Announcement

Collapse
No announcement yet.

Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts


  • Samedi 21 Juin 2008 -- Dans leur analyse de la situation actuelle des recettes nationales des exportations des hydrocarbures, les experts en économie ont déclaré à l’unanimité à El Khabar, que le rythme des réformes actuelles ne va pas de pair avec les revenus réalisés chaque année par l’Algérie.

    Ces experts ont estimé que l’Algérie est à l’abri des risques extérieurs pour les quatre prochaines années, en raison de l’accumulation des réserves de changes, estimées à plus de 120 milliards de dollars.

    Le taux annuel de croissance reste inférieur à celui enregistré dans certains pays à faibles recettes pétrolières, estimé entre 3,4 et 3,5% entre 2005 et 2007. Toutefois, le taux de croissance du continent africain, selon les statistiques de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, a atteint 6%.

    Contactés par El Khabar, certains experts en économie ont expliqué le déséquilibre entre les recettes réalisées et l’amélioration des indices de la macroéconomie par la non-concordance entre le rythme de l’absorption des ressources financières disponibles et le rythme de l’augmentation de ces dernières.

    Ils ont expliqué cette défaillance par l’augmentation des recettes de l’Etat algérien qui dépend du rythme de la hausse des prix du pétrole dans les marchés extérieurs. D’autres pays travaillent, néanmoins, à combiner entre l’augmentation des ressources et l’augmentation du taux de la production et investissements intérieurs. Cette balance que les politiques économiques consécutives ont échouée à réaliser, ne serait-ce qu’en petite partie.

    Comment


    • Comment



      • Jeudi 26 juin 2008 -- L’économie nationale est en panne ! Ce vieux constat, bien connu des Algériens, émane cette fois-ci de Ahmed Ouyahia, fraîchement nommé pour la troisième fois chef du gouvernement. « Notre pays est toujours gravement dépendant des seules recettes du pétrole, y compris pour garantir notre alimentation importée », soulignait-il hier à Alger dans son discours à la cérémonie d’ouverture des travaux du 3e congrès de son parti, le RND. Louant les progrès accomplis au plan économique et social, le secrétaire général (réélu hier) du RND se demande si l’Algérie est à l’abri d’un nouveau krach économique semblable à celui vécu dans les années 1990 et qui a nécessité, à ses yeux, un « humiliant rééchelonnement » de la dette. « Est-ce à dire que tout va bien ? Et à dire que l’Algérie s’est enfin libérée d’une dépendance économique excessive envers l’extérieur ? Est-ce à dire qu’elle a libéré ses citoyens de la dépendance envers l’aide de l’Etat ? Est-ce à dire que tous nos compatriotes sont heureux dans leur quotidien et rassurés sur leur avenir ? La réponse est assurément non », conclut-il, insistant sur le fait qu’il y a des jeunes Algériens, acculés par le désespoir, qui sont contraints au suicide à travers les mers et que la criminalité et les maux sociaux se propagent à travers le pays, jusque dans les villages les plus reculés.

        Cela, souligne-t-il encore, pendant que certains sont attelés à accumuler des richesses mal acquises. M. Ouyahia considère la bureaucratie comme un véritable frein au développement économique. Elle est pesante, dit-il, ne s’adapte toujours pas aux réformes pour se mettre efficacement au service du citoyen et elle ne réalise pas encore la nécessité cruciale de faciliter l’investissement, pour la création de richesses et surtout d’emplois si nécessaires, face au poids pesant du chômage sur la société et notamment sur les jeunes. » Loin de pointer du doigt tel ou tel responsable. Il estime que l’amélioration de cette situation ne peut dépendre d’un homme seul, félicitant au passage le président Bouteflika « pour avoir, selon lui, interpellé la société au sursaut salvateur qui exige le concours de tous ».

        « Anarchie et surenchère »

        Il se dit que le gouvernement à lui seul ne pourrait pas changer le cours des choses. « Une crise de société ne se dépasse réellement qu’avec le concours de tous », indique-t-il, affirmant que « les crises sont cycliques si leurs leçons ne sont pas réellement assimilées ». S’étalant sur le sujet, Ahmed Ouyahia se dit convaincu que « l’Algérie n’avancera pas avec d’un côté ceux qui travaillent et de l’autre ceux qui se confinent dans la seule critique », « elle ne se redressera pas avec d’un côté ceux qui souffrent et de l’autre ceux qui s’enrichissent indûment », « elle ne se construira pas en comptant seulement sur l’apport de l’Etat, sur des droits à réclamer sans devoirs à assumer ». Elle ne peut progresser « dans l’anarchie et dans la surenchère » ni se construire « avec l’ignorance des compétences locales au profit de schémas conçus par d’autres, de l’extérieur, pour servir d’abord leurs propres intérêts ».

