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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • April 11, 2008 -- Algerian citizens angry over skyrocketing food costs are blaming the government for failing to monitor the market and set affordable prices. They complain that once the government announces it will keep the price of a certain item in check, the cost of other items immediately goes up.

    Since last summer's unprecedented increase in the price of flour and potatoes, food costs have been debated in political, economic and social forums, while newspapers and state-owned TV and radio stations constantly tackle the topic. Algerians, meanwhile, remain infuriated. Civil servants in particular claim that their salaries are insufficient to feed their families and the upsurge in food prices has rendered their 2008 pay raise meaningless.

    A recent report from the National Office of Statistics confirmed that the cost of food had risen more than 4% over the past year, attributing the price inflation to international markets. It also noted that Algerian consumption rates have dropped, as people are no longer able to afford some of the overpriced goods.

    Politicians and economists have called on the government to take practical measures to better control prices and avoid social upheaval. The National Human Rights Commission of Algeria also asked public authorities to bolster citizens' purchasing power.

    In an attempt to alleviate the crisis, the government allocated $2.5 billion to subsidise milk and flour, and is currently studying subsidising dry legumes such as beans, chick-peas, lentils and oils. "Speculators, however, are out to destabilise the market," Minister of Commerce El-Hachemi Djaaboub told legislators on April 7th.

    Financial analysts agree that outside interests are undermining Algeria's measures to stabilise its domestic market. "The fact of the matter is that the government has set aside tens of billions of dollars from this year’s budget to take care of the social crisis [and] designated a budget for subsidy, [but] prices have…adamantly refused to go down," said Tayeb Nouari, head of the financial committee at the People's National Assembly.

    The long-term solution "hinges on fighting unemployment and creating job opportunities for youth through encouraging national and foreign investments", Nouari told Magharebia, adding that government support of small and medium-sized corporations, services and agriculture along with mega-projects in transportation and public utilities can create job opportunities and protect consumers from any such market tremors in the future.

    Algerians are even more annoyed about their shrinking wallets because the country's oil revenue reached a record $51 billion last year. When Magharebia asked Nouari if oil export proceeds could be channelled into higher wages for civil service workers, he replied, "It is not that simple." Increasing employee pay must not depend on non-renewable revenue, he said.

    That argument makes little sense to Latifa, a civil service employee. "I feel marginalised in my own country. I am greatly disappointed when I go to the market, for being unable to buy even the basic needs," she told Magharebia.

    "Algeria has sufficient resources to keep us from suffering from world market instability. Oil revenue amounts to billions of dollars. The price of an oil barrel keeps soaring every day, but to no avail to us," she added.

    "It is safe to say," Latifa said, "that Algeria is rich, though its people are poor."

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    • tout sur l'algerie

      Hausse des produits alimentaires: l’ONU tire la sonnette d’alarme
      Par sonia lyes le 11/04/2008 à 11:05



      Mauvaise nouvelle pour les ménages les plus modestes. Les prix des produits alimentaires vont poursuivre leur hausse à l'avenir, selon les prévisions du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), citées par l'agence d'informations Reuters.

      «La majorité des experts estiment que les prix élevés sont là pour longtemps », souligne le président de l'agence onusienne Fida, dans une interview accordée à Reuters. «Nous assisterons à une réaction sur l'offre, qui devrait, je l'espère, faire quelque peu baisser les prix", dit-il. "Selon les experts sur le terrain, les prix devraient rester plus élevés qu'autrefois, et nous sommes probablement les témoins d'une évolution structurelle à la hausse».

      En 2007, les prix des produits alimentaires ont bondi de 35%, accélérant une tendance à la hausse amorcée en 2002, selon des données de l'Onu. En six ans, les prix ont grimpé de 65%. Les céréales et les produits laitiers sont les plus touchés par cette envolée. Pour la seule année 2007, les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrent une augmentation de 80% pour les produits laitiers, de 42% pour les céréales.

