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Nouveau plan quinquennal d'investissements :

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  • Nouveau plan quinquennal d'investissements :


    Mardi 23 Mars 2010 -- Le nouveau plan quinquennal d’investissements publics pour la période 2010-2014 d’un montant de 280 milliards de dollars tarde * voir le jour. Selon nos informations, ce programme annoncé il y a près d’une année lors de la campagne électorale du président Abdelaziz Bouteflika pour la présidentielle d’avril 2009, n’a pas encore fait l’objet d’une réunion du conseil des ministres. Du coup, les milieux d’affaires commencent * s’impatienter et * s’interroger sur les raisons du retard dans la validation de ce nouveau programme. « Nous n’avons aucune nouvelle sur les projets dans le cadre de ce nouveau programme d’investissements publics. C’est le flou total. Le premier trimestre de l’année est terminé et nous ne connaissons pas encore la consistance de ce programme », affirme * TSA, un chef d’entreprise qui a requis l’anonymat. Le retard pris dans la finalisation du nouveau programme d’investissements publics 2010-2014 plombe une partie de l’économie nationale. « Toutes les entreprises attendent les détails de ce programme », affirme le même chef d’entreprise. L’Algérie prévoit d’investir notamment 200 milliards de dinars durant la période 2010-2014 pour moderniser ses infrastructures de base avec la réalisation de plusieurs pénétrantes autoroutières et l’autoroute des Hauts Plateaux (1.000 km), la construction d’un million de logements, la réalisation de 19 barrages et une dizaine de stations de dessalement d'eau de mer et d’épuration.

  • #2
    Ahmed Benkrim :


    Vendredi 7 Mai 2010 -- Le député RCD, Boubkeur Derguini, interpelle le premier ministre Ahmed Ouyahia sur le doublement de la somme allouée au plan quinquennal 2010-2014 « sans la moindre explication ». Par le biais d’une question écrite, datée de mercredi 5 mai, M.Derguini s’interroge sur ce qui aurait motivé la décision du gouvernement de rajouter 130 milliards de dollars au plan d’action de 150 milliards de dollars initialement annoncés. Par sa question, le député RCD a rappelé les déclarations de Ahmed Ouyahia en mai 2009, annonçant les 150 milliards alloués * ce plan quinquennal. « Vous aviez précisé que le financement s’effectuerait sur fonds propres et sans recours * l’endettement extérieur. Vous ajoutiez que l’inscription et la réalisation des projets, notamment les plus importants, obéiront * des études détaillées, dans le cadre d’un nouveau décret, régissant la gestion des programmes de développement. L’objectif aurait été de réduire les taux des réévaluations qui dans bien des cas atteignent des seuils intolérables. Aujourd’hui, changement de cap, vous proposez toujours pour ce même plan, un volume de 280 milliards de dollars au lieu des 150 milliards de dollars initialement projetés », souligne M.Derguini.

    Le député du RCD exige un bilan détaillé des deux précédents plans quinquennaux respectivement de 150 milliards de dollars (1999-2004) et de 200 milliards de dollars (2004-2009). M. Derguini précise que le Premier ministre n’a, jusque-l*, présenté aucun bilan, hormis « des informations vagues se rapportant * un hypothétique taux de croissance du PIB hors hydrocarbures de 4%, relevé par la suite * 6%, sans justification ». Pour ce député, « l’annonce de ce nouveau chiffre d’investissement faite en dehors du cadre de l’Exécutif, semble même relever de l’improvisation ». Décision, estime-t-il, pour le moins « surprenante » lorsque l’on sait que la tendance des recettes pétrolières est * la baisse. Ainsi, M. Derguini demande * connaître l’intégralité de ses sources de financement et * savoir quelles sont les incidences de ce plan sur les agrégats macroéconomiques.

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    • #3
      Mohammed Zerrouki :


      Samedi 8 Mai 2010 -- Les entreprises publiques, les bureaux d’études et les organismes de contrôle et de suivi des travaux relevant du secteur public seront prioritaires et bénéficieront de plusieurs projets dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014, a déclaré avant-hier le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul, lors d’une visite aux sièges de plusieurs entreprises spécialisées en travaux routiers et infrastructures techniques, selon une dépêche APS. Le ministre a indiqué que ces entreprises publiques doivent se réorganiser sur le plan intérieur et surtout ouvrir leurs portes aux compétences et respecter les normes internationales, en matière de réalisation et de suivi des projets. «Le gouvernement prendra en charge les problèmes financiers auxquels font face ces entreprises pour assurer leur efficience et relever le défi des projets arrêtés dans le cadre du programme quinquennal», a-t-il indiqué, soulignant que le secteur a arrêté, * cet effet, «un programme incitatif au profit de ces entreprises qui sera soumis au gouvernement pour adoption».

      Ce programme vise * conférer * l’entreprise publique une dimension internationale * l’avenir, a-t-il indiqué, précisant que les responsables «doivent doter ces sociétés d’équipements et techniques modernes en matière de création de projets routiers et infrastructures techniques et assurer des ressources humaines compétentes». À ce propos, M. Ghoul a appelé les responsables des entreprises de travaux routiers et d’infrastructures maritimes ainsi que les laboratoires de contrôle * prendre toutes les mesures incitatives envers les travailleurs dont l’augmentation des salaires et des primes et le renforcement des programmes de formation, soulignant la disposition du gouvernement * garantir les moyens financiers nécessaires.

