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Démographie : La population algérienne

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  • #61

    Mardi 28 Avril 2009 -- « Ma vie est une blessure. » La phrase prononcée par la vieille Louisa, dans un documentaire projeté hier au Forum d’El Moudjahid, a valeur de cri. Les récits des personnes âgées des centres de vieillesse se suivent et ne se ressemblent pas. L’association nationale Ihcène SOS 3e âge en détresse, qui a animé les débats d’hier, a adressé aux députés une liste de propositions pour l’amélioration des conditions de vie des vieux en Algérie. Les personnes âgées semblent être les premières victimes de l’ébranlement de la famille algérienne. Le président d’honneur de l’association Ihcène, Ali Haroun, regrette que tous les appels adressés aux pouvoirs publics soient restés lettre morte. « Nous lançons chaque année des appels dans le désert. Il est temps qu’on nous écoute ! », lance-t-il. Même si la protection des personnes âgées est censée être garantie par la Constitution, le code pénal, le code de la famille et celui de la santé, cela semble être insuffisant. « Ce ne sont là que des textes. La loi ne vaut que par les personnes qui l’appliquent », nuance M. Haroun. L’ancien ministre des Droits de l’homme estime qu’« il y a encore une certaine solidarité entre les membres de la famille algérienne ». « Demain, ce ne sera plus possible. On s’achemine vers une famille nucléaire à l’occidentale. Nous devons nous inquiéter de ce problème, car nous sommes tous concernés. », déclare M. Haroun. L’association Ihcène propose la mise en place d’une batterie de mesures pour redonner de l’espoir et de la dignité à cette catégorie. Elle demande de revoir à la hausse l’Allocation du filet social (AFS). Au menu de leurs revendications, soumises au députés et aux sénateurs, figurent notamment l’élaboration de listes de bénéficiaires de l’action sociale, la création de relais d’écoute, l’adaptation de l’habitat des personnes âgées, la création de centres spécialisés en gériatrie, le développement des soins à domicile. Pour améliorer les conditions de vie dans les centres de vieillesse, l’association sollicite un effort budgétaire supplémentaire de l’Etat. Les membres de l’association estiment nécessaire de relever la dotation journalière des pensionnaires des centres de vieillesse. L’association Ihcène estime primordial de séparer les personnes âgées des malades mentaux. « Ces deux catégories ne peuvent valablement cohabiter d’autant plus que les malades mentaux nécessitent des soins particuliers et des structures spécialisées. »

    Évolution de l’espérance de vie

    * En 1970, l’espérance de vie était de l’ordre de 53,5 ans

    * En 1989, elle était de 66,3 ans

    * En 1990 de 67,3 ans

    * En 1993 de 67,8 ans

    * En 1998 de 68 ans

    * En 2009 elle est passée à 76 ans

    * En mai 2001, les 60 ans et plus représentaient 6,6% de la population

    * En 2025, selon les projections du Cnes, les personnes du troisième âge représenteront 11% de la population algérienne

    * En 2050 ils représenteront 22% de la population

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    • #62

      Mardi 12 Mai 2009 -- L’Algérie compte 35,1 millions d’habitants au 1er janvier 2009, selon les données fournies mardi par l’Office national des statistiques (ONS). Elle atteindra au 1er janvier 2010 les 35,7 millions d’habitants, estime l’ONS. Sur la base de l’accroissement naturel, la population résidente totale est estimée, au 1er juillet 2008, à 34,7 millions d’habitants, note la même source, relevant que l’accroissement en valeur absolue observée en 2008 est de 663.000 personnes, d’où un taux d’accroissement naturel (TAN) de 1,91 %, indicateur en augmentation par rapport à celui de 2007 (1,86 %).

      Concernant la structure de la population pour 10.000 habitants, la répartition par âge fait ressortir que la population âgée de moins de 15 ans constitue 28% de la population totale, celle en âge d’activité (15 à 59 ans) 64,4% et le troisième âge (60 ans et plus) 7,6 %. Il est à remarquer que la part des moins de 5 ans est plus importante que celle des 5 à 9 ans conséquence de la reprise de la natalité observée ces dernières années.

      Le bilan démographique issu de l’exploitation des bordereaux numériques de l’état civil fait ressortir l’enregistrement de 817.000 naissances vivantes, 331.000 mariages et 153.000 décès en 2008, relève la source. Selon l’ONS, la situation démographique de l’Algérie en 2008 s’insère dans la tendance globale observée ces dernières années : une augmentation continue des naissances, des mariages et des décès. Elle se distingue aussi par le fait que le volume des naissances dépasse la barre des 800.000 des années 1980.

