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Démographie : La population algérienne

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  • Démographie : La population algérienne

    Dimanche 20 mai 2007 -- La population algérienne a été estimée, au 1er juillet 2006, à 33,5 millions d’habitants et serait de 33,8 millions de personnes au 1er janvier 2007 et de 34,4 millions au 1er janvier 2008, si l’accroissement observé en 2006 se maintient pour l’année en cours, a indiqué l’Office national des statistiques (ONS) dans un document. L’augmentation «sensible» des naissances et le maintien du volume des décès sont à l’origine de la hausse «significative» et de l’accroissement naturel de la population, note le document, relevant que cela «présage de l’amorce d’une nouvelle dynamique dans l’évolution de la population algérienne».


  • #2
    Dimanche 20 mai 2007 -- Les Algériens retraitables, âgés de 60 ans et plus, représentent 7,3 % de l’ensemble de la population, selon l’Office national des statistiques (ONS) qui révèle en outre que les personnes de moins de 15 ans représentent 28,4 % de l’ensemble de la population.

    L’ONS relève aussi que la structure démographique reste caractérisée en 2006 par un pourcentage de plus en plus important de la population en âge de travailler, qui avoisine les 2/3 (64,2 %) de la population totale. La population algérienne, qui connaît un rythme de croissance plus rapide depuis 2006, atteindra par ailleurs 34,4 millions le 1er janvier 2008, contre 33,8 millions au 1er janvier 2007 et 33,5 millions au 1er juillet 2006.

    L’accroissement sensible des naissances et le recul de la mortalité sont à l’origine de cette évolution significative et de l’accroissement naturel de la population, selon une enquête de l’ONS. L’accroissement moyen s’est rapproché du seuil de 600 000 personnes en 2006 contre 500 000 personnes en moyenne durant les dernières années, selon ce document.

    Cette évolution «présage de l’amorce d’une nouvelle dynamique dans l’évolution de la population algérienne», est-il mentionné dans le document de l’ONS. Comparativement à 2005, le nombre de mariages s’est accru de 15 000 et le nombre de naissances de 36 000 en 2006, selon toujours l’ONS.

    Le nombre de mariages enregistrés à l’état civil en 2006 s’est rapproché sensiblement de 300 000, en hausse de 5,6 % par rapport à 2005. L’espérance de vie est passée à 75,7 ans en 2006 contre 74,6 ans en 2005. Enfin, signalons que toujours se- lon l’ONS, la population féminine en âge de procréer est estimée à 9,8 millions.

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    • #4

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      • #5
        Samedi 14 juillet 2007 -- L’égalité dans le nombre de femmes et d’hommes dans la structure de la population a été rétablie après des années de déséquilibre, où l’on comptait 51 femmes pour 49 hommes. C’est ce que révèle une enquête effectuée en 2006 par l’Office national des statistiques (ONS), en collaboration avec le ministère de la santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

        Un document dont l’APS rapporte les chiffres significatifs sur la composante de la population.

        Dans ce rapport il est notifié que la population algérienne se compose de 50,5% de personnes de sexe masculin et de 49,5% de personnes de sexe féminin. Au sujet de la structure de la population par âge, l’enquête indique que les enfants de moins de cinq ans représentent 8,5% du total de la population, ceux dans la tranche d’âge de 5-14 ans représentent le cinquième, soit plus exactement : 19,7% ; alors que la proportion de la population en âge d’activité ( 15-19 ans) est de 64,2% et que la part de la population du troisième âge (60 ans et plus) est de 7,6%.

        Cette même source précise aussi que les femmes âgées de 15 à 49 ans représentent 56,3% de l’ensemble de la population féminine et que 55,9 % d’entre elles résident en milieu urbain et 44,1% en zone rurale. «La population féminine, âgée de 15 à 49 ans, se compose de 44,3% de mariées, de 52,6% de célibataires, de 1,8% de veuves et de 1,3% de divorcées» selon l’enquête qui précise que «près d’une femme sur 10 (8,9%) a atteint le niveau d’études supérieures : 12,8% dans l’urbain et 4% dans le rural».

