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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens


    Dimanche 22 Juillet 2007 -- Le pouvoir d’achat des Algériens est en constante dégringolade. Un constat que viennent renforcer les experts du Cnes dans le cadre du 6e rapport national sur le développement humain. Sur la base des données fournies par l’Office national des statistiques (ONS) sur la rémunération, le chômage et l’inflation, ces experts situent la moyenne annuelle de baisse du pouvoir d’achat du salaire moyen ?* 1,7% depuis 2001.

    Le gouvernement trouve ?* l’arithmétique des vertus insoupçonnées pour convaincre le citoyen que son pouvoir d’achat s’améliore en dépit d’une flambée des prix, aujourd’hui difficilement maîtrisable. Parole de ministre ! Tayeb Louh, chargé du département du Travail et de la Sécurité sociale, ne s’arme même pas de prudence ne serait-ce que pour relativiser une situation de véritable dégradation du pouvoir qui s’installe de façon perceptible en Algérie. Bien au contraire, il lui oppose un séduisant démenti de chiffres justes bons ?* soigner des statistiques officielles en net décalage de la réalité du terrain. Le ministre, en effet, annonçait, jeudi dernier, lors d’une conférence de presse, que le pouvoir d’achat du citoyen algérien s’est amélioré de 66,2% entre 1999 et 2007. Il expliquera cette amélioration par l’évolution du Salaire national minimum garanti (SNMG), indiquant, en ce sens, que le taux moyen d’évolution annuelle du pouvoir d’achat et de 6,6%.

    Comme il précisera que le revenu disponible des ménages a connu un accroissement moyen de près de 10%. Tayeb Louh, détrompons-nous, ne s’illustre, loin s’en faut, par aucune singularité, puisque tout naturellement il s’est inscrit dans un discours officiel ambiant qui tient mordicus ?* dire que l’Algérie réalise un taux de croissance économique de 5% en moyenne. Ce qui permet une nette hausse du pouvoir d’achat des citoyens, notamment avec un taux d’inflation de 2%. Autrement dit, l’Algérien qui a la chance d’échapper aux affres du chômage a le pouvoir, avec un salaire minimum garanti de 12 000 dinars, de subvenir ?* ses besoins alimentaires qui grignotent quand même près de 45% de son revenu.

    Et avec le reste, autant dire ?* peine un peu plus de 6 000 dinars, faire face confortablement ?* ses dépenses en santé, en éducation… ?* payer son loyer, sa redevance en gaz, électricité, eau potable et pourquoi pas, pendant qu’on y est, se payer des vacances en bord de mer. On voudrait bien y souscrire, faudrait-il encore bannir de ce tableau idyllique certaines données qui assombrissent quelque peu les projections officielles. Comme par exemple, celle qui rend vraiment hypothétique la possibilité du citoyen ?* nourrir sept bouches en moyenne avec les 12 000 dinars que lui garantit l’État.

    L?*, l’arithmétique devient moins séduisante, surtout quand on réalise qu’avec la flambée actuelle des prix des fruits et légumes ainsi que des produits alimentaires de base, le citoyen doit se contenter, invariablement et chaque jour que Dieu fait, de lait rationné ?* un demi-litre pour chacun des sept membres de sa famille, 7 baguettes de pain, trois kilos de patates bouillies ?* l’eau (considéré longtemps et peut-être ?* tort le refuge des pauvres), et suprême dépense un kilo de tomates et un autre de courgettes pour assaisonner le tout. Un simple calcul d’épicier nous donnera une facture alimentaire quotidienne incompressible de 280 dinars.

    Déj?*, un salarié ?* 12 000 dinars, qui trouve un luxe ?* acheter de l’huile de table, du sucre, du café, et les autres ingrédients de cuisine et arrive donc ?* s’en passer doit pour faire survivre sa famille, dépenser mensuellement la bagatelle de 8 000 dinars.

    Et c’est malheureusement loin d’être caricatural. Quand on sait que les dernières statistiques parlent de près de 7 millions de personnes en Algérie vivant sous le seuil de la pauvreté, on n’hésite pas ?* dire que le gouvernement de Belkhadem se complaît dans une véritable fiction. Une fiction qui laisse, tout de même, la latitude au smicard de payer mensuellement 2 000 dinars de loyer pour un logement socio-locatif, 1 000 dinars pour l’eau potable, au bas mot 2 000 dinars pour l’électricité, au moins autant pour le gaz.

    Et avec autant d’argent (12 000 dinars) (sic) selon l’arithmétique gouvernementale, ce même smicard peut, dans l’Algérie des années 2000, avoir accès ?* la propriété du logement avec un apport personnel, faire dans l’épargne, demander un crédit pour une voiture, aller en vacances lors de son congé payé, se payer un portable et pourquoi pas, suprême coquetterie, se payer un dessert de fruits exotiques… (On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer). 68,2% des ménages, nous disent les experts du Conseil national économique et social, ont contracté un emprunt. 46,43% d’entre eux consacrent les sommes empruntées aux dépenses courantes en raison, probablement, de la faiblesse des revenus et près du tiers (31,6%) des ménages algériens s’endettent pour des dépenses courantes.

    Autant dire que le pouvoir d’achat des Algériens, contrairement ?* ce que veut bien le faire croire le gouvernement, est en constante dégringolade.
    Un constat que viennent renforcer les experts du Cnes dans le cadre du 6e rapport national sur le développement humain. Sur la base des données fournies par l’Office national des statistiques (ONS) sur la rémunération, le chômage et l’inflation, ces experts situent la moyenne annuelle de la baisse du pouvoir d’achat du salaire moyen ?* 1,7% depuis 2001. Avouons qu’on est bien loin du taux annuel d’amélioration du pouvoir d’achat (6%) avancé, jeudi dernier, par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.


  • #2

    Dimanche 22 Juillet 2007 -- Alors qu’on entame ?* peine la troisième semaine de juillet, la fièvre de l’été a envahi toutes les structures de vente, certains prix dépassant mêmes tout entendement ?* Oran qui connaît actuellement une affluence touristique record.

    Des estivants venus pour la plupart de l’intérieur du pays ainsi que de milliers d’émigrés qui séjournent ?* Oran le temps d’une ou de deux semaines.

    Le temps pour eux de se “tremper” dans la réalité des prix des denrées alimentaires et des produits de large consommation qui frisent la folie. Abasourdis, plusieurs d’entre eux finiront par jeter la “serviette” avant d’embarquer, avec enfants et bagages, ?* bord du premier bateau ?* destination de leur pays d’accueil. “Ce n’est pas tant la nourriture qui nous accapare le plus, mais c’est le fait de ne pas en trouver. C’est une corvée qui nous prend beaucoup de temps”, affirme un émigré installé depuis 28 ans en Belgique.

    Il n’est pas le seul ?* penser cela puisque dans les différents marchés, d’un étal ?* l’autre, il y a jusqu’?* 50-60% de différence entre les prix. Sur la corniche oranaise où le mercure dépasse allègrement les 36 degrés, le thermomètre de la mercuriale a littéralement explosé au point de faire fuir les plus invétérés des vacanciers. Qu’on en juge.

    La pomme de terre, quasiment introuvable, est cédée ?* 100 DA le kilo et plus, et la tomate a franchi le cap des 80 DA au grand dam des estivants. Seule consolation pour eux, se rabattre sur les conserves et la pastèque, fruit encore ?* la portée de toutes les bourses. “Cela fait dix ans que nous venons passer nos vacances ?* Aïn El Turck, mais nous prévoyons d’aller ailleurs l’année prochaine en raison de la cherté de la vie ici. Cela devient insupportable”, affirment des familles originaires de la ville de Béchar.

