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Eau : Un plan de 20 milliards de dollars pour les cinq prochaines années

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  • Eau : Un plan de 20 milliards de dollars pour les cinq prochaines années


    Dimanche 14 Juin 2009 -- L'État va dégager, pour les cinq prochaines années, près de 20 milliards de dollars pour des projets d'équipement dans le secteur hydraulique. Ce plan, selon Abdelmalek Sellal, sera bientôt examiné par le Conseil des ministres. C'est presque la même enveloppe dégagée lors du précédent plan qui arrive ?* terme ?* la fin 2009.

    Le ministre des Ressources en eau a notamment annoncé la construction de cinq grands barrages dans les Hauts-plateaux durant les cinq prochaines années. Le ministre a menacé de prendre des sanctions en cas de « surévaluation » des projets ou en cas de retard dans l'exécution des travaux. M. Sellal n'a pas précisé la nature des dispositions mais il indiqué que tout projet de la réévaluation dépassant 15 % du coût initial sera révisé en Conseil des ministres avant que les dépenses ne soient autorisées.

    Concernant les disponibilités actuelles, il a indiqué que les barrages sont remplis ?* 72 % après une bonne saison pluviométrique. Le ministre a estimé que le prochain défi est d'assurer une distribution régulière de l'eau dans les petites villes et les villages.

    À Alger, la Société de l'eau et de l'assainissement d'Alger (SEAAL), filiale du groupe français Suez, assure actuellement une distribution H24 d'eau ?* 81 %. « Nous voulons arriver ?* 100 % avant la fin de l'année. Une évaluation sera faite de l'action de la SEAAL. Si nous sommes satisfaits, l'expérience sera renouvelée », a déclaré M. Sellal.

    Jean-Marc Yann, directeur général de la SEAAL, a, dans une précédente déclaration ?* la presse, indiqué que son entreprise assurera une distribution H24 complète en septembre 2009. La SEAAL gère les eaux d'Alger depuis novembre 2005 pour 200 millions de dollars. L'accord de gestion déléguée arrive ?* sa fin l'automne de cette année.

    Selon ministre des Ressources en eau, le programme de gestion déléguée des ressources hydriques concerne en réalité 15 villes du pays. Actuellement, la Marseillaise des eaux gère ces ressources ?* Constantine, une entreprise allemande prendra celles de Annaba et une firme espagnole aura la même tâche ?* Oran.

    Le taux de fuites dans les canalisations d'eau potable a, selon M. Sellal, sensiblement chuté, passant de 40 %, il y a cinq ans, ?* 25 % actuellement. « La moyenne mondiale est entre 10 et 15 %. Nous voulons atteindre ce niveau », a-t-il promis. Il a annoncé le lancement d'un programme spécial pour la réutilisation des eaux usées en vue de l'irrigation. Une opération sera également menée pour rationaliser les eaux destinées ?* la céréaculture, réputée grosse consommatrice de ce liquide précieux.

