyers reste faible. La caille est beaucoup plus consommée dans les bars en grillade.

    Cette habitude alimentaire doit changer, la viande de caille n'est pas un produit de luxe. Elle doit rester un produit de large consommation pour l'équilibre alimentaire des Algériens. Par le biais du FNRDA, entre autres, l'Etat encourage la création de petites fermes d'élevage. Des dispositifs existent, mais restent souvent ignorés ou tout simplement boudés par la jeunesse rurale, qui ne saisit pas l'importance et l'enjeu du développement des zones éloignées des centres urbains. Jusqu'* preuve du contraire, c'est la compagne qui doit faire vivre les villes, en approvisionnant les marchés en fruits, légumes mais surtout en protéines animales, * savoir les viandes blanches et rouges et les fromages fermiers.

    Il y a une autre catégorie de chômeurs d'un certain âge, ce sont les victimes des compressions d'effectifs, départs volontaires ou forcés (lorsqu’ils sont soumis * un comportement sadomasochiste de leurs supérieurs), ces derniers butent souvent sur des difficultés d'ordre bureaucratique dans un premier lieu, et bancaire dans en second lieu. La seule sortie sur le terrain des techniciens des bureaux d'étude agricoles privés coûte 5 000 dinars ajouté * cela tous les frais d'acte de possession du terrain sur lequel doit être bâtie la future ferme.

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    • #3

      June 13, 2008 -- The first distiller’s dried grains with solubles (DDGS) feeding trials in Algeria, organized by the U.S. Grains Council, are nearing completion with a second trial scheduled to begin within a month. Currently DDGS is being utilized with 24 dairy cows at an inclusion rate of 32 percent. According to farmer reports, the product has been well received. “The trial has passed the 60 day mark and is expected to finish at the end of this month,” said Kurt Shultz, USGC director for the Mediterranean and Africa. “Milk quality parameters are being monitored,” he added. The trial is being conducted in cooperation with a private grain importer, ECI Boudibab, which imports approximately 500,000 metric tons (19.7 million bushels) of corn annually. Dr. Abdella Ait Boulahsen, USGC consultant, was recently in Algeria to assist in organizing the protocol for the poultry trials which will be conducted in cooperation with ONAB, a state owned poultry company. ONAB imports approximately 400,000 tons (15.7 million bushels) of corn per year, producing 1.5 million tons of compound feed. “The DDGS in the poultry trials will be utilized at an inclusion rate of 5 to 7.5 percent which is typical for low energy broiler diets in Algeria,” Ait Boulahsen said. By involving Algeria’s two largest grain importers in these trials, the Council will gain national credibility for the trials and their outcomes. “This involvement will pay dividends when both the private sector and government importers are lobbying jointly for the removal of the 30 percent import duty on DDGS,” said Malek Djebaili, USGC consultant in Algeria. Both the dairy cow and poultry trials are being conducted courtesy of the USDA Quality Samples Program which allowed the Council to ship 44 tons of U.S. DDGS to Algeria earlier this year. The trials serve to introduce a new feed product to Algerian end-users who currently import 2.4 million tons (94.4 million bushels) of corn annually with 90 percent destined for the poultry sector. According to Shultz, the poultry sector alone could utilize 150,000 tons of DDGS if the import duty is removed and if the Council is successful in educating the poultry sector in the use of DDGS in poultry rations. The ruminant sector has the long-term potential to exceed that of the poultry sector in terms of volume of DDGS utilized. Both these sectors are part of the Council’s long-term market development strategy for Algeria.

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      • #4

        Lundi 21 Juillet 2008 -- De nouveau, les aviculteurs sont dans la tourmente. En deux tours et trois mouvements, le quintal d’aliment pour volaille est passé de 3 200 * 4 680 DA. “N’y a-t-il pas souci * avoir le tournis, voire * développer un diabète ?” se lamentait un aviculteur, pris dans l’engrenage de l’élevage de poulets qu’il prépare pour le mois de Ramadhan.

        Effectivement, cette augmentation substantielle et inopinée, qui a surpris plus d’un producteur avicole, s’est traduite par un impact financier direct sur le coût de revient du poulet de chair dont le prix de cession a, simultanément, presque doublé et engendré une mévente. Cette hausse, jugée vertigineuse et particulièrement pénalisante, est, selon certaines sources, la répercussion immédiate de l’évolution haussière, sur le marché international, du cours des matières premières importées entrant dans la fabrication de l’aliment, notamment le maïs et le tourteau de soja. Deux intrants, provenant de l’étranger, notamment des États-Unis d’Amérique.

