Announcement

Collapse
No announcement yet.

Les travailleurs étrangers en Algérie :

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Les travailleurs étrangers en Algérie :

    ALGIERS (AP)--Chinese head the list of foreign workers in Algeria, making up 45% of all foreign workers in the North African nation, the labor minister said Sunday.

    About 150 nationalities are among the 18,000 foreign laborers in Algeria, Djamal Ould Abbas told a seminar examining whether foreign laborers complement the Algerian work force or serve as competition.

    With 7,695 Chinese working legally in Algeria, they represent the largest portion of foreign labor, he said, arguing for the benefit provided by such a force which can "fill the deficit noted in certain qualifications."

    The minister said that 65% of the foreign work force is based in the capital, Algiers, in the building sector, or in southern cities working in hydrocarbons.

    >>>Source<<<

  • #2

    Le Gouvernement s’emploi actuellement à mettre les dernières touches sur les propositions algériennes, afin de changer les cadres de la coopération avec le partenaire chinois, dans le domaine de la main d’œuvre chinoise.

    Selon des sources officielles, les propositions seront portées à la commission mixte Algéro Chinoise lors sa prochaine rencontre, afin de mettre un terme à l’anarchie « causée par les hôtes de l’Algérie », comme l’ont exprimé les sources qui ont indiqué que, parmi les propositions, figure la réglementation des activités des travailleurs chinois, en leur interdisant de travailler en dehors du cadre pour lequel ils sont venus en Algérie, et le partenaire chinois sera contraint à respecter certaines mesures réglementaires qui seront promulguées à cet effet.

    Par ailleurs, les patrons algériens et même le gouvernement accusent les compagnies chinoises de ne pas respecter les clauses des contrats qui les lient au gouvernement algérien, dans la mesure où la majorité des travailleurs chinois ont utilisé leur temps libre afin de travailler dans des ateliers clandestins, ou bien dresser des tables pour vendre des produits chinois dont certains sont contrefaits, ce qui constitue une base pour le marché parallèle.

    Selon le ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Djamel Ould Abbés, les secteurs de la construction, des travaux publics et des hydrocarbures, sont ceux qui attirent le plus les Chinois, dont le nombre est évalué à environs 10 000 travailleurs.

    Comment


    • #3
      Mardi 3 juillet 2007 -- Selon le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, l’Algérie comptait, entre 2006 et 2007, de 30 à 32.000 étrangers en situation régulière et exerçant des activités, selon le directeur de l’Inspection générale du travail (IGT), Bachir Benbouzid, intervenant hier au Centre de presse d’El-Moudjahid, lors d’une table ronde sur la problématique des flux migratoires et du développement économique. En fait, si en 1999, notre pays ne comptait que 543 étrangers déclarés au niveau de l’Agence nationale de l’emploi (Anem), soit 0,006% de la population active, ce nombre a progressivement augmenté durant les années suivantes. Ainsi, il a augmenté à 1 107 travailleurs étrangers en 2001, à 5.190 en 2002 dont 37% activant dans le secteur des hydrocarbures et 50% dans les services, à 10.564 étrangers en 2003. En 2004, ce nombre a baissé à 6963 avant de remonter à 18.194 étrangers puis à plus de 30.000 immigrés, voire 32.000, selon les indications du directeur de l’IGT.

      Des immigrants répartis entre 105 nationalités dont 45% en 2005 étaient les travailleurs chinois, 11% égyptiens, 3% philippins, 3% américains, 3% français, 2,5% syriens et 2% canadiens. En termes de répartition géographique, 65% des étrangers résident uniquement dans quatre wilayas du pays (Alger, Oran, Adrar et Ouargla). Des étrangers qui, en 1999, exerçaient dans 51% des cas dans le secteur du BTP, 45,2% dans l’industrie (hydrocarbures comprises), 3,6% dans les services et 0,2% dans l’agriculture.

      En termes d’aptitudes professionnelles, les cadres et techniciens supérieurs représentaient 21,7% des étrangers, les agents de maîtrise 27,5%, les qualifiés et hautement qualifiés 25% tandis que les travailleurs sans qualifications ne représentaient que 0,75% des migrants. Des étrangers qui bénéficient en Algérie, selon ce représentant du ministère du Travail et de l’Emploi, relevant le satisfecit accordé par le Bureau international du travail (BIT), de l’égalité et de la non-discrimination en matière de droits, de traitement et protection sociale avec les nationaux. Ceci, en vertu de la législation en vigueur et des dispositions du code du travail en cours de révision, en rappelant que l’Algérie a ratifié l’ensemble des conventions internationales. En rappelant que la réglementation nationale institue en vertu d’un décret de 2003 une douzaine de visas d’entrée aux étrangers et exige un certain niveau de qualification professionnelle.