      Récemment, des émeutes se sont produites dans plusieurs pays (Haïti, Egypte, Burkina Faso, Mauritanie…) pour protester contre la vie chère. En Algérie, confrontée à une inflation record des prix des produits alimentaires, le gouvernement a opté pour des mesures de subvention. Grâce à la manne pétrolière (plus de 110 millions de dollars de réserves de change), le gouvernement estime ainsi pouvoir maintenir la paix sociale dans un pays où la vie devient de plus en plus difficile. Mais, selon les économistes, les subventions de produits alimentaires, sont des mesures temporaires, incapables de constituer une véritable politique de lutte contre l'inflation et la vie chère.

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      • Samedi 12 avril 2008 -- L'inflation galopante qui n'épargne, désormais, plus aucun produit ou matière, a encore donné des soucis au consommateur qui a été pris de court, ces tout derniers jours, par le prix exorbitant qu'a affiché la sardine. Produit prisé de par son prix relativement accessible aux petites bourses pour ne pas évoquer sa qualité nutritive riche en iode qui lui confère la caractéristique d'être un aliment indispensable pour une ration alimentaire équilibrée, la sardine, à 160 DA le kilo, est maintenant loin d'être à la portée du commun des consommateurs. 160 DA le kilo, est bel et bien le prix à payer pour s'offrir le petit kilo de sardines qui ne dépassait pas, il y a tout juste quelques jours, les 120 DA.

        Un poissonnier tenant quelques cageots de sardines devant lui, à la rue Zighout Youcef, a indiqué que cette hausse brutale du prix du poisson est due au mauvais temps qui a régné ces derniers jours avant de se ressaisir pour déplorer la pénurie de ce poisson dans les fonds marins, selon les dires des pêcheurs. Autant dire que cette explication qui semble être bien admise n'est, toutefois, pas la seule raison qui pousse le prix du poisson à prendre une telle proportion.

        La logique des prix qui montent au gré des circonstances inflationnistes actuelles est encore une raison bien plus avancée par le commun des avis des citoyens qui observent, désappointés, ce phénomène qui a tout ruiné dans leur pouvoir d'achat. Le prix du poulet qui a sauté en l'espace de quelques jours de 200 DA à 300 DA le kilo est encore avancé comme l'exemple le plus parfait de cette situation inflationniste hors norme. Donnant son point de vue sur cette flambée spectaculaire, un commerçant qui s'est spécialisé dans la vente des viandes blanches a trouvé presque la même explication de la rareté du produit. Ce commerçant qui a expliqué qu'il y a pénurie du poulet sur le marché, a encore fait noter que cette hausse est également justifiée par la flambée des prix des aliments de la volaille.

        Il va sans dire cette terrible hausse des prix n'a pas épargné la viande rouge qui a pris 40 DA de plus pour s'établir à 540 DA le kilo de viande de veau. L'agneau demeure hors de portée puisque son prix n'a jamais descendu au-dessous de la barre des 650 DA le kilo, alors que la viande congelée est fixée à plus de 400 DA le kilo.

        Pour le reste, l'histoire a bien retenu que le consommateur a plus que jamais été victime de cette logique délirante qui l'a réduit au statut d'un authentique nécessiteux qui paye, désormais, sa facture alimentaire directement en bourse et en monnaie forte. Les petits dinars qu'il perçoit, chaque fin de mois, s'il a la chance d'être un fonctionnaire, ne servent, à vrai dire, qu'à accentuer la frustration qu'il ressent à chaque pas qu'il fait en direction de l'épicier du coin pour honorer les dettes contractées durant tout un mois avant de refaire le chemin inverse et attendre le prochain mois pour percevoir les mêmes dinars qu'il reversera toujours au même épicier.

        Par ailleurs, il est hors de question de penser à s'offrir quelque chose de plus que les légumes secs, le sachet de lait et les quelque baguettes de pain dans un contexte ou même pour se faire raser la barbe ou faire une coupe de cheveux, il convient de bien réfléchir avant de franchir le seuil de la porte du coiffeur. Et pour cause, ce dur contexte a encore poussé les coiffeurs à adopter une démarche unanime pour augmenter les tarifs de leurs prestations en fixant, désormais, la coupe de cheveux à 100 DA et le rasage de la barbe à 50 DA!