        Sans détours ! Avec insistance, il appelle les Algériens à dépasser « les débats idéologiques ». « Ni le repli sur le passé, ni encore moins le renoncement à notre identité par mimétisme, ni la course dogmatique vers l’ouverture économique, ni encore mieux le populisme, n’apporteront de réponses à nos problèmes », lance-t-il à l’adresse de l’assistance. Pour lui, l’illusion est de ne pas reconnaître aujourd’hui que sans le pétrole, notre nourriture quotidienne ne pourrait être assurée, car elle dépend de coûteuses importations, et que même les salaires des fonctionnaires ne pourraient être versés par l’Etat.

        Tout en soulignant clairement la fragilité de l’économie nationale, il appelle à rompre avec « le mythe de l’aisance financière » et à réaliser que si le prix du pétrole passe en dessous de la barre des 60 dollars tous les projets du pays seraient chimériques et sans lendemain. Le nouveau chef du gouvernement est allé jusqu’à presque remettre en cause toute la politique actuelle du gouvernement qui consiste à dépenser l’argent du pétrole, et ce, en disant que « la bonne gouvernance ne consiste pas seulement à dépenser les recettes du pétrole ».

        Mais elle est « une régulation efficace et honnête au service des citoyens et des producteurs et une application ferme de la loi pour tous et au bénéfice de tous ». « Le bien-être des uns ne peut avoir de sens sans une stabilité sociale garantie par un bien-être partagé », soutient-il, dénonçant ceux qui bâtissent leurs richesses au détriment de l’économie nationale et par voie de fraudes diverses. Il souligne enfin que l’ennemi mortel de l’Algérie n’est pas le terrorisme, mais plutôt « l’insouciance, la médiocrité ainsi que les égoïsmes individuels qui prennent le dessus sur la collectivité, sur nous-mêmes, sur notre patrie ».

        ***

        Comment



        • Dimanche 6 juillet 2008 -- Lors de son discours prononcé hier à l’occasion de la Fête de l’indépendance et de la jeunesse, le président de la République n’a pas manqué d’évoquer les efforts de la politique sociale déployée par les pouvoirs publics au bénéfice du pouvoir d’achat du citoyen et des couches défavorisées. «L’Etat ne ménagera aucun effort et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger le pouvoir d’achat du citoyen et soutenir les couches défavorisées», dira dans ce sens Abdelaziz Bouteflika, ajoutant que les efforts dont il est question vont également au profit de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ces efforts passent, selon le chef de l’Etat, par l’accélération du développement économique et la maîtrise de l’inflation ou encore «la subvention des produits de large consommation». Le Président soulignera au passage l’envolée des prix de ces produits sur les marchés internationaux. D’où la question de savoir quelle est la portée réelle des mesures prises par l’Etat dans une conjoncture mondiale de marchés affolés par les prix inlassablement en hausse et d’un pouvoir d’achat algérien qui n’en finit pas de subir les contrecoups et perdre pratiquement tout ce qu’il pouvait prétendre avoir de pouvoir. Le président de la République notera également que le soutien au pouvoir d’achat passe par la réduction du chômage dont il souligne d’ailleurs le «recul visible», comme il passe aussi, poursuivra-t-il, par «la diversification des mécanismes d’emploi». A ce propos, Bouteflika cite le plan mis en place depuis début juin dernier pour la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage dans l’objectif de créer 400 000 postes chaque année au profit d’universitaires, de lycéens et de sans qualification. Et comme pareil plan ambitieux n’a de chance d’aboutir que sous bonne escorte d’un programme d’investissement efficace, le Président dira que l’Etat continuera d’encourager les investissements, qu’ils émanent d’opérateurs nationaux ou étrangers.

