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Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) :

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  • #16
    Merouane Mokdad :


    Mardi 15 Septembre 2009 -- Le patronat continue de dénoncer certaines nouvelles mesures contenues dans la loi de finances complémentaire 2009. Lundi soir, lors d'une rencontre-débat organisée par le Forum des chefs d'entreprise (FCE) ?* l'Hôtel El Aurassi d'Alger, experts et entrepreneurs ont eu ?* aborder la problématique de la place de l'entreprise dans le nouveau plan de développement économique 2009-2014. Les patrons ne sont pas satisfaits du climat des affaires et revendiquent plus de concertation dans la prise de décision. Dans ce contexte, l'instauration du crédit documentaire (Crédoc) comme unique moyen paiement des importations continue de susciter désarroi et incompréhension de leur part. Pour bon nombre d'entre eux , le Crédoc n'a pas lieu d'être. Selon Kamel Adiche, chef d'entreprise, il a fallu des années pour que les fournisseurs étrangers commencent ?* faire confiance aux entreprises algériennes et leur suppriment le paiement par crédit documentaire. Ce mode de paiement est pourtant favorable aux fournisseurs, les clients étant obligés ?* payer d'avance leurs achats. « Le problème est que nous n'avons aucun moyen de vérifier cette marchandise. En plus, nous somme obligés de mobiliser le montant de la transaction au niveau de la banque qui garantit le paiement pour le fournisseur mais il y a beaucoup d'entreprises qui ne peuvent pas assumer cette trésorerie », a-t-il estimé. Mettre des entreprises nationales en difficulté. C'est le risque ?* prendre pour assainir le commerce extérieur. C'est l'avis du représentant des banques et établissement financiers, Abdelrahmane Benkhalfa. Il a relevé qu'?* terme, « le Crédoc permettra de professionnaliser et de crédibiliser le métier d'importateur en Algérie ». « Donc sur l'économie cela permet de faire un tri important parmi les importations dommageables ?* notre industrie naissante et d'écarter les marchandises contrefaites ou ne répandant pas au normes » a-t-il expliqué. Moins d'importation, c'est pourtant ce qu'a toujours revendiqué le patronat algérien. Mais, pour le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Réda Hamiani, il faut faire la part des choses.« Trop d'ouverture ou trop de fermeture c'est nuisible ?* l'entreprise, il faut trouver un équilibre entre les deux et éviter de tomber dans les extrêmes », a-t-il souligné. Selon M. Hamiani, une limitation excessive des échanges avec l'étranger peut également s'avérer nocive pour l'entreprise algérienne. En substance, le patronat préconise de trouver l'équilibre entre la protection de l'économie et la préservation des besoins commerciaux de l'industrie.