        Les aviculteurs craignent surtout que cette envolée des prix, du reste incontrôlable, ne soit pas répercutée sur le prix affiché * l’étal du volailler. Au-del* d’un certain niveau, le poulet proposé * un tarif “inabordable” serait purement et simplement boudé par le consommateur. Comme ce fut le cas pour l’œuf dont les producteurs se sont vus contraints de revoir leur prix de vente révisé * la baisse sous peine de vendre moins. À plus ou moins long terme, on craint également, que si elle venait * perdurer, cette conjoncture incommodante risque aussi d’avoir des conséquences fâcheuses au registre de l’emploi.

        La mévente qui engendrerait une fatale baisse de la production contraindrait inéluctablement certains aviculteurs * réduire le nombre d’ouvriers employés jusque-l*. Face * une préoccupation aussi alarmante, les pouvoirs publics demeurent vivement interpellés quant * la mise en place des dispositifs et des mesures * même de juguler cette flambée des cours et de préserver l’activité avicole. À cet égard, ils sont nombreux * entrevoir les premières solutions, faciles et salutaires, * travers la suspension de la taxe douanière appliquée * l’importation des intrants concernés, ou la réduction, voire l’exonération de la TVA.

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        • #5

          Jeudi 24 juillet 2008 -- Considérée comme principale activité pour les exploitants agricoles de cette région de haute montagne, la filière avicole n’arrête pas de subir les contrecoups de l’augmentation croissante sur le marché international du prix des matières premières, le soja et le maïs qui entrent dans la fabrication de l’aliment du bétail. Si cette situation persiste, elle risque de porter un coup fatal * ces petits opérateurs, bénéficiaires pour la plupart de crédits bancaires, positionnés en grande partie au niveau des communes d’Iferhounène, Imsouhal et Ililtène, dans la daïra d’Iferhounène dans la commune voisine d’Abi Youcef. «Nous sommes un groupe de petits exploitants dont la capacité moyenne de production des élevages avoisine les 80 000 unités en élevage de poules pondeuses qui risquons tout simplement de disparaître et de mettre fin * notre activité si les pouvoirs publics concernés ne prennent pas des mesures urgentes et nécessaires pour nous éviter un telle issue », se plaint M. Yahia Masdjid, un jeune opérateur de la commune d’Iferhounène. «Si cette situation est pénalisante pour l’ensemble de la filière, les exploitants agricoles des hautes montagnes subissent aussi les risques liés * la situation géographique, surtout en hiver où les conditions climatiques ne sont guère favorables * la survie et * l’activité normale des élevages», précise-t-il. A tous ces aléas, ce jeune opérateur, venu dans cette filière agricole grâce * la concrétisation d’un projet Ansej, évoque d’autres paramètres liés * la cherté d’autres intrants comme, par exemple, les vitamines de croissance et aux charges exorbitantes qui ne permettent pas aux producteurs d’équilibrer leur budget, sachant qu’un plateau d’œufs, dont le prix de revient est 180 DA * la production, est cédé sur le marché de gros du centre du pays (Eucalyptus) * 150 DA. Une conjoncture défavorable pour ces exploitants agricoles dont l’activité constitue un atout économique non négligeable pour cette région de l’arrière pays montagneux de Kabylie.

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          • #6

            Mardi 11 novembre 2008 -- Après l'augmentation en flèche des prix des viandes rouges, les blanches suivent le mouvement... Hier, le poulet, par exemple, est subitement passé de 210 * 280 dinars le kilo, sans aucune explication. Cette augmentation de 70 dinars a laissé perplexes les clients qui commentaient entre eux « ces prix qui dépassent l'entendement, car rien ne les explique ». Ceci en soulignant que même les oeufs n'ont pas échappé * cette frénésie puisqu'ils sont vendus * 11 dinars la pièce. « Du jamais vu ! », dit-on.