          Comment



          • Mercredi 9 juillet 2008 -- Désormais, c’est la fin du règne des spéculateurs sur le marché des produits de large consommation. Ce marché passera de l’anarchie à la régulation. Et pour cause, le gouvernement a décidé de mettre en place un nouveau système de régulation des produits agricoles de large consommation. Intitulé SYRPALAC, ce système se traduira par la constitution de stocks d’intervention à partir de la production nationale. C’est ce qu’a indiqué hier le ministère de l’Agriculture et du Développement rural dans un communiqué adressé à notre rédaction.

            La décision a été prise lors d’un conseil interministériel tenu dans le courant de la semaine. L’objectif recherché est d’éponger les surplus et de protéger les revenus des agriculteurs. «Sécuriser les agriculteurs pour leurs productions futures en leur garantissant un revenu en rapport avec leurs efforts méritoires», expliquent dans ce cadre les rédacteurs dudit communiqué. Il s’agit aussi, toujours selon la même source, de mettre les quantités stockées sur le marché à des moments étudiés. Une manière de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Pour le gouvernement, il s’agit d’une mesure à double effet puisqu’elle vise à protéger le consommateur et le producteur. L’opération sera lancée dans un premier temps pour la pomme de terre, un produit qui a connu une surproduction importante ces derniers temps. Ce qui a suscité l’inquiétude chez les agriculteurs. Lesquels n’ont pas les moyens de conserver ce tubercule. Face à cette situation, le gouvernement a donc opté pour le rachat de l’excédent.

            Ainsi, des opérateurs privés, publics, et institutionnels se chargeront dès le 10 juillet, soit dans deux jours et jusqu 15 août de constituer un stock de 150 000 tonnes de pomme de terre de consommation. «Ces stocks permettront à l’Etat d’intervenir sur le marché entre les saisons de production afin de stabiliser les prix à un niveau en relation avec le pouvoir d’achat des citoyens», a précisé le communiqué dans ce sillage. A signaler que le prix de référence d’intervention est fixé à 20 dinars le kilogramme. Ce prix servira, écrit-on dans le communiqué du département de Rachid Benaïssa, de «prix de base de calcul à toutes les opérations qui lieront le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et les stockeurs qui souhaitent faire partie du système de régulation des produits agricoles de large consommation». Pour le bon déroulement de cette opération revendiquée par les agriculteurs, des mesures d’encadrement d’ordre technique, administratif et financier ont été arrêtées.

            Le ministère de l’Agriculture invite d’ailleurs les opérateurs économiques disposant de moyens de stockage de conservation (chambres froides) de se rapprocher des services agricoles régionaux pour retirer les cahiers des charges. D’autres initiatives seront prises à l’avenir. «Ces mesures seront suivies chaque fois qu’il sera nécessaire et possible techniquement pour les produits de large consommation», s’engage le ministère de l’agriculture. Et d’assurer quant à la transparence de l’opération. Rappelons que de nombreux produits maraîchers connaissent des tensions périodiquement. C’est le cas de l’oignon, de la tomate fraîche et, conjoncturellement pendant le mois de ramadhan, de la courgette. Pour les fruits, notons aussi que cette saison est marquée par une surproduction de pommes et de pêches. D’où la baisse des prix. Pour la pomme, l’importation pourrait être évitée si les conditions de stockage sont assurées.

            Comment



            • Dimanche 13 juillet 2008 -- Les réserves de change de l'Algérie continuent de se maintenir à un niveau élevé. Fin avril 2008, elles s'établissaient à 126 milliards de dollars, selon des indications fournies, dimanche 13 juillet, par le gouverneur de la Banque d'Algérie Mohamed Laksaci. Ces réserves ont connu une progression de 13,387 milliards de dollars durant le premier trimestre de l'année 2008, grâce à la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux. Les exportations hors hydrocarbures, après avoir dépassé le milliard de dollars en 2006, se sont effritées à seulement 0,98 milliard en 2007.

              Ce niveau des réserves de change a été également impacté par l'évaluation de l'Euro et de la Livre Sterling, a précisé M. Laksaci qui s'exprimait devant les membres du Conseil de la Nation sur l'évolution de la situation monétaire et financières en Algérie.

              Mohamed Laksaci a également fait état d'une inflation en hausse : en glissement annuel, elle atteint 5,63% à la fin mars et 6,44% à la fin du mois d'avril. Cette poussée inflationniste est liée notamment à la hausse des prix des produits alimentaires, selon M. Laksaci. L'Algérie dépend en effet fortement des importations : la facture des produits alimentaires importés a atteint près de 5 milliards de dollars.

