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Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

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  • April 30, 2008 -- The Algerian government has allocated $2.5 billion for basic food subsidies for 2008, Finance Minister Karim Djoudi announced on Tuesday (April 29th), indicating that $1.95 billion alone had been earmarked to support wheat prices and $500m would subsidise milk-related raw materials. According to Djoudi, the U.S. dollar's depreciation is not affecting Algeria's foreign exchange reserves and is underpinning the country's purchasing power. Algeria's consumer price inflation accelerated from 4.4% in January to 4.9% in February due largely to a surge in food prices.

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    • Samedi 3 Mai 2008 -- Au vu des conséquences provoquées par les augmentations de produits de large consommation sur les travailleurs de la Fonction publique, les membres du conseil national du secteur des finances, affilié au Snapap, demande * l’Intersyndicale de la fonction publique d’introduire dans sa plate-forme de revendications des demandes de prêts sans intérêts pour les fonctionnaires échelonnés * long terme et l’adoption du 13e mois pour une durée de cinq années minimum. Cette revendication du Conseil des finances, qui coïncide avec la Fête internationale du travail, est considérée par ce dernier comme un “mécanisme provisoire qui peut remédier * une certaine préoccupation du fonctionnaire dans une période de flambée”.

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      • Samir Allam :


        Mardi 13 Mai 2008 -- L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a rendu public, mardi 13 mai, son rapport sur la situation en Algérie. « Une conjoncture internationale favorable et une bonne maîtrise des agrégats macro-économiques ont permis * l’Algérie de connaître depuis 2002 des taux de croissance convenables, mais qui restent en deç* du potentiel du pays, notamment en termes de croissance hors hydrocarbures », note l’OCDE.

        Selon l’organisation, le PIB a enregistré en 2007 une hausse de 3,2% contre 2,5 en 2006. «La croissance reste tributaire des hydrocarbures», qui contribuent * hauteur de 45,9% au PIB, même si la croissance du secteur a reculé de 0,7% en 2007, en raison notamment de problèmes techniques et de maintenance des installations pétrolières.

        En 2007, le secteur du BTP a connu une baisse, avec une croissance de 9,5%, contre 11,5% en 2006. L’industrie a poursuivi son ralentissement, avec seulement 1,1% de croissance contre 2,8% en 2006. Le secteur industriel ne représente que 5% du PIB. « On estime que l’industrie publique a perdu 80% de son potentiel depuis 1989 », note le rapport de l’OCDE. Seul point positif, les services et l’agriculture se sont mieux comportés qu’en 2006, avec respectivement 6,9 et 5,9% de croissance.

        La hausse continu des prix des hydrocarbures a permis * l’Algérie d’investir massivement, mais l’économie algérienne reste peu diversifiée, avec un taux de chômage élevé notamment chez les jeunes, souligne le rapport. La contribution du secteur privé au PIB reste faible. L’OCDE note aussi que le programme de relance économique du président Bouteflika, estimé * 150 milliards de dollars, est cours de réévaluation pour tenir compte des « capacités d’absorption insuffisantes de l’économie, notamment dans le dimensionnement des projets et leur exécution et de l’efficacité de la dépense publique ».

        En 2007, l’Algérie a importé massivement (+27,9%) tandis que les exportations ont diminué en volume, mais ont enregistré une hausse en valeur (+8,9%). Les exportations hors hydrocarbures ont dépassé la barre symbolique du milliard de dollars (1,31 milliard). Mais elles demeurent « trop faibles pour contribuer significativement * la croissance.»

        Sur le plan politique, l’OCDE souligne les faibles taux de participations aux dernières élections législatives (mai 2007, 38%) et locales (novembre, 44,09%). « Ces taux, jugés faibles pour des consultations décisives, semblent être devenus une caractéristique structurelle de la vie politique algérienne et un signe de désaffection relative de la population, qui a tendance * assimiler partis d’opposition et pouvoir en place * un même et unique système politique ».