        En termes d’activité économique, l’enquête souligne que sur l’ensemble des femmes de 15 à 49 ans, 12,2% seulement se sont déclarées occupées, dont 14,4% en milieu urbain et 8,9% en zone rurale et que la population féminine active ne représente que 17,6% du total des femmes en âge de procréer.

        Il est indiqué en fin de dépêche que l’enquête en question a été réalisée sur un échantillon de 518 grappes de 51 ménages, chacune répartie à travers les 17 sous-régions du territoire national. Ainsi, 29 476 ménages, 47 612 femmes âgées de 15 à 49 ans et 15 000 enfants de moins de 5 ans ont composé les échantillons des catégories de population concernées par l’enquête.

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        • #6
          Samedi 14 juillet 2007 -- 10,5 % de l’ensemble de la population algérienne, dont 51 % des personnes âgées de 60 ans ou plus, souffrent d’au moins une maladie chronique. Selon le sexe, 60,3 % sont des femmes et 42 % des hommes. Sur l’ensemble de la population, les femmes souffrant d’au moins une maladie chronique représentent 12,6 % et les hommes 8,4 %.

          L’hypertension vient en première position des maladies chroniques avec 41,8 % de la population atteinte, suit le diabète avec 20,1 %, les maladies cardiovasculaires avec 16,5 %, l’asthme avec 11, 5 % et les maladies articulaires avec 10,6 %.

          La même enquête souligne que la proportion des personnes handicapées parmi l’ensemble de la population est de 2,5 %, et que la prévalence chez les hommes est de 3,9 % par rapport aux femmes 1,1 %. «Pour près d’une personnes sur cinq, le handicap semble toucher particulièrement les personnes âgées de 60 ans et plus, notamment les hommes», a précisé l’enquête.

          Ainsi, et sur l’ensemble de la population handicapée, 39,5 % présentent un handicap qui les limite grandement dans leurs activités, et 60,5 % de manière modérée. Selon le type du handicap, les plus fortes proportions sont observées chez les handicapés physiques avec 44,2 % de l’ensemble des handicapés, mentionne toujours l’enquête.

          Les personnes présentant des difficultés de compréhension et de communication et celles qui ont des problèmes de vue sont, respectivement, de 30,4 et 23,2 % du total de la population handicapée. 49,5 % de la population est de sexe féminin L’enquête a révélé par ailleurs que la population algérienne se compose de 50,5 % d’hommes et de 49,5 % de femmes.

          Les femmes âgées de 15 à 49 ans représentent 56,3 % de l’ensemble de la population féminine, dont 55, 9 % résident dans les zones urbaines et 44,1 % dans les zones rurales. Selon l’enquête, 44,3 % de la population féminine, âgée de 15 à 49 ans, sont mariés, 52,6 % célibataires, 1,8 % veuves et 1,3 % divorcées.

          En outre, elle a fait part de 8,9 % d’entre elles qui ont atteint le niveau d’études supérieures, dont 12,8 % dans les zones urbaines et 4 % dans les zones rurales. La population féminine active ne représente que 17,6 % du total des femmes en âge de procréation.

          En termes de structure de la population par âge, l’enquête indique que les enfants de moins de 5 ans représentent 8,5 % du total de la population, ceux âgés entre 5 et 14 ans représentent 19,7 %, alors que la proportion de la population en âge d’activité, soit entre 15 et 49 ans, est de 64,2 % et la population de 60 ans et plus représente 7,6 %.

          27,2 % de taux d’analphabétisme L’enquête en question a indiqué aussi que le taux d’analphabétisme auprès de la population de 15 ans et plus est de 27,2 %, au moment où ceux qui fréquentent ou ont fréquenté l’école représentent 78,6 % de l’ensemble des personnes âgées de 6 ans et plus.

          Ceux qui ne l’ont jamais fréquentée constituent 21,4 %. Les hommes en sont plus nombreux avec 84,9 %, contre 72,3 % de femmes, selon l’enquête qui souligne que ce taux représente chez les hommes en milieu urbain 88,7 %, soit le plus élevé et le plus faible chez les femmes en milieu rural 64 %.