      M. Ghoul a visité plusieurs organismes dont le Laboratoire d’études maritimes (LEM), le laboratoire central des travaux publics (LCTP) et l’entreprise d’aménagement de Sidi Moussa (EVSM) qui supervise actuellement plusieurs projets dont un tronçon d’une longueur de 180 km qui reliera El Bayadh * Tinerkouk dans la wilaya d’Adrar. Pour rappel, M. Amar Ghoul a annoncé * l’ouverture de la rencontre annuelle d’évaluation du secteur en octobre dernier une proposition de 32 000 projets pour le prochain programme quinquennal 2010-2014. Il s’agit de projets structurants tels que la réalisation de l’autoroute des Hauts Plateaux, l’autoroute nord-sud, ainsi que les voies express devant relier quelque 34 wilayas * l’autoroute est-ouest.

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      • #4

        Dimanche 9 Mai 2010 -- L’Algérie prévoit de réaliser de nouvelles canalisations et de renouveler celles qui datent de l’époque coloniale, dont une grande partie est dans un état de vétusté avancé. Pour ce faire, le pays mise sur la pose de nouveaux systèmes de canalisations qui se distinguent par leur fabrication selon les nouvelles technologies, telles celles conçues en polyester renforcé de fibre de verre appelé par abréviation système PRV. C’est ce qu’a annoncé le directeur AEP au niveau du ministère des Ressources en eau, M. Terra Messaoud, * l’occasion d’une journée d’information dédiée aux «systèmes de canalisation PRV» présentée par l’entreprise Maghreb Pipe Industries. M. Terra a ainsi fait savoir que pour le quinquennat 2010-2014, l’Algérie prévoit de réaliser des poses de canalisation d’une longueur de pas moins de 15 000 kilomètres. Ce qui va susciter des besoins conséquents en matière de tuyauterie PRV, cela d’autant que les cahiers des charges de différents projets commencent * prendre en considération cette donne et * exiger ce matériau pour le renouvellement des anciennes canalisations et la réalisation de nouvelles. Ce qui motive le choix d’un tel matériau, c’est sa compétitivité, son rapport qualité-prix et sa durée de vie qui peut atteindre, dans des conditions normales d’utilisation, pas moins de 150 ans, sans oublier son étanchéité et sa fiabilité reconnues. «Actuellement, on réalise 4 000 km de canalisations par an. Nous avons des projets importants pour le prochain quinquennat et on veut presque quadrupler ce chiffre pour le porter * 15 000 km. Nous misons sur l’utilisation des tuyauteries PRV pour des canalisations de qualité, de grande étanchéité qui nous feront, ainsi, éviter des déperditions qui se chiffrent, je le rappelle, annuellement * une moyenne de 30 %», a soutenu le représentant du département d’Abdelmalek Sellal. Pour M. Terra, il est important de diminuer ces déperditions qui se chiffrent * des millions de mètres cubes et de transporter une eau saine au consommateur.

        Pour sa part, le directeur général de Maghreb Pipe Industries, M. Abderrahmane Lagraâ, unique fabriquant des tuyaux PRV en Algérie, a estimé que pour satisfaire les besoins du pays en la matière, il faudrait que d’autres producteurs investissent dans ce créneau. Son entreprise, spécialisée en tuyaux et raccords PRV, dispose de deux chaînes de production et fabrique 300 km de tuyaux PRV par an, utilisables dans de nombreux secteurs, * savoir l’hydraulique (eau potable et eaux usées), les hydrocarbures, les réseaux de refroidissement, etc. Parmi les principales caractéristiques techniques qu’on peut citer pour les canalisations conçues en polyester renforcé de fibre de verre, on notera leur grande résistance * la corrosion, la parfaite régularité des caractéristiques, des surfaces internes et externes parfaitement lisses, un poids réduit (sept fois plus léger que le béton et quatre fois plus léger que la fonte), une maniabilité aisée, ainsi qu’une grande durée de vie. Ces produits sont non seulement disponibles, mais leur fabricant assure également leur transport, a indiqué M. Lagraâ. Il convient de noter que Maghreb Pipe Industries, appartenant au groupe Baâli, est sise dans la wilaya de Msila et s’étale sur 4 hectares. Elle a été créée en 2004 et est entrée en production en juin 2009. Elle emploie près de 200 personnes et prévoit d’augmenter son effectif * 300, sans compter des emplois indirects qui se chiffrent au quadruple des postes directs.

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        • #5
          Mahmoud Tadjer :


          Mardi 11 Mai 2010 -- Cinq mois après le dernier conseil des ministres tenu en décembre 2009 et consacré exclusivement * la loi de finances 2010, le président Bouteflika a convoqué pour aujourd’hui le premier conseil des ministres de l’an 2010 pour «annoncer de grandes décisions et aussi pour lancer officiellement le IIIe programme quinquennal 2010-2014» a-t-on appris de sources sûres. Ce sera aussi la dernière rencontre avec le chef de l’Etat pour une dizaine de ministres qui plieront bagage dès cette semaine, selon la même source qui a ajouté qu’un remaniement «est imminent». Le budget consacré au 3e programme atteindrait 280 milliards de dollars. Cette sortie, du reste très attendue, du chef de l’Etat, coïncide avec un agenda très chargé qui l’attend. Cet agenda le mènera dès cette semaine en Iran où il devra rencontrer le président iranien Ahmadinejad, * Nice pour assister * la réunion France-Afrique et enfin en Allemagne pour la réunion du G8.