      Les naissances sont réparties en 419.000 naissances masculines et 398.000 naissances féminines, soit un rapport de masculinité à la naissance de 105 garçons pour 100 filles, précise-t-on. La mortalité est caractérisée, en 2008, par une évolution semblable aux années précédentes, une augmentation en volume égale à 4.000 décès, soit un accroissement de 2,7 % par rapport à l’année 2007, précise l’ONS.

      Le taux de mortalité infantile connaît, pour la seconde année consécutive, une légère diminution, passant de 26,2 pour mille à 25 pour mille. L’espérance de vie à la naissance se stabilise à 75,7 ans, soit 74,9 ans pour les hommes et 76,6 ans pour les femmes. Concernant la nuptialité, l’ONS relève un ralentissement du nombre de mariages enregistré en 2008, alors qu’il avait connu une augmentation sensible jusqu’à 2007. "Nous assistons à un accroissement de près de 2 % en 2008 (331.190 mariages) et 2007 (325.485 mariages) alors qu’il a connu des taux d’accroissement plus importants les années précédentes", explique-t-on.

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      • #63
        Amel Bouakba :


        Mardi 2 Juin 2009 -- Les résultats de la troisième enquête algérienne à indicateurs multiples (MICS3), lancée en 2006 ont été dévoilés hier, lors d’une journée d’étude, à l’Iinstitut national de santé publique (INSP). Réalisée par l’Office national des statistiques en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière et financée par l’Unicef, l’enquête en question a concerné 30 000 échantillons répartis sur 7 régions du pays. Elle a touché tous les aspects, dont les conditions de vie des ménages, la nutrition et la santé des enfants. L’un des résultats qui a soulevé une onde de choc dans la salle des conférences est incontestablement celui qui indiqué que 67,9% de femmes acceptent que leurs maris les battent. Ce qui montre, à en croire l’enquête, que plus de deux femmes sur trois acceptent cette pratique pour une raison ou une autre. La démarche adoptée consiste à demander à l’ensemble des femmes âgées entre 15 à 49 ans, s’«il est justifié qu’un homme batte sa femme» dans des situations bien précises. Ces résultats paraissent démesurés mais révélateurs d’une banalisation de la violence dans la société algérienne. Ce constat inquiétant a interpellé les intervenants qui ont souligné que «le fait que les femmes cautionnent la violence conjugale est une forme d’acceptation de la violence dans la société». «L’acceptation de la violence conjugale est un élément révélateur de la banalisation et de l’existence de ce phénomène ainsi que de la subordination de la femme», souligne l’enquête. Ce phénomène paraît plus généralisé dans l’est du pays où près de 80% sont d’accord qu’un mari batte sa conjointe. Des différences notables sont observées, toutefois, selon le milieu de résidence. Une plus grande acception de cette pratique est en effet constatée en zone rurale (74,6%) contre 62,7% en zone urbaine. «Les femmes âgées de moins de 35 ans sont deux tiers à approuver la violence conjugale», relève encore l’enquête. D’autre part, le niveau de bien- être économique constitue un facteur déterminant dans la perception de la violence conjugale. Ainsi, «plus le ménage est démuni, plus le recours à la violence paraît toléré et normal» est-il rapporté. De même, «plus les femmes sont instruites, plus elles ont tendance à moins tolérer cette pratique».

        14,4% des Algériens occupent une pièce

        Par ailleurs, l’enquête a révélé que 14, 4% des Algériens occupent une pièce (11,7% en milieu urbain et 18,2% en milieu rural). D’autre part, souligne l’enquête, l’habitat précaire demeure assez présent dans la mesure où il constitue le type d’habitation pour 4,6% des ménages. L’enquête précise en outre que 62,2% des Algériens sont propriétaires de leurs logements. Ainsi, le taux d’Algériens propriétaires de leur logement en milieu urbain est de 58%, alors qu’en milieu rural il atteint les 68%, indique-t-on. De même, 12 % des Algériens sont copropriétaires (12% en milieu urbain et 12,1% en milieu rural).