      7.000 personnes entrent de manière illégale chaque année

      Cela étant, ce nombre d’étrangers ne prend pas en compte la population migrante originaire d’Afrique, une maind’œuvre essentiellement clandestine, et fort présente dans l’informel ou dans les activités illicites. Une population au demeurant non quantifiable même si selon les chiffres de la Gendarmerie nationale, quelque 7.000 immigrés illégaux entrent annuellement en Algérie. Soit une population clandestine de 28.000 clandestins entre 1999 et 2003, année durant laquelle quelque 4.870 personnes ont franchi illégalement les frontières nationales. Intervenant dans le débat, le consultant international, Malek Seraï, a indiqué que 40% de ces migrants clandestins ont “l’intention ferme de se fixer sur le sol algérien”, 40% qui considèrent l’Algérie comme un pays de transit vers l’Europe et 20% se trouvent dans l’incertitude sur leur sort. Pour ce consultant, la migration africaine prend de l’ampleur avec une forte propension à résider dans une cinquantaine de villes du pays. Des statistiques qui éclairent sur la réalité de l’Algérie en tant que pays non plus seulement d’émigration vers l’ailleurs, l’Europe essentiellement, mais aussi un pays capteur d’immigrés légaux et illégaux, un flux migratoire Sud-Sud de fait.

      Une table ronde, animée par le représentant du département de Tayeb Louh et le consultant international Seraï, mais aussi par un ancien ministre du Travail et de la Protection sociale, Mohamed Laïchoubi, un expert et le socio-économiste Zohir Farès. Une rencontre qui a explicité la dynamique des flux migratoires, leur nature, leurs impacts économiques et sociaux, les politiques et stratégies de traitement de l’immigration clandestine et légale en Europe et aux Etats-Unis. Les participants à cette table ronde ont également relevé l’ambiguïté et errements en matière de maîtrise de l’immigration, d’aide au développement et de traitements des immigrés. Ils ont soulevé également la question du codéveloppement, d’un côté la “fuite des cerveaux” et de l’autre côté “la captation des compétences”. Comme ils ont évoqué l’immigration forcée versus l’immigration choisie, le besoin couplé à la peur et le refus de l’autre, l’acceptation de la “recomposition sociale” aux Etats- Unis a contrario de son refus en Europe et en France notamment, ….

      Les migrants rapatrient 250 milliards de dollars dans le monde

      En précisant que le monde comptait en 2005 une population de 192 millions de migrants soit 2,9% de la population mondiale. En outre, le monde devrait compter à l’horizon 2050 entre 230 et 240 millions de migrants. Par ailleurs, les statistiques indiquent entre 40 et 50 millions de personnes le nombre de clandestins estimés annuellement à travers le monde. Selon les indications de l’OCDE, sur les 200 millions de migrants recensés en 2005, 48,6% sont des femmes et 75M des migrants se déplacent vers 12 pays. En outre, 1,8 million de personnes migrent pour des motifs d’études, essentiellement du Sud vers le Nord, avec un accroissement de ce type de mobilité de 7% entre 1960 et 2000. Des flux migratoires qui génèrent quelque 250 milliards de dollars que les immigrés rapatrient vers leurs pays d’origine. Dans cet ordre d’idées, les immigrés originaires d’Algérie n’ont rapatrié que 3,5 milliards de dollars selon des indications récentes.

      Comment


      • #4
        ALGIERS, July 3 (Reuters) - The size of the foreign workforce in Algeria almost doubled to 32,000 in 2006 from 2005 amid a quickening of the OPEC-member country's post-war economic development, an official said in remarks published on Tuesday.

        Employers in the north African country had 18,191 foreigners on their payrolls in 2005, itself a big increase from the 543 foreign workers in Algeria in 1999, labour ministry official Bachir Bouzid was quoted as saying by El Watan newspaper.

        Chinese, often employed as labourers and technicians in the construction sector, are 45 percent of the foreign workforce, he said. The next largest group is Egyptians, with 11 percent.

        The growth in the foreign workforce "is explained by remarkable economic growth and returning peace and security," Bouzid said, adding the construction sector employed 51 percent of foreigners while industry accounted for 45 percent.