  • #2

    Samedi 20 Juin 2009 -- Les besoins de l’Algérie en produits chlorés pour le traitement de l’eau ont atteint 18 202 tonnes en 2008, selon le directeur général de l’Algérienne des eaux, Azzeddine Amara. «L’ADE qui a produit plus de 1 milliard de mètres cubes d’eau potable durant l’année écoulée, utilise la chloration comme méthode de désinfection en raison de ses propriétés germicides, de sa facilité d’utilisation et de son faible coût», a-t-il expliqué lors du séminaire organisé mercredi dernier en marge du 5e Salon international des équipements et services de l’eau qui s’est tenu du 15 au 18 juin au palais des Expositions des Pins maritimes (Safex). Ce responsable qui a posé le problème de la disponibilité des produits chlorés par rapport aux besoins du pays et a affirmé qu’il n’existe que deux unités de production de chlore ?* travers tout le pays, celles de la société Soachlore implantées ?* Baba Ali et ?* Mostaganem. Par ailleurs, Soachlore est l’unique producteur d’hypochlorite de sodium en Algérie. Ces capacités en ce produit chloré, sont en deç?* des besoins de l’Algérienne des eaux. De ce fait, celle-ci est contrainte d’utiliser comme produit de substitution l’hypo-chlorite de calcium dont le coût reste élevé. En 2008, l’ADE a utilisé 13 959 tonnes hypochlorite de sodium, 1 323 hypochlorite de calcium et 2 920 de sulfate d’alumine, soit 18 202 tonnes de produits chlorés. Ce même responsable a posé par ailleurs le problème de l’altération de ces produits de chloration lors de leur stockage. Pour ce responsable de l’ADE, il est possible de mettre fin aux problèmes liés ?* l’approvisionnement en produits de traitement de l’eau en ayant recours aux techniques de production alternatives tels l’électrolyse, l’ozonation et le rayonnement UV. «Ces deux nouvelles technologies sont adaptées ?* très faible échelle en Algérie alors que la troisième est inexistante», a-t-il affirmé. Pour l’électrolyse, l’unité de production de chlore de la station de Bekhadda ?* Tiaret est l’unique station d’électrolyse ?* l’échelle nationale. Sa capacité de production est de l’ordre de 12 000 grammes de chlore par heure et une production d’eau potable de 30 000 m3 par jour. Quant ?* la deuxième méthode, il existe la station d’ozonation de Oued Athmania ?* Mila dotée d’un générateur d’ozone, qui permet d’améliorer la qualité des eaux traitées. Sa production en eau potable est de 187 500 m 3 par jour. Par ailleurs, la désinfection de l’eau par rayonnement ultraviolet n’a pas encore connu d’application en Algérie, bien que cette technique soit largement utilisée ?* l’étranger. «La combinaison de ces techniques peut améliorer sensiblement la qualité de l’eau et réduire le coût du traitement», a assuré Amara, en proposant une étude technico-économique pour évaluer le coût et l’impact de ces nouveaux procédés dans l’amélioration de la qualité de l’eau. Le sous-directeur ?* la direction de l’alimentation en eau potable, Abdelaziz Lardjoum, a affirmé pour sa part que l’Algérie ne produit plus de chlore gazeux depuis longtemps et que la pénurie en produit chloré nous oblige ?* utiliser de l’eau de javel et d’autres produits désinfectant dans les barrages. Le consultant scientifique de Pollutec, Jean-Claude Oppeneau, a exposé pour sa part les différents procédés de la désinfection chimique : le chlore, l’hypochlorite de sodium, de potassium, l’ozonation, le dioxyde de charbon, l’ultraviolet et le sel de cuivre ionisé pour ces propriétés bactéricides, virucides. Il a recommandé la diversification des solutions de désinfection des eaux et la réflexion ?* de nouvelles méthodes pour la potabilisation de l’eau, plus précisément introduire ?* plus grande échelle l’utilisation de l’ozonation et l’ultraviolet.

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    • #3
      Rafik Tadjer :


      Lundi 22 Juin 2009 -- Le groupe hélvético-sudéois ABB a annoncé, lundi 22 juin, avoir remporté un contrat dans le dessalement d'eau de mer en Algérie. D'un montant de 28 millions, le contrat concerne la fourniture d'une solution électrique clé en main pour la future station de dessalement de Magtaa, dans la wilaya de Tlemcen.

      D'un coût total de 468 millions de dollars, la future station est en cours de réalisation par le groupe singapourien Hyflux. D'ne capacité de 500.000 m3/jour, il s'agit du projet de dessalement le plus important jamais réalisé dans le monde, selon le ministère de l'Energie et des mines. Elle doit entrer en service en 2011 et couvrir les besoins en eau de prés de cinq millions d'habitants de l'ouest du pays.

      L'usine de Magtaa sera financée ?* hauteur de 30% sur fonds propres du groupe Hyflux, les 70% restants étant assurés par des banques publiques algériennes avec pour chef de file la Banque nationale d'Algérie (BNA).