        4,7% des enfants travaillent

        L’enquête fait ressortir que 4,7% des enfants âgés entre 5 et 15 ans travaillent, ce qui représente près de 334 000 enfants. Le travail dans l’entreprise familiale semble être la forme la plus répandue et concerne 3,1% des enfants. En revanche, l’exercice d’activité économique en dehors touche 1,2% alors que 0,8% des enfants effectue des travaux domestiques. D’autre part, le travail rémunéré en dehors du ménage constitue un phénomène plus rare, ne concernant , selon l’enquête, que 0,3%. La maltraitance de l’enfant a été abordée et à ce propos, il ressort que 82,3% ont reçu au moins une fois une quelconque forme de punition physique ou psychologique. La proportion des enfants qui se sont vu infliger une violence physique sévères est de 22,5%.

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        • #64

          Mercredi 10 Juin 2009 -- Un taux de 12,8% de célibat est constaté chez les femmes âgées entre 40 et 44 ans contre un taux de 4,8% chez les hommes de la même tranche d’âge. C’est ce qu’a déclaré hier M. Kamel Boucherf, sur la base des résultats du recensement général de la population et des habitants de 2008. il s’agit d’un taux important. « Le célibat est un problème en Algérie, notamment le célibat définitif (après 44 ans) pour les femmes ayant suivi des études supérieures. M. Boucherf a également évoqué le niveau de vie de la famille algérienne, laquelle est constituée de 5,9 personnes en moyenne.Dans ce même contexte, l’intervenant se demande si réellement le revenu familial en Algérie, avec un SNMG de 12.000 DA, suffit à une famille de cette taille, en tenant compte de la cherté de la vie et de la scolarisation des enfants notamment. Ces points seront soumis à discussion avec l’organisation de groupe de travail en vue d’établir un état des lieux avant d’élaborer une stratégie nationale de la famille algérienne, a expliqué M. Boucherf.

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          • #65
            Djamila Kourta :


            Mardi 9 Mars 2010 -- La santé des femmes et leurs enfants a été au centre des débats hier, entre des médecins, des chercheurs et des psychologues à l’INSP. Une réflexion s’impose, ont souligné à l’unanimité les intervenants. « L’intérêt de cette réflexion est motivé par le souci de mieux appréhender la réalité de ce thème "Santé des femmes" marquée par un double constat. Le fait de la morbidité et surtout de la mortalité différentielle qui pointe l’intervention de facteurs, autres que biologiques, et en particulier les occurrences culturelles », a tenu à préciser Faïka Medjahed, chargée du service santé femme à l’INSP. Il est donc, selon eux, important de réadapter un système de santé face au changement démographique et le cycle de vie des femmes.

            Le directeur des études et analyses de l’évolution des indicateurs sociaux pertinents au Commissariat général à la planification et à la prospective, Fouzi Amokrane, a indiqué que la moitié de la population algérienne en âge de procréer est célibataire. Il a précisé que le nombre des femmes en âge de procréer (entre 15 et 49 ans) est de 11 millions soit un taux de 54% de la population âgée de 15 à 49 ans. La moyenne d’âge de mariage des deux sexes est de 30 ans, a-t-il indiqué, en signalant que cela est dû à plusieurs facteurs, notamment l’augmentation du niveau d’instruction de la femme. Pour M. Amokrane, le recul de l’âge du mariage a entraîné automatiquement un rétrécissement de l’intervalle intergénisique (espacement des naissances), ce qui pourrait constituer un sérieux problème de santé publique pour la maman et les enfants. La moyenne de procréation varie entre un et trois enfants par femme ces dernières années en dépit de l’augmentation du taux de naissances (850 000 en 2009) et le recul de la mortalité néonatale (de 35 à 23 décès pour 1 000 naissances vivantes).

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            • #66

              Lundi 12 Avril 2010 -- Fait curieux, la démographie dans la wilaya de Tizi Ouzou a pris une courbe décroissante en 2008. Selon un rapport de la DSP présenté lors des journées d’étude organisées par l’Assemblée populaire de wilaya (APW), il ressort que le nombre d’habitants dans la wilaya de Tizi Ouzou est passé de 1 290 575 en 2007 à 1 127 166 en 2008. Autrement dit, la population a diminué de 163 409 habitants en l’espace d’une année, soit 12,66%. Même si en 2009, la population a connu une très légère hausse de 6 183 habitants, il reste qu’elle a connu ces dernières années, de manière générale, une baisse sensible. Les raisons ? Le responsable de la DSP n’a pu expliquer cette dégringolade malgré les interpellations des élus. Avis aux sociologues pour expliquer ce phénomène.