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        • Jeudi 17 Avril 2008 -- Le Forum des chefs d’entreprise a demandé, hier, de revoir à la baisse le taux de TVA en le ramenant à 10%. Face à la hausse des prix des produits de large consommation, le FCE a estimé que la revue à la baisse du taux de la TVA pourrait augmenter, un tant soit peu, le pouvoir d’achat des Algériens, lesquels sont confrontés, de plus en plus, à des hausses vertigineuses. Lors d’une rencontre qui regroupait les chefs d’entreprise et le directeur général des impôts, M. Raouya, plusieurs questions afférentes aux impôts et à la fiscalité ont été soulevées. Profitant de la présence du premier responsable des impôts, les patrons n’ont pas hésité un instant à soumettre en premier lieu la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe sur l’activité professionnelle (TAP).

          En ce qui concerne la TVA, le directeur général des impôts, tout en estimant qu’il est difficile de revoir à la baisse cette taxe ou d’envisager sa suppression, vu sa contribution importante dans les revenus des impôts, a affirmé qu’il y aura «une concertation avec les pouvoirs publics» dans l’optique d’y trouver des solutions ou des alternatives. Nombreux sont ceux qui ont soulevé cette question, au cours des débats, qualifiée par certains chefs d’entreprise d’une «lourde charge» pour les consommateurs mais aussi pour les entreprises. Il en est de même pour la taxe sur l’activité professionnelle, la TAP, qui a été aussi au centre des débats. Les patrons ont estimé qu’elle est aussi un «lourd fardeau» pour les entreprises. Sur ce point, le directeur général des impôts, en indiquant que l’apport de cette taxe est estimé à 100 milliards de dinars annuellement qui sont versés aux collectivités locales, dira qu’il est, aussi, difficile d’y trouver une autre alternative ou un assouplissement.

          Pour sa part, le président du FCE, Redha Hamiani, a mis l’accent, parallèlement, sur le problème qui hante toute l’économie nationale, à savoir l’informel. «L’informel demeure pour nous une préoccupation majeure», a noté M. Hamiani, en marge de cette rencontre, affirmant qu’il porte atteinte à l’économie et en même temps aux entreprises activant dans le formel. «On ne peut pas avancer des chiffres sur l’activité de l’informel tant qu’il est informel», ironise-t-il. Sur le même sujet, le directeur général des impôts s’est dit incapable d’avancer un chiffre à propos de ces activités, assurant qu’actuellement les services des impôts ont pu établir et recenser toutes les entreprises. Reste, a-t-il sous-entendu, à améliorer l’administration des impôts afin d’endiguer l’informel et d’offrir aux contribuables un service et un accueil de qualité. Un sujet sur lequel il s’est longuement étalé. Pas moins de 50 milliards de dinars seront consacrés à la modernisation des impôts et à l’actualisation de toutes ses structures.

          Dressant l’état des lieux de l’administration des impôts, le directeur général a relevé, au passage certains manquements, notamment la difficulté d’appréhender l’ensemble des revenus fiscaux, l’absence de prise en compte des enjeux fiscaux, un système informatique insuffisant, la difficulté de contrôler le développement de l’informel, etc. A ce titre, le programme qui s’étalera d’ici à 2010 sera, selon lui, riche en actions. Entre autres mesures prévues, il y a lieu de citer la mise en place d’un code général des impôts en 2010, un système de télé-procédures et une carte magnétique à partir de 2009. Et dans le but de hisser à un niveau supérieur les ressources humaines, des cycles de formations initiales et continues seront également organisés au profit de 10 000 agents des impôts par an, ainsi que la mise en place d’un observatoire de l’éthique et de la déontologie.

          Le directeur général a aussi fait état de la réforme nécessaire de la législation fiscale afin de l’adapter au contexte économique et des affaires. Une stratégie de modernisation du système de gestion des dossiers fiscaux est déjà entamée, a-t-il dit, pour la mise en place de DGE pour les grands contribuables, des CDI destinés aux PME/PMI ; et les centres de proximité et spécialisés prendront en charge la fiscalité des petits commerçants. Au sujet du nouveau plan comptable qui sera mis en vigueur à partir du début de l’année prochaine, M. Raouya a indiqué que l’administration des impôts a formé 200 formateurs grâce à un programme de l’Union européenne.