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    • #17

      Mercredi 16 Septembre 2009 -- «C'est un véritable tsunami qui se profile dans notre environnement économique, notamment avec les nouvelles mesures de la loi de finances complémentaire 2009, exigeant le recours obligatoire au crédit documentaire». C'est la crainte d'un opérateur économique exprimée, lors d'une soirée débat organisée avant-hier, ?* l'hôtel Aurassi, par le forum des chefs d'entreprise (FCE), sur le thème «la place de l'entreprise algérienne dans le nouveau plan quinquennal 2009-2014». Les intervenants, notamment des chefs d'entreprise, préviennent des conséquences de certaines mesures de la loi de finances complémentaire 2009, notamment l'instauration du crédit documentaire comme seul mode de paiement. Les patrons d'entreprises algériennes affirment qu'au-del?* des ruptures prochaines des stocks et de manque de matière première, ainsi que des produits de première nécessité, un grand nombre d'entreprises notamment des PME risquent de mettre la clé sous le paillasson, et fatalement leurs travailleurs se retrouveront ?* la rue. Les intervenant expliquent qu'il est difficile pour une entreprise, surtout les petites et les moyennes entreprises, d'immobiliser une importante trésorerie pour pouvoir payer ?* la commande. Ce qui est redouté en outre, par les hommes d'affaires et les chefs d'entreprise, est le surcoût et l'inflation qui menacent notre économie. Le président du FCE, Réda Hamiani, a regretté le fait que les pouvoirs publics aient pensé ?* protéger les fournisseurs étrangers sans pour autant penser aux clients algériens, notamment les entreprises de production. Hamiani explique que cette mesure profite aux fournisseurs étrangers. Le chef du FCE a fait rappeler que le recours au crédit documentaire était une exigence des fournisseurs étrangers, quand l'Algérie était classée parmi les pays ?* haut risque. Il précise que c'est une demande des fournisseurs étrangers pour avoir plus de garanties. Pourtant, les clients (opérateurs économiques algériens) règlent en général leur dû au minimum 90 jours après la réception de la marchandise. Les chefs d'entreprise s'interrogent, comment cette mesure peut-elle baisser du volume des importations et favoriser la production nationale, sachant qu'?* cause d'elle un nombre important de PME risquent de fermer définitivement. Enfin, les patrons ont évoqué d'autres contraintes qui empêchent leur épanouissement et qui rendent leur entreprise vulnérable devant la rude concurrence (notamment la concurrence déloyale de l'économie de bazar) qui prévaut sur le marché algérien. Les intervenants ont évoqué avec colère, la série de problèmes majeurs non résolus de l'entreprise algérienne, et ce, depuis des années. Des problèmes allant de la rigidité de l'administration au fameux problème du foncier et de la bureaucratie en passant par les problèmes bancaires. Qualifiant le climat des affaires de « médiocre » et les investissements d'insuffisants, le professeur Bouzidi a estimé que les pouvoirs publics doivent passer de la politique de relance par la demande ?* la politique de l'offre, s'ils veulent vraiment « favoriser la préférence nationale ». Le professeur Bouzidi a rappelé que l'Algérie demeure ?* la traine en matière de compétitivité économique, en dépit des nombreuses réformes entamées, qui obéissent, selon l'expert, ?* la politique de relance économique, selon la demande. Il a rappelé que le dernier rapport annuel mondial sur la compétitivité globale 2009/2010 classe l'Algérie ?* la 83ème sur une liste de 133 pays d'où la nécessité de changer de vision en passant ?* la politique de l'offre. L'expert recommande plus de mesures de soutien en faveur de l'entreprise nationale et non pas le contraire, comme c'est le cas dans la loi de finances complémentaire 2009. Enfin, les participants au débat ont tous déploré le manque de concertation avec les véritables acteurs de l'économie.

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      • #18
        Ali Idir :


        Mercredi 16 Septembre 2009 -- Les commentaires de Serge Gurvil, directeur général du concessionnaire automobile Diamal (filiale du groupe français CFAO), sur le président Abdelaziz Bouteflika et la situation politique en Algérie suscitent la consternation et des condamnations parmi les patrons algériens. Mercredi, au lendemain de la publication par TSA de notes internes envoyées par M. Gurvil ?* sa hiérarchie ?* Paris, le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a décidé d'agir en prévoyant l'exclusion du DG de Diamal de son comité exécutif dès sa prochaine réunion. «Je vais introduire une demande d'exclusion de nos rangs de ce directeur lors de notre prochain Conseil exécutif», a indiqué le président du FCE, Réda Hamiani dans une déclaration ?* TSA. Mais au sein du FCE, le ton est déj?* donné. «Les propos tenus par le directeur général de Diamal ne font pas honneur aux membres du Forum. Nous sommes consternés, déçus et amers par rapport ?* tels propos», a ajouté M. Hamiani. «Nous allons l'exclure de nos rangs pour une question de rectitude. On ne peut pas garder quelqu'un qui tient de tels propos sur nos responsables politiques», estime t-il. Consterné et déçu, M. Hamiani affirme qu'il n'a jamais eu l'occasion de lire de tels propos sur la situation politique du pays et les responsables politiques de la part de dirigeants économiques. «On se demande qu'est ce qu'il (M. Gurvil, ndlr) fait en Algérie», s'étonne le président du FCE. Le FCE, poursuit M. Hamiani, a l'habitude de s'exprimer sur la situation politique et économique du pays, mais pas avec la manière avec laquelle M. Gurvil l'a fait. Le DG français du concessionnaire Diamal a comparé, dans des notes internes envoyées ?* sa hiérarchie en France, le président Bouteflika ?* un parrain et accusé le premier ministre Ahmed Ouyahia d'être «maqué» avec Sovac, le représentant exclusif du groupe allemand Volkswagen.

