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Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) :

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  • #61
    Merouane Mokdad :


    Mercredi 13 Avril 2011 -- Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a sévèrement critiqué les politiques menées par les autorités en matière de commerce extérieur, en marge d’une demi‑journée sur le thème «Exportations, défis et perspectives dans la filière agroalimentaire», organisée mercredi 13 avril par le groupe agroalimentaire Benamor. «La zone arabe de libre échange(ZALE), c’est de l’hypocrisie», a‑t‑il lancé en présence de Mustapha Benbada, ministre du Commerce. «Il y a 22 pays arabes. Cinq sont plus industriels que les autres. Quand, vous analysez en détail les conventions qui nous lient, c’est le libéralisme. Mais, dans la semaine ou dans le mois, on envoie une liste négative au secrétariat de la Ligue arabe. Il faut alors se débrouiller pour éviter le maquis des tarifs douaniers qui tend ?* bloquer chacune des positions vue comme menaçante pour chaque pays», a‑t‑il ajouté. Selon lui, les accords présentés comme des solutions d’avenir ne sont, en réalité, que l’expression d’une double lecture, du double étage. «Il n'y a que la vitrine qui est séduisante», a‑t‑dit. D’après lui, l’Algérie exporte annuellement, en valeur, 20 millions de dollars vers la ZALE et 42 millions de dollars vers le marché européen.

    Fin février 2011, le président du FCE a déclaré que l’Algérie n’avait pas besoin de plus de commerce ou d’échanges. «Elle a besoin de développer son industrie», a‑t‑il dit. Réda Hamiani a également dénoncé les difficultés qu’éprouvent les producteurs algériens ?* accéder au marché européen, fortement «protégé» par les normes. Le ministère du Commerce, en concertation avec l’Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL), prépare une feuille de route pour encourager les exportations hors hydrocarbures. «Je devais présenter ce programme d’action en mars dernier. Malheureusement, les événements du mois de janvier ont tout chamboulé. Nous allons organiser d’ici la fin mai, un atelier pour dégager des pistes de réflexion en vue d’encourager les exportations algériennes», a déclaré Mustapha Benbada, en marge de la rencontre.

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    • #62
      Merouane Mokdad :


      Mercredi 11 Mai 2011 -- Le Forum des chefs d’entreprises sera présent ?* la Tripartite (Gouvernement-Patronat-UGTA) prévue le samedi 28 mai 2011. «C’est un événement majeur qui fait suite ?* la politique de concertation que le gouvernement a mise en place depuis des années avec le patronat. Cette fois-ci, le contexte est exceptionnel. Il y a une volonté nette des autorités de redéfinir la politique économique du pays. Une politique plus consensuelle», a déclaré Réda Hamiani, président du FCE, en marge d’une conférence sur la gestion de la ville ?* la faveur du Salon du batiment (Batimatec) ?* l’hôtel Hilton ?* Alger. Hier, Tayeb Louh, ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, a annoncé la tenue de cette Tripartite pour examiner des dossiers économiques. Il a indiqué que la promotion de l’investissement et le soutien ?* l’entreprise seront au menu de cette rencontre. Le ministre n’a pas précisé si les syndicats autonomes, plus actifs sur le terrain social que l’UGTA, seront présents. Le principe de cette recontre a été retenu lors du Conseil des ministres du 2 mai dernier.

      Selon Réda Hamiani, les partenaires économiques et sociaux sont régulièrement consultés et associés ?* la décision par le gouvernement. «Cela correspond ?* une grande attente de nos milieux», a-t-il dit. La politique économique doit, selon lui, être plus orientée vers le développement de l’emploi et de l’entreprise. «Je pense qu’il y aura moins d’unilatéralisme. Nous allons procéder ?* une évaluation de la politique économique menée jusque-l?*. Nous allons donner notre avis sur les différents chantiers qui nous concernent. Il faudra voir après comment les autorités vont traduire sur le terrain l’ensemble des mesures prises après concertation. Déj?*, il y a une bonne orientation et une capacité d’écoute», a-t-il souligné.