              Comment



              • Mercredi 23 Juillet 2008 -- Poussé par l’envolée des prix des produits alimentaires, le rythme d’inflation moyen pour le premier semestre de l’année 2008 par rapport à la même période de 2007 a atteint 4,9 % sur le Grand Alger et 5 % au niveau national, selon les derniers chiffres de l’Office national des statistiques (ONS). D’après les statistiques de l’ONS, sur une année (de juin 2007 à juin 2008), la croissance des prix à la consommation s’élève à 2,5 %, alors qu’entre mai et juin 2008, l’indice des prix a connu une régression de 2,1 %.

                Les statistiques des six premiers mois de l’année en cours par rapport à la même période de l’année dernière démontrent une hausse de l’indice global des prix, dont celui du groupe des biens alimentaires et boissons non alcoolisées qui enregistre la plus importante croissance soit 9,3 % entre les deux périodes. Il faut souligner qu’entre mai et juin 2008, l’indice des prix des produits alimentaires a connu une diminution de 4,1 %, mais son évolution entre le mois de juin 2007 et juin 2008 est estimée à + 3,5 %, selon l’office. Dans le détail, il ressort qu’au cours du premier semestre 2008, ce sont plutôt les produits alimentaires industriels qui ont fait flamber les prix avec un indice en hausse de 14,5 % par rapport à la même période de 2007, alors que les produits agricoles frais ont connu entre les deux périodes de référence une hausse de 4,5 %.

                En prenant en compte les indices de mai et de juin 2008, il apparaît que les prix des produits agricoles frais ont sensiblement diminué (-8,5 %). Cette baisse est également ressentie entre juin 2007 et juin 2008 avec - 6,8 %. D’une matière plus précise, la plus forte hausse est à mettre à l’actif des huiles et graisses dont l’indice des prix a progressé de 44,8 % au premier semestre 2008 en comparaison avec le premier semestre de l’année dernière. Il sont suivis des café, thé et infusions avec 29,2 % et des fruits et poissons frais avec des hausses de 17,2 % chacun.

                Selon les statistiques de l’office, hormis la pomme de terre (- 9,1 %), les viandes et abats de bœufs (- 0,4 %) et le sucre et produits sucrés (- 6,4 %), l’ensemble des produits alimentaires ont observé une hausse de leur indice de prix au cours des deux périodes considérées. Parmi ces produits figurent notamment le pain et les céréales (+ 9 %), les volailles et œufs (+ 7,7 %), les laits et fromages (+ 9,8 %) et les légumes (+ 7,6 %). S’agissant des produits frais, les chiffres démontrent que les plus fortes hausses durant le premier semestre 2008 par rapport à 2007 sont à imputer aux fruits frais avec 19,3 %, au poisson frais avec 17,5 %, aux œufs avec 11,8 %, à la viande de poulet avec 6,5 % et aux viandes et abats de mouton avec 1,8 %.

                Sur un autre chapitre, les statistiques de l’ONS font ressortir une augmentation des prix des produits manufacturés de 0,1 % en juin 2008 par rapport à mai 2008 et de 0,9 % durant le premier semestre 2008 par rapport à celui de 2007. Quant aux services, ils enregistrent une stagnation entre juin et mai 2008, mais une légère progression de 0,9 % entre les six premiers mois de 2007 et de 2008.

                Comment



                • ALGIERS, July 24, 2008 (Reuters) - OPEC member Algeria has raised its 2008 inflation forecast to 3.5 percent, a cabinet statement published on Thursday said, following a projection of 3.0 percent made at the start of the year. The statement, carried by government newspaper El Moudjahid, added that gross domestic product (GDP) growth was expected to turn out at 3.5 percent, while GDP growth excluding hydrocarbons was forecast at 6.5 percent.