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              • #67

                Samedi 10 Juillet 2010 -- L'Algérie comptait 35,6 millions d'habitants au 1er janvier 2010, dont plus de 28% avaient moins de 15 ans, selon l'Office national des statistiques (ONS), cité par l'agence APS. Se basant sur l'accroissement naturel en 2009 de 690.015 personnes (1,96% contre 1,92% l'année précédente) en valeur absolue, la population résidente totale est estimée, au 1er janvier 2010, à 35,6 millions d'habitants, indique l'ONS. La population âgée de moins de 15 ans constitue 28,2% de la population totale et celle de moins de 5 ans 10%, ce qui "témoigne de l'augmentation récente de la natalité", souligne l'organisme. Les Algériens en âge d'être en activité (15 à 59 ans) continuent de représenter la part la plus importante de la population (autour de 64,4%) contre 7,4% pour ceux du troisième âge (60 ans et plus), estime l'ONS. L'espérance de vie à la naissance se stabilise à 74,7 ans pour les hommes et 76,3 ans pour les femmes. Le dernier recensement général effectué en avril 2008 donnait une population de 34,8 millions d'habitants.

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                • #68

                  أعلن الديوان الوطني للإحصاء أن العدد الإجمالي لسكان الجزائر بلغ 35 مليون و600 ألف نسمة في الفاتح من جانفي 2010، ليرتفع بذلك عدد السكان بمليون و800 ألف نسمة في ظرف عامين، مقارنة مع آخر إحصاء عام للسكان والسكن الذي تم إجراؤه في أفريل 2008؛ حيث أسفر عن رقم 8, 34 مليون نسمة.

                  وتوقعت ذات الهيئة أن يصل إلى 36 مليون و300 ألف نسمة ليرتفع العدد بمعدل يفوق المليون كل عام، ليتأكد بذلك أن الحركية الديمغرافية تسير بوتيرة مستقرة منذ سنة 2003، ولاحظت استقرارا في وتيرة الزيجات، وكذا عدد الولادات والوفيات. وتوصل الديوان الوطني للإحصاء إلى أن نسبة النمو الطبيعي، شهدت تزايدا طفيفا حيث انتقلت من 92 ,1 بالمائة سنة 2008 إلى 96 ,1 بالمائة سنة .2009 مضيفا أنه مع الحفاظ على هذه النسبة سيبلغ تعداد السكان 3 ,36 مليون نسمة في الفاتح من جانفي .2011 وبلغ عدد الولادات 849000، سنة 2009 مسجلا زيادة قدرت بـ4 بالمائة مقارنة بسنة 2008، فيما لاحظ الديوان أن نسبة الوفيات ارتفعت بـ51,4 بالألف. كما ارتفعت نسبة الزواج بثلاثة بالمائة، حيث بلغت عقود القران .341000 وأشار الديوان إلى أن ارتفاع عدد الولادات يتواصل بزيادة 23000 ولادة حية سنة 2009 مقارنة بسنة .2008 وعلقت منظمة الصحة العالمية على النمو الديمغرافي في الجزائر بأن التطور الأخير في عدد الولادات يشير إلى أن نسبة الولادات في الجزائر ''تحافظ على مستواها التصاعدي''، كما لاحظت المنظمة أن نسبة الوفيات في الجزائر تميزت سنة 2009 بارتفاع طفيف عن نسبتها خلال السنوات الفارطة.

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                  • #69

                    Dimanche 11 Juillet 2010 -- Pas d’explosion démographique en Algérie ! L’évolution de la population reste stable. L’Office national des statistiques (ONS) indique que l’Algérie compte, au 1er janvier 2010, 35,6 millions d’habitants. En 2008, l’Algérie comptait 34,8 millions d’habitants. Ainsi, le taux d’accroissement enregistre une légère progression, passant de 1,92% en 2008 à 1,96% en 2009. Et si ce taux se maintient, l’Algérie aura une population de 36,3 millions en janvier 2011. Selon l’ONS, les mariages, les naissances et les décès continuent à augmenter au même rythme que celui enclenché en 2003. En 2009, la population a augmenté de 690.015 personnes, en valeur absolue, par rapport à l’année précédente. Et le nombre des naissances a atteint 849.000, avec une progression de 4% en 2009 par rapport à 2008, indique l’Office, tout en soulignant que la mortalité est plus importante durant la même année avec un taux d’accroissement de 4,51%.