        Soaring oil and gas prices have helped the nation of 33 million launch a $140 billion five-year national economic development plan that involves building schools, hospitals, dams, roads and one million homes.

        The economy has grown by more than five percent on a nominal basis in each of the past four years, a period that has seen a sharp drop in fighting between the army and Islamist rebels.

        But unemployment remains high. The rate among adults under 30 is more than 70 percent, according to official figures, reflecting the weakness of the non-energy sector of the economy.

        An Islamist revolt erupted after the cancellation of polls in 1992 which a now-outlawed Muslim fundamentalist party was poised to win. Up to 200,000 people have been killed in violence since then.

        Comment


        • #5

          Mardi 3 juillet 2007 -- Entre 30 000 et 32 000 étrangers en situation régulière résident en Algérie dans le cadre de leurs activités économiques, alors qu’ils n’étaient que 1 107 en 2001, ce qui représente une progression de 2 900 % en six ans. Les travailleurs étrangers sont présents dans leur grande majorité dans le secteur du bâtiment qui accapare 51 % d’entre eux, alors que 45,3 % sont présents dans le secteur de l’industrie, dont 37 % dans les hydrocarbures et 3,6 % dans le secteur des services.

          Le nombre des étrangers a presque triplé entre 2004 et 2005 passant de 6 963 à 18 191, selon le ministère du Travail et de la Sécurité sociale dont les chiffres ont été rendus publics hier, lors d’une table ronde consacrée aux flux migratoires et à leurs effets sur les questions de développement économique, organisée par le quotidien El Moudjahid.

          Ces statistiques laissent apparaître qu’il y a 105 nationalités qui vivent en Algérie, dont la plus grande part est constituée de Chinois, qui seraient plus de 14 000, représentant 45 % des étrangers résidant en Algérie. Les autres sont les Egyptiens (11 %), les Italiens (3,5 %), les Américains (3 %)… Quant à savoir quel est l’apport de ces étrangers au développement de l’Algérie, les animateurs des débats n’ont réussi qu’à effleurer cette question.

          Ce qui est sûr, c’est que l’Algérie «a besoin de main-d’œuvre et d’expertise étrangère», a déclaré M. Laïchoubi, un ancien ministre, et elle n’hésite pas à leur faire appel. C’est d’ailleurs ce qui se vérifie en étudiant la composante de ces étrangers qui viennent en Algérie pour travailler.

          Seulement 0,75 % d’entre eux sont sans qualification, alors que 25,05 % sont des cadres qualifiés et hautement qualifiés, 27,5 % des agents de maîtrise et 21,7 % des techniciens supérieurs. A cela il faut ajouter environ 7 000 personnes qui rentrent chaque année dans le pays en situation irrégulière.

          L’Europe n’est pas la seule à souffrir du phénomène de l’immigration, ont estimé les participants à la rencontre, même si elle attire 56 millions d’immigrants. Pour M. Farès, membre du Conseil national économique et social (CNES), il n’est pas vrai de dire que «l’Europe accapare toute la misère du monde» d’autant qu’elle a «manipulé au départ les pays en développement» à travers son économie qui constitue une véritable «bombe aspirante» pour les citoyens de ces pays en quête d’une vie meilleure.

          D’autre part, selon M. Laïchoubi, «les pays du nord de la Méditerranée ont encouragé l’immigration durant les années de colonisation». Selon lui, il y a près de 200 000 millions de migrants dans le monde dont 75 % vont vers douze pays essentiellement.

          Ils seront 240 millions en 2050. D’après M. Farès, l’Europe aura besoin de 25 millions de personnes en plus dans les vingt-cinq ans à venir. Pour trouver ce qu’elle cherche, elle devra revoir ses méthodes car, a-t-on estimé, «les Européens veulent imposer des règles pour gérer l’immigration sans laisser de place pour le codéveloppement».

          Or, la réduction des flux migratoires du Sud vers le Nord passe d’abord par la réduction des écarts de développement entre les deux régions, ont estimé les experts. S’agissant de l’Algérie, le phénomène de l’émigration ne doit pas être appréhendé uniquement du point de vue de ces compétences algériennes qui quittent le pays vers d’autres horizons en quête de reconnaissance ou encore ces jeunes harraga qui partent à la recherche d’une vie meilleure.

          Selon l’expert international Malek Serraï, il est important de noter que l’Algérie subit également des flux migratoires : il s’agit d’abord de ces investisseurs étrangers qui viennent s’implanter chez nous, mais aussi ces immigrés qui viennent des pays du Sahel vers le sud du pays.