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        • #19
          Sonia Lyes :


          Mercredi 16 Septembre 2009 -- Le directeur général de Diamal, Serge Gurvil, a été limogé mercredi matin, selon l'édition de jeudi 17 septembre du quotidien arabophone Ennahar qui cite une source autorisée au sein de CFAO, la maison mère française du concessionnaire automobile. M. Gurvil a été empêché de rejoindre son bureau, selon la même source. Ce limogeage intervient après les révélations de TSA sur l'existence de notes internes rédigées par M. Gurvil ?* l'attention de sa hiérarchie ?* Paris dans lesquelles il comparait notamment le président Boutelika ?* un parrain de la mafia « isolé et fragile ». Le DG de Diamal accusait également le premier ministre Ahmed Ouyahia d'être « maqué » avec le concessionnaire automobile Sovac, distributeur exclusif de Volkswagen en Algérie. Pour sa part, la porte-parole de l'ambassade de France ?* Alger, dans une déclaration ?* Ennahar, a indiqué que les déclarations de Serge Gurvil n'engageait pas l'Etat français. En revanche, contacté par le même journal, le ministère algérien des Affaires étrangères n'a pas commenté l'affaire qui touche pourtant directement ?* la personne du chef de l'Etat.

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          • #20
            Merouane Mokdad :


            Mercredi 21 Octobre 2009 -- Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a regretté le maintien du Crédit documentaire comme unique moyen de paiement dans les opérations de commerce extérieur dans le projet de loi de finances 2010, adopté lundi en conseil des ministres. Cette mesure a été introduite dans la loi de finances complémentaire 2009. « Le Credoc est une impasse pour les producteurs. Le patronat aurait voulu qu’on face la distinction entre les importateurs qui revendent en l’état et les chefs d’entreprises qui produisent. Il n’est pas normal de les pénaliser avec le crédit obligatoire qui met un mois pour être confirmé ou infirmé aux fournisseurs», a déclaré Réda Hamiani, président du FCE. Le FCE tiendra bientôt une assemblée générale pour interpeller les pouvoirs publics sur cette question via une motion. « Il faut qu’on différencie dans ce mode de payement entre ceux qui produisent et qui sont pénalisés par le Credoc et ceux qui importent. On va évoquer également la question de la concession des terrains par le biais des enchères. Nous nous ne sommes pas contre la concession mais les chefs d’entreprises ne sont pas intéressés par l’acquisition du foncier par la vente aux enchères », a précisé Réda Hamiani. Selon lui, la croissance économique est, depuis 2001, portée par la dépense publique. « Ce qui reste une bonne chose mais il faudrait maintenant que l’Etat propose aux entreprises des plans de relance ambitieux car l’avenir c’est une croissance tirée par les entreprises », a-t-il estimé. Réda Hamiani a remarqué que, dans son ensemble, le projet de loi de finance 2010 met un accent particulier sur les transferts sociaux notamment les revalorisations de salaire attendues incessamment - le gouvernement envisage de revoir ?* la hausse du Salaire national minimum garantie, SNMG. « À retenir également, un taux de croissance prévisionnel de 4%. Cela reste satisfaisant par rapport ?* un contexte international encore tendu », a encore observé Réda Hamiani.

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            • #21
              Hakim Arous :


              Mercredi 11 Novembre 2009 -- Les chefs d’entreprises algériens n’ont jamais été aussi pessimistes depuis cinq ans. C’est ce qui ressort du dernier baromètre mensuel du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) pour le mois d’octobre, rendu public aujourd’hui. L’indice de confiance des entrepreneurs a perdu trois points depuis le mois dernier. Selon ce sondage, 45% des entreprises ont subi des baisses de commandes et 41% envisagent en conséquence de baisser leur niveau de production dans les trois prochains mois. Même si certains secteurs parviennent encore ?* envisager des perspectives d’avenir positives, comme le BTPH ou les services, ces chiffres illustrent bien les difficultés actuelles des opérateurs économiques nationaux.

              Les entrepreneurs algériens semblent ainsi ne pas avoir encore totalement digéré les mesures comprises dans la loi de finance complémentaire 2009 adoptée cet été, notamment l’obligation de recours au crédit documentaire pour les transactions internationales. Une mesure qui pénalise une économie qui importe une grande part de ses matières premières. Déj?* en septembre dernier, le président du FCE, Reda Hamiani, tirait la sonnette d’alarme, lors d’une journée de débat sur la place de l’entreprise algérienne en pointant du doigt « un processus de fermeture » et notamment aussi l’incapacité des autorités ?* mettre fin au secteur informel qui pénalise le développement et la croissance des PME nationales.