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            • #7

              Mardi 11 novembre 2008 -- Les prix de la viande blanche s'envolent sur les étals. Le kilo de poulet, qui était proposé, en octobre, entre 200 et 220 DA a, d'un seul coup d'aile, sauté * 290 DA, voire 320 DA, dans les marchés des quartiers. Ces fluctuations des prix des viandes blanches, denrée alimentaire par excellence des pauvres après la folie qui s'était emparée, cette année, des prix de la sardine, seraient dues * une baisse vertigineuse de l'offre. Les incertitudes autour des coûts des aliments de volaille sur le marché international avaient, finalement, poussé de nombreux petits éleveurs * mettre la clé sous le paillasson.

              «Les éleveurs ont cédé * la panique * cause des hésitations constatées dans le marché international des aliments de volaille. Les mises en place ont atteint leur plus bas niveau, depuis des années et les hangars sont presque vides», confie cet aviculteur. La panique générale s'est répercutée sur l'offre conduisant * une flambée soutenue des prix de la viande blanche. Ainsi, le kilo du poulet vif a pris des ailes pour atteindre 185 DA * l'hangar. On est loin du prix coûtant mais ce tarif reste raisonnable, si ce n'était l'intervention des hordes de spéculateurs de la chaîne de commercialisation des viandes blanches. La différence de prix entre les éleveurs et les vendeurs au détail avoisine les 110 DA pour un kilo. La marge bénéficiaire des intervenants dans la chaîne de commercialisation est plus importante que celle de l'éleveur qui doit, en outre, supporter de nombreuses charges.

              Autre répercussion de cette baisse de l'offre est la flambée des prix des oeufs qui viennent de frôler, pour la première fois, la barre des 13 DA l'unité. L'oeuf est, actuellement, cédé * 10 DA... au prix de gros. En ajoutant la marge bénéficiaire des grossistes et des détaillants, l'oeuf arrive * 12, voire 13 DA au consommateur. «Un oeuf * 12 DA! C'est du jamais vu», regrette ce père de famille.

              Ce qui est saisissant dans cette flambée des prix de la viande blanche est que l'argument de la cherté des aliments de volaille ne tient plus la route car, ces dernières semaines, il y a eu une chute spectaculaire des prix des aliments de volaille chez les entreprises privées. Le quintal de l'aliment de volaille proposé au début de l'année * 4.000 DA est doucement revenu * de meilleurs sentiments pour atteindre les 3.400 DA, chez les distributeurs privés. Le quintal de maïs qui était négocié, il y a quelques mois seulement * 3.200 DA est proposé aujourd'hui entre 1.500 et 1.600 DA, signale le président de la chambre d'Agriculture de la wilaya d'Oran. L'aliment de volaille est composé de 60% de maïs, de 27% de Soja, d'acides aminés et des minéraux essentiels.

              En dépit de cette conjoncture favorable, de nombreux éleveurs ont préféré, par prudence, baisser rideau. Autre cause qui serait * l'origine de la baisse de l'offre est le renforcement du dispositif de lutte contre l'abattage clandestin par les services de sécurité. La gendarmerie nationale avait effectué de nombreuses saisies, cette année, dans des zones réputées de la filière avicole, ce qui a contraint les petits éleveurs qui travaillent au noir * abandonner, du moins provisoirement, cette activité. «Cette conjoncture est passagère. Dans deux * trois mois les prix vont revenir * leur niveau normal», estime cet aviculteur.

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              • #8

                Dimanche 16 Novembre 2008 -- Après l'augmentation en flèche des prix des viandes rouges, les blanches suivent le mouvement. Le prix du poulet est monté en flèche en l’espace d’un mois. Vendu, il y a quelques jours seulement, * 200 DA le kilo, il place la barre trop haut et affiche les 280 et 290 DA le kilo. L’œuf est vendu entre 10 et 11 DA l’unité. Les marchands brandissent l’argument de la cherté des aliments de la volaille, qui se répercute sur le prix de vente.

                L’explication reste sans effet sur le consommateur qui s’attendait * ce qu’* la fin du Ramadhan et * l’approche de l’Aïd El Kebir les prix de la viande blanche baissent. “Les prix de la viande blanche ont augmenté sur le marché, nous sommes obligés de changer nos habitudes alimentaires”, a reconnu une femme rencontrée au marché de la ville. “Avant, on mangeait de la viande rouge.

                Il y a quelques années, nous avons changé nos habitudes culinaires en recourant de plus en plus * la viande blanche, mais le prix actuel de cette dernière nous pousse * chercher une autre solution. Laquelle ? Je ne sais pas”, ajoute la dame en désarroi. “Je ne comprends pas cette flambée des prix, mais nous devons nous débrouiller pour nous nourrir, nous devons traverser cette dure épreuve”, a-t-elle conclu.