          En zone rurale, les femmes constituent 41,3 % de l’ensemble des analphabètes et les hommes 21,8 %. Quant au milieu urbain le taux est de 12,4 % pour les femmes et 24,1 % pour les hommes. Il convient de noter enfin que l’enquête a été réalisée sur un échantillon de 518 grappes de 51 ménages, chacune répartie à travers les 17 sous-régions du territoire national.

          29 476 ménages, 47 612 femmes âgées de 15 à 49 ans et 15 000 enfants de moins de 5 ans ont composé les échantillons des catégories de population concernée par l’enquête.

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          • #7
            Mercredi 8 Août 2007 -- Noureddine Yazid Zerhouni a affirmé, hier, que le recensement de la population et de l'habitat “est une opération qui contribue à améliorer la prise en charge des besoins quotidiens du citoyen”. Cette opération se veut “un outil d'évaluation, de suivi et de mise en œuvre des politiques de développement en Algérie”, a affirmé M. Zerhouni qui préside le comité national du 5e recensement de la population et de l'habitat 2008. “Les données collectées permettront d'élaborer des projections pour la prise en charge des préoccupations des citoyens”, a-t-il indiqué lors de la deuxième réunion du comité.

            Le président du comité national a précisé que l'opération qui débutera au printemps 2008, et pour laquelle 90 000 agents ont été mobilisés, “a avancé de manière satisfaisante”. L'opération, qui durera 15 jours, permettra de “fournir des données précises et détaillées sur l'effectif, la répartition et la composition du ménage algérien, de donner une photographie claire de l'habitat en Algérie et ses caractéristiques et de répondre à des questions concernant les ménages”, a précisé le ministre.

            Le ministre a, également, demandé de prendre en considération le changement de résidence et les 800 000 logements distribués ces dernières années, précisant que “plusieurs familles, ayant bénéficié de nouveaux logements, n'ont pas changé leur résidence ni barré leur nom des anciennes listes électorales”. Il a, en outre, appelé à la nécessité de “distinguer les logements de fonction non encore évacués par leurs occupants, et dont l'État ne s'est pas désisté, des cités relevant du ministère de la Défense nationale, afin de ne pas répéter le recensement de la même famille dont le chef est souvent affecté dans une autre région du pays”.

            Par ailleurs, M. Zerhouni a insisté sur la sensibilisation “qui précède l'opération de recensement pour parvenir à une meilleure collaboration entre le citoyen et les agents de recensement et réunir des informations exhaustives pouvant servir à améliorer son cadre de vie”, soulignant“le recours aux radios locales et à la télévision algérienne en tant que moyens médiatiques de proximité”.

            Concernant les questions que contient l'interview des ménages, tirée à 8 millions d'exemplaires, le ministre de l'Intérieur a affirmé que certaines questions ont trait à la vie privée du citoyen, et donc à caractère “secret”, appelant les citoyens à coopérer en soulignant que ces informations ne peuvent en aucun cas être publiées.

            Le questionnaire comporte, également, certains paramètres tels que l'émigration et l'installation en Algérie d'investisseurs étrangers. À ce propos, le ministre a appelé “à accorder de l'importance à ce volet”.

            D’autre part, le ministre de l’intérieur a indiqué que des lettres ont été adressées à quatre millions de citoyens afin de connaître les raisons de leur non-participation aux dernières élections législatives, a indiqué mardi le ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni. “Nous attendons de ces citoyens qu'ils fassent preuve de compréhension et coopèrent afin d'éviter l'abstention lors des prochains rendez-vous électoraux”, a déclaré M. Zerhouni en marge de la 2e réunion de la Comité national chargé du recensement de la population et de l'habitat en Algérie qui débutera durant le printemps 2008.

            M. Zerhouni a invité les citoyens, n'ayant pas changé de lieu de résidence et n'ayant pas voté lors des dernières législatives, à expliquer “les causes et les motifs à l'origine de cette abstention, tout en confirmant leur lieu de résidence et leur nom conformément aux listes des électeurs”, ajoutant qu'en cas d'absence de réponse, ils seront rayés de ces listes.

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            • #8
              Mercredi 15 aout 2007 -- L’observateur non averti qui passera dans une de nos cités dortoirs conclura vite que l’Algérie est toujours confrontée aux risques de l’explosion démographique. Faute d’équipements collectifs et d’espaces appropriés pouvant recevoir les enfants, on a toujours l’impression que la pression démographique est aussi forte que lors des dernières décennies du siècle dernier.