      L'Algérie a lancé un programme de dessalement comptant 13 stations destinées ?* couvrir les besoins du pays en eau. Mais ce choix est critiqué par les spécialistes pour son impact sur l'environnement et le coût de revient du mètre cube.

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      • #4

        ZURICH, June 22, 2009 (Dow Jones) -- On Monday ABB Ltd said it has won an order worth $28 million from environmental solutions company Hyflux for a turnkey electrical solution to power the world's largest membrane based reverse osmosis seawater desalination plant.

        ABB said the Magtaa desalination plant is being constructed in the western Oran region of Algeria. It will have a designed capacity of 500,000 cubic metres per day of drinking water to serve about 5 million people. The project is part of the Algerian government's effort to provide clean drinking water to its growing population.

        As part of the contract, ABB will set up a 220kV outdoor substation to provide power to the facility and also supply products such as power transformers, medium-voltage drives and a range of medium and low-voltage switchgear. ABB will be responsible for the design, engineering, supply, installation and commissioning of the electrical plant system. The project is scheduled for completion by 2011.

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        • #5

          June 30, 2009 -- Pöyry has been awarded a contract for engineering, delivery, erection and commissioning of a rubber tube dam project in Algeria. The project covers derivation of the Sebgag River in the province of Laghouat and is built for the National Irrigation and Drainage Authority (ONID). The value of the assignment is about € 1 million.

          The rubber dam "Khneg Sidi Brahim" is the first one in the country. It will have a total length of 50 meters with a total height of approximately 6 meters and a storage capacity of up to 5 million cubic meters. Its objective is to mobilise water resources allowing irrigation of agricultural surfaces downstream of the dam. The rubber dam is the first of its kind in Africa. Pöyry has installed more than 150 rubber tube dams in Europe and Asia.

          Pöyry is a global expert in consulting and engineering. We offer our clients in-depth industry expertise, innovative solutions and lifecycle engagement. Our knowledge extends across hydropower, oil and gas, power and heat, renewable energy, pulp and paper industry, chemical process industry, transportation, water and environment, and construction services. We have about 7,500 experts at our service in 49 countries.

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          • #6
            Chawki Amari :


            Vendredi 10 Juillet 2009 -- En dehors des problèmes environnementaux liés aux rejets de saumures, une polémique enfle sur le coût des stations de dessalement d’eau de mer, dont l’Algérie prévoit 13 unités ?* terme. Les stations algériennes sont-elles chères ? À titre de comparaison, la Libye vient d’inaugurer une station d’une capacité de 40 000 mètres cubes/jour, qui a coûté 134 millions de dollars, deux fois moins chère que la station d’Alger (250 millions de dollars annoncés) mais pour un débit 5 fois inférieur (200 000 mètres cubes/jour). Sur ce marché très en vogue dans le monde, on estime entre 2500 et 3000 dollars le mètre cube produit, soit entre 50 et 150 millions de dollars l’usine de 50 000 mètres cubes/jour. Les stations algériennes ne sont donc pas aussi chères qu’on le dit, même si celle prévue ?* Magtaâ (?* l’Ouest) rafle le record avec 468 millions de dollars pour un débit énorme de 500 000 mètres cubes/jour, qui va poser des gros problèmes de coûts d’entretien. Autre élément récent de comparaison, la station de Djerba en Tunisie. Un appel d’offres vient d’être lancé pour un coût moyen indiqué dans le cahier des charges de seulement 50 millions de dollars, pour une capacité de 50 000 mètres cubes/jour. Alors que la station de Ténès coûtera 231 millions de dollars pour une capacité de 200 000 mètres cubes/jour (selon l’AEC, Algerian Energy Company, qui s’occupe des stations de dessalements), soit un différentiel de 30 millions de dollars en mètres cubes produits, voire plus puisque des experts liés au RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie) affirment qu’elle aurait coûté 280 millions de dollars.