              Et ce n’est pas le classement Doing Business, publié mi-septembre, qui aurait pu redonner confiance aux entrepreneurs algériens. L’Algérie y pointe en effet ?* la 136ème place concernant le climat des affaires sur 183 pays, en recul de deux points par rapport ?* l’an dernier. Un verdict qui s’ajoute aux chiffres peu brillants de l’économie nationale pour le premier semestre 2009 avec une baisse de 50% de ses exportations ?* 20 milliards de dollars et une stagnation des importations ?* 19 milliards de dollars. Les bons chiffres de l’emploi, plus 758 000 créés au premier semestre 2009, ou de l’inflation, et les projections optimistes communiquées par le FMI la semaine dernière n’ont donc pas suffit ?* rassurer les chefs d’entreprises.

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              • #22
                Hakim Arous :


                Lundi 7 Décembre 2009 -- Après des mois de déprime, les chefs d'entreprises algériens commencent ?* voir la lumière au bout du tunnel. C'est ce qui ressort du baromètre mensuel du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) pour le mois de novembre, rendu public aujourd’hui. L'indice de confiance des chefs d'entreprise a progressé de dix points par rapport au mois dernier, passant de – 16 ?* -6. L'indice de confiance reste dans la zone négative, toujours plombé par la crise internationale et par la reprise timide de l'activité en Europe et dans le monde. « Les prochains mois confirmeront ou infirmeront ce renversement de tendance », commente le FCE. Principale bonne nouvelle de ce sondage : l'amélioration de l'écoulement des produits et le niveau des commandes qui ont progressé respectivement de 8 et 3 points. En conséquence, l'appréciation des perspectives de production pour les trois prochains mois redevient positive. D'un point de vue sectoriel, cette amélioration du moral des chefs d'entreprise se fait particulièrement sentir dans les industries manufacturières.

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                • #23
                  Sonia Lyes :


                  Mercredi 9 Décembre 2009 -- « Il reçoit le Medef et des élus de Marseille venus lui parler des problèmes de leurs transitaires après les décisions de la LFC mais ?* aucun moment il n’a reçu des hommes d’affaires algériens qui, eux, sont confrontés ?* de vrais problèmes ». Ce commentaire émane d’un homme d’affaires algérien qui a souhaité garder l’anonymat. Comme d’autres investisseurs locaux, il est furieux contre le Premier ministre qui « ne fait rien pour trouver des solutions aux nombreux problèmes des investisseurs locaux ». Depuis plusieurs mois, les hommes d’affaires algériens attendent des réponses concrètes de la part du gouvernement ?* leurs nombreuses difficultés : des dizaines de projets bloqués sans explication, un foncier industriel hors de prix et vendu aux enchères, des lois qui changent sans concertation avec les patrons, des PME asphyxiées, des secteurs comme le bâtiment qui souffrent, etc. Mais depuis son retour aux affaires, le 23 juin 2008, Ahmed Ouyahia n’a accordé aucune audience ?* des patrons algériens. Même leur principal représentant, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) attend toujours une réponse ?* ses nombreuses demandes d’audiences. À plusieurs reprises, l’organisation patronale avait émis le souhait de rencontrer le chef du gouvernement, sans obtenir de réponse. Les deux parties ne se rencontrent qu’?* l’occasion des réunions de la Tripartite (patronat, syndicat et gouvernement). Un cadre peu propice pour évoquer les sujets sérieux et les préoccupations des patrons.