        Dans le domaine social, le taux de pauvreté a connu une légère baisse en 2006 (5,6%) contre 5,9% en 2005. En 2006, l’Algérie comptait 1,87 millions de pauvres, du même ordre qu’en 1988. Ce nombre « reste toutefois élevé au regard de la manne pétrolière qui s’est déversée sur le pays ». Le taux de chômage reste l’un des plus élevés de la région. Le système éducatif « fait montre d’une faible efficacité », selon l’OCDE. Seul point positif : « le système de santé algérien jouit d’un niveau de développement appréciable tant au niveau des infrastructures que de l’encadrement médical et paramédical.»

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          • Mercredi 14 Mai 2008 -- Le taux de chômage en Algérie reste un des plus élevés de la région. C’est ce que relève un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique, (OCDE). Le document souligne que malgré la réduction du nombre d’emplois dans le secteur public, l’État reste le principal employeur. “Une croissance tirée par le secteur privé et l’investissement devraient suppléer * l’avenir au rôle de l’État en la matière, mais il faut encore relever la faible productivité du travail”, indique le document. Le rapport citant les données officielles note que le taux de chômage total aurait été réduit de moitié sur cinq ans, passant de 30% en 2001 * 15,3% en 2005 et 12,3% en 2006. Le taux de chômage estimé en 2007 est de 13,8% avec un nombre de chômeurs atteignant 1,24 million pour 10,51 millions d’actifs. Chez les jeunes, le taux a lui aussi baissé sensiblement, passant de 48% en 2001 * 31% en 2005. Le chômage est plus élevé en milieu urbain (12,8%) que rural (11,5%) et il touche plus les femmes (14,4%) que les hommes (11,8%). Grâce au retour de la croissance depuis 2000, le taux de pauvreté au niveau national a baissé * 5,6 pour cent en 2006 contre 5,9 en 2005, mais plus nettement en milieu urbain qu’en milieu rural. Le nombre de personnes pauvres s’élevait ainsi en 2006 * 1 876 000, du même ordre qu’en 1988, mais avec une population totale plus nombreuse. Il reste toutefois encore élevé au regard de la manne pétrolière qui s’est déversée sur le pays. “Grâce aux dépenses sociales de l’État, ce nombre pourrait baisser, * condition que les problèmes de logement, de transports et de sécurité, qui se posent encore avec acuité, soient résolument pris en charge”, souligne le rapport. Le document explique qu’une conjoncture internationale favorable et une bonne maîtrise des agrégats macroéconomiques ont permis * l’Algérie de connaître depuis 2002 des taux de croissance économique convenables, mais qui restent en deç* du potentiel du pays, notamment en termes de croissance hors hydrocarbures. Comparée * des économies * revenu similaire, l’économie algérienne reste peu diversifiée, et la contribution du secteur privé au PIB global demeure faible.

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            • Anis Merkal :


              Mardi 20 Mai 2008 -- Un Conseil du gouvernement consacré aux indicateurs économique s’est tenu, mardi 20 avril, * Alger. En 2007, le taux de chômage en Algérie a baissé de 0,8 %, selon le ministre de la communication Abderrachid Boukerzaza qui s’exprimait lors de son point de presse hebdomadaire * l’issue du conseil. Ce taux est passé de 12,6 en 2006 * 11,8 en 2007. Ce chiffre rejoint celui avancé il y a quelques mois par le ministre de la Solidarité nationale. Mais des organismes indépendants nationaux et internationaux évoquent régulièrement un taux de chômage réel aux alentours de 30 %. Plus inquiétant, plus de 50% des jeunes sont touchés par le phénomène.

              Hormis l’industrie qui affiche un faible taux de croissance de 0,8 %, les autres indicateurs économiques sont positifs, a ajouté le ministre. En effet en 2007, le PIB s’est établi * 3990 milliards de Da (39,9 milliards de dollars), en hausse de 3% par rapport * 2006. Le revenu par habitant s’est inscrit 3968 dollars (+13%).