    À Oran, les ménagères maugréent, les détaillants s’en prennent aux mandataires “imaginaires” et le contrôleur tempête contre la mauvaise volonté affichée par les uns et les autres. L’intensification des importations pour cause d’économie de marché, l’accentuation des instruments de contrôle de la qualité et des prix ne dissuadent pas pour autant les commerçants peu enclins ?* respecter les prix de vente pourtant fixés par eux seuls. Les prix de la pomme de terre qui se fait de plus en plus rare, des oignons et autres légumes frais s’envolent : même ?* la rue de la Bastille le tubercule est cédé ?* 80 DA, l’oignon ?* 70 DA le kilogramme d’oignons, quant ?* la courgette, l’aubergine et la tomate, leurs prix varient entre un commerçant et un autre. Les légumes et les fruits, toujours au marché de la rue des Aurès, prennent l’ascenseur.

    Qu’on en juge : le prix des aubergines varie selon la qualité entre 60 et 70 DA, les poireaux de 40 ?* 60 DA, les navets ?* 50 DA. En revanche, les fruits sont inaccessibles contrairement ?* l’année écoulée. Les bananes, ?* titre d’exemple, sont cédées ?* 110 et 120 DA le kilo. Quant au pêches et aux abricots de qualité médiocre, leur prix avoisine les 130 DA le kilo.

    Quand on sait le nombre de produits nécessaires ?* la composition d’un repas d’été, on ose ?* peine calculer son prix de revient ?* l’heure actuelle. Si la ménagère peut facilement se passer de certains produits importés, la volaille, les viandes rouges et le poisson sont incontournables dans la préparation d’un frugal repas d’été.

    Le consommateur oranais a le tournis devant les étals spécialisés : 300 DA le kilo de volaille, entre 650 et 700 pour l’agneau contre 800 DA pour le veau. Le kilo de sardine atteint 150 DA et plus. Les crevettes royales, quant ?* elles, oscillent entre 1 200 et 1 400 DA le kilo, alors qu’un kilo de rouget de roche est vendu ?* 800 DA. Quant au délicieux calamar, que l’on accommode ?* une paella ou lié ?* une sauce ?* l’armoricaine relevée, on peut rêver devant le poissonnier qui prend un malin plaisir ?* provoquer nos papilles gustatives.

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    • #3
      Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens


      Dimanche 19 aout 2007 -- Les denrées de première nécessité connaissent depuis le mois de ramadan passé, c’est-?*-dire près d’une année, un niveau rarement égalé, alors qu’elles constituent plus de la moitié des dépenses du ménage moyen, d’où d’ailleurs le bilan mitigé du programme national du développement agricole (PNDA) dont les dépenses sont de plusieurs centaines de milliards de centimes algériens dont il est urgent de faire le bilan, la facture d’importation alimentaire continuant d’avoisiner depuis des années les 3 milliards de dollars US, et ce, sans compter les factures excessives de l’eau, l’électricité-gaz, le téléphone.

      Certes, les 2/3 de nos importations se font en euros et les 98 % de nos exportations se font en dollars, lorsqu’on sait que le dollar a chuté de près de 36 % ces cinq dernières années, renvoyant d’ailleurs ?* une meilleure politique de gestion des monnaies pour nos échanges, mais cela n’explique pas tout, posant d’ailleurs la question du calcul de l’indice des prix ?* la consommation - inflation - de l’organisme national de la statistique, non pertinent actuellement.

      Est-il réellement de 3 % - moyenne 2006/premier semestre 2007 - selon l’officiel mais dépassant les 6/7 % selon les organismes internationaux ? Car le besoin est historiquement daté et doit tenir compte de la structuration sociale, les ménages algériens ne mangeant pas des chiffres erronés mais étant confrontés ?* la dure réalité quotidienne.

      Et, phénomène nouveau, avec les crédits ?* la consommation, on assiste ?* l’endettement constant des ménages pour certains biens durables (prêts voiture, logement par exemple), un prêt de 100 millions de centimes algériens en 2007 traduit un remboursement, tenant compte des intérêts composés, de 150 en 2010/2012 dont l’effet ?* terme est une détérioration du pouvoir d’achat avec un SNMG ne dépassant pas 110 euros.

      Même les couches moyennes utiles et non rentières, ne sont pas épargnées, du fait du nivellement par le bas et le manque de considération pour le savoir. Les politiques algériens oublient que le salaire est un prix et créateur de valeur, la masse salariale dans le produit intérieur brut régressant avec la dominance des activités rentières et donc expliquant le montant dérisoire de la production hors hydrocarbures : environ 40% du PIB en 2006.

      En effet, le ratio masse salariale sur PIB en Algérie est d’environ 20 % en moyenne en 2005/2006, contre 30 % aux Maroc et Tunisie (pour les pays développés il fluctue entre 45/60 %). Quant ?* la part de l’administration, encore que se pose la question de son efficacité non proportionnelle au nombre, (environ 1,5 fonctionnaire hors ANP), la masse salariale par rapport au PIB est 10,9 % en 2005 (12 % en 2000), contre 12 % en moyenne pour le Maroc (680 000) et la Tunisie (370 000), montrant clairement (il existe des disparités par strates du fait que la politique salariale dans ces deux pays favorise les couches moyennes productives et non les rentières comme en Algérie), que le niveau de vie des fonctionnaires en termes de parité du pouvoir d’achat (tenant compte qu’en moyenne 90 dinars algériens = 1 euro, 11 dirhams marocains = 1 euro et 1,60 dinar tunisien = 1 euro) est plus élevé au Maroc et beaucoup plus en Tunisie.

      Il est utile de rappeler que les organismes internationaux FMI, Banque mondiale notamment qui ont introduit récemment la dimension institutionnelle et sociale, n’ont jamais demandé au gouvernement algérien d’aligner d’une manière autonomique, les prix internes sur les prix internationaux, ce qui serait illusoire du fait qu’il n’existe pas de corrélation entre le pouvoir d’achat et le niveau de développement (le Smig algérien étant environ 1/6 de celui de la France et plus du 1/10 des pays plus développés), mais d’accélérer la réforme globale pour la mise en place de mécanismes de l’économie de marché concurrentielle impliquant de profondes réformes structurelles afin, qu’?* terme, ces prix soient un indicateur de l’allocation des ressources rares s’alignant sur les prix internationaux et pour cela qu’il faille accorder pour toute politique salariale fiable, la priorité aux secteurs porteur de croissance, éviter cette perfusion d’entreprises inertes dont l’assainissement des entreprises publiques a coûté au Trésor algérien plus de 40 milliards de dollars US entre 1991 et 2006, de quoi créer plus d’un million d’emplois utiles et d’encourager, notamment, ceux qui ont un impact ?* moyen terme, notamment ceux de la santé et de l’éducation.

      Or malheureusement, la politique de l’emploi est biaisée et donne le primat au versement de salaires sans contrepartie productive, pour une paix sociale fictive par le canal d’une distribution passive de la rente issue des hydrocarbures (encourageant l’inflation) dont le brut et le semi brut sont dominants (ayant délaissé les secteurs inducteurs ?* l’aval du fait d’une vision de recettes monétaires de court terme).

      Et ce, au détriment d’une véritable politique de l’emploi lorsqu’on sait que le salaire net d’un professeur d’université en fin de carrière, en termes de parité de pouvoir d’achat, est le un quart de ses collègues marocains et tunisiens, (450 euros), aligné sur un des pays les plus pauvres de l’Afrique, le Burkina-Faso, expliquant cet exode de cerveaux, richesse plus importante que toutes les réserves de pétrole et de gaz.

      Et, on peut se poser cette question, après les saignés successives et cette flambée des prix, l’Etat régulateur stratégique en économie de marché, étant absent, les frais de vacances d’été, de ramadan, de scolarité, la détérioration du cadre de vie, le manque de perspectives d’amélioration des niveau et genre de vie, les Algériens iront-ils voter en novembre lors des élections locales ? Et paradoxalement ce qui amoindrit les tensions c’est la famille (la même marmite, la même télévision, la même voiture, les frais communs etc.