                  « Quel est l’apport d’un transitaire du port de Marseille ?* l’économie nationale qui pourrait justifier l’audience accordée par le Premier ministre aux élus de Marseille ? Où sont les investissements français qui pourraient justifier l’accueil réservé au Medef ? », s’insurge un autre homme d’affaires. Pour lui, la véritable richesse est créée par les entrepreneurs locaux. « Nous payons nos impôts en Algérie, nous créons de l’emploi et nous ne transférons pas notre argent », explique un autre entrepreneur. « Alors, ajoute-t-il, pourquoi un tel mépris ? ». Toutefois, Ahmed Ouyahia n’est pas le seul ?* fermer ses portes aux patrons locaux. Hamid Temmar et Karim Djoudi, deux ministres directement concernés par le dossier des investissements et des entreprises, restent inaccessibles. « Pour rencontrer Temmar, il faut attendre la prochaine visite du Medef et espérer être invité ?* la réception au Sofitel », ironise un homme d’affaires. Cette distance affichée par le gouvernement ?* l'égard des patrons algériens s'explique en partie par le fait que les autorités n'ont jamais compté réellement sur le secteur privé national pour développer l'économie. Après avoir cherché en vain ?* attirer les investisseurs étrangers, le gouvernement tente maintenant de relancer le secteur économique public en grandes difficultés en y injectant des milliards de dollars pour le moderniser.

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                  • #24
                    Hakim Arous :


                    Lundi 11 Janvier 2010 -- Le moral des chefs d'entreprises reste stable mais toujours négatif en Algérie. C'est ce qui ressort du sondage mensuel réalisé par le Forum des Chefs d'Entreprises en décembre dernier. Selon cette enquête, l'indice de confiance est resté négatif et inchangé pour le deuxième mois consécutif. Visiblement, explique le FCE dans son commentaire, « les décisions de la dernière tripartite tenue en décembre 2009 ne semblent pas avoir eu une influence sur les chefs d'entreprises quand aux perspectives de relance de l'activité ». Plus précisément, 47% des chefs d'entreprises interrogés estiment que le climat économique est resté stable, 42% qu'il s'est détérioré et 11% seulement qu'il s'est amélioré. Sectoriellement, le secteur du BTPH et des industries manifacturières sont les plus touchés par la déprime, puisque l'indice de confiance des chefs d'entreprises a diminué respectivement de 16 et 39 points. En revanche, le moral est ?* l'amélioration danss l'industrie agro-alimentaire, avec une augmentation de 18 points en décembre.

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                    • #25
                      Riyad Hamadi :


                      Mercredi 13 Janvier 2010 -- Une délégation du Forum des chefs d'entreprises (FCE) conduite par son président Réda Hamiani rencontrera, jeudi 14 janvier, le ministre des Finances Karim Djoudi, a appris TSA de source patronale. La tenue de cette rencontre a été décidée au cours de la dernière rencontre entre le président du FCE et le premier ministre Ahmed Ouyahia. Les patrons du FCE devraient soumettre ?* M. Djoudi leurs problèmes qui concernent notamment le foncier industriel, le financement des entreprises, particulièrement les PME, l'investissement et l'ouverture du marché national aux produits étrangers, selon la même source. Cet échange devrait favoriser le dialogue entre les patrons et le gouvernement sur les dossiers économiques.

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                      • #26

                        Dimanche 17 Janvier 2010 -- Le gouvernement se dirige vers l’élargissement de la tripartite, en intégrant le Forum des chefs d’entreprises qui s’ajoutera ?* la composante classique de cette formation, en l’occurrence le gouvernement, les organisations du patronat privés et l’UGTA. Cette option sera tranchée au cours de la prochaine réunion de la tripartite, prévue avant la fin du premier semestre de l’année en cours. Selon des sources sûres, cette démarche a été discutée entre le premier ministre Ahmed Ouyahia et le président du Forum des chefs d’entreprises, Réda Hamiani, le mois dernier, suite ?* une médiation conduite par un homme d’affaires opérant dans le domaine des constructions et des travaux publiques. Selon certaines indiscrétions, Hamiani ne serait pas opposé ?* cette démarche, surtout avec la fragilité du secteur économique privé et sa dépendance aux subventions des pouvoirs publiques, afin d’assurer sa survie sur la scène économique. Cependant, selon des sources au sein du FCE, son président d’honneur, Omar Ramdane, joue un rôle prépondérant dans cette démarche. Notons qu’il a été nommé parmi le tiers présidentiel au Sénat, par le Président de la république. Les mêmes sources estiment que l’arrivée de M. Ramdane au Sénat a eu lieu, suite ?* l’approbation de la majorité des acteurs au sein du FCE, portant la nécessité de rejoindre la tripartite, afin de parvenir ?* participer dans la prise de décision et des résolutions qui s’intéressent au monde du travail, notamment dans le cadre du front social et économique. Cette adhésion a été encouragée par la nouvelle tendance économique du gouvernement qui vise ?* instaurer davantage de protection des capacités financières du pays, afin d’éviter d’éventuelles répercussions de la crise économique mondiale sur notre économie qui, estime-t-on, perdurera encore. Pour rappel, le forum des chefs d’entreprises a été créé en 2000. Il comprend 250 membres représentant 500 entreprises privées, classées parmi les sociétés les plus performantes sur le marché national. Leur chiffre d’affaire s’élève ?* près 5 milliards d’euros et englobe près de 122.000 employés.

