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Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) :

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  • #46
    Riyad Hamadi :


    Mardi 13 Juillet 2010 -- Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a salué mardi la réforme du code des marchés publics et les mesures économiques adoptées dimanche dernier par le Conseil des ministres. La plus importante organisation du pays a apporté soutien total et son adhésion ?* «l'orientation économique souhaitée par le président de la République». Le FCE a qualifié «d’audacieuse» la décision de relever de 15% ?* 25% de la marge préférentielle accordée aux entreprises locales ainsi qu'aux produits et services de fabrication nationale ?* l'occasion d'adjudication de marchés publics et l'obligation de recours exclusif ?* l'appel d'offres national chaque fois que l'outil national de production permet de satisfaire les besoins du service public contractant. Il a également salué la décision relative ?* l'obligation de partenariat l'investissement mise ?* la charge des entreprises étrangères souhaitant participer ?* la réalisation de marchés publics en Algérie. Il a affiché sa satisfaction de «l'important train de mesures destinées ?* organiser le soutien sans précédent de l'Etat ?* la mise ?* niveau des PME». Le FCE a applaudi l'obligation de recours au paiement par chèque ou carte bancaire pour les transactions importantes. Le Conseil des ministres a adopté le décret présidentiel portant réglementation des marchés publics et l'obligation de recours, ?* partir du 31 mars 2011, ?* la monnaie scripturale (chèques ou cartes bancaires) pour tout paiement supérieur ?* 500.000 dinars. L’association patronale de Réda Hamiani a fait état de son entière «adhésion» ?* l'analyse et ?* l'orientation économique ainsi souhaitée par le président Bouteflika, visant ?* construire «une économie de marché équilibrée loin du libéralisme sauvage et de la spéculation». Le FCE a ajouté qu’il attend «les dispositifs pratiques de mise en oeuvre de l'ensemble des mesures ainsi annoncées». Le Forum «se déclare mobiliser en vue d'apporter, aux côtés des pouvoirs publics, sa contribution pleine et entière ?* la réalisation effective du programme public de grands investissements pour la période 2010-2014».

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    • #47
      Ali Idir :


      Dimanche 25 Juillet 2010 -- Le projet de création d’une nouvelle organisation patronale sous l’égide du FLN a fait long feu. Lancé le 30 mai au siège de l’ex-parti unique ?* Alger, le Club des hommes d’affaires et des opérateurs économiques algériens n’arrive pas ?* mobiliser les patrons pour constituer une alternative crédible au Forum des chefs d’entreprises (FCE), malgré les moyens mis par l’ancien parti unique. «Le projet a échoué. La forte implication du FLN a fait fuir les patrons qui se méfient d’une organisation patronale directement placée sous l’égide d’un parti politique», explique un proche du dossier. En fait, le club des hommes d’affaires n’a pas réussi ?* se démarquer du FLN pour se donner une dimension multipartisane. Résultat : les chefs d’entreprises non affiliés au FLN ont fait machine arrière. Du coup, l’ambitieux projet de créer un grand patronat unifié sur le modèle tunisien a échoué. «Si le FLN veut l’adhésion des chefs d’entreprises ?* son organisation, il doit d’abord montrer des signes positifs en instruisant par exemple ses députés et sénateurs pour défendre l’entreprise algérienne au Parlement et au gouvernement», ajoute notre source.

      L’échec de l’initiative du FLN donne au FCE une seconde chance pour se repositionner sur la scène économique nationale. Après le coup dur qu’il a subi suite au retrait des patrons du secteur public en raison du discours du 13 avril dernier dans lequel Réda Hamiani avait critiqué les mesures contenues dans la LFC 2009, le FCE peut espérer rebondir. L’organisation de Réda Hamiani l’a d’ailleurs compris en opérant récemment un important revirement stratégique, avec le soutien public qu’elle a apporté au nouveau plan quinquennal 2010-2014 et la nouvelle orientation économique du président Abdelaziz Bouteflika, basée sur le patriotisme économique. Depuis, le FCE garde le silence et évite le débat sur la LFC 2010 qui inquiète pourtant les patrons.

      Mais les choses ne seront pas simples. Honnis par les autorités, le FCE doit attendre la fin de la tempête pour espérer revenir. Autre souci ?* gérer pour le FCE : le nouveau rôle du PDG d’Air Algérie, Abdelouahid Bouabdallah. Ce dernier, premier patron ?* avoir démission du FCE, est en train de devenir le porte-parole des chefs d’entreprises du secteur public. M. Bouabdellah vient par exemple de critiquer le crédit documentaire, unique moyen de payement des importations. Il a également dénoncé les conditions actuelles de gestion des entreprises publiques. À la surprise générale, le 21 juillet, le PDG d’Air Algérie déclarait sur les ondes de la Chaîne III : «il est compliqué de gérer une entreprise publique en ce moment. J’ai le regret de le dire mais il y a la suspicion partout. Il y a ces écrivains spécialistes en lettre anonymes qui font tout pour détruire Air Algérie. Je maintiens que nous sommes tous solidaires au niveau de la compagnie pour dépasser cette période». En privé, ces phrases reviennent souvent dans la bouche des gestionnaires du secteur public. Le PDG d’Air Algérie a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas parmi les managers publics.