            L’AEC qui dépend du ministère de l’Energie et non de celui des Ressources en eau, et qui avant la polémique, n’avait pas jugé utile de publier les coûts de ses stations de dessalement, s’est défendue. D’abord, en niant un quelconque impact sur l’environnement en précisant que les stations ne rejetaient que des saumures (de l’eau très concentrée en sel) alors qu’aucune étude au niveau mondial n’a encore démontré leur caractère inoffensif, d’autant que des réactifs chimiques sont utilisés en amont. Pour les coûts, l’AEC a nié l’argument avancé ?* propos de l’usine de Djerba, se contentant de rappeler qu’elle était encore au stade de l’appel d’offres. La guerre de l’eau a-t-elle commencé ? Le prix de revient de l’eau de mer dessalée oscille dans le monde entre 0,7 et 1 dollar le mètre cube, mais l’Algérie la commercialise autour de 50 DA le mètre cube, soit plus chère que l’eau conventionnelle, autour de 30 DA le mètre cube. Pour l’instant, l’Etat paye la différence avec les prix réels de revient mais Sonelgaz, qui assure la production d’énergie dont le dessalement est gourmand, demande une augmentation des tarifs d’électricité. Que va-t-il se passer ? Personne ne le sait vraiment, d’autant que chacun jongle avec les chiffres. En haut lieu, Abdelmalek Sellal, chargé des ressources en eau, parlait le 15 juin dernier ?* l’occasion du Salon international des équipements et services de l’eau, de 18 milliards de dollars investis dans le secteur durant la période 2005-2009. Quelques jours plus tard, dans un entretien accordé ?* la publication Mutations, le même ministre parlait de 15 milliards de dollars investis. Qu’est-ce que 3 milliards de dollars ? Une goutte d’eau. Dans la mer.

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            • #7

              July 10, 2009 -- UTE Cap Djinet, a consortium consisting of Spanish contractors Inima and Aqualia, has selected PX Pressure Exchanger energy-recovery devices from Energy Recovery Inc for a large desalination plant to be built in Algeria. The new seawater reverse-osmosis (SWRO)facility, to be built at Cap Djinet (50 km east of Algiers), will have a capacity of 100,000 m³/d. "We have installed PX devices at SWRO plants in Algeria and around the world, and know that their performance will meet our expectations," said Antonio Ordonez, desalination director of Inima. "We also appreciate the excellent support that ERI provides and are pleased to have them working alongside us on this project." ERI estimates that its PX technology will save 9 MW of electrical power at Cap Djinet and improve the carbon footprint of the plant by 26,000 tons of CO2 per year. Years of drought have depleted Algeria's ground water supplies and dam reserves, and many people among the country's population of more than 33 million face chronic water shortages. ERI was selected in 2008 by the UTE consortium to provide energy-recovery devices for the desalination plant in Mostaganem, Algeria. In total, ERI has been contracted to participate in nine desalination projects in Algeria, many of which are among the largest SWRO desalination plants in the world.

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              • #8

                Mardi 25 Août 2009 -- Le président de la République a entamé, avant-hier, avec les membres du gouvernement les séances de travail qu’il consacre chaque année en cette période aux différents secteurs. L’objectif premier est de faire un état des lieux et d’évaluer les progrès de chaque secteur conformément au plan d’action inscrit dans son programme. Ces séances de travail permettent de prendre connaissance également des insuffisances auxquelles il faudra remédier afin de répondre aux attentes des citoyens. À la lumière de ces réunions restreintes, les demandes seront prises en compte dans l’élaboration de la loi de finances pour l’exercice 2010. Cette série de séances a été inaugurée par le secteur sensible de l’eau. Le président de la République a relevé les progrès indéniables enregistrés par le pays dans la mobilisation des ressources en eau et en réponse aux besoins de la population dans ce domaine. Les responsables de ce secteur ont présenté l’état d’exécution du programme pour la période 2005-2009 ainsi que les contours du programme quinquennal 2010-2014, précise l’APS. «Ces progrès nous interpellent ?* poursuivre l’effort car la garantie de la ressource en eau demeure un défi majeur pour notre pays situé en zone semi-aride. En même temps, il s’agit l?* d’un facteur fondamental pour le développement humain de la population et de l’économie du pays dans tous les secteurs», a souligné le chef de l’Etat.