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                • #9

                  Lundi 17 novembre 2008 -- A écouter de nombreux citoyens rencontrés, hier matin, dans les allées du marché Boumezzou, au centre-ville, «c'est un vent de folie qui s'est emparé de nos marchands de volailles». Cette remarque a été faite suite au constat des prix de vente des poulets, fixés depuis hier * 300 DA le kilo. «Même durant les périodes de disette, jamais ce prix n'a été atteint», dit-on. Les marchands passablement gênés par ces propos, se déchargent sur les grossistes et les éleveurs, soulignant la quantité très réduite de poulets mise en vente. «Auparavant, on les commandait par dizaines. Depuis cette augmentation, on n'achète qu'une douzaine au maximum par crainte de mévente», disent-ils.

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                  • #10

                    Jeudi 27 novembre 2008 -- Les aviculteurs n’affichent pas trop d’optimisme, allant jusqu’* déclarer que le marché ne connaîtra une «réelle et définitive stabilité» qu’* l’orée de l’année 2010. «On voudrait bien que les prix des viandes blanches et des œufs de consommation baissent le plus tôt possible, mais la réalité du terrain suggère de patienter encore des mois», indique un opérateur spécialisé dans la production des œufs * couver. Ces derniers ne sont pas * court d’arguments pour expliquer les hausses exponentielles que subissent les ménages. En premier lieu, la cascade de fermetures d’élevages de la filière ponte, c’est-*-dire les producteurs d’œufs de consommation qui ont vu leur nombre baisser de moitié. Plus de 50 % d’entre eux ont mis la clef sous le paillasson et cela avait pris effet au début du premier semestre de 2008. Ce déficit se répercutera évidemment sur les prix * la consommation des œufs, qui se négocient actuellement * 12 DA l’unité. De 6 DA, l’œuf passe ainsi au double. Certains commerces, notamment au Sud, proposent le plateau d’œufs jusqu’* 400 DA. C’est astronomique. Ce produit qui était * la portée des petites bourses devient inabordable pour de nombreuses familles aux faibles revenus. La même tendance est perceptible au niveau de la filière poulet de chair dans la mesure où 50 % également des opérateurs de ce secteur ont baissé rideau. Résultat : le poulet subit lui aussi une augmentation de 100 %. «Si la moitié des éleveurs ont arrêté leur activité, c’est parce que les prix des aliments avaient connu des hausses vertigineuses au début de l’année 2008. Ces opérateurs étouffaient, ils ne pouvaient plus travailler * perte», explique Salim Messaim, gérant d’une entreprise spécialisée dans la production des œufs * couver.

                    La filière reprend graduellement

                    Cet investisseur, vétérinaire de formation, tente d’éclairer notre lanterne en tant que représentant des éleveurs, préférant intervenir en dehors de sa qualité de vice-président de l’Association nationale de la filière avicole. «Je connais plus d’un opérateur qui a travaillé plusieurs mois * perte. Ayant atteint les limites, nombre de collègues ont été contraints de fermer, contraints de se convertir dans des activités qui n’ont rien * voir avec l’aviculture», fait savoir le docteur Messaim. Au début de l’année en cours, le maïs était écoulé * 3 000 DA le quintal sur le marché local alors que le soja se négociait * 4 200 DA le quintal. Toutefois, avec l’accalmie du marché mondial, ces deux produits de base, indispensables dans la fabrication de l’aliment animal, se négocient aujourd’hui * 2 000 DA le quintal. «Le prix reste cependant en dessus de la normale. Le coût réel tourne autour de 1 700 DA les cent kilos», explique-t-il, soulignant qu’il faudra encore des mois pour que les prix soient enfin stabilisés. Selon ce professionnel, les gens doivent patienter encore des mois pour revenir * la période d’avant. «Le cycle biologique nécessite * lui seul 5 * 6 mois. Il faut respecter le cours du processus, d’abord l’œuf * couver qui donnera le poussin qui donnera la poulette qui donnera enfin la poule pondeuse», explique encore cet opérateur. Pour ce qui est de la mesure prise par l’ONAB, office public de fabrication d’aliment du bétail, qui a décidé de baisser les prix de ses produits de 10 %, les professionnels applaudissent timidement. «C’est vrai que cela se répercutera sur le marché, mais ce n’est pas suffisant», estime-t-on dans la profession, relevant le fait que l’ONAB ne couvre que 20 % des besoins. Le reste, les 80 %, est assuré par le secteur privé où la pratique spéculative est pour beaucoup dans l’envolée des prix.