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      • #48
        Ali Idir :


        Mercredi 6 Octobre 2010 -- Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) tiendra, jeudi 7 octobre, une assemblée générale ordinaire (AGO), a-t-on appris mercredi auprès d’une source proche de cette association patronale. Trois points figurent au menu de cette AGO qui se tiendra ?* huis-clos: un débat sur la conjoncture économique du pays, la proposition de modification du statut et du règlement intérieur du FCE et le projet de construction d’un siège ?* Sidi Abdellah, ?* l’ouest de la capitale, selon la même source. Cette assemblée générale devait se tenir initialement le 17 juin, mais elle a été reportée au 7 octobre par le président du FCE en raison de la conjoncture économique et de la participation de l’Algérie au Mondial 2010 en Afrique du sud. Elle intervient dans un contexte difficile pour l’organisation patronale après ses prises de position en 2009 sur la loi de finances complémentaire (LFC).

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        • #49
          Hamid Guemache :


          Jeudi 7 Octobre 2010 -- Le FCE veut prendre part ?* la Tripartite. L’Assemblée générale ordinaire (AGO) a voté jeudi 7 octobre ?* l’unanimité la participation de la plus importante organisation patronale du pays ?* la réunion gouvernement-syndicat-patronat (Tripartite). «L’AG a donné mandat au président et au conseil exécutif pour répondre favorablement ?* une invitation du gouvernement pour prendre part ?* la Tripartite», a indiqué un responsable du FCE ?* TSA. Le premier ministre Ahmed Ouyahia avait invité en décembre 2009 le FCE ?* prendre part activement au dialogue social et ?* participer ?* la Tripartite. Le président de cette organisation patronale Réda Hamiani s’était engagé ?* soumettre la question ?* l’Assemblée générale. En décidant de prendre part ?* la Tripartite pour la première fois depuis sa création, le FCE veut rompre avec la politique de la chaise vide. Jusqu’?* présent, cette organisation patronale se contentait de donner des avis sur la situation économique, sans s’impliquer directement dans le dialogue social avec le gouvernement en prenant part ?* la Tripartite. Par ailleurs, des membres de l’AG du FCE ont apporté leur soutien ?* la nouvelle orientation économique du pays, mais ont critiqué «les mesures pour la mise en pratique de cette politique posant de sérieux problèmes aux entreprises, notamment le Crédit documentaire (Credoc)», seul moyen de payement des importations.

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          • #50
            Hamid Guemache :


            Lundi 25 Octobre 2010 -- La rentrée sociale s’est déroulée dans un climat économique morose pour les entreprises algériennes, selon l’indice confiance du Forum des chefs d’entreprises (FCE) pour septembre 2010. «L’indice de confiance des chefs d’entreprise du mois de septembre 2010, en dépit d’une progression de 3 points par rapport au mois de juillet, affiche une valeur négative (-10 en septembre contre -13 en juillet)», a indiqué lundi 25 octobre le FCE dans un communiqué.

            L’organisation patronale ne donne pas d’explication sur les raisons de cette reprise timide de l’activité économique. «S’agit-il d’une reprise, assez timide pour ce mois-ci qui s’amplifiera les prochains mois ou de l’effet du taux de réponses ?* la première enquête post congés annuels, sachant qu’il est (le taux de réponse) de 40% plus faible que les taux de réponses enregistrés lors des enquêtes passées ?», s’interroge le FCE.

            Selon les chiffres de l’enquête, les patrons semblent opter pour la prudence. Plus de la moitié des patrons interrogés (54%) ont fait état d’une baisse du niveau des stocks des produits fabriqués, sans pour autant décider d’augmenter la production pour les trois prochains mois. «Celle option n’est envisagée que par 23% alors que 59% préfèrent plutôt maintenir la production ?* son au niveau actuel», indique le FCE.

            Par secteur d’activité, celui des services ne semble pas affecté par la crise. Son indice de confiance est remonté de -39 en juillet ?* (-8) en septembre soit un gain de 31 points, mais il reste toujours négatif. C’est presque le contraire des industries agroalimentaires, représentées notamment par les transformateurs de la tomate et des fruits, dont l’indice de confiance a baissé de 19 points en passant ?* -22 en septembre contre -3 en juillet, selon le FCE.

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            • #51
              Hamid Guemache :


              Dimanche 7 Novembre 2010 -- Dans cet entretien accordé dimanche 7 novembre ?* TSA, le président du FCE, Réda Hamiani apporte son soutien ?* Alliance Assurances dans son opération d’introduction ?* la bourse d’Alger, évoque la LFC 2011, les nouvelles mesures économiques décidées par le gouvernement, l’investissement étranger et l’affaire Djezzy.

              TSA : Alliance Assurances a décidé de s’introduire ?* la bourse d’Alger pour lever 1,4 milliard de dinars afin d’augmenter son capital social ?* 2,2 milliards de dinars et se conformer ainsi aux nouvelles règles prudentielles. L’opération de souscription a commencé mardi dernier dans le silence total des organisations patronales. Quelle est votre réaction ?