                Dans cet esprit, le président Abdelaziz Bouteflika a ordonné «la poursuite soutenue de la mobilisation des ressources hydriques du pays, qu’il s’agisse des eaux de surface, des nappes ou du dessalement de l’eau de mer». «Cet effort doit se poursuivre d’une manière progressive et intégrée, et en tenant compte du niveau des déficits ?* travers les différentes régions du pays, notamment les Hauts-Plateaux, appelés ?* devenir ?* terme l’épine dorsale de la politique d’aménagement du territoire. Il faut accorder davantage d’importance aux besoins de l’irrigation pour l’agriculture, que nous devons promouvoir», a poursuivi le chef de l’Etat. Par ailleurs, il a insisté sur «la nécessité d’encourager la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau». «L’Etat a fait du droit ?* l’eau une réalité pour nos compatriotes, ?* charge pour les citoyens d’adhérer ?* leur tour ?* une démarche solidaire et équitable de valorisation et d’économie de cette ressource rare et fragile», a conclu le président de la République.

                Quant au programme de développement du secteur pendant le quinquennat 2010-2014, il vise ?* maintenir le même effort intense et recouvre, notamment, la construction de nouveaux barrages, la réalisation de six grands projets de transferts et de 14 adductions majeures, la réhabilitation des réseaux d’alimentation en eau potable de 32 villes, la réalisation de 64 nouvelles stations d’épuration des eaux usées, la réalisation de travaux d’aménagement hydro-agricole sur 125 000 nouveaux hectares ainsi que la réalisation d’une centaine de nouvelles retenues collinaires pour l’irrigation agricole. Ce même programme verra la prise en charge de chantiers stratégiques dans le domaine hydraulique, notamment la mise en place de réserves régionales stratégiques de ressources en eau, le développement du potentiel d’irrigation au profit de l’agriculture, l’économie de l’eau, l’exploitation des systèmes hydrauliques complexes ainsi que l’amélioration du service public de l’eau et de l’assainissement.

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                • #9
                  Ameziane Athali :


                  Lundi 28 Septembre 2009 -- Afin doubler les réserves en eau de l'Algérie, 19 barrages seront construits durant les cinq prochaines années, a annoncé, lundi 28 septembre, le ministre des Ressource en eau Abdelmalek Sellal. M. Sellal a indiqué que les 61 barrages du pays présentent actuellement une capacité totale de cinq milliards de m3. Cette capacité devrait doubler et atteindre 10 milliards de m3 une fois les 19 nouveaux barrages livrés, selon le ministre. M. Sellal s'exprimait depuis Tizi Ouzou où il était venu lancer le projet de construction d'un nouveau barrage d'une capacité de 150 millions de m3 pour un montant de 13 milliards de dinars. Par ailleurs, le ministre a évoqué des améliorations dans la gestion des réseaux de distribution de l'eau potable dans la capitale par l'entreprise Française Seal, tout en écartant « le renouvèlement du contrat » avant une évaluation détaillée de ce partenariat. M. Sellal a également annoncé la création en 2010 d'une école de formation en management de l'eau dans la wilaya d'Oran en partenariat avec des Français et des Espagnols.