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                    • #11

                      Jeudi 27 novembre 2008 -- À dix jours de l’Aïd-el-Adha, les consommateurs semblent déterminés * boycotter le poulet. A la portée des petites bourses depuis longtemps, la viande blanche voit ses prix se rapprocher de ceux de la viande rouge. Un poulet revient * 750 DA dans certains quartiers et un œuf coûte 12 dinars ! Si pour les œufs, les prix devraient enregistrer une baisse * partir de samedi prochain, ce n’est pas le cas pour le poulet, selon certains commerçants. «Nous ne vendons plus ! Nous sommes presque au chômage. Nos clients nous boudent. Ils préfèrent s’abstenir en attendant que la fête de l’Aïd passe ou espèrent voir les prix de la volaille baisser» entre-temps. C’est ce que les commerçants et les vendeurs de la volaille affirment.

                      Lors de notre tournée hier dans certains quartiers d’Alger, l’ambiance semblait morose. «Inquiets», «énervés» et même «révoltés», les consommateurs commencent petit * petit * boycotter la volaille. «De toutes les manières, nous n’avons rien * perdre. Moi-même, je me débrouillerais avec de la viande congelée», nous a confié une vieille dame venue seulement s’enquérir des prix de la volaille. Rien n’est plus inquiétant pour les petites bourses de voir un poulet être cédé * 250 DA/kg. Aux marchés de Belouizdad, d’Ali Mellah ou de Meissonnier, le poulet reste encore inaccessible. Le moins cher, vidé, est cédé * 490 DA. Le poulet plein est beaucoup plus coûteux et atteint les 750 DA dans certains marchés d’Alger. Pour une poule, le prix est passé de 120 DA/kg * 200 DA/kg ! Pour la volaille déplumée, le prix est fixé * 250 DA/kg. Le poulet vidé a grimpé * 350 DA/kg alors pour celui coupé en morceaux, il est cédé * 400 DA/kg. Certains clients se rabattent alors sur les abats, témoignent-on. Une manière de tenir le coup en attendant de meilleurs jours. Bien évidemment, les commerçants ne se soucient pas trop des problèmes de leurs clients. «Le commerce, c’est le commerce», soutiennent-ils. «Que voulez vous que l’on fasse ? Tout est coûteux», ajoutent-ils. «Pour leur alimentation en maïs, je débourse 3 500 DA pour un quintal. Au total, je n’arrive pas * gagner plus de 10 DA par poulet vendu», nous explique un vendeur au marché de Belouizdad.

                      Quelles sont les causes et existent-il des solution ? L’aviculture prend généralement trois mois ou plus pour arriver * un produit prêt * la consommation. Or, ce qui s’est passé en septembre dernier n’a pas permis une bonne aviculture. La canicule était * son pic, ce qui a provoqué une «véritable catastrophe chez les aviculteurs», nous a expliqué un ancien vendeur de volaille qui, du haut de ses 36 ans d’activité, témoigne que jamais les prix ont atteint un tel seuil. Nous nous retrouvons actuellement dans une crise de production, ajoute-t-il en affirmant qu’elle persistera bien après l’Aïd. Le même commerçant ne met pas tout cela sur le compte de la météo, mais aussi sur celui des «pouvoirs publics» qui ne soutiennent pas, de son avis, cette activité. «Il faudrait aider les simples agriculteurs avec des crédits bancaires et cesser également ce monopole des poulailler par certains», estime-t-il. Plusieurs commerçants affichent déj* leur disponibilité * remettre leur agrément dans la mesure où ils ne bénéficient d’aucune aide. «Pourquoi ne pas nous aider * installer des abattoirs», nous explique-t-on encore. Enfin, soutient-on, d’ici * samedi, les prix des œufs devraient enregistrer une baisse en passant de 12 * 10 DA l’unité, en attendant une forte baisse, semble-t-il.