                  Comment



                  • 24 Juillet 2008 -- La valse des prix des produits de consommation continue. La facture du sucre est salée. Le prix du kilo de sucre a augmenté de 10 dinars. Alors qu’il était à 55 dinars le kilo, il est passé à 65 dinars depuis quelques jours. Cette hausse inattendue est loin d’être un simple événement. «Le prix a augmenté de dix dinars, ce n’est même pas deux dinars ou cinq dinars», commente un épicier de Kouba. Après le blé, la pomme de terre, l’huile, le sucre prend le relais pour se mettre en valeur. Pourquoi cette augmentation? Le ministère du Commerce se désengage de toute responsabilité. «Le prix du sucre est libre», a déclaré à L’Expression, le responsable de la communication au niveau du département du commerce. Et d’appuyer: «Le ministère ne prend pas en charge ce produit, il s’occupe uniquement de la farine, du lait et du blé». Qu’en est-il de la régulation des prix? La direction de la régulation des prix au niveau du ministère avance la même version. «C’est un prix libre sur le marché», a répondu M.Yahyaoui, directeur de la régulation des prix. Contacté par L’Expression pour plus d’informations sur cette hausse sensible, M.Yahyaoui indique qu’il n’a aucun élément à avancer.

                    Sans aller trop loin, il précise que le marché international est à l’origine de cette flambée. Il argumente son propos par le fait que la totalité des quantités de sucre sont importées et les prix appliqués sont tributaires de ceux du marché international. En d’autres termes, cela veut-il pour autant signifier que le ministère du Commerce n’a aucun rôle à jouer dans cette affaire? Les opérateurs privés qui détiennent la plus grande part du marché sont libres d’augmenter les prix à leur guise sans qu’ils soient contrôlés par aucun organisme de quelque nature qu’elle soit. La libéralisation des prix semble avoir facilité la tâche au département de Djaâboub. Ce dernier ne se casse plus la tête pour contrôler la fourchette des prix des produits de consommation, laissant le citoyen payer les pots cassés. D’autant plus que «liberté des prix» ne peut, en aucun cas, signifier désintérêt de l’Etat du bon fonctionnement des structures organisant justement la transparence des prix pratiqués sur le marché dont le contrôle et la régulation en sont les éléments essentiels.

                    Pour avoir d’autres d’informations, nous avons contacté l’entreprise Enasucre. Selon le conseiller du président-directeur général, M.Laseb, la demande sur le produit est à l’origine de cette flambée. «C’est la spéculation qui fait grimper les prix», précise notre interlocuteur. Plus explicite, M.Laseb affirme que cette augmentation résulte des effets de la conjoncture estivale où la demande a atteint un pic de 80.000 à 85.000 tonnes par mois. La demande sur le sucre, double de volume en cette période de l’été et ce, en raison de la forte consommation des boissons gazeuses, des glaces et des gâteaux. Faisant appel au langage des chiffres, il affirme que la demande nationale passe de 1 million/tonne à 1,2 million/ tonne, soit un taux d’évolution de 2% par année. L’entreprise publique produit actuellement moins de 130.000 tonnes par an. Alors que sa capacité de production était de l’ordre de 200.000 tonnes par an, l’entreprise qui a cédé la moitié de son potentiel, a revu sa part du marché à la baisse. S’ajoute à cela l’approche du mois de Ramadhan. «Il ne faut pas perdre de vue que les gens commencent à constituer des stocks de sucre deux mois avant le Ramadhan», a-t-il ajouté.

                    Effectivement, le mois de jeûne est connu pour la consommation de gâteaux. Les vendeurs de gâteaux comme la zlabia et les kalbalouz, poussent comme des champignons durant ce mois. M.Laseb est allé plus loin dans son analyse. Se référant aux spécificités de la société, il explique que cette augmentation est liée aux habitudes alimentaires des citoyens qui consomment, dans certains mets, du sucre pour le substituer à celui dont à besoin le corps humain. La cherté des fruits comme la pomme, les dattes, pousse les gens à consommer du sucre pour pallier le besoin en calories. «L’Algérien consomme environ 34 kilos de sucre par an», a-t-il avancé. Ainsi l’Algérie est classée parmi les cinq niveaux les plus élevés au monde. Le conseiller du président- directeur général de l’Enasucre n’a pas, par ailleurs, écarté l’impact du marché international sur le marché local. Il n’en demeure pas moins que l’augmentation actuelle est excessive et que les données actuelles n’expliquent pas totalement.