              Réda Hamiani : Alliance Assurances, qui a réussi en quatre années d’existence ?* s’imposer sur le marché national, représente le nouveau visage du capitalisme algérien. Nous sommes satisfaits et fiers de voir une compagnie privée activant dans les services opter pour la bourse afin de lever des fonds. Cela signifie qu’elle satisfait aux conditions de transparence exigées par la bourse. C’est une première par rapport aux investissements spéculatifs habituels notamment dans l’importation. Au Forum, nous nous battons pour qu’il y ait des prises de participation croisées entre les chefs d’entreprises. Nous saluons et soutenons cette opération. Nous allons user de toute notre influence pour que cette opération réussisse et se réalise dans les délais. Nous sommes fiers qu’un membre du FCE ait choisi la bourse pour ouvrir son capital et lever des fonds.

              Le projet de Loi de finances pour 2011 est actuellement en débat au Parlement. Est-ce que le FCE a des propositions ?* faire aux pouvoirs publics ?

              Nous avons rendez-vous avec des parlementaires dans les prochains jours pour discuter et donner notre avis sur ce projet de loi qui est une continuité des lois de finances précédentes. Nous constatons que le gouvernement a décidé de faire une pause dans la production de lois et règlements économiques. Il faut qu’on puisse digérer les règles déj?* produites pour recadrer l’investissement étranger et l’importation. L’année prochaine constituera une transition de l’économie entièrement régulée par le marché vers une économie où l’Etat joue un rôle actif, dans la régulation et le
              contrôle.

              Cette transition sera-t-elle facile et profitera-t-elle aux entreprises algériennes ?

              Désormais, il faut intégrer le fait que nous comptons plus sur les investissements directs étrangers (IDE) pour assurer notre développement. La politique d’investissement public va associer davantage l’entreprise locale, c’est ce que nous voulions. Le gouvernement a décidé d’obliger les groupes étrangers ?* s’engager ?* investir dans notre pays en échange de contrats publics. La mesure ne sera pas facilement applicable parce que les liens entre les entreprises locales et étrangères ne seront pas faciles ?* établir. Mais il faut qu’on commence ?* le faire pour que les entreprises algériennes puissent acquérir du savoir-faire en s’associant avec des étrangers. Nous étions excédés par le fait que les contrats publics soient raflés par les groupes étrangers qui sont toujours invités ?* construire nos infrastructures.

              M. Hamiani, le gouvernement est déterminé ?* aller jusqu’au bout dans l’opération de rachat par l’Etat algérien de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. Cette détermination risque-t-elle de nuire ?* l’image de l’Algérie ?* l’étranger ?

              Nous avons ?* faire ?* un investisseur étranger (Orascom, ndlr) qui a apporté un plus ?* l’économie nationale en développant rapidement un réseau de téléphonie mobile performant dès 2001. Mais ensuite, sa politique n’a pas plu au gouvernement. La communauté internationale observe avec beaucoup d’attention l’attitude des autorités algériennes dans la gestion de ce dossier. Le gouvernement a dit que l’Etat veut racheter Djezzy et exercer ainsi son droit de préemption sur cette entreprise. Il ne s’agit pas d’une nationalisation. C’est une grosse opération qui va nous éclairer sur la façon dont nos autorités voient l’avenir. Au plan strictement économique, nous souhaitons une reprise en main professionnelle de Djezzy par l’Etat. Nous sommes très attentifs ?* cette prise en charge pour que l’Algérie ne perde pas un opérateur performant.

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              • #52
                Sonia Lyes :


                Mercredi 10 Novembre 2010 -- Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) préconise une dizaine d’amendements ?* la loi de finances 2011 dont le vote devrait intervenir dimanche prochain. Dans une note présentée devant la commission des finances de l’assemblée dont TSA a pu se procurer une copie, le FCE recommande ainsi concernant l’investissement et le partenariat d’apporter un complément ?* l’article 45 de la loi de finances complémentaire 2010. Les dispositions contenues dans l’article en question stipulent que toute «modification de l’immatriculation au registre de commerce entraîne, au préalable, la mise en conformité de la société aux règles de répartition du capital». Mais elles ne s’appliquent pas dans les cas de «modification du capital social qui n’entraîne pas un changement de l’actionnariat et de la répartition du capital entre les actionnaires ; la suppression d’une activité ou le rajout d’une activité connexe ; la désignation du gérant ou des dirigeants de la société ; le changement d’adresse du siège social».

                Or pour le FCE, ces dispositions «auront immanquablement pour conséquence d’empêcher la mobilité du capital puisqu'un simple changement de l’actionnariat entraînera obligatoirement la mise en conformité de la société aux nouvelles règles de répartition du capital (51/49)». «Ainsi, dans le cas d’investissements réalisés antérieurement ?* la promulgation de la loi de finances complémentaire pour 2010 et dans lesquels des partenaires algériens minoritaires détiennent de faibles parts, le partenaire étranger étant déj?* majoritaire ?* plus de 51 %, les actionnaires algériens se trouveraient dans l’incapacité de vendre leurs actions au partenaire étranger et se trouveraient liés contre leur gré ?* celui-ci ; ils ne pourront pas non plus vendre leurs parts ?* un partenaire algérien sans provoquer la mise en conformité de la société aux nouvelles règles de répartition du capital (51/49)», note le FCE.