                    Les mariages, quant à eux, ont connu une évolution de 3%, ce qui représente quelque 341.000 nouvelles unions en 2009. La population reste relativement jeune. 28,2% des Algériens ont moins de 15 ans et 10% ont moins de 5 ans. Ce qui consolide les chiffres représentant un accroissement des naissances. La tranche d’âge de 15 à 59 ans représente toujours la majorité avec un taux de 64,4% de la population globale. Le troisième âge (60 ans et plus) vient en dernier avec 7,4%. L’ONS fait état aussi d’un nombre important de femmes qui ont atteint l’âge de procréer. Elles sont 10 millions de femmes, soit près d’un tiers de la population. Cette donnée peut booster la natalité dans un avenir proche, si le nombre de mariages augmente de manière significative. L’évolution récente du nombre de naissances indique que la natalité, en Algérie, maintient le cap vers un niveau de plus en plus élevé, relève l’ONS.

                    Le nombre de nouveau-nés de sexe masculin dépasse légèrement celui des filles. Autrement dit, en 2009, il y a eu 105 garçons pour 100 filles. La mortalité est également en légère hausse en 2009 : il y a eu 6.000 décès de plus par rapport à 2008. La mortalité infantile est en revanche en baisse, passant de 25,5% en 2008 à 24,8% en 2009. L’espérance de vie est maintenue à 75,5 ans. Elle est de 74,7 ans pour les hommes et 76,3 ans pour les femmes. Elle est restée presque au même niveau observé depuis 2006 (75,7 ans). Quant au nombre de mariages, il a augmenté de 3% entre 2008 et 2009. La population algérienne a plus que doublé depuis les années 1960. Son accroissement moyen annuel est estimé à 3,2%. En 2002, l’Algérie a cependant enregistré l’évolution de la population la plus basse d’Afrique avec seulement 1,68%. Si dans les années 1970, la population algérienne était fortement concentrée dans le milieu rural, la tendance s’est inversée à partir des années 1990 avec un exode rural massif et un entassement tout autour des grands centres urbains du nord du pays. Aujourd’hui, la population occupe seulement 4% de la superficie de l’Algérie, quatre fois plus grande que la France.

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                    • #70

                      Dimanche 11 Juillet 2010 -- La population de l'Algérie était de 35,6 millions d'habitants au 1er janvier 2010, selon l'Office national des statistiques (ONS), qui prévoit une population de 36,3 millions d'habitants au 1er janvier 2011 avec le maintien de l'accroissement de 2009. Sauf bouleversement, la projection de l'ONS a toutes les chances d'être juste. Dans son suivi de l'évolution démographie, l'ONS avait, en effet, prévu que l'Algérie atteindrait ce chiffre de 35,6 millions d'habitants au premier janvier 2010. «Au 1er juillet 2007, la population résidente totale a été estimée à 34.1 millions d'habitants. Le taux d'accroissement naturel (TAN) est de 1.86%. Dans l'hypothèse d'un maintien de l'accroissement observé en 2007 et en 2008, l'Algérie comptera 34.4 millions d'habitants au 1er janvier 2008 et 35.7 millions au 1er janvier 2010», écrivait l'ONS dans une rubrique réservée à l'évolution de la population. L'Office national des statistiques nous explique, en substance, que cette estimation de la population au premier janvier dernier est le résultat d'une «enquête exhaustive auprès des services de l'état civil pour quatre événements démographiques (naissances, décès, mort-nés et mariages)».