          Parallèlement, le chef de l’Etat a signé plusieurs décrets de nomination de P-DG, d’ambassadeurs et de walis. Le premier a été celui du nouveau patron de Sonatrach, Noureddine Cherouati. Il remplace * ce poste Mohamed Meziane, démissionnaire après avoir été placé au début de janvier sous contrôle judiciaire. Nouredine Cherouati occupait jusqu’ici le poste de président de l’Agence de régulation des hydrocarbures. La cérémonie de sa prise de fonction eu lieu au siège de Sonatrach, en présence de Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines. Il y a lieu de rappeler que M. Cherouati a occupé le poste de secrétaire général du ministère entre 2000 et 2002. Une autre nomination est également attendue. Elle concerne celle du directeur général de la Sûreté nationale après la mort de Ali Tounsi. Actuellement, c’est Abdelaziz El-Affani qui en assure l’intérim. Aussi, plusieurs entreprises publiques sont en attente d’un changement dont le FNPOS, Mobilis et le port d’Alger. En ce qui concerne le prochain remaniement ministériel, un important et vaste mouvement est attendu. On avance pour cela la première quinzaine du mois de mai.

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          • #6
            Mahmoud Tadjer :


            Jeudi 13 Mai 2010 -- Un gros dossier n’a pas été * l’ordre du jour du premier Conseil des ministres de l’an 2010 tenu avant-hier, il s’agit du IIIe plan quinquennal dont le coût avoisinerait programme 280 milliards de dollars et dont le président Bouteflika devait faire l’annonce officiellement. Or, et * la surprise générale, le chef de l’Etat a décidé de le soustraire du menu de la réunion et le reporter pour une session extraordinaire du Conseil des ministres qui aura lieu en juin prochain, apprend-on de source fiable. La raison : le président Bouteflika a fortement exigé la contribution des 48 walis * ce programme. Le chef de l’Etat devrait réunir ces derniers avec tout le staff gouvernemental et les cadres de la nation lors d’une rencontre nationale dont la date reste * déterminer. Les énormes retards enregistrés sur nombre de chantiers inscrits au titre du IIe programme quinquennal (l’autoroute est-ouest, le 1 million de logements, et les autres infrastructures de base) expliquent celui pris dans la confection de ce programme. Et cela sans oublier les multiples arbitrages auxquels le président Bouteflika avait dû recourir pour dénouer des crises entre les différents départements ministériels.

            Plusieurs secteurs voulaient avoir la plus grande part du gâteau. Les secteurs de l’agriculture (10 milliards de dollars), du tourisme, de la santé, des TIC et de la PME auront cette fois une enveloppe importante. L’année 2010 devrait sceller définitivement l’achèvement des projets inscrits dans le cadre du IIe programme présidentiel (2005-2009). Ainsi, l’autoroute est-ouest sera complétée par l’autoroute des Hauts Plateaux, le grand chantier relatif * la construction de un million de logements, quelque 6 000 km de lignes ferroviaires, la construction de dix nouvelles centrales de dessalement d’eau, de barrages, de stations d’épuration des eaux usées et des retenues collinaires. De plus, les pouvoirs publics ont décidé de mettre * niveau 14 EPE structurantes qui nécessitent des investissements de l’ordre de 333 milliards de dinars. L’objectif étant de restructurer le taux de croissance tiré, essentiellement, par la dépense publique et les investissements massifs de l’Etat. Deux cent cinquante (250) milliards de dollars d’investissement publics avaient déj* été engagés durant les deux précédents plans quinquennaux. Le nouveau programme devrait créer les «conditions objectives» d’un développement «équilibré et pérenne» selon la formule du Premier ministre, Ahmed Ouyahia ne se basant pas uniquement sur les recettes pétrolières.

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            • #7
              Sonia Lyes :


              Lundi 24 Mai 2010 -- Le Conseil des ministres s’est réuni, lundi 24 mai, sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika. Selon un communiqué de la présidence de la République, le Conseil a adopté un programme d’investissements publics de 21.214 milliards de dinars (286 milliards de dollars) sur la période allant de 2010 * 2014. Ce programme concerne deux volets, ajoute le communiqué : « le parachèvement des grands projets déj* entamés, notamment dans les secteurs du rail, des routes et de l'eau, pour un montant de 9.700 milliards DA (équivalent * 130 milliards de dollars) et l'engagement de projets nouveaux pour un montant de 11.534 milliards DA (soit l'équivalent de près de 156 milliards de dollars).

              Le programme 2010-2014 prévoit de consacrer 40% de son montant * l’amélioration du développement humain, avec notamment la construction de près de « 5.000 établissements de l’Education nationale (dont 1.000 collèges et 850 lycées) , 600.000 places pédagogiques universitaires et 400.000 places d'hébergement pour les étudiants, et plus de 300 établissements de formation et d'enseignement professionnels », selon le communiqué.

              Dans le domaine de la santé, l’Algérie prévoit plus de 1.500 infrastructures, dont 172 hôpitaux. Dans le secteur de l’habitat, deux millions de logements seront construits, dont 1,2 million livrés « durant le quinquennat, le reste devant déj* être mis en chantier avant la fin de l'année 2014 », ajoute le texte.

              L’Algérie prévoit aussi la réalisation de 35 barrages et de 25 systèmes de transfert d’eau pour améliorer l’alimentation en eau potable. Un million de foyers seront raccordés au gaz naturel et 220.000 foyers ruraux accéderont * l’électricité, selon le communiqué du Conseil des ministres.