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          • ALGIERS, April 22, 2008 (Reuters) - Algeria, one of the world's top cereals importers, saw the value of its grain, flour and semolina purchases almost double in the first quarter due to soaring world prices, official figures showed on Monday.

            The cost of those products jumped to $793.5 million in the first three months of 2008 from $399.8 million a year earlier, official news agency APS said, citing a customs report.

            Algeria buys an average of 5 million tonnes of cereals per year on the international market.

            The bill for coffee and tea imports reached $67.9 million, up 20 percent from $56.5 million in the first quarter of 2007, APS added.

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              • Dimanche 27 Avril 2008 -- Ces quatre premiers mois de l’année 2008, l’Algérie a connu une flambée des prix généralisée, c'est-à-dire étendue à un grand nombre de produits alimentaires et de biens de large consommation. Cette hausse des prix significative est reconnue officiellement. Les chiffres de l’ONS donnent 4,5% d’inflation au cours des trois premiers mois de l’année 2008. Un taux jamais connu depuis des années.

                La semoule, par exemple, a connu une augmentation officielle de plus de 25%. Vendue à 700-800 dinars le sac de 25 kilogrammes, elle est passée à 1600 dinars, soit une hausse de 100% avant que l’État ne décide de subventionner le produit. Les pouvoirs publics pour freiner cette inflation galopante ont élargi la liste des produits à prix administrés : semoule, ciment. Il est envisagé de l’étendre à l’huile de table, aux légumes secs, au concentré de tomate et au rond à béton. C’est en raison de cette flambée des prix généralisée que des tensions sociales ont été enregistrées, le mouvement des fonctionnaires pour une hausse plus importante des salaires s’est poursuivi. L’augmentation des rémunérations des fonctionnaires est considérée comme dérisoire. Elle n’est d’ailleurs pas accompagnée par une contrepartie en matière de résultat ou de performance.

                Recettes record en matière d’exportation

                Face à cette flambée des prix, l’État a eu recours à des mesures conjoncturelles. Les décisions pour relancer et accroître l’offre de produits de large consommation réduire sa vulnérabilité face à une inflation importée sont loin d’être entrées en application. Alors que le marché connaît une flambée des prix risquant de réduire de façon significative le pouvoir d’achat de la majorité de la population, l’Algérie enregistre une embellie financière sans précédent. Au cours des quatre premiers mois de l’année 2008, l’Algérie a engrangé plus de 25 milliards de dollars, 19 milliards de dollars le 1er trimestre. L’excédent de la balance commerciale s’est situé à plus de 11 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l’année en cours. À ce rythme, l’Algérie pourrait réaliser des entrées en devises de plus de 70 milliards de dollars

                La liste des prix administrés s’est élargie

                Cette santé financière sans précédent n’a pas empêché que des milliers de jeunes tentent de forcer les frontières. Ce phénomène des harragas traduit un échec dans la prise en charge des difficultés des jeunes. Malgré ses richesses, un plan de relance doté d’une enveloppe de plus de 140 milliards de dollars, l’Algérie arrive difficilement à faciliter l’accès à l’emploi aux jeunes chômeurs. De multiples entraves empêchent notamment la création d’activités rémunératrices au profit de cette frange de la population.

                Une telle situation pose la problématique de la révision de tout le système national de formation emploi. Elle renvoie également aux mesures pour améliorer le climat des affaires et pour promouvoir les entreprises de production de biens et services de manière à maintenir un rythme rapide de créations de richesses et d’emplois. Les énormes liquidités détenues par les banques devraient se traduire par le financement d’une multitude de projets créateurs d’emplois et de richesses, susceptibles de contribuer à résorber le chômage élevé chez les jeunes.

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                • Samia Amine :


                  Mardi 29 Avril 2008 -- Pour faire face à l’inflation, le gouvernement poursuit sa politique de subventions des prix des produits de large consommation. Pour l’année 2008, l’Etat va consacrer 160 milliards de dinars (1,6 milliards de dollars) pour maintenir les prix à un niveau accessible pour le citoyen. Ce montant a été révélé aujourd’hui par le ministre de l’Economie et des finances Karim Djoudi, sur les ondes de la radio nationale. Une grande partie de cette somme ira à la subvention du pain et du lait, deux produits très consommés par les Algériens.