                      Une bonne espérance de vie

                      Quelle est l'espérance de vie à la naissance ? En 2008, elle est meilleure pour les femmes (76,6 ans) que pour les hommes (74,9 ans). En 2009, l'espérance de vie moyenne à la naissance se stabilise à 75,5 ans, soit 74,7 ans pour les hommes et 76,3 ans pour les femmes. Entre 2008 et 2009, elle a donc baissé, tout en restant «presque au même niveau observé depuis 2006 (75,7 ans)». Comparée à celle de nombreux pays de l'hémisphère Sud, cette espérance de vie est très bonne. Elle reste à améliorer si l'on tient compte de celle qui prévaut au sein de la population de l'hémisphère Nord, laquelle pour les femmes dépasse en général les 80 ans. Par ailleurs, les données que publie l'ONS ne reflètent plus la «démographie galopante» dont on parlait dans les années 70 pour caractériser l'Algérie. Le taux d'accroissement naturel de la population, précise la même source, a connu une légère progression, passant de 1,92% en 2008 à 1,96% en 2009. L'ONS indique que la dynamique démographique en Algérie maintient son rythme entamé en 2003 avec l'augmentation continue du nombre des mariages, des naissances et de décès. En effet, soutient l'Office, le nombre des naissances a atteint 849.000, avec une progression de 4% en 2009 par rapport à 2008, en précisant que la mortalité a connu un taux d'accroissement de 4,51 pour mille. Quant aux mariages, ils ont atteint 341.000 unions, soit 3% d'accroissement. Cela dit, le taux d'accroissement naturel pour 1 000 habitants entre 1990 et 2009 est sensiblement différent. En 1990, il était de 2,49% tandis qu'en 2009 il est à 1,96%. Cette baisse du taux d'accroissement naturel est relative si l'on prend l'année 2000 où le taux était de 1,48%, soit le plus bas sur les deux dernières décennies. L'ONS n'analyse pas cet aspect de la démographie nationale qui reste à creuser en tenant compte d'une série de facteurs sociaux (logement, emploi). L'ONS nous donne par contre la structure de la population qui ressort de cette nouvelle estimation de la population. La répartition par âge fait ressortir que la population âgée de moins de 15 ans constitue 28,2% de la population totale et celle de moins de 5 ans 10%, ce qui «témoigne de l'augmentation récente de la natalité», souligne l'organisme.

                      On se marie davantage

                      La population en âge d'activité (15 à 59 ans) continue de représenter la part la plus importante dans la population, se stabilisant autour de 64,4% et celle du troisième âge (60 ans et plus) est de 7,4%. Quant au nombre des femmes en âge de procréer, il franchit cette année le seuil des 10 millions de femmes, note la même source. Pour la natalité, l'Office relève que la progression des naissances se poursuit avec une augmentation de 32.000 naissances vivantes en 2009 par rapport à 2008, soit un total de 849.000 naissances (436.000 garçons et 413.000 filles), soit un rapport de 105 garçons pour 100 filles. L'évolution récente du nombre de naissances indique que la natalité en Algérie «maintient le cap vers un niveau de plus en plus élevé», commente l'ONS. Dans le sillage de cette appréciation positive, l'Office indique que «le taux de mortalité infantile connaît, pour la seconde année consécutive, une légère diminution, passant de 25,5 à 24,8 pour mille». Concernant la nuptialité, l'ONS relève une augmentation du nombre de mariages en 2009 avec 341.321 mariages enregistrés. Malgré un accroissement du nombre de mariage de 3% entre 2008 et 2009, le taux de nuptialité a subi un effet limité, passant de 9,58 à 9,68 pour mille durant cette même période, explique l'ONS. Rendez-vous l'année prochaine à la même période pour vérifier si nous serons «36,3 millions d'habitants au 1er janvier 2011».

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                      • #71

                        July 11, 2010 -- Algeria's 35.6 million inhabitants include 28.2% under age 15, according to the 2009 census released by the national statistics office (ONS) on Saturday (July 10th). The last census in 2008 reported a population of 34.8 million. The new census shows 64.4% of citizens at 15-59 years of age, with 7.4% of citizens over age 60.

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                        • #72

                          ALGIERS, July 12, 2010 -- Algeria remains the most populous country in the Maghreb with 35.6 million inhabitants, with more than one in four being under the age of 15, according to its national statistical bureau. Estimating figures as of January 1, it said the fact that 28.2 percent of Algerians were under 15, and 10 percent of them under the age of five, “testifies to a recent increase in the birth rate.” Some 64.4 per cent fall in the working-age category of 15 to 59 years of age, with 7.4 per cent over 60, while life expectancy stands at 74.7 years for men and 76.3 years for women. Algeria’s last national census in April 2008 put the total population at 34.8 million.