      Et l’accélération de l’individualisation par l’attribution d’un logement individuel accroîtra ?* l’avenir les tensions sociales si rien n’est fait pour enclencher un véritable développement, évitant ces salaires rentiers sans contrepartie productive (faux emplois dénaturant le taux réel du chômage qui est supérieur aux données officielles selon les organismes internationaux), les infrastructures n’étant qu’un moyen, la croissance devant être reprise par l’entreprise.....

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      • #4
        continued.....

        Le fort taux d’abstention durant les élections législatives du 17 mai dernier (plus de 70 % si l’on inclut les bulletins nuls, 80 % pour les moins de 45 ans, avec moins de 13 % des votants par rapport aux inscrits pour les FLN- RND- MSP et moins de 2 % pour le Parti des travailleurs ), contrairement aux discours populistes, qui n’ont plus d’impact d’ailleurs, est une sanction politique et montre clairement une très forte démobilisation populaire du fait de la détérioration des niveau et genre de vie de la majorité de la population malgré un stock de la dette inférieur ?* 5 milliards de dollars dû aux remboursements par anticipation et des réserves de change dépassant les 90 milliards de dollars US fin juillet, dues en grande partie aux hydrocarbures : moins de 2 % des exportations hors hydrocarbures en 2006 et un taux de croissance inférieur ?* 3 % selon la Banque mondiale (2006) dont le rapport conjoint avec la Banque Africaine de Développement montre qu’elle est classée la dernière au Maghreb en termes d’efficacité économique, derrière la Mauritanie, un taux de croissance des plus faibles en Afrique malgré d’importantes dépenses monétaires, alors qu’il est démontré qu’il faut avoir 7 ?* 8 % de taux de croissance hors hydrocarbures sur 10 années pour réduire sensiblement et réellement le taux de chômage.

        Cela démontre la mauvaise gestion ?* tous les niveaux et le blocage systémique du processus de développement avec une arrivée de 450 000 ?* 500 000 demandes d’emplois annuelles qui s’ajoutent au stock actuel des chômeurs, sous-estimant d’ailleurs la demande féminine.

        Comme je l’ai démontré récemment, cela dénote le manque d’efficacité gouvernementale et il s’agira pour le Gouvernement de briser l’immobilisme et le statut quo actuel suicidaire, que l’on voile par de l’activisme (beaucoup de réunionites et de séminaires sans impact réel) et des dépenses monétaires sans se préoccuper tant du coût que de l’impact réel par couches sociales, sans objectifs stratégiques, ni visibilité et cohérence dans la démarche, la mauvaise gouvernance frappant tous les secteurs avec la socialisation de la corruption remettant en cause les fondements de l’Etat lui-même et la sécurité du pays (1) en ce monde en perpétuel mouvement où toute Nation qui n’avance pas recule.

        Car, que sera l’Algérie sans les hydrocarbures avec leur épuisement dans environ 25 années ? Car, les réserves de change qui, certes, permettent de stabiliser le dinar par rapport au dollar et ?* l’euro ne sont qu’un signe monétaire et non un facteur de développement.

        Or, sans une mobilisation, et c’est une loi sociale, il ne peut y avoir un développement durable. Pourtant, le peuple algérien est un grand peuple. Le peuple algérien est un peuple merveilleux qui, ?* sa manière, a montré sa volonté de changement.

        Aussi, c’est en accordant la priorité ?* la connaissance que les politiques publiques apporteront des réponses ?* la pauvreté, ?* la fois rurale et urbaine, et surtout ?* l’évolution du chômage par la création d’emplois et d’activités génératrices de revenus.

        La sphère informelle dominante produit de la bureaucratie et des dysfonctionnements des structures de l’Etat que l’on doit intégrer intelligemment loin des mesures bureaucratiques, contrôlant plus de 40 % de la masse monétaire en circulation.

        C’est un des défis majeurs pour concrétiser le programme présidentiel qui, il faut le rappeler, se termine le 8 avril 2009, et a accusé d’importants retards.


        (1) L’Armée algérienne face ?* la problématique de la défense et de la sécurité en Méditerranée, Abderrahmane Mebtoul assisté de Youcef Ikhleff, disponible sur le site international www.algeria-watch.org/fr/ août 2007.

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        • #5

          Lundi 20 aout 2007 -- Il est utile de rappeler que l’indice de développement humain (IRH) a remplacé, vers les années 1990, au moment où bon nombre de pays du tiers-monde étaient soumis ?* l’ajustement structurel et ?* un endettement élevé, le PIB par tête d’habitant et qui ne reflète pas précisément l’état de développement économique et social d’un pays donné.

          Encore qu’il reste dominant (on a pu parler de l’impérialisme du produit intérieur brut, le PIB par tête). Il s’ensuit, en prenant en compte des critères plus objectifs, le fait que le classement par pays diffère de celui du PIB par tête d’habitant.

          La première critique de la référence du PIB par tête d’habitant est que l’inégalité n’était pas perceptible, tant intersectorielle que sur la répartition les revenus entre catégories socioprofessionnelles, surtout dans les pays du tiers-monde où cette concentration profite beaucoup plus aux spéculateurs qu’aux entrepreneurs mus par la création de richesses.

          La seconde critique est qu’il ne tient pas compte, dans les pays du tiers-monde, de certaines sphères non comptabilisables, en particulier le travail domestique. La troisième critique est qu’on comptabilise positivement des activités négatives.

          Un exemple : plus on mène des activités de lutte contre la pollution pour la protection de l’environnement, plus ces activités sont comptabilisées comme valeur ajoutée gonflant le PIB, sans tenir compte des coûts négatifs de l’environnement et également de certaines dépenses publiques pour faire face aux maladies engendrées par cet environnement et qui gonflent artificiellement le PIB.

          Ainsi, il existe une différence entre le classement du PIB part tête d’habitant, où l’Algérie est mieux classée, et l’indice de développement humain, plus fiable, où notre pays est classé dans les rapports 2006 ?* la 102e position sur un total de 177 pays, améliorant timidement sa position par rapport ?* 2005 (103e, la Tunisie étant 87e et le Maroc 123e), accusant un retard notamment dans l’éducation (cinq derniers) pour évaluation de la performance des universités dans le monde par l’Institut de Shanghai, qui est un reflet de la mauvaise qualité des services et de la non-valorisation de ses compétences (2).

          Par ailleurs, il faut noter la concentration excessive du revenu national au profit de couches minoritaires non productrices de richesses, et ce malgré l’effort important de l’Etat ?* travers les actions de solidarité, absorbant 10 % du PIB (10 milliards d’euros), qui malheureusement, faute d’enquêtes précises, ne sont pas destinées toujours aux plus démunis.

          D’où l’impact faible, sans compter les gaspillages et les révoltes permanentes, les détournements réguliers ?* travers les scandales financiers ?* répétition qui démobilisent la population et accroissent le malaise social du fait d’une gouvernance dont le bilan est mitigé.

          En fait, l’élément essentiel, en ce XXIe siècle qui se fonde sur le savoir, est le développement de la ressource humaine, en particulier l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle qui doit être renforcée afin d’accompagner les réformes structurelles de l’économie.

          Aussi, l’amélioration de la condition sociale passe par la cohérence et l’efficacité gouvernementale (et non en se réfugiant dans ce discours de facilité et de fuite en avant : je ne suis pas responsable, je ne fais qu’appliquer le programme du président de la République. Mais l’applique-t-on réellement ?) qui reste tributaire sur le plan économique, par la réhabilitation du savoir (revalorisation des salaires de l’élite concrètement, si l’on veut éviter cette hémorragie comme un corps sans âme, le montant de l’assistance étrangère risquant de prendre la relève du montant de la dette extérieure, estimée actuellement ?* 2 milliards de dollars US, mais risquant de prendre plus d’ampleur ?* l’horizon 2010-2012, par le fait d’encourager également l’émergence de l’entreprise compétitive notamment privée, la levée des contraintes d’investissement (financier, fiscal, douanier, foncier) et par une vision plus cohérente de la réalisation du programme de partenariat et de privatisation qui est avant tout un acte d’investissement tenant compte du marché mondial.