                    Comment



                    • Samedi 26 Juillet 2008 -- Bonnes nouvelles pour le consommateur algérien. Selon une étude effectuée par l’Office national des statistiques (ONS), l’indice général des prix à la consommation (IGPC) au niveau national a connu un recul de 2,2% sur la période de mai à juin 2008. Pour le mois de juin 2008, l’IGPC a atteint 707,3 points contre 722,9 le mois précédent. Calculé sur la base d’observation des prix au détail effectuée auprès de 17 villes et villages dans différentes régions du pays, cet indice permet des analyses comparatives périodiques et géographiques. Cette baisse est expliquée, selon l’étude, par la régression des prix des produits alimentaires. Ces derniers, après avoir connu une hausse de 1,8% durant le mois de mai dernier, ont accusé un recul de 4,2% le mois suivant. Ce sont principalement les prix des produits agricoles frais qui ont enregistré une baisse importante de -8,4%.

                      En dehors des fruits qui enregistrent une hausse de 3,2%, de la viande de mouton, 1%, ainsi que des produits alimentaires industriels, 0,2%, les prix des autres produits ont remarquablement chuté. A l’image des légumes frais, -25%, et de la pomme de terre, 5,6%. Notons que les prix des biens alimentaires accusent une régression de 3,8%. De juin 2007 au même mois de l’année en cours, le niveau moyen des prix des biens alimentaires se situe à 3,6%. Avec -6,7% pour les produits agricoles frais et +15,5 pour les produits alimentaires industriels. En contrepartie, si les services enregistrent une relative stagnation, les prix des produits manufacturés non alimentaires ont crû de 0,1% pour le mois de juin 2008.

                      L’étude de l’ONS révèle d’autre part que la même régression a été constatée au niveau d’Alger. L’indice brut des prix à la consommation dans la ville a enregistré une baisse de 2,1% pour le mois de juin en comparaison du mois précédent. Il est utile de rappeler qu’en juin 2007 cet indice était de 1.6%. Les mêmes raisons sont invoquées par le rapport quant à cette baisse des prix. Sur une année, (de juin 2007 à juin 2008), au niveau de la ville d’Alger, la croissance des prix à la consommation s’élève à +2,5%. Le rythme d’inflation pour le premier semestre 2008 en comparaison de celui de 2007 est de + 4,9%.

                      Comment



                      • Samedi 26 Juillet 2008 -- Les concentrations d'entreprises, les prix des produits stratégiques et les conditions d’attribution des marchés publics sont désormais étroitement contrôlés par l’Etat, via le Conseil de la concurrence. Ce dernier, récemment créé et composé de 12 membres, peut désormais suggérer au gouvernement de réglementer les prix des biens et services considérés comme étant stratégiques par l'Etat. Il est également autorisé à prendre des mesures exceptionnelles valables durant six mois pour limiter la hausse des prix ou fixer des prix de certains produits notamment dans le cas d’une flambée des prix provoquées par une grave perturbation du marché, une calamité, ou des difficultés durables d'approvisionnement.

                        Autre dossier placé sous l’œil du Conseil de la concurrence : les concentrations d'entreprises. Elles devront désormais avoir le feu vert du Conseil, après étude du dossier. Comme c’est le cas dans les pays développés, ces autorisations pourraient prendre plusieurs mois. Le Conseil devrait à chaque fois s’intéresser à l’impact d’une fusion sur la concurrence et le marché. Toutefois, des concentrations d'entreprises pourront être autorisées dans des délais rapides si leurs acteurs sont en mesure de justifier qu'elles ont notamment pour objectifs l'amélioration de la compétitivité, la création d'emplois et le développement de la PME/PMI.

                        Enfin, les marchés publics sont également sous contrôle du Conseil de la concurrence. Une entreprise ne peut plus décrocher deux contrats successifs dans un même secteur. Cette dernière disposition pourrait pénaliser fortement les entreprises chinoises, très présentes dans les secteurs du logement et des travaux publics, où de nombreux contrats sont attribués régulièrement.

                        Comment



                        • ALGIERS, July 27, 2008 (Reuters) - Badly managed foreign investment, a weak private sector and an apathetic labour force are hampering OPEC member Algeria's economic reforms, President Abdelaziz Bouteflika said in remarks published on Sunday.

                          "We followed a road we thought would take us to paradise. But it won't, and we should review our strategy, especially as regards investment," Bouteflika was quoted by Arabic and French language newspapers as saying.

                          Africa's second-largest country is struggling to reform a Soviet-style command economy dependent on oil and gas, dominated by loss-making state banks and blighted by red tape, corruption, inadequate access to credit and a weak private sector.