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                          • #73
                            Lynda Louifi :


                            Samedi 2 Octobre 2010 -- On se marie de plus en plus tard en Algérie. Les spécialistes donnent le chiffre effarant de 33 ans comme âge pour convoler en justes noces. On évoque même le fatidique nombre de huit millions de personnes non mariées, selon les statistiques nationales. Pas plus tard qu’en 2008, l’ONS (Office national des statistiques) a rendu publique une enquête, révélant que l’âge moyen au premier mariage en Algérie était de 33 ans pour l’homme et de 29 ans pour la femme. Dix ans auparavant (1998), il était de 31 ans pour les hommes et 27 ans pour les femmes. «Cela devient gravissime. Qu’est-ce qui se passe pour que nos garçons et nos filles en soient arrivés là ?» s’inquiète Sid Ahmed un homme de 52 ans, père de 7 enfants dont l’aîné est âgé de 28 ans. Notre interlocuteur, natif d’El-Biar, un quartier situé sur les hauteurs d’Alger, tient à souligner qu’il s’est marié à l’âge de 23 ans. «J’ai épousé ma femme en 1981. Je travaillais à l’époque au ministère des PTT. Quant à ma femme, elle était âgée de 19 ans. Nous allons fêter bientôt nos 30 ans de mariage», ajoute cet homme apparemment heureux. Sid Ahmed n’omet pas aussi de rappeler qu’il a dû occuper une chambre dans l’appartement familial composé de trois pièces. «J’étais l’aîné, mes parents m’ont dégagé une pièce de 16 mètres carrés. Après une dizaine d’années, j’ai eu la chance d’obtenir un logement par l’intermédiaire de mon employeur. Al hamdoulillah», nous dit Sid Ahmed qui tient aussi à nous révéler qu’il est grand-père depuis 6 mois. Et d’ajouter : «J’ai marié mon fils à 26 ans. Et voilà que Lyes (son fils) est aujourd’hui papa d’une jolie poupée prénommée Chérifa. Je suis un homme comblé».

                            Il faut dire que le cas de Sid Ahmed a tendance à se faire rare de nos jours. La crise financière qui a généré une crise chronique du logement a porté un sacré coup à l’institution du mariage. Les sociologues parlent de «freins matériels», pour expliquer ce phénomène. «L’Algérien ne refuse pas le mariage. Il refuse d’entretenir une liaison illégale compte tenu de la foi islamique qui reste ancrée dans notre société. Si les gens se marient tard, c’est à cause du logement, en premier lieu», nous explique un spécialiste. Notre interlocuteur poursuit : «Il y a aussi le fait que des familles continuent d’exiger beaucoup d’argent au prétendant. La dot est aussi un frein au mariage.» Un imam corroborant les propos du sociologue nous dit que le mariage est perçu souvent comme synonyme de «ruine» par de nombreuses familles. «On ne veut pas sortir des sentiers battus, c’est-à-dire faciliter l’union sacrée entre le jeune homme et la jeune fille qui veulent sceller leur avenir dans le cadre des préceptes de Dieu», souligne cet homme de culte qui officie dans une mosquée d’Alger. Les traditions algériennes en la matière ont beaucoup évolué (dans le mauvais sens ?) dans la mesure où la salle des fêtes, la limousine, le coffret plein de bijoux et autres folies deviennent presque obligatoires dans la célébration d’un mariage. Il y a quelques années, nos aînés se contentaient de peu. Ce qui leur importait, c’était la stabilité du couple. La’hna yaghlab laghna.

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                            • #74
                              Nassima Oulebsir :


                              Vendredi 20 Mai 2011 -- Les Algériennes se marient de plus en plus et enfantent autant. C’est le constat qui ressort des données chiffrées établies par l’Office national des statistiques (ONS). L’année 2010 est marquée par une augmentation importante du nombre de naissances vivantes, selon le document. Statistiquement, il y a eu 345.000 mariages en 2010 contre 341.321 en 2009. L’effectif des mariages s’est accru de 1% entre 2009 et 2010 avec un pic enregistré en juin et juillet où il y a eu quelque 43.000 mariages. Les chiffres montrent que la population féminine en âge de procréer (15-49 ans) est estimée à 10,2 millions de femmes. Durant la même période, c’est le pic des naissances qui a été enregistré. Sur un total de 887.810 naissances vivantes, plus de 247.000 ont été enregistrées entre juin et août. Un chiffre record, dans la mesure où jamais le nombre de naissances n’a été aussi important, à l’exception de l’année 1985 où il y en a eu quelque 864.000 ! Comparativement à 2009, le nombre de naissances vivantes a connu une augmentation de près de 39.000, ce qui représente un accroissement relatif de 4,6%. Ainsi, le taux brut de natalité passe de 24,07 à 24,68% entre 2009 et 2010. Les indicateurs montrent qu’actuellement, nous sommes à 2,87 enfants par femme contre 2,81 en 2008. Et l’Algérie enregistre de moins en moins de mortalité infantile. Le taux est passé de 24,8 à 23,7%. En revanche, l’âge moyen de l’accouchement connaît une légère baisse. En première position, vient la catégorie d’âge 30-34 ans où on enregistre 150,8 de taux de fécondité, suivie par la tranche d’âge de 25-29 ans, avec 146,0 et enfin 35-39 ans avec seulement 123,9.