              Or, tous les indicateurs disponibles témoignent exactement du contraire. Dans le dernier rapport des Nations unies sur la population, l’Algérie et les autres pays du Maghreb sont classés parmi ceux qui connaissent une transition démographique négative.

              Chez nous, les estimations de l’ONS abondent dans ce sens. Le taux de croissance de la population est passé 1,71 % en 2001 à 1,21 % en 2007. Pour sa part, l’Unicef, qui jouit d’une notoriété indiscutable, avance des données confirmant le net recul démographique enregistré depuis maintenant au moins une génération.

              Ainsi, le taux d’accroissement démographique entre 1970 et 1990 était de l’ordre de 3 % mais chute à 1,7 % entre 1990 et 2005. On peut appréhender la question par un autre biais, celui de la fécondité féminine. Selon les estimations de l’ONS, il est de l’ordre de 1,86 % pour chaque femme.

              Cinq ans auparavant, il était de 2,7 %. Cette chute de fécondité est jugée vertigineuse par les spécialistes en démographie. Concernant le Maroc, Youssef Courbage, un démographe libanais connaissant très bien notre voisin de l’Ouest, dira : «Au Maroc, dans les années 1970, une femme avait en moyenne 7,4 enfants.

              Aujourd’hui une Marocaine a en moyenne 2,4 enfants. C’est une révolution démographique qui se produit et qui n’a pas son équivalent ni dans le monde arabe ni dans l’histoire» Sur le cas algérien, il parlera probablement d’un «crash démographique», quoique le concept n’ait pas encore l’assentiment de tous les spécialistes.

              Maintenant, il est établi que l’âge de mariage de l’Algérienne a nettement reculé. Généralement, il est à 32 ans alors qu’il était, il y a à peine quelques années, de 29 ans. Ajoutons que le taux de mortalité infantile a enregistré un bond ces dernières années.

              Récemment, Raymond Janssens, représentante de l’Unicef à Alger, a initié un programme pour réduire ce taux de 25 %. Elle a noté dans son rapport que 30 000 nouveaux-nés meurent avant d’entamer le deuxième mois de leur existence. Sur un total de 225 pays, l’Algérie est classé sur ce chapitre au 145e rang mondial.

              Concernant le taux de natalité, l’Algérie caracole au 124e rang sur un total de 217 pays. Elle est de loin devancée par le Liban, le Maroc et la Libye. Le silence des pouvoirs publics et des scientifiques sur ce plan est éloquent. Quand il a été auditionné par le président de la République, le ministre de la Santé a présenté des données allant dans cet ordre d’idées comme une réelle avancée sociétale.

              Or, les spécialistes au niveau mondial parlent d’un réel problème démographique dans les vingt ou trente ans à venir si ces tendances se confirment. Le baby-boom des années 1960 et 70 est bien derrière nous. Signalons juste une statistique dans ce cadre : en 1954, le taux de natalité était de 4,5 % selon des sources disponibles et en un demi-siècle, il a été divisé presque par quatre.

              D’ailleurs, relevons que le discours officiel, caractérisé par l’absence de toute projection dans l’avenir, ignore superbement ce genre de débat. Or, dans les années 1970, l’explosion démographique était presque sur toutes les lèvres des officiels.

              Rappelons juste l’intuition de feu Haouari Boumediene qui avait qualifié le phénomène démographique comme étant la bombe atomique du monde pauvre par rapport à l’Occident. Or, actuellement, de plus en plus de voix dans l’Occident estiment que le vieux continent, sérieusement menacé de vieillissement, ne pourra pas se passer de l’apport des pays africains, où la moyenne d’âge est de 19 ans, pour procéder au renouvellement de sa population.

              Ajoutons qu’en 2006, le palais royal a recommandé une étude à Emmanuel Todd, mondialement connu par ses prévisions de la chute de l’URSS, et Youssef Courbage sur la démographie au Maroc. Les conclusions de ces deux spécialistes sont édifiantes.