                Dès lors le FCE propose ?* ce qu’il soit ajouté un alinéa «Toutefois, ne sont pas astreintes ?* cette obligation, les modifications ayant pour objet : les opérations de cession des parts de l’actionnariat national minoritaire au partenaire étranger majoritaire ou ?* un ou plusieurs partenaires nationaux résidents lorsque les investissements concernés ont été réalisés antérieurement ?* la promulgation de l’ordonnance n°10-01 du 26 août 2010». D’autre part le FCE suggère la «souplesse» et «une démarche sélective» concernant l’obligation faite aux investisseurs étrangers de passer nécessairement par le conseil national de l’investissement. «Opérer une distinction entre d’un côté les investisseurs qui s’installent avec pour seul objectif d’activer au bénéfice des maisons mères en s’accaparant des marchés et en développant un simple réseau commercial et d’autre part ceux qui s’installent effectivement pour produire ; moduler l’exigence d’un bilan devises positif selon les secteurs d’activité ; encourager les investissements étrangers qui participent au transfert effectif de «know how» ou qui produisent des biens avec un taux d’intégration égal ou supérieur ?* un niveau ?* définir», soutient le FCE.

                Concernant les mesures d’ordre fiscal, le FCE recommande la réintroduction de l’exonération de l’impôt sur les bénéfices réinvestis. Il a également préconisé l’unification de la TVA au taux unique de 10 %, la «réduction de 17% actuellement ?* 7% du taux de TVA auquel est assujetti la position tarifaire 72-07 concernant la matière première dénommée «billette» servant ?* la production du rond ?* béton», de procéder ?* la suppression totale de la taxe sur les activités professionnelles, de porter le plafond de chiffres d’affaires ?* 10 millions de dinars dans le cadre de l’impôt forfaitaire unique. Dans le même contexte, le FCE recommande la réduction de 15 % du taux de droit de douanes et l’aménagement des droits de douanes frappant les matières premières. Enfin, sur le registre des exportations, le FCE demande de prévoir de ré-autoriser l’exportation de couscous et de pâtes alimentaires.

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                • #53
                  Ali Idir :


                  Dimanche 2 Janvier 2011 -- La décision française d’imposer une nouvelle condition pour l’octroi de visas aux commerçants algériens inquiète les milieux d’affaires nationaux. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani veut obtenir des détails sur cette mesure avant de s’exprimer. «On n’a pas tous les détails sur cette nouvelle mesure et la signification du terme commerçant. On ne sait pas encore si cette mesure touche les chefs d’entreprises d’une manière générale ou seulement les commerçants. Nous allons rencontrer cette semaine le consul général de France ?* Alger pour en discuter», a déclaré dimanche 2 janvier ?* TSA M. Hamiani.

                  Le Consulat de France ?* Alger a décidé d’ajouter une nouvelle pièce au dossier déj?* volumineux de demande de visa aux commerçants. Ces derniers doivent désormais, afin d’obtenir un visa pour la France, s’engager ?* ne pas demander de titre de séjour en France ni ?* y bénéficier de prestations sociales ou médicales. Une condition jugée humiliante qui intervient dans un contexte marqué par la volonté française de durcir les conditions d’octroi de visas aux Algériens.

                  Dimanche matin, une source proche du ministère des Affaires étrangères a indiqué que Paris n’avait pas consulté Alger avant de prendre cette décision. Selon cette source, les nouvelles restrictions annoncées dans la presse font «planer le doute sur la bonne foi des milieux d'affaires nationaux». Cette décision française «préjuge du résultat des discussions consulaires» au sujet des accords migratoires de 1968. Ces discussions devront «commencer dans un proche avenir». La même source a également évoqué des «préoccupation sérieuses concernant les acquis de notre communauté en France». Elle a cité notamment les difficultés que rencontrent actuellement des résidents algériens en France dans les procédures de renouvellement de leur titre de séjour «y compris la carte de résidence de dix ans», selon cette source qui a précisé que l’Algérie privilégie une «approche globale» dans sa relation avec la France.

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                  • #54
                    Hamid Guemache, Dimanche 9 Janvier 2011 :


                    Les émeutes contre la cherté de la vie qui secouent l’Algérie depuis mercredi ont fait quatre morts – trois manifestants et un policier – et d’importants dégâts matériels. Avez-vous dressé un premier bilan ?

                    Nous déplorons la mort de trois personnes dans ces évènements. Nous n’avons pas encore de bilan sur les dégâts matériels, mais ils sont importants. Un dépôt du groupe Cevital situé dans la localité des Issers a été saccagé par les manifestants, l’usine Coca Cola de Khemis El Khechna a a été incendiée et complètement détruite. Il y a eu aussi des actes de vandalisme isolés qui ont touché des magasins de marques franchisées comme LG, Sony, Adidas, Nike. Des magasins de grossistes ont été également touchés par les destructions. J’ai demandé aux membres du Forum de dresser chacun un bilan. Tout le monde se désole de ces extrémismes.

                    Comment expliquez-vous ce mécontentement des jeunes ?

                    Les jeunes en ont ras-le-bol. Il fallait les écouter et les entendre. Mais on ne partage pas la casse et on appelle ?* la retenue. On invite les autorités ?* se pencher sur les problèmes de fond pour mieux redistribuer les richesses du pays. La population a besoin d’être apaisée. Il faudrait un consensus et de la solidarité pour vivre ensemble. On n’a pas d’autre patrie que l’Algérie. Les usines et l’économie ne doivent pas s’arrêter. J’ai demandé aux chefs d’entreprises de se montrer solidaires par rapport ?* ce qui se passe et de continuer ?* faire tourner les usines.

                    L’image de l’Algérie ?* l’étranger, auprès des investisseurs est déj?* mauvaise. Ces émeutes vont-elles la ternir davantage ?