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                  • #10

                    Lundi 5 Octobre 2009 -- Le ministère des Ressources en eaux a décidé d’ouvrir le secteur ?* la concurrence. Un budget d’environ 350 millions de dollars a été alloué au secteur, sous forme de contrats, dont la majorité devrait être conclus avec des compagnies américaines. Il y a lieu de relever que le ministre des Ressources en eaux, M. Abdelmalek Sellal, a fait l’objet des critiques de la part du président de la République, lors de l’audience ramadenesque consacrée au secteur. Selon une source bien informée, des contacts avancés avec des compagnies américaines sont en cours, ajoutant que les pourparlers pourraient aboutir ?* des contrats, qui permettraient ?* la partie algérienne de bénéficier du savoir faire américain dans la gestion des ressources hydrauliques, le traitement des eaux usées et la réalisation de nouveaux projets. Dans le même sillage, le ministère des Ressources en eaux est en contact avec des institutions américaines, notamment en ce qui concerne le secteur de l’assainissement, un domaine qui sera aussi ouvert ?* la concurrence. Le département de Sellal envisage de lancer « la technologie verte », en Algérie. Selon les mêmes sources, une délégation du ministère des Ressources en eaux et des représentants du l’Office national de l’assainissement (ONA) vont se rendre, en juin prochain, aux Etats-Unis, plus précisément ?* Las Vegas, Orlando, Los Angeles, et ?* Washington. Par ailleurs, des responsables chargés du commerce extérieur près de l’ambassade des Etats-Unis, ?* Alger, avaient déj?* organisé une mission de spécialistes américains en Algérie, afin de leur permettre de s’enquérir des opportunités d’investissements et de la coopération avec la partie algérienne, notamment dans les nouvelles technologies, dites « vertes ». La décision du ministère d’ouvrir le secteur ?* la concurrence a crée un climat de panique au sein des compagnies étrangères activant en Algérie, notamment les françaises et espagnoles, qui craignent que leur part du marché se rétrécissent avec l’arrivée des compagnies américaines. Ces dernières bénéficieront probablement de projets dans la wilaya d’Oran, lieu d’implantation de la compagnie espagnole, et dans la wilaya d’Alger, où un autre projet a été accordé ?* une entreprise française, Degermon. Sur un autre plan, les services du ministère des Ressources en eaux ont enregistré un retard dans la réalisation des stations d’épuration des eaux usées, notamment celles qui sont attribuées ?* une compagnie italienne.

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                    • #11
                      Ali Idir :


                      Lundi 12 Octobre 2009 -- Le gouvernement confirme sa volonté de limiter le recours aux étrangers pour la construction des grands projets d'infrastructures. L'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) a lancé, dimanche 11 octobre, deux appels d'offres restreints pour la construction de deux barrages. Les deux projets sont projets aux entreprises nationales, publiques et privées. Le premier barrage ?* construire est situé ?* M'sila et le second ?* Médéa. Les candidats doivent disposer d'un niveau de qualification élevé dans le domaine de l'hydraulique et d'une expérience dans la réalisation : avoir construit au moins un barrage en terre ou enrochement dont le volume des travaux est égal ou supérieur ?* un million de m3, selon l'ANBT. La décision de lancer des appels d'offres destinés exclusivement aux entreprises nationales a été annoncée le 4 octobre par le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal. Outre la réduction de la facture d'importation des services qui a atteint 11 milliards de dollars en 2008, l'objectif de cette mesure est de limiter le recours aux étrangers pour la réalisation des contrats publics, de permettre aux entreprises algériennes de décrocher davantage de contrats dans l'hydraulique afin de constituer des entreprises capables de construire de grands projets d'infrastructures.

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                      • #12
                        Ali Idir :


                        Samedi 17 Octobre 2009 -- L’Algérie veut diversifier sa coopération avec les étrangers dans le secteur de l’eau. Ce secteur est actuellement dominé par les Français. Le groupe Suez gère les eaux d’Alger et d’Oran et la Marseillaise des eaux celles de Constantine. De nombreuses études dans ce secteur ont été confiées ?* Degrémont et Safège alors que Veolia et Vinci, deux autres groupes français, ont décroché plusieurs contrats dans l’assainissement. Mais le gouvernement n’est pas satisfait de la coopération française dans l’eau, selon des sources concordantes. Début octobre, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, avait indiqué que la reconduction du contrat de gestion des eaux d’Alger au profit de Suez n’était pas acquise. La décision algérienne de diversifier ses partenaires dans l’eau devrait bénéficier notamment ?* la Corée du Sud et aux Etats-Unis. Alger a déj?* entamé des discussions avec Séoul afin de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur stratégique de l’eau. Abdelmalek Sellal s’est déplacé du 8 au 10 octobre, en compagnie d’une forte délégation de son secteur, en Corée du Sud. Les deux pays ont signé un mémorandum de coopération dans l’eau qui prévoit notamment la formation de cadres algériens. « M. Sellal est revenu très satisfait de ce qu’il a vu en Corée du Sud », affirme ?* TSA un proche du secteur. À Séoul, le ministre a demandé aux Coréens de nouer des partenariats avec des entreprises algériennes pour améliorer la gestion de l’eau en Algérie. Un appel qui devrait être entendu. « Les Coréens sont très intéressés par le marché algérien pour deux raisons. La première est liée aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur pays ?* cause de la crise économique. En plus, l’Algérie investit massivement dans l’eau et veut diversifier sa coopération dans ce domaine et s’ouvrir ?* d’autres pays autre que la France », explique la même source. L’Algérie prévoit des investissements de 15 milliards de dollars entre 2010 et 2014 dans l’eau.