              Ils avancent, entre autres, que ce qu’ils ont appelé révolution démographique dans ce pays, produit d’une stratégie sociale réalisée en dehors de celles du pouvoir, est un des atouts facilitant l’accès à la modernité et la démocratie.

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              • #9

                Jeudi 14 février 2008 -- Dans le cadre de l'opération de Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) prévue au mois d'avril prochain, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales réunit, aujourd'hui, les walis et les délégués pour «une évaluation des phases de préparation et d'exécution du RGPH». Cette réunion sera présidée par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Zerhouni. Il s'agit du 5ème recensement réalisé depuis l'indépendance avec deux nouveautés par rapport au dernier recensement effectué en 1998. L'immigration et l'indicateur de santé au sein de chaque ménage seront inclus dans le questionnaire établi à cet effet. Ce dernier comporte 74 questions dont 8 sur l'immigration, 10 sur la fécondité et 6 questions sur la mortalité des enfants de moins d'une année. Cette réunion d'évaluation va couronner tout le travail des préparatifs effectués ces derniers mois au niveau de chaque wilaya sur instruction du ministère de l'Intérieur. En prévision du RGPH, toutes les wilayas ont été instruites pour mettre en oeuvre tous les moyens humains et matériels pour mener à bien cette opération. Une opération de simulation du recensement général de la population et de l'habitat, qui a touché plusieurs échantillons de la population, a aussi été menée dans certaines communes choisies dans chaque wilaya. Le but, selon un responsable, «est de tester les cahiers des districts, l'efficacité du questionnaire élaboré pour le jour J, la compréhension des questions et la réceptivité des questions par la population et d'avoir une idée sur d'éventuelles difficultés que peuvent rencontrer les agents dans l'exécution de leur mission et si ces derniers ont assimilé les instructions». Une enveloppe de 2,5 milliards de dinars a été dégagée par le gouvernement pour l'opération. Près de 100.000 personnes seront mobilisées et formées pour la phase d'exécution de ce recensement dont 2.500 délégués communaux et 48 cartographes de l'Office national des statistiques.

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                • #10

                  Samedi 16 février 2008 -- Plus qu’une simple opération arithmétique, le cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de cette année prend une dimension socio-économique avérée. C’est du moins ce qu’a avancé jeudi dernier à Alger le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, lors d’une rencontre avec les walis consacrée à ce sujet.

                  Le recensement de cette année se déroulera, en effet, du 16 au 29 avril prochain. Il nécessitera la mobilisation de 70 000 fonctionnaires, dont 10 000 encadreurs, pilotés par l’Office national des statistiques (ONS) en collaboration avec les autorités locales et le ministère de l’Intérieur qui contrôlera le tout.

                  Noureddine Zerhouni a indiqué que le budget de l’opération sera de l’ordre de 2,5 milliards de dinars, même s’il apparaît que le chiffre définitif n’est toujours pas disponible, puisque, précise le ministre, cela dépendra des besoins de chaque wilaya.

                  Sur le plan pratique, dans ses instructions aux walis lors de son intervention, jeudi dernier, M. Zerhouni a expliqué que l’opération, qui doit être menée «dans la discrétion» et le «respect de la vie privée», aura une dimension économique puisqu’elle éclairera les pouvoirs publics sur les besoins réels des populations en matière notamment de logement et d’emploi.

                  L’opération, indique un communiqué du ministère ayant sanctionné les travaux, vise à «déterminer la population résidente et recueillir les caractéristiques démographiques et socio-économiques de la population», et à recueillir les «caractéristiques et la consistance des constructions et des logements» ainsi que «les informations à même d’apprécier les conditions de vie de la population».

                  Les résultats du recensement général sont, selon le communiqué, «des données importantes pour l’Etat, les collectivités locales, les opérateurs économiques et toutes les institutions». Cela permettra à l’Etat, précise encore le document du ministère, à établir des plans pour les années à venir.

                  Sur le plan social, en plus du logement, les données vont également prendre en compte, à titre d’exemple, les taux de chômage et de l’emploi.
                  Pour réussir l’opération, dont les préparatifs ont commencé en septembre 2006, les autorités insistent sur la collaboration des citoyens. Elles promettent, en contrepartie, plus de discrétion dans l’utilisation des données fournies par les ménages.