          40 % d’entre ces derniers «viennent pour rester en Algérie, 40 % utilisent l’Algérie comme un pays de transit, alors que 20 % ne savent pas encore pour quelle option opter», a indiqué M. Serraï. Alors qu’on estime à près de 200 000 millions le nombre de migrants dans le monde et à 250 milliards de dollars les flux financiers qu’ils génèrent, l’émigration algérienne, avec à peine 3 milliards de dollars transférés vers l’Algérie, soit l’équivalent des IDE attirés par le pays en 2006, est celle «qui contribue le moins au développement de son pays», a estimé M. Serraï.

          Comment


          • #6

            Samedi 28 Juillet 2007 -- Les derniers chiffres officiels indiquent que 32 000 étrangers travaillent légalement en Algérie, représentant quelque 105 nationalités. Les Chinois constituent la communauté étrangère la plus importante avec 45% des effectifs, suivis des Égyptiens (11%), puis des Italiens (3,5%), des Philippins, des Américains, des Français et des Canadiens, dans une proportion de près de 3% pour chacune de ces nationalités. Sur le plan de la répartition géographique, quatre villes concentrent à elles seules 67% de la main-d’œuvre étrangère, à savoir Alger, Ouargla, Oran et Adrar. Alors que les wilayas d’Illizi, de Skikda, de Boumerdès et de Mila en accueillent 15%. Le reste est réparti à travers 35 wilayas. Seules les villes de Tébessa, de Guelma, d’El Oued et de Tindouf n’ont pas reçu de travailleurs étrangers.

            La répartition des travailleurs étrangers par secteur d’activité montre, de son côté, que 51% de la main-d’œuvre étrangère ont investi le BTPH, 41,2 l’industrie, particulièrement les hydrocarbures, 3,6 le secteur des services et 0,2% l’agriculture. Quant au tableau des qualifications, il révèle que 23% des travailleurs étrangers sont des cadres supérieurs, 21,7% des cadres et techniciens supérieurs, 27,5 des techniciens, 25,05 des ouvriers qualifiés et 0,75% des ouvriers non qualifiés.

            La problématique de l’emploi des travailleurs étrangers implique inévitablement une approche générale, intégrant les sociétés étrangères qui activent sur le territoire national. Si l’on en croit le Centre national du registre du commerce (CNRC), plus de 2 600 entreprises étrangères exercent en Algérie, originaires de 71 pays. La plupart de ces sociétés seraient des petites et moyennes entreprises (PME), spécialisées dans l’importation et les travaux publics. Le rapport annuel 2006 du CNRC révèle l’existence de plus de 455 compagnies syriennes exerçant sur le sol algérien, soit plus de 17,4%, qui sont spécialisées notamment dans l’importation et l’exportation du textile.

            Arrivent les Français en deuxième position avec leurs 429 compagnies, soit 16,4%, dont des bureaux d’études, d’expertises techniques et des compagnies d’importation des moyens et d’équipements industriels, surtout dans le domaine de l’informatique et de la bureautique, des banques et, à un degré moindre, des services. Les Chinois se placent en troisième place avec 278 compagnies, spécialisées dans l’importation du matériel et des équipements de soudage, des vêtements et des appareils électroniques et électroménagers, suivis par les Égyptiens (187 entreprises).

            Le même rapport cite également des Tunisiens, des Turcs, des Italiens, des Jordaniens et des Libanais, dont la plupart possèdent plus de 100 entreprises en Algérie, suivies par des compagnies appartenant à des Libyens (86), des Palestiniens (76), des Espagnols (55), des Anglais (42), des Belges (33 entreprises), des Allemands (28), des Marocains (26), des Indous (25), des Canadiens (24) et des Américains avec 20 compagnies spécialisées dans le domaine de la communication, de l’importation d’équipements de communication et d’informatique, ainsi que des bureaux d’études.

            Outre les PME étrangères et les groupes internationaux qui emploient de la main-d’œuvre étrangère, des entreprises algériennes, à la recherche de compétences pour accompagner leur développement sur un marché de plus en plus concurrentiel, font appel, ces dernières années, à des cadres étrangers, n’hésitant pas à leur offrir des salaires du même niveau que ceux proposés par leurs concurrentes occidentaux.