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                        • #13
                          Ali Idir :


                          Mardi 20 Octobre 2009 -- À moins d’une année de son expiration en 2010, le contrat du groupe français Suez gestion des eaux d’Alger a peu de chances d’être reconduit. Selon nos informations, le gouvernement n’est pas satisfait du bilan du groupe français en charge de la gestion des eaux de la capitale depuis 2005. Un contrat de plus de 200 millions de dollars.La raison ? Premier reproche : le groupe Suez n’a pas effectué le transfert de technologie et de savoir-faire au profit des Algériens, comme convenu dans le contrat de gestion des eaux d’Alger. « Il n’y a eu aucun transfert de savoir-faire au profit des Algériens. Maintenant, avec l’expiration du contrat en 2010, il n’y a pas de relève », affirme ?* TSA un proche du dossier. Comprendre : ?* moins d’un d’un an de l’expiration du contrat, les équipes algériennes n’ont pas été formées pour reprendre directement la gestion des eaux d’Alger après le départ des Français.

                          Le groupe Suez devait en fait former des équipes algériennes de Seaal pour prendre la relève de la gestion des eaux d’Alger après l’expiration du premier contrat signé en 2005. Mais le groupe français « s’est montré avare » en matière de transfert de savoir-faire dans la gestion des eaux, selon nos sources. En outre, les Français ont négligé la partie assainissement du contrat et se sont occupés de l’eau potable car sur cette dernière partie le travail est beaucoup plus visible. « La distribution de l’eau potable s’est nettement améliorée dans la capitale, mais l’assainissement pose toujours de sérieux problèmes ?* chaque pluie », ajoute notre source. Mécontent du bilan du groupe Suez ?* la tête des eaux d’Alger, le gouvernement a décidé de diversifier la coopération étrangère dans ce secteur notamment avec la Corée du Sud et les Etats-Unis. « Le groupe Suez n’a pas fait de transfert de savoir-faire pour qu’il puisse obtenir un nouveau contrat de gestion des eaux d’Alger. Aujourd’hui, le gouvernement est devant le fait accompli du fait de l’absence d’une relève du coté algérien pour gérer les eaux de la capitale », ajoute notre source.

                          En optant pour cette stratégie, Suez espérait sans doute voir son contrat reconduit pour cinq ans supplémentaires afin de lui permettre de terminer le travail. La même méthode avait été employée sans succès par une autre société française, la Saur international. En charge de la réhabilitation du réseau d’eau potable d’Oran, cette filiale de Bouygues avait retardé les travaux pour obtenir le contrat de gestion des eaux de la capitale de l’Ouest du pays. Mais le ministère des Ressources en eau ne l’a pas retenu et le contrat a été attribué ?* l’espagnole Agbar Water. Le cas de Suez illustre les abus pratiqués par les groupes étrangers en Algérie. Il confirme également les erreurs commises par le gouvernement dans la rédaction des contrats avec les grands groupes étrangers. Des contrats mal rédigés qui conduisent ?* des situations comme celle de la vente d’Orascom Cement ?* Lafarge ou la gestion des eaux d’Alger par Suez.