                  Entre 2005 à 2007, les prix de produits de premières nécessités ont été multipliés par trois. Selon M. Djoudi cette envolée des prix est le résultat direct «de la tension mondiale sur les produits de première nécessité». Officiellement, l’inflation en Algérie se maintient autour de 4%, mais selon l’institut américain Casey Research, l’Algérie a enregistré en 2007 un taux d’inflation record de 12%.

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                  • Mardi 29 Avril 2008 -- La mendicité est un phénomène inquiétant qui prend de l’ampleur à Hassi-R’mel, chef- lieu de daïra, situé à 120 km au sud de la wilaya de Laghouat. En dépit du fait que ce fléau est en train d’entrer dans la normalité en raison de la paupérisation de larges pans de la société, il n’en demeure pas moins que le nombre de mendiants se multiplie ses dernières années. Une simple virée dans les quartiers de cette localité, vous renseigne sur ce phénomène où des femmes de différents âges, seules ou avec des bébés et enfants en bas âges, parfois des nourrissons et des hommes, y occupent les trottoirs des principales artères. Le vendredi, jour du souk hebdomadaire à Hassi R’mel, il vous est parfois impossible de se frayer un chemin dans la foule, sans être interpellé par ses pauvres mendiants (es) des deux sexes et de tout âge qui vous demandent l’aumône. Assises à même le sol, ces femmes, dont l’âge ne permet pas généralement de procréer, portent dans leur giron des nourrissons qu’elles traitent sans aucun ménagement pour les faire tenir tranquille ou encore allongés à même le sol les exposant à la poussière et la chaleur du soleil en ce début de période de canicule. Ecœuré par ces images misérables, un passant crie à qui veut l’entendre et pointe un doigt accusateur vers le “département de la Solidarité nationale qui ne fait rien pour porter secours à ces enfants en détresse”. Tel un rituel, ses femmes (porteuses d’enfants) se postent tôt le matin à l’entrée d’Ettaqwa, grande mosquée située à proximité du complexe administratif de la direction régionale de la division production de Sonatrach, certaines en haillons, d’autres enveloppées de leur hidjab, pour mieux susciter la magnanimité des fidèles venus accomplir la prière du vendredi. Au moment où elles tendent leur main et font tout pour apitoyer les fidèles qui font souvent preuve de générosité, certains de leurs enfants dorment encore, d’autres (bébés) tètent.

                    Quant à ceux en mesure de marcher, ils s’accrochent aux passants pour leur “soutirer” quelques sous. Un spectacle désolant et frappant à plus d’un titre lorsque cette innocence est violée de plein fouet alors qu’elle nécessite, à son âge, une protection sociale particulière. Le même scénario est constaté en cette fin de mois, devant le bureau de poste du centre-ville et celui situé a côté de la mosquée précitée. Période propice du fait des virements des salaires de milliers de travailleurs exerçant dans les sociétés pétrolières implantées dans la région. A noter que la misère a touché un grand nombre de foyers tant et si bien qu’il suffit de voir le spectacle quotidien offert par ces personnes “stationnées” pendant les heures du déjeuner et du dîner, devant les portails d’entrée des bases de vie, attendant un geste charitable de la part des personnes sortant des restaurants. Très sales et mal vêtus, des enfants seuls, lâchés par leurs parents, fréquentent les rues commerçantes et demandent de l’aumône à tout bout de champ sans hésitation. Ces enfants dont l’âge, pour leur majorité, ne dépassent pas les 10 ans, sillonnent à longueur de journée et sous un soleil de plomb, les trottoirs et les vitrines des magasins et autres boucheries. Le paradoxe, nous dit-t-on, est que, pour les mendiants adultes, très peu acceptent de la nourriture préférant plutôt de l’argent. C’est à ce titre qu’un commerçant a indiqué que “pour beaucoup d’entre eux exploitent les enfants pour assurer un gain facile”. Une pratique prohibée qui se pratique pourtant, à ciel ouvert et au vu et au su de tout le monde. L’école est incontestablement, le milieu naturel pour l’émancipation de cette innocence exploitée. Malheureusement, ces pauvres enfants sont utilisés comme appât, par ces “porteuses d’enfants et de bébés”. Ils vivent, en réalité, des moments dramatiques de leur vie.