              Le programme quinquennal prévoit de consacrer près de 40% des sommes « * la poursuite du développement des infrastructures de base et * l'amélioration du secteur public». Dans ce cadre, 3.100 milliards DA iront au secteur des Travaux publics « pour poursuivre l'extension et la modernisation du réseau routier, et l'augmentation des capacités portuaires ». « Plus de 2.800 milliards DA réservés au secteur des transports en vue de moderniser et d'étendre le réseau de chemin de fer, d'améliorer le transport urbain (avec notamment la réalisation de tramways * travers 14 villes), et de moderniser les infrastructures aéroportuaires. Près de 500 milliards DA pour l'aménagement du territoire et l'environnement et près de 1.800 milliards DA pour l'amélioration des moyens et des prestations des collectivités locales, du secteur judiciaire, et des administrations de régulation fiscale, commerciale et du travail », précise le communiqué.

              Le nouveau programme quinquennal « réserve aussi plus de 1.500 milliards DA * l'appui au développement de l'économie nationale, avec notamment: plus de 1.000 milliards DA affectés au soutien du développement agricole et rural mis en route depuis l'année dernière et près de 150 milliards DA * la promotion de la petite et moyenne entreprise, * travers la réalisation de zones industrielles, le soutien public * la mise * niveau ainsi que la bonification de crédits bancaires pouvant atteindre 300 milliards DA pour cette même fin », selon le texte.

              Le développement industriel mobilisera aussi plus de 2.000 milliards DA de crédits bancaires bonifiés par l'Etat pour la réalisation de nouvelles centrales électriques, le développement de l'industrie pétrochimique et la modernisation des entreprises publiques. L'encouragement * la création d'emplois bénéficiera, quant * lui, de 350 milliards DA sur le programme quinquennal, pour accompagner l'insertion professionnelle des diplômés universitaires et de la formation professionnelle, soutenir la création de micro entreprises et financer les dispositifs d'emploi d'attente. Les résultats des encouragements publics * l'emploi viendront s'ajouter au volume massif des recrutements qui découleront de la réalisation du programme quinquennal et des effets de la croissance économique. Tout cela permettra de concrétiser l'objectif de création de trois millions d'emplois durant les cinq années * venir », précise le communiqué.

              « Par ailleurs, le programme 2010-2014 réserve également un montant de 250 milliards DA au développement de l'économie de la connaissance * travers le soutien * la recherche scientifique et la généralisation de l'enseignement et de l'usage de l'outil informatique dans tout le système national d'enseignement et dans le service public », ajoute le communiqué de la présidence de la République.

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              • #8
                Lundi 24 Mai 2010 :


                « Le président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, a présidé ce jour, lundi 10 Joumada Ethania 1431 correspondant au 24 mai 2010, une réunion du Conseil des ministres.

                1. Le Conseil des ministres a tout d'abord examiné et adopté le programme d'investissements publics pour la période allant de 2010 * 2014.

                Ce programme s'inscrit dans la dynamique de reconstruction nationale entamée, voil* dix années, d'abord avec le Programme de soutien * la relance économique, engagé en 2001, * hauteur des ressources alors disponibles. Cette dynamique a été relayée par le programme 2004-2009, lui-même conforté par les programmes spéciaux au profit des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud. Ainsi, le coût de l'ensemble des opérations de développement inscrites durant les cinq années écoulées, dont certains projets structurants sont encore en cours de réalisation, aura atteint près de 17.500 milliards DA. Le programme d'investissements publics retenu pour la période allant de 2010 * 2014 implique des engagements financiers de l'ordre de 21.214 milliards DA (ou l'équivalent de 286 milliards de dollars) et concerne deux volets * savoir:

                - le parachèvement des grands projets déj* entamés, notamment dans les secteurs du rail, des routes et de l'eau, pour un montant de 9.700 milliards DA (équivalent * 130 milliards de dollars),

                - et l'engagement de projets nouveaux pour un montant de 11.534 milliards DA (soit l'équivalent de près de 156 milliards de dollars).

                Le programme 2010-2014 réserve plus de 40% de ses ressources * l'amélioration du développement humain avec notamment :

                - près de 5000 établissements de l'Education nationale (dont 1000 collèges et 850 lycées), 600.000 places pédagogiques universitaires et 400.000 places d'hébergement pour les étudiants, et plus de 300 établissements de formation et d'enseignement professionnels,

                - plus de 1500 infrastructures de santé dont 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé, et 377 polycliniques, ce * quoi s'ajoutent plus de 70 établissements spécialisés au bénéfice des handicapés,

                - deux (02) millions de logements, dont 1,2 million seront livrés durant le quinquennat, le reste devant déj* être mis en chantier avant la fin de l'année 2014,

                - le raccordement d'un million de foyers au réseau du gaz naturel et l'alimentation de 220.000 foyers ruraux en électricité,

                - l'amélioration de l'alimentation en eau potable, notamment, avec la réalisation de 35 barrages et de 25 systèmes de transfert d'eau, et l'achèvement de toutes les stations de dessalement d'eau de mer en chantier,

                - plus de 5.000 infrastructures pour la jeunesse et les sports dont 80 stades, 160 salles polyvalentes, 400 piscines et plus de 200 auberges et maisons de jeunes,

                - ainsi que d'importants programmes pour les secteurs de moudjahidine, des affaires religieuses, de la culture et de la communication.

                Par ailleurs, ce programme d'investissements publics réserve aussi près de 40% de ses ressources * la poursuite du développement des infrastructures de base et * l'amélioration du secteur public, avec notamment :

                - plus de 3.100 milliards DA destinés au secteur des travaux publics pour poursuivre l'extension et la modernisation du réseau routier, et l'augmentation des capacités portuaires,

                - plus de 2.800 milliards DA réservés au secteur des transports en vue de moderniser et d'étendre le réseau de chemin de fer, d'améliorer le transport urbain (avec notamment la réalisation de tramways * travers 14 villes), et de moderniser les infrastructures aéroportuaires,

                - près de 500 milliards DA pour l'aménagement du territoire et l'environnement,

                - et près de 1.800 milliards DA pour l'amélioration des moyens et des prestations des collectivités locales, du secteur judiciaires, et des administrations de régulation fiscale, commerciale et du travail.