            Comment


            • #7

              Samedi 28 Juillet 2007 -- En matière de protection des droits des travailleurs étrangers, l’Algérie est l’un des pays à avoir signé et ratifié les conventions internationales sur la protection des droits des travailleurs et des droits de l’Homme.

              Elle s’est également dotée d’un dispositif législatif comprenant, entre autres, la loi n° 81-10 du 11 juillet 1981 relative aux conditions d’emploi des travailleurs étrangers et le décret présidentiel n° 03-250 du 11 juillet 2003 instituant le visa de travail. Cela en attendant l’arrivée prochaine d’un nouveau code du travail qui, de l’avis des autorités compétentes, devrait “renforcer tous les acquis”. Pour en revenir au décret présidentiel de 2003, modifiant et complétant le décret n° 66-212 du 21 juillet 1966, il révèle que pour avoir l’autorisation d’exercer en Algérie, les travailleurs étrangers doivent impérativement posséder un visa de travail, tel que stipulé dans le décret du 19 juillet 2003, entré en vigueur en 2004. En d’autres termes, le visa touristique et le visa d’affaires ne sont plus considérés comme “des pièces valables” pour travailler en Algérie, et le seul laisser-passer légal reste donc le visa de travail, qui doit être accompagné d’un permis de travail délivré par la direction de l’emploi.

              Il existe en outre le visa de travail temporaire qui, lui, est délivré pour un étranger titulaire d’un “contrat de travail dont la durée ne peut excéder 3 mois”, accompagné d’une autorisation provisoire de travail temporaire et d’une attestation. Celle-ci constitue une preuve de l’engagement de l’employeur, appelé à “assurer la prise en charge du rapatriement du travailleur étranger dès la rupture de la relation de travail”. Mais, le visa de travail temporaire est aussi remis à l’étranger titulaire d’un contrat d’assistance ou de prestation de service conclu par lui-même ou par son organisme employeur avec une société ou un organisme exerçant une activité dans notre pays. Ces textes, reposant sur le principe de l’égalité de traitement entre le travailleur étranger et le travailleur algérien, s’inspirent largement des recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT), dont le but est de permettre aux employés étrangers de bénéficier des mêmes droits et obligations que la main-d’œuvre locale, y compris dans les domaines syndical et de la sécurité sociale.

              Aujourd’hui, le monde du travail est en mutation et les nouvelles lois sociales montrent que les contradictions ne sont pas totalement dépassées. Au contraire, il y a toujours des résistances au changement. Sur un autre plan, cette phase de transition est productrice de situations informelles, de dysfonctionnements et de prétextes pour contourner l’application des lois en vigueur. Des informations provenant de la direction de l’emploi, rapportées par des journaux, font état de certains écarts de sociétés étrangères, mixtes ou de droit algérien, qui n’ont pas déclaré des personnels à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnas) afin d’échapper aux taxes et impôts à payer à la Cnas et au Trésor public. Certaines d’entre elles se seraient même amusées à déclarer des travailleurs étrangers mais pas à leur salaire réel. De telles pratiques, à présent combattues par les autorités compétentes, ne sont pas inconnues en Algérie, puisque des entreprises nationales, notamment avec l’essor du secteur privé, sont impliquées dans des affaires d’évasion fiscale et de non-déclaration de travailleurs à la sécurité sociale.

              Pour l’emploi des étrangers en Algérie, les pressions extérieures et les enjeux sont certes plus grands, surtout lorsqu’il s’agit de personnes travaillant de façon informelle (travail au noir). Aussi, pour éviter que le phénomène ne prenne de l’ampleur, une coordination s’impose entre les différents services intervenant dans le contrôle de la main-d’œuvre étrangère (direction de l’emploi, Cnas, inspection du Travail et services de sécurité).

              Comment


              • #8
                Samedi 28 Juillet 2007 -- La migration est partie intégrante de l’humanité. L’immigration est essentielle pour les besoins d’une économie et pour la diversité culturelle et l’acceptation de l’autre qui nous est différent.

                L’arrivée des travailleurs étrangers en Algérie et le recours à cette main-d’œuvre demeurent encore des sujets à polémique. D’abord, parce qu’aucun travail pédagogique et d’information n’a été entrepris en direction d’une société contrainte à se recroqueviller sur elle-même, à la suite d’une longue décennie violente. Ensuite, parce que des jeunes sans emploi, pas seulement ceux qui ne disposent d’aucune qualification ou de formation, se sentent lésés et marginalisés par cette ouverture économique. D’aucuns, parfois aigris, en arrivent à se demander à quoi ont servi “tous les sacrifices” de leurs parents et leurs grands-parents si les richesses de l’Algérie profitent à d’autres.