                  L’autre différence affichée par les pouvoirs publics, le ministre de l’Intérieur en tête, pour cette année, est la périodicité de l’organisation du recensement. Arguant que l’opération est «lourde» du fait de son étalement dans le temps –tous les 10 ans- Zerhouni a proposé que le RGPH se tienne désormais tous les cinq ans. «Le prochain recensement se tiendra normalement en 2013», a indiqué le ministre tout en plaidant pour plus d’efficacité.

                  Le recensement général de la population et de l’habitat est organisé en Algérie tous les 10 ans depuis 1968. Il fournit des données exactes du nombre d’habitants, de logements et des équipements dont dispose la population. Il prend en compte la population sédentaire et les nomades, qui habitent essentiellement dans le sud du pays. Le dernier recensement a eu lieu en 1998.

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                  • #11

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                    • #12

                      February 19, 2008 -- The first national census in a decade is set for Algeria in April, Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni announced on February 14th, following a meeting with the local governors who will co-ordinate the process. Some 70,000 people will be recruited and given special training for the April 16th-29th exercise.

                      Since the first national census in 1966, they have occurred at 10-year intervals. For security and financial reasons, however, the last was held in 1998, two years behind schedule. From now on, the government plans to conduct censuses every 5 years, Zerhouni announced at the meeting. "It’s a very complicated process," he said, "but the state now has the human and financial resources to achieve it."

                      Along with determining the number of people living in the country, the census will help the government and local authorities understand the socio-demographic structure of the population, education levels, employment and unemployment, ownership of household appliances, housing standards and gaps between urban and rural areas. The outcomes will form the basis of new national, regional and commune-level development programmes.

                      An awareness campaign explaining the goals of the census will be launched soon. In the meantime, the minister reassured the public that the census "will not impose restrictions on anyone". Zerhouni added, "The information given by households will be treated in the strictest confidence, since the names of the people surveyed will not be used in the process of analysing and managing the data gathered."

                      Hamid Bacha remembers receiving a visit from census-takers a few years ago. When asked if he knew the purpose of the census, he replied, "It’s so they can find out the size of the population of Algeria." He added, "But I don’t really see how it’s going to help us."

                      Hana Zouhiri has a clearer understanding, since she worked on the last census while still a sociology student. "I remember it well," she said. "The people we visited were very hospitable, and I was able to earn some money through it. The data gathered are very important for the authorities and researchers, but many people don’t really understand the point of it. A lot of people think it’s so they can re-house people. People answer the questions they’re asked despite the lack of understanding, but some refuse to co-operate," Zouhiri added.

                      Graphic designer Samir Belache said, "I know there’s going to be a census but I don’t know much about it. It’s useful for economic reasons, certainly. And they can also find out exactly how many people there are in the country."

                      Canteen owner Hocine Hamidou has already made up his mind: "In this country, censuses don’t achieve anything. We’ve had plenty of censuses already. What’s the point?"

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                      • #13

                        Lundi 31 Mars 2008 -- Opération d’envergure et d’importance nationale, le 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2008) sera lancé le 16 avril prochain et devrait s’étaler sur une quinzaine de jours, soit jusqu’au 29 du même mois. Deux semaines seront donc nécessaires pour la collecte de données et d’information à travers le territoire national sur tout ce qui touche à la vie de l’Algérien. Habitat, santé, emploi et chômage, éducation… Bref, le dispositif mis en place devrait permettre de recueillir l’ensemble des données et des statistiques relatives à la situation du pays. Il pourra donc constituer une sorte de tableau de bord à partir duquel des actions pourront être lancées afin de corriger les insuffisances en matière de développement en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

                        Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, qui organise cette opération, semble fin prêt pour envoyer sur le terrain des agents chargés de la collecte des données auprès de la population. Selon les documents remis par l’Office national des statistiques (ONS), ils seront quelque 61 000 qui essaimeront les 1 541 communes du pays dans le cadre de cette opération qui touchera 8,5 millions de ménages. D’autres types de questionnaires sont prévus pour les populations nomades, les SDF et les personnes résidant dans les hospices, les bases de vie…