                Outre le volume d'activités qu'il génèrera pour l'outil national de réalisation, le programme quinquennal réserve aussi plus de 1.500 milliards DA * l'appui au développement de l'économie nationale, avec notamment:

                - plus de 1000 milliards DA affectés au soutien du développement agricole et rural mis en route depuis l'année dernière,

                - et près de 150 milliards DA * la promotion de la petite et moyenne entreprise, * travers la réalisation de zones industrielles, le soutien public * la mise * niveau ainsi que la bonification de crédits bancaires pouvant atteindre 300 milliards DA pour cette même fin.

                Le développement industriel mobilisera aussi plus de 2000 milliards DA de crédits bancaires bonifiés par l'Etat pour la réalisation de nouvelles centrales électriques, le développement de l'industrie pétrochimique et la modernisation des entreprises publiques.

                L'encouragement * la création d'emplois bénéficiera, quant * lui, de 350 milliards DA sur le programme quinquennal, pour accompagner l'insertion professionnelle des diplômés universitaires et de la formation professionnelle, soutenir la création de micro entreprises et financer les dispositifs d'emploi d'attente. Les résultats des encouragements publics * l'emploi viendront s'ajouter au volume massif des recrutements qui découleront de la réalisation du programme quinquennal et des effets de la croissance économique. Tout cela permettra de concrétiser l'objectif de création de trois millions d'emplois durant les cinq années * venir.

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                • #9
                  continued.....

                  Par ailleurs, le programme 2010-2014 réserve également un montant de 250 milliards DA au développement de l'économie de la connaissance * travers le soutien * la recherche scientifique et la généralisation de l'enseignement et de l'usage de l'outil informatique dans tout le système national d'enseignement et dans le service public. Après l'adoption de ce programme, le président Abdelaziz Bouteflika a rappelé que « ce programme est la concrétisation d'un engagement pris devant la Nation en février de l'année dernière, pour maintenir la dynamique de reconstruction nationale entamée depuis dix années. Il appartient, * présent, au gouvernement de le concrétiser, d'autant que sa mise en œuvre a été lancée depuis le début de cette année, avec les premières tranches d'autorisations de programmes et de crédits de paiement votés dans le cadre de la loi de finances.

                  Ce programme appelle aussi, tous les citoyens * se mobiliser pour le transformer en un puissant levier de croissance, de création d'emplois et de modernisation du pays. « En effet, avec l'appui de notre peuple, nous avons pu restaurer la paix et engager la réconciliation nationale, dont l'Algérie récolte les fruits en libérant ses énergies pour rattraper ses retards et relever les défis. Il nous reste désormais * renforcer les capacités du développement national et * libérer ce dernier de la dépendance des hydrocarbures qui sont éphémères, car c'est * ce prix seulement que nous sécuriserons l'avenir et la pérennité de notre modèle de justice sociale et de solidarité nationale », a poursuivi le président de la République. « De fait, nulle période de renaissance économique ne serait irréversible si elle ne produisait les capacités de sa propre continuité, et il nous suffit d'observer les effets de la crise économique dans de nombreuses régions du monde pour nous rappeler cette leçon que nous avons eu déj* * vivre douloureusement il y a moins de vingt ans. En ce qui nous concerne, nous avons libéré l'Algérie de la dette extérieure, mobilisé toutes les ressources disponibles pour les investir dans le développement économique et social, et pris des mesures pour restaurer la maîtrise du pays sur sa propre économie. Mais tout cela serait insuffisant sans une plus grande mobilisation de tous, en vue de rentabiliser tous ces acquis", a souligné le chef de l'Etat.

                  Le président de la République a ajouté : "Durant dix années, nous avons amélioré le quotidien des citoyens dans tous les domaines et permis au pays, essentiellement grâce * la dépense publique, de faire reculer fortement le chômage et de maintenir un important taux de croissance hors hydrocarbures. À présent, il nous revient de faire un autre saut qualitatif, en poursuivant, bien sûr, le développement social et la modernisation de ses infrastructures, mais en valorisant davantage les capacités productives et notre potentiel économique. C'est * ce titre que, après avoir engagé, depuis l'année dernière, un important programme de soutien * l'agriculture, nous venons de décider, en outre, de mobiliser des ressources substantielles pour moderniser les entreprises publiques et privées dans tous les secteurs. À cette fin, nous ajouterons dès cette année, * toutes les incitations déj* en place pour encourager l'investissement, un appui important * la mise * niveau des petites et moyennes entreprises (PME). Nous élargirons, aussi, les programmes de modernisation des entreprises publiques * toutes celles qui disposent encore localement d'un marché, en mobilisant également, * leurs côtés, les partenaires étrangers qui souhaitent bénéficier du marché local et des contrats liés au programme public d'investissements. Nous élargirons enfin la marge préférentielle accordée aux entreprises algériennes sur les contrats publics", a indiqué le président de la République. Le chef de l'Etat a saisi cette occasion pour appeler les entrepreneurs, les cadres dirigeants d'entreprises et les travailleurs * transformer ces investissements publics en atouts pour l'outil économique national, en création d'emplois pour les jeunes et en volume significatif d'exportations hors hydrocarbures.