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                      • #12
                        Djamila Loukil :


                        Samedi 31 Janvier 2009 -- Deux organisations professionnelles de la filière avicole, * savoir, l’Association nationale des vétérinaires (ANV) et l’Association interprofessionnelle des productions animales (Aipa), se sont retrouvées, jeudi matin, * l’hôtel Mouahidine * Oran, pour un symposium sur la nutrition animale. Cette rencontre, la deuxième du genre, avait surtout pour objectif de débattre des perspectives du secteur de l’aviculture et les conséquences de la crise financière mondiale qui va avoir un impact des plus graves d’ici 3 * 4 ans sur cette filière qui fait vivre 2 millions de personnes. Selon une étude présentée par un expert en nutrition animale – le Dr Nasser Eddine Assal – les producteurs avicoles doivent dès * présent abandonner le maïs et le tourteau de soja comme base de l’aliment pour volailles, et opter impérativement pour des céréales de substitution, * savoir le blé. Et celui-ci de s’adresser aux éleveurs et aux producteurs présents : “Vous devez oublier totalement le maïs, si vous voulez pérenniser votre activité ; d’ici 2015, l’Algérie n’aura plus les moyens d’acheter du maïs… l’on va arriver * une situation où le kg de viande blanche atteindra les 1 000 DA. Qui pourra acheter * ce prix ?”, lâche l’orateur.

                        D’ors et déj*, les organisations professionnelles envisagent d’interpeller le gouvernement et de revendiquer, au vu de l’étude économique, l’octroi de blé subventionné par le biais d’une filiale * créer au sein de l’OAIC : “Nous devons nous organiser en coopérative pour pouvoir bénéficier d’un quota spécial de blé dénaturé c’est-*-dire coloré qui ne sera utilisé que pour l’aliment animal…” En effet, pour M. Nasser Eddine Assal, la crise financière, qui provoque une baisse importante de nos recettes pétrolières, va diminuer nos capacités d’importations de céréales : “Il ne faut pas oublier que l’Algérie est le premier importateur au monde de céréales, l’Algérien consomme chaque année 235 kg de pain contre 96,2 kg en Égypte, par exemple, qui compte pourtant une population de 82 millions d’habitants.” Et de poursuivre : “En 2007, l’Algérie a acheté pour 1,3 milliard de dollars de céréales et en 2008 pour 2,5 milliards… pour assurer la couverture de nos besoins en céréales, il fallait 14 jours de production de pétrole, en 2008 nous sommes passés * 20 jours !”

                        D’autres facteurs vont aggraver la situation. Et d’évoquer la baisse des réserves mondiales de pétrole qui, chaque année, pousse les principaux pays producteurs mondiaux de céréales * réserver de plus en plus leurs surfaces agricoles utiles * la production de biocarburant. À ce titre, la France, selon l’expert de l’Aipa, devra produire, * l’horizon 2020, 50 millions de tonnes pour le biocarburant. Autre facteur qu’il faut prendre en compte : la Chine et l’Inde, selon des économistes, verront, en 2020, leurs besoins en céréales représenter 48% de la production mondiale exportée. Si dans un premier temps, les professionnels de la filière avicole veulent obtenir un quota de blé dénaturé qui leur permettrait de remplacer le maïs et le tourteau de soja par du blé, comme cela se fait déj* dans plusieurs pays occidentaux, * terme ces derniers veulent encore obtenir du ministère de l’Agriculture appui et aide * la production de blé irrigué, notamment des variétés telles que le triticale qui nécessite peu d’eau. “Nous n’avons besoin que de 200 000 hectares sur les 47 millions de surface agricole utile dont dispose l’Algérie, il faudra augmenter le nombre de stations de dessalement !”, a encore expliqué l’intervenant. L’étude présentée jeudi sera transmise très prochainement au gouvernement avec les propositions des deux organisations professionnelles de la filière avicole.

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                        • #13

                          Dimanche 1 Février 2009 -- Le prix du poulet a grimpé, hier, * 240 DA le kilogramme, alors qu’il allait entre 170 DA et 190 DA une semaine auparavant, idem pour les œufs dont le prix a atteint les 11 DA l’unité chez plusieurs épiciers. Les prix du poulet et des œufs continuent * grimper dans les différents marchés et vendeurs en détaille où on s’était rendu hier, et le prix d’un seul œuf a atteint 11DA voire 12 chez quelques épiciers, et le prix d’un plateau d’œufs, 30 unités, est estimé * 330 Da, quant aux commerçants grossistes, les prix ont été fixé * 285 DA pour un seul plateau. Le prix du poulet est estimé * 240 Da le kilogramme, alors que son prix a atteint 250 DA chez quelques épiciers, et une semaine auparavant son prix variait entre 170 Da et 190 DA, justifiant cela par l’augmentation de son prix dans les marchés de gros. Le secrétaire général de l’union nationale des agriculteurs Algériens a justifié la hausse des prix de ces deux produits par la hausse des prix des aliments de volailles depuis le début de l’année en cours qui sont passés de 4 milles DA * 7 milles DA le quintal, ce qui s’est répercuté négativement sur les prix des œufs et du poulet.