              Sans surprise, la croissance a été boostée par le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) qui enregistre une hausse de 9,5%, suivi par les services (6,8%) et l’agriculture (5%). Le volume des importations a augmenté considérablement durant l’année 2007, atteignant 27,8 milliards de dollars, en hausse de 30% par rapport * 2006. L’épargne nationale s’est élevée * 5,32 milliards de dinars, en hausse de 11,4% tandis que les recettes fiscales ont rapporté 3688 milliards de dinars au Trésor. Enfin, l’inflation a atteint officiellement 3,5 %.

              Ces chiffres officiels seront certainement contestés par les organismes indépendants et les experts. L’économie algérienne dépend en grande partie des recettes issues des exportations d’hydrocarbures.

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              • Mercredi 21 Mai 2008 -- L’économie algérienne a enregistré en 2007 des résultats “satisfaisants”. Théoriquement, peut-être quand c’est un membre du gouvernement qui le dit. Mais les chiffres le démontrent. Une rafale de chiffres positifs pour appuyer le satisfecit que s’octroie le gouvernement en guise de bonne santé financière du pays. Avec un taux de croissance de 3% dans l’exercice précédent, un PIB de 9 390 milliards de dinars, le PIB par personne se renforce * 3 998 dollars. Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication M. Boukerzaza est tout autant satisfait que ses collègues qui ont adopté ce bilan présenté par le délégué chargé de la planification.

                En 2007, l’agriculture, le bâtiment, les travaux publics et les services ont enregistré respectivement 5%, 9,5% et 6,8% de croissance. Parallèlement, les importations ont fait un bond de 30% par rapport * 2006, pour se situer * 27,8 milliards de dollars. L’épargne nationale a atteint 5,32 milliards de DA, soit une hausse de 11,4% par rapport * l’année précédente. Cette amélioration de la balance a eu pour effet un excédent et la caisse de régulation d’engranger 3 200 milliards de DA. Ces chiffres importants n’ont pas d’effet pourtant sur les prix * la consommation qui ont connu une hausse de 3,5%. Ainsi, malgré les résultats de l’agriculture, les prix n’ont pas cessé d’augmenter en 2007 et de se stabiliser * des seuils très élevés. Dans le segment chômage-emploi, les taux sont dans la même tendance. Le chômage est ramené * 11,8%, alors qu’il se situait * un taux de 12,3% en 2006. Par contre, l’inflation a augmenté. Elle était de 2,5% et passe une année après * 3,5%, prenant un point.

                Et pour donner un coup d’accélérateur au secteur industriel qui cumule du retard, le Chef du gouvernement, selon M. Boukerzaza, a insisté sur la nécessité d’autres efforts pour rattraper le retard par la mise en œuvre de la stratégie industrielle. Par ailleurs, le Conseil de gouvernement, qui s’est réuni hier, s’est penché sur trois projets de décrets présentés par le ministre de la Solidarité et le ministre de la Pêche. Ould Abbas a présenté deux projets de décrets exécutifs portant conditions de création, organisation, fonctionnement et contrôle des établissements sociaux et médicaux sociaux et un autre sur les établissements d’accueil de la petite enfance. C'est-*-dire les crèches, les maternelles, les jardins d’enfants… Le ministre de la Pêche, dans le sillage de l’élaboration des statuts particuliers, a présenté un projet de décret portant statut du personnel de son secteur.

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                • May 30, 2008 -- Rising oil prices are opening the door to a long-awaited financial golden age for Algeria; with $110 billion of exchange reserves and more than $80 billion in oil revenue forecast for 2008 alone, Algeria’s state coffers have never been as full as they have been over the past two years.