                  S'adressant au gouvernement, le président de la République a ordonné que chaque secteur veille * une bonne maturation des projets afin d'écarter les réévaluations de coûts, soulignant que le Trésor public enregistre * travers ce programme, la mobilisation de toutes ses capacités. "Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement * l'appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours * l'endettement extérieur. Nous accompagnerons aussi cette importante dépense publique de développement avec la rigueur nécessaire, pour bannir tout excès et surtout tout gaspillage dans le fonctionnement de l'Etat et des collectivités locales. Parallèlement, les mécanismes de contrôle devront jouer pleinement leur rôle comme je l'ai déj* ordonné dans ma récente directive", a souligné le chef de l'Etat. Concluant ses remarques sur cet important dossier, le président de la République a appelé les membres de gouvernement * s'atteler * une campagne d'explication du contenu de leur programme sectoriel * travers les médias et * l'occasion de leurs visites sur le terrain. Il a également ordonné aux walis, de porter * la connaissance des élus et de la société civile, le programme de développement réservé * leurs wilayas respectives.

                  2. Le Conseil des ministres a poursuivi ses travaux par l'examen et l'adoption d'un projet de loi relative aux aires protégées dans le cadre du développement durable. Ce texte propose une définition des différents espaces protégés répartis en sept catégories * savoir, le parc national, le parc naturel, la réserve nature intégrale, la réserve naturelle, la réserve de gestion des habitants et des espèces, le site naturel et le corridor biologique. Il énonce aussi les modalités de classement des aires protégées, sur avis d'une commission nationale compétente, avec la participation des autorités locales territorialement concernées. Il fixe enfin les modes de gestion des aires protégées ainsi que les dispositions * même de garantir leur protection effective.

                  Intervenant au sujet de ce texte législatif, le président Abdelaziz Bouteflika a relevé qu'il vient compléter les instruments d'une politique globale entamée depuis une décennie pour préserver l'environnement, promouvoir un développement durable et dynamiser l'aménagement du territoire avec une réorientation vers une meilleure occupation spatiale des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud. "J'attends donc du gouvernement qu'il inscrive la conduite et l'orientation du développement national, dans cette vision pour la concrétiser * moyen et long termes", a ajouté le président de la République. Le chef de l'Etat a, enfin, instruit le gouvernement de mener une action d'explication et de sensibilisation de l'opinion, notamment dans les régions qui seront concernées par l'application de cette législation sur les aires protégées pour rallier son adhésion et son concours * la protection et * la valorisation de ces espaces.

                  3. Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé un décret présidentiel portant création d'un Centre national d'études, d'information et de documentation sur la famille, la femme et l'enfance.

                  Ce centre sera appelé * réaliser des études et * exploiter les données pertinentes, pour aider les pouvoirs publics dans l'élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la femme et de protection de la famille et de l'enfance. Cet apport sera également mis * la disposition des acteurs universitaires et de la société civile qui concourent * la promotion de la politique nationale dans ce domaine. En outre, le centre participera * la vulgarisation des progrès importants réalisés dans la promotion du rôle de la femme et dans l'amélioration des conditions et de la sauvegarde de la famille et de l'enfance, qui sont des éléments centraux de la politique nationale de développement humain. Saisissant cette occasion, le président de la République a chargé le gouvernement d'accélérer la mise en œuvre des décisions et mesures qu'il a annoncées le 8 mars 2009, notamment l'encouragement de la formation et de l'emploi y compris * domicile, au profit des jeunes filles et des femmes notamment dans le milieu rural, la réalisation d'un programme de crèches destinées * favoriser l'engagement des femmes dans la vie active, ainsi que le dispositif législatif pour l'augmentation des chances des femmes d'accéder aux assemblées élues conformément aux dispositions de la Constitution.

                  4. Le Conseil des ministres a achevé ses travaux par l'examen et l'approbation de décisions individuelles relatives * des emplois supérieurs de l'Etat. »

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                  • #10

                    ALGIERS, May 24, 2010 (Reuters) - The Algerian cabinet has approved a five-year investment plan worth $286 billion on Monday as part of efforts to diversify its economy away from oil dependency, an official statement said. The 2010-2014 plan is intended to completed economic projects already underway and launch new ones in the OPEC member north African country, said the statement issued after a cabinet meeting chaired by President Abdelaziz Bouteflika. About $130 billion of the amount will go towards completing railway, road and water "big projects" while the remaining $156 billion will finance new development schemes, it said. The new projects planned for the 2010-2014 period include mainly two million housing units, infrastructure for public works, transport, health, education and sports, and financial incentives for agriculture, the statement said.

                    Algeria launched a similar five-year plan for 2005-2009 to build infrastructures including a 1200-km long motorway, water desalination plants and thousands of state-subsidised housing units. The country, which is emerging from more than a decade of Islamic-linked violence in which almost 200,000 people were killed, depends on energy for some 97 pct of its export earnings. "Thanks to the support of our people, we really have managed to bring back peace and launch national reconciliation," the statement quoted Bouteflika as telling the meeting. Hundreds of rebels have surrendered to the authorities after Bouteflika offered amnesties and adopted a reconciliation policy since he came to office in 1999. "What remains to do from now on is strengthening our national development and liberate the development from dependency on hydrocarbons," he added.