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                              • #75
                                Samir Allam :


                                Mardi 24 Mai 2011 -- La croissance de la population algérienne se poursuit. Au 31 décembre 2010, nous étions 36,3 millions d’Algériens selon des données publiées ce mardi 24 mai par l'Office national des statistiques (ONS) via l’agence APS. Les hommes représentent 50,6% de la population. À la fin de l’année en cours, la population devrait franchir le cap des 37 millions d’habitants, à 37,1 millions, selon les projections de l’ONS. Le dernier recensement général effectué en avril 2008 donnait une population de 34,8 millions d'habitants. L'année 2010 a été marquée essentiellement par une augmentation importante du nombre de naissances (887.810 naissances vivantes), une légère diminution des décès et une progression modérée des mariages, relève l'ONS. La proportion des moins de 15 ans est en légère baisse, passant de 28,2% en 2009 à 27,8% en 2010. La part de la population âgée de moins de 5 ans continue d'augmenter, passant de 10% à 10,7% durant la même période, alors que la population en âge d'accomplir une activité économique (15 à 59 ans) se stabilise autour de 64,5%. Enfin, la population féminine en âge de procréer (15‑49 ans) est estimée à 10,2 millions de femmes.

                                Hausse de l’espérance de vie

                                Autre enseignement de ces statistiques : la proportion des personnes âgées (60 ans et plus) est en hausse : elle passe de 7,4% à 7,7%, selon l’ONS. Comme les sociétés modernes, l’Algérie commence à être touchée par le vieillissement de la population, résultat d’une hausse de l’espérance de vie, qui passe de 75,5 ans en 2009 à 76,3 ans en 2010, soit un gain de 9 mois. L'année 2010 a été marquée par une diminution de 2000 décès par rapport à 2009, ce qui se traduit par un recul du taux brut de mortalité qui passe de 4,51 pour mille à 4,37 pour mille. Le taux de mortalité infantile poursuit le même rythme de diminution observé ces dernières années et passe de 24,8 pour mille, en 2009 à 23,7 pour mille en 2010, soit un gain d'un point environ. Enfin, le nombre de mariages s'est accru de 1% entre 2009 et 2010 contre 3% entre 2008 et 2009. Pour l'ONS, cette augmentation «limitée» inaugure probablement une nouvelle phase caractérisée par une stagnation du nombre de mariages. Le taux brut de nuptialité a quant à lui subi une baisse et passe de 9,68 pour mille en 2009 à 9,58 pour mille en 2010, selon l'ONS.

                                Une économie peu adaptée aux évolutions démographiques

                                Au rythme des naissances de 2010 et 2011 (près de 800.000), la population algérienne devrait atteindre près de 45 millions d'habitants en 2020. À cette période, selon les prévisions de nombreux spécialistes, l’Algérie exportera nettement moins d’hydrocarbures qu’aujourd’hui du fait notamment de la baisse des réserves et de la hausse de la demande domestique. Au rythme actuel, l’économie nationale n’est pas adaptée pour répondre aux besoins futurs d’une population de 45 millions d’habitants. L’augmentation de la population va poser le problème de la consommation dans un pays qui importe presque tout. Actuellement, avec 36 millions d’habitants, l’Algérie importe pour environ 40 milliards de dollars par an. Si rien n’est fait pour relancer l’économie nationale et assurer une production locale, la facture des importations risque d’exploser dans les prochaines années pour atteindre des niveaux qui ne pourront pas être supportés par les seuls revenus issus des hydrocarbures. Plus de population, ce sont également des besoins supplémentaires en infrastructures (écoles, routes, logements, énergie, etc.) Et la hausse de l’espérance de vie va poser le problème du financement des retraites et des soins pour les personnes âgées. Des coûts qui devront être supportés par une population active.

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