                    Quand on voit les scènes de destruction ?* la télévision, ça donne l’image d’un pays où règne le désordre. Ces émeutes ont été fortement amplifiées. Il faut se garder de projeter ?* l’extérieur l’image d’un pays qui ne sait pas où il va et d’une jeunesse en proie au désespoir. Il faut que les autorités prennent en charge les problèmes des jeunes pour leur donner des raisons d’espérer. Il faut corriger la situation pour permettre aux jeunes de mieux jouer leur rôle dans la société, créer des passerelles efficaces entre les jeunes et le gouvernement. L’unilatéralisme fait beaucoup de dégâts. Il faut une politique consensuelle et décentralisée.

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                    • #55
                      Riyad Hamadi :


                      Dimanche 23 Janvier 2011 -- Après l’indice de confiance des chefs d’entreprises, le Forum des chefs d'entreprises (FCE) lancera lundi 24 janvier ?* Alger son indice de la qualité de l'environnement économique de l'entreprise algérienne, a annoncé le FCE dans un communiqué. Baptisé «IFPE 40 ALGERIE», ou «Indice du FCE pour la performance de l'entreprise algérienne», cet indice vise ?* «mieux positionner les débats économiques du Forum en les recentrant autour des préoccupations les plus simples telles qu'elles sont exprimées au quotidien par les entrepreneurs, qu'ils soient publics ou privés et qu'ils soient ou non membres du FCE», a expliqué l’organisation patronale de Réda Hamiani.

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                      • #56
                        Merouane Mokdad :


                        Lundi 21 Février 2011 -- Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), constate que sur le terrain la mise ?* niveau des entreprises et les facilités d’accès au foncier et aux crédits tardent ?* donner les résultats escomptés. «On veut faciliter l’accès au foncier sur le papier seulement, pas dans la réalité. Le foncier reste difficile d’accès dans les grandes villes. Il est enfermé dans des procédures qui ne sont pas très convaincantes», a-t-il déclaré, lundi matin, sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Il ne comprend pas pourquoi les mêmes mesures restrictives sont appliquées ?* l’attribution du foncier autant ?* Alger, Blida ou Oran qu’?* Adrar ou Theniet El Had, «alors qu’il faut inciter les industriels ?* s’établir hors zones sous tension, c'est-?*-dire les principales villes côtières», a-t-il observé. La concession et la vente aux enchères sont les règles appliquées actuellement pour permettre d’avoir le foncier. «Beaucoup d’efforts ont été enregistrés dans l’accès au financement mais l’appréciation du risque par la banque ?* la création d’entreprises n’est pas un facteur encourageant pour se lancer dans l’aventure industrielle», a-t-il noté. Selon lui, le secteur privé ne bénéficie pas d’un plan ambitieux pour le renforcement de ses capacités productives. «La diversification dans le domaine industriel suppose des plans de soutien par filières, ?* mettre en place de façon concertée avec les autorités et avec des centres techniques. Il faut des politiques de formation. Cela pourrait inciter les industriels ?* aller vers d’autres secteurs d’activités que l’agro-alimentaire», a-t-il relevé. Il n’y a, d’après lui, pas de remède miracle en ce sens : il faut des accompagnements de type industriel et des facilités ?* donner ?* des secteurs d’activités plus qu’?* d’autres. «Il y a des politiques incitatives ?* prendre pour que les investissements se concentrent dans la mécanique, dans la chimie, dans la pétrochimie. L’Algérie souffre de visions macro-économiques. Il faudrait adopter un modèle de croissance du pays qui intègre dans le processus de décision la micro-économie et les politiques détaillées de filière en concertation avec les acteurs économiques», a-t-il analysé. Selon lui, la politique libérale appliquée ces dernières années a livré le pays aux importateurs et ?* la concurrence déloyale. «L’industrie s’est affaissée. Il y a une nécessité absolue de restructurer notre production pour ramener l’ensemble des intervenants sur le marché, ?* prendre des risques et ?* produire. Si l’on veut régler le problème du chômage du pays, il est nécessaire d’avoir une croissance économique entre 6 et 8%. Il faut ouvrir l’économie, susciter les initiatives et avoir une administration économique au service des entrepreneurs», a-t-il noté. Il a critiqué la prise unilatérale des décisions économiques et a plaidé pour une politique de concertation avec l’ensemble des acteurs; gouvernement, syndicats, patronat public et privé.

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                        • #57
                          Ali Idir :


                          Mardi 22 Février 2011 -- Instauré comme unique moyen de paiement des importations en juillet 2009, le crédit documentaire continue d’être rejeté par les patrons du secteur privé. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a demandé lundi 21 février au gouvernement d’alléger le dispositif de paiement des importations qu'il juge défavorable aux entreprises, notamment industrielles. Le patron des patrons a déploré que le gouvernement n’ait pas fait de distinction entre les producteurs importateurs de matières premières et les importateurs de produits finis. M. Hamiani a ainsi remarqué que le Crédoc n’a pas permis une baisse de la facture des importations qui est restée quasiment la même, autour de 38 milliards de dollars depuis 2008.