                    The nation of 35 million people has used most of its oil and gas earnings to boost investment in a bid to create more jobs and cure social woes, and pay foreign debt, currently around $4 billion, down from about $30 billion in late 1990s. "We have rid Algeria of foreign debt and mobilised a package of available resources to invest for economic and social development," Bouteflika said. He said Algeria would not borrow money in the next few years from international financial institutions to implement its plan. "We exclude in advance any recourse to borrowing from abroad," he added. In an apparent reference to corruption cases that hit some sectors including state-owned energy group Sonatrach, and delays in implementing the previous plan, Bouteflika stressed the need for each sector to carry out its plans. "Every sector will present at the end of each year results on its progress regarding the implementation of its programme and each year we will assess the financial situation of the country to take our financial means into account," he said.

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                    • #11
                      Hakim Arous :


                      Mardi 25 Mai 2010 -- Les entrepreneurs algériens sont satisfaits du programme quinquennal d'investissement annoncé, lundi 24 mai, en Conseil des ministres par le président Bouteflika. Le Forum des Chefs d'entreprises (FCE) « adhère totalement * l'option stratégique qui fonde ce plan», explique-t-il dans un communiqué paru mardi 25 mai. L'organisation de Reda Hamiani, salue notamment le fait que le plan annoncer va dans le sens d'une « valorisation de nos capacités productives (…) par la mobilisation des ressources nationales » et «la création de conditions propices au développement de nouvelles entreprises ». « Nous appelions de tous nos vœux en effet la démarche forte qui vient d’être engagée par ce nouveau Plan Quinquennal dont nous nous réjouissons parce qu’il répond très fortement * nos attentes et * nos préoccupations », ajoute le FCE. Pour l'organisation patronale, les mesures les plus satisfaisantes sont celles * destination du développement agricole, de promotion des PME par la création de zones industrielles, la facilitation de l'accès au crédit bancaire, notamment dans le secteur énergétique, l'accentuation de la préférence nationale dans l'octroi de contrats publics. Le FCE salue également les efforts annoncés dans l'insertion professionnelle des jeunes diplômés et l'aide * la recherche scientifique. Et il appelle les entreprises algériennes * se « mobiliser » pour que ce plan permette de « libérer le potentiel de notre économie».

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                      • #12
                        Riyad Hamadi :


                        Mardi 25 Mai 2010 -- Le Conseil des ministres a adopté, lundi 25 mai, un plan d'investissements publics d'un montant de 286 milliards de dollars. Le nouveau programme risque toutefois de coûter plus cher * l'Etat si le gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires pour limiter les surcoûts des projets qui seront lancés dans le cadre de ce programme. Anticipant ces inquiétudes, le ministre des Finances Karim Djoudi a assuré mardi que son ministère veillera notamment * l'amélioration « de la maturation des études de projets » pour éviter les surcoûts. M. Djoudi s'exprimait en marge d'une séance de travail au Conseil de la nation. Le gouvernement cherche * éviter les erreurs commises durant les deux premiers plans d'investissements publics lancés en 2001 et 2004. Les projets financés dans le cadre de ces deux plans ont été lancés alors que les études n'étaient pas prêtes. Exemple : l’autoroute est-ouest et les projets de chemins de fer, actuellement en souffrances, ont été lancés alors que toutes les études n’étaient pas finalisées. Résultat: les coûts de ces projets ont été revus * la hausse.

                        Pour mettre fin aux réévaluations systématiques des projets, le gouvernement a décidé de confier * la Caisse nationale d'équipement pour le développement (CNED) la mission de contrôler les études des projets. La CNED doit désormais valider toutes les études de maturation des grands projets financés par l'Etat. Le président Abdelaziz Bouteflika a demandé lundi que chaque secteur veille * une bonne maturation des projets afin d'écarter les réévaluations de coûts. « Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement * l'appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours * l'endettement extérieur », a déclaré le chef de l'Etat lors du conseil des ministres, selon le communiqué officiel.

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                        • #13
                          Fayçal Abdelghani :


                          Mercredi 26 Mai 2010 -- Le Conseil des ministres a adopté avant-hier un ambitieux programme d’investissements publics pour la période allant de 2010 * 2014, avec un montant global de 21.214 milliards de dinars (286 milliards de dollars). La plus grosse part, avec 40 % des ressources se situant * 9.700 milliards DA, sera consacrée au parachèvement des projets infrastructurels, dont le rail, les routes et l’eau. Les nouveaux projets seront soutenus par une dotation de 11.534 milliards DA. Tous les chantiers des travaux publics et des transports seront pris en charge. La modernisation et l’extension du réseau routier et des chemins de fer, l’aménagement portuaire et aéroportuaire ainsi que la mise en chantier des tramways sont concernés par ce programme d’investissements publics qui leur réserve plus de 2 800 milliards DA. Le secteur de l’éducation est le mieux doté financièrement. Près de 2.000 établissements de l’éducation nationale (1.000 collèges et 850 lycées) seront créés. Alors que le gouvernement a retenu l’objectif de créer durant cette période 600.000 places pédagogiques universitaires et 400.000 autres d’hébergement pour les étudiants, en plus de 300 établissements de formation et d’enseignement professionnels. En matière de santé, 1.500 infrastructures de santé, dont 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé et 377 polycliniques, seront bâties et 70 établissements spécialisés sont prévus pour les handicapés. En matière de logements, 2 millions d’unités seront livrées durant ce quinquennat.