                          The country of more than 34 million is gradually recovering from 15 years of conflict between Islamist rebel groups and government forces, but Algerians complain of a deteriorating social climate marked by joblessness and chronic poverty.

                          Speaking on Saturday to local government officials, Bouteflika said weaknesses in the implementation of economic policy had allowed some foreign investors to profit at Algeria's expense and not reinvest earnings in the country.

                          He cited the example of one unidentified foreign investor who earned a profit of $2 billion from an initial $700 million investment over a period of just a few years.

                          "This is the kind of investment we don't want," Bouteflika was quoted as saying. "It's a trap. We shot ourselves in the foot. I ought to take half of that (profit); he (the investor) will still end up ahead."

                          Investors should be welcomed, but not without first determining whether their presence would be profitable for Algeria, he said. "Those who don't want to pay the price will not get anything in return," he was quoted as saying.

                          Thanks to resurgent world oil markets, Bouteflika, 71, has been able to fund huge post-war reconstruction works and end the north African country's dependence on foreign lenders.

                          But Bouteflika, a former foreign minister, stands accused by opponents of being at heart a socialist-minded central planner lacking the familiarity with market economics to transform oil and gas earnings into jobs and housing.

                          Saturday's remarks demonstrated an ambivalence towards the country's small private sector.

                          "The private sector only thinks of itself and puts the needs of the ordinary citizen second," he was quoted as saying, but at the same time criticised young Algerians for not wanting to work in enterprises useful for the economy, preferring to take public sector administrative jobs or as security guards.

                          "The building and farming sectors are crying out for workers," he was quoted as saying. "We have to get rid of these ideas and roll up our sleeves. We have to inculcate the spirit of work and seriousness."

                          Unemployment nationally is 11.8 percent, but the rate for people under 30 is more than 70 percent, official figures show.

                          Comment



                          • Dimanche 27 Juillet 2008 -- Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a dressé un tableau négatif de ses neuf années passées au Pouvoir. Selon lui « l’investissement a engendré des compagnies privées parasites », les entreprises soumises à la privatisation ne trouvent pas d’acheteur et le chômeur préfère « travailler comme gardien de nuit au lieu de travailler dans le secteur du bâtiment ou de l’agriculture ». Il est arrivé à une conclusion qui a de grandes significations « nous avons cru emprunter le chemin qui mène vers le Paradis ». Lors d’une rencontre avec les présidents d’APC et d’APW, des membres du staff gouvernemental ainsi que des walis, le Président de la République est apparu mécontent de ses deux mandats. Après environ 10 ans au Pouvoir, Bouteflika est arrivé à la conclusion suivante « nous avons cru emprunter un chemin qui mènerait vers le Paradis, aujourd’hui il faut une révision radicale de plusieurs choses maintenant que nous savons que ce n’est pas la voie vers le Paradis ». Tout en dressant ce tableau noir de son activité à la tête de l’Etat il a précisé qu’il faisait une auto critique « je n’incrimine aucune catégorie ni personne en particulier ».

                            En ce qui concerne le domaine de l’emploi, il a été intransigeant avec les chômeurs qui refusent de travailler dans certains secteurs « il existe dans certaines wilayas des opportunités de travail dans le bâtiment et l’agriculture mais ce sont des secteurs qui font fuir les chômeurs qui préfèrent travailler comme gardien de nuit dans l’administration…ces gens là ne sont pas des chômeurs pour moi mais des fléaux ». Pour ce qui est de l’image de l’Algérie à l’étranger, cette dernière « est un pays connu pour sa drogue, son Trabendo et ses fléaux sociaux ». Il a critiqué le secteur de l’Investissement, en particulier les privés. « L’Algérie est un pays étrange, l’endroit où il n’y a pas de salles de cinéma ne verra jamais personnes investir dans ce domaine…est-ce logique ?...si le secteur privé signifie investir dans les boissons gazeuses et moudre du blé, nous n’en avons que faire ». Il a parlé d’entreprises parasites sans les nommer « est ce normal de donner les mêmes avantages à un investisseur qui ramène un million de dollars et un autre qui en ramène 5 ? ». Le Président de la République n’a rien laissé, il a abordé tous les domaines sauf celui qu’on attendait, la révision de la Constitution et si oui ou non il souhaitait être reconduit pour un troisième mandat.