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                    • Mercredi 30 Avril 2008 -- Dans un contexte marqué par la dégradation du pouvoir d'achat à cause notamment de la flambée des prix des produits de large consommation et la crise alimentaire mondiale qui s'annonce difficile pour l'Algérie, dont les ressources sont basés sur les hydrocarbures , les travailleurs algériens vont célébrer ce jeudi la Journée mondiale des travailleurs. C'est vrai que les fonctionnaires ont eu droit à des augmentations de salaires dans le cadre de la nouvelle grille des salaires entrée en vigueur depuis le début du mois. Cependant, le mouvement de protestation dénonçant cette nouvelle grille et l'élaboration des statuts particuliers pour certains secteurs, notamment, l'éducation, la santé et autres ne s'est pas arrêté depuis l'annonce de cette grille. De l'autre côté, les travailleurs du secteur économique restent dépendants des conventions de branche, et les augmentations de leurs salaires sont limitées à la situation financière de leurs entreprises, dont la majorité connaissent des difficultés. La Centrale syndicale qui avait annoncé la réalisation d'une étude sur l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs semble plus préoccupés par ses conflits internes. D'ailleurs, depuis l'annonce du report de la réunion de la commission exécutive de la Centrale syndicale, afin d'élire les membres du secrétariat exécutif et mettre fin à la polémique qui entoure le poste de secrétaire général adjoint créé lors du 11e congrès de l'UGTA, rien ne semble aller pour le mieux dans la maison du Peuple, puisque aucun rendez-vous n'a été fixé pour cette réunion. Cependant pour la question de l'élection des membres du secrétariat exécutif, le temps presse pour Sidi Said, d'autant qu'une tripartite se profile à l'horizon et des sources parlent de trois mois qui nous séparent de ce rendez-vous. A noter que l'UGTA qui a réussi à faire avaliser une nouvelle grille des salaires de la Fonction publique s'est retrouvée face à la crise du pouvoir d'achat qui a rendu cette augmentation des salaires des fonctionnaires sans effet. A ce titre, la Centrale syndicale s'apprête à finir une étude portant sur des propositions d'amélioration du pouvoir d'achat qui seront soumises au gouvernement dans le cadre de la tripartite. Si l'UGTA est préoccupée par les conflits internes, les organisations patronales n'arrêtent pas de réclamer une tripartite afin de relancer le pacte économique et social signé dans le cadre de la 12e tripartite. Un pacte qui reste sans application, notamment dans son chapitre relatif au soutien des PME et leur mise à niveau afin de les préparer à la concurrence qui s'annonce déjà difficile, et leur donner également la capacité de créer de nouveaux postes d'emploi et des richesses avec l'application de la nouvelle stratégie industrielle.