                        À travers ce 5e RGPH, le gouvernement tentera d’établir une sorte de tableau de bord de l’Algérie de 2008 dans tout ce qu’elle a de bien et de mauvais, et de cerner les besoins et les préoccupations des Algériens et leur ampleur. Ainsi, le questionnaire qui sera distribué comprend le maximum d’éléments d’informations liés aux préoccupations des citoyens et aux conditions générales de leur vie quotidienne. Un nombre de questions seront alors posées aux citoyens, lors de ce recensement, portant essentiellement sur l’alimentation en eau potable, l’assainissement, l’éducation, la santé, le transport, l’habitat, l’environnement et l’énergie. D’autres questions ayant trait aux problèmes de la jeunesse, à l’emploi et aux loisirs des jeunes seront également posées lors de cette opération.

                        Le recensement général reste, en tout cas, l’instrument le plus adéquat pour avoir des statistiques plus ou moins proches de la réalité, surtout que certains chiffres officiels prêtent à la controverse, à l’exemple de ceux liés à la pauvreté et au chômage. Ce recensement, qui sera effectué après celui de 1998, est le cinquième du genre depuis l’Indépendance. Il est donc renouvelé tous les dix ans pour permettre de suivre l’évolution de la société dans ses aspects démographiques, mais aussi dans tout ce qui touche aux besoins de la population en termes de logement, emploi, santé, éducation…

                        Selon l’ONS, cette opération, dont les préparatifs ont été engagés depuis septembre 2006, se fixe pour objectifs de déterminer la population résidente, recueillir les caractéristiques démographiques et socioéconomiques de la population, ses conditions de vie, ainsi que la consistance des constructions et des logements. L'opération sera mise en œuvre par l'office en collaboration avec les collectivités locales sous la supervision du comité national présidé par le ministre de l'Intérieur.

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                        • #14

                          Mercredi 2 avril 2008 -- Les autorités en charge du dossier de recensement national de la population et de l’habitat appellent l’ensemble des Algériens à contribuer à la réussite de cette opération d’envergure. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nourredine Yazid Zerhouni, qui accorde une attention particulière à ce dossier, a déclaré que «le succès de cette opération était subordonné au sens civique et patriotique du peuple algérien».

                          Un immense travail pour réunir les informations utiles sur chaque famille algérienne et ses conditions de vie sera engagé. Avec cette opération de grande envergure pilotée par le département de Nouredine Yazid Zerhouni, les pouvoirs publics auront une idée plus précise sur les mouvements de population, le domicile réel ou permanent de chaque algérien, les biens dont il dispose ainsi que ses activités professionnelles.

                          Bien que les autorités en charge du recensement aient annoncé, hier, que «toutes les conditions matérielles et humaines pour le succès total étaient réunies», il n’en demeure pas moins que les agents de recensement qui auront la charge de cette opération auront la tâche difficile, notamment du fait des disfonctionnements qui ont longtemps caractérisé la gestion de l’ensemble du patrimoine public.

                          Le ministère de l’Intérieur vise à réunir des données concrètes dans divers domaines, à l’exemple de l’emploi, du chômage, de la structure démographique, du niveau d’instruction et de formation des Algériens, ainsi que de l’état du parc immobilier et de nombre d’autres besoins liés, notamment, au transport, à l’alimentation en eau potable, à l’environnement et au cadre de vie du citoyen en général.

                          M. Yazid Zerhouni a par ailleurs estimé, lors de la dernière rencontre tenue sur ce dossier, que les résultats qui seront obtenus permettront la mise en place d’une banque de données importantes pour l’Etat algérien, les collectivités locales, le secteur économique, ainsi que pour l’administration et de diverses autres institutions. Pour le ministre, ces données seront des indicateurs précieux en matière d’analyse et de planification d’actions.