                            Comment


                            • Lounes Guemache :


                              Dimanche 27 Juillet 2008 -- Le président Bouteflika, devant les maires du pays, s’est livré hier à une critique de la politique économique et sociale du gouvernement. Dans un discours quasi-électoral, il a, à demi-mot, reconnu l’échec de la méthode gouvernementale en matière d’investissements et de relance économique. Il a notamment dénoncé l’incapacité du secteur privé algérien à se lancer dans des projets ambitieux pour l’économie. Mais il a réservé ses attaques les plus dures aux investisseurs étrangers, accusés de spéculation et de volonté de prédation sur les richesses du pays. En réponse à ces méthodes, le chef de l’Etat a annoncé de «nouvelles règles» en matière de privatisation des entreprises publiques.

                              Le discours d’Abdelaziz Bouteflika est un constat que beaucoup d’Algériens ont fait avant lui. Il n’a évoqué ni les causes de ces échecs ni annoncé des remèdes sérieux : empêcher les investisseurs de prendre la majorité dans le capital d’une entreprise publique est un détail technique et ne peut constituer une orientation économique pour un pays qui dispose d’une manne financière dont il ne sait pas quoi faire.

                              Pour gérer le pays, le président de la République a choisi de s’entourer de super-ministres, dont celui de la Participation Hamid Temmar, qui gère les privatisations et les investissements étrangers. Ces hommes, dont fait également partie Chakib Khelil et Yazid Zerhouni, jouissent d’une confiance absolue du chef de l’Etat, ont mené des politiques dont l’efficacité a été souvent mise en doute par de nombreux experts.

                              Dans le même temps, le président a volontairement choisi de ne pas suivre les dossiers gérés par ces hommes de confiance. Il se méfie de la presse, surtout quand celle-ci se montre critique à l’égard de l’action du gouvernement. Et dès 2005, en poussant l’ancien président du Conseil économique et social (CNES) Mohamed-Salah Mentouri a la démission, il s’est privé d’un outil sérieux d’évaluation de la politique gouvernementale.

                              Pendant de nombreuses années, cette institution produisait tous les trimestres des rapports de conjoncture dont le sérieux était reconnu par tous, y compris à l’étranger. De telles analyses effectuées par des experts auraient pu s’avérer précieux dans l’évaluation des politiques menées ces deux dernières années par les ministres du gouvernement, dans un contexte d’abondance financière. Son remplaçant, Mohamed Seghir Babes, deux ans après sa désignation n’a toujours pas produit un seul document : le CNES s’intéresse à l’organisation de colloques et de symposiums.

                              La critique du président contre le secteur privé national était également juste. Mais, ce secteur ne se réduit pas seulement à des producteurs de limonades, comme l’a laissé entendre le chef de l’Etat. Il existe dans le pays de véritables investisseurs privés, avec des projets sérieux, créateurs de richesses et d’emplois. Souvent, ces entrepreneurs sont confrontés à des problèmes de bureaucratie inexplicables. Dans son discours, le président n’a pas eu un mot d’encouragement pour eux. Dommage.

                              Hier, Abdelaziz Bouteflika a montré qu’il était un président peu informé sur la réalité de la situation du pays. Une stratégie de communication destinée à préparer un éventuel troisième mandat en se posant déjà comme le candidat qui va toucher ou vérité ? Espérons que c’est la première hypothèse.

                              Comment



                              • Lundi 28 Juillet 2008 -- Les prix des produits alimentaires ont poursuivi leur hausse au premier trimestre 2008. L'économie nationale a enregistré un taux d'inflation de 4,9% au 1er semestre 2008, a annoncé lundi l'Office national des statistiques (ONS).

                                Cette inflation est essentiellement le fait d'une augmentation de 9,2% des prix des produits alimentaires comme les huiles et graisses (44,8%), café, thé et infusion (29,2%), fruits (17,9%), poissons frais (17,5%), produits laitiers (9,8%), pain et céréales (9%), selon l'ONS. Les prix des produits manufacturés et des services ont progressé chacun de 0,90% durant la même période, a ajouté l'ONS.

                                Le taux d'inflation en Algérie était de 3,5% en 2007, après 2,5% en 2006 et 29,04% en 1994, selon les chiffres officiels.

                                Comment

                                Unconfigured Ad Widget

                                Collapse
                                Working...
                                X