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                        • #27
                          Riyad Hamadi :


                          Jeudi 21 Janvier 2010 -- Une délégation du Forum des chefs d’entreprises (FCE) a rencontré jeudi 21 janvier le ministre des Finances, Karim Djoudi et ses collaborateurs au siège de ce ministère. Les deux parties ont convenu de créer quatre commissions, a appris TSA de sources proches des deux délégations. La première s’occupera du foncier, la deuxième du crédit documentaire, la troisième de la fiscalité des entreprises et la quatrième de l’environnement des affaires. Les patrons conduits par le président du FCE, Réda Hamiani, ont fait part au ministre des Finances des problèmes auxquels ils sont confrontés, notamment le foncier industriel et l’instauration du crédit documentaire comme unique moyen de paiement des importations dans le cadre de la Loi de finances complémentaire 2009, entrée en vigueur fin juillet dernier. « Cette mesure a quasiment bloqué la machine économique, se plaint un chef d’entreprise. Les banques ont reçu 60.000 demandes de crédoc en cinq mois alors qu’elles traitaient en moyenne 5.000 demandes par an ».

                          Le ministre des Finances a défendu cette décision qui a fait reculer, selon lui, la facture d’importation. La thèse a peu convainu. « La facture d’importation a baissé parce le volume des importations a baissé ?* cause du crédoc. Beaucoup d’entreprises n’arrivent pas ?* acheter ?* l’étranger. Pour ouvrir une lettre de crédit, il faut compter un ?* deux mois. C’est beaucoup de temps pour les entreprises », déplore le directeur d’une entreprise privée. Les patrons du FCE ont en outre émis des réserves sur les chiffres officiels du chômage et les créations d’emplois. « Les critères de calcul du taux de chômage sont discutables. Ce taux ne reflète pas la réalité. On ne peut pas exclure de la liste des chômeurs quelqu’un qui travaille une heure par mois », explique le même directeur. Selon l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage est de 10,2% en Algérie. Les femmes au foyer, les travailleurs saisonniers ne sont pas considérés comme étant des chômeurs, selon l’ONS.

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                          • #28
                            Hakim Arous :


                            Lundi 8 Février 2010 -- Après un court répit de deux mois en novembre et décembre, le moral des chefs d'entreprises algériens est reparti ?* la baisse en janvier. L'indice de confiance mensuel publiée par le Forum des Chefs d'entreprises (FCE) est en baisse de trois points par rapport au mois de décembre. Le résultat de ce sondage « traduit la persistance du ralentissement de l'activité des entreprises », commente le FCE. Le secteur le plus touché par ce pessimisme est le BTPH, avec une baisse de 30 points de leur indice de confiance, qui atteint ainsi son plus bas niveau de l'année écoulée. La baisse de 40% du volume de leurs carnets de commande a pesé sur le moral des chefs d’entreprises. « Les 513 chefs d’entreprise de l’échantillon soulignent aussi un environnement contraignant et inerte », précise l'étude, qui évoque la mauvaise qualité des prestations bancaires, de l'administration ou des communications. Autre problème pointé ce mois-ci par les chefs d'entreprises: le niveau du dinar. Pour 67% d'entre eux, il est défavorable ?* leurs activités.