                          En privé, les chefs d’entreprises sont plus durs ?* l’égard du Credoc et du gouvernement. «Le Credoc a favorisé la corruption dans l’administration. Il y a beaucoup de paperasses, beaucoup de services qui doivent donner leur avis. Si vous arrosez tout le monde, vous obtiendrez des délais raccourcis pour le traitement de votre dossier d’importation. Sinon, il faut attendre au moins 45 jours pour que votre dossier aboutisse, ce qui est très lent», déplore un importateur qui veut rester anonyme. Pour réduire les délais de traitement de leurs dossiers, les importateurs sont obligés de mettre la main ?* la poche. «Avec des pots-de-vin, on réussit ?* réduire ce délai jusqu’?* 15 jours. Un mois de gagné, c’est beaucoup de temps et d’argent pour les entreprises», ajoute-t-il.

                          Le Credoc n’a pas favorisé uniquement le développement de la petite corruption dans les démembrements de l’administration (Impôts, Douanes, etc). Il a également permis le retour en force du commerce parallèle et de l’importation illégale de différents produits. Par containers, par cabas, des marchandises passent clandestinement les frontières terrestres, maritimes et aériennes et se retrouvent sur le marché national. Ces marchandises échappent ?* tout contrôle de la part de l’Etat. «Le marché national a des besoins que la production nationale ne peut ou n’arrive pas ?* satisfaire. Par exemple, les pièces de rechange pour les véhicules. Si le gouvernement complique leur importation légale, le marché noir s’en chargera et ramènera des pièces contrefaites qui constituent un danger pour la sécurité routière», estime un économiste.

                          En instaurant le Credoc comme unique moyen de paiement des importations, le gouvernement a cherché ?* réduire la facture des achats de l’Algérie ?* l’étranger. Mais aussi ?* compliquer au maximum l’acte d’importer pour forcer les importateurs ?* se transformer en producteurs. Si les chefs d’entreprises sont d’accord avec le gouvernement sur la nécessité de réduire la facture globale des importations, ils divergent sur les méthodes. «Le gouvernement se trompe de cible. La facture des importations est gonflée par l’acquisition massive des équipements destinés aux projets d’infrastructures lancés par les autorités. La commande publique est ?* l’origine de la hausse des importations», explique un importateur. Le gouvernement devrait d’abord faire des économies en évitant de recourir systématiquement ?* l’importation des biens et services pour réaliser les projets lancés dans le cadre des plans de relance économique, financés grâce ?* l’argent du pétrole. «Il faut regarder la structure de nos importations avant de désigner des boucs émissaires», estime un autre importateur.

                          Le Credoc a également contribué ?* la hausse des prix des produits importés et aggravé les difficultés financières des entreprises, obligées de constituer d’importants stocks de matières premières pour éviter des pénuries et l’arrêt de leurs usines, a énuméré M. Hamiani. Les ratés du Credoc sont nombreux. Les patrons l’accusent d’être ?* l’origine des pénuries fréquentes de médicaments, de pièces de rechange pour les voitures et l’industrie, etc. Les obstacles dressés par le gouvernement sur les chemins des importateurs n’ont pas été accompagnés de mesures pour faciliter l’investissement local qui reste toujours difficile en raison de l’opacité qui entoure l’octroi de crédits bancaires aux entreprises, le manque de foncier industriel et les retards considérables dans la validation des projets d’investissements présentés par les groupes privés et étrangers.

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                          • #58
                            Hamid Guemache :


                            Mercredi 23 Février 2011 -- Les patrons algériens sont déçus par les mesures économiques annoncées, mardi 22 février, ?* l’issue du Conseil des ministres présidé par Abdelaziz Bouteflika. «Il n’y aucune mesure pour nous !», tranche le patron d’un groupe privé. «Au lieu d’encourager les entreprises existantes qui peuvent créer immédiatement des emplois pour absorber une partie du chômage, le Président a préféré prendre des mesures pour encourager la création d’entreprises nouvelles», déplore‑t‑il. Le Conseil des ministres a annoncé une série de mesures pour relancer l’économie. Parmi elles, la création d’un fonds d’investissement doté d’un capital de 100 milliards de dinars pour soutenir les projets ?* maturité longue. Il a également décidé la mobilisation des sociétés d'investissements pour gérer les fonds d'investissements des wilayas et promouvoir leur participation pendant une période initiale au capital des PME. L’autre mesure annoncée par le Conseil des ministres vise ?* dynamiser la création des PME. Le Conseil a, par ailleurs, décidé une augmentation de l'abattement des charges patronales de cotisation ?* la sécurité sociale pris en charge par l'État, afin d'alléger les charges patronales pour le recrutement des jeunes demandeurs d'emploi. Cet abattement passera ainsi de 56% ?* 80% dans les wilayas du nord du pays et de 72% ?* 90% dans les wilayas des hauts plateaux et du sud du pays. Des mesures concernant les concessions de gré ?* gré de terrains aux investisseurs ont été aussi décidées.