          Sur le plan sociopolitique, déterminant, cela passe par une meilleure gouvernance et une lutte concrète contre la corruption, qui décourage tout acte d’investissement porteur ?* moyen et long termes. Une véritable décentralisation (pôles régionaux), la production d’une culture politique participative, une communication institutionnelle efficiente et l’élaboration d’un nouveau consensus social et politique (ce qui ne signifie aucunement unanimisme, signe de décadence de toute société) permettront de dégager une majorité significative dans le corps social autour d’un véritable projet de société.

          Certes, la demande sociale, depuis la crise de 1986 (chute de 2/3 des recettes en devises) et la décennie douloureuse connue par l’Algérie, après le rééchelonnement de 1994 qui a vu le dinar passer de 20 dinars pour un dollar ?* plus de 40 entre 1994-1995 et ?* 70 dinars pour un dollar et 90 dinars contre un euro actuellement, a été compressée et il fallait s’attendre au fait qu’elle explose après le retour de la paix.

          Certes, une société dynamique en forte croissance offre des espoirs individuels plus grands en tolérant certaines inégalités qu’une société dont l’économie est en stagnation, où l’avenir est incertain. Mais la conception de l’équité qui ne recoupe pas l’égalitarisme est une condition de l’efficacité globale de l’économie.

          Dans un tel contexte, il faut identifier les inégalités qui doivent être combattues (inefficaces et injustes) et trouver le niveau acceptable d’inégalités nécessaire pour assurer le dynamisme de l’économie. Cela suppose une réflexion sur l’optimum que la société souhaite, une approche cas par cas, en fonction du domaine étudié, par une reconnaissance mutuelle des créances et des dettes sociales qu’on échange et qui se distribuent par un traitement symétrique des devoirs et des droits.

          En, fait les principes de justice sociale dans une société ouverte doivent faire l’objet d’une gestion décentralisée qui repose sur la confiance, le partenariat, le dialogue, le contrat… Si l’on veut qu’ils deviennent effectifs, l’Etat doit assurer sa mission de régulation stratégique et non plus de propriétaire gestionnaire.

          Il ne sera plus question de la simple égalité d’accès ?* des prestations banalisées, mais d’équité par la discrimination positive privilégiant le renforcement des relations professionnelles, la relance des négociations collectives, branche par branche, grâce ?* de nouvelles méthodes de travail fondées sur l’innovation continue.

          En résumé, l’accélération de la réforme globale, inséparable de l’instauration de l’économie de marché concurrentielle, loin de tout monopole, basée sur la concertation sociale, la démocratie, le respect du droit de l’homme, la promotion de la condition féminine, conditionne largement la réussite de cette grande entreprise qui interpelle notre conscience maghrébine et plus globalement méditerranéenne et arabo-africaine, au moment de la consolidation des grands ensembles et de cette mondialisation irréversible où il est suicidaire pour chaque pays de faire cavalier seul.

          (2) «La mauvaise gouvernance frappe ?* toutes les portes» et «Pour une nouvelle politique salariale axée sur le savoir», disponibles sur les sites Google et Bienvenue sur Yahoo! France et les interviews ?* la chaîne III, ?* la radio internationale algérienne en arabe et française, sur la détérioration du pouvoir d’achat des Algériens, diffusées les 8 et 9 août derniers.

          * Dr Abderrahmane Mebtoul, président de l’ADEM - 91 bis, rue Larbi-Ben M’hidi, Oran-Algérie. Tel-fax bureau : 041-398013. Mobile : 061-552928 - Mail : associationadem@yahoo.fr

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          • #6
            Lamine Bey Chikhi :


            Lundi 20 aout 2007 -- Pourtant, on peut légitimement s’interroger sur les raisons qui font que les stratégies en cours sur le terrain économique et financier sont de plus en plus fragilisées ?* tel point d’ailleurs que, dans la quasi-totalité des secteurs, elles se retrouvent entravées, bloquées ou carrément remises en cause.

            La hausse des prix de nombreux produits agro-alimentaires, le risque d’un durcissement du conflit chez Arcelor Mittal Algérie, l’aggravation des problèmes financiers de la CNR (Caisse nationale des retraites), etc, tout cela laisse apparaître bien des insuffisances dans les modes de gestion en vigueur au double niveau central et opérationnel.

            Il y a un peu plus d’une année, nous nous demandions, dans ces mêmes colonnes, si l’intérêt que semblait vouloir accorder le gouvernement ?* l’intelligence économique, comme facteur déterminant dans les politiques de relance traduisait une réelle prise de conscience de l’Etat par rapport ?* ce qui a toujours manqué ?* nos institutions économiques et financières en matière d’analyse et d’aide ?* la décision, ou s’il s’agissait simplement d’un constat de plus sur le déficit qui marque un volet fondamental de notre management.

            Aujourd’hui, malheureusement, force est de constater que la mise en valeur pratique de la portée, des finalités et de l’importance de l’intelligence économique appréhendée comme une démarche anticipative indispensable ?* la prise de décision et ?* la conduite des entreprises, est loin de se traduire dans les faits.

            La gestion des problématiques peut se décliner de diverses manières, et sa dynamique peut suggérer toutes sortes de dispositions en termes de programmation et de timing. Il est évident qu’un traitement décalé ou tardif de situations critiques ne générera pas les mêmes conséquences que celles d’une gestion préventive.

            Précisément, la quasi-totalité des difficultés, auxquelles fait face notre appareil économique et institutionnel, met en exergue une criante absence d’anticipation dans la prise en charge des indications (éléments d’information, rumeurs, déclarations du patronat, préoccupations de la population…) relatives ?* un certain état de l’économie.

            On ne saurait évidemment imputer cette situation aux seuls acteurs économiques même si nombre d’initiatives, de nature ?* changer les choses mais gelées pour diverses raisons, relèvent de leurs prérogatives exclusives. L’attitude et l’action des tutelles ministérielles dans tout ce qui touche ?* la perception et au traitement de l’information sont en effet également en cause ; les centres de décision ne sont en tout cas pas exempts de critique surtout en ce qui concerne le sort réservé aux informations dont ils disposent et qui sont censées donner lieu ?* des mesures tenant compte des urgences signalées.

            En réalité, l’activité économique et financière reste encore fortement soumise ?* une administration courante qui se décline au jour le jour, sans effort prospectif et donc quasi totalement désarmée face ?* des retournements de tendances et/ou de conjonctures.

            Pourtant, bien des évolutions restent prévisibles pour ceux qui prennent la peine de travailler de façon structurée sur des projections et des simulations. L’exigence de performance Les perspectives intéressant Arcelor Mittal Algérie ne sont pas lisibles si elles ne sont pas connectées au dispositif juridique mis en place lors de la cession du complexe et ?* ce que peut vouloir signifier, en termes de prévisions, une politique de groupe, en l’occurrence celle d’Arcelor Mittal, d’où l’indispensable aération de notre approche analytique des questions économiques désormais étroitement soumises ?* des interactions mondiales.

            Le même effort prospectif est requis non pas seulement pour mieux comprendre la thématique de l’inflation importée, mais pour en amortir significativement les répercussions. Et comment y parvenir si l’on ne prend pas en compte, en temps opportun, les interdépendances qui marquent le marché pétrolier, les marchés financiers et les échanges économiques et commerciaux internationaux ? Il ne s’agit pas de théoriser outre mesure sur ces aspects mais d’en faire des sources d’inspiration pour une gestion efficace des situations porteuses de risques (risque de grève, conflit social, problème d’approvisionnement, désarticulation des circuits de distribution, diktat de groupuscules…).

            Il n’est pas normal, estime-t-on un peu partout dans la sphère sociale et économique, que des problèmes que l’on croyait résolus structurellement, c’est-?*-dire définitivement, réapparaissent ?* des fréquences de plus en plus régulières, faisant perdre toute sa signification ?* la transition économique et tenant en échec bien des objectifs du gouvernement.