                Au niveau de la direction de l’emploi, on affirme que la priorité est donnée avant tout aux autochtones, que ce soit dans une entreprise étrangère, mixte ou de droit algérien ou même dans une société nationale qui emploie des étrangers. Mais qu’en est-il de la réalité de ces familles algériennes vivant au seuil de la pauvreté et qui comptent de nombreux membres inactifs ? Parallèlement à l’immigration légale, l’Algérie est maintenant confrontée à l’immigration clandestine, qui connaît un véritable bond.

                Selon la Gendarmerie nationale, pas moins de 7 000 travailleurs étrangers entrent clandestinement chaque année, en Algérie. En 2003, quelque 4 870 travailleurs étrangers en situation irrégulière ont été recensés. Entre 1999 et 2003, ils étaient 28 800 travailleurs étrangers non déclarés. Actuellement, il est impossible de connaître le nombre exact de la communauté immigrée, encore moins celle des clandestins, en l’absence de statistiques fiables. Selon certaines estimations, il y a au moins 100 000 étrangers qui travailleraient en Algérie, dont une bonne partie d’entre eux exercerait au noir, dans des conditions difficiles et avec des salaires très faibles.

                Des sources énoncent en outre que des étrangers venant des pays voisins d’Afrique, notamment d’Afrique subsaharienne, sont originaires pour la plupart du Niger et du Mali. Mais, d’après des experts, 40% des immigrés clandestins viennent en Algérie avec l’intention ferme de s’y installer, 40% autres utilisent le sol algérien comme pays de transit et 20% n’ont pas encore décidé s’il faut rester ou regagner l’Europe. Si la législation algérienne aborde le cas des étrangers qui travaillent légalement sur le sol national, elle reste silencieuse sur les travailleurs migrants irréguliers.

                Présents au nord comme au sud, ces derniers ne bénéficient d’aucun droit. Ils ne font même pas partie des préoccupations des associations nationales versées dans les droits de l’homme, plus absorbées par les problèmes du quotidien, disposant souvent de très peu de moyens et qui, quelquefois, ne disposent même pas d’une stratégie à moyen et long terme.

                Comment


                • #9
                  Samedi 28 Juillet 2007 -- Avec un territoire de plus de 2,3 millions de km2, l’Algérie est le plus grand pays du pourtour méditerranéen et le second au niveau africain, après le Soudan. Elle est bordée au nord par la Méditerranée et est reliée à six pays voisins (Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Mali, Niger, Libye et Tunisie). C’est par sa partie saharienne, couvrant plus de 80% de la superficie totale, que s’introduisent illégalement le plus d’immigrants clandestins.

                  L’Algérie traverse depuis plus d’une décennie une période de transition vers l’économie de marché, une phase qui a connu un coup d’accélération ces derniers temps. Outre les coopérations bilatérales et multilatérales à asseoir pour gérer correctement l’immigration clandestine, celle-ci constituerait localement, en l’absence de contrôle, de sensibilisation et de larges concertations, une véritable aubaine pour des employeurs non scrupuleux, des dealers de drogue et autres trafiquants crapuleux, portés sur l’instrumentalisation des malheurs des autres. Cela, sans oublier le risque d’expansion de phénomènes de racisme et de xénophobie.

                  Un rapport américain, publié en juin dernier, insinue même qu’il existerait la “traite des personnes” en Algérie. Mais comment s’élever contre ses auteurs et, par extension, contre les accusations-diffamations des ONG internationales des droits de l’homme, lorsque l’accès à l’information, les enquêtes et les reportages font encore défaut ? La ratification, par l’Algérie, de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants est récente, elle ne date que de 2004. Ce Traité stipule que l'irrégularité de la situation des travailleurs migrants ne doit pas “dispenser l'employeur de ses obligations légales ou contractuelles” envers eux. Les pouvoirs publics semblent conscients des mutations en cours des sociétés maghrébines, dont l’Algérie, qui sont en train de se transformer en terres d’immigration.

                  Pour preuve, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, a lui-même reconnu dernièrement que si la tendance actuelle se maintenait, “un migrant sur cinq sera africain à l’horizon 2025”. Ce qui expliquerait le soutien d’Alger à la vision de l’Union africaine. Une vision qui s’appuie sur l’examen des causes principales de l’immigration, à savoir la pauvreté et le sous-développement. Cette “position globale, intégrée, équilibrée et cohérente” viserait, selon le ministre, à faire de la migration “une source d’enrichissement mutuel et non un facteur de tension, d’instabilité ou de négation des droits de l’homme et des libertés fondamentales”.