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                          • #14
                            Ali Idir :


                            Mardi 20 Octobre 2009 -- Les villes d’El Oued et de Ouargla seront bientôt débarrassées du problème de la remontée des eaux polluées en surface. Les projets de réalisation de réseaux d’assainissement et de collectes des eaux usées dans ces deux villes du sud pays sont en voie de finition. Lancés en 2005, ces deux projets, d’un montant global de 60 milliards de dinars (600 millions d’euros), seront réceptionnés entre fin 2009 et début 2010, a appris TSA auprès de l’Office national de l’assainissement (ONA). « Les travaux touchent ?* leur fin et leur livraison est prévue pour la fin de l’année », affirme la porte-parole de l’ONA, Nassera Medebbeb. Une bonne nouvelle pour les habitants de ces deux grandes villes du pays qui ont longtemps souffert de la remontée des eaux polluées en surface, faute de réseaux d’assainissement modernes. Cette absence de réseaux d’assainissement a engendré la pollution des nappes phréatiques qui alimentent ces deux villes en eau. « Les habitants puisent dans l’eau de la nappe, puis rejettent les eaux usées dans la nature. Ces eaux s’infiltrent ensuite dans la nappe et la pollue », explique Mme Medebbeb.

                            Pour mettre fin au phénomène de la remontée des eaux en surface, le ministère des Ressources en eau a lancé en 2005 deux projets de modernisation et de réhabilitation du réseau d’assainissement d’Ouargla et la réalisation du réseau d’assainissement de la ville d’El Oued. À Ouargla, le projet comprend la construction de 138 km de conduites d’assainissement pour collecter les eaux usées, la réalisation de 28 stations de pompage et relevage, de trois stations d’épuration de type lagunage, d’un canal de transfert des eaux épurées de 40 km de longueur et de 77 km de drains agricoles horizontaux. Les travaux ont été confiés ?* un groupement d’entreprises constitué notamment de Vinci (France), Butec (Liban) et Diwidag (Allemagne). À El Oued, les travaux concernent la réalisation de 758 km de conduites et collecteurs, 55 stations de pompage, quatre stations d’épuration de type lagunage, une conduite de transfert des eaux épurées d’une longueur de 51 km, 51 forages de drainage et 542 puis d’infiltration, selon les chiffres fournis par l’ONA. Ces travaux ont été confiés ?* plusieurs entreprises dont Sinohydro, Texeira, Cosider, GCB. « À El Oued, il fallait créer tout un réseau d’assainissement », conclut Nassera Medebbeb.

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                            • #15
                              Malik Amara :


                              Mercredi 4 Novembre 2009 -- Sonatrach apprend vite. La société nationale des hydrocarbures vient de lancer deux projets de réalisation de stations de dessalement d’eau de mer, a-t-on appris de source proche de la compagnie pétrolière. La première sera implantée ?* El Tarf, ?* l’Est du pays, et la seconde sera réalisée ?* l’Ouest d’Alger. Ces deux stations viennent s’ajouter au programme de construction de 13 stations de dessalement qui doivent être achevées d'ici ?* 2010 pour l'approvisionnement en eau potable des agglomérations urbaines. Elles doivent assurer une production supplémentaire d'eau potable de l'ordre de 2,3 millions de mètres cubes par jour, selon les prévisions. L’Algérie entend construire au moins 33 stations d’ici ?* 2019, selon les prévisions officielles. Mais contrairement aux projets déj?* lancés, les deux nouvelles stations de Sonatrach seront réalisées ?* 100% par les compétences et les moyens financiers de la société nationale des hydrocarbures. « Nous allons sans doute faire appel ?* l’expertise étrangère sur certaines parties des deux projets car nous ne maîtrisons pas encore tout. Mais la réalisation sera assurée par Sonatrach. C’est un défi intéressant pour la compagnie», explique notre source. Un défi de taille surtout que le dessalement ne fait pas partie des métiers traditionnels de Sonatrach. Toutes les stations de dessalement réalisées depuis le lancement du programme gouvernemental ont été confiées ?* des groupes étrangers. C’est la première fois qu’une entreprise algérienne prendra en charge la totalité d’un projet de ce type.

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