                  "Algeria is not as rich as some imagine, at least not yet, but all the indications are that the price of a barrel will not fall below the 100 dollar mark over the second quarter due to constantly growing demand from the American market," explained oil expert Amar Khelifi. He noted, however, that Algeria is essentially a gas-producing country. "We only produce 1.5 million barrels [of oil] a day," Khelifi says.

                  The pressing issue right now for the government's financial advisors: how to find ways of investing this revenue instead of stockpiling it.

                  Former Prime Minister Abdessalem Belaid feels that Algeria must seriously think about laying the foundations of a production-based economy rather than remaining dependent on oil revenues. "It beggars belief that oil and gas generate 98% of the country's income," he said.

                  "I'm convinced that a fall in the price of a barrel will be catastrophic for the national economy," Belaid adds.

                  Economist Arslane Chickaoui pointed out that Algeria’s economy is based on the distribution of income and not on the creation of wealth. "If we continue along this route, our economy will remain on the sidelines compared with those of neighbouring countries", he told Magharebia.

                  Algeria can still become an active player in the world economy, provided that the right measures are taken, he said. Algeria should invest "to make up lost ground".

                  After suffering economic paralysis during the "black decade", Chickaoui continued, priority must now be given to "basic infrastructure, communications and telecommunications, so that [Algeria] will be attractive to foreign investors". It is also important to stimulate growth in the service sector, he added, noting that "the world’s largest economies are based on services".

                  The most important thing, he concluded, is to never to forget the oil crisis of the 1980's.

                  The leader of OPEC, however, doubts such a crisis could recur. Algerian Energy and Mining Minister and current OPEC president Chakib Khelil insists that "oil prices will remain high, barring a worldwide economic recession", given the "sustained growth in demand from major consumers and emerging countries, the continued devaluation of the dollar [and] the cutting-back of crude production in the largest non-OPEC producers such as Russia".

                  Despite Khelil's reassurance that Algerian revenue will continue to grow thanks to the international market, politician Ramdane Taâzibt of the Workers' Party agrees with Chickaoui that profits should be spent on Algeria now.

                  "This money, which belongs to the national community, must be used for the country’s development.... Reducing unemployment and saving the nation’s productive heritage are one of the main areas on which the government must concentrate," he told Magharebia.

                  The Islamist El Islah party voiced a similar argument in a statement issued on May 25th. "There is an urgent need to implement social policies best able to support purchasing power and to preserve citizens’ basic rights in life, such as work, care, housing and security, if we are to avoid a social explosion," the MRN statement said.

                  Algerian citizens also want the government to help improve their purchasing powers and ameliorate rising food costs.

                  "The State coffers are full, but our pockets are empty," said Tarek, a public sector worker with a family to support.

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                  • Nissa Hammadi :


                    Jeudi 5 juin 2008 -- La croissance des prix * la consommation a atteint les 6,4% en une année. En l’occurrence, d’avril 2007 * avril 2008. Tandis que le rythme d’inflation moyen pour les quatre premiers mois de l’année en cours par rapport * la même période de 2007 se situe * 5,2%. Sans surprise, ce sont les produits alimentaires qui ont connu la hausse la plus importante. Même si le mois dernier, l’indice des prix * la consommation des biens alimentaires a enregistré un taux d’accroissement négatif de - 1,9%, avec une baisse pour la viande de poulet de l’ordre de -13,1% et la pomme de terre de -11%, globalement sur l’année, les prix des produits alimentaires, selon une étude de l’Office national des statistiques, ont connu une envolée de 12,40%, les produits agricoles frais de 9,60% et de 15% pour les produits alimentaires industriels. Dans le détail, en l’espace de vingt ans, le prix de la viande de mouton a connu une hausse évaluée * 462,30% et le poulet * 540,90%. Le kilo de viande de mouton se vendait en 1989 * 116 DA, il est actuellement * 650 DA. Le poulet * 30 DA et aujourd’hui, il est * 190 DA. Prenons l’exemple également de la sardine qui était proposée il y a deux décennies * 29 DA et qu’on ne peut mettre dans nos couffins en 2008 qu’en payant 140 DA. Soit une progression de 573,70%. Lors des douze derniers mois, elle a connu une hausse de 14,40% et 4 ,60%. Il est intéressant également de voir comment le prix du merlan a évolué passant de 110 DA en 1989 * 750 DA cette année. Soit une hausse de 590,80%. Quant * la tomate et la carotte, elles ont connu une hausse respectivement de 12 et 22% ces douze derniers mois et 16,60 et 4,90% entre mars et avril 2008. À l’exception de la courgette, des petits pois, des fèves, artichaut vert, l’oignon vert, l’ail pour les légumes, et tripes, têtes et pattes de mouton, tripes de bœuf et merguez rouge vrac, pour les viandes, tous les prix ont augmenté au moins de 2% en l’espace d’une année.