                            Le FCE divisé sur les mesures du Président

                            Les patrons du FCE ont tenu mercredi une réunion pour évaluer les mesures présidentielles. Ils se sont quittés divisés et inquiets de la persistance des blocages dressés face aux entreprises. Certains producteurs sont asphyxiés par le durcissement des conditions d’importation. Des chefs d’entreprises se sont opposés ?* la rédaction d’un communiqué pour applaudir les mesures présidentielles, comme proposé par des membres du Forum. «Il ne s’agit pas d’un problème d’argent, les banques regorgent de liquidités. Le problème réside dans les obstacles presque infranchissables dressés par le gouvernement sur le chemin des chefs d’entreprises pour investir et utiliser cet argent», déplore le directeur d’une entreprise privée. Parmi les obstacles régulièrement cités par les chefs d’entreprises figure le maintien de la lettre de crédit comme unique moyen de paiement des importations, l’interdiction aux entreprises d’avoir des crédits fournisseurs supérieurs ?* 60 jours, le monopole de l’État sur le foncier industriel, l’absence d’un système bancaire et la bureaucratie ?* tous les niveaux. «Si le gouvernement veut réellement créer des emplois, il doit libérer les initiatives et laisser les gens travailler», affirme le patron d’une société privée. Des chefs d’entreprises privées se sentent marginalisés par le président Abdelaziz Bouteflika qui est revenu sur de nombreuses décisions impopulaires ces derniers jours, sans annoncer de nouvelles décisions pour le secteur privé. Le même président a promis lundi ?* Jean‑Pierre Raffarin de tout faire pour «aider les entreprises françaises en Algérie».

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                            • #59
                              Hamid Guemache, Jeudi 24 Février 2011 :


                              Le président de la république a annoncé mardi, ?* l’issue du Conseil des ministres, de nouvelles mesures économiques destinées ?* faciliter la création d’entreprises et d’emplois. Quelle est l’appréciation du FCE ?

                              Les mesures prises vont dans la bonne direction. Elles sont bonnes et conviennent ?* nos attentes. On ne peut que se féliciter de la diminution de la pression fiscale sur les entreprises, la cession des terrains de gré ?* gré, la création de fonds d’investissement régionaux et les mesures destinées ?* lutter contre le chômage des jeunes. Nous avons discuté de ces mesures lors d’une réunion de notre conseil exécutif mercredi. Nous sommes satisfaits, mais nous attendons la traduction sur le terrain des mesures annoncées ?* l’issue du conseil des ministres de mardi. Il faut savoir que tout se joue sur le terrain en espérant qu’elles seront concrétisées. Le FCE n’est pas divisé sur l’appréciation des nouvelles mesures, mais nous attendons plus.

                              Ces mesures sont‑elles suffisantes pour faciliter la création d’entreprises et d’emplois ?

                              Nous attendons d’autres mesures. Nos attentes concernent notamment l’assouplissement de la lettre de crédit instaurée depuis 2009 comme unique moyen de paiement des importations, l’installation du conseil de la concurrence, l’importation du matériel et équipements rénovés et le certificat de qualité demandé aux importateurs qui alourdit davantage l’importation. Nous attendons aussi la concrétisation d’une promesse faite par les pouvoirs publics il y a 15 ans de créer un couloir vert pour les importations de matières premières. La règle dite 49/51 sur l’investissement étranger : on n’est ni contre ni pour cette mesure, mais il faut faire une évaluation, savoir combien de projets d’investissements ont été transmis ?* l’ANDI. Le Credoc aussi doit être, ?* notre avis évalué. On a enregistré un petit recul de la facture d’importation, mais les importations sont revenues ?* 40 milliards de dollars.

                              L’Algérie est confrontée aujourd’hui ?* un grand problème de chômage parmi les jeunes. Que faut‑il faire pour créer des emplois et absorber le chômage ?

                              Le chômage est le problème N° 1 de l’Algérie. Les jeunes, formés ou non, ne trouvent pas de travail. La création d’emplois est liée ?* la bonne tenue de notre économie et on ne peut pas appuyer sur un bouton pour créer des emplois. C’est l’investissement qui garantit l’emploi. Ca ne se décrète pas. L’emploi dérive directement de la bonne santé des entreprises, qui pour sa part dépend de l’avenir et du carnet de commande. Et les mesures prises par l’État pour créer des emplois, via les différentes formules (Ansej, CNAC) peuvent aider ?* lutter contre le chômage, mais l’entreprise est le véritable moteur de la création d’emplois.

                              Les conditions actuelles sont-elles favorables ?* la création d’emplois ?

                              Avec des taux de croissance entre 3% et 5%, on ne pourra pas résorber le chômage. Ce qui est le cas actuellement. Il faut donc une croissance de plus de 6%. L’économie nationale est étouffée par le commerce informel et l’importation. L’Algérie a les moyens de mener une politique économique expansive et de réaliser une croissance ?* deux chiffres, permettre aux entreprises existantes de se développer et ?* d’autres de se créer. L’administration économique (banques, douanes, etc.) n’arrivent pas ?* suivre les décisions prises par les responsables politiques. Un exemple illustre cette lenteur ?* traduire sur le terrain des mesures prises par les pouvoirs publics. L’administration a mis quatre mois et demi pour mettre en œuvre la décision du gouvernement d’assouplir le Credoc en accordant aux entreprises la possibilité d’importer des matières premières pour deux millions de dinars par an, sans passer par la lettre de crédit. Est‑ce que c’est normal ? Évidemment non. L’administration pléthorique n’arrive pas ?* suivre les réformes décidées par les politiques. Le traitement des dossiers est très lent au moment où les chefs d’entreprises se battent pour gagner 24 heures ou 48 heures de temps. Est‑ce que c’est de la résistance idéologique, de la corruption ?

                              Le nouveau code des marchés publics est décrié aujourd’hui par les milieux économiques. Pourquoi ?