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                          • #14

                            Samedi 7 Février 2009 -- Décidément, le marché des viandes blanches est tout ce qu'il y a de désordonné, affirment des clients constantinois. «Le prix du kilo de poulet a, tout simplement, augmenté de 100 dinars, du jour au lendemain. Les vendeurs affichaient 300 dinars le kilo contre 200 la veille, c'est * n'y rien comprendre, dit-on. Certains affirment que les grossistes et éleveurs se remplissent bien les poches faisant augmenter les prix * leur convenance et tant pis pour le consommateur. Les vendeurs qui appliquent ces tarifs affirment, quant * eux, «avoir acheté cher», sans pour autant préciser le prix du kilo en gros.

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                            • #15

                              Lundi 9 Février 2009 -- La crise qui guette la filière avicole et sa kyrielle de sous-traitants est une arme * double tranchant. D'abord sociale. 400.000 familles vivent de la volaille. Conséquence économique, ensuite. Les producteurs voient leurs trésoreries s'assécher et leurs bénéfices fondre. Des milliers d'aviculteurs risquent de faire une croix sur l'activité. Avec quelque 400.000 producteurs et près d'un million d'emplois, dans les segments de l'élevage, abattage et la transformation, la filière avicole algérienne est menacée par la volatilité des cours des céréales, indispensables * l'alimentation des volailles. Ceci contraint cette économie agricole * une restructuration profonde. La volatilité des prix des produits agricoles met la filière avicole algérienne dans un univers de plus en plus incertain.

                              Pour Le Dr Dahmani, expert en productions animales, les aviculteurs doivent s'armer. Le secteur n'a pas tiré toutes les leçons de la crise qui l'a frappé de plein fouet durant trois longues années. Le prix du maïs, intrant essentiel de l'aliment de la volaille, par exemple, a subi une hausse de 72% entre janvier et décembre 2007. Asphyxiés, les producteurs avaient appelé l'Etat * leur rescousse. Puis, les prix des céréales ont baissé, la filière souffle un peu mais sait qu'elle n'est pas sortie de la crise tant elle est totalement dépendante des importations massives de céréales nécessaires * la fabrication de l'aliment des volailles. Il y a * peine une année, les prix de l'aliment avaient donné des sueurs froides aux aviculteurs. La filière avait traversé une crise d'une extrême brutalité. Et l'heure était * la mobilisation générale avant que la garde baisse quand le prix de l'aliment baisse * hauteur de 10%. Une inquiétude * la hauteur de l'enjeu : la céréaliculture, c'est la colonne vertébrale de l'élevage algérien dans tous ses segments (lait, viandes rouge et blanche).

                              2010 s'annonce redoutable

                              La crise a frappé la filière dès 2005, et n'a cessé de s'amplifier au fil des mois jusqu'* 2008. Les premières mesures de soutien se sont vite révélées insuffisantes. Primo : les aviculteurs produisent * 95% * crédit. Secundo : les céréales, gros dévoreurs de l'investissement, sont importées et dépendent d'un marché international volatile. Le choc de 2005 et sa réplique brutale de 2007/2008 étaient d'autant plus graves que la crise est aussi globale. La filière avait lutté miraculeusement pour sa survie. Et 2010 s'annonce tout aussi redoutable : chez les producteurs, on reconnaît naviguer * vue. Les professionnels de l'élevage insistent sur la nécessité de mettre le cap sur l'incontournable céréaliculture. C'est-*-dire produire localement les céréales et les oléagineux pour assurer l'autosuffisance alimentaire de leurs élevages.