      Les politiques économiques ne valent, d’après lui que par les résultats qu’elles produisent. Il a indiqué que le patronat a toujours demandé des évaluations. «Cette méthode va être appliquée. Nous avons toujours relevé que les mesures prises par les autorités posent problème en terme d’exécution, de simplification et de délais. Nous avons déj?* perdu beaucoup de temps. Souvent les décisions prises par les ministères sont difficiles ?* mettre en oeuvre», a-t-il noté. Il a appelé ?* discuter de la place du secteur privé dans l’économie nationale et de la politique industrielle «qui est ?* réinventer».

      Réda Hamiani a indiqué que le FCE ne viendra pas avec un catalogue de mesures précises. «Il faut s’interroger pourquoi on ne crée pas assez d’emplois et pourquoi le taux de croissance économique reste moyen avec tout l’effort qui est fait en matière d’investissement public. On doit analyser les raisons d’un relatif échec pour essayer de trouver, avec toutes les ressources que notre pays a, de nouvelles formules en associant toutes les énergies pour que notre économie fonctionne mieux et plus efficacement», a-t-il noté. Il a souhaité une réunification du mouvement patronal. «Pourquoi pas ! Il ne faut pas penser qu’on se tire dans les pattes. Il y a un consensus des organisations patronales sur les grands thèmes. Chacun a sa spécificité et sa sensibilité», a-t-il déclaré.

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      • #63
        Hamid Guemache :


        Lundi 23 Mai 2011 -- Invité par le gouvernement ?* participer pour la première fois ?* la Tripartite le 28 mai prochain, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) ne veut pas faire de la figuration. La plus importante organisation patronale par le chiffre d’affaires de ses adhérents a entamé des consultations avec ses membres et les autres organisations patronales pour définir des revendications communes ?* présenter lors de la Tripartie, a-t-on appris de source patronale. «Nous voulons arriver ?* une sorte de SMIG de revendications et de propositions ?* présenter au gouvernement lors de cette rencontre», explique le patron d’un groupe privé. La direction du FCE a décidé d’organiser des rencontres avec ses adhérents ?* Annaba et Oran pour discuter des propositions et lister les contraintes auxquelles les entreprises privées sont confrontées. Des consultations sont engagées avec les autres organisations patronales. «Nous n’allons plus nous contenter de revendications techniques comme la levée du Credoc, la disponibilité du foncier, des crédits bancaires, affirme le patron d’un autre groupe privé et membre du FCE. Cette fois, nous voulons connaître la vision économique du gouvernement, la place de l’entreprise privée et publique dans l’économie».

        Les chefs d’entreprises veulent en fait rompre avec le débat sur des détails techniques et les lois de finances pour discuter d’une vision claire et durable de l’économie nationale. Ces dernières années, les revendications patronales étaient davantage d’ordre individuel en raison des divisions, du niveau faible de la représentation patronale et du mépris affiché par les autorités ?* l’égard des entreprises privées. Le gouvernement se méfie du privé et il a repris un contrôle direct sur le secteur public. «Cette situation doit disparaître. Le débat économique ne doit plus se concentrer sur les lois de finances. Il faut une vision économique sur le long terme. Le gouvernement doit compter sur le privé pour développer l’économie et laisser aux managers publics la possibilité de prendre des initiatives, sinon on ne s’en sortira pas», ajoute le même patron. L'absence d'une vision économique sur le long terme ne permet pas aux chefs d'entreprises de se projeter dans l'avenir et de planifier le développement de leurs entreprises.

        Miné par les divisions, le patronat algérien peine toutefois ?* se rassembler, ce qui l'affaiblit devant les pouvoirs publics. Toutes les tentatives précédentes de constituer une coordination patronale s’étaient soldées par des échecs. Cette fois, la concertation entre les organisations patronales a également peu de chances d’aboutir. «On discute, mais je ne suis pas très optimiste quant ?* une entente sur des revendications communes», confie le président d’une organisation patronale rivale du FCE. En fait, les autres associations patronales se méfient du FCE, puissant par le poids de ses adhérents. L’association de Réda Hamiani n’a en fait jamais pris au sérieux les autres organisations patronales en raison de la modeste envergure de leurs membres et de leur faible apport au débat économique national.

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