                              Nous avons attiré l’attention sur le retard pris dans la rédaction des textes d’application concernant l’article 55 de ce code qui oblige les groupes étrangers ?* s’associer avec des partenaires locaux pour accéder ?* la commande publique. Au début, nous avions applaudi cette mesure qui permettra aux entreprises locales d’acquérir le savoir‑faire nécessaire pour prendre en charge, dans 10 ?* 15 ans, les programmes de réalisation d’infrastructures de l’État. Mais il fallait préciser les conditions d’application. Cela n’a pas été fait. Les étrangers se retrouvent coincés.

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                              • #60
                                Hamid Guemache :


                                Lundi 28 Février 2011 -- L’échange entre le ministre des Finances Karim Djoudi et le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Réda Hamiani, lundi soir sur le plateau de Canal Algérie, a tourné au dialogue de sourds. Le premier a confirmé les contradictions et l’impuissance du gouvernement en matière de politique économique et le second a rappelé les attentes et les espoirs des chefs d’entreprises. Aux questions posées par le patron des patrons sur les principaux sujets qui préoccupent les entrepreneurs comme l’environnement des affaires, les difficultés des entreprises face ?* l’administration, le Credoc, la règle 49/51, le foncier industriel, l’instabilité juridique et le recul significatif des investissements depuis 2009, le premier argentier du pays n’a fait aucune concession. Il s’est montré évasif dans ses explications et peu précis concernant les projets et les ambitions du gouvernement.

                                «On se félicite des récentes mesures mais notre administration n’est pas capable de les accompagner. Toutes les facilités données par le gouvernement ne trouvent pas de réponses sur le terrain», a expliqué M. Hamiani en s’adressant ?* Karim Djoudi. «Les opérateurs économiques passent beaucoup plus de temps dans les administrations économiques que dans leurs bureaux», a‑t‑il déploré. Le président du FCE a également exprimé les attentes du patronat concernant des mesures en faveur des entreprises existantes. Concernant les contraintes rencontrées par les entreprises avec les douanes, le président du FCE a expliqué qu’un container en Algérie met 27 jours pour sortir du port contre 3 ?* 4 jours au Maroc et une journée ?* Singapour. Pour sa part, Mourad Mahfouf, chef d’entreprise et investisseur, a souligné les difficultés que les entreprises rencontrent sur le terrain, avec les banques publiques et les douanes notamment. «Les douanes sont gangrenées. Je passe des semaines pour dédouaner la marchandise», a‑t‑il dit.

                                « La structure de notre économie est trop dangereuse »

                                En réponse aux deux patrons, le ministre n’a fait aucune annonce pour les entreprises déj?* en activité, comme si le gouvernement cherchait ?* favoriser la création de nouvelles entreprises par les jeunes, touchés de plein fouet par le chômage. M. Djoudi a expliqué les nouvelles mesures économiques annoncées lors du Conseil des ministres du 22 février, destinées notamment ?* faciliter la création d’entreprises par les jeunes diplômés. Une sorte d’allocation chômage de luxe, réservée ?* quelques privilégiés. Mais le danger d’une telle politique peut venir d’une utilisation aléatoire des fonds destinés ?* aider ?* la création de nouvelles entreprises. Concernant les douanes, le ministre a promis des réformes. «Nous avons réalisé des audits externes par l’IGF des douanes et des impôts», a révélé M. Djoudi. «Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc», a‑t‑il ajouté. Il a justifié le durcissement des mesures ?* l’importation par la nécessité de passer d’une économie rentière ?* une économie créatrice de richesses. «La structure de notre économie est trop dangereuse», a‑t‑il dit.

                                M. Hamiani est revenu sur l’investissement et cité les chiffres de l’Andi qui font état d’une baisse de 50% du nombre de projets déclarés entre 2009 et 2010. Dans le peloton de tête des projets déclarés figurent les transports (58%), BTPH (18%) et services 14%. «L’Algérie de 2030 se fait maintenant. Les tendances lourdes en matière d’investissement qui se dessinent aujourd’hui sont préoccupantes», a alerté M. Hamiani. En réponse, le ministre a cité quelques partenariats concrétisés notamment dans le secteur financier et surtout annoncé que le Fonds national de l’investissement (FNI) financera des projets public‑privés et pourra prendre 34% du capital d’une société privée.

                                Le président du FCE a posé la question de l’instabilité juridique dont se plaignent les investisseurs notamment étrangers. «Les étrangers disent que le gouvernement décide d’une façon unilatérale sans concertation de changer les lois tous les six mois», a expliqué M. Hamiani qui a plaidé pour le retour de la remise documentaire pour le paiement des importations de matières premières. Le ministre a promis l’amélioration de la communication avec les patrons. Il a confirmé le maintien du Credoc et laissé entendre qu’il y aura un assouplissement sur la facilité de caisse pour les producteurs. Il a également annoncé le maintien de la règle 49/51 pour l’investissement étranger. Enfin, M. Djoudi a confirmé que le gouvernement a instruit les entreprises ?* recruter pour résorber le chômage, comme l’a révélé TSA dès le 18 janvier. «Nous avons accordé au secteur public 500 milliards de dinars pour effacer des dettes et 200 milliards de dinars pour le développement. Une instruction a été donnée aux entreprises publiques de recruter», a‑t‑il affirmé.

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