                  Il y a lieu de souligner que depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’approche de l’immigration africaine a intégré largement l’aspect sécuritaire chez certains voisins, à l’exemple du Maroc et de l’Espagne. Des observateurs soutiennent qu’avec l’avènement du nouvel ordre mondial, l’Afrique a reconquis “une importance géostratégique”, plus particulièrement pour les États-Unis. Ils estiment également que vue de Washington, la bande du Sahel, qui s’étend du Sud algérien à la Somalie, constitue une base arrière idéale pour les terroristes islamistes. D’où la prise en main de cette région, à travers une plus grande coopération, principalement militaire, avec les gouvernements de ces pays. Pour ces mêmes observateurs, le principal enjeu dans ce regain d’intérêt pour l’Afrique, est en réalité “la diversification de l’approvisionnement énergétique”, face à la perspective de l’épuisement des réserves pétrolières du Moyen-Orient.

                  Comment


                  • #10
                    Samedi 28 Juillet 2007 -- Le marché du travail pour les ressortissants étrangers a connu ces dernières années une importante évolution à la hausse qui renseigne parfaitement sur le niveau d’attractivité atteint par l’économie nationale. Le constat est maintenant fait. Les grands chantiers, engagés dans différents secteurs d’activité, ont induit un boom de l’offre d’emploi que le marché local n’arrive pas à résorber, en raison notamment du problème de qualification qui se pose pour la communauté des chômeurs nationaux. Les entreprises étrangères, qui ont arraché des contrats de réalisation de chantiers considérés comme volumineux, sont donc dans ce cas précis contraintes de recourir à la main-d’œuvre issue des pays respectifs pour faire face, et dans les délais, aux travaux pour lesquels elles sont engagées. Si cette arrivée massive des travailleurs étrangers en Algérie peut être interprétée comme un signe positif du niveau d’attractivité réalisé par l’économie nationale, la situation semble créer un certain quiproquo dans le débat sur le problème du chômage et la création d’emplois. En effet, beaucoup ne voient pas d’un bon œil cette “incursion” de la main-d’œuvre étrangère sur le marché algérien, alors que les chiffres liés au chômage demeurent relativement élevés, malgré les assurances et l’optimisme que continuent d’afficher les pouvoirs publics sur la question. L’on considère, à ce propos, insensé de faire appel à la main-d’œuvre d’autres pays au lieu d’offrir le travail aux nationaux. Mais dans ce débat, on met rarement l’accent sur les raisons objectives qui poussent les entreprises, y compris nationales, à “importer” des travailleurs. Depuis déjà plusieurs années, beaucoup de managers d’entreprise avaient averti contre cette pénurie de travailleurs qualifiés. Cette mise en garde renseignait suffisamment sur les limites atteintes par le système d’enseignement et de formation en complet décalage avec la demande exprimée par le marché national du travail. Certes au niveau du discours, la perception des autorités par rapport à ce problème a commencé à s’améliorer. Mais, dans les faits et sur le terrain, les choses semblent apparemment plus compliquées puisque l’on n’arrive pas encore à toucher du doigt les résultats de la réforme engagée. Les universités et les centres de formation et d’enseignement professionnels du pays ne cessent pourtant de déverser leurs lots de diplômés sur le marché national. Toutefois, les débouchés demeurent aléatoires pour ces milliers de jeunes en raison du décalage qui persiste entre la demande exprimée par le marché du travail et les offres faites par les acteurs économiques.

                    Comment


                    • #11

                      Comment


                      • #12
                        Lundi 17 Septembre 2007 -- Le Conseil des ministres a examiné et approuvé le projet de loi relatif aux conditions d'entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie. Ce projet de loi abroge et remplace l'ordonnance n° 66-211 du 21 juillet 1966 relative à la situation des étrangers en Algérie qui se révèle aujourd'hui inadaptée à la conjoncture de notre pays et à l'évolution de la législation connue dans le monde dans ce domaine. Cette prévision répond au souci de prendre en charge, à travers un cadre juridique adapté, les flux migratoires qui ne cesseront de se développer en raison d'inégalités économiques flagrantes entre les pays et du phénomène de la mondialisation de l'économie.