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                      • Mercredi 30 Avril 2008 -- C'est demain que l'Algérie, à l'instar des autres pays du monde, fêtera le 1er Mai. Cette année, la Fête du travail intervient dans un contexte particulier, marqué par une dégradation du pouvoir d'achat des travailleurs. Et si pour les travailleurs actifs, la situation est de plus en plus problématique, les retraités sont pour leur part au bout du gouffre. En effet, le retraité algérien est loin de savourer un repos bien mérité au terme de longues années de dur labeur. Les retraités vivent plus sévèrement cette dégradation du pouvoir d'achat par le fait que la majorité d'entre eux ont à leur charge leurs enfants qui sont au chômage. Ce qui rend la situation assez pénible. La famille des retraités se retrouve, aujourd'hui, dans une situation des plus précaires. Avec un pouvoir d'achat laminé de plus en plus par une augmentation effrénée du coût de la vie, les retraités se considèrent comme la dernière roue du carrosse. Portant les pouvoirs publics se sont fixé comme objectif de relever "un peu" leur pouvoir d'achat. L'année passée, des mesures avaient été prises pour la revalorisation des pensions et allocations de retraites avec effet rétroactif à partir du 1er mai 2007, avec paiement des rappels avant la fin octobre 2007. Cependant, la Caisse nationale des retraites (CNR) accusant un déficit de près de 250 milliards de centimes, se retrouve dans une situation qui risque, à court terme, de provoquer son dysfonctionnement. Cette situation qu'on n'a pas hésité à qualifier de dangereuse pour le devenir de la Caisse nationale des retraites est illustrée par le retard accusé pour la revalorisation des pensions de retraite. Le déficit entre les recettes et les dépenses ne cesse de se creuser depuis 1998, suite aux départs précoces de la vie professionnelle de milliers de travailleurs des entreprises publiques qui ont rejoint les rangs des retraités après la promulgation de l'ordonnance du 31 mai 1997. En effet, en 1997, la tripartite avait conclu à la nécessité d'alléger un tant soit peu les travailleurs arrivés à un certain âge en leur permettant de postuler à la retraite au bout de 32 ans de service. Cette mesure devait permettre surtout la création de nouveaux postes d'emploi. Il faut dire que le système national de retraite a, depuis sa création, évolué en fonction de l'évolution qu'a connue l'Algérie aux plans économique et social. C'est dans ce cadre qu'il a été créé deux nouveaux régimes de retraite, en l'occurrence la retraite proportionnelle et la retraite sans condition d'âge. Or, la mise en place de ces deux nouveaux régimes de retraite n'a pas été suivie de mesures que les pouvoirs publics doivent mettre en place pour compenser le manque à gagner dans le financement de la retraite. Le système national de retraite a connu de sérieuses difficultés financières pour assurer le paiement régulier des pensions de retraite et n'avait cessé d'enregistrer, au fil des exercices, des déficits de plus en plus importants. D'ailleurs, avec son arrivée à la tête du département du travail et de la sécurité sociale, M. Tayeb Louh n'a pas caché sa volonté de revoir le dispositif mis en place en 1997, arguant que c'est la CNR qui en pâtit le plus et expliquant ses difficultés par les incidences de l'ordonnance en question. En somme, la réforme du régime des retraites en Algérie s'impose comme une nécessité compte tenu de la situation. La tâche semble ardue et risque de provoquer des tensions, mais elle est impérative, d'autant que, selon des statistiques rendues publiques récemment, le nombre de personnes qui auront, à moyen terme, atteint l'âge de la retraite (60 ans), sera multiplié par 3, soit 4 millions.

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                        • Mercredi 30 Avril 2008 -- L’ancien ministre des Finances M. Abdelatif Benachenhou, a affirmé qu’il est nécessaire d’augmenter le taux de la croissance. Il a estimé que les solutions existent et qu’elles ne sont pas magiques.

                          L’ex ministre a donné une liste portant dix recommandations pour sortir de la situation actuelle. Il a considéré que le renforcement des grandes entreprises économiques publiques et l’encouragement du secteur privé ainsi que la sélection des partenaires étrangers et le suivi de l’opération de privatisation pourraient apporter de bons résultats.

                          M. Benachenhou a indiqué, dans une conférence de presse à l’institut supérieur de gestion et de planification, que le taux de croissance réalisé en Algérie est insuffisant en termes de quantité et de qualité. Il a indiqué que le taux de croissance est généralement réalisé par le secteur des hydrocarbures. « Le développement réel est calculé par rapport au degré de productivité des entreprises », ajoute-t-il.

                          L’ex ministre des Finances a également soulevé un nombre de questions relatives à la privatisation. Il pense qu’elle n’est pas mauvaise et que le problème est dû à l’absence de contrôle. Il a donné l’exemple du complexe d’El Hadjar et a indiqué que le groupe Mittal Steel fait ce qu’il veut en l’absence du suivi des pouvoirs publics qui possèdent 30% du capital du groupe.

                          Il constate que « l’Algérie verse des sommes considérables pour l’importation du fer blindé ». Il a rappelé qu’il avait conseillé à Hamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements, d’effectuer une évaluation qualitative de la privatisation. Il a affirmé que les chiffres seuls ne suffisent pas et que la solution n’est pas de privatiser les compagnies et de laisser les nouveaux propriétaires faire ce qu’ils veulent.

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