            Le consensus théorique sur le désengagement économique de l’Etat était considéré comme acquis ?* partir du moment où ce dernier continuait ?* assumer son rôle de régulation et ?* exercer son autorité l?* où certains seraient tentés de la remettre en question.

            Or, les atteintes ?* cette régulation se multiplient ?* tous les niveaux, suscitant de la part des pouvoirs publics des réactions dépourvues d’inventivité et ne comportant aucune assurance quant ?* une levée durable des contraintes. C’est naturellement toujours le consommateur qui paie le prix de ces dysfonctionnements, lesquels renvoient, dans une large mesure, ?* une configuration imparfaite et déficiente des mécanismes du marché mais aussi ?* une autorité de l’Etat dont les modes d’exercice sur le terrain de l’économie ont grandement besoin d’être clarifiés.

            Les tentatives d’instrumentalisation ou d’incompréhension, selon les cas, du maintien de la subvention pour certains produits de première nécessité sont telles qu’elles rendent incontournables, au-del?* des réajustements évoqués par le gouvernement, des actions de fond de nature ?* éradiquer la spéculation et l’informel.

            La restauration des prérogatives économiques et sociales de l’Etat puissance publique passe par ces actions mais aussi par des dispositifs qui répondent ?* un triple besoin d‘efficacité, d’innovation régulière et de capacité de réaction pour éviter la sclérose et faire face aux menaces externes majeures.

            Il est donc nécessaire que l’Etat fasse bouger les lignes dans le management de l’économie et prenne l’habitude de réunir toujours promptement les cadres les plus performants dans des task force pour résoudre des problèmes spécifiques essentiels, accomplir une mission importante ou réorganiser les structures lorsque le besoin s’en fait sentir.

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            • #7

              August 21, 2007 -- Algerian households have been suffering to keep up with the rising prices of consumer goods in their country. Labour organisations have suggested strategies to curb the rise. The Forum of Company Directors (FCE) has gone so far as to recommend a revaluation of the dinar to contain the rise in import prices and to buoy the country’s purchasing power. The Forum has written the government to share its "grave concerns".

              The Algerian dinar was significantly devalued in 1994 as part of a structural adjustment plan by the International Monetary Fund (IMF) to stop the state from going bankrupt in the wake of plummeting oil prices. The FCE has proposed four measures to halt the current trend: the revaluation of the national currency, the reduction of customs duties and VAT on imports, cuts in company profit margins and, as a "last resort", a rise in the minimum wage, currently set at 120 euros per month.

              Imports to Algeria, which have escalated in recent years and are expected to reach $25 billion in 2007, are suffering the after-effects of the dollar's sharp fall against the euro. The majority of Algerian revenues from abroad, 97% of which come from oil and gas sales, are earned in dollars – the standard currency in the oil market – whereas 60% of the country’s imports come from the euro zone. The prices of many mass consumer goods, such as cereals, milk, oil and corn, have risen sharply in international markets in recent weeks, with almost instant repercussions in Algeria. The government has opted to continue subsidising soft wheat and milk, two of the nation’s most important consumer goods, despite soaring prices.

              Algerian Employers' Confederation (CAP) Chairman Boualem Merrakech has said the issue of wages is of key importance to boosting purchasing power. Merrakech said the CAP has developed a study which will assess all categories of workers and recommend a targeted mechanism to tackle inflation.

              Abdelaziz Mehenni, Chairman of the Confederation of Algerian Industrialists and Producers (CIPA), says he supports the FCE proposals. "Employers’ associations are sources of ideas and solutions to the socioeconomic problems we are facing," he said. Mehenni also supports the idea of raising the minimum wage: "People can’t do a lot with 12,000 dinars… we need to come up with a solution which will make all mass consumer goods affordable, not just bread and milk."

              Secretary-General of the General Union of Algerian Workers (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, said "steadying market trends and halting the rocketing prices of some food items, especially potatoes, is not the job of one particular person but the job of us all. Everyone who is affected must come together to find an answer to these problems, and that doesn’t mean we should take away the government’s responsibilities," he said in a recent speech.

              On August 15th the government, aware of the dizzying price rises, set up an ad-hoc committee to monitor market trends and propose corrective measures such as continuing milk and bread subsidies.

              The government issued a statement announcing that "the price rises are due to external factors beyond our control, but also due to internal factors which have been identified and are being dealt with step by step."

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              • #8

                Samedi 25 aout 2007 -- Cette forte hausse s’explique essentiellement par l’envolée des cours de certains produits de base sur le marché mondial, en particulier la poudre de lait, le blé, le thé et le café. Du 1er janvier au 31 juillet, les importations en biens alimentaires ont atteint 2,609 milliards de dollars, contre 2,184 milliards durant les sept premiers mois de 2006, avons-nous appris auprès du Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS).

                Le niveau de la hausse, de 424 millions de dollars, est provisoire vu le recours massif ?* l’importation de pomme de terre et de viandes rouges afin de réguler le marché. Au cours des sept mois de référence, la hausse a touché pratiquement toutes les denrées alimentaires.

                Les importations des céréales, dont le blé, la farine et la semoule, qui viennent toujours en tête des biens alimentaires importés, ont enregistré une hausse de 24,85 % atteignant 1 milliard de dollars contre 753,65 millions en 2006.

                Les importations de lait et de produits laitiers, qui occupent le deuxième rang dans la structure des importations alimentaires, ont grimpé de 23,6 %, passant de 467,51 ?* 611,24 millions de dollars, avec un pic de 63,25 % en juillet dernier par rapport au même mois de 2006.

                La hausse a également touché les légumes secs, produits de large consommation, avec 169,66 millions de dollars, contre 103,59 millions en 2006. L’Algérie a également augmenté ses importations en viandes durant la période de référence.

                Ses achats en viandes fraîches et congelées sont passés ?* 84,73 millions de dollars contre 77,87 millions durant les sept mois de 2006. Il en est de même pour le café et le thé dont la facture a atteint 169,66 contre 103,59 millions de dollars en 2006, soit une hausse de 63,78 % ! Les statistiques du CNIS révèlent, par ailleurs, une légère baisse des importations de sucre et de produits sucrés.

                La facture est passée ?* 245,32 millions de dollars contre 302,67 millions durant les sept premiers mois de 2006. L’importation de la poudre de lait et du blé enregistre des hausses constantes ces dernières années. Elle a atteint plus de 2,5 milliards de dollars entre 2000 et 2002, 3 milliards en 2003 et 4 milliards en 2004.

                En 2005, la facture a baissé ?* 3,6 milliards et, en 2006, la hausse a repris pour atteindre les 5 milliards de dollars en raison de la hausse du prix du blé sur le marché mondial. Ce niveau place notre pays au premier rang des pays africains importateurs de produits alimentaires.

                Il faut noter qu’un bon nombre de produits importés sont des intrants incompressibles (blé, poudre de lait, concentré de jus de fruits, huiles brutes…) servant de matière première ?* l’industrie agroalimentaire. Cette dépendance en matière d’importation des intrants fragilise, en outre, la branche de l’agroalimentaire en Algérie et alourdit de plus en plus la facture des biens alimentaires en raison de la forte volatilité des prix sur les marchés internationaux.

                Les statistiques douanières mettent par ailleurs en évidence un déficit de notre balance commerciale en matière de produits alimentaires. Nous avons exporté, durant les sept premiers mois de l’année, ?* peine 51 millions de dollars contre des importations qui se sont chiffrées ?* 2,6 milliards de dollars.