                              Les mesures dites «d'urgence» prises par les pouvoirs publics ne sont qu'un traitement symptomatique de la crise. Les prix des intrants rentrant dans la composition de l'aliment de volaille, qui jouent au yo-yo, ont causé un énorme préjudice financier aux producteurs. Une contrainte ruineuse qui rendra salutaire la mise en place d'une véritable politique d'encouragement de la production locale du maïs et du tourteau de soja. Les aviculteurs le savent bien : créer un élevage de poulets de chair équivaut * jouer une partie de poker, tant les aléas entourant cette activité sont foisonnants et imprévisibles. Novembre 2008 : les cours du maïs et du tourteau de soja baissent sur les marchés internationaux. Le groupe public des aliments de bétail et d'aviculture (ONAB) baisse de 10% les prix des aliments destinés * l'élevage. Mais pour les experts, un rebond des céréales est envisageable dans les prochains mois. Le maïs, le blé, voire le soja pourraient voir leurs cours repartir * la hausse.

                              Les céréales n'ont pas échappé * la dislocation générale des marchés mondiaux. Sur les six derniers mois, le maïs a chuté de 27% et le soja de près de 19%. La tonne de maïs est passée de 250 dollars la tonne * près de 166 dollars actuellement, tandis que la tonne du soja est cédée * environ 342 dollars actuellement, après avoir culminé * 395 dollars, il y a quatre mois. L'assèchement du crédit * l'échelle mondiale a fait lâcher les spéculateurs de tout bord. De plus, l'engouement général pour les matières premières n'a plus lieu d'être, en raison de la récession mondiale. Mais pour les experts, les céréales seraient les premières bénéficiaires d'un rebond car personne ne peut se passer de ces matières premières alimentaires. Plusieurs autres facteurs pourraient venir soutenir les cours. «Il y a d'abord les récoltes, qui pourraient s'avérer moins bonnes que prévu. Il faut aussi penser aux biocarburants», explique un expert.

                              Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, les biocarburants devraient utiliser 30 millions de tonnes de céréales en plus cette année. Le maïs, que 100% de nos aviculteurs utilisent, est en première ligne. Menace immédiate pour la filière: la perspective de l'importation directe des viandes blanches des pays * coûts de production extrêmement faibles, * l'image du Brésil où le kilo de poulet est produit * raison de l'équivalent de 30 dinars.

                              Les professionnels réclament un allègement fiscal de la TVA (actuellement de 17%) et d'autres taxes sur les produits finis tels le poulet et les oeufs de consommation. «Arriver * des prix raisonnables de la volaille pour le consommateur est tributaire aussi de l'exonération des aviculteurs de ces taxes, et ce, afin de relancer cette filière et d'encourager la création de nouvelles unités avicoles», plaide le Dr Dahmani. «D'autres taxes comme celles de l'abattage ou de celles appliquées aux outils de production avicole ont favorisé la prolifération d'abattoirs activant dans l'informel où la majorité des aviculteurs préfèrent abattre leur cheptel afin d'échapper au paiement des taxes», regrette notre expert.

                              Novembre 2008. Le ministère du Commerce annonce un allégement fiscal de la TVA qui était de l'ordre de 17% sur les transactions de l'aliment de bétail. Aussi, cette mesure annoncée par le ministère du Commerce s'adosse * d'autres dispositions prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2008 portant exemption de la TVA sur les prix des engrais, des produits phytosanitaires et des intrants pour la fabrication de l'aliment de bétail ainsi que ceux des loyers relatifs au matériel agricole fabriqué localement (contrats de crédit-bail). Quarante produits sont censés être concernés par cette baisse.

                              Quelques jours plus tard, les professionnels du secteur de l'aviculture montent au créneau et affirment que cet allégement n'est pas appliqué dans les opérations d'achat par les producteurs privés d'aliment de bétail qui continuent, selon eux, de facturer la fameuse taxe sur la valeur ajoutée * hauteur de 17%. Sachant que l'Office national de l'aliment de bétail ne couvre que 20% des besoins du marché national évalués * 8 millions de tonnes/an, soit 1,6 million de tonnes seulement, 80% sont assurés par des intervenants privés.

                              La baisse annoncée des prix ne peut avoir les résultats escomptés sur les coûts des viandes et de l'oeuf, les opérateurs privés ne se sentant pas tenus par l'obligation de se conformer * cette disposition. Résultat : sur les étals, le kg de dinde frôle les 330 DA, le poulet affiche 300 DA le kg, tandis que le prix de l'oeuf est passé * 11 DA.

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