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                            • #29

                              Mercredi 10 Février 2010 -- Selon les estimations du baromètre de l’économie publié par le Forum des chefs d’entreprises, l’indice de confiance des opérateurs économiques algériens du mois de janvier 2010 a baissé de 3 points, par rapport ?* celui, déj?* très faible (-9), du mois de décembre 2009. La chute qui s’est poursuivie durant trois mois consécutifs témoigne d’un ralentissement persistant de l’activité qui affecte les entreprises économiques en général, mais plus gravement encore, celles du secteur du BTPH pour lesquelles l’indicateur passe successivement de -5, en novembre 2009, ?* -21 en décembre de la même année, puis ?* -51 en janvier 2010, soit le plus bas niveau des 12 derniers mois. Le baromètre du FCE signale, par ailleurs, que le niveau des carnets de commandes déterminant pour les chiffres d’affaires a globalement baissé de 40%. Seuls 6% des chefs d’entreprise interrogés auraient affirmé avoir bénéficié de commandes supplémentaires durant le mois de janvier dernier. La baisse de l’utilisation des capacités de production installées, qui a baissé de 57%, est un autre motif de préoccupation pour les chefs d’entreprise concernés. Peu d’entreprises de production y ont échappé, seules 6% d’entres elles ont fait part d’une hausse de l’utilisation de leurs capacités de production. Les 513 chefs d’entreprise de l’échantillon, parmi lesquels 256 membres du FCE propriétaires de plus 600 sociétés, sont toutefois unanimes ?* signaler le caractère contraignant et l’inertie qui caractérisent l’environnement dans lequel ils évoluent. Mis ?* part 4% d’entre eux qui ont tout de même pu constater une amélioration de la qualité des services, tant au niveau de l’administration que du système bancaire, des approvisionnements, des transports et des moyens de communication, l’écrasante majorité des chefs d’entreprise interrogés ont, au contraire, affirmé n’avoir constaté aucun changement positif notable durant tout le semestre 2009. Fait nouveau et très important, le baromètre de janvier 2010 a mis en relief le mécontentement de nombreux chefs d’entreprise ?* l’égard de la dévaluation du dinar qui, affirment-ils, défavorise gravement leurs activités. Le sondage estime ?* 67% les chefs d’entreprise qui considèrent que le niveau actuel du dinar algérien est défavorable ?* leurs activités, réclamant ainsi implicitement une politique monétaire plus favorable ?* leurs affaires.

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                              • #30

                                Mercredi 24 Mars 2010 -- Fidèle ?* l’engagement de faire oeuvre utile et d’assumer loyalement les missions qu’il s’est données depuis sa création de servir l’intérêt général et de contribuer par tous ses moyens dans le chantier immense du renouveau de notre pays, aux côtés des autorités publiques et de toutes les forces économiques et sociales qui oeuvrent dans cette direction, le Forum des chefs d’entreprise a décidé d’ouvrir ?* ses partenaires de la presse nationale (écrite et audio-visuelle) l’accès gratuit ?* sa base de données socioéconomiques.

                                Cette base de données, qui est opérationnelle et accessible sur Internet depuis octobre 2008, est constituée par un large éventail d’informations socio-économiques produites par des institutions compétentes ou spécialisées nationales ou étrangères ou par le FCE lui-même. Les journalistes, notamment ceux spécialisés dans l’information économique, trouveront ainsi sur un seul site, celui du FCE, les statistiques produites et diffusées par les institutions et organismes nationaux (ONS, CNIS, CNRC, Banque d’Algérie, Ministères …) et étrangers (Eurostat, Cnuced, Banque Mondiale…) couvrant des domaines aussi divers que l’industrie, l’emploi, les prix et indices des prix aux stades de la production industrielle, de gros et de la consommation, les données financières, des données sur l’agriculture, sur les entreprises, la population, les transports, les comptes économiques, le commerce extérieur...etc.

                                À ce jour, cette base de données comprend plus de 131.000 séries de données, s’étalant chacune sur plusieurs années, dont prés de 2.000 séries couvrant une quinzaine de domaines socio-économiques ; les autres données sont constituées de séries statistiques sur le commerce extérieur (importations et exportations par produits et par pays). Si vous souhaitez accéder ?* cette base de données, il vous suffira de nous communiquer une adresse mail que nous vous invitons ?* adresser au Secrétariat général du Forum des chefs d’entreprises. Une séance de démonstration sur l’utilisation de la base de données sera organisée au siège du Forum au profit de l’ensemble des représentants de la presse nationale ayant formulé le souhait d’y accéder ; la date précise de la tenue de cette séance de démonstration sera fixée et communiquée en temps opportuns aux intéressés. Nous serons heureux de vous accueillir.

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