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                • #9

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                  • #10
                    Mercredi 12 Septembre 2007 -- Dans une conférence débat, organisée hier par le Mouvement de la société pour la paix (MSP) ?* l'hôtel Es Safir sur «La situation socio-économique : diagnostic et perspectives de solutions», le ministre du Commerce, El Hachemi Djaaboub, invité ?* partager ce débat, a commencé par préciser que son intervention consiste en une «tentative d'explication scientifique de la situation actuelle et ce ne sont nullement des justificatifs». Il reviendra sur les écrits de la presse qui font état d'une augmentation vertigineuse du prix des fruits et légumes, et qui «parlent même d'un embrasement des prix», comme l'affirmera M. Djaaboub avant de soutenir que cette augmentation n'est pas de sa responsabilité. «Ni le chef de l'Etat ni le gouvernement ou les députés ne se sont engagés ?* ce que les prix n'augmentent pas.»

                    El Hachemi Djaaboub développe : «Le ministre du Commerce n'est pas responsable, il lui est demandé de trouver les mécanismes qui permettent de faire stabiliser la situation», avant de rappeler que «l'économie de marché a libéré les prix». Il rappellera encore que le ministre et le gouvernement travaillent dans le cadre des lois. «Dans le cas d'une augmentation vertigineuse du prix d'un produit, la loi prévoit que le gouvernement a le droit de fixer le prix de ce produit pendant six mois. Nous ne sommes pas encore dans ce cas l?*».

                    Le ministre présentera ?* l'assistance une série de tableaux et de graphiques pour montrer la hausse des prix de certains produits au niveau des marchés mondiaux. Il s'attardera sur la subvention du gouvernement ?* certains produits comme le lait et la farine. «Nous avons une consommation annuelle de 3,5 milliards de litres de lait, nous produisons 2,2 milliards de litres de lait cru et nous importons pour 1,5 millions de boîtes de lait en poudre. Avec le prix du lait qui est passé sur le marché international de 2 300 dollars la tonne ?* 5 600 dollars, une subvention de 15 DA est assurée par l'Etat pour chaque sachet de lait, cédé toujours ?* 25 DA. Nous avons importé pour 700 millions de dollars l'année dernière et nous allons dépasser cette année la ligne rouge de plus d'un milliard de dollars d'importation pour ce produit.»

                    Pour M. Djaaboub, il faut aller vers des solutions durables avec l'acquisition de 300 000 ?* 500 000 vaches et la création de fermes d'élevage moderne. Abordant la crise de la pomme de terre, le ministre préfère ne pas revenir sur les causes d'une pénurie. «Il y avait trois possibilités : dire aux gens d'arrêter de consommer de la pommes de terre alors qu'elle représente la viande des pauvres, importer ce produit en soutenant son prix, ou enfin décider de l'exonération des droits de douane. Nous avons opté pour cette dernière solution. Actuellement, ce produit est disponible ?* des prix raisonnables variant entre 30 et 50 DA.»

                    Avant de terminer son intervention, le ministre fera savoir qu'il est partisan de l'idée de création des offices nationaux dont le rôle serait d'importer des produits alimentaires et d'absorber le surplus. Il proposera également la création d'un fonds de soutien.

                    Bouguerra Soltani, le président du MSP ne s'empêchera pas, en prenant la parole, de lancer une pique ?* la presse «qui a prophétisé sur le contenu de mon intervention affirmant que ce sera des tirs croisés entre les membres de l'Alliance. Nous sommes l?* pour parler de la situation socioé-conomique et c'est ce que nous allons faire». Il s'attellera juste après ?* présenter sept propositions de son parti qui visent ?* améliorer les conditions socio-économiques du citoyen. En premier lieu, le MSP considère que l'actuel découpage administratif n'est pas adéquat : «Il faut penser ?* un découpage qui sert le développement économique local.»

                    Il appellera ?* la fin de la protection de l'Etat : «Tout le monde est protégé actuellement, ce qui fait que personne ne l'est. Il faut penser ?* spécifier les catégories des personnes que l'Etat doit prendre en charge», avant d'affirmer qu'un père de famille préférerait que son enfant ait un emploi au lieu de recevoir un couffin du ramadhan. La lutte contre la bureaucratie, la révision de la politique des impôts et celle de la grille des salaires, ainsi que la lutte contre la corruption, sont parmi les autres points développés par le ministre d'Etat.

                    Bouguerra Soltani dira d'ailleurs au sujet des impôts : «On demande aux petits commerçants et aux pêcheurs de s'acquitter de leurs impôts alors que les impôts des gros poissons ne sont qu'écrits noir sur blanc.» A la question de savoir si c'est au gouvernement dont M. Bouguerra est membre, de prendre en charge les propositions du MSP, le ministre dira : «Je suis l?* aujourd'hui en tant que président du MSP pour animer au débat du parti. Le MSP est membre du gouvernement et de l'Alliance. Il présente des propositions au gouvernement comme toute autre formation politique qui seront discutées. C'est un travail de collaboration qui va nous permettre de sortir avec les grandes tendances économiques.»

                    De nombreux autres experts ont pris part ?* cette rencontre, ?* l'exemple du Dr. Malk Seraï. Pour ce dernier, la situation socio-économique actuelle est un problème grave et difficile : «C'est une affaire d'Etat et non d'un ministre. C'est un problème de choix politique et d'absence d'une planification.» Il dira que «l'absence de stratégie a amené ?* chaque fois qu'il y a pénurie d'un produit ?* recourir ?* l'importation. Une solution de facilité et passagère qui ne sert qu'un petit groupe occulte». A ce sujet, il donnera l'exemple de la fermeture de 9 unités sur 12 de production de tomate en conserve, «parce qu'il y a 5 ou 6 personnes qui ont importé de la tomate en conserve de Tunisie et d'Israël. Il faut arrêter ce massacre. De 12 milliards de dollars d'importations, nous avons dépassé les 22 milliards de dollars sans réussir ?* faire redémarrer la machine de la production».

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                    • #11
                      L’ex-chef du gouvernement analyse la situation économique :


                      Mardi 18 Septembre 2007 -- “L’économie algérienne se caractérise par un fort potentiel de développement mais elle reste vulnérable, volatile et dépendante des hydrocarbures.” C’est le constat dressé par Ahmed Benbitour, ancien Premier ministre, lors d’une soirée ramadhanesque sur “l’Algérie du futur : tendances et perspectives” organisée, dimanche, par la fondation Friedrich Ebert. “L’économie algérienne est une économie exportatrice net de richesse”, affirme l’orateur. La balance commerciale a enregistré un excédent cumulé de 85 milliards de dollars en quatre années. “C’est aussi un exportateur net de capital financier”. Le volume des réserves de change avoisinerait les 150 milliards de dollars ?* l’horizon 2010 pour un niveau dette extérieure quasiment nul.

                      Le patrimoine donc existe, mais il est vulnérable et menacé par l’évolution du pays en termes de démographie, de choix économiques, aux choix économiques concentrés essentiellement sur l’exploitation des ressources non renouvelables et une rente basée sur la redistribution et non sur la production, et d’aménagement du territoire. L’économie algérienne, en plus d’être vulnérable, est très volatile. La fiscalité ordinaire ne couvre que le tiers des dépenses globales et moins de 60% des dépenses courantes. En d’autre terme, sans fiscalité pétrolière, il faudrait supprimer totalement les dépenses d’équipement et il faudrait réduire de 40% les dépenses de fonctionnement.

                      Les dépenses budgétaires dépendent très fortement de la fiscalité pétrolière et de la parité du dinar. Les exportations hors hydrocarbures ne couvrent que 4% des importations. La situation n’a pas été toujours ainsi. “Si je prends la moyenne des années 1970, de 1969 ?* 1979, la fiscalité ordinaire couvrait 78% des dépenses globales. Elle représentait 136% des dépenses courantes. C’est donc une nouvelle situation”, estime le conférencier.