                          La politique de désenclavement se poursuivra avec le raccordement d’un million de foyers au réseau du gaz naturel et l’alimentation de 220.000 foyers ruraux en électricité. Pour l’alimentation en eau potable, 35 barrages et 25 systèmes de transfert d’eau ont été retenus. Une aide financière spéciale sera accordée pour achever toutes les stations de dessalement d’eau en chantier. Dans le secteur de la jeunesse et des sports, plusieurs infrastructures seront réalisées. Il s’agit de 80 stades, 160 salles polyvalentes et 400 piscines, avec plus de 200 auberges et maisons de Jeunes. Les collectivités locales ne sont pas en reste puisque le plan retient 1 800 milliards DA pour l’amélioration des moyens et des prestations. L’agriculture bénéficiera de 1.500 milliards DA, et 150 milliards DA seront affectés pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (PME). Pour l’industrie, l’Etat accorde 2.000 milliards DA en crédits bancaires bonifiés alloués. Outre les multiples dispositifs d’emploi qui seront soutenus, l’Etat va injecter 350 milliards DA pour accompagner l’insertion professionnelle des diplômés universitaires et de la formation professionnelle. De même qu’une enveloppe financière accompagnera la création de micro-entreprises et le financement des dispositifs d’emploi d’attente.

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                          • #14
                            H. Mouhou :


                            Mercredi 26 Mai 2010 -- Le ministre des Finances Karim Djoudi a indiqué hier * Alger que le décret de 1998 relatif aux dépenses publiques d’équipement a été modifié en introduisant de «nouvelles contraintes» afin d’éviter les surcoûts des projets, soulignant qu’un montant de 9.600 milliards de dinars (plus de 129 milliards de dollars, ndlr) a été mobilisé dans le cadre du nouveau plan 2010-2014 pour l’achèvement des projets inscrits dans le cadre du plan quinquennal précédent. S’exprimant devant la presse en marge d’une séance plénière au Conseil de la Nation, le ministre des Finances a précisé que le nouveau plan quinquennal, adopté l’avant-veille par le Conseil des ministres, est «un programme * deux volets». «Il y a d’abord les projets qui doivent être achevés et pour lesquels un montant de 9.600 milliards de dollars est alloué et il y a ensuite un nouveau programme d’équipement», a-t-il dit, précisant que «le tout fait près de 21.200 milliards dinars (286 milliards de dollars)». Les coûts de plusieurs projets d’investissements publics inscrits dans le cadre du précédent programme quinquennal ont été revus * la hausse en raison, notamment, du manque de maturation de leurs études.

                            Pour éviter ces surcoûts, Karim Djoudi a révélé que le gouvernement œuvrera * améliorer la maturation des études de projets d’investissements publics. «Pour la réévaluation des projets, nous avons modifié un décret de 1998 sur les dépenses d’équipements qui fixe un certain nombre de contraintes nouvelles», a-t-il dit. Il s’agit, a-t-il poursuivi, de «la séparation entre les inscriptions en étude et les inscriptions en réalisation ; l’obligation pour les grands projets * ce que leurs études de maturation soient préalablement validées par la Caisse nationale d’équipement et de développement (CNED) qui dispose aussi d’une mission complémentaire qui est l’évaluation des projets sur place». Dans ce sens, Djoudi a souligné que son département veillera * améliorer les études de maturation des projets et * assurer un meilleur suivi des projets d’investissements publics. «Nous allons travailler effectivement pour réaliser de meilleures études de maturation et un meilleur suivi des projets», a-t-il insisté, assurant que «ce travail va participer * favoriser une meilleure maturation des études de projets et * réduire leur réévaluation».

                            Avant-hier, lors du Conseil des ministres, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a ordonné que chaque secteur veille * une bonne maturation des projets afin d’écarter les réévaluations de coûts, soulignant que le Trésor public enregistre * travers le programme d’investissements la mobilisation de toutes ses capacités. «Chaque secteur rendra compte annuellement de l’exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement * l’appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours * l’endettement extérieur», a déclaré le Président, selon le communiqué du gouvernement sanctionnant la réunion du Conseil des ministres.

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                            • #15
                              Riyad Hamadi :


                              Vendredi 28 Mai 2010 -- 3.100 milliards de dinars, soit près de 32 milliards d’euros. C'est le montant du plan quinquennal 2010-2014 consacré au secteur des travaux publics. Le chiffre a été annoncé, jeudi 27 mai, par le ministre des Travaux publics Amar Ghoul au cours d'une visite de travail * Alger. Parmi les projets qui seront financés dans le cadre de ce programme figurent notamment la réalisation de l'autoroute des Hauts-plateaux, entre Tlemcen et Tebessa, sur 1.200 km, actuellement en phase d'études, et la réalisation de la quatrième rocade d'Alger sur 400 km entre Khemis Miliana et Bordj Bou Arreridj. Le plan prévoit également la réalisation de voies autoroutières pour relier l'autoroute est-ouest * celle des Hauts-plateaux et des pénétrantes autoroutières pour connecter des villes côtières de l'intérieur du pays * l'autoroute est-ouest, actuellement en chantier. Les chefs-lieux des wilayas de Annaba, Guelma, Skikda, Jijel, Bejaia et Tizi Ouzou seront directement reliées * l'autoroute est-ouest. Le ministre a annoncé également le dédoublement des routes nationales RN°3, reliant Skikda * Illizi, et la RN° 6, reliant Oran * Adra. Les projets du secteur des travaux publics devront « créer 900.000 postes d'emploi » * l'horizon 2014, selon M. Ghoul. Le ministre a ajouté que la wilaya d'Alger bénéficiera d'une enveloppe de 60 milliards de dinars durant la période 2010-2014 pour la réalisation de près de 100km de nouvelles routes, des ouvrages d'art et l'aménagement des ports de pêche de Tamentefoust et Rais Hamidou. Le conseil des ministres a adopté lundi dernier un plan quinquennal 2010-2014 de 286 milliards de dollars.

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