                    Pour ce qui est des produits manufacturés, ils ont accusé une stagnation en avril 2008 par rapport * mars de l’année dernière. Quant aux services, ils ont marqué une timide augmentation de 0,1%. Cette hausse vertigineuse des produits alimentaires a eu pour conséquence de laminer le pouvoir d’achat des ménages qui consacrent désormais près de 50% de leur budget domestique * l’alimentation. Viennent loin derrière les préoccupations liées * l’habillement dans l’ordre de 11%, logement et charges 5%, meubles et articles d’ameublement 6,8%, santé et hygiène corporelle environ dans les 3%, transport et communication 11%, et éducation, loisirs et culture 6,5%. En effet, en vingt ans, le prix d’un billet classe économique Alger-Paris a cumulé une variation de 2 359,80%, passant de 2 163,30 DA * 53 000 DA, et le billet couchette Alger-Marseille par mer, de 1 140 DA * plus de 18 000 DA. Le ministère de l’Agriculture explique la frénésie qui s’empare des prix des fruits et légumes, périodiquement par des dysfonctionnements dans le marché de gros qui induisent la multiplication des intermédiaires qui vendent en seconde, troisième main, voire plus, qui additionnent les marges bénéficiaires et font flamber les prix en dernière instance. À ce niveau, on parle même d’un excédent de 20% de fruits et légumes enregistré, ces cinq dernières années. Au moment où le ministère du Commerce avance, lui, que le prix de la pomme de terre a augmenté de 100%, ces derniers temps. À noter que pour ce qui est de l’inflation, le champs d’observation de l’ONS a englobé dix secteurs géographiques, * savoir Bab-El-Oued, Alger-centre, El-Biar, Belcourt, El-Harrach, Bir-Mourad-Raïs, El-Mouradia, El-Madania, Kouba et Hussein Dey. Quant * l’enquête sur la consommation des ménages, elle a consisté en un sondage auprès de 10 618 familles réparties sur le territoire national.

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                    • Mercredi 11 juin 2008 -- Si pour l'ensemble des produits alimentaires hors légumes, les prix restent relativement sans grands changements notables, celui du café a connu une progression fulgurante, près de 20% en une quinzaine de jours. Une virée dans le marché de gros amène * conclure que les prix de ce produit tant prisé se sont affolés et ne sont pas loin d'atteindre ceux de la fin 1993, avec des pics de 600 dinars le kilo, en plus de sa rareté. Toutefois, les raisons avancées pour expliquer cette hausse sont liées aux cours mondiaux grandement affectés en raison de la dépréciation du dollar et de la position des pays producteurs qui veulent tenir compte du prix du pétrole brut et des autres matières premières cotés sur les places boursières internationales.