                      Le deuxième élément caractéristique de l’économie algérienne, c’est la dépendance. L’économie algérienne est très fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures, qui représentent plus de 98% des recettes globales d’exportations. Et la fiscalité pétrolière avoisine les 75% des recettes budgétaires totales. En plus de la dépendance vis-?*-vis des hydrocarbures, il y a la dépendance alimentaire. Notre pays importe 75% des calories consommées. Le secteur des hydrocarbures est un sujet de débats ?* controverse. “Faut-il garder les hydrocarbures dans le sous-sol pour les générations futures ? Ou bien faut-il les extraire et ?* partir des recettes en devises générées par leur vente et de la fiscalité pétrolière assurer un développement durable au niveau économique ?”, s’interroge Benbitour. “C’est cela la question fondamentale. La réponse n’est pas simple”, souligne-t-il. Elle dépend des anticipations faites sur les prix, les réserves récupérables prouvées, la capacité d’absorption de l’économie…

                      Il faut bien considérer, c’est un point important pour Benbitour, que chaque quantité de pétrole et de gaz exportée “est au départ un appauvrissement potentiel de la nation au profit du reste du monde”. Du coup, l’Algérie se serait potentiellement appauvrie de 150 milliards de dollars d’hydrocarbures exportés entre 2003 et 2006. Ce n’est pas nécessairement une perte.

                      “Le pays dispose de très fortes potentialités pour s’en sortir”

                      C’est l’utilisation qui est faite de ces recettes qui confirmera ou infirmera, a posteriori, cet appauvrissement. L’utilisation qui est faite des recettes d’exportations et de la fiscalité pétrolière devrait de ce fait être un investissement sur l’avenir et pas une dilapidation d’une ressource non renouvelable et, par conséquent, une hypothèque sur les générations futures. L’Algérie connaît, certes aujourd’hui, une aisance financière sans précédent. Mais cette aisance financière est la résultante de l’augmentation de la production d’hydrocarbures et des prix sur le marché mondial du pétrole du fait des facteurs externes qui échappent au contrôle des autorités algériennes. Compte tenu du volume de production projeté (1,5 ?* 1,7 million de barils/jour de pétrole et 85 milliards mètres cubes exportés), les réserves de pétrole récupérables prouvées atteindront un plateau élevé entre 2010 et 2020 et commenceront ?* décliner par la suite.

                      Pour le gaz, le plateau se situera entre 2015 et 2025 pour décliner par la suite. La totalité des réserves récupérables prouvées serait extraite d’ici 2050 si aucune découverte ne vient prolonger la durée de vie des réserves. “Les problèmes arriveront bien avant la fin du pétrole”, avertit Benbitour, dès que les volumes des exportations d’hydrocarbures chutent, compte tenu justement de la dépendance de l’économie algérienne aux recettes d’hydrocarbures. L’aisance financière ne serait alors qu’un leurre. “Faut-il programmer cette baisse ou la subir par la rareté des réserves au sous-sol”, s’interroge Benbitour. “Le pays dispose de très fortes potentialités pour s’en sortir”, estime-t-il, l’aisance financière, la qualité des potentiels, le progrès technologique dans le monde, l’environnement international offrent un terrain favorable pour l’engagement du pays dans une nouvelle politique de développement ouvrant la voie ?* une croissance économique, forte et durable, et ?* l’intégration réussi ?* l’économie mondiale.

                      Les grandes lignes d’un programme d’urgence serait alors de réformer le système éducatif et judiciaire, de mettre en place une stratégie de gestion des ressources en eau, de restaurer la confiance et la croyance dans les capacités de l’économie nationale, de restructurer le secteur productif national, de réformer le système bancaire et la restructuration de la Sonatrach. En attendant, il faut lancer des études sérieuses pour répondre ?* la question suivante : Quelle utilisation rationnelle du stock des réserves de change ? Quelle planification de l’utilisation des ressources non renouvelables, notamment les hydrocarbures dans l’économie algérienne et le passage d’une économie de rente ?* une économie compétitive, diversifiée, correctement intégrée ?* l’économie mondiale ? Doit-on continuer ?* augmenter les exportations des hydrocarbures pour fournir au reste du monde de l’énergie et des recettes d’exportation, sous forme d’accumulation de réserves de change ? Clairement, doit-on continuer ?* appauvrir le pays pour enrichir le reste du monde ?

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                      • #12
                        September 18, 2007 -- Former Prime Minister Ahmed Benbitour sharply criticised the Algerian government's economic policy at an international conference in Algiers on Monday (September 17th). He said the government lacks an efficient management strategy for the $150 billion earned through oil exports since 2003. Benbitour insisted that the government channel those funds into development and infrastructure projects, rather than keep the money in foreign banks. "The comfortable financial situation that Algeria enjoys is nothing more than a lie," El Khabar quoted Benbitour as saying. Benbitour was speaking at a forum entitled "The future of post-oil Algeria", organised by German's Frederich Ebert Foundation.

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                        • #13
                          Installation hier de son comité de coordination avec les autres secteurs :


                          Jeudi 27 Septembre 2007 -- Le contrôle des finances publiques vient de se renforcer par la mise en place d'un comité de coordination de l'action de l'Inspection générale des finances (IGF) avec les actions des inspections générales des différents départements ministériels. C'est du moins l'objectif que lui assignent les pouvoirs publics. Dans un communiqué rendu public hier, le ministère des Finances a annoncé l'installation dudit comité par M. Karim Djoudi, premier responsable du secteur.

                          Ce comité regroupera, sous la présidence de l'IGF, l'ensemble des inspecteurs généraux des différents départements ministériels. Quant aux missions de ce comité, elles se résument en la création d'un espace de concertation et d'échange d'expériences et d'informations entre ces différents organes de contrôle afin d'assurer une complémentarité dans leurs actions et une meilleure efficacité dans leurs interventions.

                          Le comité permettra indéniablement un meilleur contrôle des finances publiques. Un objectif, affirme la même source, qui fait partie d'un vaste programme engagé par le ministère des Finances pour renforcer la maîtrise et le contrôle des dépenses publiques. Parmi les actions concrétisées ou en voie de l'être de ce programme, on citera le renforcement des capacités de l'IGF en la dotant de plus de moyens humains, matériels et légaux.

                          Le programme préconise aussi un élargissement du champ de contrôle de l'IGF aux entreprises publiques économiques. Il est également question de l'édition d'un manuel de procédures encadrant de façon précise et rigoureuse toutes les étapes de la dépense publique. A cela s'ajoutent la révision du code des marchés publics et le renforcement des moyens mis ?* la disposition de la commission nationale des marchés publics.

                          Une révision, notons-le, qui est en cours de réalisation.

                          Un comité interne au ministère des Finances, présidé par l’IGF, sera installé prochainement pour coordonner et harmoniser les activités de contrôle des différentes directions générales du ministère. La même source précise que le projet de modernisation budgétaire, en cours de préparation, vise notamment ?* assurer une plus grande transparence dans l’allocation des crédits budgétaires sur la base de programmes et objectifs bien déterminés, accompagnée d’un transfert de responsabilité vers les gestionnaires qui seront évalués sur des performances et des résultats. A noter que ce comité a été créé suivant l’instruction n°3 du 12 mars 2007 du chef du gouvernement qui fixait sa composition et les grands axes de sa mission.

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                          • #14
                            Samedi 29 septembre 2007 -- Devant l’impuissance des pouvoirs publics ?* trouver des réponses efficaces ?* même d’enrayer la flambées des prix des produits de large consommation, le président de la République exige des solutions durables. Au cours de l’audience concernée au secteur du commerce, M. Abdelaziz Bouteflika a affirmé qu’il est impératif de «dépasser les solutions conjoncturelles et les palliatifs de circonstance pour se projeter sur les moyens ?* long terme ?* travers des politiques anticipatives et suffisamment réfléchies».

                            Selon lui, «les facteurs conjoncturels n’expliquent pas tout, alors que les raisons structurelles constituent un élément prédominant et un démultiplicateur évident des tensions». Il y a certes un besoin d’outils de régulation et de protection, mais «il va falloir surtout produire davantage, efficacement et durablement», a exigé le chef de l’Etat, en notant que face ?* la spéculation, il appartient aux pouvoirs publics «d’affirmer l’autorité de la loi, d’imposer les règles de la transparence et de la concurrence et de protéger le consommateur tant dans son pouvoir d’achat que dans sa santé».