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                          • #15

                            Samedi 5 Avril 2008 -- Connaître le nombre d’écoles à construire dans les années à venir, le taux de chômage à l’échelle d’une wilaya, les quartiers restant à raccorder au gaz… Depuis le dernier recensement, en 1998, la population et l’habitat ont changé. Du mercredi 16 au 30 avril, quelque 55 000 agents recenseurs vont visiter tous les foyers du pays pour mettre à jour les statistiques. Prendre rendez-vous, préparer un livret de famille, s’organiser avec son employeur : étape par étape, El Watan vous explique comment elle va se dérouler. Votre logement est-il raccordé au gaz ? Des membres du ménage se sont-ils installés à l’étranger durant les cinq dernières années ? Avez-vous une parabole ? Un accès à internet ?

                            Mercredi 16 avril débute le cinquième recensement de la population. Pendant quinze jours, tous les foyers algériens — y compris parmi les nomades — seront visités par quelque 55 000 agents recenseurs. Une opération lourde et coûteuse qui se prépare depuis septembre 2006. « Le recensement est le seul et unique outil qui puisse nous fournir des données détaillées sur la population, son effectif, mais aussi sa répartition et sa composition, explique Hassan Souaber, directeur de la population et de l’emploi à l’Office national des statistiques.

                            En quoi cela concerne-t-il les Algériens ? Comme cette opération est la seule qui permet d’évaluer leurs conditions d’existence, desquelles vont dépendre les politiques de développement, ils en sont les premiers bénéficiaires. » Exemple : si on connaît combien de personnes sont nées en 2007, on sait combien il faudra d’écoles dans les six ans à venir. « Ce nouveau recensement sera aussi plus fin que celui des années précédentes, ajoute Yacine Kherchi, sous-directeur chargé des publications à l’Office national des statistiques. « Nous aurons, par exemple, un taux de chômage par wilaya alors qu’à l’heure actuelle nous n’avons qu’un chiffre national. Certaines données seront même déclinées à l’échelle du district. »

                            Depuis deux ans, un véritable travail de fourmi a été fait pour que l’opération se passe au mieux. Les paramètres utilisés pour le recensement de 1998 ont été repris pour une mise à jour. « Les délégués communaux se sont rendus sur le terrain pour recenser les nouvelles constructions, noter celles qui ont disparu, etc.,» précise Hassan Souaber. « A partir de ces éléments, on a effectué un prédécoupage des communes en districts. Les délégués ont fait du porte-à-porte pour recenser l’ensemble de la population, ce qui a permis de mettre au point le découpage définitif. Enfin, sur un croquis, les constructions ont été numérotées. Ce document de base servira d’itinéraire pour les agents. Il leur indique exactement le nombre de constructions qu’ils ont à visiter. »

                            Le pays est divisé en zones géographiques appelées districts. Ces districts comprennent entre 1000 et 1500 personnes dans les villes et les agglomérats secondaires. Et entre 500 et 600 personnes dans les zones éparses. Des séances de formation des cadres et des agents, entamées le 15 mars, se poursuivront jusqu’au 14 avril. Deux jours plus tard, le recensement commencera vraiment. Concrètement, à quoi faut-il vous attendre ? La veille de sa visite, l’agent recenseur, accompagné ou pas de son délégué communal et muni de sa carte professionnelle avec photo et tampon de l’APC, passera chez vous.

                            Sauf si vous habitez dans une grande ville, il y a de grandes chances que vous le connaissiez puisqu’il est recruté parmi les employés de la commune. Si vous êtes chez vous, il vous explique qu’il passera le lendemain, et vous donne une fourchette horaire. Exemple : entre 10h et 10h30. Le lendemain, il se présentera donc chez vous pour vous soumettre les questions. La durée de sa visite est variable selon le nombre de personnes vivant dans le foyer, mais en moyenne, comptez 20 minutes. Après les questions de base sur votre identité, votre situation matrimoniale, votre lieu de résidence, votre profession, etc., l’agent vous posera d’autres questions relatives à votre famille, à votre logement et à votre environnement. Existe-t-il une crèche près de chez vous ? Un marché ? Une polyclinique ? Une bibliothèque ? Cherchez-vous une formation professionnelle ? Si oui, à quel métier souhaitez-vous être formé ?

                            La centralisation des 8 millions de questionnaires prendra tout le mois de mai et début juin, les premiers résultats seront connus. Mais la saisie de toutes les données et les calculs prendront jusqu’à neuf mois. Le profil exact de la population ne sera donc connu que début 2009.

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