                      En revanche, pour ce qui était appelé * l'époque la crise du café, les raisons étaient beaucoup plus dues * un mauvais approvisionnement suite * la fin du monopole d'Etat sur le commerce extérieur et l'entrée en lice timide des importateurs qui faisaient leur apprentissage. L'actuelle envolée des prix survient après une baisse enregistrée pour ce produit de large consommation pour atteindre, il y a près de 2 ans, le seuil de 280 dinars le kilo au détail. La dernière hausse a fait grimper les tarifs pour avoisiner les 520 et 560 dinars le kilo pour le café en vrac, 580 pour le conditionné et la barre des 650 pour le produit fini importé, notamment pour des marques réputées et vendues notamment dans les grandes surfaces. De leur côté, les grossistes le cèdent * entre 440 et 460 dinars le kilo, alors que le café de second choix est écoulé * 420 dinars. Avant cette flambée, la meilleure qualité se vendait au maximum * 390 dinars. Selon un torréfacteur, même si l'augmentation au niveau du marché mondial est un fait réel, il n'en demeure pas moins qu'elle ne reflète pas celle enregistrée par la mercuriale du marché national, étant donné que certains importateurs exploitent cette augmentation pour écouler leur stock acquis * l'ancien prix en pratiquant le nouveau.

                      « Etant donné qu'il s'agit d'une denrée sujette * une demande importante et constante, les petits torréfacteurs et les grossistes n'ont de choix que d'abdiquer face au diktat des importateurs, qui détiennent une chance supplémentaire pour soigner leur trésorerie », a tenu * préciser notre interlocuteur, en relevant au passage que sa corporation fait également face * certaines contraintes et * des dépenses supplémentaires diminuant leur marge bénéficiaire.

                      Concernant les autres denrées alimentaires, si pour la semoule, la farine ainsi que les pâtes alimentaires, la stabilité des prix semble être maîtrisée avec la subvention de l'Etat, en revanche, l'huile et le sucre demeurent des produits dont les prix fluctuent et restent * la merci du marché international et de son abondance. A titre illustratif, pour le sucre, cédé actuellement * raison de 2.300 dinars le sac de 50 kg en gros et autour des 50 dinars le kilo chez les détaillants, il a suffi que le marché d'Oran soit inondé suite * un important arrivage, il y a plus de deux mois, pour que le prix descende * hauteur de 1.950 dinars le sac de 50 kilos.

                      Pour l'huile, les prix restent en l'état et ont même connu une légère baisse de 20 dinars pour une bonbonne de 5 litres, baisse décidée par le plus grand producteur national et qui contraint les autres * emboîter le pas. Mais pour le marché ouest, les grossistes tablent sur une autre baisse avec l'entrée en lice de l'opérateur égyptien qui vient de s'installer au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur. Selon certains grossistes, cet opérateur a annoncé la couleur en proposant une bonbonne de 5 litres * 450 dinars du fait que dans son pays d'origine, il est également producteur de tournesol et compte l'acheminer * bon prix pour les besoins de son entreprise, qui sera opérationnelle, dit-on, * la fin du mois en cours.

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                        • ALGIERS, June 18, 2008 (Reuters) - Higher food costs pushed Algeria's consumer prices up to 5.4 percent in the first five months of 2008, official figures published on Wednesday showed.

                          Food costs rose 10.4 percent during the January-May period, according to the data issued by the National Statistics Office (ONS) and carried by the state news agency APS.

                          It gave no comparative figure for the same period last year. Consumer prices rose 0.9 percent in May versus the previous month, ONS said.

                          The OPEC-member country's consumer price inflation averaged 3.5 percent for the whole year of 2007, up from 2.5 percent in 2006.

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                          • Jeudi 19 Juin 2008 -- Les prix * la consommation en Algérie ont enregistré une hausse de 5,4% au cours des cinq premiers mois de l’année 2008, a indiqué mercredi l’Office national des statistiques (ONS). Cette variation est due notamment * une “forte hausse” des prix des biens alimentaires (+10,4%), avec +6,8% pour les produits agricoles frais et +14,3% pour les produits alimentaires industriels. Quant aux prix des produits manufacturés, ils ont progressé de 0,90%, tandis que ceux des services se sont établis * +0,70% pendant la période de référence, précisent les statistiques de l’ONS. Cette évolution situe le rythme d’inflation annuel (mai 2007- mai 2008) * 6,3%, relève l’office. Cette augmentation s’explique essentiellement par l’envolée des cours des matières premières sur les marchés mondiaux, selon des experts.