                            Le président de la République a entendu au cours de cette audience une évaluation du dispositif juridique lié au secteur du commerce, qui a mis en exergue des insuffisances et des lacunes nécessitant une adaptation de la législation et de la réglementation en vigueur Dans ce cadre, il a été informé qu’un dispositif juridique relatif ?* l’urbanisme commercial et ?* la grande distribution est en cours d’élaboration, ?* l’effet de définir les conditions d’implantation de la grande distribution, de protéger les petits commerces de détail et de proximité et d’éviter de nuire ?* l’occupation de l’espace.

                            Un autre dispositif juridique est en cours d’élaboration pour encadrer et organiser les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de franchise. En tout, 6 projets de décret exécutif sont en voie d’adoption, concernant les fermetures des commerces pour congés, les quinzaines commerciales, l’implantation des activités commerciales, notamment.

                            Par ailleurs, dans le même sillage, un programme de réalisation d’infrastructures commerciales a également été élaboré. Il porte sur la réalisation de 50 marchés de gros dont 4 ?* vocation nationale, 25 ?* vocation régionale, 21 ?* vocation communale et la réhabilitation des 40 marchés de gros opérationnels.

                            De même, il est prévu la réalisation de 838 nouveaux marchés de détail et la réhabilitation de 1 000 marchés déj?* opérationnels. 450 milliards de dinars de marchandises saisies au premier semestre 2007 Dans le domaine de la surveillance du marché et de la protection du consommateur, les services de contrôle ont enregistré, au titre du premier semestre 2007, 250 821 interventions et 46 673 infractions.

                            Il a également été fait état de 31,2 milliards de dinars de chiffres d’affaires dissimulés, de 450 millions de dinars de marchandises saisies et de 5 038 commerces fermés. Le ministre du Commerce a indiqué que, dans le cadre du renforcement de l’outil analytique de contrôle, 13 projets de laboratoire, dont le Laboratoire national d’essais, sont en cours de lancement alors que 8 autres laboratoires en activité sont en rénovation.

                            Mais, pour le chef de l’Etat, le renforcement des laboratoires d’analyse et la modernisation des moyens d’action ne peuvent être suffisants que s’ils s’accompagnent d’une formation adéquate des agents et de la promotion d’une éthique professionnelle ?* toute épreuve, avec la contribution de la société civile.

                            Enfin, après avoir écouté un exposé sur l’état d’avancement des négociations concernant l’accession de l’Algérie ?* l’OMC et sur les résultats de la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE, qui ont fait état d’un montant global des échanges de l’ordre de 40,5 milliards de dollars en 2006, le président de la République a plaidé pour la rationalisation des importations nationales, ?* travers la construction de nouvelles relations commerciales avec les partenaires étrangers, et l’instauration d’une plus grande concurrence entre nos différents fournisseurs.

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                            • #15
                              Lundi 1er Octobre 2007 -- L'augmentation des prix des produits de consommation n'a pas fait l'exception comme chaque année, où le mois de ramadhan est synonyme de cherté de la vie. Bien au contraire, celle-ci remonte au début de l'été. Cette situation s'est accentuée avec le prix de la pomme de terre qui reste élevé -75 dinars le kg-, même avec l'implication de l'Etat.

                              Pour faire face ?* tous ces «phénomènes» qui ont surgi pratiquement au même moment, les pouvoirs publics ont eu recours ?* la création des offices chargés de stabiliser les prix sur le marché. S'agit-il d'une nouvelle option ou est-ce une solution conjoncturelle ?

                              L'Etat a mis en place une batterie de lois répondant ?* la situation du marché algérien.

                              Mais d'après les connaisseurs, l'application fait défaut. C'est, en effet, ce qu'il faut relever. Cette situation a trouvé son terrain favori puisque plusieurs établissements ont été détournés de leur vocation, en plus du manque flagrant en matière de production nationale. Le secteur agricole, quant ?* lui, malgré les enveloppes consacrées par l'Etat, n'arrive pas encore ?* redémarrer sérieusement afin de subvenir ?* la demande locale. Lors de sa dernière conférence de presse, le ministre du Commerce, El Hachemi Djaaboub, a estimé que la création des offices peut «assurer la régulation suivant les filières et une meilleure organisation du marché en Algérie».

                              Ces organes, qui dépendront du gouvernement, sont, a-t-il indiqué, «?* même d'assurer une offre conséquente en cas de rareté d'un produit quelconque sur le marché afin d'éviter la hausse des tarifs qui en découlerait. Dans le cas contraire, ces offices peuvent absorber le surplus des produits dans le but de maintenir les tarifs ?* des niveaux raisonnables qui arrangeraient les producteurs. C'est l'un des instruments efficaces de régulation. Nous ne voulons pas reprendre la politique de l'État commerçant, mais celle d'un État régulateur qui lutte contre la spéculation.» Afin d'appuyer sa proposition, il a expliqué que «grâce ?* l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), pour ne citer que cet exemple, l'Algérie a réussi ?* maintenir les prix administrés du pain ?* 7,5 DA».

                              L'Algérie, selon des économistes, peut facilement être ?* l'abri des fluctuations des prix des marchés mondiaux si les départements concernés réussissent ?* établir des politiques de production ?* court, moyen et long terme. Actuellement, elle n'arrive pas ?* évaluer ses besoins en matière de produits de consommation sur une année, ce qui paralyse la machine de production et provoque de temps ?* autre des crises d'alimentation du marché.

                              Pour ne citer que le cas du lait, l'Algérie ne dispose pas de réseau de collecte digne de ce nom. Ce qui encourage l'importation de la poudre de lait. La création d'un office du lait est l'une des solutions pour lesquelles a opté le gouvernement après la mise en place d'un réseau de collecte de lait, ce qui pourrait sans doute, participer ?* la baisse de la facture des importations.

                              D'après les économistes, la création des offices «n'est qu'une fuite en l'avant, puisque tout peut être réglé ?* travers la mise en place des programmes de production spécialisés par région». Ainsi, et pour le cas de la pomme de terre, les producteurs regrettent la situation du marché local rongé par la spéculation qui permet ?* des «intrus» de décider des prix.

                              A ce propos, le Président dira qu'«il est clair que les besoins de notre population augmentent et que l'amélioration du niveau de vie impose d'autres modèles de consommation. Cela représente des difficultés supplémentaires, mais cela donne aussi une perspective nouvelle aux politiques agricoles et industrielles qui vont devoir relever le défi de la production et de la diversification des produits et gérer les problèmes y afférents. Nous aurons certes besoin d'outils de régulation et de protection, mais il va falloir surtout produire davantage, efficacement et durablement».

                              La spéculation, facteur de perturbation du marché

                              Le chef de l'Etat a également indiqué qu'«en dehors de fondamentaux économiques, il faut dire que la hausse des prix est aujourd'hui alimentée par la spéculation. Et c'est l?* un autre défi sérieux qui interpelle les pouvoirs publics pour affirmer l'autorité de la loi, imposer les règles de la transparence et de la concurrence, protéger le consommateur tant dans son pouvoir d'achat que dans sa santé». Dans la même optique, il a souligné «la nécessité de dynamiser les activités des espaces intermédiaires et d'encourager le développement du mouvement associatif tant au niveau des professionnels que des consommateurs».

                              L'application de ces mesures demandera l'implication des services de contrôle, de la société civile et du consommateur lui-même. Abordant les tensions que le marché national a connues ces derniers mois en termes d'approvisionnement de certains produits sensibles, le chef de l'Etat a souligné qu'«il est impératif de dépasser les solutions conjoncturelles et les palliatifs de circonstance pour se projeter sur les moyen et long terme ?* travers des politiques anticipatives et suffisamment réfléchies». Dans ce sens, le président Bouteflika a déclaré que quand on dépend des importations, on ne peut être ?* l'abri des problèmes d'approvisionnement.

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