                        Par ailleurs, le développement de la criminalité transnationale organisée et du phénomène du terrorisme impose aux États de nouveaux défis exigeant une parfaite maîtrise de la circulation des étrangers, notamment transfrontière, dès lors que l'immigration clandestine devient souvent un vecteur privilégié de la criminalité. Intervenant dans le débat, le président de la République a souligné la nécessité de réviser le dispositif législatif relatif à la situation des étrangers dans notre pays, dispositif qui est resté inchangé depuis maintenant plus de quarante ans. Cette révision se doit de tenir compte de l'évolution que notre pays a connue en termes d'ouverture de son économie, mais aussi des développements que le phénomène de l'immigration ne cesse de connaître, particulièrement au niveau des espaces environnants. L'ouverture de l'économie induit, par contre, des facilitations en matière de circulation et de séjour des personnes. L'Algérie est terre d'hospitalité et d'accueil et elle ne saurait se départir de ces valeurs, a rappelé le Chef de l'État. C'est pourquoi, toutes les protections doivent être accordées aux étrangers en séjour régulier dans notre pays.

                        Comment


                        • #13

                          Comment


                          • #14

                            Vendredi 20 Juin 2008 -- L’Algérie compte 23.000 travailleurs réguliers, dont une majorité de Chinois, a annoncé le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh. «Le nombre de travailleurs étrangers possédant un permis de travail en Algérie a atteint 23.000 en 2007, soit 0,70% du nombre total des travailleurs salariés en Algérie», a déclaré le ministre jeudi soir devant l'Assemblée nationale.

                            La main-d'oeuvre chinoise, employée essentiellement dans le bâtiment et les travaux publics par les groupes chinois sélectionnés par l'Algérie, arrive en tête avec près de 19.000 travailleurs soit 0,38% de la main-d'œuvre algérienne, a-t-il précisé. M. Louh a souligné que l'Algérie avait fait appel une main-d'œuvre étrangère qualifiée pour exécuter les grands projets, notamment les travaux publics et l'hydraulique, a-t-il dit. Ces travailleurs disposent de visas ne dépassant pas trois mois et un permis de travail provisoire et doivent regagner leur pays à l'expiration de ces autorisations, a-t-il souligné.

                            Un groupe de BTP chinois est engagée, avec un groupe japonais, dans la construction de l'autoroute Est-Ouest. D'une longueur de 1.216 km et d'un coût de 11 milliards de dollars. Des groupes de BTP chinois sont également engagés, avec des entreprises algériennes, dans la réalisation d'un programme d'un million de logements, qui doit être achevé en 2009.

                            Comment


                            • #15

                              Mardi 21 Octobre 2008 -- L'ouverture du marché algérien du travail aux étrangers ne plait pas aux organisations patronales. Le président de l'Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA), Abdelmadjid Denouni, a fustigé lundi la politique «complaisante» du gouvernement en matière d'octroi de visas de travail aux travailleurs non nationaux. «Il y a actuellement en Algérie 12.000 à 13.000 travailleurs étrangers employés par des sociétés étrangères de droit algérien dans le bâtiment et les travaux publics et l'hydraulique. Ces étrangers sont jeunes et sans expériences», a déclaré M. Denouni à la chaîne III. Le président de l'UGEA a clairement manifesté son refus de voir le pays importer massivement une main-d'œuvre inexpérimentée pour des projets d'infrastructures et de bâtiment qui nécessitent de l'expérience et du savoir-faire.

                              «Les entreprises étrangères de droit algérien doivent être traitées avec la même rigueur que les entreprises privées locales, en matière de recrutement des travailleurs étrangers», a plaidé M. Denouni. Des patrons de grands groupes algériens de BTPH se plaignent souvent des facilités accordées notamment à leurs concurrents chinois pour recruter des étrangers. «Le gouvernement n'autorise pas les sociétés algériennes à importer de la main-d’œuvre, mais il permet aux groupes étrangers de recruter des travailleurs asiatiques. Cette situation est discriminatoire et provoque une concurrence déloyale entre les sociétés algériennes et étrangères », affirme à Tout sur l’Algérie (tsa-algerie.com), le patron d'un groupe public de BTPH.

                              Dans le contexte actuel marqué par la crise financière mondiale, le durcissement des conditions d'émigration en Europe et le fort taux de chômage en Algérie, le gouvernement devrait revoir sa politique en matière de travail des étrangers, estiment les milieux patronaux.

                              Comment

                              Unconfigured Ad Widget

                              Collapse
                              Working...
                              X