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                            • Jeudi 19 Juin 2008 -- Après le FMI (Fonds monétaire international), qui avait évalué le taux d’inflation en Algérie durant l’année écoulée * 4,5%, l’Office national des statistiques (ONS) a indiqué, hier, que les prix * la consommation ont enregistré une hausse de 5,4% au cours des cinq premiers mois de l’année 2008. La note de l’ONS, diffusée hier et rapportée par l’APS, montre une nouvelle flambée sur la balance des coûts des produits de première nécessité. D’après l’Office national des statistiques, cette variation est due notamment * une « forte hausse » des prix des biens alimentaires (+10,4%), avec +6,8% pour les produits agricoles frais et +14,3% pour les produits alimentaires industriels. S’agissant des prix des produits manufacturés, ceux-ci ont progressé de 0,90%, tandis que ceux des services se sont établis * +0,70% pendant la période de référence. Cette évolution vertigineuse des prix * la consommation situe le rythme d’inflation annuel (mai 2007 - mai 2008) * 6,3%, relève l’ONS. En 2006, l’inflation tournait autour de 2,5% * 3%, tandis qu’en 2005 celle-ci était * hauteur de 1,6% et 3,6% en 2004, si l’on se réfère aux dernières statistiques du FMI sur les indices macroéconomiques de l’Algérie. Cette énième augmentation mise en évidence par l’ONS s’explique essentiellement par l’envolée des cours des matières premières sur les marchés mondiaux.

                              Excepté les prix du sucre et des produits sucrés qui ont accusé une baisse de 6,4% et * un degré moindre la viande et abats de bœuf (0,60%), tous les produits du groupe alimentation s’étaient inscrits en hausse entre mai 2007 et mai 2008. La tendance haussière des prix * la consommation risque d’aggraver la tendance inflationniste en 2008. Cette hausse des prix a touché beaucoup plus les huiles et graisses avec (48,7%), café, thé et infusion (36,5%), poissons frais (23,1 %), fruits (19%), viande de poulet et œufs (18,2%), légumes (10%) et lait, fromage et dérivés (9%). La hausse des produits du groupe s’étend également aux pains et céréales avec +8,2%, la pomme de terre (6,2%) et les viandes et abats de mouton +2,5%. L’Algérie ne pourra ainsi éviter de voir sa facture d’importation en céréales s’alourdir de façon alarmante, compte tenu des cours mondiaux qui ont atteint des niveaux historiques. Selon l’ONS, l’indice des prix * la consommation a enregistré, pour le mois de mai 2008, une croissance de 0,9% par rapport au mois d’avril, soit une variation proche de celle relevée le même mois de l’année précédente (+1,1%). Cette variation traduit les fluctuations des prix selon les catégories des produits avec une hausse mensuelle de 1,8% pour les produits alimentaires et une hausse de 3,7% pour les produits agricoles frais, une légère augmentation de 0,2% pour les services et une stagnation pour les produits manufacturés. Le rythme annuel d’inflation est passé de 29,04% en 1994 * 3,5% en 2007, contre 2,5% en 2006, rappelle-t-on.

                              Le Fonds monétaire international (FMI) n’a pas manqué * plusieurs reprises de mettre en garde l’Algérie contre ce qu’elle qualifie « d’expansionnisme budgétaire » qui risque d’aggraver l’inflation. Les dernières prévisions émises par les analystes de l’institution de Bretton Woods estiment que l’inflation en Algérie sera soutenue en 2008 par la persistance de la hausse des prix * la consommation des produits de première nécessité. C’est ce que confirme d’ailleurs le tableau exposé, hier, par l’ONS.

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